Afficher le menu
Information and comments (0)
<<   <   1, 2, 3, ..., 34, 35, 36, ..., 48, 49, 50   >   >>

[RP] Quelque part en Brocéliande...

---fromFRL'esprit de la Forêt
Cela faisait tellement longtemps que le vieil homme attendait que la jeune femme laisse un instant la compagnie des siens pour lui faire découvrir les mille et une beautés secrètes de la forêt ancestrale. Tellement longtemps que le vent de Bretagne se plaisait à arrêter son souffle près des fenêtres des maisonnées dans lesquelles les mains fines de la jeune barde faisaient résonner des accords enchantés en carressant sa harpe. Et voilà qu'aujourd'hui elle se tenait là. Prête. Acceuillant le nouveau venu comme si rien n'était simple coexistance. Leur présence réjouissait la forêt endormie.


Lasse de la promenade sur l'épaule de son compagnon, l'écureuil prit son propre chemin d'un bond. Leste et agile. Envoyé ailleurs par une requête silencieuse. Vers celle qui portait l'Amour de la Nature dans les villages, vers celle qui manquait depuis trop longtemps aussi au coeur de Brocéliande. Le petit messager joueur partit donc, avec pour seul message celui de souhaiter la bienvenue.


A bout de souffle, effrayé du chemin et de l'éclaircie de verdure, le vieil homme arrêta ses pas à l'orée d'un bosquet. Les visiteurs venaient de s'engager sur la piste parmi les chênes centenaires.

Un éclat de blanc au devant de leur route attirerait leurs regards s'ils le voulaient bien.

_________________
Il existe un lieu sublime où cohabitent imaginaire et réel. Savez-vous d'où viennent ces délices qui coulent à flot dans la taverne?
Suivez la voie de votre instinct, et qui sait, peut-être rencontrerez-vous l'Esprit en chemin!
Chimera
Elle marchait, écoutant, hochant la tête ou les épaules au fil de son discours. Un homme très à l'aise pour parler ainsi de lui à une inconnue... une vie sans sa mère... pauvre femme.... oui elle aussi comprenait cela... Une chose la taraudait cependant... ainsi... il savait ... il n'avait pas tiqué le moindre instant sur lorsqu'elle évoqué son statut de neveziad qui déclenchait souvent bien des grimaces et froncements de sourcils perplexes ... qui était-il exactement? Elle l'apprendrait en temps et en heure, en attendant, il était un agréable compagnon de route, narrant l'histoire de sa vie avec énergie. L'entendre dire qu'il refusait obstinément de quitter la capitale lui arracha un sourire, sa famille devait être bien contrariée de le savoir si loin de ses remparts! Elle n'en dit rien cependant, chaque être était libre d'aller où bon lui semblait.

La question la tira de ses pensées. Elle sourit plus franchement et secoua la tête.

Pas le moins du monde non, continuez, le récit d'une vie n'a rien de pénible, et je regretterais de ne pas apporter de réponses pertinentes à vos questions par cause d'une connaissance étriquée des faits qui les ont soulev.... un éclat au devant d'eux...dans les branches... furtive créature perturbée par les deux promeneurs... ées...
_________________
---fromFRcheeraz
Remarquant le coup d’œil adressé pas Chiméra un peu au dessus de leurs têtes, le petit citadin tenta d’y déceler autre chose qu’un entrelacs de branchage… Il aperçut rapidement le petit volatile qui paradait, à première vue, à la façon d’un male. Première impression confirmée par son plumage noir de jais, là ou la femelle se serait contentée d’afficher un gris pâle…

Saviez vous que ces charmantes créatures, pleine de bon sens, élisent domicile dans les cavités des arbres et du sol… qu’un oiseau mette un toit sur sa tête pour se protéger des rigueurs de l’hivers est révélateur de la qualité du climat breton… faisant halte pour mieux apprécier la vue de l’animal… c’est amusant… je pourrais vous parler des bergeronnettes quelques instants et je trouverais, c’est certain, nombre de vérités à énoncer à leur sujet… pour autant, je ne crois pas avoir jamais entendu leur chant.
_________________
Citoyen breton... sobre!
Chimera
Elle souriait, désormais immobile, suivant simplement l'animal des yeux...

Les créatures de Nature ne font qu'un avec l'environnement dans lequel elles évoluent, s'adaptant à ses contraintes et sachant profiter de ses bienfaits. Nous avons beaucoup à apprendre d'eux.

La jeune neveziad aimait plus que tout observer le mode de vie des habitants de la forêt, animaux et végétaux... Le petit oiseau voletait à présent d'une branche à l'autre, battant l'air de sa queue une fois posé, agitant la tête en tous sens...

Ainsi vous n'avez jamais entendu leur chant? Il se pourrait que, si nos restons quelques instants en sa compagnie, notre ami nous fasse la joie de se faire entendre.
_________________
---fromFRcheeraz
Ma foi… voilà une excellente idée… je lui gazouillerais l’histoire de ma vie et, s’il est séduit, il me récompensera de son chant.

Prenant appui sur la branche qui lui servait de bâton de marche, il baissa le ton et poursuivit son récit, tout en suivant du regard la créature ailée qui ne paraissait pas le moins du monde impressionnée…

ou en étais je donc ?...ah oui, ma mère… la pauvre !... quant à mon père, heureusement pour lui… et pour moi, du coup, il jouissait d’une situation confortable. Sans être aisée, notre petite famille vivait agréablement de quelques possessions terriennes et du peu de fortune accumulée par les générations d’honnêtes rennais dont je descends. N’ayant pas à s’astreindre à la tâche, mon père se concentra sur les affaires de l’esprit, avec un franc succès, je dois le dire. Il se cultiva, encore et encore, imposant à sa cervelle un rythme de forçat et à son portefeuille un train de nobliau… les précepteurs, à l’époque déjà, jouissaient d’une popularité dont ils avaient compris comment tirer bénéfice. La suite, vous la devinez… nous eûmes tôt fait de nous retrouver sur la paille, au sens propre comme au figuré !... instruits certes, mais démunis… une situation qui devait rapidement tuer mon père, qui la considérait comme un terrible déshonneur… ce en quoi je suis assez d’accord, bien que je lui ai toujours soutenu le contraire, vous l’imaginez bien…

Le petit homme s’interrompit un instant, le temps de refaire la provision d’air dont son organisme ne pouvait se passer plus longtemps et d’adresser un sourire à Chimera, silencieux et compatissant remerciement pour sa fabuleuse patience… dans les branches…
_________________
Citoyen breton... sobre!
---fromFRL'esprit de la Forêt
Les humains semblaient s'interresser au petit volatile et lui offrir une place dans leurs histoires enchantées. Tout heureux, impatient de leur montrer le chemin, il sautillait sur la branche, hochant la tête et balancant les longues plumes d'un noir de jeais de sa queue. Il étira même ses ailes pour les sommer de le suivre, laissant apparaitre le plastron blanc qui l'avait fait remarquer un peu plus tôt.

Le vieil homme lui avait appris des tours, c'est lui qui tenait l'oiseau en vie pendant l'hiver, lui offrant le réconfort de quelques baies séchées et de paroles douces. Tout à sa parade, l'oiseau se mit à chanter pour accompagner l'histoire.

Son gazouillis d'ordinaire peu sonore et rare éclata dans le silence de la forêt.

La bergeronnette prit ensuite son envol ondulé, ouvrant la voie aux deux visiteurs au travers des bosquets.

_________________
Il existe un lieu sublime où cohabitent imaginaire et réel. Savez-vous d'où viennent ces délices qui coulent à flot dans la taverne?
Suivez la voie de votre instinct, et qui sait, peut-être rencontrerez-vous l'Esprit en chemin!
Chimera
Après les avoir gratifiés de quelques joyeux piaillements, l'oiseau prit son envol. Il planait avec tant de facilité… si gracieux… qu’elle fut presque tentée de faire un pas en avant pour en apprendre plus ... le suivre, savoir où il se rendait …
Un nouvel éclair… d’acier celui là, et bien plus imposant que le précédent… bondit des fourrés dans un grondement qui n’avait rien du doux gazouillement qui résonnait encore dans le sous-bois...

Vif et agile, le volatile échappa in extremis au prédateur qui se retrouva bredouille sur le sentier... La louve, car il n’y avait pas d’erreur possible pour la jeune femme qui la connaissait si bien, ne tenta pourtant pas de poursuivre l’oiseau... Visiblement, cette entrée tenait plus de la joyeuse distraction que d’une réelle chasse puisque Dir Aele avait déjà délaissé cette proie futile et furtive et observait les deux promeneurs, oreilles dressées, immobile.


Oh… que voilà un impromptu visiteur….

Chimera s’accroupit et croisa les bras sur ses genoux. La louve, rendue quelque peu farouche par la présence d’un inconnu, s’approcha à pas feutrés, sa progression ponctuée d’arrêts prudents dans la végétation éparse bordant le sentier. Elle scrutait l’homme qui se tenait au coté de la druidesse avec attention, le jaugeant, à l’affût d’une éventuelle menace…

La jeune femme étendit le bras et murmura :

Salut Dir …

Et la louve, s’enhardissant, vint mettre son museau dans sa main tendue. La neveziad laissa glisser sa main dans l’épaisse fourrure de l’animal en disant tout bas:

Cheeraz, je vous présente Dir Aele, la compagne de Dame Lusiana, Verdruis de l’Ordre des druides. La belle au flair légendaire aura senti notre présence et n’aura pas résisté à l’envie de venir satisfaire sa curiosité… mais ...

Elle releva la tête, scrutant les fourrés avoisinants… si notre amie est ici… cela signifie que Lusiana n’est pas loin.
_________________
---fromFRL'esprit de la Forêt
Les humains s'étaient arrêtés. La bergeronnette entreprit de voleter autour d'eux avant de repartir toujours vers la même direction.
_________________
Il existe un lieu sublime où cohabitent imaginaire et réel. Savez-vous d'où viennent ces délices qui coulent à flot dans la taverne?
Suivez la voie de votre instinct, et qui sait, peut-être rencontrerez-vous l'Esprit en chemin!
Pinkpunk
Pink avant de quitter MG récupère le médaillon en le tenant fermement dans sa mains.
Dans le sac de MG, elle trouva un texte, que MG avait soigneusement écrit.
Elle voulut surmant un jour faire pars de son texte...mais peut etre qu'elle n'a pas put..par manque de temps...
Elle décida donc de le lire a haute voix, rendant hommage a MG .



Citation:
Il était une fois, une jeune fille qui révait d'être presqu'aussi belle que Gannika. Aprés avoir usé de toutes les pommades
possibles et inimaginables, s'être tartinée de tous les onguents qu'on pouvait trouver en Bretagne et même chez
les françoys, invariablement ...

- Miroir, joli miroir, suis-je maintenant presqu'aussi belle que Gannika ?
- Heu ... non ! Y'a encore du boulot et franchement à ta place je laisserai tombéééééééééééééééé !
- ...

Et le miroir en mille morceaux disparut au fond de la rade de Brest.

Elle décida un jour d'aller, en Orient, chercher les magies qui lui permettraient de réaliser son rêve.

Et elle partit. On dit qu'on ne la revit plus.

Les mois étaient passés et elle avait atteint, d'échoppe de mage en boutique de sorcière, la lointaine Egypte.

Un beau jour qu'on lui avait refilé l'adresse d'un plan sûr et certain, elle se perdit dans les ruelles
d'Alexandrie. Elle errait ne sachant trop comment demander son chemin; il faut savoir que les egyptiens
parlent peu le breton. Au fil des heures son inquiétude n'était plus de trouver l'antre de cette femme, vieille
et moche qui détenait le philtre miraculeux dont on lui avait parlé, mais bien de retrouver le chemin de l'auberge.

Elle déboucha (non Maître, pas un bouteille de chouchenn.) alors dans une rue où un monde incroyable d'artisans
travaillait et s'affairait sur les trottoirs. Des forgerons, des tisserands, des charpentiers, enfin bref
toute la panoplie des artisans qu'on retrouve chez nous, plus d'autres encore.
En avançant dans la rue, elle s'aperçut que les conversations et les rires, sur son passage, se taisaient, les regards
fuyaient et une de gène impalpable s'installait.

Elle s'étonna. "Suis-je donc si laide ?" Lorsque déboucha d'une ruelle adjacente, une petite fille dans
une robe trop grande pour elle. Elle était pieds nus, sale, mal peignée et trés belle. Comme leur chemin prenait
la même direction, elles marchaient côte à côte. La petite la regardait, ravie de côtoyer une occidentale, et lui
souriait. La jeune fille l'observait du coin de l'oeil et la voyait maintenant sourire à l'entour et réduire la distance
qui les séparaient jusqu'à la toucher, elle continuait à sourire de toutes ses fossettes et ses yeux semblaient
dire autour d'elle "Regardez moi, je suis l'amie de l'occidentale".
Et maintenant tous ceux qui étaient là leur souriaient, la rue leur souriait, et le ciel et le soleil.
Puis la petite fée la quitta avec un étrange regard et disparut, sans doute parce qu'elle avait des devoirs à faire
ou une course pour sa maman.

Elle repartit le lendemain pour l'Europe. Les marins se souviennent encore de son sourire qui ne la quitta point
de toute la traversée.
Elle revint dans son village où nul ne la reconnu et elle ne se fit pas reconnaitre non plus.
Tous les jeunes hommes en étaient tombés amoureux et chacun se demandait qui était cette jeune fille presqu'aussi
belle que Gannika.


Elle plia le texte , regarde une dernière fois MG et s'en alla sans se retourné
---fromFRcheeraz
Un loup !... ou plus exactement une louve… détail qui n’aurait pas du échapper au directeur de collège. Aucun doute, il aurait pu, là encore, embellir la situation de quelques données théoriques aussi palpitantes que pertinentes… comme, voyons… le nombre de kilos de viande que devait s’envoyer la bête pour satisfaire son appétit, le nombre de disparition d’enfant que traditionnellement, les gens du peuple imputent à ses charmantes bêtes à croc et à poil… son incroyable vitesse de déplacement et le temps insignifiant, qu’il lui faudrait pour rattraper Cheeraz s’il lui venait l’idée de lui croquer un mollet… et plus, si elle le trouvait à son goût.

Mais plutôt que d’étaler ces fascinant détails, le petit homme se contenta de déglutir bruyamment un bon demi litre de salive…


… êtes vous bien sûre de savoir ce que vous faîtes, Chiméra ?… je déplorerais qu’il vous arrive un malheur… et tout autant, devoir m’interposer pour vous en protéger…

Mais la jeune Dame semblait… connaître… oui, c’est ça, connaître la bête… et puis, elle prononça ce nom… Lusiana… La Lusiana ?... vous me charriez ?... Ma lus… enfin, celle que je connais ?... reportant son attention sur la louve qui s’approchait, lentement mais sûrement… et cet animal l’accompagne ?...
_________________
Citoyen breton... sobre!
Chimera
Elle avait sourit en l'entendant proposer avec bien peu d'assurance de lui venir en aide le cas échéant. Quel galant homme! Ainsi, il connaissait Lusiana... plutôt bien semblait-il.

Je n'en connais qu'une pour ma part messire. La Lusiana oui... nouveau sourire...

Après avoir gratouillé affectueusement la louve derrière l'oreille, elle se releva et tourna la tête vers son compagnon.

Si la verdruis est en cette forêt, je pense aller la saluer. Qu'en dites vous? Si vous la connaissez également, pourquoi n'allons nous pas à sa rencontre? Je suppose que nous n'avons qu'à suivre le guide.

Elle avait dit cela en tendant le bras en direction de Dir Aele. La louve avait par deux fois entendu le nom de Lusiana et, comme répondant à un appel silencieux, elle s'éloignait déjà dans les fourrés.
La jeune neveziad fut soudain prise d'un doute ... elle laissa retomber son bras et s'efforça de calmer son enthousiasme.


Mais vous souhaitiez me poser des questions ... et vous n'avez pas fini votre histoire.... votre père...
_________________
---fromFRcheeraz
Parfois, les événements s’enchaînent avec tant d’aisance et de naturel qu’il est impossible de ne pas se considérer comme le spectateur intrigué, face à un acte théâtral de sa propre vie… à bien y repenser, il ne se souvenait pas vraiment, du moment au cours duquel il avait prit la décision de se rendre à Brocéliande et, à trop y réfléchir, les raisons même, se voilaient dans son esprit. Pourtant… il était en compagnie de la douce Chiméra et allait au devant de la Verdruis de Bretagne… marchant dans les traces d’une louve…

D’une louve…

D’une louve dont il ne pouvait détourner le regard et pour laquelle il éprouvait, maintenant que les bribes de sa pensée s’organisaient et s’imbriquaient en une construction logique, un sentiment… troublant…

Il souriait lorsqu’il posa sa main sur l’épaule de Chiméra. Dans son regard, nulle crainte, nulle appréhension… le calme et la sérénité d’une mer d’huile un lendemain de tempête.


c’est évident n’est-ce pas ?... tu marche dans les pas du Père de mes frères… nous devions nous rencontrer et Il y pourvoit.

Se tournant dans la direction qu’avait empruntée la louve…

Tu as raison, suivons la messagère… je poursuivrais mon récit… mon père…

Cheeraz aurait aimé que Loarwenn et Jéhan soient là, qu’ils le voient ainsi, qu’ils voient la lueur qui illuminait son regard… ils auraient compris alors…
_________________
Citoyen breton... sobre!
Chimera
Il la tutoyait dorénavant ... ou tutoyait-t-il quelque chose de plus grand qu'elle incarnait à ses yeux? Une chose familière peut-être... Une nouvelle confiance semblait l'habiter et elle garderait le silence pour ne pas la perturber.... Le regard de son compagnon était désormais étrangement serein, brillant d'un nouvel éclat alors qu'il suivait déjà la louve sans même avoir fait le moindre pas, lui qui un instant plus tôt...

Elle sourit, posa un instant la main sur celle de Cheeraz puis s'enfonca dans la forêt sur les traces de Dir, tendant l'oreille pour suivre les bruissements de feuilles, l'oeil attentif pour l'appercevoir de-ci de-là entre les arbres.


Je vous écoute messire, la Mère seule sait quelle distance nous sépare de notre objectif!
_________________
---fromFRcheeraz
Il fit l’effort de ramener son esprit vers la très concrète histoire de sa vie… la force du moment ne pourrait plus le quitter désormais… ils marchaient.

j’ai assez parlé de mon père, parlons de moi… sourire amusé… j’ai survécu et prospéré, finalement… j’ai renoué, dès que ce fut possible, avec les matières de l’intellect… mais avec plus de raison et de discernement que ne le fit mon père, jadis. Je suis aujourd’hui, j’en tire grande fierté, directeur du collège de Rennes. On me tient pour homme de savoir et je travail âprement à l’étayage de cette réputation… voilà.

Si je te raconte tout cela, c’est pour que tu comprennes à quel insondable néant se résume ma spiritualité. J’ai grandit loin des bosquets sacrés et les quatre jardinières dont ma tante s’occupait religieusement ne suffirent pas à faire naître en moi l’amour de Gaïa… quant à Doué… eh bien mon père le considérait, assez naïvement il faut le dire, comme l’assassin de ma mère !… ce qui me convint assez… il eut pu aussi bien, me faire jouer ce triste rôle ! En somme et crois bien que je ne m’en vanterais pas sur le parvis d’une église… je suis athée… pire ! J’ai longtemps tenu le simple fait de croire pour signe de grande faiblesse… réfugiant mon âme entre les solides bras de la raison et de son apôtre : la logique…


Ecartant une branche basse qui menaçait de lui revenir en plein nez…

fichtre, je ne me souviens pas avoir jamais tant parlé !

Cette dernière réflexion plongea le petit homme dans une méditation dont il sembla avoir du mal à se dépêtrer. Alors, forçant le sujet qui lui brûlait les lèvres à les dépasser…

… toi, Chiméra… en quoi crois tu ?... en quoi crois tu que tu ne saurais expliquer ?...
_________________
Citoyen breton... sobre!
Chimera
Après un long silence, la question résonnait encore à ses oreilles …. En quoi crois-tu que tu ne saurais expliquer ?… Les branches et feuilles qui tapissaient le sol craquaient sous leurs pieds…. Il la prenait au dépourvu… quelle était cette question ? Mais la jeune femme avide de découvertes s'aventurait déjà dans sa méditation … s’était-elle déjà interrogée de la sorte ? Sourcils froncés, se frayant toujours un chemin à la suite de la louve, elle entama une réflexion à voix haute, sans même trop s'en apercevoir.

Tu sembles concevoir le fait de croire et le fait d'être attaché à la raison comme étant incompatibles…

Croire et savoir… je crois que tu soulèves là une question grave à laquelle il m’est bien difficile de répondre… conviction subjective et connaissance objective .... En tant que neveziad, je crois que j’explore… j’explore et je découvre, dans un entre deux entre naïveté et scepticisme.


Une pause... ses pensées partaient en tous sens...joyeux égarement...

Je considère également le fait de croire comme une faiblesse lorsque c’est une croyance naïve qui n’a pas conscience d’elle-même… Quant aux solides bras de la raison… ils peuvent à mes yeux s’avérer être un carcan …

Elle leva un bras tout en parlant pour englober leur environnement.

Comment expliquer que nous marchons tous deux au beau milieu de cette forêt ? Est-il besoin de l’expliquer par ailleurs ? La raison voudrait peut-être que l’on cherche à le faire… et bien dans ce cas je suis bien aise de la délaisser. Elle ralentit quelque peu le pas pour accorder un regard alentour...

Je crois en cette force qui fait vivre ce qui nous entoure… le bosquet sacré comme les jardinières de vo… ta tante. Je crois en chaque son qui s’échappe de ma harpe et en chaque bruit sourd de mon bâton sur le chemin... haussant les épaules ... Le monde de la croyance est incertain il est vrai, mais recèle nombre de merveilles. Peut être faut-il simplement s’y aventurer tout en tenant bien fermement la main de la raison.

Peut-êre crois-je plus volontiers en ce qu’il est possible d’expliquer… Pourtant, en tant que barde, je me laisse porter par un monde de contes et d’histoire, d'héritages qui à force d'être transmis apartiennent aussi bien au domaine de la croyance qu'à celui du savoir. Peut-être puis-je dire que je me réfugie dans un monde qu’il n’est nul besoin d’expliquer. Une chose est sure de ce point de vue, c'est que des trois voies du druidisme, la scelaigie est celle qui me représente le mieux…

Elle sourit doucement… elle avait beaucoup parlé et s'était, peut-être égoistement, approprié le sujet… s’efforcant d’avoir l’approche la plus rationnelle possible vis-à-vis de ses croyances… Une simple question et il avait mis le doigt une telle chose... Elle se réjouissait d'avoir croisé son chemin. A chaque rencontre de nouveaux questionnements, c’était ainsi qu’elle avançait... Elle tourna la tête vers lui et haussa les épaules, l’air légèrement décontenancé. Il se présentait comme un érudit…était-il habité comme nombre d'entre eux par un scepticisme inébranlable lorsqu’il s’agissait d’inexpliqué ? Sans le quitter des yeux, des yeux désormais légèrement inquisiteurs, elle demanda :

Es-tu en quête d’inexpliqué ? Tu dis que ta spiritualité est un insondable néant … et pourtant tu sembles avoir réfléchi sur la question...
_________________
See the RP information <<   <   1, 2, 3, ..., 34, 35, 36, ..., 48, 49, 50   >   >>
Copyright © JDWorks, Corbeaunoir & Elissa Ka | Update notes | Support us | 2008 - 2026
Special thanks to our amazing translators : Dunpeal (EN, PT), Eriti (IT), Azureus (FI)