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[RP] Basilique Saint-Nazaire de Carcassonne

-fromFRMarieDouce
MarieDouce était à son recueillement le plus complet lorsque l'écclésiastique les invita à venir communier. Elle se dirigea donc vers celui-ci, la fille sur ses talons qui la dépassa pour se faufiler jusqu'à l'avant pour communier.. Elle se rappela soudain qu'il faudrait bien que Majda puisse être baptisée de façon formelle maintenant. Elle était en âge de prendre ses propres décisions.

Elle prit le morceau de pain, but un peu de vin puis retourna à sa place. Majda vint la rejoindre à ce moment-là. Sa fille semblait apprécier son quignon qu'elle grignotait sans se soucier des autres.

Après quelques prières pour la paix puisse revenir dans les coeurs de ses proches, MarieDouce prit Majda par la main et toutes deux quittèrent l'église.


« Tu viens ma puce ? Allons rejoindre papa, seul à la maison, il a besoin de notre soutien et de notre amour... » lui murmura-t-elle à l'oreille de l'enfant.

La confession .... sera pour plus tard. Pour l'instant, elles avaient un homme à aller réconforter ...

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( Signature en construction ... )
Rehael
Citation:
Nous, Tibère de Plantagenêt, dict Rehael, Archevêque Métropolitain de Narbonne par la Grâce de Dieu et de Sa Sainteté le Pape Eugène cinquième,

Aux Languedociens,

Salut et Bénédiction dans le Seigneur.

C’est avec une vive inquiétude et une profonde émotion que nous avons appris la chute du pouvoir Languedocien tombé sous le poids des armes. L’Eglise de France a toujours condamné les révoltes illégales lorsqu’elles viennent mettre à mal les défenseurs de la Foi et les valeurs de nos Prophètes. « Vox Populi Vox Dei » dit le proverbe, malheur à celui qui attente à la volonté populaire et acquiert le pouvoir par les armes.

Par la présente, Nous, Archevêque Métropolitain de Narbonne, au nom de l'Eglise et du Clergé Languedocien, condamnons avec la plus grande fermeté cette révolte et qualifions « d’illégitime » le nouveau gouvernement, nul ne pouvant prétendre à l’exercice du pouvoir sans le consentement du peuple.

Nous assurons le Peuple Languedocien du soutien de l'Eglise et de son clergé dans cette épreuve douloureuse qu’est l’occupation. Nous l’assurons également de l’union des prières Aristotéliciennes pour qu’il soit délivré du joug de ces brigands.
Enfin, nous soutenons avec force le gouvernement légitime et son Comte, Son Excellence Phelipe de Saunhac, et prions pour qu’il recouvre de nouveau ses pleines et entières prérogatives en compagnie du légitime Conseil languedocien

Que Dieu protège le Languedoc !

Ad Majorem Dei Gloriam


Faict à Narbonne, ce dix-septième jour du mois de juillet de l'an de grâce MCDLVI de notre Seigneur.


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pnj
Gotainer entra en la basilique, bien décidé a se faire baptiser. Il chercha durant de longue minutes un homme d'Eglise, puis, quand il mit la main sur le curé, patron en ces lieux, il lui dit

Bonjour, je me nomme Gotainer, et je viens car j'aimerais m'entretenir avec vous pour un baptême.

En effet cela fait un petit moment que j'habite notre beau comté, mais je n'ai cependant jamais eu le temps de faire la démarche afin d'être baptisé.

Pourriez vous m'indiquer comment m'y prendre?


Puis le jeune homme attendit une réponse du curé
Rehael
Gotainer a écrit:
Gotainer entra en la basilique, bien décidé a se faire baptiser. Il chercha durant de longue minutes un homme d'Eglise, puis, quand il mit la main sur le curé, patron en ces lieux, il lui dit

Bonjour, je me nomme Gotainer, et je viens car j'aimerais m'entretenir avec vous pour un baptême.

En effet cela fait un petit moment que j'habite notre beau comté, mais je n'ai cependant jamais eu le temps de faire la démarche afin d'être baptisé.

Pourriez vous m'indiquer comment m'y prendre?


Puis le jeune homme attendit une réponse du curé


Il vous faut vous rendre en l'Archevêché, ou se trouve notre fameuse école de catéchisme.

Le prélat ajouta un sourire.
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pnj
Le ciel métallique pesait sur la plaine de l'Aude. C'était dans un coche couvert et sinistrement silencieux que la Vicomtesse de Cauvisson retournait dans la ville de son enfance... L'Hostel des Malpertuis, qui devait être bien poussiéreux, et l'Eglise Saint-Nazaire, surtout... Ce bénitier au-dessus duquel elle s'était souventes fois penchée pour bénir de nouveaux aristotéliciens, ces froids piliers qui avaient été la chaleur de sa jeunesse.

Etait-elle vieille ? Quinze, seize ans peut-être. Bon nombre à cet âge n'étaient pas encore entrées dans le monde. Marguerite, elle, en avait déjà fait son enfer, et ce n'était pas par manque de foi ; bien au contraire, sa foi la dévorait, et le Très Haut était le seul au monde qu'elle désirât. Et plus elle aimait Sa Création, plus elle la contemplait, plus elle s'y brûlait les yeux, de le voir partout, sans comprendre, jamais...

Beaucoup la disaient la plus pieuse femme du Languedoc. Le Très Haut n'était pas simplement une vocation ; c'était un ardent désir, c'était un dévorant amour, une foi immodérée, et cette obsession de la vertu avait peu à peu vicié son âme. La Création avait revêtu le manteau de la binarité : tout était prétexte à louange, ou à malédiction, et ce sans milieu.

D'aucuns la croyaient possédée par le Sans Nom ; peut-être n'étaient-ils pas si loin de la vérité... Car c'était bien une sorte de possession, cette terreur furieuse qu'elle en avait, et la folie qui la prenait lorsqu'elle croyait saisir sa présence. A trop aimer Dieu, on la croyait démone du Sans Nom. N'était-ce pas étrange, qu'ainsi les extrêmes se rencontrassent ?


Margot ne parlait pas. Margot ne parlait plus. Parce qu'elle avait saisi les mots de sa conscience. Sa conscience lui avait demandé de se taire. De ne pas utiliser les armes du Sans Nom, le fiel des mots et la duperie de la rhétorique. C'avait été un ordre, un impérieux commandement, et la dévote dévorante folie de la jeune fille avait obéi ; et s'il lui arrivait d'écrire encore, c'était avec parcimonie, et s'il lui arrivait d'ouvrir encore les lèvres pour en sortir un son, c'était lors des prières... Lorsque chacun de ses mots était plus pieux que le précédent, et tout entier adressé au Très Haut.

C'était désormais à l'écoute de ses prières que l'on savait son humeur, ses pensées, ses envies ; le reste du temps, ce n'était qu'un silence aimable et gracile, comme si à l'allure de feuille morte que la rousse et maigre jeune fille arborait venait s'ajouter le mutisme des feuilles au crépuscule de leur vie... Un dernier bruissement, et leur vie s'envole en tourbillonnant.

Osa-t-elle lever les yeux vers les murailles de la cité ? Le Joyau du Languedoc... Son coeur se serra, de joie et d'angoisse, de tristesse et de conviction. Mère, mère !

Et une larme roula le long de sa joue opalescente.


Et puis elle passa devant l'Hostel des Malpertuis et ne s'y arrêta point. Le cocher savait bien quel était l'ordre du voyage : l'église d'abord, et y laisser la Fleur d'Oc, pour préparer l'Hostel en son absence.

C'est ainsi que Marguerite de Volpilhat, qui avait été diaconesse de Carcassonne, se trouva sur le parvis de l'Eglise Saint-Nazaire, muette et le visage rayonnant de ferveur.
Rehael
Alors que le soleil quittait doucement la belle ville de Carcassonne, le Cardinal-Archevêque déambulait dans la splendide Basilique Saint Nazaire. Il n'aimait rien tant que le calme des lieux saints, le soir, moment propice à la méditation et à la prière.

Voici quelques jours déjà qu'il était en visite dans la paroisse de Carcassonne. Il appréciait particulièrement cette ville au climat si doux et à la merveilleuse architecture. Ces quelques journées studieuses avaient fini par ressembler à quelques jours de vacances.

Ce jour, il s'était rendu dans la Basilique et avait supervisé l'entretien des cierges. Il s'agissait d'un jour important pour Carcassonne, car bientôt la paroisse posséderait une nouvelle diaconesse. Ou plutôt, il s'agissait d'un retour...

Alors que le soir guettait, il fit ouvrir en grand les portes de la Basilique et envoya un chanoine qui l'accompagnait faire sonner les cloches de la sainte batisse.

C'est ainsi que les cloches de Saint Nazaire se mirent à sonner joyeusement pour inviter les fidèles à venir assister à l'investiture de Dona Marguerite de Volpilhat.
Le prélat, lui, se rendit devant le parvis de la Basilique pour accueillir les fidèles qu'il esperait nombreux.



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Zachael_boisvert


Ayant entendu les cloches de la Basilique, Majda se demandait si le père Christini allait donner un office, elle s'y rendit donc, et discrètement, alla s'asseoir à sa place habituelle. La place près d'elle était vide... Sa mère viendrait-elle, elle ne le savait. Se signant rapidement, en passant près de l'Hostel, elle se cale au fond de son siège dès qu'elle arrive.

Surprise, elle constate qu'elle n'est pas seule, Dame Marguerite, qu'elle a croisée au château il y a quelques temps de cela, avec qui elle avait partagé une tisane est là, elle la salue d'un sourire, et d'un petit signe de tête.

Cette femme est incroyable, pense-t-elle. Elle est à peine plus âgée que moi, et tellement douce, tellement gentille ! Je n'arriverai jamais à être aussi calme. C'est pas dans mon tempérament. Mais elle force mon admiration cette jeune femme. Impressionnante de foi et de gentillesse.

Soupirant, Majda se dit qu'il est inutile qu'elle essaye de lui ressembler, chacun est différent, et chacun réagi différemment, elle, c'est de faire que les choses soient le mieux possible pour les villageois de sa cité, c'est ce qu'elle veut, et, bah, tant pis si elle dérange, elle se dit que c'est pour faire le bien après tout pas le mal... Elle essaye de patienter tranquillement, attendant le début de l'office.

pnj
Le Cardinal était arrivé, et il était vêtu de rouge - aurait-il pu en être autrement ?
C'était là un gros problème, pour la jeune fille, qu'un homme d'Eglise portât cette couleur. Ainsi, ce n'était pas une couleur du Sans Nom ? Son esprit commença ses querelles intestines entre passion et raison... Mais la raison cette fois l'emporta sur la passion, et au seul motif que la raison avait le bon argument : si elle refusait de voir ce fragment de rouge-là, juste ce fragment, comme relevant du Très Haut, alors son dernier repère sur terre, le Clergé, ce dans quoi elle cherchait la Solution, cesserait d'être vertueusement divin.

C'est pourtant tremblante, et fidèle à son silence, qu'elle s'agenouilla devant le prélat pour lui baiser la bague archiépiscopale. Et de se relever, murée dans son mutisme, et d'entrer dans l'église.

La jeune Shaggash était là et la salua. Dans la plénitude calme et froide du lieu, le cœur de la Fleur d'Oc se trouva en paix. Et avec un sourire plein de chaleur, elle inclina la tête en retour.

Mais ensuite, elle s'avança, avec les pas pieusement hésitants de crainte et d'amour vers l'autel, et s'agenouilla, elle, l'Infante, devant la toute-puissante du Très Haut.

C'est dans cette position qu'elle attendit le début de l'office.
Rehael
Le Cardinal rejoignit le choeur, se signant, avant de se retourner vers l'assemblée des fidèles. Quand les derniers murmures se turent, et quand le silence plana dans la salle, comme autant de prière adressés au Seigneur, le prélat commenca.

Chers amis, Bonjorn. Il m’est donné l’honneur de célébrer devant vous cet office exceptionnel, j’en remercie le Très Haut.

Mes bien chers Frères et Sœurs, amis de notre beau village et visiteurs de passage. Je suis heureux de vous accueillir dans la Maison du Seigneur, havre de paix et lieu où règnent la fraternité et la concorde entre les hommes. J'espère que vous n'avez pas eu de penchant pour le péché cette semaine.


Esquissant un sourire, il reprit :

Mes amis, nous sommes réunis aujourd'hui pour un office extraordinaire. Il s'agit d'introniser notre nouvelle diaconesse, ici à Carcassonne, Dona Marguerite de Volpilhat que la plupart d'entre vous connaissent bien.
Les plus anciens d'entre nous pourrons se souvenir que notre Soeur a déjà, par le passé, exercé ce ministère ici même.


Cependant, avant d'aller loin, il faut nous repentirs de nos péchés.

Une vie vertueuse parfaite est impossible. Nul, en dehors du divin, n'est parfait. Toutefois, l'aristotélicien vertueux est celui qui reconnaitra ses fautes et demandera le pardon à ses pairs par la confession.


C'est pourquoi il nous faut nous repentir de nos péchés. Ensuite, je demanderai à notre Soeur de Marguerite de venir à moi, devant vous, vous réciter le Credo.

Il s'interrompit, quelques instants, jetant un coup d'oeil à Marguerite, avant de reprendre :

Mais tout d'abord, mes amis, je vous demande pardon parce que j'ai beaucoup péché, en pensée, en parole, en action et ce sous le regard du Très Haut.


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pnj
Cela commençait... Il avait semblé à Marguerite qu'une éternité s'était déroulée avant de voir la cérémonie commencer. Mais son entendement était perturbé, on le savait ; seule importait sa foi sans bornes.

Oui, la maison du Seigneur était un havre de paix... Le seul que Margot trouvât désormais en ce monde. La confession, elle l'avait déjà faite quelques jours plus tôt, et il lui avait semblé n'avoir jamais assez de péchés à confesser.
Mais ce jour-là, dans cette église, il lui sembla que plus rien ne la distançait en vertu ; convaincue que son silence avait été la meilleure arme contre le Sans Nom, depuis cet incident dans le bureau du Procureur, elle ne trouva que de menus péchés à se reprocher, et c'était encore parce qu'elle affectait de se reprocher les plus insignifiants actes de la vie quotidienne.

Elle saisit le regard du prélat, lorsqu'il planta ses yeux dans les siens ; et elle murmura, à sa suite :


-« Seigneur, je vous demande pardon parce que j'ai beaucoup péché, en pensée, en parole, par action et par omission, et ce sous Votre regard infaillible.

Je confesse à Dieu Tout Puissant, à tous les Saints, et à vous aussi mes Amis, parce que j'ai beaucoup péché. Je supplie tous les Saints, et vous, mes Amis, de prier le Créateur pour moi. Que le Très Haut nous accorde le pardon, l'absolution et la rémission de tous nos péchés. »


Et puis, tous ayant murmuré cela en chœur, la jeune Fleur d'Oc se leva et rejoignit l'autel, comme convenu, pour réciter près du Cardinal le Credo.
Fais résonner ta voix, Margot ! Ici tu es sous l'œil bienveillant du Très Haut, ici tu ne crains rien.
D'une voix tout d'abord faible, et qui gagna en assurance et en vigueur au fil de la prière, Marguerite parla donc :


-« Je crois en Dieu, le Trés-Haut tout puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l'heure de la mort.

Je crois en Aristote, son prophète,
le fils de Nicomaque et de Phaetis,
envoyé pour enseigner la sagesse
comme les lois divines de l'Univers aux hommes égarés.

Je crois aussi en Christos,
Né de Maria et de Giosep,
Qui a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C'est ainsi qu'après avoir souffert sous Ponce,
Il est mort dans le martyre pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Très-Haut.

Je crois en l'Action Divine,
En la Sainte Eglise Aristotelicienne Romaine, Une et Indivisible,
En la communion des Saints,
En la rémission des péchés
Et en la Vie Eternelle. »


Elle marqua une courte pause : d'où lui venait ce sentiment de plénitude ?
Et puis conclut, finalement :


-« Ainsi soit-il. »
Zachael_boisvert


Ecoutant paisiblement la messe, Majda ne cessait de réfléchir...

Demander pardon de ses pêchés ? Avait-elle fauté ? Certainement, comme tout le monde. Elle ne supportait pas les glandeurs et les fainéants... alors oui, elle avait pesté contre eux, au lieu d'accepter les différences.

Elle murmura à mi-voix, les yeux fermés, pensant à ce qu'elle disait


Je confesse à Dieu Tout-puissant, à tous les saints et à vous aussi, mes amis parce que j'ai beaucoup péché, en pensée, en parole, en action.

Repensant à ses dernières interventions au château, elle se mord les lèvres... Oh oui... J'ai été très virulente... un peu trop peut-être. Elle soupire, se disant qu'elle devrait apprendre à tenir sa langue parfois...


Je supplie tous les Saints, et vous, mes Amis de prier le Créateur pour moi. Que le Très Haut nous accorde le pardon, l'absolution et la rémission de tous nos péchés.

Grâce, oui, je suis demande pardon au Très Haut. Levant les yeux pour admirer la voute de la basilique, elle reste pensive, les yeux dans le vague. Elle espére tant un jour arriver à se taire, mais ... Aristote Veille sur moi, ne me laisse pas devenir si virulente, apprend-moi la tempérance...

Regardant Monseigneur Rehael et Marguerite... Deux personnes exemplaires, elle est loin d'être aussi patiente qu'eux, aussi douce et aussi calme. Son caractère est impétueux.
Rehael
[ Hrp : toujours le même problème, impossible pour moi de me connecter en semaine sur le nouveau forum des RR... Pardonnez moi pour la longueur de la cérémonie. ]

Le Cardinal murmura le Saint Credo en coeur avec Marguerite.

Je crois en Dieu, le Trés-Haut tout puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l'heure de la mort.

Je crois en Aristote, son prophète,
le fils de Nicomaque et de Phaetis,
envoyé pour enseigner la sagesse
comme les lois divines de l'Univers aux hommes égarés.

Je crois aussi en Christos,
Né de Maria et de Giosep,
Qui a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C'est ainsi qu'après avoir souffert sous Ponce,
Il est mort dans le martyre pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Très-Haut.

Je crois en l'Action Divine,
En la Sainte Eglise Aristotelicienne Romaine, Une et Indivisible,
En la communion des Saints,
En la rémission des péchés
Et en la Vie Eternelle.


Après un instant de recueillement, Rehael reprit la parole.

Mes enfants, devant vous se présente Marguerite. Au terme de cette cérémonie, Marguerite sera votre diaconesse. Par cela, elle accepte de consacrer sa vie au Très-Haut et à l’Eglise, aux fidèles, de faire preuve d’abnégation envers la communauté aristotélicienne toute entière, et de se faire porteur du message divin et modèle de probité.

Se retournant vers Marguerite.

Ma fille, viens à moi prononça l'archevêque Rehael, levant les bras d'un geste ample.

S'ensuivit le traditionnel échange de voeux entre l'impétrant et l'officiant.

Fille bien aimée, avant d'être nommée diaconesse de Carcassonne, il convient que tu déclares devant l'assemblée ton intention de recevoir cette charge. Veux-tu être consacré au diaconat, au sein de l'Église, par l'imposition de mes mains et le don de la sagesse d'Aristote ?
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D.shaggash
Étant arrivé en plein milieu de la cérémonie, le Baron d’Exat s’installa aussi discrètement que possible auprès de sa fille. Bon, en fait pour la discrétion on repassera, puisque les sièges réservés aux membres de la noblesse se trouvaient en avant de l’autel… il lui fallut donc traverser toute la bâtisse en longeant les murs, jusqu’à arriver à hauteur de sa fille et s’installer à ses cotés.

Les raisons de son retard ? Tout simplement la lecture d’un livre de médecine qui lui avait fait oublier l’heure jusqu’à ce qu’il se rende compte qu’il avait faim. Donc, après avoir grignoté une terrine, quelques morceaux de volaille et descendu un pichet de vin, il s’était dépêché pour venir à la célébration…

En s’installant, il adressa un sourire à sa fille. C’était une brave petite qui faisait sa fierté…
pnj
[HRP] Barf... On peut abréger le cérémoniel, alors, non ? Faire au plus court, quoi. [/HRP]

La jeune Fleur d'Oc s'était approchée tout près du Cardinal, les yeux baissés, et écoutait pieusement.

-« Fille bien aimée, avant d'être nommée diaconesse de Carcassonne, il convient que tu déclares devant l'assemblée ton intention de recevoir cette charge. Veux-tu être consacré au diaconat, au sein de l'Église, par l'imposition de mes mains et le don de la sagesse d'Aristote ? »


Et Marguerite d'approuver, car c'était la plus grande des évidences, pour elle, que ce don de soi à la communauté des fidèles :

-« Frères bien aimés, entendez mon voeu ! Je veux être consacrée au diaconat au sein de l'Eglise, je le veux, par l'imposition de mains éthérées, par l'imposition des mains de Monseigneur Tibère de Plantagenêt, et plus que tout, par le don de la sagesse d'Aristote, notre prophète bien-aimé. »
Zachael_boisvert


Souriant en voyant son père arriver, pour une fois qu'il est sorti de son bureau, Majda a du mal à rester tranquille. Le voyant essayer de venir s'installer discrètement, elle se dit que c'est raté, ils se ressemblent tous les deux. Le voyant remonter l'allée pour s'asseoir près d'elle, elle lui sourit.

Ayant toujours autant de mal à tenir en place, elle écoute le serment de Dame Marguerite. Elle regarde son père et lui chuchote : " Bonjour Papa, dis, c'est quoi une diaconnesse ? Elle va faire quoi, Dame Marguerite ? "

Toujours aussi curieuse, elle se penche pour voir ce qui se passe. Heureusement qu'ils sont tout près de l'autel, elle ne perd pas une miette de ce qui se passe.

Se tournant vers la nef, elle aperçoit quelques villageois, qui sont venus écouter la messe également.

Après un petit moment, tournant la tête à droite, à gauche, et ne trouvant rien à faire pour s'occuper, elle s'asseoit confortablement sur son fauteuil, et soupire. Dire que bientôt ce sera son baptême... et qu'il faudra qu'elle reste tranquille.
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