Alexandre908, incarné par Maud
Le Chancelier était resté assez immobile, observant la Maud frotter son tablier avant qu'elle ne parle de boire un verre et de le retenir.
Le retenir ça c'était pas un problème pour lui bien au contraire et le verre ? Et bien ça aussi il sait faire.
Fouillant son mantel il en tira à nouveau une flasque pleine avant de remplir chacun des verres puis de poser la flasque face à Maud.
T'nez, ma dernière de cognac que j'ai emmené de Joinville.
Un petit sourire puis il lève son verre, trinquant avant de boire d'un trait le liquide enflammé, vieille habitude marquant son alcoolisme chronique.
Vous savez Dame Maud vous ne me retenez pas du tout. Être ici auprès de vous est au contraire très plaisant. Cela ne me gênera pas de repartir de nuit.
Alexandre908, incarné par Maud
C'est le plus étonné du monde mais point outré qu'Alexandre observa son hôte descendre d'un coup sec le verre. Néanmoins voyant son teint s'enflammer de manière rapide il ne put réprimer un rire enjoué alors que la Maud se jetait sur la cruche d'eau.
Dame Maud, ne buvait pas si vite voyons, la tristesse s'éprendrait de moi que de vous voir souffrir et encore plus si mon breuvage, si bon soit-il, en était la cause.
La Porte-Parole rafraichi le Chancelier l'écouta sans quitter un fin sourire. Bien entendu il se doutait que celle-ci ne pourrait l'héberger, d'une le lit semblait n'avoir qu'un seul moyen de contenir les deux, moyens qui risquerait de troubler quelques peu nos deux compaires, à savoir se serrer. Aussi il ne fut pas plus dérangé que cela par les propos de la Maud souhaitant respecter son intimité.
Douce Maud, n'ayez point de crainte quand au fait de ne point m'héberger. La route de nuit ne me dérange en aucun cas, de plus la soirée en vostre compagnie fut des plus agréables, je doute de pouvoir m'endormir après cela, mon esprit va cogiter tel que je le connait.
Les joues s'empourprèrent légèrement sous la déclaration néanmoins le Joinvillois garda la tête haute avant d'avoir un éclair..Pas de génie, simplement un rappel d'un coffret siégeant dans son sac.
Il me reste encore un cadeau pour vous !
Se levant il rejoignit rapidement son sac avant d'en tirer un coffret de bois travaillé avant de l'amener, le posant doucement devant la Maud.
Je vous laisse soin de l'ouvrir, j'espère que ce modeste présent vous plaira.
A l'intérieur du coffret bientôt ouvert trône, silencieux, un camélia rose, symbole pour ceux ne connaissant que peu le language floral d'une affection amoureuse toute particulière.
Alexandre908, incarné par Maud
La gorge pourtant rincé si peu longtemps avant semblait être déjà aussi aride que les terres orientale. Sur la tempe une légère perle s'était formé, signe de son stresse à l'ouverture du coffret. La fleur était toujours là, intacte.
Il observa la Maud faire, puis écoutant la question le chancelier ne put que s'humecter légèrement les lèvres du bout de sa langue avant de préparer sa réponse.
Et bien...Et bien...
Tant bien que mal la voix était tenue la plus juste possible, pas question de flancher maintenant, néanmoins, était-ce sage que de révéler cela avant son départ ?
Ses mains se posèrent lentement sur la table, son visage s'approcha lentement jusqu'à ce que ses lèvres soit placé proche de son oreille. Il ne put s'empêcher de fermer les yeux et de répondre doucement.
Le camélia symbolise...L'amour, l'exprimer avec des mots est parfois complexe aussi l'exprimer avec des fleurs et parfois moins difficile. Vous le cacher n'aurait aucun sens, vous le dire est donc peut-être mieux.
Je vous aime.
La fin de la phrase resta en suspend dans le souffle court l'ayant amenée, le teint était pourpre mais l'homme ne se redressa point de suite, ne sachant que faire, que dire...
Alexandre908, incarné par Maud
Le cur du Chancelier lui rappelait aujourd'hui ce qu'il avait si longtemps oublié, sa présence. La présence de ce petit organe permettant la vie et symbolisant dans nombre de culture les sentiments.
Certains diront et il le sait, que son cur est très rapide à décider de ce qu'il veut, mais pour lui son cur ne décide pas à chaque femme croisant son regard. Son cur ne se décide que lorsque, consciemment ou non, il à eût temps d'étudier la dite personne, se forger un opinion propre sur sa manière de penser, d'agir, de parler, de se tenir. Un ensemble de chose qui passait outre la beauté naturelle qui venait tout simplement enjoliver le tout.
Enfin, revenons en à l'homme se tenant debout et observant la Porte-Parole traversant de part et d'autre le logis. Chaque question pénétrait son esprit, était synthétiser pour ensuite être prête à être satisfaite par une réponse. Il comprenait son trouble mais ne savait point comment le traduire. Une gêne, un étonnement devant une situation qu'elle ne maîtrisait point..Cela semblait évident, mais deviner le reste du raisonnement à savoir ce qu'elle pensait de cette déclaration semblait flou, et cela le semblait aussi pour elle.
Dame Maud...Je sais que nous ne nous connaissons que depuis peu et si cela puis vous rassurer vous ne m'avez jamais donné raison à croire quelque chose même si j'aimerai y croire...
Il prit une légère respiration avant de continuer
Sachez que je n'éprouve point de gêne à vous avoir déclaré cette vérité..Non..Mais j'éprouve néanmoins une gêne à vous avoir tant troublé. Je vous connais depuis peu vous l'avez fait remarqué oui, mais sachez que je n'écoute point le temps qui souffle à mes oreilles chaque jour combien le jour de ma naissance s'éloigne et combien celle de ma fin s'approche, néanmoins j'écoute la voix de ce qui palpite en moi, qui palpite toujours plus fort en vostre présence, mon esprit qui se trouble.
S'approchant d'elle il l'invita ensuite à venir sasseoir, répondant délicatement à son sourire.
La maison ne s'écroulera point, néanmoins sachez que si vous veniez à le faire je serai là, pour vous retenir de tomber, pour vous aider à vous relever.
Et rapidement la flasque fut attrapé, les verres remplis puis distribués.
A vostre santé Maud, et que ce camélia, si fragile soit-il, puisse perdurer et veiller sur vous.
A nouveau un léger sourire alors que le Joinvillois reprenait de l'assurance et la chope saisie vint alors se vider rapidement dans les entrailles du fainéant.