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[RP] Quadruple baptême à Vienne

Endymion


Baptêmes du samedi 26 juillet 1462, cathédrale de Vienne.


En cet estival samedi, par un bel après-midi ensoleillé et plutôt chaud, Endymion se rendit à la cathédrale. Le chemin était court étant donné que le palais archiépiscopal se trouvé à côté du saint édifice et il fut donc rapidement au frais.
Il remonta la nef centrale jusqu'au chœur, jetant des coups d’œils aux sacristains et autre pages de l'archevêché qui préparaient la cathédrale pour un heureux événement : quatre baptêmes. Il envoya un jeune homme sonner les cloches, afin d'annoncer aux fidèles aux alentours qu'une cérémonie allait avoir lieu, et il se rendit à la sacristie se préparer. Mitré et crosse à la main, il s'approcha du baptistère qui se trouvait sur le côté au pieds des marches menant au chœur, et il attendit là les futurs petits baptisés, leur mère et leurs parrains et marraines.
Toujours en entendant les cloches sonner allègrement...

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Cardinal-Archevêque de Vienne & Primat du SRING
Anne_blanche, incarné par Elisa.baccard



Certaines missives vous font passer du rire aux larmes en l'espace de quelques secondes. Celle qu'Anne reçut ce jour-là, alors qu'elle s'ennuyait à périr dans une mauvaise chambre d'une mauvaise auberge de Bourges, dans l'attente d'un serrurier qui ne se décidait pas à forcer les portes du castel, était de celles-là.

La veuve de son cher fillot Rotule lui demandait d'être la marraine de sa fille Ehmée.
Anne ne pouvait penser à Rotule sans raviver le chagrin de sa mort. Il avait représenté pour elle la joie de vivre, et personne sans doute ne lui avait jamais montré une telle confiance. Elle ne savait pas bien exprimer ses sentiments, et n'avait jamais été capable de lui dire à quel point elle l'appréciait. Ses larmes n'en étaient que plus amères.
Et voilà que, par-delà la mort, il se rappelait à elle pour l'investir d'une tâche dont elle mesurait l'honneur et le poids : aider une orpheline à franchir sans encombres les portes de la communauté aristotélicienne.

Elle hésita à accepter. Anne était superstitieuse, et son autre filleul, François, le duc de Bourgogne si malmené par la Mirandole et ses sbires, était mort de chagrin.
Une prière balaya ses craintes.
Le Berry se passerait bien d'elle quelques jours.


Bacchus ! Attelez, nous partons dans l'heure.


L'avantage du deuil blanc, c'est qu'on ne passe pas des heures à choisir ses tenues. La servante range dans les malles le nombre qu'on lui indique, et fouette cocher !

Chez Elisa Baccard.

Il lui tardait de rencontrer sa future filleule et sa mère. Aurait-elle les traits de son père ? ou plutôt ceux de sa mère, voire de feue la reine Nebisa ? Anne saurait-elle la prendre dans ses bras, la guider, elle qui n'avait été qu'une bien piètre mère ?
Reverrait-elle d'anciens amis dauphinois ? d'anciens ennemis, aussi ?
C'est une petite duchesse soudain intimidée qui se fit annoncer à Dame Elisa.


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Argawaen..
Le Dehuit de Malemort avait été le premier debout en ce jour particulier. Ses neveux et nièces allaient se faire baptiser, en LD qui plus est ! Le vieil homme ne voulait pas manquer cette occasion alors le branle bas de combat était sonné depuis l'aurore. Le vétéran avait déjà fait préparer le coche, la garde, ne restait plus qu'à s'occuper de la tribu désormais.
Pour commencer il entra dans la chambre conjugale et vint réveiller son épouse en douceur, lui précisant qu'il était l'heure de se bouger le popotin.
Lui déposant un tendre baiser sur les lèvres il continua sa tournée dans les chambres des enfants. Mais avec moins de... Souplesse...


DEBOUT LES FLEMMARDS !!! ALLLLLEEEEEZZZZZ !!!!!!!

En entendant les enfants râler, appeler leur mère, le vieil homme partit en un éclat de rire et alla poursuivre les préparatifs. Pour une fois que la rousse n'était pas dans le coin il comptait bien en profiter pour en faire à son idée pour changer.
Il fit préparer des vivres, à boire, les étendards, les armes et toute les panoplies nécessaires pour l'occasion...
Lorsque tout le monde fut prêts le convoi prit la route pour Vienne...


[Vienne]

Sous l'agitation habituelle la tribu arriva enfin devant la Cathédrale de Vienne. Un sourire s'étira sur le visage du vieil homme. Le Lyonnais, sa terre natale qu'il chérissait tant. Sa cousine avait bien fait de venir s'installer ici. Le vétéran prit le bras de son épouse, fit signe aux enfants de ne pas les lâcher d'une botte et prit les devant afin de se rendre jusqu'aux portes du lieu de culte.

Bonjorn. La tribu Dehuit de Malemort La Canéda pratiquement au complet. Je suis Argawaen Dehuit de Malemort, parrain d'Eyvin Rotule Argawaen.

Souriant légèrement, le vieil homme était impatient de voir enfin sa cousine et sa clique. C'est que ce petit monde Malemort lui manquait !

Elisa.baccard
[Château de Clermont en Viennois]

Les enfants dépêchez-vous on va être en retard ! Emery laisse les nœuds de ta grande sœur tranquille !

Dépassée ? Complètement. La Malemort ne savait plus où donner de la tête. Entre les jumeaux à préparer, Emery qui faisait tout pour embêter Emelyne en lui enlevant les nœuds que la jeune Alix lui avait mit dans les cheveux. La belle aurait pu craquer, mais cela n’était pas le jour pour ça. En effet, depuis le temps, ce grand jour était enfin arrivé. Les enfants allaient être baptisé et ce poids dans la poitrine de la Duchesse allait disparaître. Ce soir, elle saurait que quoi qu’il puisse lui arriver, ses enfants seraient aimé et guidé, même sans elle.

Mais pour l’instant, elle ressentait une pression au fond de sa poitrine. Pour sur, elle avait dû mal à gérer quatre enfants et sa propre préparation. Son défunt époux devait bien rire de là-haut, lui qui avait voulu lui faire des tonnes et des tonnes d’enfants… Il s’était arrêté à trois et finalement ce n’était pas plus mal. En rajoutant Lizzie et Emelyne, la jeune Duchesse était au complet. Secouant la tête, pour chasser ces idées stupides, la Malemort tourna son regard dans la pièce.


Madeleine, occupez vous de Eyvin, veuillez à ce qu’il reste propre jusqu’à la cérémonie au moins. Gardez le dans vos bras.
Ehmée ma douce enfant, où es-tu ? Viens voir Maman.


Et voilà la petite fille de bientôt un an qui vient rejoindre sa mère en marchant. Oui, la petite avait finalement décidé de faire ses premiers pas il y a quelques semaines. De quoi rendre un peu plus folle sa mère qui maintenant devait lui courir après pour couvrir ses arrières. Grimpant dans les bras de sa mère, la duchesse vient resserrer la petite robe blanche qu’elle avait fait créer pour la journée.

Tu es magnifique ma fille.

C’est à ce moment là qu’Emery et Emelyne décidèrent de venir s’agripper aux jambes de la jeune femme. A croire que cette journée n’était qu’un prétexte de plus pour s’exprimer mutuellement leur amour. Cet amour inconditionnel qu’une mère peut porter à ses enfants, prête à tout pour eux, leur bonheur, leur joie, leur vie. Essuyer les larmes, faire fuir les cauchemars, éteindre les peurs, vivre pour le bonheur tout simplement. Elle profita donc de cette étreinte quelques instants avant qu’un domestique viennent troubler le moment.

Vostre grâce, la Duchesse de Courtenay vient d’arriver au domaine. Elle vous attend.

Un sourire en l’entendant. Elle s’adressa alors à sa plus jeune fille, Ehmée.

Ta marraine vient d’arriver ma douce. Allons donc l’accueillir. Alix, venez avec nous, prenez Eyvin s’il vous plait. Madeleine, allez chercher Kye s’il vous plait. Dites-lui qu’il est attendu, nous partons.

Et la petite troupe descend vers l’entrée pour retrouver la Duchesse qui avait fait la route jusqu’en Lyonnais. Elisa tenait dans ses bras Ehmée, tandis que Emelyne marchait à sa droite, et Emery à sa gauche en tenant dans son poing un morceau de la robe de sa mère.

Vostre Grâce, je suis ravie de vous voir ici. J’espère que votre route fut bonne. Laissez moi vous présenter ma plus grande fille, Emelyne, mes fils Emery et Eyvin et votre future filleule, Ehmée. Et voici Alix, ma demoiselle de compagnie.

La Malemort désigna chacun d’eux de la main pour les présenter à la jeune femme. Un sourire aux lèvres, la journée commençait divinement bien finalement. Et savoir qu’elle allait retrouver ces personnes si chères à son cœur, lui faisait oublier les soucis d’intendance et de gestion des enfants. Elle était heureuse parmi les siens, et bientôt, ils seraient tous là.

Allons rejoindre la voiture qui nous mènera à la Cathédrale sinon, nous allons être en retard.

Et voilà la petite troupe qui prend le chemin de la voiture, Nul doute que le maire, de Valence, finirait par arriver le temps que tout le monde soit installé. La Malemort vit accueillir dans ses bras les jumeaux. Eyvin était venu s’y blottir, le jeune garçon était toujours silencieux, il ne marchait pas encore, ne parlait pas, et sa bouche laissait rarement passer des sons, Ehmée elle, était directement venu rejoindre sa mère et son frère. Ils étaient toujours proche l’un de l’autre. Eyvin toujours derrière sa sœur. La Malemort avait bien entendu remarqué plusieurs fois les réactions de son fils, mais elle ne s’était pas pour autant inquiétée, les femmes de la famille avaient un caractère de feu, et les hommes avaient tendance à l’affirmer au fil du temps, Eyvin en ferait sûrement de même….
Mais bon dieu… Où était Kye ?

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Bel.Garath, incarné par Elisa.baccard


Bel’ avait reçu il y a quelques temps un invitation. Pas n’importe laquelle, puisque premièrement, elle venait de la part d’Elisa, son ex-épouse. Mais ensuite parce qu’il s’agissait d’une invitation au baptême de sa fille Emelyne. La petite avait beaucoup grandi et il n’avait pas été aussi présent qu’il aurait du l’être. Alors, malgré la distance et le conflit dans lequel il était embarqué avec les Lames d’Amahir, il prit congé pour quelques jours, le temps de se rendre a la cérémonie.

Le jour de son départ pour le Dauphiné était arrivé, et de bon matin il prit la route, avec quelques gens de sa maison. La route serait longue et il ne pouvait pas partir simplement a cheval comme s’il s’agissait d’une guerre. Ce serait un voyage en voiture, long, mais il arriverait en forme et propre.

Après plusieurs jours de route, il arrivait aux frontières du Dauphiné. Dans quelques heures il atteindrait Vienne, enfin. Lorsque le cocher lui fit savoir qu’ils approchaient des portes de la ville, il sortit la tête par la fenêtre. Il n’était jusqu’alors jamais venu dans ce coin du Royaume, pourtant, le soldat avait beaucoup voyagé. Chaque fois qu’il arrivait dans un nouveau village, il ouvrait grands les yeux pour découvrir les choses qu’il ne connaissait pas et n’avait pas l’habitude de voir. Mais, la nuit tombant, il se dirigea plutôt vers une auberge pour passer la nuit. Demain serait un grand jour.


[Le lendemain, jour de la cérémonie]

Le grand jour était enfin arrivé. Bel’ s’était levé de bonne heure. De toute façon il n’arrivait jamais a dormir bien tard. Il fit appel à ses gens pour l’aider a se préparer. Il se devait d’être impeccable aujourd’hui, et vêtu de ses plus beaux habits. Apres quelques temps de préparation… il était prêt. Il fit appeler sa voiture et lorsqu’elle arriva, il s’installa a bord, direction la cathédrale viennoise.

L’édifice était imposant et plutôt beau. Arrivé devant les marches, la voiture s’arrêta et on vint lui ouvrir la porte. Il sortit. Il n’y avait pour l’heure pas grand monde sur place. Il monta lentement les marches et lorsqu’il arriva face aux personnes présentes, il se présenta.


Messire, Dame, le bonjour. Je suis Bel.Garath d’Oulvenne. Ex-époux d’Elisa et père d’Emelyne.

Aldraien_


***

    « - Bon. Je dois partir quelques jours, Hel. J'ai quelque chose à faire, c'est très important, & ça ne peut pas attendre. Ne commence pas à râler. Tu ne serais pas bien là-bas, il vaut mieux que tu restes ici. »

    Un dernier baiser, & voilà la Malemort – du moins encore pour quelques temps – qui quitte son autre vie, son identité parallèle, pour se glisser à nouveau dans la peau de la Baronne, mère de famille, tante, sœur, & on en passe. Elle avait toujours promis d'être là pour les siens, & ne pouvait décemment pas ne pas être présente pour le baptême de sa filleule & de ses multiples autres neveux. Sa sœur avait été des plus productive, à son instar. A combien étaient-elles, à présent ? Six à...Alors voyons, Elisa avait eu Emelyne, Emery, & les jumeaux. Six à quatre donc. Pour un peu, sa petite sœur, son Tout, la rattraperait. Ca donnerait lorsque toute cette smala commencerait à faire des enfants à son tour ! Elisa rigolait de son statut de grand-mère, mais elle ne voyait pas la même menace poindre à sa porte. Ouiiiii. Bien sûr, ses enfants étaient bien jeunes encore, pour penser à ces choses là. Mais vous verrez, ça arrive sans qu'on s'en rende compte ! Un jour, vous bercez votre enfant dans vos bras, & le lendemain il vous annonce qu'il va être père & de fait, vous, grand-mère. De quoi être traumatisée à vie, surtout quand c'est déjà arrivé trois fois. L'image de sa première fille, sa petite Indy, son tout petit bébé, venant lui annoncer la venue prochaine au monde de sa descendance avait été longtemps pour elle source de cheveux blancs.

    La route avait été longue, encore qu'heureusement l'Empire n'est pas très loin du Lyonnais & de Vienne. Elle avait mis plusieurs jours à rejoindre le Duché qui l'avait vu naître, toujours créateur de nostalgie lorsqu'elle remettait les pieds sur ces terres où elle avait grandi, où elle était devenue femme, mère, & les prémices de tout ce qu'elle serait ensuite.
    Le voyage avait été allongé de quelques jours, elle devait obligatoirement faire un crochet par ses terres, non-loin de Montélimar, afin de récupérer une tenue digne de ce nom. Depuis son arrivée en Empire, elle ne se baladait qu'en cotte de mailles & braies, ce qui, avouons-le, n'était en rien très adapté à un baptême, surtout en une telle compagnie. La Baronne devait faire honneur tant à ses titres qu'à sa sœur & sa famille toute entière. Elle devait être parfaite pour sa filleule aussi, car l'enfant ne manquerait pas de l'être pour ce jour spécial.

    Une fois à Chamaret, elle avait pu se dépoussiérer comme il se doit, prendre un bain chaud pour détendre ses muscles de la longue – trop longue – route qu'elle venait d'effectuer pratiquement sans halte, si ce n'était le temps de manger, boire, & dormir quelques heures. Le reflet reprenait peu à peu élégance & beauté. Le raffinement humble & simple pour une cérémonie qui doit l'être. Devenir marraine était un engagement. Pas quelque chose d'insignifiant, non. Promettre de guider & protéger un enfant jusqu'à l'âge adulte, & même après, tant qu'elle serait en vie. A jamais.
    Elle est prête pour la cérémonie, dans une robe légère & gracieuse. Quelques bijoux venant compléter le tout. Toujours des plus simples. Les cheveux retombant dans le dos en une longue tresse. Le chemin de Vienne est repris, en voiture cette fois afin de préserver sa féminité & ses beaux atours. La Cathédrale est atteinte, & la Malemort lève les yeux vers elle, se sentant plonger dans la nostalgie. Le mariage entre Rotule & Elisa avait eu lieu ici également, & à son humble avis tout ceci n'avait pas été fait par hasard. C'était bien le genre de son Tout de choisir un lieu plein de sens pour le baptême de ses enfants.


    « - Mon cousin...Un plaisir de te revoir, surtout pour une si belle occasion. Bel...ça fait longtemps. »


***

Pattricia_
[Montpellier...]


Le baptême... Elle avait carrément zappé faut dire. Quand son époux la réveille, elle lui rend son baiser, sourit et attend qu'il sorte pour pousser un profond soupir. Tout ce qu'elle voulait s'était rester collée aux La Canéda et rien d'autre. Mais elle était femme mariée et avait des devoirs. La vindicative se lève donc, procédant à ses ablutions et ouvre le coffre de voyage, le regard vide elle appelle une servante et donne ses instructions.

Le reste de la journée se passe en préparatifs, geignements de la progéniture et départ pour le Dauphiné sur les routes cahotantes du royaume. Toujours dans son rôle d'épouse, elle chevauche en tête aux côtés de l'ours, lui trop excité pour noter le simulacre, il allait être parrain, et d'un petit garçon qui plus est, c'était autant de baume au cœur pour cet homme si souvent déçu par ses propres enfants...



[Vienne...]


La route s'était déroulée sans accro et la vindicative était soulagée de dormir dans une auberge plutôt que dans un domaine Malemort. Elle n'a rien contre sa famille par alliance, mais elle n'a pas envie de festivités plus que nécessaire. Au petit matin sa camériste l'a discrètement grimée pour qu'elle paraisse gaie et en forme et la rousse a revêtu la robe qui peut faire deuil, mais également donner l'illusion qu'elle aime le foncé histoire d'éviter les questions auxquelles elle n'a pas envie de répondre. Tout sourire, les jades sans leur éclat particulier, elle fait honneur à son époux et salue gracieusement les personnes déjà présentes.


Édité pour gros doigts sur petit clavier

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Argawaen..
Le vieil homme aperçut l'ancien époux de sa cousine, Bel_Garath, il était à la fois ravi et surprit de le voir ici. Le saluant d'un signe de tête voilà qu'une Malemort faisait son apparition. Et pas n'importe laquelle, Aldraien...
Le Dehuit de Malemort s'approcha et vint lui faire une accolade avant de lui embrasser chaque joues.


Cousine, c'est un plaisir également. Cela fait si longtemps ! Je crois que c'était à l'époque où tu étais encore Capitaine du Limousin. Je ne me trompe pas j'espère ? Ou était-ce plus proche que mes pensées le suggèrent ?

Regardant de nouveau l'ancien époux de sa cousine.

Argawaen Dehuit de Malemort, cousin de ma sublimissime Elisa.

Quand il s'agissait d'Elisa le vétéran aimait bien en rajouter un peu. Après tout la Malemort qu'elle était pouvait être sa fille. Il la considérait comme tel. Alors autant faire quelques éloges à son propos.
Glissant ensuite sa main dans celle de son épouse il lui souriait doucement puis vint déposer un baiser sur ses lèvres.


Tout va bien ma douce ?

Kye
Blurp. Blurp blurp. Blurp blurp blurp blurp.

Kye s'amuse dans son bain à faire des bulles. L'eau le recouvre jusqu'en dessous du nez et il s'amuse à souffler dans l'eau pour y faire des bulles. Depuis combien de temps il fait ça ? Surement depuis un moment vu l'état de ses mains, complètement fripées par une longue immersion dans l'eau. Kye profite de ce bain. Pour une fois qu'il le peut. Non pas qu'il ne prenne pas de bains régulièrement, c'est juste qu'avec la mairie, le port, les gardes, il n'a pas le temps pour s'occuper de lui. Il trouve tout juste le temps pour s'occuper de la femme qu'il aime et de ses enfants. Un exploit en soit. En y réfléchissant, lui-même ne sait pas comment il arrive à trouver du temps pour eux. Mais le principal, c'est qu'il en trouve.
Le vieux loup s'était fait un chignon au dessus de la tête avec ses cheveux pour éviter de les mouiller. Une technique emprunté à Elisa pour l'occasion. Il ne devait surtout pas les mouiller, pas aujourd'hui. Il n'aurait alors pas le temps de les sécher et arriver à la cathédral, les cheveux mouillés devant la famille Malemort...Bref, il trouvait qu'il avait l'air idiot avec cette coiffure au sommet du crâne mais il fallait bien y reconnaitre une certaine utilité. Les cheveux restaient au sec et au moins, il pouvait s'amuser dans l'eau à faire des petits clapotis et autre bulles de savon.


Blurp, blurp blurp. Toc toc toc. Blurp ? Toc. Blurp blurp ? Toc toc.


Quelqu'un a la porte. Blurp. Quelqu'un à la porte ! Kye se lève précipitamment, prie pour pas que ce ne soit pas Elisa. Il a vraiment perdu la notion du temps dans ce bain et il sait que si elle ne le voit pas prêt elle va le tuer, le décapiter, l’émasculer. Oh mais un instant, elle est beaucoup trop occupée à cet instant pour venir s'inquiéter de ça. Alors qui ça peut bien être ? En se précipitant, il trébuche. Sa jambe gauche glisse vers l'avant et la droite vers l'arrière. Heureusement, cette glissade s'arrête quand le petit orteil du pied gauche rencontre la commode en ébène. Le vieux loup peste comme il n'a jamais pesté. Les insultes berrichonnes fusent dans la pièce, il s'attrape le pied et sautille jusqu'à la porte en ronchonnant. Il fini par entrouvrir, retirant le chignon juste avant et laissant à peine passer sa tête.


- Plait- il ?

C'est Madeleine. Elle est gentille Madeleine. Faut dire qu'elle s'occupe des enfants, alors forcément elle est gentille Madeleine.

- Dame Elisa vous attend messire Kye.

Madeleine, elle a toujours utilisé les formules de politesse et de noblesse. Même quand elle parlait seul à seul avec le vieux Loup. Il a beau lui répéter plusieurs fois que lorsqu'ils n'étaient qu'à deux ce n'était pas nécessaire qu'elle pouvait même le tutoyer. Rien n'y faisait. Dans un sens tant mieux, ça gardait une certaine distance entre les deux plutôt appréciables.

- Bien, j'arrive dans un instant.

Une voix intérieur lui crie que c'est un gros menteur. Si seulement il pouvait se sécher et s'habiller en un instant. Il attrape une serviette se sèche grossièrement le corps. De toute façon, aujourd'hui il fait chaud, il finira de sécher pendant le trajet. C'est Elisa d'ailleurs qui a choisi ses vêtements. Elle ne les a pas choisi comme une mère les choisirait pour son enfant, non. Elle les a choisi parce qu'ils ont fait les boutiques de tisserand récemment. Au début, c'était pour le bal de Valence et puis de fil en aiguille...Bref, ça a couté une fortune, il a passé une journée entière dans des salons d'essayage. Il s'est fait avoir on est bien d'accord, mais elle était heureuse. Et ça, vous voyez, ça n'a pas de prix.
Il enfile rapidement les vêtements. Il se demande dans quel sens certains se mettent, dans la précipitation il a complètement oublié. Après plusieurs essaies il est enfin convenablement habillé. Bien, il est temps de piquer un petit sprint jusqu'à la voiture, il faut gager qu'Elisa est déjà en train de s'impatienter. Alors il court, évite les escaliers en préférant poser les fesses sur les rambardes pour se laisser glisser jusqu'en bas. Finalement il rentre dans la voiture, Elisa est déjà assise. Le vieux loup passe sa patte dans ses cheveux pour les replacer, faut dire qu'avec la course, ils ont bougés, ça suffit pour bien replacer. Les cheveux de Kye ont cette particularité qu'en un mouvement de tête ou un passage de main ils sont bien placés.

Il regarde Elisa et lui sourit.


- Nous pouvons y aller mon étoile.
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Pattricia_
Le temps de répondre aux amabilités, la voilà qui se rend compte que la dernière fois qu'elle est venue ici, c'était pour une cérémonie funéraire, et la fois d'avant pour un mariage et là pour... un baptême. "A chaque fois ça concerne Élisa, on est jamais invité par les autres membres de la famille en fin de compte. Étrange..."
Pas que ça la dérange, elle avait juste pris l'habitude de bouger bien plus souvent pour voir les siens que ceux de son époux. Maintenant qu'ils vivaient à Montpellier, ils s'étaient rapprochés d'Élisa et des siens, c'était une bonne chose pour l'ours qui souffrait du mal de famille.

Elle écoute distraitement ce que les uns et les autres se disent, elle sourit de temps à autre pour donner le change, ou hoche la tête comme si elle avait tout suivit ou tout compris, mais ses pensées sont bien loin, remuant le couteau dans la plaie de ce qu'elle aurait dû faire, ou pas. Rien n'aurait pu sauver son frère mais aller convaincre une pro de l'auto mutilation mentale...

Quand l'ours lui prend la main, elle retient juste à temps un sursaut et lui rend son baiser avec tendresse. Rien ne devait assombrir le tableau idyllique du jour, et encore moins l'humeur enjouée du brun.


Parfaitement mon ange, les idoles du jour ne sont pas encore arrivées on dirait.

"Et hop pirouette cacahuète !" L'art de la dissimulation, pour avoir trainé bien trop longtemps à son gout dans les couloirs du Louvre, ou encore au contact de personnes peu recommandables, elle était devenue une vrai pro, ainsi que des changements fluides de conversation. En mode "protection on" la vindicative lâcherait rien et ferait bonne figure...
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Elisa.baccard
    « Ils n'étaient pas toujours d'accord, en fait ils n'étaient jamais d'accord sur rien, ils se bagarraient tout le temps et ils se testaient mutuellement mais en dépit de leurs différences ils avaient une chose très importante en commun, ils étaient fou l'un de l'autre...»
        N'oublie Jamais...


    Les enfants s’impatientaient et la Malemort aussi. Kye avait donc décidé de se faire désirer. Il avait au moins intérêt à sentir bon et avoir revêtu les vêtements qu’elle lui avait fait acheter pour lui. D’ailleurs, dans sa grande bonté, il avait payé son costume et la robe de la Duchesse. Il n’avait fallut qu’un sourire pour qu’il accepte. Après tout, il ne cessait de dire qu’il était riche… Et l’argent est fait pour être dépensé n’est-ce pas ? Il avait donc payé, et la Malemort était comblée, une nouvelle robe était venue se greffer à sa collection… Deux même… Car il avait aussi payé celle du bal… Tant qu’à faire…

    Tout juste le temps de penser cela, que le vieil homme arrivait dans la voiture… Tout le monde le regarda évidemment. Et la Malemort ne pu s’empêcher de lâcher un.


    Enfin.

    Sourire en coin adressé à son tendre amour. Une remarque simple et tendre, alors qu’il aurait mérité plus si la Malemort l’avait découvert entrain de faire blurp blurp. Pour chance, elle ne savait pas, et elle ne saurait sûrement jamais. Elle embrassa le front de Eyvin, regardant Emery venir se blottir dans les bras de Kye tout juste assit.

    Anne-Blanche, laissez moi vous présenter Kye de Noircastel. Kye, voici Anne-Blanche qui été la marraine de Rotule et qui sera la marraine de Ehmée dans quelques instants.

    Les présentations étaient faites, la voiture avait déjà commencé sa route. La route ne serait pas longue… Mais assez pour parler de tout et de rien. Les doigts de la Malemort étaient venu se glisser entre ceux du Noircastel durant le trajet. Jusqu’à ce que la voiture s’arrête, la Cathédrale étaient enfin arrivée devant eux, à moins que ce soit eux qui soient arrivés devant la Cathédrale... La porte s’ouvre, et voilà la petite troupe qui descend de la voiture. La Malemort et les jumeaux, dans ses bras, descendent en derniers aidés par la main de Kye.
    Relevant les yeux vers le parvis, un sourire vint illuminer son visage. Certains étaient déjà là. Son cœur se mit à battre plus rapidement dans sa poitrine, elle était heureuse, terriblement heureuse à cet instant. Restant tout près de son vieux loup, la troupe avançait pour rejoindre le restant de la famille, jusqu’à ce que les yeux de la merveilleuse petite Emelyne tombe sur la carrure du soldat Orléanais. Et un cri se fit entendre.


    Papaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !

    La petite princesse se mit à courir et tomba dans les bras de son père, plus heureuse que jamais. Evidemment, les yeux de la mère n’avaient raté ça pour rien au monde, tout aussi heureuse de le voir présent en cette grande journée pour sa fille.
    La Malemort s’approcha alors pour rejoindre sa fille et délicatement elle vient murmurer un « merci » à son oreille tout en déposant un baiser sur la joue du Oulvenne.


    Et bien tu as fais deux heureuses aujourd’hui. Bonjour Bel bienvenue en Lyonnais Dauphiné.

    Laissant père et fille se retrouver, la Malemort se tourna vers son cousin, s’approchant de lui, elle vint se libérer en déposant Eyvin dans ses bras. C’est que deux enfants dans les bras, à force ça commence à faire lourd, même pour une maman magique.

    Mon cousin, Pattricia, je suis heureuse de vous revoir. Vous devriez peut-être songer à trouver des terres en Lyonnais… Le voyage serait moins long.

    Habitude quand tu nous tiens… Oup’s. Les lèvres de la Malemort viennent tendrement déposer un baiser sur la joue de l’Ours, le câlin devrait attendre… Malheureusement, mais elle se rattraperait plus tard, en double.
    Se tournant enfin vers la plus belle, la meilleure, sa Lune, son Tout…


    Ma sœur… Oh ma soeur.

    Elisa vint déposer sa fille au sol, qui alla directement se blottir dans les jambes de Kye, intimidée par tous le monde déjà présent. Pendant ce temps, la Duchesse alla se jeter dans les bras de la Carsenac. Tellement heureuse de la revoir. Les mots n’avaient finalement aucun sens. Seul leur étreinte compté, comme toujours, comme à jamais.
    Se détachant à regret. Elle vit Endymion légèrement à l’écart.


    Monseigneur, bonjour. Nous attendons encore quelques personnes et notamment des parrains et des marraines. Ils ont fait la route de loin, je ne doute pas qu’ils arriveront bientôt.
    _________________
    Aloara.carpadant


    Loin des yeux, mais jamais loin du coeur : L'une des nombreuses devises entre la Dénéré et la Malemort !

    Des mois que la Princesse avait quitté le Lyonnais Dauphiné pour visiter le Périgord... Un nouvel endroit pour une nouvelle vie... Que dire de plus... Elle avait ce qu'elle avait toujours souhaité, rien ne pouvait davantage la combler si ce n'était d'avoir en prime des nouvelles de sa Mie, bien loin d'elle... La dernière fois qu'elles s'étaient vues c'était pour récupérer un petit trésor qui ne la quittait que très rarement à l'heure d'aujourd'hui et qu'elle laissait sous la vigilance de la Karsenti avec les autres lorsqu'elle devait faire de longs voyages...

    D'ailleurs en parlant de voyage, il était prévu que la Montmorency s'en retourne à Valence récupérer quelques affaires laissées là bas... Lui écrire pour annoncer sa venue ou bien lui faire une surprise ? Alors qu'elle méditait sur la question tout en se demandant si elle irait seule ou accompagnée, elle entendit frapper et s'en alla ouvrir...


    Princessa, ya una missivé por vous... Viendez de la Duchessa Elisa...

    Elisa dites-vous ?

    Elle prit la missive et ferma la porte en ne prenant même pas gare que son "Merci" avait été dit dans les airs... Toujours les esprits ailleurs dès lors qu'on venait à mentionner le nom de Sa Moitié...
    Elle ouvrit le pli et c'est sourire aux lèvres qu'elle lut l'invitation... Un honneur qu'elle lui faisait là et pour sûr qu'elle s'y rendrait ! Point de temps à perdre d'ailleurs, elle rouvrit cette porte fermée quelques minutes plus tôt et y trouva encore ce pauvre Musclor faisant le pied de grue...


    Ben qu'est ce que vous faites encore là ? Enfin, qu'importe, au moins je n'ai pas à vous chercher !
    Préparer la calèche, dites à Marie et Gwen de préparer ma malle et à Jérémie de se tenir prêt, nous partirons au coucher du soleil...
    Quant à Anne-Louise, elle restera ici avec mes enfants, j'ai bien peur que cela fasse trop pour elles...


    Yé va faire passer la commissionne si si y mi préparer también !

    Faites, moi je vais aller passer un peu de temps à la Nurserie... Si l'on me cherche... Je ne suis pas disponible...

    Et au garde de partir et à la Carpadant-Dénéré de dire au revoir à ses Trésors...

    Puis le départ sonna... Accompagnée de ses deux gardes, la Princesse prit la direction du Lyonnais... Après une semaine de voyage, elle arriva toute courbaturée à Valence et c'est impatiente qu'elle attendit le grand jour... Se montrer discrète, ne rien faire savoir à Sa Douce durant deux jours, elle lui ferait cette surprise le jour du Baptème.


    [Le jour J]


    Après deux jours à chercher le présent à offrir à son neveu, le grand jour arriva... Légèrement stressée, elle laissa entendre dans une grande partie de la maison :


    Mais qu'est ce que je vais mettre !


    Elle avait beau fouiner dans sa malle, elle ne trouvait pas la tenue qu'elle voulait... C'est après une bonne demie heure de recherche qu'elle trouva sa robe pourpre et toute la toilette qui allait avec...
    Fin prête, elle prit soin de prendre son présent, et se rendit dans la voiture où l'attendait déjà les deux hommes... Ils étaient là, à la regarder étrangement et c'est là qu'elle se souvint de son cri de détresse lors de la recherche de sa tenue vestimentaire... Comment changer de sujet :


    Allons donc, on se dépêche voulez-vous ! Si j'arrive en retard, je vous mets au piqué tous les deux !

    Petit sourire en coin et après une bonne heure de route, ils arrivèrent en la Cathédrale de Vienne.
    Le coche s'arrêta et comme à son habitude c'est Jérémie qui se colla la corvée du Cavalier ! En même temps, il était hors de question que Musclor prenne ce rôle !

    Le bras sous celui de Jérémie, elle salua d'un signe de tête les personnes qu'elle croisait, cherchant du regard Sa Princesse jusqu'à ce qu'elle la vit merveilleusement entourée... S'arrêtant un instant et stoppant par la même occasion l'avancée de son cavalier, elle la regarda, éblouissante, hésitant à la déranger alors qu'elle retrouvait les siens... Une pensée murmurée que seul le Gourvennech' put entendre :


    Cela fait si longtemps...


    Eleanna
    [Creyssint... Parce qu'on y est bien...
    Alors pourquoi aller à Vienne ? Pour devenir Marraine !]



    Les cérémonies ? Elle détestait ça.

    Pourquoi ? Peut être parce que la moitié de celles auxquelles elle avait assistées furent des enterrements. L’autre moitié ayant été des mariages, certes, mais les belles promesses ne sont pas forcément toujours tenues.

    Elle-même avait été bien longtemps loin de vouloir se marier, elle y avait même laissé une relation, faisant son deuil d’un homme plutôt que de vouloir l’épouser… Alors que quelques jours plutôt, elle avait dit oui à celui qui partageait sa vie. Allez donc savoir ce qui se passe dans la tête des femmes… Mais dans celle d’Eléa, ce qui s’y passait, c’est juste qu’elle n’avait avec lui aucun doute, et que tout s’imposait à elle avec une clarté déconcertante. Elle le ressentait tel un torrent de montagne, dont l’eau est d’une transparence à vous couper le souffle, d’une fraîcheur à vous faire rater un battement de cœur, et d’une fougue enivrante. C’était tout cela qui lui avait fait dire oui à l’homme de sa vie.

    En ces jours d’été, la brunette était heureuse, mais avec quelques petites notes de spleen.
    La saison était propice aux balades, aux pique-niques, aux loisirs extérieurs, alors qu’elle partageait le quotidien du Castel Lyonnais, enfermée entre les murs épais de Pierre-Scize. Plus les jours avançaient, et moins elle y allait. Fréquenter un lieu vide ou presque était d’un ennui mortel dont elle ne pouvait plus assumer la charge. Donc elle y allait pour faire toujours son travail de Prévôt, de conseiller ducal quand cela était nécessaire, et autant dire que cette seconde fonction, bien que c’eut été la même casquette, ne lui prenait pas beaucoup de temps.

    Le conseil ducal, c’était pour elle la passion d’échanges virulents d’une campagne, la pointe d’appréhension des résultats, l’excitation en pénétrant les portes du castel, lorsque c’était le cas, puis l’exaltation de la fourmilière des premiers jours, où tous les conseillers ducaux s’affairaient dans tous les sens afin de trouver de nouvelles idées, de savoir les comment, et de s’investir pour faire des deux mois à venir une réussite, tant sur le plan personnel que pour le Lyonnais-Dauphiné.
    Plus les jours s’égrenaient, plus la lassitude semblait gagner les uns après les autres. Lassitude et amertume grandissaient...
    Et avec l’été, ils étaient finalement très peu nombreux à connaître toujours le chemin de leur bureau, chaque pas chargé de petites fiertés de réussites, et d’autres emprunts de quelques regrets de ce que l’on aurait aimer réaliser, et dont nous n’avons pas pu ou su avoir le temps. C’était ainsi que la brunette voyait les choses.

    A une semaine de la fin du calvaire, elle sautait sur toutes les occasions pour s’évader. Que ce soit de la plus petite balade, sans quitter de trop le campement de son armée, ou bien d’aller pour quelques heures savourer une cérémonie dont elle était bien fière.

    Celle là avait une saveur toute différente. Certes, la brunette était déjà marraine, et par deux fois même, une fois de Laly, dont elle n’avait plus de nouvelle depuis qu’elle n’était plus vraiment sur Valence, et la seconde fois, du petit Chanvigny-Dagincourt, dont le baptême n’avait pas encore été célébré.

    Quand Elisa vint la trouver, elle ne saisi pas de suite le sens de sa visite, et puis rapidement, le large sourire teinté de fierté et de reconnaissance de la donzelle ne pouvait que laisser présager d’un accord, qui ne tarda pas à se faire entendre aux oreilles de la Malemort.

    Bien que le jour soit heureux, il flottait dans l’air comme un je ne sais quoi qui resserrait le cœur de la belle. Un souvenir… D’un autre papa… Son Parrain. Elle ne pouvait pas ne pas faire ce lien si facile et si évident. Elle devenait marraine du fils de feu son Parrain. Ironie du sort, ou bien seulement fruit du destin, la future Guerrero ne pouvait replonger dans la mélancolie en imaginant que Rotule Baccard ne pourrait qu’être heureux de voir tout ce petit monde… de là haut.

    Voilà comment se passa le chemin de la brunette. Rempli de pensées diverses et variées, qui le rendirent plus rapide qu’à l’accoutumé.
    Elle descendit de la voiture et jeta un petit regard vers le ciel, comme pour saluer silencieusement celui qui s’y trouvait, avant de monter les marches pour aller rejoindre la famille du jour.

    Les Malemorts étaient tous bien élégants, Elisa était le genre de mère parfaite qu’Eléa admirait. On ne pouvait lui enlever son courage, et elle portait si bien son épithète de la Courageuse. Tout comme son Parrain portait si bien celui de l’Impatient.
    Elle leva ses yeux vers Elisa afin de lui faire un clin d’œil complice dès son arrivée.
    Le sourire s’afficha sur les lèvres rosées d’Eléa, pour aller saluer ceux qu’elle n’avait pas encore eu le plaisir de connaitre, et biser la joue des visages plus familiers. Elle distribua des bonjours, accompagnés de petits mots pour prendre des nouvelles des uns et des autres.
    Elle réserva la plus grosse de ses bises pour son petit protéger, Eyvin, le petit discret de la famille. Cet enfant renfermait dans son regard tous les mots qui ne sortaient pas de ses lèvres, et cette particularité émouvait la brunette. Elle ne faisait que le rendre encore un peu plus attachant.

    Faisant en même temps connaissance de celui qu’elle pensait être le futur parrain, elle se présenta, de la façon la plus simple possible et avec les mots utiles pour ce jour :

    Je suis Eléanna, la future Marraine D'Eyvin...

    avant de lui demander la permission de prendre le gamin en tendant ses bras en sa direction.

    Puis-je ?

    Le bambin se tourna vers Eléa, comme dans un accord silencieux, et elle le prit le temps d’un petit câlin et de s’assurer que le jeune enfant voudrait bien avancer jusqu’à l’autel dans un :


    Tu es prêt ?

    Il n’y répondrait sûrement pas, mais les jeunes grands yeux énigmatiques qui se posaient sur Eléa ne lui firent qu’afficher un large sourire. On considérerait donc que oui.

    _________________
    Argawaen..
    Peu rassuré de la réponse de son épouse le vieil homme fit abstraction de toute question et souriait en voyant arriver sa cousine en compagnie d'Eyvin. Le vieil homme prit son filleul avec la plus grande délicatesse et un sourire s'étira sur les lèvres du vétéran. Venant embrasser Elisa à son tour, regardant son filleul encore un peu il se décidait enfin à prendre la parole.

    J'en suis heureux également ma cousine, quant aux terres en LD, je crains que cela ne soit possible pour le moment.

    Souriant doucement à sa fille par procuration voilà qu'une donà fit son apparition, se présenta et lui demanda le petit Eyvin. Délicatement il vint lui poser dans les bras et se présenta à son tour.

    Argawaen Dehuit de Malemort, le cousin d'Elisa et parrain du petit Eyvin. Enchanté donà. Ainsi donc je rencontre sa marraine, m'en voilà honoré.

    Reportant son attention sur Elisa le vieil homme lui attrapa le bras et l'attira à lui doucement. Il approcha ses lèvres de son oreille et murmura.

    Elle est gentille hein ? Pour être sa marraine je veux dire... Sinon... Couic !

    Un léger rire sortit de sa gorge et ses doigts serraient ceux de la rousse par réflexe. Laissant son bleuté regarder son épouse il souriait en coin, imaginant déjà un nouveau scalp pour elle.
    Lanfeust_de_troy
    Lanfeust était un peu à la bourre en fait mais il arriva enfin au lieu de la cérémonie de baptême.
    S'il connaissait Elisa et son défunt époux, il ne connaissait pas particulièrement ses enfants mais il avait été ravis d'être choisit comme parrain pour l'un des deux jumeux.
    Ehmée donc deviendrait sa filleule, une fille...Ah ben zut il comprit qu'il venait de se faire avoir !
    Qui va devoir encore offrir des robes ? C'est bibi !

    Au moins un mâle ça se roule dans la boue avec des tenues de paysans, quoique Arthur s'était pas roulé dans la boue longtemps après avoir connu la vie parisienne contrairement au jeun Hector.
    Bien le voilà donc qui entre, du beau monde présent, des têtes connues qu'il salua.

    Le bonjour à tous.

    Puis vers Elisa.

    Me voici !
    Alors qui donc doit je guider vers la Lumière ?
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