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[RP] Basilique Saint-Nazaire de Carcassonne

Yanis.de.tourville
Yanis, en regardant Cyrianna dans les yeux dit

Oui, je me promets pour Cyrianna
Cyrianna2002
La jeune femme prit la parole sitôt le silence revenu et les yeux plongés dans ceux de Yanis dit :

Oui, je me promets à toi, Yanis
pnj
Posant sa main d'albâtre sur celles, jointes, des deux promis, la diaconesse dit alors, avec quelque émotion, en souvenir de ses propres fiançailles, sans son futur, autour d'un cruel contrat de mariage.
La tristesse n'était pas de mise, ce jour :


-« Alors je déclare votre période de fiançailles ouverte, et je vous bénis, Cyrianna et Yanis. Que ce chemin qui s'ouvre vers le mariage vous soit une occasion unique de louer le Très Haut. »
Cyrianna2002
La main de la diaconesse, d’une blancheur immaculée, tranchait sur les leurs, halées par le travail en extérieur, mais scellait officiellement le "commencement" de leur union. Louer le Très Haut ? Voilà des semaines, voir des mois qu’ils le faisaient, depuis leur rencontre…

Mercé Sœur Marguerite

Se tournant vers … son fiancé, c’était le mot, Cyrianna sourit :

Un pas de plus mon ange, un pas de plus !
Yanis.de.tourville
Merci soeur Marguerite

Embrassant sa fiancée, il lui mumura

oui mon ange un dernier pas à faire
pnj
La diaconesse eut un pincement au cœur, mais se força à sourire. Elle savait qu'elle ne devait pas se laisser aller au regret.
Elle fit le signe de croix, et après les avoir salués, se tourna face à l'autel et s'agenouilla, pour prier pour eux et pour tous les Carcassonnais.
pnj
Jeanny entra dans l'église en pleurant.
AIDEZ MOI !!!!!!! JE VOUS EN PRIE !!!!
Elle traversa l'église en courant et trébucha sur une dalle , elle tomba par terre . Elle saigné au genoux et n'arrivait pus à se relever.
elle resta là en attendant que quelqu'un entre et l'aide.
pnj
La diaconesse, qui était en prière, en fut tirée par des cris implorants, et son coeur bondit.
L'aide du Très Haut devait être apportée à toute personne qui la demandait...

Elle se hâta, autant que son état avancé de grossesse le lui permettait, vers la jeune femme qui était arrivée. Elle était à terre, et s'était écorchée.
Avec beaucoup de douceur et une appréhension certaine, Marguerite s'agenouilla près d'elle et posa ses mains sur la blessure.


-« Que puis-je pour vous, ma sœur ? »
pnj
Jeanny releva la tête . Elle voya Dame marquerite et elle la regarda avec un regard déséspérée.
Dame Marquerite !!! Savez vous où est Père Christini ??
Il faut que je me confesse je vous en pris !!! C'est urgent .

Elle rebaissa la tête et se remit à pleurer.
pnj
La diaconesse hocha la tête d'un air bienveillant. Bien qu'étant de faible constitution, et gênée par sa grossesse, elle donna sa main à la jeune femme pour l'aider à se relever.

-« Allons, ma fille... Allons... »

Elle lui serra la main, comme si elle voulait lui transmettre un peu de sa sérénité.

-« Le père Christini ne s'occupe pas des confessions. C'est moi, la diaconesse, qui les entend, et pardonne aux pécheurs repentants. Venez, dans le confessionnal, vous pourrez vous asseoir, et le Très Haut vous écoutera avec miséricorde. »

Et elle avança vers le bord de la nef, où un confessionnal de bois était dressé depuis des lustres.
pnj
Les cloches de la basilique Saint-Nazaire de Carcassonne sonnaient à tout rompre. Le bedeau s'arrachait la peau des mains sur la corde de la grosse Maria, et c'était pour les amants...

La diaconesse était sur le parvis de l'Eglise et attendait Cyrianna et Yanis, et leurs témoins et amis, pour célébrer dans la ferveur et l'amour du Très Haut une union qui était d'ors et déjà bénie d'un enfant à venir.
Lakhdar_shaggash
Remarquant l'attente de la diaconesse de Carcassonne, par le froid qui régnait, et pour une femme enceinte, c'était plutôt contre indiqué. Elle semblait fatigué par sa charge, et le procureur, qui souvent embarquer des piles de paperasse à travers le château, ne se permis pas d'oser comprendre la contrainte endurée par une femme enceinte. Nonobstant, elle méritait bien un petit mot d'encouragement sur le dur labeur que le mariage en cours.

S'approchant doucement, il se posta à ses cotés, et imita, non sans un brin d'humour, la position de Dame Marguerite. Il la regarda, le sourire aux lèvres, puis lui dit :


- « Bonjour Madame la Diaconesse. Vous serez heureux d'apprendre que j'ai fini ma pastorale. Votre bienveillance m'a permis d'aborder cette préparation avec bien plus d'exaltation que je ne l'avais imaginé, et je vous en remercie. La date du baptême devrait être fixé sous peu. En attendant, si vous vous ennuyez à la prière, je peux facilement vous faire parvenir mes traductions occitanes du coutumier languedocien. Messire Legueux semble être bien trop pris par sa charge. Enfin. Le temps ce temps grisâtre n'est pas très réjouissant, mais la neige immaculé reflète chaque rayons de soleil au centuple, et le cœur se réchauffe sans peine. Je vous souhaite une excellente journée. »
pnj
Un mince sourire s'étira sur les lèvres de la jeune fille, à l'attitude infantile et aux mimiques aimables du jeune Shaggash. Il avait de la jeunesse, de la fraîcheur, de la candeur !
Elle ignorait qu'il était procureur, ou ne l'avait pas retenu, si elle l'avait su. Et cela, pour une raison qui lui valut aussi de répondre à Lakhdar :


-« Je suis vraiment désolée, mon frère... Mais je ne m'intéresse plus aux affaires publiques. Seul le service du Très Haut m'occupe et m'occupera jusqu'à ce qu'il plaise à messire mon époux de me commander une autre attitude. Enfin, non qu'il soit de son fait que je serve comme diaconesse. Mais s'il venait, à l'avenir, à manifester quelque contrariété à ce que le Très Haut lui ait pris son épouse, j'ai bien promis, à nos noces, de respecter mes devoirs... »

Elle disait cela d'une voix lointaine, comme si cela ne l'affectait pas - ou ne l'affectait plus. Peut-être, en ce jour de noces, attendait-elle un signe ; oubliait-elle son propre malheur.

-« Quant à mon coeur, quelle que soit l'heure du jour ou la saison de l'an, il est réchauffé entièrement par mon amour pour le Très Haut. Ayez confiance en lui et en ses vertus, mon frère, et alors la paix viendra.
Je prierai pour la réussite de vos projets, s'ils sont justes et bons, pour la Création et le Languedoc. Mais ce sera la seule façon que j'aurai de m'y associer. »


Elle caressa pensivement son ventre, où évoluait une vie d'un autre temps ; elle avait peur de la délivrance qui approchait. Elle se rappelait, par fragments, l'épreuve qu'avait été la naissance de Jacques - et pour quel résultat...
Sur les murs vides de tentures de l'Hostel des Malpertuis, elle projetait les spectres de son esprit chromatiquement dérangé, et l'épopée de sa vésanie.

L'hécatombe volpilhesque avait pourtant commencé. Le père était parti le premier, c'était dans l'ordre des choses. Dans l'Hostel, un autre qui la terrorisait, et pourtant, elle l'aimait cet exilé d'Espagne ! C'était dans l'incandescence du feu de sa toison qu'elle s'effrayait - qu'elle s'égarait. Le destin était en marche.


-« Resterez-vous pour la noce de Yanis de Tourville et Cyrianna, mon frère ? »
Lakhdar_shaggash
Déçu de voir un si brillante Dame cloitré à dans les murs abrupts de la Basilique de Carcassonne, Lakhdar avait du mal à comprendre les contraintes qui pesait sur son interlocutrice. Les astreintes d'une vie de famille noble, il pensait connaître, mais à un moindre niveau. La jeune femme semblait engager dans une existence que Lakhdar redoutait quelque peu. Profitant de l'enivrement de sa jeunesse, il préférait les activités culturelles discrètes aux mondanités d’une vie de noblesse occitane.

- « Je crois que ma sœur Majda est témoin de mariage. J'assisterai seulement à la messe. Je dois rapidement retourner à l'archevêché, pour finir les discussions en ce qui concerne le traité sur la Garde Épiscopale, et trouver une date pour la signature officielle. Que d'aventure sur ce traité »
pnj
La diaconesse sourit, et répondit laconiquement :

-« Je suis heureuse que le Languedoc et l'Eglise trouvent un terrain d'entente pour ce traité.

Qu'Aristote vous garde, mon frère ! »


L'enfant avait bougé, sous la main de la petite jeune femme en blanc. Le jour approchait...
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