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[RP]Joutes porcines : remise trophées ...

--_robert_


Hé bé, si il avait prévu telle suite à son sifflement, il aurait peut être réfléchit deux fois avant... Le cochon avait bel et bien répondu à son appel, mais malheureusement, il avait réussi à se débarrasser de son chargement.

Quand Yosil fit un vol plané dans le marécage, Robert avant de rire doucement, rentra la tête dans ses épaules. Il imaginait très bien la sensation que ca devait produire. En fait non, il n'imaginait pas vraiment ca, il pensait surtout à la dérouillée qu'il allait se prendre lors de la dernière joute. Il avait du déclencher la fureur du Cambrésien.


Ah oui , il ne tarda d'ailleurs pas à le voir...


"Oh toi ! Ton nez ne te cachera pas pour très longtemps encore ! En selle mon gaillard ! Je m'en vais te montrer des façons de mettre à terre son adversaire ! Allons ! Inutile de me regarder avec cet tête de carpe ! File ! Grimpe ! Et bats toi !"

Déglutissement Roberteux, tout en continuant machinalement de caresser le cochon qui lui avait obéit. Qui sait en devenant ami du cochon, peut être qu'il mettait des chances de son côté.

T'inquiète pas Saucisson, il en à après moi, j'vais mourir je crois. Content de t'avoir connu.

L'aide soignant avait eu le chic pour se mettre à dos ses deux derniers adversaires...Comment avait il réussit tel exploit? Ca il n'en n'avait aucune idée. Peut être étaient ils tout simplement jaloux? Oui ca devait être ca, ils ne supportaient pas l'idée qu'un simple petit Arrageois sorti de nul part gagne les joutes porcines. Rhalala...

Il tenta quelques instants de soutenir le regard de son adversaire, mais très vite il abdiqua, préférant baisser la tête pour que le regard passe au dessus...
Finalement il lâcha Saucisson et se précipita vers le terrain pour se préparer, enfourcher son cochon, attraper sa lance, et surtout....Se protéger avec le plus de trucs possible. Il trouva des armures en tissu, bien rembourrées, et en enfila trois ou quatre, les unes, sur les autres. Un bibendum grandeur nature, quelques siècles avant sa création.

Bras écartés, lance plaquée un peu au hasard, la remontée sur la monture fut difficile. Une fois en place il commença à flipper. Il avait peur tout à coup. Allait il vraiment mourir pendant cette dernière joute?
Yosil


En voilà un accoutrement ?!

L'adversaire continuait à faire rire le public. Un vrai héros de théâtre ! Et face au terrible Cambraisien tout de noir vétu avec sa démarche boiteuse et son cri de guerre, le public avait vite choisi son champion.

Un "Robert ! Robert ! Robert !" s'élevait comme une clameur dans les gradins. C'est qu'il se ferait élire Comte à la place du Comte ce Rouge d'Arras !

Le bien contre le mal, le jeune contre le vieux, le gentil contre le méchant, Robert contre Yosil, voilà ce qu'annoncait une finale qui n'avait toujours pas commencé.

Dans les histoires, même le bras droit du grand méchant semble s'éveiller face à la férocité de son maître à la fin du livre. C'était le cas de Saucisson, très remuant. Mais Yosil l'enfourcha tout de même et lui asséna quelques coups de talons dans les côtes pour lui rappeler qui était le patron. La lance sale pointait à présent l'Arrageois bibendum.

"Allons ! Voyons ce que le héros d'Arras a dans le ventre ! Je te laisse annoncer le départ cher Robert."
--_robert_


La clameur venant des gradins aurait du encourager le Robert, le faire gonfler le torse comme il avait fait auparavant. Mais bizarrement, là, la fierté et l'enthousiasme n'était pas au rendez vous. Il avait un mauvais pressentiment.

Les jambes de l'aide soignant serraient le cochon un peu trop fort, ses mains tremblaient légèrement entrainant la lance dans un tressautement irrégulier. La pression sur les épaules de l'Arrageois venait d'augmenter d'un cran.


Allons ! Voyons ce que le héros d'Arras a dans le ventre ! Je te laisse annoncer le départ cher Robert.


Et voila qu'en plus son adversaire dans sa graaande bonté lui laissait le coup d'envoi. A ce moment là, il regrettait qu'Ombeline ne soit pas là pour le faire elle même. Mais bon il prit son courage à deux mains et après avoir inspiré une grande bouffée d'air il cria d'une petite voix fluette :

Prêt?

Après toussotement pour ne pas attirer encore plus le ridicule, il essaya d'adopter une voix plus grave pour donner le top départ.

C'EST PARTIIIIIII!!!

Assurance feinte, qu'il essaie tout de même d'assumer. Lance en avant, les talons talonnent...non sans blague...les flancs du cochon qui sous les coups part au galop.

AHHHHHHHHHHHHHH

Robert crie tant qu'il peut encore, autant cassé un maximum les oreilles de son adversaire. Et puis ca lui ferait peut etre peur...oui bon d'accord, ou pas.

Le choc arrive vite, très vite, trop vite. La lance de l'arrageois résiste, signe qu'il à touché son adversaire. Mais un bruit de bois qui casse le surprend. En effet la lance de son adversaire s'est prise dans les plis des sa triple protection et crac...elle n'a pas résisté.

Le galop se continue après que les lances aient glissé sur les corps des jouteurs. Preuve qu'aucun des deux n'avait chuté. Mais qu'en était il des points.

Arrivé en bout de lice, Robert regarda autour du terrain. Y'avait il quelqu'un pour leur dire à qui était l'avantage?
Vite vite quelqu'un...
Petite coup d'oeil en la direction de la tente massacrée. Petit coup d'oeil dans les tribunes. Ombeline semblait occupée auprès de son cher et tendre, Yosil était face à lui, et....ah mais oui restait encore une arbitre...

Les yeux du roux scrutèrent la foule rassemblée autour du terrain à la recherche de la troisième arbitre. Où pouvait elle bien être?
--Rufus



Le pépère était en liesse. L'Major venait de se ramasser une de ses déculottées aux joutes porcines. Il allait pouvoir se fendre la poire longtemps à ce sujet. D'ailleurs, il n'allait pas se gêner pour décarrer au quart de tour et lancer quelques piques. Le voilà donc en approche, de la lice ... Moue de dégoût quand il vit encore la patronne enlacer cet escogriffe ... De la confimiel donné au cochon, que ça, pesta le pépère. Bref, il était en approche, quand il vit l'Major déguerpit comme s'il avait le feu au fion ... Rufus en resta la bouche grand ouverte, et ses mirettes eurent bien du mal à suivre le mouvement ... De tout évidence, il voulait se faire l'Robert.

Vindioussssssssssssss, zety za virer sa cuti nom d'là !
J'l'aurai pas cru !
ZAvoir une belle pouliche comme la patronneuu, ben za zalors.


Comme tant d'autres, il nota le secouage des tentures dans la tente au loin. Comme d'autres, il décida d'y jeter un œil quoi. Après tout, un peu d'instruction ne pouvait pas lui faire d'mal et pis la patronne y allait. Elle aurait besoin de soutien et lui, le pépère, c'était son plus fidèle, son plus vaillant, son plus proche de proche quoi après l'autre énergumène d'Major.

Quand il rejoignit le groupe, ce fut pour découvrit le Major allongé à terre, le visage dans les bras de la patronne ... un Robert qui couinait, qui courait et que euu enfin l'moustachu s'était mis à le courser à son tour.

Crénomd' vindious, zune zorgie maint'nant ?
Nom d' la, zety la foire za la zaucisse !!!


Il avait du causer trop fort, la patronne le réprimanda. Tête basse, il ferma son clapet mais intérieurement s'causer quand même sacrément en imaginant des scènes impensables !
Et pis, il comprit que les joutes reprenaient leurs cours et y'avait plus d'arbitre ! Il bomba le torse, lissa sa moustache, remit ses pansements au pif en place, et baragouina à sa patronne.


Zen fait' pas, l'Grand Hildago de zes dames va prendre tout zen main !
Vious zaller voir, ze qué vious zaller vouar !!!
Pouvez compter sur moué comme toujours !
Pa risque d'virer d'bord moua, patronne. Vious devriez pas vious zaccrocher, vous vous faîtes du mal zen plouch.
M'enfin ce que j'en dis moué.
A la revoyure, le d'voir m'appelle !



Démarche de conquistador.
Il arriva tout juste pour voir la fin de cette première lance.
Faisant son important, il grimpa à la vigie et beugla.



L'Arbitre d'Fruges y'a un zoucis, zenfin pas zelle mais par charité, zelle doit porter azzistance zà une pauvre pomme.

Bon zalors, j' r'prends la zuite, et moué j' vious dis que ...

Ben l'gus qui a fichu la déculottée au Major, ben l'a touché en plein pectoral l'moustachu !

Bon dious, l'a de la rezzource l' p'tiot. Zé le moustachu, pas ne s'est pas laizzé compter fleurette non plus et l'a ben bien mandalé avec za lance en plein l'écu.

Voila, messious, dames.

Za m'zemble z'être d'l'égalité que za.
ZATTENTION, zeconde lanze !!!


Il chercha de quoi annoncer le départ, mais pas d'étoffe écarlate en vue. Il sacrifia son mouchoir, plutôt chargé en choses visqueuses bien verdatres et gluantes.


Zety za f'ra l'affaire, crénom d' vindious.

Prêt les lascars ?
Za va décarrer !!!



Et le pépère leva bien haut son mouchoir ... puis le lâcha.


Seconde lance:
Yosil: 7 + 2 = 9 > - Adversaire désarçonné, lance intacte = 4 points.
Robert : 7 + 4 = 11 > 2 > Adversaire touché au pectoral, lance intacte = 1 points. Bon RP ^^
Ombeline
[Auprès de son Tendre]


Caressant tendrement le visage de son tendre, les ambres pleine d’inquiétude rivées sur lui, elle tenta de percevoir chaque geste, chaque bredouillement de ce dernier. Les propos de Lou étaient sans queue, ni tête. Le Robert avait de tout évidence eut la main bien leste.

Euh....oui je t'entends.
Bah...je ne vais pas te laisser, je suis là.
Qui est à terre? Il y a un blessé?
Rho! ne te met pas dans cet état, je n'ai pas fait exprès de te marcher sur le pied.
Me pendre, m'estourbir, m’écarteler et m'émasculer pour si peu, bah dis donc tu n'y vas pas de main morte.
Désolé si je t'ai écrasé tes jolis petons.
Robert, robert, ce nom me dit quelque chose....


Oui, ROBERTTTTTTTTTTTTT !!!
Si souviens-toi ton adversaire, c’est lui qui qui qui GRGRGRGR


Moi? Mais...mais non...j'ai..

Bon, c'est qui celui là qui se mêle de notre danse?
Fait il déjà nuit mon ange? Est-il l'heure de rentrer?
Veux tu m'accorder la prochaine danse?


Nuit ? Mais quelle sornette, me chantes-tu là ? Oh, miséricorde, plus grave que je ne le pensais. Je vais le truciderrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr.
Enfin eu avant une danse ? Eu bien eu.


ASSOOOOOOOO !!!

Tiens, je ne connais pas cette danse.
Doit on changer de cavalière?


Pour le coup, elle fut désarçonnée par cette inopinée proposition. Le discours sans queue ni tête de Lou lui laissait rien présager de bon non plus. En bruit de fond, bien qu’elle soit concentrée sur les moindres dires, faits et gestes de Lou, elle eut comme la vague impression d’entendre en plus des applaudissements et des cris de Bravo au loin venant des tribunes …. Et ce ASSOOOOO … Que se passait-il donc au dehors ???
La suite la laissa abasourdie. Voilà Yosil, juché sur son Saucisson sur patte qui se joignait à eux avec une entrée des plus fracassantes dans la tente déjà bien escamotée …. Enfin entrée et eu sortie rapide…. Et Sortie, non sans accroc !!! GRGRGR


Héhoooooooooo, les tentures !!!!!!!!!!!!!
La tenteeeeeeeeeeeeeeeeeeeee !!! Ils vont tout nous saccager !!! ARGGGGGGGGGGGGGGGGGGG YOSILLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLL, bon sang d’bonsoirrrrrrrrrrrrrrr, c’est pas la lice ici !!!


Grommela la jeune femme, mais bien vite se tut en entendant son tendre parler…. Qui faut l’avouer était sa préoccupation première … Ben oui, le pauvre passait tout de même avant le matériel et futures tortures qu’elle envisageait de faire subir à ce rustre de Robert.

Oh! Aristote est bon, il a remis le jour...

Un soupir dépité franchit ses lèvres mais ce fut d’une voix douce qu’elle s’adressa à son blessé.

Lou, ne t’inquiète pas. Je vais veiller sur toi … Il doit me rester une fiole de la vieille guérisseuse poitevine quelque part dans mes malles, cela devrait te remettre sur pied … Du moins, je l’espère car sinon, on est mal, on est mal, ON EST MALLLLLLLLLLLLLLLLLLLL !!!

Elle déposa un baiser sur ses lèvres quand le destructeur de tente s’approcha d’eux.

"Ne t'inquiète pas Ombeline, je vais venger ton homme et mon honneur ! Je vais le briser d'un coup d'un seul !"

Elle remercia le ciel d’avoir envoyé quelqu’un, bien que ce dernier n’avait pas fait dans le détail, niveau entrée.

Je compte sur toi !!! Gardes-en nous un morceau.

Elle tapota la joue de son compagnon.

Ne bouge point, je vais chercher la fiole en question.

Elle se mit en quête de la fiole. Pas une mince affaire de retrouver sa malle avec tout ce bazar ! Elle souleva les tentures jonchant le sol, poussa un tabouret par-ci, un paquet par-là, le petit guéridon sur le côté, la peau de bête plus loin, la marmite par-là bref … Au bout d’une bonne dizaine de minutes, la malle fut retrouvée, ouverte et elle en extirpa sa fiole. Elle revint au chevet de son tendre. Sur qu’il détesterait le goût, mais cette décoction s’était toujours révélée des plus efficaces.

Ne m’en veut pas mon cœur, c’est pour ton bien.

Ni une, ni deux, elle lui fit ingurgiter de force une bonne rasade dans le gosier.
_________________
Yosil


Remonté, le Yosil comptait bien écraser le Rouge d'Arras en une lance et une seule. Jaugeant bien le bibendum il laissa le loisir à son adversaire de lancer le départ. La charge commença. Jambon sur patte s'élanca dans le couloir et Yosil prépara sa lance. Mais quel ne fut pas sa surprise quand la lance vint s'enchevetrer et se briser sur le Robert qui lui porta lui aussi un vilain coup.

Se tenant la poitrine au bout le Cambraisien pesta.

"Rhaaa ! Satané combinaison ! Enlève ceci et bats toi dans les règles de l'art !"

Placant la lance devant son nez puis pointant son adversaire Yosil remarqua que le bout était brisé.

"Qu'on m'apporte une autre lance ! Puisque l'adversaire change les règles, je vais en faire de même !"

Une nouvelle lance lui fut donné quand le Rufus arriva pour finir l'arbitrage.


"Za m'zemble z'être d'l'égalité que za.
ZATTENTION, zeconde lanze !!!"

"Prêt les lascars ?
Za va décarrer !!!"


Le mouchoir tomba.

Comme une longue seconde. Comme au ralenti, Yosil serra les dents et montra ses crocs dans un sourire carnassier. D'un coup de botte il faisait comprendre au Saucisson que c'était le moment de s'illustrer. La lance pointait déjà l'adversaire, le casque était bien enfoncé au dessus des yeux foudrayant de colère. A la seconde d'après le cochon avait quitté sa position d'attente initiale et partait dans un galop porcin peu commun. Lui aussi avait beaucoup fatigué aujourd'hui, son système nerveux n'avait jamais été aussi sollicité qu'aujourd'hui. Deux pattes puis deux pattes en l'air regardant au loin, priant pour que son monteur soit encore sur son dos dans 50 mètres.

La seconde lance était parti !
Sylvine
[Demi-finale -Terrain Humide - Robert vs Leportel62]

Sylvine avait suivi, le coeur battant, le troisième essai. Sa petite chanson avait comme dynamisé Leportel.
Elle devint blanche et se mit à trembler lorsque celui-ci se trouva séant à terre.
Elle eut du mal à avaler sa salive et s’assit. Lui avait-elle porté malheur ?
Les cris de liesse de l’autre côté de la tribune ne donnait aucun doute de la victoire de l’Arrageois.
Ils cessèrent assez rapidement.
Hum, Il y avait-il une nouvelle donne ? Le rouquin avait-il commis quelques fautes ??
Elle se releva et regarda dans la lice. Le bonhomme était poursuivi par un Lou furax.
Les deux hommes sortirent en direction du campement.

Le terrain se vidait de ses spectateurs. Un peu abasourdie, elle chercha à comprendre ce qui avait bien pu se passer. Une seule explication revenait: sa chanson avait dû perturber la concentration du guerrier.

Les gradins étaient quasi-vides. La jeune femme essaya de se rappeler ce qu’avait dit Ombeline à propos du terrain pour la finale.
Terrain sableux..
Au moins, le finaliste était celui qui l’avait par deux fois boutée hors. Un petit espoir, que celui-ci en fasse autant à cet Arrageois, la fit quitter le lieu.



[Finale -Terrain Sableux -Yosil vs Robert ]


Elle trouva difficilement une place en fin de rang. Tout le monde semblait patienter depuis un petit moment. Quelques cas d’ébriété étaient déjà annoncés.

La brunette fut soulagée de se trouver loin du duo des jeune femmes pro Robert.

Elle n' allait pas se faire remarquer. Elle demanda à son plus proche voisin ce qu'il se passait.


Pas grand’ chose ,ma tit dame. Les adversaires ben sont pas revenus ni l’arbitre.
La joute a commencé ?
Elle allait ….

Sur ce, apparurent les intéressés.
Tin les voilà.

Le bonhomme se leva pour acclamer, lui cachant la dite arrivée.
Elle se pencha et ne put apercevoir que le visage fermé de son dernier adversaire, au début de la ligne.
Elle ne pipa aucun mot mais serra les fesses et commença à murmurer des prières de réussite pour le Cambrésien.
S’il gagnait, ce serait moins dur pour Lou et elle.

_________________
--_robert_


Toujours scrutant la foule, Yosil l'interpela.


"Rhaaa ! Satané combinaison ! Enlève ceci et bats toi dans les règles de l'art !"


Gros secouage de tête de la part de Robert, il n'avait pas l'intention d'enlever sa protection pour se faire empaler comme un vulgaire cochon.

Non non non! Je la garde, vous croyez quand même pas que je vais vous laisser m'empaler sans me protéger hein...

Il ne pu en dire plus car le roux venait d'entendre arriver Rufus. Quelques explications sont données, mais la joute continue. Rufus sera l'arbitre.


Prêt les lascars ?
Za va décarrer !!!


OUI!

Un cri du fond du coeur, mais si l'aide soignant ne se fait pas trop de rêves. Il va morfler... Mais qui sait, il avait eu le même sentiment pour Leportel et s'en était tiré d'un cheveu, peut etre que là....
Mais pas le temps de continuer de réfléchir, le mouchoir bizarre vient de tomber. Agrippant son cochon sauvage, raffermissant sa poigne sur la lance, Robert se mets en route. Yosil arrivait en face, il faisait peur à voir. Ses dents, son sourire, rien de bon n'allait arriver...

Le moment de l'impact arrive. Robert ferme les yeux, il ne veut pas voir la misère. Doucement ses lèvres bougent, il prie! Et il a bien raison. Il sent sa lance toucher son adversaire ce qui lui arrache un début de sourire. Début de sourire bien vite éteint quand il sent sa monture lui échapper. Le cochon semble continuer de courir sans lui. Que se passe t il?

Ce n'est que lorsque son postérieur vient lourdement s'écraser dans le sable du terrain que Robert comprend. Il vient de se faire désarçonner, il a perdu, c'est fini.


NOOOOONNNNNNNNNN!!!!!

Il rouvre les yeux et va pour se redresser, mais rien. Son accumulation de protection l'empêche de se relever. le voila tel une tortue sur le dos, avec ses pattes qui gigotent dans le vide.

A l'aideee!!
Yosil


Cette fois ci il n'allait pas se faire avoir, une fois suffisait. Dans sa charge il réfléchit, le Rouge n'avait pas une mauvaise technique et plutôt de bons réflexes. Cette combinaison lui faisait perdre tous ses points forts au grand plaisir de Yosil qui se lécha les babines en apprenant que l'Arrageois refusait d'ôter cette encombrante armure.

Non seulement il venait de récupérer une lance neuve mais il venait de désarmer son adversaire. La victoire allait être stratégique.

Il s'approchait à présent de l’adversaire. Il fallait prendre une décision. Sa seule solution était de se découvrir pour frapper du plus fort possible en plein centre de la combinaison. Yosil était avant tout un défenseur qui parait et contre-attaquait. Ici il lui fallait baisser sa garde pour prendre de l'élan dans son estocade.

Heureusement pour lui, Robert était à présent quasi-immobile et il n'avait que peu de chance de pouvoir esquiver l'attaque.

Le Cambraisien plissa le regard, il fallait seulement être suffisamment solide pour ne pas choir d'un mauvais coup.

Une sueur froide le prit quand levant son bouclier la lance de l'Arrageois vint le percuter dans le pectoral. Le Bourrin avait néanmoins bien retenu sa respiration et dans un souffle il se hissa un peu de son cochon et d'une attaque plongeante frappa de toutes ses forces dans le bide de l'adversaire qui resta cloué sur place alors que son cochon continuait sa course.

Il se rattrapa à son cochon et atteignit le bout de la piste. Ainsi le sombre Yosil venait de l'emporter. Comble de sa victoire, l'ennemi restait cloué au sol.

Il leva sa lance vers le public et vers l'arbitre. Il était en selle et vainqueur ! Il se lanca alors dans une vrai tirade méchant :

"Ainsi s'achève la pittoresque percée d'un simple Aide Soignant face à un vrai Vétéran de l'OST. Mouhahahaha !"

Puis les traits concentrés du Cambraisien se radoucirent, il ôta son casque et jeta à bas sa lance avant de "descendre" de monture. Son fier destrier ne finira pas en saucisson et il sembla lui aussi le comprendre. Il venait de gagner sa vie.

Yosil s’avança dans le sable où gesticulait le Rouge. Se penchant vers lui il garda une mine satisfaite :

"Allons Soldat ! La première leçon s'achève à peine ! On apprend en tombant mais on comprend en se relevant."

Il lui tendit une main sympathique :

"Il fait soif non ?"
--_robert_


Robert toujours au sol tel une tortue sur sa carapace, entendit du bruit, mais la tête en bas, le sang qui monte vite au cerveau, tout ca n'aide pas l'aide soignant à la compréhension de ce qu'il se passe autour de lui.

C'est quand Yosil apparu dans son champs de vision, c'est à dire juste au dessus de lui, que Robert comprit ce qu'il disait.


"Allons Soldat ! La première leçon s'achève à peine ! On apprend en tombant mais on comprend en se relevant."


Soldat, soldat...il n'était pas soldat le Robert....tout juste aide soignant, et encore il n'avait normalement pas le droit au galon puisque pas militaire...Mais bref, il se prenait ce droit là. Quand à soldat...pouah... Mais bon il prenait ca pour un compliment de la part de son dernier adversaire. Un truc du genre : "Félicitation mon gars, tu t'es bien battu, digne des meilleurs soldats..."

Bon d'accord il rêvait, mais bon c'est toujours bon de rêver. Pour la suite par contre il ne rêvait pas, la main tendue vers lui était bien réelle. Après une seconde d'hésitation il se décida à attraper cette main sympathique, et à se remettre sur pieds.


"Il fait soif non?"


Et Robert de hocher la tête en signe d'affirmation. Une fois debout, il commença à retirer ses couches protectrices qui finalement avaient eu raison de lui.

C'est au vainqueur de payer sa tournée non?

Rougissement du roux. Il avait osé, oui oui, mais il avait osé car plus un écu en poche, et pourtant une grande soif à faire disparaitre.
--Supportrices_


[Finale ~~ Tribune ~~ Leur challenger VS un vieux boiteux moustachu.]


La finale la rendait nerveuse Aragone et Eléanore. Déjà, elle n'avait pas compris la raison de l'absence de leur Héros, de leur Prince, de leur Roi !!! Il tardait que trop à se présenter, chevauchant fièrement son destrier.

Que fait-il ? Que fait-il ?

Et pis y'avait eu comme une sorte de remue ménage, même l'arbitre avait déguerpit. Les deux jeunes femmes étaient de plus en plus angoissées. Leur Héros avait-il quelque soucis ???? Soulagement des deux supportrices en le voyant revenir sur le terrain, bien qu'elles ne comprirent rien de la scène qui se déroulaient sous leurs yeux écarquillés. L'essentiel était pour elles, que l'homme de leurs rêves était toujours VIVANT et semblait ENTIER. Elles soulevèrent leurs fanions et encouragèrent leur challenger.

Robert, je suis LAAAAAAAAAAAAAAAA !!!
T'es le meilleur des meilleurs !!! Tu vas gagner, j'en suis certaineeeeeeeeeeeeeeeeeeuuuuu.
Vive MON Robert !!!
T'es un championnnnnnnnnn, fais lui bouffer ta lance à ce vieux débris moustachu !!!
Tu vas gagner, tu vas gagner !!! J'y crois, il tient même plus debout ce vieux schnock !!!
Fais lui bouffer son râtelier !!!


Eléanore, ne resta pas en reste, et encouragea l'homme.


ALLEZ ROBERTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTT

ALLEZ ROBERTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTT !
HIP HIP HOURRAAAAAAAAAAA
HIP HIP HOURRAAAAAAAAAAA
FOU LUI SA DECULOTTEE AU MOUSTACHU

SI tu remportes, Aragone a parié t'donner ses petits dessous, hihihihihi !!!


Leurs hymnes retentirent dans les tribunes.

Allons enfants du Comté,
Le jour de la victoire est arrivé.
Contre nous de la couardise,
L'étendard Arrageois est levé.
L'étendard Arrageois est dressé.
Entendez-vous, les supportrices,
Chanter : "Allez Robert, l'Arrageois"
Allez, allez l'Arrageois
Tu es, tu es le plus fort
Allez, l'Arrageois
Tu es le plus fort
Allez, allez, l'Arrageois
Tu es le plus fort
Allez Robert !


Dans le malheur ou la gloire
Dans la défaite ou la victoire
A notre ROBERT nous resterons fidèles
Notre foi est éternelle
_Qu'est-ce que vous chantez ?
_Et nous chantons ROBERT Allez !
_Qu'est-ce que vous chantez ?
_Et nous chantons ROBERT Allez !
_Qu'est-ce que vous chantez ?
_Et nous chantons ROBERT Allez !
_Qu'est-ce que vous chantez ?
_Et nous chantons ROBERT Allez !

La la la la la la la
la la la la la la la la
la la la la la la
la la la la la la la la
la la la la la la
la la la la la la la la
la la la la la la


Elles hurlèrent leurs liesses mais la joie fut de courte durée quand elles découvrirent leur champion, les fesses au sol. Aragone vit rouge.

OHHHHHHHHHHHHHHHH, l' traitre !!!
Le maraud, il me l'a embroché !!!
HOU HOU HOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU
JE CONTESTE !!!
JE REFUTEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE !!!


Aragone était devenue une vraie furie, prête à estourbir le vilain qui venait de mettre à mal son champion. Forcément, ce dernier n'avait pu que tricher aux yeux de la supportrice de Robert !!!

Il a trichééééééééééééééééééééééé !!!
Il avait le soleil avec lui !!! Bou Bou bou.
CONTESTATIONNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN !!!
J' m'insurgeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee !!!
MON ROBERT NE PEUT PAS PERDRE !!!


hurla la jeune supportrice. Mauvaise perdante la jeune femme, ô que oui ! Et là, elle ne réfléchissait plus. Elle sauta pardessus la rambarde et fila droit sur le duo, ainsi que l'espèce de chose maigre qui servait d'arbitre. Elle en rajouta une couche en arrivant à leur hauteur.

NAN NAN NAN, JE DIS NAN.
MON ROBERT était tout pertubationné !!!
Où est l'ARBITRE de pacotille qui dirige cette pantomine !
J'EXIGE L'ARBITRE !!!
C'est un complot entre moustachu, j'en suis certaine.


Elle interrogea d'ailleurs son Prince.

N'est-ce pas ?
Vous n'étiez pas en forme ? N'est-ce pas que c'est un complot !!! Dîtes-le mon champion !!! Les moustachus veulent votre peau, ce sont des gros jaloux !!! Je suis là,moi, je veille au grain, nous allons demander réparation !!!


M'enfin Aragone, la défaite te faire dire n'importe quoi ... Le vieux a gagné, il a gagné, y'a pas à contester ... T'es de mauvaise foi là et tu nous colles la honte !!!

Que nenny !
Il a triché avec l'autre gringalet.
Regarde LE, sa moustache tressaute, c'est un signe ça !!!!


Toujours l'Adaptation des chants du Racing Club de Lens, et de la Marseillaise.
--Rufus



Le pépère était en train d's'en jeter une alors que les deux zozzios joutaient. Y'avait pas d'mal à se faire du bien comme disait le vieux Père Lustucru ou un gars du genre. Entre deux rasades de cervoise, il entraperçut le gros piff, le fion collé au sol et l'cochon à l'autre bout de la lice, seul évidemment. Il avait l'temps de donner le verdict. Le pépère prit donc le temps et de finir ce qui était pour lui prioritaire, faire sa fête à sa bibine. Une fois la gourde vide, il cracha quelques masses gluantes et verdâtres et bleugla le verdict.

Zalors, moué j' vious dis qu'au vu du vol plané qué vient d'nous faire l'Gros Pif, ben y'a pas bezoin d'être clerc pour comprendr' qu' l'Yosil a vaincu !!!

L'gus qui a fichu la déculottée au Major, ben l'a pas réussi à en foutre zune au Cambrézien.

Zé que le moustachu ne s'est pas laizzé compter fleurette et lui a montré de quel bois qu'il ze ...
Oulalalala, ze pazze quoi làbas ???


Questionna le pépère après avoir entendu une partie des récriminations d'un groupe de supportrices ... Encore plus ébaubi, il les vit descendre des tribunes ...


Zety za pue pas bon là ... Zety quoi que zette affaire, zune révolte ? Crénom d' vindious, l'on m'a pas cauzé de za moué ???

Et le pépère descendit de son perchoir et alla y voir de plus prêt. Il entendit la fin des paroles de la plus virulente des deux pouliches.

Mortecouille ! Qu'est-ce qu'elles veulent les deux là ?
Zety quoi donc que zette affaire là, bonté d'mère ?
De quels moustachus, qu'elle cause d'abord ???
Yosil


Comment des hués ? Et puis quoi encore !

"Descendez de là et monter à cochon les vilaines ! Que je vous montre c'est qui le Champion ! Naméo ! Elles sont folles ces donzelles..."

Mettant une grande tape dans le dos du Rouge, il lui sourit :

"Alors comme ça on a déjà un groupe de fanatiques à ses trousses. T'es un sacré chaud lapin toi. Je compatis à la souffrance de tes voisins. Doit pas être facile d'habiter près de chez toi entourée de demoiselles hystériques."
--_robert_


Dans un monde parallèle, Robert n'avait d'yeux et d'oreilles que pour Yosil et la chope qu'il lui proposait.

Ce n'est que lorsque Rufus et ses supportrices arrivèrent, qu'il les vit et les entendit.


NAN NAN NAN, JE DIS NAN.
MON ROBERT était tout pertubationné !!!
Où est l'ARBITRE de pacotille qui dirige cette pantomine !
J'EXIGE L'ARBITRE !!!
C'est un complot entre moustachu, j'en suis certaine.

N'est-ce pas ?
Vous n'étiez pas en forme ? N'est-ce pas que c'est un complot !!! Dîtes-le mon champion !!! Les moustachus veulent votre peau, ce sont des gros jaloux !!! Je suis là,moi, je veille au grain, nous allons demander réparation !!!


Sur le coup, il resta bouche bée, ne sachant que dire. Il était ému, très ému. Sa supportrice adorée, la sienne rien qu'a lui prenait sa défense et allait même jusqu'à réfuter la victoire de Yosil.

A la question qu'elle lui adressa, il répondit par un signe négatif de la tête. Non il n'était pas en forme, et là encore moins... Robert jeta ensuite un regard aux deux moustachus. Ils lui en voulaient?

Se tournant vers Aragone, il arbora un air surprit.


Vous croyez?

Voyant les esprits s'échauffer de chaque côté, le roux se tassa un peu plus sur lui même. Il aurait pu rentrer sous terre qu'il l'aurait fait. Et il faillit la rejoindre la terre quand la frappe de Yosil vint l'atteindre dans le dos, le déstabilisant, et l'obligeant à faire un pas en avant pour se reprendre.

"Alors comme ça on a déjà un groupe de fanatiques à ses trousses. T'es un sacré chaud lapin toi. Je compatis à la souffrance de tes voisins. Doit pas être facile d'habiter près de chez toi entourée de demoiselles hystériques."


Les petits yeux de l'aide soignant se relevèrent vers le Cambrésien. Ses joues prirent la même couleur que ses cheveux. Cramoisi qu'il était l'Arrageois. Décidément, lui qui aurait voulu être discret...et bien comment dire...c'était loupé, et bien loupé. Il tenta de se défendre.

Non non, j'suis pas un lapin... Et je ne fais pas souffrir mes voisins, je suis aide soignant, donc au contraire je les soigne.


Pas tout compris le roux, mais la naïveté revient au galop, et c'est avec un semblant de sourire qu'il clôture sa phrase.

Puis reprenant un peu de substance, il se redressa, s'étirant discrètement.


Bon je propose que les moustachus nous offre a tous a boire. A vous aussi Mesdamoiselles *rougeurs qui réapparaissent*, et l'affaire sera entendue. Je laisserais la victoire entière et totale au Vétéran.

Regard qui cherche une réponse chez le Cambrésien et chez Rufus.
Ombeline
[Auprès de son Tendre]

(...)

Ne m’en veut pas mon cœur, c’est pour ton bien.

Ni une, ni deux, elle lui fit ingurgiter de force une bonne rasade dans le gosier.

Allez, bois .... Tu vas voir, c'est un mal pour un bien.

Lui dit-elle d'un ton se voulant le plus rassurant possible. L'entendait-il déjà ? Pas certaine, ou alors sans vraiment l'entendre ... Il avait l'air dans les choux son tendre et pas qu'un peu. Elle appuya fermement mais sans plus y aller comme une brute, le goulot de la fiole ... Le liquide se déversait dans la gorge de Lou.

Au loin, elle crut entendre battre les tambours, sonner les cors, et retentir les applaudissements de la foule.


Mince, les joutes doivent être terminées, si cela se trouve !
Espérons que tout se passe au mieux là bas aussi.
Malheur de malheur, quelle journée de fou !


Elle reporta un regard inquiet sur Lou, ce dernier avait repris ... Les effets du liquide ne devraient plus tarder ... Elle lui en rajouta une dose pour plus de sureté.

Allez, mon cœur,une dernière pour la route.
Après,tu courras comme un cabri.

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