Aurore
Il répondit qu'il en était satisfait, ce qui donna beaucoup de plaisir à Aurore qui avait le sentiment d'avoir fait honneur à la maison qu'elle servait. Aurore écouta le jeune seigneur et l'entendit vouloir qu'elle sorte, pour aller chercher le nécessaire pour se couper la tignasse. Et qu'il aurait besoin d'un peu de temps. Docile, elle reprit ses mains, les sécha rapidement, recula d'un pas et s'inclina, assez inutile étant donné qu'elle était dans le dos du jeune homme, et bredouilla quelques mots.
- Je ferai selon vos désirs, messire. Aussi donc je vous laisse et m'en vais quérir ce dont vous avez besoin. N'ayez nulle crainte, je tâcherai de vous laisser le temps nécessaire, en espérant ne pas être trop longue, pour ne pas faire attendre votre seigneurie.
Alors, sans prêter attention à Margot qui sans doute ferait de même et laisserait le jeune seigneur, Aurore fit volte face et sortit des appartements, en but d'aller chercher ce dont elle avait besoin. Elle reviendrait après. Son seul souci étant de ne pas arriver trop tard...
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Aurore
Servante du Château
Margot
Il avait renvoyé Aurore, et il regardait Margot avec fort appetit.
Toujours avec un légers sourire sur les lèvres, Margot alla chercher de quoi esponger le noble invité.
"si sa seigneurerie le permet, je vais la sécher moi-même."
Mais malicieuse, elle reprit la dernière phrase du jeune homme
"A moins que vous en vouliez que j'aille vous chercher de quoi vous nourrir?"
La jeune servante, savait pertinement que l'homme qui n'arrivait pas à détacher son regard d'elle, ne voulait pas de ce genre de nourriture terrestre, du moins pas de suite.
Se rapprochant un peu plus de l'homme, jusqu'à le toucher, toujours en le regardant dans les yeux, elle se mit à le frictionner.
Elle sentait son souffle chaud, et sa respiration qui devenait de plus en plus rapide.
La servante n'était, certe, pas farouche mais l'homme allait tomber das ses bras sans se rendre compte que c'était elle qui menait le jeu.
Elle laissa maintenant l'homme commander, se laissant faire. La chute serait sûrement rapide, pas de sentiments, juste une envie bestiale. Elle ne serait qu'une servante de plus à tomber dans ses bras.
De son côté à elle, même pas vraiment une envie, mais un plan se faisait déjà dans la tête de celle qu'on prenait à tort pour une ecervelée. Un plan astucieux et qui pouvait lui assurer beaucoup de tranquilité
Margot
quelques semaines plus tard
Nous nous souvenons que Margot était devenue la maitresse, non du cur, des sens de Cristol.
Le jeune seigneur avait invitée la lingère, à le rejoindre presque tout les soirs. Margot, qui ne détestait point la chose, y mettait tout son talent...
Mais voilà, la futée avait un plan...et ce soir là, elle se décida à passer à l'action.
Aussi attendit-elle avec impatiente, non dénuée d'angoisse, le moment où il lui faudrait le rejoindre.
Margot
Allons, je me trompe peut-être. Que dit-on aujourd'hui dans la maison ? J'ai été en campagne tout le jour à cheval, alors... parle, ma belle.
tout en disant cela, Cristõl lui délaçait son corsage avec avidité, obligeant la jeune lingère à se contorsionner pour lui faire face. Car elle ne pouvait lui annoncer la nouvelle dos à lui.
Seigneur, je ne sais comment vous dire
la finaude, faussement intimidée, feignit de noser regarder le seigneur dans les yeux, et réussi même à feindre dêtre au bord des larmes
Son plan, elle lavait répéter depuis des semaines, depuis quelle était devenue la maîtresse de jeune homme.
Entre temps, elle en avait profité pour prendre des renseignements sur Cristõl, celui-ci était un noble seigneur languedocien qui venait faire villégiature chez le Vicomte. Elle avait aussi appris, via sa sur Margot servante de la Princesse Armoria, que celui-ci était le fiancé de Loreleï. Cela faisait encore plus les affaires de Margot, avec une fiancée aussi prestigieuse, celui-ci naurait peut-être pas très envie davoir un batard
et qui plus est, une ancienne maitresse à la langue bien pendue.
En attendant, le dos dénudé, la gorge largement visible, les cheveux retombant jusquà ses hanches, les yeux humides, elle offrait une image, fort charmante au demeurant, de la jeune fille éplorée.
Relevant timidement les yeux, elle regarda son amant, et repris la parole
Mon doux seigneur, je crois
je crois que je suis grosse de vos uvres.
Se mettant à hoqueter, elle poursuivit dune voix rendu presque inaudible par les larmes
si le vicomte
sniff
ap...appre
apprend ça..ça
il..il
vava
me ren
renvoy
renvoyer
et vvous sav..savez ce quon quon ffait au fifille mère ? Oh seigneur, que que vais-jje deve..devenir
a travers ses larmes, la lingère scrutait attentivement le visage de Cristõl afin de voir si sa petite comédie prenait, et surtout anticiper la réaction du Baron. c'était la là plus fine partie qu'elle eu à jouer.
Margot
-« Ma jolie, voudras-tu cet enfant ? Je te trouverai au besoin une nourrice, et peut-être le Vicomte acceptera-t-il que tu l'élèves ici. Cela ne t'ira-t-il pas bien ? Sinon... »
pour le coup, Margot eu un haut le cur, cela ne se passait pas vraiment comme elle l'espérait. Vite, il fallait trouver une solution, car, non de nom, elle ne voulait pas élever un bâtard sans compensation financière.
Car sa réputation à elle aussi été en jeu, il fallait qu'elle trouva un mari, et qui voudrait d'une fille qui avait été aussi ouvertement catin.
Les plans commençaient à prendre forme, si jamais Cristol ne lui donnait rien, elle ne garderait pas ce bâtard et ainsi la faute resterait entre eux deux et le vicomte.
Reprenant contenance, elle leva ses yeux vers lui
Ohh gentil seigneur, mais avez-vous pensé à ma réputation? une fille comme moi n'a que sa vertu à offrir à un homme. Pas marié est déjà mère...comment je vais trouver un mari? Ma seule chance maintenant c'est d'avoir une dot conséquente à offrir à un homme. Qui sera alors beaucoup moins regardant sur la vertu de sa promise.
Vvous me devvez bien ca, pour l'amour de votre enfant à venir, ne laissez pas sa mère le payer d'une vie de honte et de solitude.
Reprenant les sanglots, Margot avait joué là son va-tout...l'honneur d'une pauvre fille. Cela suffira t-il? et qu'elle sera la réaction du Vicomte?
Margot
Profite d'être collé à lui pour laisser echapper un petit sourire de satisfaction. L'acte 1 était en branle, Margot était quasi sur de la sincérité de ce petit seigneur de province, decidemment les hommes sont bien faible devant les larmes et la chair.
Et après l'ont traité des les femmes de sexe faible, ah si seulement ceux qui disaient ceci savait à quel point le monde était dirigé par ses faibles créatures.
Margot se dit qu'il était temps pour elle de remercier Cristol, aussi elle repoussa tendrement, le regarda et lui dit
Oh mon seigneur, que vous étes bien bon pour une fille comme moi. Maintenant, je n'ai de crainte que de mon seigneur le Vicomte, qui est si vertueux...
Mais venez seigneur, maintenant que le mal est fait, nous pouvons nous esbattre sans crainte d'un nouveau fruit....
Et doucement, elle ramena le seigneur contre elle afin de le laisser la lutiner un peu