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[RP] Quelque part en Brocéliande...

Chimera
A l'orée de la forêt, elle avait marqué une pause, un léger sourire s'était formé sur ses lèvres. Brocéliande, ce lieu où tout pouvait arriver... Aliénore se tenait à son côté, avec son bout de chou dans un panier qui allait pour la première fois arpenter ses sentiers... Il était temps pour les druides de Bretagne de se rassembler pour l'Imbolc...

Elle avancait presque machinalement, perdue dans ses pensées... Un arbre par ici... souvenir fugace....nouvelle pause... Que cherchait-elle? Un voyageur semi-égaré étendu au pied d'un arbre? Deux fois eut été trop beau, mais tout pouvait-il pas arriver icilieu? Reprenant sa progression, elle laissa sa mémoire lui rappeler sa dernière visite en Brocéliande. Elle se revoyait, parcourant le bois sur les traces de la louve de Lusiana accompagnée d'un bien curieux personnage. Tous trois vadrouillaient, mais voilà que Dir Aele s'était évaporée, elle avait brusquement changé de direction puis s'était glissée dans un fourré... ils ne l'avaient plus revue. Elle était parfois bien mystérieuse. Les deux promeneurs, privés de leur guide, avaient donc fini par rebrousser chemin et se saluer en bordure de la forêt. Peut-être Nature le placerait-elle à nouveau sur son chemin...

Le sourire d'Aliénore la tira de sa rêverie. Ils étaient arrivés... La fontaine de Barenton... Bien que peinant à définir le lien qui s'était tissé entre elles, elle était heureuse de s'y sentir rattachée... Elle lui rendit son sourire... Patience désormais...

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---fromFRMangelune
On ne peut pas courir plus vite que les mots, surtout avec des jambes de trois pouces, et de toute manière ceux-ci meurent de se taire...

Le petit Elfe, hors d'haleine, se raccroche à la branche noueuse d'un pied de bruyère et laisse passer l'orage intérieur aussi bien qu'extérieur. L'averse finit par se tarir, Mangelune tord son galure de feutre et remet un pied hésitant sur le sentier en humant l'air. L'odeur âcre des grandes gens s'est estompée réduisant les nuages au silence, tamisant le rêve.

"Réfuter le hasard, c'est n'avoir aucun bon sens, en portant ton regard, il faudra que tu y penses..."

Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

L'être lunaire secoue la tête comme pour chasser cette voix qui assaille son esprit et se remet à clopiner vers le dolmen. La clairière est enfin libérée de la présence des grandes gens, mais Mangelune sent encore l'écho de leurs pensées s'effilocher dans l'interstice entre les deux mondes. Une offrande laissée au pied de la table granitique, Le lutin mutin en bondit de joie, voilà de quoi se sustenter pour une bonne quinzaine de lunes. En attendant d'aller quérir un attelage d'hérissons pour emporter le précieux présent, l'elfe trace dans l'air une invisible chanson que le vent portera ou pas, à la grande gens

"Je ne suis qu'une étincelle infime virevoltant dans le ciel poétique,
Parfois, je frissonne sur la couleur d'une humeur ou je rie dans un pleur,
Je tourne mes yeux vers le passé pour ne voir que plainte mélancolique,
Mais dans l'instant présent, votre existence me délivre un vrai bonheur.

Ma flûte, sculptée de désir, fée métamorphique au bec d'offrande,
Tisse des sons de nulle part, appose des rimes brouillant la vue,
De quelle couleur, vais-je peindre la lumière, transparence si tendre
Pour vous ma muse d'un instant, cette pomme me porte aux nues..."

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Elfe de Lune, Lunarion, Hurlepomme
---fromFRSi0ban
L'endroit était paisible. Une légère brise, émissaire de l'avel breton, flottait dans l'air. Le jeune danvez suivait en silence de sa démarche habituelle, une main glissée dans la poche comme jouant discrètement avec un petit objet. La jeunesse de ses seize printemps pétillait dans son regard qui s'illumina alors qu'il appercut les deux Neveziad de l'ordre. Imbolc était arrivé et son cœur se sentait aussi pur que les jours qui viendraient dorénavant. Son esprit était toujours quelque peu fatigué par les expériences qu'il venait de vivre, mais son cœur battait, plein de vie, plein de vigueur, plein de lumière, comme les jours clairs dans lesquels ils allaient bientôt se plonger en route vers les prochains feux de Beltaine.
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Terenemar
Terenemar glissait dans le bois accompagner de Vargach, son renard.

Il sillonait le bois en vu des promeneurs mais sans se faire voire ou entendre.

La fôret laissait une empreinte sur Terenemar.

Imbolc était la. Le renouveau arrivait. Le siens peut être... hum pas d'hâte. Déja un nouveau était apparu il ya quelque jours. Et il allait recevoir une cérémonie dans peu de temps.

Esquivant les branches et les bruits ils virent Chimera et la suivirent sans bruis par les sous bois.
Trooldesmontagnes
Quelques part en ancienne terre Celte;un homme accompagné de sa Mie,et de son frére,dormaient prés d'un feu,dans les ruine d'un vieux moulin.Dormait?pas tous;un peu plus loin;éclairait par l'astre lunaire qui diffusait en combat régulier contre les nuages ses féseaux;écrivais d'un doigt souple des runes mystérieuses entouré par les quatres éléments qu'il avait disposé à chaque point cardinaux.Finissant son ouvrage ,tant méditatif que manuel;il entendit le chant d'un rapace nocturne pas si loin de lui en réponse aux demandes qu'il venait de faire.
La route etait encore longue,mais à chaque nuit,cela ce rapeticé peu à peu.
Fallait il prendre cela comme chemin initiatique,ce dit il?
Retournant rejoindre sa couche,il remit un peu de bois dans le feu,remerciant la terre et le feu de se don.
Quelque part sur des chemins;un homme et ses proches;s'approchaient des Terres Bretonnes.

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---fromFRL'esprit de la Forêt
Assis seul dans sa clairière tamisée d'ancienneté, un vieil homme pleure. Une larme seulement, qui roule le long de sa joue jusqu'à rencontrer ses mains bourrues de rides. Une larme qui ne changera peut être pas le cours des évenements, mais qui bénit la terre d'un amour sacré et vient gonfler les rivières, et fait bouillonner les sources.

En relevant le visage il pu observer à nouveau ce chemin de lumière qui conduisait à la lune. Une tendresse éphémère du celeste à l'enfant. Et sur ce pas brillant une vielle femme et une fée, danser la jig en chantant.

Le jeu finit bientôt par un échappé de galurin qui virevolta jusqu'à se perdre dans la forêt. Et la dame et la fée de plonger à la rescousse, d'attérir comme on embrasse devant une tannière confite de terre et de ronflements hirsutes. Un petit bout de fusain, vite, celui de Mundae, et voilà le panneau griffonné vite fait.


Citation:
Elles croient en toi.


Un regard doux de la fée vers les étoiles. Un doigt pointé, une destination de rêve.

On vise la lune, au pire on attérit dans les étoiles.

La main a dévié sur la grande ours, c'est là qu'elle reposera, la bouille, l'heureuse petite danceuse, la femme comblée d'humeurs et ivre de poésie enchanteresse.

Le chemin continue, et la forêt s'éveille au bruissement de leurs chimères.


Oui, il m'a dit qu'on dirait que la bruine ne mouille en Bretagne que ceux qui ne croient plus aux fées.

Elle virevolte dans sa robe blanche.

- Il pensera à regarder si haut?

- Aussi sûr que la prochaine lune lui annoncera le Printemps.

Le vieil homme ferme les yeux et sourit, il est des moments qu'on doit laisser s'échapper, Tit Bou' lui a dit pourtant de faire une dernière chose.
Une merveille du Printemps, l'étreinte de la lune et de la bruine, les couleurs de la nuit, un moon-bow.

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Il existe un lieu sublime où cohabitent imaginaire et réel. Savez-vous d'où viennent ces délices qui coulent à flot dans la taverne?
Suivez la voie de votre instinct, et qui sait, peut-être rencontrerez-vous l'Esprit en chemin!
Lorenz
Enfin les premières lumières de l'hiver qui font place aux aurores printanières.
Ils devront toutefois se méfier: le froid pourrait ne pas être parti complètement. Il pourrait les prendre en traitre.

Elle sera là, si jamais il se fait surprendre, pour lui donner la chaleur nécessaire ... elle l'a vu, trop légèrement vêtu pour affronter les frimas de l'hiver finissant.

Les druides aussi se rassemblent. Initiation en cours le long des jours à venir? Ce ne serait que dans l'ordre des choses. Ils savent, eux, que c'est la période de purification. L'eau coulera et les lavera. Elle les purifiera et ôtera toutes leurs craintes forgées par l'hiver pour laisser place à un avenir plein d'espoir.

L'espoir... c'est ce qu'il lui faut. Encore et toujours. Il doute tellement... Pourtant, s'il savait combien il est entouré...

Mais l'Imbolc n'est qu'une étape.
Il reste encore quarante jours avant que la purification et la quête ne soient complètes, entières, abouties.

La partie claire et lumineuse ne sera atteinte qu'à la Beltaine.

Elle a confiance.

Il réussira.
---fromFRcoldtracker
[Loin de toute activité humaine....]

Maël s'était entraîné durement et avait laissé les hommes rentrer...

Le mestre d'armes et de guerre ne rentra point pour enlever armure et équipement mais il fit volter le destrier harnaché de sa barde d'armure vers la forêt...

Il n'y avait pas été depuis longtemps, depuis trés longtemps en cet endroit spécial où son père l'avait emmené une fois...

Le cavalier en armure fit marcher le destrier quelque temps puis lui fit prendre une sente montante....
Arrivé en haut, il mit pied à terre et continua bride de destrier en main car le chemin devenait difficile... Enfin il arriva à ce qui ressemblait à un cairn...

Il s'arrêta alors et resta un moment sans bouger comme s'il saluait silencieusement le lieu puis il attacha le destrier à un arbre et se dirigea vers une pierre en particulier...

Le souvenir des gestes de son père...

Chaque main appuyant à un endroit idoine....

Le craquement sonore qu'il n'avait pas entendu depuis longtemps...

Il contourna alors lentement l'édifice et prit appui sur une grande pierre, à laquelle il s'arcbouta et doucement celle-ci pivota...

Il regarda la pénombre régnante et alla chercher une torche qu'il alluma et rentra...

Des murs de pierre, il fallait s'y attendre, mais couverts de peintures...
Certaines anciennes, d'autres moins...

Maël reconnut, comme alors, des armures anciennes....
Et le dessin..

Celui de la femme aux cheveux rouge...

La déesse guerrière...

Celle dont il tenait le nom de famille...

-"Morrigan"...
Dit-il tout haut..

L'écho de sa voix tonna dans l'obscurité à peine éclairée...

Devant le dessin un coffre...
Lourd, massif, bardé de fer et enchâssé dans la pierre....

Le colosse posa un genou en terre et ouvrit celui-ci avec une clé...
Le coffre à double pan s'ouvrit laissant voir une statuette d'or peinte de motifs rouges..

La statuette de celle qu'on appelait la "Grande Reine" reposait là immaculée...

Il se remémora les paroles de son père:
-"Vois tu mon fils, nostre famille est ancienne, vraiment trés ancienne et si aujourd'hui nous sommes aristotéliciens, sache que ce ne fut pas toujours le cas et qu'à bien des égards, ce n'est toujours pas le cas...

Cela ne le sera sans doute jamais d'ailleurs...."


Son père avait fait une pause et avait repris:
-"A quoi bon croire en des préceptes que l'on ne peut guère appliquer hein?"

Il avait montré du doigt la statuette et avait dit:
-"Ses préceptes à elle sont clairs et simples..."

Il avait alors tiré son éspée du fourreau et s'était approché de Maël, il dit:
-"Ne te fie jamais aux hommes...Jamais Mon fils..."

Il avait alors posé un doigt sur la tête de Maël et ensuite sur son coeur et avait dit:
-"Elle dit de te fier à ta ruse, ton courage et ..."

Puis désignant l'éspée...:
-"A l'acier..."

Et comme son père, il avait appliqué les préceptes de la Déesse guerrière la remerciant dans ses moments d'inspiration....

Le colosse enleva son baudrier d'espée qu'il posa à terre près de lui et prononça tout haut la phrase que prononçait son père avant lui... :
-"On ne vit pas éternellement..."

Une phrase simple qui en disait tant....

Des préceptes plus clairs que jamais entretenus depuis des années par la connaissance de la guerre et sa mise en pratique pour des causes qu'il estimait juste....

Il resta là silencieux...
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Maréchal de l'Ost De Montfort rp et militant actif hrp pour le retour de Ioannis alias Jéhan Cotard!!!
---fromFRMangelune
La flûte résonne de nouveau en Brocéliande.

Au pied du chêne de Mangelune où dit-on serait enterré un fameux trésor d'un moine des grandes gens, deux hérissons hérissés, Fouillemuseau et Piquenterre, surgissent de l'entrelacs de racines de l'arbre sans âge.


- Taillis et fouillis, l'heure est icitte au labeur mes joyeux drilles ! Un beau et gras vers de terre pour l'un et l'autre, racine et comptine ! Hop la gai-ri-dol, direlidon !

Harnais de clématite tressée autour du cou des picoteux, carriole faite d'un nid hirondelle abandonnée, l'étrange convoi retourne vers le dolmen récupérer la manne de la grande-gens-qui pleure-contre le temps. Un arc-en-ciel irise le ciel et habille les cîmes de la forêt d'un voile d'or. Le traineau hérisson-elfique glisse sur la mer de l'herbe mouillée et finit dans une embardée au pied de la table granitique. Le lutin mutin saute de l'attelage et passe sous le mégalithe

Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

La pomme a disparu...
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Elfe de Lune, Lunarion, Hurlepomme
---fromFRlusiana
Suivie de Balmir, silencieux, sans doute etait-il impressionné, la Verdruis arriva aupres de la fontaine de Barenton. La neige eclatait sous le soleil qui filtrait entre les branches febrile et cristaline des arbres de la futaie.

Elle sourit en voyant Chimera et Sioban deja là. Elle attacha son cheval. Elle prit sa besace attachée à sa selle. Elle commença alors à sortir ce qu'il fallait pour commencer la celebration, en attendant que d'autre viennent se joindre à eux pour ce temps de Imbolc.

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Alieniore
Aliéniore cachée derrière Chimera .., en voyant sa fille arriver alla à sa rencontre son panier avec le petit Beuniore endormi toujours à la main. Elle avait replacé la peau de mouton qui protégeait l'enfant du froid avant de se diriger vers la fontaine.

Avec un sourire elle salua Lusiana.


Demat Verdruis.
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Alieniore.
Druide Belean.
---fromFRcoldtracker
[Sanctuaire De Morrigan...]

Après être resté silencieux quelques minutes, pensant au passé...
Ses idées le ramenèrent à Loarwenn Sorensen...

A son départ qui le brûlait plus surement que de l'acier chauffé à blanc...

Il repensa alors aux prophéties des légendes de jadis..

L'inspiration des guerriers donnée par la Reyne écarlate...

Les faits d'armes glorieux...

La solitude...

La mort...

Le colosse regarda à nouveau la statuette et dit à voix haute:
-"Tu n'as rien à voir la dedans, je suppose..."

Aucune réponse...Quoi de plus normal avec une statuette..
Le mestre d'armes eut un sourire plein d'ironie...

Si il était un homme d'armes hors pair, il ne savait guère garder les gens qui comptaient près de lui....
Et si Morrigan avait quelque influence sur le monde ce n'était guère dans le domaine de l'amour...

Maël attrapa son baudrier et se releva après avoir rangé la statuette dans le coffre...
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Maréchal de l'Ost De Montfort rp et militant actif hrp pour le retour de Ioannis alias Jéhan Cotard!!!
---fromFRL'esprit de la Forêt
La pluie tombe en Brocéliande, elle ruisselle sur l'arbre déchu, s'infiltre au plus profond de l'Eden et détruit l'équilibre éphémère de l'édredon de neige et de la forêt endormie.
Des chausses aux semelles fines claquent dans la boue et s'enfoncent. Le pas est leste malgré tout. Le sourire franc et le regard rêveur. C'est encore Tit Bou' qui revient d'une de ces escapades auprès d'une jolie dame. Et quelle Dame! Sur le chemin du retour il marmonne:

Le teint doux, le ton posé. Cela manque tant. Elle devrait venir plus souvent se dit-il. De l'éloquence, de l'espérance. La main comme serrée sur son âme, sa larme. Il faudrait qu'elle se détende. Elle est si forte et pourtant si frêle en ce moment...leur trésor...leur Reine.

Une goutte d'eau intrépide qui vient le glacer en trouvant juste le creux de son col et le long de son dos. Le petit homme lève un regard mitigé, entre le courroux et la plainte.


Et le vieil homme! Ah s'il cessait de pleurer! Ses enfants sont là pourtant, içi même, à célébrer.

- Oui, te souviens-tu du temps où ils venaient seuls, le cœur libre de toute date et l’esprit en éveil avec pour seul rituel de remercier pour ce qu’ils prenaient?
Un coup de tonnerre qui zèbre au dessus de lui. Tit Bou' se fige un instant, son chapeau appuyé jusqu'à lui cacher les yeux, le bas de la bille recroquevillé dans son mantel.

L'orage se calme, l'air s'est encore rafraichi, un petit coup d'oeil peu rassuré. Voilà la clairière. Et le vieil homme qui l'attend.


Je ne sais pas ce que vous avez en ce moment. Sortez! Voyez du pays!

Tit Bou' se tait aussitôt. Il y a tout un bonheur içi, il y a le temps qui passe au dessus quand on contemple le jeu des nuages, il y a des plantes dont les secrets sont millénaires et les couleurs immémoriales, il y a cette taverne ouverte au voyageur et le meilleur chouchenn et la source de l'abscons du Grand Père plaisantin que l'on appelait Vampi, il y a toute la vie et autant de souvenirs.

Un jeu de carte est sortit, un signe de tête échangé, et une partie s'engage, en silence.



Un de ces jeunes est revenu fouler la terre au plus profond de son passé. Des souvenirs bien gardés par Nature, un sanctuaire de guerriers, des maux apaisés au delà et cette tension de la vie, ce tressaillement du coeur qui confie aux ancêtres quelques secrets en pensées. Puisse t il trouver l'appaisement, que la terre cesse de trembler.

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Il existe un lieu sublime où cohabitent imaginaire et réel. Savez-vous d'où viennent ces délices qui coulent à flot dans la taverne?
Suivez la voie de votre instinct, et qui sait, peut-être rencontrerez-vous l'Esprit en chemin!
---fromFRlusiana
[A Barenton, pour Imbolc]

Tout le monde s’était donné rendez vous à Barenton, pour prendre le temps de se retrouver, autour des traditions, pour rendre hommage à Mère Nature, cette nourricière si généreuse qui commençait à s’éveiller doucement pour bientôt accueillir le printemps.

Imbolc... Oimelc, le temps des premières lactations des brebis et des chevres. Imbolc.. imb folc, les grosses giboulées. Le temps de l’eau, le temps du début du renouveau, l’hiver qui approche de sa fin, la lumière qui renaît, l’heure où on allume les chandelles plus tard, l’heure des économies de chandelles, la « chandelle-heure », la chandeleur.

Il importait de célébrer l’eau, et le renouveau qui arrivaient.


La verdruis commença à tracer les cercles, moment immuable à tout hommage qu’on devait rendre à la Nature. Ce moment permettait à chacun de se concentrer sur l’objet du moment, de laisser les soucis quotidien de l’autre coté de la foret. Il permettait de rendre hommage aux anciens qui pendant des générations et des générations avaient fait les mêmes gestes avant elle, inscrivant les traditions dans le passé, le présent et l’avenir.

Le cercle premier symbolise la course du temps, la roue de l'année. En cette période le cycle est à son commencement.

Alors que la Verdruis récitait les paroles ancestrales, les apprentis traçaient les cercles symboliques au sol.

Le second cercle symbolise l'univers et c'est à l'intérieur de ce cercle que se trouve l'Homme, connecteur de vie, incarnation de l'âme. C'est à l'intérieur de ce cercle que se trouve le lien entre les mondes souterrains et les mondes supérieurs.

Tandis qu'elle parlait, un carré fut crée à l'intérieur du cercle qui fut tranché d'un axe vertical. A chaque point cardinal fut disposée une coupelle.

L'axe Monde relie l'extrême profondeur et l'extrême hauteur.

Lorsque ceci fut achevé, la verdruis se plaça face au dolmen sur lequel elle disposa quatre coupelles et prononça les paroles de ces ancêtres, rendant hommage à Nuada en Fin le Roi des Thuata dè Dannan par l’Est, en disposant une plume, symbole de l’air, dans une coupelle, à Lugh en Gor le Champion suprême, par le Sud, disposant dans la coupelle des brindilles incandescentes, à Dagda en Mur le Druide par l’Ouest, la coupelle reçu alors un peu d’eau de la fontaine, et enfin, rendant hommage à Eriu en Fal par le Nord, deposant une pierre.

Faisant face à l’assemblée, Lusiana ouvrit les bras et adressa un signe de tete à Chimera et Alieniore pour les inviter à la rejoindre.

Nos ancêtres partis pour Tyr n’ah nogh, telle Ceridwen, ont veillé sur nous sans faillir pendant les longues nuits sombres. Elle nous a guidés vers le matin. Cernunnos, celui qui connaissait les forets comme personne, quant à lui cède la place à la Mère et aux eaux purificatrices, jusqu'à Beltain où elle-même cédera la main à Lug, qui nous éclairera de sa sagesse comme le soleil illuminera nos journées.

Imbolc est le temps du partage de nos dernières réserves de l’hiver. Nous avons peu, mais pouvons donner beaucoup. De même que l’eau est simple, sans saveur, sans odeur raffinées, elle se suffit à elle-même, mais elle est capable de la chose la plus précieuse qui nous soit donnée : la vie.

Je vous invite donc tous au partage de ce que vous avez. Partagez votre cœur comme vous partagez avec ceux qui n’ont pu faire autant de réserve que vous.

Mere Nature nous donne ce dont nous avons besoin, même en ces temps durs de soudure. Soyons aussi généreux qu’elle et partageons. Un peu de lait, un peu de farine qu’il nous reste, un peu des œufs que nos poules recommencent à pondre. La vie est simple, elle se contente de peu et fait énormément.

Lusiana prit alors une amphore qu’elle alla remplir à l’eau sourdant de la fontaine. Elle en versa sur les mains de Chimera et celles de sa mère. Et leur les essuya.

Elle prit alors, déposée sur la pierre du dolmen, deux chevalières d’acier, qu’elle remit à chacune d’elles.

Ainsi que Mère Nature partage et nous donne, j’ai partagé avec vous et je vous ai donné le savoir que j’ai moi même reçu, de Mat et de nos ancêtres.

En ce jour de début de renouveau, il est temps pour vous de commencer votre nouvelle vie d’initiées, et de commencer à partager, de continuer à partager. Recevez l'insigne de votre passage de neveziad à initiées. Ainsi que Mere Nature passe de l'hiver à l'annonce du printemps, vous annoncez le renouveau des traditions.

Elle fit un signe à Terenemar, le neveziad barde dont la voix s’éleva dans la foret.
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Armeria
Galopant non loin, admirant cette forêt sublime, Armeria rêvassait son visage contre la brise du vent. Sa chevelure s'envolait d'une légèreté et ses joues rosies par le froid lui donna un bonheur san fin. Dame nature savait si bien apporter ce calme tant recherché depuis quelques temps. Maintenant elle était libre, et comptait bien visiter cette chère Bretagne afin d'y découvrir quelques petits coins secrets et s'y recueilir.

Au loin elle entendit des murmures, un groupe rassemblée semblait s'être réunie pour quelques choses d'une importance autre qu'une simple ballade. Elle ralentit le pas de sa monture afin de se faire discrète et s'approcha.

Elle reconnue sa grande amie dame Lusiana, ainsi que sa belle amie rousse Chimera. Et juste à côté un jeune homme charmant qu'elle avait jadis rencontré. Sioban de son prénom, sage jeune homme empreint de joie de vivre. Sa curiosité la poussa à se rapprocher sans faire de bruit.

Doucement descendant de sa monture, attacha les rennes à une branche. Et sur la pointe des pieds tel une ombre se faufila derrière les arbres tout près du groupe. Cela ressemblait à une cérémonie, mais elle n'en connaissait point la teneur. Regardant droit devant elle, maladroitement fit craquer quelques branches et se pris le pieds dans une souche. S'étalant de tout son long sur le sol. Pestant de sa maladresse. Et espérant ne s'être point fait repérer. La neige froide collée contre sa joue la refroidit du coup. Ronchonnant entre ses dents de ses étourderies qui ne cessaient jamais.

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Procureur de Breizh
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