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[RP] Quelque part en Brocéliande...

---fromFRManfred le breton
La nuit avait été longue et froide, malgré le petit feu placé à l'entrée de la caverne. le vent avait failli à plusieurs reprises éteindre les maigres flammes qui se détachaient des bois brulants.
Toute la nuit, la pluis était tombée, et l'orage semblait interminable, comme tourbillonnant dans le ciel, ne trouvant pas sa route. Plusieurs fois, la foudre était tombée dans la fôret, chaque éclair donnait aux arbres des allures menaçantes.
Lorsque le matin pointa son nez, la pluie avait cessé, mais le ciel était resté sombre. Aucun rayon de soleil ne filtrait à travers l'épaisse couche nuageuse.

Manfred n'avait pas beaucoup dormi, le froid le tenaillant trop. Mais ses yeux s'étaient malgré tout irrésistiblement fermés.
A son réveil, il fut étonné de ne point entendre de bruissements dans les arbres, aucun chant d'oiseau...

Il se leva et se dirigea vers l'entrée de la caverne. Regardant autour de lui, il ne vit rien sinon des arbres figés dont aucunes branche ne bougeait. Aucun animal ne semblait vivre a des lieux a la ronde. Un silence pesant règnait en ces lieux, et lentement, une certaine angoisse gagna Manfred. Il n'avait jusqu'alors jamais vu cette fôret si silencieuse, si... morte.

Manfred ramassa sa sacoche brune avec les derniers biscuits restant et quitta la caverne.
Il marchait lentement et même ses pas ne semblaient pas faire de bruit...
Que se passait-il donc...

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---fromFRSarita
Sarita n'était pas retourné à Broceliande depuis que son tendre Manfred l'y avait emmené. Elle se mise en route très tôt pour avoir le temps de marcher à sa guise dans la fôret.
Une fois arrivée devant ces grands arbres, elle s'engouffra sur le petit chemin qui s'élevé devant elle.
Un frisson la parcouru en sentant cette légère brise souffler dans son cou.. et elle resserra son châle.
Ses mains posées sur son ventre pour ressentir les mouvements de son enfant, elle marchait apaisée par la nature qui l'entourait et heureuse comme jamais elle ne l'avait été.

Elle pensait à son Manfred qui ces derniers temps avait un peu changé.. elle ne savait pas pourquoi.. ni en quoi mais elle ressentait quelque chose de différent. Ce mystère le rendait encore plus beau à ses yeux.. elle l'aimait et ce côté sombre et étrange la
séduisait.

Elle continua sur sa route un long moment sans regarder où elle allait et en se laissant guidée par les chemins qui paraissaient la choisir au lieu que ce soit elle qui le fasse.

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---fromFRManfred le breton
Manfred venait de passer plusieurs jours seul dans la fôret de Brocéliande, se nourissant des derniers présent que pouvait lui offrir en cette saison.
La fôret qui autrefois était très verte et pleine de vie lui semblait à présent morne et sombre. Auparavant, il y règnait toujours un silence profond, et pourtant tellement plein de vie. Ce silence était maintenant devenu vide, comme si tout ce qui le formait avait disparu, laissant à la place un vide impénétrable.

Au détour de ses déambulations dans cette gigantesque étendue, il avait retrouvé un endroit qui lui était familié. Un lieu ou quelques mois auparavant, il était parvenu à déchirer une partie du voile noir qui enveloppait son passé.
L'arbre tordu par le temps, qui l'avait abrité en son sein durant les épreuves qu'il avait traversé ne semblait plus qu'etre un arbre mort.
Il s'assit malgré tout contre le tronc de l'arbre, au pied d'une grande racine sortant de terre, et ferma les yeux.

Manfred respirait calmement et se remémorait les pensées dont il avait retrouvés le souvenir. Une larme coula lentement de ses yeux.

Soudain, Manfred cria de toutes ses forces:


Pourquoi? pourquoi ne plus m'aider?

A ces mots, Manfred tomba en larmes se laissant aller à son désespoir.
Il se disait en lui-même que plus rien désormais ne pouvait l'aider, mais alors qu'il se laissait lentement sombrer dans ses pensées les plus noires,
un bruissement se fit entendre, un peitt vent frais se fit sentir...

Manfred ne se rendait pas compte que tout autour de lui commençait à se geler à une vitesse fulgurante. Après quelques instants, tout était gelé autour de lui, à l'exception du tronc contre lequel il s'appuyait.
Après de longues minutes, un grand bruit comme un long soupir se fit entendre, et un souffle traversa littéralement la fôret.
Il rouvrit instantanément le syeux se demandant ce qu'il se passait.
En rouvrant ses yeux humides, il se figea envoyant que tout autour de lui était devenu blanc, gelé... Il se releva et put constater que son arbre ne l'était pas. Il ne comprenait pas par quelle magie cela avait pu se produire, mais à cette pensée, il souria légèrement.

La fôret venait de lui faire un dernier présent. Ses souvenirs qu'il avait tant cherché dans le fond de sa mémoire lui étaient revenus, il pouvait se souvenir de chque moment passé avec ses proches la-bas dans le grand nord. Il pouvait se rappeler ce qui l'avait amené jusqu'ici, la totalité du naufrage qu'il avait subi avant d'ëtre retrouvé mi-mort sur une petite plage de Bretagne.

Il leva les mains vers le ciel et ferma les yeux quelques instants, remerciant le ciel, la fôret, tout ce qui l'avait aidé en cet instant quoi que ce soit, à retrouver ses souvenirs.

Contemplant à présent la fôret autour de lui, il remarqua une petite rose gelée un peu plus loin. il alla la ramasser, et l'accrocha à sa sacoche.
Il reprit le chemin de son village, un chemin qui à ses yeux semblait vert et pleins d'espoirs.

Pendant tou le trajet de son retour, il passa en revue tout ses souvenirs, les meilleurs comme les plus mauvais, mais il était heureux de revenir vers sa nouvelle famille, et sa tendre épouse... Sa nouvelle vie.

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Enguerran
Enguerran parcourait sur son cheval la forêt de Brocéliande qui lui paraissait sans fin, à vrai dire elle lui semblait même de plus en plus décalée du temps et de toute notion de distance à mesure qu'il s'y engouffrait et qu'il s'y éternisait.
Il avait couvert bien des lieues depuis son départ du Comté du Limousin et de la Marche lorsqu'il avait laissé derrière lui les rues de Bourganeuf dans la nuit, et sa présence en Bretagne lui semblait à présent comme captive de quelque chose ou quelqu'un.
Il sentit qu'il était en face d'une épreuve ou d'une voie qu'il ne pouvait éviter. Toutes ces impressions le firent frémir un instant mais il se reprit en main et lança un regard circulaire autour de lui en arrêtant son destrier. Contrairement aux évènements passés où il avait ressenti du bien-être et de l'espoir, il réalisa sans surprise que cette fois il s'agissait de silence pesant, d'atmosphère tendue et d'ambiance lugubre.
Avisant soudain un trou obscure contre une butte son esprit se mit en éveil plus encore. Descendant de cheval il se dirigea vers ce qui ressemblait à l'entrée d'un souterrain en gardant dans la main les rênes de Rôdeur.
Une lourde pierre de granit était disposée au-dessus de l'entrée, encastrée dans la butte.
Enguerran avait entendu parler à Vannes de l'existence d'un souterrain en-dessous de la ville et essaya de se rassurer en concluant que ces labyrinthes sous terre devaient être fréquents dans cette région.
L'entrée sombre l'attendait néanmoins avec oppression et il prit sur lui pour sceller sa décision.




Empoignant son bouclier il laissa les rênes libres à Rôdeur, préférant se fier à l'instinct de celui-ci pour qu'il retrouve son maître plus tard, plutôt que le laisser attaché à un arbre dans un lieu, dangereux de surcroît, où il ne reviendrait peut-être pas le chercher.
Enguerran fixa ensuite l'entrée du labyrinthe et, dégainant son épée, y pénétra.

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Château de Treignac - Castel d'Avalon
Lootchak
Loo arriva devant la grotte, montée sur un Kenavo au mieux de sa forme. La bourrique avait décidé d'être de sale humeur et courbait l'échine en rechignant d'aller au galop.

" Gwrac'h azenez , lui maugréa Loo, vieille bourrique ! Tu vas te décider à avancer oui? Je te préviens, je ne passe pas ma journée ici parce que môssieur n'est pas content ! Hei ! Hei ! Hei ! "

Elle baissa les épaules et soupira. La monture en profita pour s'arrêter tout à fait.

" Nooon ! Tu me le payeras cheval de malheur ! Hilh yann ar yod ! Strobeg ! Diharak !... "

Elle débita ainsi toute une floppée d'injures en breton qu'elle n'avait même pas conscience de connaître et rugissait dans les oreilles de sa monture, qui restait d'une impassibilité déconcertante.
Elle serra les poings avec des sourcils froncés à l'extrême et la mâchoire contractée.
Elle réalisa soudain en levant la tête qu'un homme entrait dans la grotte, l'épée à la main. Elle s'étonna, puis haussa les épaules. Après tout, qui sait ce qui vous attend quand vous venez par ici...
Tout à coup, Kenavo, pris d'une fougue inespérée, s'engagea dans un galop du tonnerre à décoiffer la plus téméraire des bigoudennes. Loo hurla et s'agrippa de toutes ses forces aux rennes de sa monture.


" Noooooooooooooooooooon Kanavooooooooo stooooooooop stooooooooooooooooooooooooooooooooooooop !!! "

Elle disparut loin de la grotte, emportée par un Kenavo qui se disait que sa cavalière ne savait décidément pas ce qu'elle voulait.
Enguerran
Enguerran s'était introduit dans la grotte laissant la lumière du soleil disparaître derrière lui. Ses pas ne faisaient quasiment aucun bruit sur le sol qui devenait peu à peu pierreux. Il arriva bientôt dans une sorte de couloir aménagé de main d'homme dans le roc et duquel partaient encore d'autres
couloirs.




S'avançant dans ce tunnel, il hésita sur quel chemin prendre. Il vit alors que l'un d'entre eux semblait moins sombre que les autres et suivit celui-là. Après avoir marché pendant un long moment et avoir plusieurs fois dû changer de direction, il aperçut à sa grande surprise une silhouette humaine voûtée.
Enguerran s'approcha de ce qui s'avéra être un vieil homme.




A quelques coudées de lui il s'arrêta et dit :

Je peux vous aider ? Qui êtes-vous ?

L'homme se tourna vers lui et lui répondit d'une voix enrouée et fatiguée :

Ah, mon bon seigneur ! C'est folie de votre part que d'être venu ici ! Dans ces murs réside un puissant nécromancien qui par la sorcellerie a prolongé la vie d'êtres humains au-delà de la mort ! Ils n'ont jamais quitté la vie mais leurs corps se sont décomposés avec le temps, tout en devenant plus forts à mesure que leur ignominie se rapproche du Démon ! Craignez cet homme, car il a vendu son âme au Diable ! Je suis à jamais perdu dans ce labyrinthe sans sortie, car il contrôle tout ! Il maîtrise les lieux et ses créatures, sa puissance n'a d'égale que sa grandeur !

Voyant que ce pauvre hère s'emportait de plus en plus dans ses propos et qu' il était sur le point de devenir hystérique, Enguerran préféra s'éloigner et poursuivre son chemin, sous de dernières virulentes mises en garde du vieil homme.
Enguerran parvint bientôt dans une cavité qui montrait son aspect sauvage
et indompté: des stalactites tombaient du plafond et des stalagmites
jaillissaient du sol.



Enguerran continua sa route à travers ce nouveau décor puis dut s'engouffrer dans le noir. Quelques secondes plus tard il entendit distinctement une voix lointaine, hautaine et caverneuse, prononcer un ordre de ralliement et d'attaque envers l'intrus.
Tous les sens en éveil il se figea sur sa position, les muscles légèrement tendus, l'oeil aux aguets.
C'est alors qu'il perçut dans un halo pourpre et brumeux un groupe de ces hideuses créatures qui s'apprêtaient à surgir sur lui.



Le regard d'acier et les mains fermes, Enguerran se contracta un peu plus. Le premier mort-vivant qui se jeta sur lui n'eut pas le temps d'abattre sa hache car maigre qu'il était Enguerran en profita pour déployer avec hargne toute sa force pour le couper en deux d'un seul coup d'épée aux hanches, tout en se baissant pour y concentrer sa force et éviter au plus la hache.
Ceci fait il eut à peine le temps de récupérer car un zombie se précipitait vers lui les griffes en avant. Se redressant de toute sa taille et basculant un peu en arrière, il usa de cette énergie pour relever brutalement son épée et trancher dans ce mouvement les deux bras de l'agresseur, puis retomba en avant en plongeant brusquement sa lame dans le front de la créature.
Se recalant bien sur ses deux pieds il dut faire face cette fois aux trois autres qui lui tombaient dessus dans la foulée. Esquivant l'énorme hache d'un mastodonte, il bloqua avec son bouclier le cimeterre de celui qui paraissait être leur capitaine et déjoua rapidement de son épée l'attaque du troisième pour ensuite lui trancher la gorge. Se retournant vers les deux gros morceaux en reculant d'un grand pas vers son dernier vaincu,
Il décida dans l'infime instant dont il disposait de se jeter de tout son poids le bouclier en avant contre le torse du grand monstrueux pour le faire basculer. Celui-ci fut déstabilisé par cette audace et, n'ayant pas une arme propice à un réflexe nécessaire, mordit la poussière. Dans son élan Enguerran abattit son épée sur son cou et le décapita. Déjà le capitaine se ruait sur lui le cimeterre à la main et Enguerran dut faire montre de son habileté et de son adresse pour soutenir les attaques, les déjouer et imposer les siennes, jusqu'à ce qu'il puisse créer une faille et frapper son crâne d'un violent coup du pommeau de son épée. Le mort-vivant renversé à terre, Enguerran retourna aussitôt dans sa main son épée la lame en bas tout en posant un genou en terre et lui transperça le ventre d'un coup sec.

Couvert de terre et de poussière, il lança un regard sur ces cadavres puis le dirigea vers la suite obscure du tunnel.

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Château de Treignac - Castel d'Avalon
Enguerran
Le souffle court, il marcha lentement dans la noirceur du souterrain qui se prolongeait devant lui. Il aurait été incapable de dire combien de temps cela lui prit, sûrement moins que l'impression qu'il en eut, pour arriver dans un lieu étrangement phosphorescent.



C'est alors que la voix impérieuse se fit de nouveau entendre en résonnant :

Ainsi tu es malgré tout parvenu jusqu'ici. Eh bien sache que tes armes ne te seront d'aucune utilité contre eux. Nulle lame ils ne craignent car leur pouvoir est supérieur à une simple agression physique. Ce pouvoir est bien plus grand que le mien et je ne serai que trop satisfait de voir la présence opportune de mes maîtres. Tu as peut-être détruit le fruit de ma puissance, prépare-toi à en affronter une autre !

Sur ce, le silence retomba brusquement et Enguerran ne sut que faire sur le moment. Quelle odieuse horreur allait bien pouvoir se montrer ?
Il crut distinguer quatre formes sombres et de taille assez grande se mouver avec lenteur. D'un recoin s'approchaient ce qui ressemblait à des spectres vêtus de manière royale et terrifique.




Enguerran se figea de stupeur et de panique. Les quatre rois se dirigèrent vers lui et commencèrent à lever qui un bras qui une arme
tout en ouvrant leurs machoires d'os et psalmodiant un cantique noir aux paroles incompréhensibles. L'atmosphère de la grotte se mit à changer de teintes, à tournoyer, à tourbilloner, à se déchirer...
Enguerran eut soudain le réflexe que demanda instemment tout son corps, tout son esprit, toute son âme, tout son coeur. Il lâcha son bouclier et saisit son épée en tenant la lame à deux mains, tournée vers le bas de manière à former une croix. Il la brandissa devant lui avec force et vit les spectres pousser des hurlements soudains et stridents et refluant en arrière pour finalement disparaître à sa vue.
Encore sous le choc, Enguerran se laissa tomber à genoux sur le sol, le temps de se remettre et de prononcer intérieurement une prière de remerciement.
Se relevant et reprenant ses armes, il traversa cette salle pour déboucher dans un étroit conduit qui donnait sur une ouverture pratiquée dans la pierre pour laisser passer un être humain, et qui était éclairée par une torche fixée bien au-dessus. D'imposantes stalactites pointaient du plafond.



C'est avec détermination qu'il la rejoignit et passa à l'intérieur. La surprise était de mise une fois de plus car il se retrouva dans une pièce meublée et tomba nez à nez avec un homme doté d'un long et sombre chapeau pointu. Il était assis devant une table, le dévisageant, laquelle était couverte de grimoires, bougies, et tout le genre de choses qu'on pourrait s'attendre à découvrir dans le repaire d'un sorcier. Un crâne était posé à proximité de sa main et un hibou était perché sur le dossier de son siège.



Il s'exprima d'une voix claire et directe :


Tu as réussi à les faire fuir ! Tu me procures là un étonnement certes bien grand, mais ton périple n'en est pas fini pour autant.

Sous le coup d'une illumination, Enguerran s'exclama immédiatement :

C'est toi le vieil homme que j'ai rencontré dans le labyrinthe !

Le sorcier lui répondit :

Oui, c'est moi.

Enguerran continua :

Maintenant, je comprend pourquoi tes paroles étaient si élogieuses à ton égard ! Tu te flattais toi-même ! Tu ne t'es jamais soucié de me faire quitter cet endroit, tout ce que tu voulais était me montrer ta puissance et nourrir ton orgueil ! Si j'avais trépassé celui-ci aurait encore grandi, mais j'ai réchappé de ce lieu maudit.

Le nécromancien lui rétorqua en guise de réponse :

Mes maîtres ont voulu venir pour toi et tu les as repoussé, mais je ne te laisserai pas m'échapper. Depuis longtemps je règne en ces lieux et je ne tolérerai pas que tu me files entre les doigts.

Emporté, il continua de parler :

Quand j'ai fait main basse sur cette caverne, j'étais en recherche d'un repaire caché et propice à mes études occultes. J'ai donc ressenti un vif plaisir lorsque j'ai entendu parler d'un vieil ermite occupant une grotte dans la forêt. Ce vieillard venait de très loin et se serait réfugié ici pour méditer sur son passé ou quelque sornette comme cela. On racontait qu'il aurait quitté un castel d'or pour cette niche de pierre à cause d'une "victoire accompagnée de détresse". J'avais assez entendu de sottises et réussit facilement à obtenir des curieux regardant d'un mauvais oeil cet étranger qu'ils me disent où il se terrait. Après les avoir fait taire pour de bon, hin!hin!, j'allai retrouver cet homme et, affaibli et sans méfiance, je n'eu guère de peine à le tuer et à m'emparer de ce repaire ! Et je découvris que la caverne menait un vaste labyrinthe souterrain ! Ha!Ha!Ha!
J'ai caché l'entrée de la caverne mais la sortie du souterrain me servit d'appât pour les curieux dans ton genre qui me servaient de cobayes ou de nourriture pour ceux-ci ! Meurs-donc, fou que tu es !

Il leva subitement les bras et se mit à clamer une incantation pendant que des braises s'allumaient dans ses yeux :

Zâhag Kül Tirôk Dum Nörg Vat Kärg Markôr Bazdün Krüm D...

Il n'eut pas le temps d'achever car Enguerran, ne cachant pas sa rage et sa hâte d'en finir, fit siffler sa lame devant le nécromancien qui s'écroula la gorge en sang, tout en lui criant :

Prends-ça Vipère !

Le sorcier ne put que gargouiller quelques mots avant de trépasser :

Je ne sais pas pourquoi mes maîtres te connaissaient mais ils te tueront !

Dans un dernier râle imbibé de sang, il expira.
Enguerran enjamba son cadavre et passa dans la pièce d'à côté. Il vit que celle-ci avait une porte murée, mais son oeil fut également attiré par une peinture à même la paroi de pierre.




Un chevalier tuant un dragon devant son antre ! Etait-ce donc ça la victoire dont avait parlé l'ermite ? Et c'était un membre de ma famille...

Enguerran se retourna vers la porte et, à grands renforts de coups de bouclier, parvint à faire choir ou bouger quelques pierres. Il se mit alors à agrandir la brèche puis passa à travers.

Il était à l'air libre.

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Château de Treignac - Castel d'Avalon
---fromFRDaou
Un cortège bien peu glorieux entra dans la forêt. Un vieillard tirait un âne surmonté d'une petite silhouette encapuchonnée. Ils arrivèrent devant la grotte et la petite forme parla d'une voix forte et assurée.

" Dihan ! "

Le vieillard s'arrêta tout net et fixa le sol de ses yeux hagards. La petite sauta au bas de sa monture et s'avança. Elle ôta sa capuche, révélant une petite tête ronde surmontée d'une tignasse rousse. Elle s'arrêta et regarda au loin. Haute comme trois pommes, elle faisait l'effet d'un insecte perdu dans un jardin immense. Elle sourit, satisfaite, puis remonta sur l'âne.

" Ac'hanta ! "

Le convoi se remit en marche d'une allure brinquebanlante. Un éclair fiévreux passa dans les yeux de Daou lorsqu'elle murmura ;

" J'arrive. "
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Et dans un si petit corps
Séjournaient de grands démons...
Daou de Brekelien
Quoi de plus beau que des enfants sur un tourniquet?
L'arrêter d'un coup de pelle.
Dahou sur les rr
Lootchak
Loo avait mal aux doigts à force d'avoir trop tiré sur les rênes de son cheval fou. Elle ne l'avait plus vu comme ça depuis sa rencontre avec la vache, c'est pour dire...
Elle souffla. La bourrique s'était arrêtée et paissait à présent paisiblement dans la clairière. Elle descendit et attrapa sa gourde qu'elle porta à sa bouche, puis grimaça. Plus une goutte. Elle soupira puis prit son arc et marcha vers la forêt pour y trouver un point d'eau après avoir expressément recomandé à Kenavo de ne pas bouger.
---fromFRDaou
Le convoi s'arrêta dans la clairière. Daou regarda autour d'elle. Rien. Elle était pourtant certaine...
Elle avisa soudain un cheval posté non loin d'un menhir. Elle fronça les sourcils. Les gens étaient drôlement imprudents de nos jours.


" Petra te gortoz ? Ac'hanta ! "

Aux mots de la voix fluette et pourtant assurée de la fillette, le cortège se remit en branle et ils disparurent dans l'épaisseur de la forêt.
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Et dans un si petit corps
Séjournaient de grands démons...
Daou de Brekelien
Quoi de plus beau que des enfants sur un tourniquet?
L'arrêter d'un coup de pelle.
Dahou sur les rr
---fromFRL'esprit de la Forêt
L'Esprit de la Forêt vivait par delà les temps et les gens, même si rares étaient les personnes à le connaître réellement.
Après une longue méditation sur les conséquences de l'expansion de l'homme, il revint en ses terres se matérialiser à nouveau afin de guider un convoi vers le chemin du Val sans retour.

L'épaisse forêt sembla tout à coup s'éclairer.

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Il existe un lieu sublime où cohabitent imaginaire et réel. Savez-vous d'où viennent ces délices qui coulent à flot dans la taverne?
Suivez la voie de votre instinct, et qui sait, peut-être rencontrerez-vous l'Esprit en chemin!
Lootchak
Loo revint vers son cheval. Elle était trempée et maugréait contre l'imbécile-qui-avait-eu-l'idée-de-mettre-des-cailloux-au-bord-de-la-rivière-juste-pour-la-faire-tomber-dedans.
Elle attacha sa gourde à la selle puis monta sur Kenavo. Elle regarda autour d'elle. Soudain, elle fut frappée d'une vision étrange. Là-bas... Non. Elle secoua la tête et reporta son regard vers la forêt. Plus rien.
Elle soupira. Le manque de sommeil lui donnait des mirages.
Elle talonna légèrement Kanavo et ils se remirent en marche.
Enguerran
S'extirpant de l'ouverture, Enguerran aperçut un escalier de pierre qui descendait vers une vallée. La caverne dont il venait de sortir était logée dans un énorme rocher.



Marche après marche, il se rendit en bas et regarda l'endroit où il se trouvait.
Une clairière bien découverte lui faisait face. Epuisé il s'asseya le plus confortablement possible contre un tronc d'arbre à la lisière de cet espace déboisé.
Il décida de se sustenter un peu pour reprendre des forces et pour calmer son estomac affamé, sortant une miche de pain frugale et une outre d'eau pour son gosier assoifé.
Après s'être repu autant qu'il le pouvait, il fuma une bonne pipe puis se mit à observer le paysage d'un air pensif.

C'est alors qu'à sa vue apparut le début d'un sentier qui partait fugitivement d'un coin de la clairière. Enguerran décida d'aller y jeter un oeil. Il se leva et s'y rendant découvrit un lieu plus agrandi que la suite du sentier qui s'enfonçait dans la forêt. Cet endroit à part disposait d'une vue à la fois sur la clairière et le sentier entre lesquels elle était située. Une fontaine trônait adossée aux feuillages.



Enguerran s'en approcha et, posant ses coudes sur la margelle, goûta à l'eau délicieuse et rafraîchissante qui jaillissait. Revigoré et rasséréné, il ferma une seconde les yeux, puis se retourna.

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Château de Treignac - Castel d'Avalon
Enguerran
Dirigeant son regard en arrière, Enguerran tomba nez à nez avec un homme barbu excentrique qui lui souriait.



Ca fait du bien de boire un peu de cette bonne eau de la forêt hein mon garçon ?lança-t-il.

Enguerran était assez décontenancé par l'arrivée de ce personnage et ne sut quoi dire pendant un court instant qui lui parut trop long.

Oui, en effet. A qui ai-je l'honneur ?

L'homme barbu lui répondit d'un ton jovial :

Albéron le bûcheron ! Pour vous servir ! Et toi donc, mon gars ?

Enguerran se sentait plus à l'aise et continua la conversation avec une certaine gaité.

Je m'appelle Enguerran.

Il réalisa alors qu'il avait toujours su depuis sa rencontre au lac de Bourganeuf, par une logique qui s'imposait à lui, quel était le nom que son père portait.

Enguerran... de Casteldor.

Albéron releva un peu son chapeau et s'exclama tout calmement:

Oh ! C'est donc toi... C'est que t'es pas l'inconnu pour tout l'monde, héhé !

Enguerran attendit la suite, légèrement interrogateur. Albéron expliqua :

Comme je te l'ai dit, tu vois, moi, mon boulot, c'est d'abattre des boulots.

Sur ce jeu de mot, il éclata de rire.

Bon, je plaisante. Et des plaisanteries d'un vieux gars comme moi qu'a toujours vécu seul, c'est pas toujours très fin. Donc je disais, je coupe des arbres pour vendre mon bois, mais je le coupe pas au hasard, je le coupe pas ici !

Sur ces paroles, Albéron devint plus sérieux.

Ici, sur tout les environs, c'est un lieu à part, sacré. Il y a bien longtemps, un jour que j'avais bien trop bu de vin, je me suis endormi par ici, sur l'herbe. V'la-t-y pas que je me suis fait réveiller en fanfare, j'entendais des chants ! Pas des chants ordinaires, des chants étranges... surnaturels. Et
intenses. Alors là avant que j'ai pu comprendre ce qui m'arrivait, j'ai vu arriver devant moi...

Albéron se tut un instant, paraissant hésiter et réfléchir. Enguerran le trouvait plus intelligent et mystérieux au fur et à mesure de la conversation, même s'il ne doutait pas de son aspect simple et spontané. Albéron reprit:

Enfin, bref, sache que l'on m'a demandé, enfin ordonné, euh non enfin si les deux, de veiller sur cet endroit et d'en être le gardien devant les Hommes. Depuis ce jour-là, ma vie a bien changé, et j'ai connu bien des choses. Tu ne m'es pas inconnu, comme je te le disais. Et il me semble que
mon rôle est de te donner un conseil qui te serait utile.

Ton salut pourrait bien résider en ta prochaine rencontre. Cette phrase est tout ce que j'avais compris en ce qui te concerne.

Enguerran, interloqué, n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit, car déjà Albéron changeait totalement de sujet :

Prend donc de l'eau de cette fontaine dans ton outre ! Elle n'est pas ordinaire et te sera agréable dans ton voyage.

Enguerran le remercia et finissait à peine de remplir son outre qu'il entendit un léger bruit de sabot. Il se retourna et vit Rôdeur arriver au petit trot vers son maître ! Enguerran lui carressa l'encolure et le chanfrein pendant qu'Albéron s'extasiait :

Nom d'un p'tit bonhomme ! Quelle belle bête !

Enguerran eut un sourire en l'entendant reprendre naturellement son langage plus terre à terre. Ils se souhaitèrent chaleureusement au revoir et Enguerran, en remontant à cheval, put entendre Albéron le bûcheron séloigner en chantant gaiement :

La rose est rose
donc non morose !

La pierre est Pierre,
Vois nos prières !

L'eau tue le feu,
feu est le feu !

Moineau moine haut,
chante le Très-Haut !

Enguerran pressa les talons et repartit en direction du Limousin et de Bourganeuf.
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Château de Treignac - Castel d'Avalon
---fromFRyouga
Ce matin ne fut pas un matin comme les autres. Loargann, la fille de Youga et Guillaumetell était bien malade . En effet celle-ci avait beaucoup de fièvre. Youga alors avait prit la direction de la forêt pour récolter du Buis. Allait –elle survivre ?

A un tournant de sa vie , youga est là , très inquiète .. pas à regretter mais à penser …à se remémorer tout ce qu’elle est aujourd’hui…. Une femme une épouse une mère.

Après avoir galopée un bon moment, Gwabriol s’arrêta… pourquoi ? un instinct animal sans doute. Youga descendit de sa monture, passa sa main sur le flanc de l’animal en le caressant pour lui montrer toute son affection. Cette jument et cette femme se comprenaient trop bien bizarre ? Non. Étonnant… Youga passa les rênes par-dessus son destrier et entraîna sa jument à faire quelques pas .

Elle prit un chemin qui amène ici et nulle part. Leurs pas se mélangeaient aux empreintes de sangliers venus dans les fourrés bretons pour trouver de quoi se nourrir dans la neige fraîchement tombée la veille. Youga les suivit sans trop se poser de question, sans réfléchir, en cherchant du buis.

Tout en se promenant, elle repensa à sa vie :
Son arrivée en terres bretonnes dans le merveilleux village de Rohan si cher à son cœur. Tant d’aventures qu’elle avait vécu, les amours, les ruptures, les évènements les plus incroyables qu’elle avait connu, sa rencontre avec son aigle qui lui changea sa vie, son amour de toujours son époux, si bon, si doux si attentionné envers elle. Comment faisait-il pour la supporter ? Elle était bien consciente de son sale caractère ; Ce qui la faisait sourire rien que d’y penser. Puis lui vient en tête le souvenir d’une rencontre celle de son père qui l’avait reconnu dans une taverne à Fougères alors qu’elle avait été enlevée dans son plus jeune âge.
Et toutes les personnes qu’elle a rencontré, certains devenant ses amis, d’autres un peu moins.
Son amie de toujours Karmélina ainsi que son mari qui avait fait d’elle une aventurière, qui l’avait aidé à prendre des responsabilités dans des instances importantes et qui lui avait tout appris.
Elle se remémora le nom des personnes disparues , celles qu’elle avait aimé et pour qui elle s’était battue pour sa Bretagne. Des larmes lui coulèrent sur les joues rougies par le froid.
La fatigue ? ces souvenirs ?…
L’adoption de la petite Loargann avait aussi changé le cours de sa vie. Ce petit être orphelin si fragile, recueilli, faisait de Youga une maman attentionnée. Et voilà qu’un heureux évènement venait s’ajouter à sa vie. L’enfant qu’elle portait était le fruit d’un amour passionnel et fusionnel, le fruit de sa chair et de son sang. Tous ces souvenirs, cette future naissance et Loargann souffrante la perturbaient énormément et ne savait plus vers quel chemin allait.

Cette promenade l’avait un peu fatiguée. Elle s’était enfoncée dans la forêt et ne s’était pas rendu compte du temps parcouru. Elle vit un gros chêne. Elle attacha Gwabriol au tronc de celui-ci. Lasse, elle se reposa au creux du tronc et finit par s’endormir en repensant à ces souvenirs vécus depuis 1 an
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