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[RP - fermé] La monstrueuse naissance d'un ange

Breiz24
RP qui a lieu environ mi mai. Aide : L'accouchement au Moyen-Âge
Merci de ne pas intervenir sans accord de l'auteur. MPs bienvenus.


Ça avait commencé. Un long frisson qui lui parcourt l’échine, une crispation du ventre. Il y avait quelques jours que son corps envoyait les signes. Elle savait que c’était normal dans les dernières semaines. Mais ce frisson là, elle l’identifia sans hésiter. Ça avait commencé.
Elle était installée, se reposant entre les bras de son mari, à la taverne. Se laissant bercer par les conversations à bâton rompus des voix amies. Des mercenaires. Des évêques en visite. Une population hétéroclite, comme l’avaient toujours été ses amis.
Elle en comptait peu, des amis. Très peu. Tous, ou presque, étaient présents ce soir là. Elle savourait. Bientôt, son travail de bailli s’achèverait. Bientôt, son enfant naitrait. Le géant blond, patiemment, avait réussi à lui faire oublier ses peurs. Ou tout du moins, à les refouler, le temps des soirées passées ensemble. Parce que la rousse était terrifiée. La naissance de Gauvain avait été difficile, et le blond avait beau déployer des trésors de patience, il n’arrivait pas à la rassurer totalement.

Ça avait commencé. Avait-il senti, sous ses grandes mains, son ventre entrer en rébellion ? Avait-il senti le frisson, lui aussi ? Sentait-il que son enfant avait décidé du jour pour eux ? Qu’il n’y aurait pas besoin de la chevauchée sauvage qu’elle avait prévu pour déclencher une naissance légèrement prématurée ? Avait-il senti comme subitement elle s’était tue, et tendue ?
Elle n’était pas prête. Rien n’était prêt. Elle aurait du avoir encore au moins deux bonnes semaines. Avant d’essayer de déclencher la naissance. Un mois donc, avant la bonne date. Elle n’était pas prête non, et sa gorge s’était nouée, alors que la panique poindrait. L’avait-il senti ? Avait-il compris ce qui se tramait dans son corps ? Ce corps qu’il étreignait pour ce qui serait peut être la dernière fois… Ou le début d’une nouvelle aventure ?

Ça avait commencé. Malgré elle, un rictus de douleur avait déformé son visage. L’avaient-ils vu, tous ces autres qui conversaient joyeusement une choppe à la main ?
Elle tenta d’ignorer le signal. Essayer de retrouver le fil de la conversation, sourire, oui, elle pouvait le faire. Si elle niait la révolte qui grondait en elle, tout se calmerait. Elle aurait quelques jours de répit. Quelques heures. Tout. Tout plutôt que quitter la quiétude des bras de son époux, tout plutôt que de faire face à son unique terreur des derniers mois. Tout plutôt qu’engager le combat pour sa vie avec l’enfant qui la réclamait.
En quelques inspirations calmes, elle se recomposa un visage qu’elle espérait serein. Paupières fermées un instant, pour essayer de voiler la panique dans l’argent de ses yeux. Sourire. Surtout, sourire. Replonger dans la conversation. Refuser à son corps le droit de se contracter encore. Refuser la douleur fugace qui lui tord le ventre et la défigure une nouvelle fois. Et la panique, dans le regard. Nier tout, en bloc. Pas ici, pas maintenant, pas encore. Pas déjà. Pas déjà...

Ça avait commencé.

_________________
Milo
Ca avait commencé.

Quelques mois auparavant, qui pouvaient se décompter en plus d'une année. Une rencontre pour le moins étrange et étonnante. Qui s'était soldée par un mariage, pour finir par un enfant. Un déni, au début. Impossible pour elle de se retrouver de nouveau enceinte, le premier ayant déjà déchiré ses entrailles. Et pourtant. Une engueulade, la première d'une longue série, pleine de reproches. Argent haineux, désespéré, apeuré. Azur peinée, déboussolée, perdue. Prête à sacrifier l'enfant pour le bien de l'Argent. Et ce soir, dans une taverne de Sémur, devenue leur pied-à-terre pour l'occasion, la suite de l'histoire s'écrivait.

Comme à son habitude, sa grande carcasse calée au fond d'une chaise grinçant à chacun de ses mouvements. Comme à son habitude, la rousse sur ses genoux, son corps frêle calé contre son torse. Dextre et senestre posées sur l'arrondi de son ventre, sourire moqueur niché sur ses lèvres, il n'était pas le dernier à raconter des conneries avec ceux qui se trouvaient icelieu. Que ce soit le brun, sa blonde, le petit cochonou ou encore le gamin Il avait même faillit le tuer, un soir où la trahison réclamait son offrande. Vermeille.

Et là, au milieu des cris et des rires gras, au milieu des odeurs délicieuses de ragoût et du bruit des choppes frappant la table en cadence pour réclamer à boire, il l'avait senti. Une secousse, différente de toutes celles qu'il avait appris à reconnaître jusque ici. Suivi d'une autre, tout aussi étrange. Et les Azurs, neutres, d'observer le visage de son amante. A la recherche du moindre signe avant-coureur, de la moindre faille dans ce visage serein et reposé, qui pourrait le mettre sur la voie.

Mais rien, elle ne laissait rien entre-voir. Pourtant, il en était sûr, les secousses qui l'agitaient n'étaient pas dues à l'enfant qui bougeait. Quelque chose de plus important se produisait. Il le sentait, dans ce corps qui se raidissait, imperceptiblement. Dans ce corps qui lui semblait plus lourd que de coutume, agité en surface. Il chercha du regard la seule qui lui semblait assez expérimentée pour ce genre de choses. Croisant les yeux de Karine, il lui transmis la seule chose qu'il pouvait s'autoriser en cet instant.

Ca avait commencé.
Poupounet
Ça avait commencé.

Pourquoi se rendre à Sémur, plusieurs raison à cela, vérifier que le domicile de son amant est encore ne ordre, faire du shopping, se balader tout simplement, non. Elle avait le sentiment qu'elle devait y aller, allez comprendre pourquoi. C'est donc avec un sentiment étrange que Poup prépara son départ de Dijon direction Sémur. Elle avait fait donner des instructions pour les domestiques afin qu'Eusaias ne soit pas trop dérangé par son départ. Elle l'aurait bien emmené avec elle seulement, toujours ce sentiment qui lui disait qu'elle devait se rendre là bas et vite.

Comme à l'accoutumée, ses fioles en tout genre prirent place dans son manteau, elle ne les quittaient plus depuis "l'accident" d'Eusaias. Elle ne se séparait jamais non plus de son ampoule d'eau bénite. Ampoule qu'elle avait fait faire lors de son diaconat, celui lui avait couté les yeux de la tête à l'époque mais c'était indispensable pour elle. Enfin prête, elle fila aux écuries prendre Wellington et parti en direction de Sémur.

Enfin arrivée en la belle Sémur, enfin elle va pouvoir profiter d'un bain, enfin elle va pouvoir manger et enfin se poser. Well visiblement attendait la même chose. Elle confia le cheval aux écuries d'une auberge qu'elle connaissait pour être venue là avec la rouquine. Après deux trois paroles échangées avec le palefrenier, Poup entra dans la grande salle, ses saphirs croisèrent les regards ...

Ça avait commencé.
Breiz24
Une porte qui s’ouvre sur des saphirs connus. Argent crispé, noyé, qui se lève vers le regard de l’évêque. De l’amie. Elle. Ici. A elle, elle peut révéler la panique qui l’a envahie de longues minutes plus tôt. A elle, l’argent montre l’angoisse provoquée par la troisième secousse qui tord son ventre. Vite. Fort. La douleur, pour l’instant, n’est que fugace. C’est la peur, indicible, qui est le plus visible.

L’amie entre, et la rousse se détend, imperceptiblement. Parce que Poup a déjà eu des enfants, parce qu’elle sait, elle, ce que la jeune femme ressent, elle se détend. Enfin, elle peut montrer sa peur. Dévoiler l’horreur tapie au fond du regard, lèvre mordue, pour ne pas laisser l’argent dévaler le long de ses joues.
Un murmure, léger, finit par franchir ses lèvres :
Poup… Ne me laisse pas, ne me laisse pas, reste avec moi. Je t’en supplie, ne m’abandonne pas maintenant. Le regard était plus éloquent que le souffle échappé. Elle avait besoin de son amie. Désespérément besoin. Sa grossesse la renvoyait toujours à la précédente, quand elle attendait Gauvain. Lors de la naissance de Gauvain, ses amies étaient présentes. Jovalpeye, Catchine, Masielle et Jenah. Quatre femmes pour la soutenir et l’épauler. Sur les quatre, une était toujours son amie. Mais Masielle, l’infirmière un peu sorcière, ne sortait plus de chez elle, ou si peu. Avec les trois autres, elle s’était brouillée. L’une, elle la tenait pour une traitresse. L’autre, pour dangereuse. Celle qu’elle regrettait le plus était Jenah, qu’elle croisait régulièrement à l’Atelier des Doigts d’or. La vie qu’elle portait l’avait obligée à faire le point sur la sienne. Elle réalisait à quel point la mort de Pi l’avait enfermée dans la solitude et dans la haine. Et à quel point la rencontre avec Milo l’avait sauvée, bien qu’elle ne compte toujours que très peu d’amies.

L’arrivée de Poup, à cet instant précis, elle la prend comme un signe. Aura-t-elle plus besoin de l’amie ou de l’évêque, elle ne veut pas le savoir. Pour l’instant, c’est l’amie qui compte. Sa seule présence à réussi à la rassurer, ou tout du moins à la réconforter. Elle ne sera pas seule. Elle ne sera pas seule avec la vieille matrone et son assistante pour donner la vie à l’enfant de Milo.
Elle crispe les mâchoires à nouveau, lorsque la quatrième vague déferle, la secouant plus fortement.
Expirant lentement, elle se tourne légèrement entre les bras de son mari, voilant la peur dans son regard, Argent assuré, le plus possible, alors qu’elle remonte sa manche, légèrement au dessus de son poignet, révélant le lien de cuir bleu au nœud durcit par de nombreux passages dans l’eau. Murmure légèrement crispé, pour son mari seul :
Il est temps.
Il sait. Il tranchera le lien, le conservera surement. Elle ne portera aucun nœud sur elle en donnant la vie. Ainsi, l’enfant viendra sans enrouler le cordon à son cou. Il ira prévenir la vieille matrone, il veillera sur Gauvain, il veillera aussi, surement, à ce que la vieille vienne avec une chatte et ses petits.
Il veillera sur tout. Elle pouvait partir tranquille.

_________________
Milo
La porte s'ouvrit sur une silhouette familière, qu'il ne s'attendait pas à voir de sitôt. Un regard, un de plus, un appel à l'aide, une détresse qu'il ne voilait plus. Suivit de près par un murmure, à peine audible. Légèrement crispé, d'où il devinait la douleur sous-jacente menacer de poindre à tout moment.

Il est temps.

Quelques mots annonçant le début d'une nouvelle vie... ou d'un cauchemar indescriptible. Il n'en fallut pas plus pour que son coeur rate un battement. Il n'en fallut pas plus pour que, instinctivement, sa dextre vienne presser le bras de son amante, dans un geste de soutien. Elle le lui avait demandé, lors d'une de leurs fameuses prises de bec, elle l'avait supplié. Il se devait d'être fort pour deux.

Sans un mot, il sorti sa dague, sise sur son bras gauche, sous sa chemise. Ses doigts tremblaient, imperceptiblement et le faible poids de la lame lui paraissait aussi lourd qu'une enclume. Maladroitement, il laissa la lame embrasser le cuir bleu, délavé et défraîchit après ses nombreux passages dans l'eau. Et le lien, si symbolique à leurs yeux, empli d'un passé tortueux et d'un futur angoissant, de tomber au sol dans un bruit mat, tandis que la faucheuse retournait en son fourreau. Il déglutit, difficilement, avant d'aider la jeune femme à se lever et à se diriger vers Poup, murmure étranglé s'échappant de sa gorge nouée.


- J'te la laisse... Prends soin d'elle, emmène-la à la maison, j'vais chercher la vieille.

Et sans un mot, sans un regard qui pourrait trahir la peur et l'angoisse vrillant les Azurs perdues, il prit Gauvain avec lui, avant de sortir à pas lents de l'auberge. Milles doutes l'assaillant encore, tandis qu'il serrait plus que de raisons le petit rouquin contre lui. Accélérant le pas à mesure qu'ils s'éloignaient de l'auberge. Etre fort, oui, mais à quel prix ?

Après ce qu'il lui sembla durer de longues heures, il arriva enfin à la maisonnée de la vieille. Il tambourina sur la porte, plusieurs fois, comme s'il avait peur de ne pas se faire entendre par la vieille. Une femme qu'il n'aimait pas, de par son regard perçant, qui semblait voir à travers les corps et les âmes. Une femme sans âge, aussi nouée qu'un vieil arbre, aux orbites creuses et à la langue acérée. Aux mots futiles, elle dispensait son regard perçant. Aux paroles inaudibles, elle distillait ses gestes précis.


- Il est temps...

Et les mots de trouver une nouvelle résonance, qui le firent frissonner plus encore que le calme de sa voix grave. Malgré tout, inconsciemment, il savait que la sage-femme ferait tout son possible pour que tout se passe bien. Mais son imagination fertile reprenait déjà le dessus, et il se serait sûrement laissé submergé si les trilles interrogatives qu'émettaient Gauvain ne l'aidait pas à se concentrer.

D'un pas rapide, il escorta la vieille et son aide jusqu'à la maison. Cette construction de bois qu'ils avaient décidé de louer pour le temps de leur séjour à Sémur, loin de Mâcon l'ennuyeuse. Une maison parmi tant d'autres, entourant une petite place avec un puit en son centre, guère loin de l'auberge municipale. Et ce fût là qu'il s'arrêta, laissant la femme entrer seule dans ce qui allait être l'une des pièces les plus angoissantes de sa vie, un rouquin jouant à ses pieds avec ses pantins de bois.
Poupounet, incarné par Breiz24


Silence complet, nulle taverne n'avait jamais été aussi silencieuse. Les regards suffisaient. La panique était visible dans ceux du couple. La source n'était pas la même, alors que Milo devait avoir peur de ce qui allait se passer, Breiz avait peur de mourir. Poup le savait bien. Elle s'approcha de son amie quand son nom sortie de ses lèvres. Pour le moment elle ne pourrait pas faire grand chose, un soutien moral voilà tout ce qu'elle pouvait apporter. Voilà tout ce qu'elle voulait apporter. Non ne pas penser à ça, ne pas penser à Gauvain qui avait failli tuer sa mère, ne pas penser que peu de naissances se fotn sans complications ou pire. Ne pas penser !

Gauvain ne semblait pas se rendre compte de ce qui se passait, il jouait, le preux chevalier. Il était insouciant lui, en tout cas il ne protesta pas quand Milo l'embarqua avec lui. L'homme lui avait demandé de veiller sur son épouse, comme si elle allait l'abandonner. Poup prit la main de son amie et sourit à Milo. Oui elle pendrait soin d'elle. Oui elle serait là. Il pouvait partir tranquille. Elle posa une main rassurante sur son bras.


Je m'occuperais d'elle, tu peux partir tranquille.


Les saphirs se posèrent sur la porte se refermant sur l'homme et l'enfant. Il avait eu la bonne idée de prendre le petit avec lui. Elle se tourna vers Breiz, souriante, rassurante. Il était temps de prendre le chemin de leur logement. Poup rassembla les affaires de Beiz et proposa son bras à son amie. Le chemin risquait d'être très long pour la futur maman.

On y vas ?
Breiz24
On y va, oui… On y va…

Elle avait senti l’angoisse de son mari, dans l’infime tremblement de la lame contre sa peau, dans son départ précipité chez la vieille. Elle savait, elle, qu’elle avait le temps. Les tremblements qui l’agitaient n’étaient pas si rapprochés, elle avait le temps… le temps de vivre encore un peu.
Cramponnée au bras de son amie, elle se dirigea à petits pas vers leur maisonnette, non loin. Quelques pas, une pause, le temps d’inspirer profondément pour calmer la crampe douloureuse et, à nouveau, quelques pas. Il ne fallut guère longtemps pour atteindre la bâtisse de bois. Elle tourna la clé dans la porte, la poussa, se libérant de Poup un instant.

La maisonnette était petite, composée d’une seule pièce au rez de chaussée, de terre battue, où elle cuisinait à nouveau pour le bonheur des deux mâles de la maisonnée, fatigués des repas à la taverne. A l’étage, leur chambre, où Gauvain dormait habituellement dans une petite alcôve. Ce soir, il dormirait à l’auberge, avec son beau père.
La rouquine, à peine arrivée, s’empressa de dénouer les quelques liens de la pièce, lâchant les rideaux, avant de grimper, lourdement, vers sa chambre, suivie par son amie. Rien n’était prêt, bien sur. La naissance n’était prévue que pour dans un mois, la rouquine avait prévu d’essayer de l’avancer, bien sur, mais la Mère avait toujours le dessus.
Elle se pencha, pour raviver le feu et mettre la bouilloire à la crémaillère. Elle se redressa, pour se diriger vers le lit, en arracher les draps soyeux, seul luxe de la maisonnée. Les draps qu’elle avait achetés à prix d’or quand elle voulait faire des appartements de l’intendance d’Arquian l’écrin de leurs nuits, des nuits qu’elle lui avait promises. Parce que ses journées étaient dévouées à la Bourgogne. Ces draps là ne connaitraient pas la souillure de la naissance, ni celle de sa mort.
Elle ferma un instant les yeux, percluse d’angoisse, alors qu’une nouvelle contraction broyait son ventre. Et elle compta, lentement. Huit mois. Cela ne faisait que huit mois qu’elle était enceinte, l’enfant serait petit. Plus petit que Gauvain, surement. Alors, peut-être, cette fois-ci, peut-être que tout se passerait vite, et bien.

Avec un regard d’excuses, elle se tourna vers son amie, murmurant :
Rien n’est prêt, je suis… désolée… Comment se fait-il que tu sois arrivée à point nommé ? Et, dans une tentative d’humour pour chasser la peur :Est-ce Aristote qui t’envoie ?

Et d’essayer de sourire, vaillamment, à son amie, alors que les pas lents de la vieille se faisaient entendre dans l’escalier. Milo avait fait vite. Pourvu que son fils en fasse autant…

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--La_vieille_matrone
Il avait tambouriné à la porte, comme un damné, le futur père. Réveillant la vieille, lui refusant le sommeil paisible dévolu aux vieux. La vieille était réputée être riche, mais personne ne savait où allait son or. Peut être parce que pour autant de bourgeoises la remerciant de les avoir sauvées avec largesses, elle aidait de pauvres femmes sans un sou vaillant. Si la femme survivait, alors l’homme pouvait continuer à travailler dur pour nourrir sa famille. L’esprit de la vieille était tortueux, et embrumé surtout, lorsque la porte s’ouvrit. Il lui fallu un moment pour reconnaitre ce géant. Le mari de la petite rouquine angoissée. « Il est temps », qu’il avait dit. Forcément qu’il était temps, il ne serait pas là à cogner à réveiller un mort s’il n’était pas temps. Mais il était trop tôt, et ça aussi la vieille le savait. Le bébé était-il seulement tourné dans le bon sens, hein ?

Sans un mot, elle avait acquiescé, avait envoyé son petit page réveiller une autre matrone, parce qu’au fond d’elle-même elle le savait déjà. La naissance qui s’annonçait si tôt allait être difficile. Et que son aide ne serait certainement pas de trop.
Elle avait pris son panier, celui qui contenait les quelques herbes qu’elle connaissait. Un peu sorcière la vieille ? Certainement, comme toutes les matrones. Mais comme à toutes les matrones, on le lui pardonnait, car le nombre de vies qu’elle avait sauvées valaient bien que l’on ferme les yeux sur ses drôles d’accointances avec les plantes. Elle tenta un petit sourire vers le rouquin dans les bras du blond, presque apitoyée déjà. Il était bien jeune celui-ci pour ne plus avoir de maman.
Cheminant aux cotés du géant, la vieille envoya une prière silencieuse à Sainte Marguerite, patronne des parturientes. Vérifiant mentalement qu’elle avait tout dans son panier. A chaque retour d’un accouchement, elle préparait toutes ses poudres et ses potions, pour être prête. A chaque fois, elle craignait d’en avoir oublié.

Finalement, le futur père la poussa presque dans la maison, et elle lui referma la porte au nez, avec un sourire rassurant. Les hommes, ça n’avait rien à faire à un accouchement.
Elle traversa la petite pièce, observant chaque recoin avec soin. La future mère était angoissée, mais elle n’avait oublié aucun nœud. Ils ne possédaient aucun animal ici, sinon elle aurait également vérifié que les bêtes soient libres dans l’étable.
Elle grimpa, lentement, l’escalier, faisant parfois une courte pause pour ne pas s’essouffler. Le panier pesait lourd à son bras, et s’agitait. Arrivée à l’étage, elle sourit à la future mère, et déposa le panier à ses pieds.


Alors, Mère Nature se joue de vous, ma petite ?

Panier à peine déposé que s’en échappe son occupante principale, avec un miaulement indigné. Abandonnant lâchement sa progéniture, qui ne tarde pas non plus à s’égayer dans la pièce. La vieille sourit. La rouquine avait l’air aristotélicienne, mais elle savait se tourner vers la tradition qui la rassurait le plus, visiblement, et la vieille ne pouvait l’en blâmer. Elle reprit, tentant de détendre la mère à venir :

Voyez, vous avez de la chance, ma chatte a mis pas il y a quelques semaines, elle va vous tenir compagnie. Z’êtes prête ma petite, va falloir que je vous examine un peu pour voir où on en est !

D’un geste du menton, elle indiqua à la jeune femme de se préparer à être examinée. La rouquine avait déjà accouché, après tout, elle savait comment tout aller se passer. Elle savait peut être un peu trop, d’ailleurs…
Poupounet, incarné par Breiz24


Poup accompagne son amie du mieux qu'elle peut. Trois pas en avant trois pas en arrière ... ah ba non c'est trois pas en avant et une pause, trois pas en avant et une pause et ainsi de suite. Ba oui une femme qui accouche c'est pas apte à faire la marathon de Paris. Tiens d'ailleurs il a été créer quand lui ? *Petite recherche de la part du narrateur* 1896 pour ceux que ça intéresse et gagné par un anglais. Donc revenons à notre futur maman.

Doucement mais surement les deux femmes arrivèrent à la maison. Poup laissa Breiz s'occuper de ses superstitions. En bonne aristotelicienne, ba ouais c'est mieux pour un évêque, elle ne croyait pas en ces balivernes. Par contre, elle n'allait pas énerver une future maman en lui disant qu'elle était sotte de croire à ses choses là. Elle leva les yeux au ciel et murmura dans sa tête pour Dieu : Je suis désolé mais faut pas contrarier une femme enceinte. Pendant se temps, Poup commença à regarder ce qui était prêt ou pas et bien c'était plus pas que prêt. Poup verrait avec la vieille ce dont elle aurait besoin.


Pas grave, tu pouvais pas savoir que l'enfant viendrait plus tôt.

Ah oui pourquoi donc ? Ba elle n'en savait rien.

A vrai dire j'ai eu la sensation que je devais venir, je ne savais pas pourquoi mais je le devais. J'avais pensé vérifier si la maison d'Eusaias était encore entière, mais finalement je pense que Dieu m'a envoyé ici pour toi.

Sur ces bonnes paroles la vieille arriva et prit les choses en mains. Poup se fit reléguer au rang de teneuse de main. Ah mais faut pas croire, c'est dur comme métier ! On risque souvent de se faire broyer la main, de se faire insulter, ah non je vous garantie ce n'est pas de tout repos. Poup s'adressa à la vieille pour proposer son aide.


Si je peux faire quelque chose ?
Breiz24
Être examinée, oui… Oui, il faillait se préparer maintenant. Quoi qu’il advienne, il fallait qu’elle soit prête. Se rendaient-elles compte qu’elle ne l’était pas ? Ils n’avaient même pas acheté le berceau encore. Rien n’était prêt. Et elle encore moins.
Lentement, elle délaça sa robe, s’assit sur le rebord du lit pour se défaire de ses bas. Elle plia le tout soigneusement, avant de le déposer dans un des coffres de bois longeant le mur. En silence. Elle n’arrivait pas à parler, pas encore. Ses pensées étaient trop embrouillées, trop mêlées, trop compliquées pour s’exprimer. Si elle ouvrait la bouche, elle se mettrait à pleurer. Elle ne souhaitait qu’une chose, à cet instant précis : avoir une mère qui la berce et la rassure. Elle voulait se recroqueviller dans un coin, la tête sur les genoux d’une mère, et attendre que ça passe. Attendre le fin.

Au lieu de quoi, elle s’allongea sur le lit, simplement vêtue de sa chemise, les genoux pliés, et ferma les yeux sur ses larmes lorsque la vieille matrone introduisit deux doigts huilés dans on intimité, la fouaillant sans gêne.
La femme palpa légèrement son ventre régulièrement tordu de douleur à intervalles réguliers, respira son haleine, et l’abandonna alors que de nouveau, des pas se faisaient entendre dans l’escalier.

Lentement, la rouquine se redressa, et se remit debout, lissant machinalement sa chemise, tournant un regard nerveux vers son amie. Aurait-elle besoin de l’évêque et d’un sacrement cette nuit ? D’un soupir, elle essaya de chasser la pensée, et se cramponna à nouveau au bras de son amie, l’entrainant dans une lente marche, de long en large, dans la chambre.

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--La_vieille_matrone
Elle le voyait bien, elle, que la rouquine était trop nerveuse. Dans ces conditions, c’était certain, la naissance se passerait mal. Il fallait détendre la mère, essayer de détourner son attention de ce qui allait arriver. Mais avant ça, il lui fallait savoir comment se présentaient les choses.

Si je peux faire quelque chose ?

Oui. Aidez votre amie à se détendre Monseigneur, faites lui la conversation.

Elle, elle retourna vers son panier, laissant les deux femmes discuter, et en extrait son petit flacon d’huiles. Violette et laurier. Lorsqu’elle ouvrit la petite bouteille, l’air s’emplit de la lourde senteur des plantes. Elle en fit tomber un mince filet au creux de sa main, posa la fiole sur un coffre, et frotta ses mains l’une contre l’autre, avant de retourner auprès de la parturiente.
La femme était nerveuse, bien trop. Avec un soupir, la vieille glissa deux doigts dans les chair serrées tâtant avec précautions la voie qui aurait du commencer à s’ouvrir pour laisser le passage au bébé. Elle palpa également le ventre tendu, adressant un sourire assuré à la future mère, puis respira son haleine. Mauvaise. Indiquant que la naissance se passerait mal, bien entendu. Mais la vieille était assez vieille pour ne plus s’en laisser conter par les signes extérieurs. Elle ferait tout son possible. Le bébé était petit, de toutes façons.

A nouveau, elle adressa un sourire rassurant à la mère, qui déjà s’était redressée et marchait au bras de son amie. Tout de même, il était heureux qu’elle soit amie avec une évêque… Ainsi, si les choses devaient mal se passer, sa passerelle vers le très Haut serait assurée. Et ça, ça rassurait la vieille. Ca la rassurait tellement, qu’elle en arrivait à se convaincre que tout irait bien.
En bas, la porte claqua. La jeune Berthe arrivait. Jeune, par rapport à la vieille, hein ! Elle devait tout de même être plus vieille que la future mère, cette Berthe. Elle était bien jeune la rousse, pour avoir déjà un deuxième enfant. Au fond d’elle-même, la vieille était rassurée. La rousse lui avait parlé de la tisane offerte par une amie, pour ne plus devenir grosse avant un moment.

Berthe grimpa lourdement les escaliers, et la vieille présenta son aide aux deux femmes. Elle sourit, puis repris, pour la future accouchée, et pour Berthe aussi :


On va vous préparer un bain ma petite, bien chaud, ça va vous détendre. Continuez à marcher avec votre amie ici pendant que Berthe et moi préparons le baquet que j’ai vu en bas, d’accord ?

Avec un nouveau sourire assuré, la vieille entraina son aide vers le rez-de-chaussée, prenant au passage son panier vide de félins. Elle s’occuperait de raviver le feu et de chauffer l’eau, pendant que la jeune, elle, ferait les allez-retours vers le puits.
Berthe mit du cœur à l’ouvrage, alors que la nuit s’avançait lentement, et la vieille actionnait le soufflet du feu avec régularité, pour faire chauffer l’eau plus vite, utilisant pierres brûlantes pour accélérer l’ébullition.
Elle versa dans l’eau bouillante de la mauve, de la camomille, du fenouil, du lin et de l’orge. En espérant que cela détendrait la future mère, qu’elle entendait marcher sans relâche avec son amie.
Avec un soupir, fatiguée déjà, elle envoya Berthe chercher les deux femmes, la priant de bien vouloir trouver des linges pour sécher la rouquine au sortir du bain. Et de se dépêcher pour que l’eau ne refroidisse pas. La parturiente attendait depuis trop longtemps déjà.
Breiz24
Elle essayait oui, de se détendre, elle marchait, au bras de Poup. En long, en large. En travers. Lentement. S’arrêtant tous les trois pas pour expirer profondément, durant la courte période où son ventre se révoltait. Le temps entre chacune des contractions n’augmentait pas. La puissance des crispations non plus. Elles étaient là. Rien ne se passait. Elles devisaient. Elles attendaient. Si elle n’avait pas su ce qui l’attendait, elle aurait presque pu plaisanter.

Au rez-de-chaussée, deux autres femmes s’agitaient. La plus jeune des deux finit par venir la chercher. Elle descendit prudemment l’escalier. Une marche après l’autre, cramponnée au bras de Poup d’un coté, à la rampe de l’autre. Quelques minutes, puis elle arriva devant le baquet fumant au coin du feu.
Elle passa la chemise de lin blanche par-dessus sa tête, interrompue par une contraction, qu’elle subit en serrant les dents, puis elle entra dans l’eau odorante. Elle doutait de savourer réellement le bain, mais si cela pouvait l’aider à une naissance simple et rapide, elle y marinerait aussi longtemps qu’on le lui demandait.
Les cheveux remontés, glissés hors du baquet, pour ne pas y faire de nœud, elle s’adossa au montant de bois. Les vapeurs des plantes censées la détendre étaient lourdes, chaudes, un peu étouffante.
Elle n’avait pas lâché la main de son amie. Elle ne se questionnait plus sur les raisons de sa présence, elle se contentait de savourer. Elle ne serait pas seule, quoi qu’il advienne. Un léger soupir s’échappa de ses lèvres.

De longues minutes, elle resta dans le bain. Etait-elle plus détendue ? Certes non, du moins n’en avait-elle pas l’impression. Les contractions ne se rapprochaient pas, pas vraiment. Elles ne prenaient pas d’amplitude non plus. A moins que l’eau brûlante, régulièrement réchauffée par Berthe, n’en atténue les douleurs. Elle n’en savait rien. Elle ne souhaitait qu’une chose, c’était que ça finisse !

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--La_vieille_matrone
Les angoisses de la femme n’avaient pas l’air de s’apaiser, mais elle savait elle, que les plantes faisaient son office. Elle resta auprès d’elle, massant ses épaules et sa nuque avec douceur. Elle n’avait pas de mère avec elle cette petite, ce n’était pas bien normal. Seule l’évêque était là.
Elle laissa la rouquine mariner longtemps, rajoutant régulièrement de l’eau que Berthe faisait chauffer. Rajoutant des plantes. Et priant sainte Marguerite.
Après un long moment, elle indiqua à la future mère de se lever à nouveau. Les simples devaient avoir fait leur office. Et si ils n’avaient pas agit, alors ils n’agiraient pas plus en laissant la jeune femme tremper plus longtemps. Elle enveloppa précautionneusement la jeune femme d’un drap de lin, la frictionnant doucement, des pieds à la tête. Puisqu’elle n’avait pas de mère, alors la vieille, comme souvent, endosserait ce rôle là aussi. Elle savait la femme terrifiée, par la naissance de son fils. Aussi lui parlait-elle constamment, pour endormir ses angoisses, pour la détendre. Pour détourner son attention, alors qu’elle palpait à nouveau l’arrondi du ventre, essayant de sentir ce qu’il s’y passait.

Elle aida la parturiente à enfiler à nouveau sa chemise, puis à grimper les escaliers, remplaçant pour un temps l’amie. En bas, elles laissaient Berthe préparer une fumigation, pour aider à détendre les chairs. Avec un petit sourire contrit, elle murmure, saisissant sa fiole d’huile de laurier et de violette :


Rallongez vous un instant ma dame, que je voie où en est ce petit.

Sitôt dit, sitôt fait. Elle voit bien sur le visage de la jeune femme que celle-ci exècre cette violation de son intimité, mais la vieille fait son devoir, et fouille à nouveau le ventre de la patiente. Elle se dépêche, tout de même. L’examen n’aide pas la mère à se détendre, et c’est mauvais.
Moue désabusée au visage, elle se redresse :

Eh bien, ma petite, il va falloir marcher encore un moment pour décider de bébé à vous quitter ! Vous pouvez commencer par les escaliers, aussi longtemps que vos jambes vous portent !
Le tout avec un air enjoué, pour ne pas désespérer celle qui attend la délivrance.

Berthe remontait déjà, avec la fumigation. Aussi posa-t-elle une main apaisante sur le ventre rebondi :

Ne bougez pas, nous allons nous occuper de ça en premier.

De longues minutes s’égrainent encore, où la mère subit les soins, silencieuse. A la réflexion, la vieille ne sait même pas si elle a entendu le son de sa voix depuis qu’elle est là. Et cela fait quelques heures, maintenant, qu’elle est arrivée…

Enfin, elle laisse la parturiente se redresser, et entamer à nouveau une série de va et viens dans la chambre et les escaliers, au bras de son amie. Longtemps, elle la regarde marcher, s’occupant de raviver le feu, désœuvrée.
Breiz24
Elle s’exécuta, elle était docile. Elle laissa la vieille la masser, elle se lèva quand elle lui dit de se lever, et s’allongea genoux remontés quand on le lui demanda. Elle haissait cet examen, elle haissait l’idée qu’une autre personne que Milo puisse la toucher là, même dans cette situation, même une sage femme, le jour de son accouchement.
Elle grimaça de douleur lorsque la main s’enfonça dans son ventre, malaxant un peu rudement les chairs pour les détendre. Elle avait fermé les yeux. Pour ne pas voir, pour fuir la réalité de son ventre se crispant régulièrement, la fatiguant de plus en plus alors que le plus dur n’avait même pas commencé. Elle patienta, cuisses éhontément écartées, le temps de la fumigation, et se releva avec empressement lorsqu’enfin elle en eut le droit.

Avec un sourire fatigué, elle prit le bras de Poup, et commença sa longue marche. Combien de temps ? Trop. Trop. Elle fit des centaines de pas, monta et descendit les escaliers jusqu’à ce que ses jambes refusent de la porter. La vieille lui fit renifler des poudres pour la faire éternuer, ce qui eut pour seul effet d’amplifier et de rendre bien plus douloureuses les contractions. Elle lui fit boire du vin mêlé à de la poudre. Matrice de lièvre avait-elle dit, car le lièvre mettait bas sans difficultés. Elle acceptait tout. Même la main de la vieille qui allait la fouailler à intervalles réguliers afin d’essayer d’ouvrir le passage à l’enfant.
Plusieurs heures s’étaient probablement égrainées lorsque le liquide chaud enveloppant le bébé s’écoula le long de ses jambes, enfin. Terrifiée à nouveau, elle se tourna vers la vieille. Etait-ce le signe que tout allait devoir commencer ? Maintenant ? Enfin ? Déjà ?
Frissonnante, elle laissa à nouveau la vieille l’examiner, et se redressa à sa demande, reprenant sa longue marche. Non, rien n’avait commencé, encore. Elle devrait marcher, à nouveau, alors que la fatigue gagnait. Son dos la faisait souffrir. Ses jambes ne la portaient plus qu’avec peine. Chaque contraction lui arrachait un gémissement, une plainte qu’elle haïssait. Elle pesait de plus en plus lourd sur le bras de son amie, trainant les pieds.

Combien de temps, encore, cela allait-il durer ?

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Poupounet, incarné par Breiz24


La détendre, la détendre, elle était marrante la vieille, elle la connaissait pas elle ! Détendre une femme enceinte à bout de nerfs est déjà une épreuve en soit mais quand en plus il s'agit de la rousse la plus caractérielle de Bourgogne là c'est le pompon. Bon la causerie, alors de quoi qu'elles allaient parler. Eusaias, heu non on a dit la détendre pas l'énerver encore plus. Milo, houla elle risquerait de demander à le voir et ça risquerait de mal finir, elle voudrait le rejoindre et il ne le fallait pas. Gauvain, ah ba non là ses peurs remonteraient. Hum quoi d'autre ? Poup décida de parler de tout et de rien en fonction de ce qui lui passait par la tête. Le tout était de détourner l'esprit de Breiz.

Poup suivait la futur maman dans toutes ses pérégrinations. Comprenez par là qu'elle continuait son dur travail de teneuse de main. S'arrêtant le temps d'une contraction, posant sa main libre sur le ventre de la mère lors des douleurs. Les deux femmes reprirent leur marche. Cela dura dura dura ... mon dieu que cela dura. Ba ouais Poup elle aime pas marcher, que voulez vous. Ah c'était l'heure du bain, la brune aida la rousse à se glisser dans l'eau sans faire de nœuds à ses cheveux ... non mais je vous jure ses femmes enceintes. Poup n'avait pas fait tant de chichis pendant ses accouchements.

Rien ... le bébé ne voulait pas venir, le corps de Breiz résistait encore et toujours à se séparer de l'enfant. La vieille décide de ne pas laisser Breiz faire trempette indéfiniment, bonne chose. Une fois sèche, la vieille l'accompagne dans la chambre pour un nouveau examen. Poup les suivit. Bon ba elles étaient prête pour refaire un tour de marche. Chouette ...
Poup continua son babillage sans intérêt, parlant sans cesse tout en marchand. Tout à coup elle vit une tache sombre sous la chemise de Breiz. Elle avait perdu les eaux. Enfin, la fin était proche, ba oui c'est proche vu depuis le temps qu'on attends. Aller un dernier tour de marche avant de commencer le plus dur.
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