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[RP] Basilique Saint-Nazaire de Carcassonne

Rehael
Le Cardinal acquiessa, souriant. Le moment était important pour toute une ville. Mais plus encore, chacun pouvait sentir cette ambiance si particulière régner dans la Basilique, cette ambiance ou la présence du Très-Haut semblait presque palpable, ou son regard était écrasant.

En devenant diaconesse, Marguerite devenait le nouveau guide spirituel de toute une ville, et se voyait investie de la mission divine d'intercéder entre Dieu et les fidèles, et de donner les saints sacrements.

Il s'approcha alors et pris les mains de Marguerite dans les siennes, puis poursuivit alors, de sa voix forte et claire :


Fille bien aimée, veux-tu garder et développer un esprit de prière conforme à ton état et, dans la fidélité à cet esprit, célébrer la Sainte Messe en union avec le peuple de Dieu, intercédant pour lui et pour le monde entier ?

Veux-tu, garder le mystère de la foi dans une conscience pure, et proclamer cette foi par la parole et par tes actes, fidèle au Livre des vertus et à la tradition de l'Église ?

Veux-tu conformer toute ta vie aux exemples de Christos et Aristote ?

Ma fille, promets-tu de vivre en communion avec moi et mes successeurs, dans le respect et l'obéissance ?

_________________
pnj
Ce moment, la Fleur d'Oc l'avait déjà vécu, quelques années plus tôt ; c'était en la Cathédrale de Narbonne, et c'était devant Son Eminence Lorgol, mais les circonstances importaient peu. Seule comptait cette plénitude qui la submergeait au moment de prononcer ses vœux.

Les mains du Cardinal, c'étaient comme le vecteur d'un éther épuré et divin en tous points. La voix du Cardinal, c'était comme un appel de là haut, comme une prophétie...
C'étaient des questions dont la réponse lui semblait tellement évidente qu'elle n'aurait même pas nécessité qu'on la prononçât. Et c'est pourtant les larmes aux yeux, la voix décuplée par la ferveur, que la diaconesse passée et à venir clama :


-« Oui ! Oui ! Je veux garder, je veux développer un esprit de prière conforme à mon état, je veux dans la fidélité à cet esprit célébrer la Sainte Messe en union avec le grand et beau peuple de Dieu, je veux ainsi intercéder pour lui et pour le monde entier !

Oui ! Je veux garder le mystère de la foi dans une conscience pure, je veux proclamer encore et encore cette foi par ma parole et par mes actes, toujours fidèle au Livre des Vertus et à la tradition de l'Eglise !

Oui ! Comme promis au baptême, et comme jamais je ne me lasserai de le dire, je veux conformer ma vie toute entière à suivre les exemples de nos aimés prophètes Christos et Aristote ! Je promets de vivre en communion avec vous, Eminence, avec vos successeurs, dans le respect le plus droit, dans l'obéissance la plus humble.

Oui, tout cela je le veux, plus que tout au monde. »
Fantik37
Fantik, de passage à Carcassonne, entra dans l'église.
Voyant qu'il y avait une cérémonie en cours, elle s'assit au fond de l'église discrètement.

Elle avait besoin de prier un peu...pas de nouvelle de son fiancé...cela l'inquiétait.
Elle repartirait vite à Montauban.
En attendant, elle demanda au Seigneur de le protéger. Où qu'il puisse être!

Elle aurait bien aimé rester un peu mais la route l'appelait...
Zachael_boisvert


Assise près de son père, Majda écoutait patiemment, elle regardait avec attention la cérémonie.

Quel dévouement que celui de Donà Marguerite pour l'église, et pour sa foi. Elle reste immobile quelques instants et commence à balancer ses jambes malgré elle. Se ressaisissant, elle cesse, et se concentre à nouveau sur la cérémonie en cours.

Réfléchissant aux propos qu'elle entend. Elle sert le Languedoc et sa cité déjà, mais elle sait qu'Aristote veille sur elle. Certainement, il ne peut en être autrement. Elle prie donc Aristote pour le remercier de ses bienfaits, et se promet intérieurement d'être fidèle aussi aux principes que sa préparation au baptême lui a appris.
Rehael
Le Cardinal, tenant les mains de Marguerite, s'avisa de la présence aux premiers rangs de Djahen et Majda Eulalie d'Exat. Une famille, membre de la noblesse languedocienne, qu'il appréciait tout particulièrement, et qui faisait honneur à son rang, particulièrement investie pour leur comté et leur cité. Puissent ils servir d'exemple au reste de la société, pensa le prélat, avant de sourire à Marguerite. Celle-ci avait prononcée les voeux du diacre avec une grande ferveur, elle qui était, par cette intronisation, touchée par la grâce du Très-Haut.

Que Dieu Lui-même achève en toi ce qu'il a commencé. dit il simplement à Marguerite.

Puis, reprenant d'une voix forte :

Moi, Tibère, en ma qualité de successeur des apôtres, et devant Dieu pour témoin, je te fais Diaconesse, en charge de la paroisse de Carcassonne, ton ministère.

Il lacha ses mains avec douceur, puis s'adressant, aux fidèles assemblés :

Mes enfants, c'est un grand jour pour Carcassonne qui trouve, en la personne de Dona Marguerite, pieuse parmi les pieuses, de notre désormais Soeur Marguerite, un nouveau guide spirituel. Elle aura pour sainte mission d'apporter la Lumière aux citoyens de Carcassonne, ses paroissiens, et de vous accompagner sur le chemin parfois sinueux de la Foy et de la Vertu.

Glissant délicatement dans les mains de Marguerite le précieux emblême de sa charge qu'elle devrait porter, et le tampon, il rejoignit l'autel.





Mes amis, nous allons a présent symboliser cette amitié qui nous unis par la communion.

C'est de l'autel qu'il saisit le calice d'argent contenant un délicieux vin de messe dont il s'envoya une sainte lampée, avant de le tendre, en compagnie de pains croustillants, aux fidèles qui commencaient à défiler devant lui.


_________________
pnj
-« Mes enfants, c'est un grand jour pour Carcassonne qui trouve, en la personne de Dona Marguerite, pieuse parmi les pieuses, de notre désormais Soeur Marguerite, un nouveau guide spirituel. Elle aura pour sainte mission d'apporter la Lumière aux citoyens de Carcassonne, ses paroissiens, et de vous accompagner sur le chemin parfois sinueux de la Foy et de la Vertu. »

La diaconesse buvait les paroles de son supérieur, de son guide, de son maître. Mais enfin, le seul qui valût qu'elle tombât en pamoison, c'était bien le Très Haut, c'était Lui, et Lui seul, son but ultime.
Elle reçut avec abnégation, avec émotion, les symboles de sa charge.

Elle reçut ensuite le pain béni de l'amitié aristotélicienne, symbole de l'union des hommes et de leur élection, comme Enfants du Très Haut.
pnj
Bon, je passe à autre chose ^^


Le temps était à la pluie, sur la bonne ville de Carcassonne.
Peu de personnes avaient compris de quoi souffrait Marguerite cette fois. Peu, même, avaient compris qu'elle souffrait. De quoi ? De crise de foi ? On la voyait tout le jour, et en partie la nuit, dans la basilique Saint-Nazaire. Elle brûlait mille chandelles, elle brûlait l'encens, elle brûlait ses lèvres de tant prier. Elle disait la messe, et il n'y avait bien souvent personne. Elle entendait des confessions, mais c'étaient bien souvent celles des phalènes.
Dressée devant l'autel, dans son habit de service, de drap fin, qui enserrait de neige chacun de ses mouvements, elle avait la grâce des statues de marbre blanc, et le profil d'une chandelle qui se consume à la gloire du Très Haut. Comme sa chevelure rousse était prisonnière de la toile, jusqu'au moindre cheveu, la seule flamme surmontant cette silhouette de cire était la ferveur de son regard. Qui aurait deviné que sous le drap, son ventre s'arrondissait d'une vie à naître ? Elle-même ne semblait pas s'en soucier, mais mangeait comme il semblait qu'on ne l'avait jamais vue manger ; elle avait tant habitué ses proches à un ascétisme quasi absolu, que ce seul regain, même léger, d'appétit, semblait prendre des proportions inconcevables.
Le changement s'était, en vérité, opéré dans son esprit, quoi qu'il n'en eût pas conscience. Mais, de toute sa vie, avait-elle eu conscience de quoi que ce fût ? C'était un fétu de paille, que le vent avait bien ballotté, et continuait de guider à sa guise. Sa naissance, les épreuves de sa vie, son mariage, sa folie... Sa folie ? C'était une quête, c'était une foi, c'était une passion dévorante ; sa sensibilité à fleur de peau, ses atermoiements existentiels, c'étaient autant de signes de sa singularité, de signes de son irresponsabilité. Elle aimait, c'était tout, et qui mieux que Dieu ?

Oui, c'était comme ça qu'elle aimait mieux... qu'elle aimait bien. C'était en fermant les yeux, en oubliant tout, et se laissant pénétrer de la plénitude divine. Nul mot, si ce n'était pour jouer contre elle : alors, en l'absence de cette plénitude, elle se taisait, c'était la règle. Elle comprenait bien, tout ce qu'on lui disait, mais ne pouvait se résoudre à répondre sans craindre que ses paroles ne jouassent contre elle. Et son regard lui tenait lieu de voix, et sa détermination n'avait d'égal que la constance de son mutisme.

On comprenait bien dès lors, pour ne pas souffrir, de ne plus rien dire, on la trouvait toujours au plus près du Très Haut, devant lequel rien ne lui semblait dangereux à dire. Et quand c'était des oraisons, bien mal en prenait à qui voulait l'arrêter !
Le sommeil, aussi étrange que cela pût paraître, la prenait peu, et ce malgré la fatigue qui eût dû la saisir, du fait de sa grossesse. Elle chantait volontiers les matines, dans cette grande bâtisse vide, et sa voix, point trop laide, si elle n'était sublime, était sublimé du seul fait de chanter les louanges du Très Haut.

A toute heure du jour, presque à toute heure de la nuit, elle était là, et elle pouvait entendre les confessions des Carcassonnais, et célébrer pour eux, leurs baptêmes, leurs mariages, leurs funérailles.
Elle espérait d'ailleurs prononcer, prochainement, les ultimes oraisons pour la Dame de Vergèze.

Sur la porte de l'église, on pouvait lire :


Citation:
Vous, Carcassonnais, vous, voyageurs de passages,
Aristotéliciens dans le cœur, pour l'amour du Très Haut,
Pour vos proches, pour vos frères & vos parents,
Vous qui entrez dans ce lieu, le Très Haut fasse que vous y trouviez la paix.

Demandez le baptême, pour sortir grandi de votre appartenance à la communauté des fidèles ;
Demandez le mariage, pour vivre votre amour dans la vertu & le respect des paroles de notre bien-aimé Christos ;
Demandez le pardon, pour vivre en paix avec vous-même & le Très Haut.

Nul sacrement ne sera refusé, à qui est mû par la sincérité du cœur.
Cyrianna2002
Cyrianna pensait aux paroles du vicaire en revenant de l’archevêché. Que de temps perdu pour le saint homme qui lui avait accordé audience et pour les paroissiens qui attendaient dans l’ignorance comme elle l’avait fait. Après une longue marche, elle arriva à Carcassonne et se dirigea directement vers la Basilique Saint-Nazaire.
Traversant le parvis de l’imposant édifice d’un pas rapide, la jeune femme s’arrêta devant la porte et lu ce qui y était écrit. Un large sourire illumina son visage et elle pénétra dans la bâtisse le cœur léger. La magnificence du lieu était à couper le souffle, et chaque fois qu’elle y entrait, le même sentiment de plénitude l’envahissait.
Pourtant, ce jour, point le temps de s’extasier de telles beautés et elle entreprit de trouver la diaconesse afin de lui exposer sa demande. Elle se dirigea vers l’autel et, ne voulant pas briser la quiétude des lieux, dit tout bas :


Doña…pardon, Sœur Marguerite ?

Elle attendit la sainte femme, la cherchant du regard.
pnj
Pardon, j'étais en retraite...


La diaconesse sortit lentement de son état de prière, qui lui faisait sembler le monde lointain, et les voix étouffées.
Une jeune femme était là, au milieu de la basilique Saint-Nazaire.
Margot, qui priait toujours à genoux sur la pierre froide, sans prie-dieu ni coussin, se releva avec précaution, pour ses muscles engourdis de cette quasi-stase, dans laquelle elle restait.
Elle avança vers la jeune femme.


-« Je suis là, ma fille. Que la lumière du Très Haut se pose sur votre esprit. »
Lakhdar_shaggash
Le jeune procureur avait l'esprit en peine. Troublé depuis de quelques jours, il décida de se rendre à la basilique de Carcassonne pour se libérer l'âme, et s'expliquer à son Dieu. Considérant ses tourments comme dérisoires, il décidait de ne pas déranger le prêtre, ni la diaconesse.

Il pénétra dans l'église, s'avança en regardant successivement à droite et à gauche pour trouver une place suffisamment éloigné des autres. Il n'était marginalisé, mais il ne souhaitait pas être entendu. Il fini par trouver un lieu isolé. Il se mis à genoux devant une statue d'Aristote. Il sentit la fraicheur du marbre envahir ses articulations. Il prit le temps de s'habituer à cette position peu confortable. Puis il joignit ses mains, et se chuchota à lui-même, tout en pensant fortement à envoyer ses paroles aux très haut.


- « Mon Dieu, je suis en peine. Je suis plus que satisfait de ce conseil comtal. L'ambiance y est agréable, et les liens qui unissent les conseillers se renforcent jours après jours. J'y ai trouvé des personnalités très attachante. Cependant, le sang des Shaggash coule en moi, et apparemment, on n'échappe pas aux caractères de la famille. Impatient, je me suis permis de me faire le travail des autres. Le problème, c'est que ce sont des personnes de qualité. Je ne croyais pas mal faire et pourtant, j'ai peur que cela se retourne contre moi.

De plus, certain lodévois se soulève devant le château de Montpellier, pour critiquer mon travail. Je suis désolé mon Dieu, car j'ai, à plusieurs reprise, serré les dents en les voyant. Je ne doit pas penser ça de mes frères, je ne le dois pas !
Il secoua la tête pour y chasser ses idées.

Je travail durement pour mon baptême. J'espère que d'en haut, tu seras satisfait. Aide moi à me trouver moi-même. Je crois en toi. »

Puis le garçon prit quelques minutes, puis se leva. Il se frotta ses genoux afin de réchauffer ses genoux. Puis il afficha un sourire, et repartit à la cour de justice pour faire son travail.
pnj
La diaconesse de Carcassonne tenait son office avec constance, et tout le jour, elle était là, à prier pour l'âme de ses frères et soeurs aristotéliciens, et pour les âmes de tous les impies qui avaient bien besoin que quelqu'un rachetât leurs fautes.

Elle aimait les églises, elle aimait l'Eglise, et Dieu, le Très Haut, plus encore.
Elle ne remarqua pas le jeune Shaggash venu prier, car elle aussi priait, à cet instant, et ne peut avoir les yeux partout. Mais tous ceux qui voulaient lui parler, se confesser, parler au Très Haut ou recevoir un sacrement pouvaient la trouver là.

Bientôt, d'ailleurs, se tiendrait une noce, en la basilique.
pnj
Les cloches sonnaient ce jour-là car deux êtres allaient publier leurs bans, et ouvrir par là la période de fiançailles précédent tout mariage.

La diaconesse, pâle figure immaculée, se tenait sur le parvis, attendant Cyrianna et Yanis de Tourville, dans ses mains le document déjà prêt à être affiché à la porte de la basilique pour les deux semaines à venir.
Yanis.de.tourville
Yanis arriva, tenant Cyrianna par la main, gravit les marches du parvis et avec un sourire, s'adressa à la Dicannesse
Nous voici Dame
Cyrianna2002
Cyrianna, tenant la main de son aimé, pressa le pas et arriva sur le parvis de la basilique quelque peu essoufflée. Néanmoins radieuse, la jeune femme salua la diaconesse qui les attendait Yanis et elle :

Adissiatz sœur Marguerite
pnj
Avec un sourire bienveillant, la diaconesse accueillit les nouveaux arrivants.

-« Que le Très Haut vous bénisse, ma sœur, mon frère. Entrons donc... »

Et lorsqu'ils furent devant l'autel, se tournant vers eux qui se tenaient la main, elle lut le document qu'elle avait préparé :



« Cyrianna2002, meunière, résidant en la paroisse de Carcassonne, et Yanis de Tourville, paysan, résidant en la paroisse de Carcassonne, se prendront pour époux en la basilique Saint-Nazaire de Carcassonne le sixième jour de la nouvelle année MCDLVII.
Marguerite de Volpilhat, diaconesse de Carcassonne, officiera la cérémonie.

Réjouissez-vous ! »


Et posant alors son regard d'émeraude sur les futurs époux, elle demanda :

-« Cyrianna, Yanis, vous promettez-vous l'un à l'autre ? »
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