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[RP] Quelque part en Brocéliande...

---fromFRAnonymous
Ca avait beau être parfumé à la rose, ça ne sentait pas bon.
Fallait même dire, qu’ainsi entouré d’épines, il allait falloir se secouer la verve.
Ni une, ni deux le korriganed tend, solennel, sa corne au Lunarion, et avec une brindille tape sur la coque de noix qui lui sert de casque pour donner le la. L’elfe lunaire, habitué à brasser de l’air et à faire du vent, souffle et la mélopée s’élève.
D’une voix forte et claire le petit être cyané entame son chant* qu’on entendit dans tout le bois et qui aurait pu s'intituler :
"La saga des sortilèges épiques".


Mon oncle un très fameux Théurge,
Tissait en Thaumaturge,
Des sortilèges épiques.
Sans avoir jamais rien appris,
C'était un vrai génie,
Quoiqu’un peu hermétique.
Il s'enfermait tout' la journée,
Au fond d'son atelier,
Pour y faire sa magie.
Et le soir il rentrait chez nous,
Et nous mettait en vie,
En nous racontant tout.

Pour maîtriser bien l’Arbre Roi,
Mes enfants croyez-moi,
C'est vraiment de la tarte.
La question des vieux sortilèges,
C’est comme faire fondre la neige,
C'est de celle qu'on écarte.
En c'qui concerne les gros sorts,
Ca d’mande un p’tit effort,
Mais une chose me tourmente.
C'est qu'ceux de ma fabrication,
N'ont qu'un rayon d'action,
De trois toises cinquante.

Y a quéqu'chos' qui cloch' là-d'dans,
J'y retourne immédiat'ment.

Chic poum poum
Chic poum poum

Il a œuvré pendant des lunes,
De façon opportune,
Ne gâchant pas sa peine.
Pour améliorer l’sortilège,
Il refusera même l’florilège,
C’est quand même pas de veine.
On voyait à son air féroce,
Qu'il tombait sur un os,
Mais on n'osait rien dire.
Et pis un soir pendant l'cromlech,
V'là tonton qui soupire,
Et qui s'écrie tout sec !

Je ne suis plus un Korrigan,
Mais plus ça va... un poulpikan,
Pour ainsi dire une pierre creuse.
Bref il est temps d’être sérieux,
A mesure que je deviens vieux,
Ch'uis devenu un puzzle.
Voilà des lunes et des années,
Que j'essaye d'augmenter,
La portée d'mes foutus sorts.
Et je me suis pas rendu compte,
Que la seule chose qui compte,
C'est bien à qui qu’y font du tort !

Y a quéqu'chose qui cloch' là-d'dans,
J'y retourne immédiat'ment.

Chic poum poum
Chic poum poum

Sachant proche le résultat,
Toutes les Dryades des bois,
Lui ont rendu visite.
Il les reçut et se contrit,
De ce que sa magie,
Etait aussi petite.
Et sitôt qu'elles sont toutes entrées,
Il les a enfermées,
En disant : soyez sages !
Et, quand le sort a explosé !
De tous ces personnages...
...Il n'en est rien resté.

Tonton devant ce résultat,
Ne se dégonfla pas,
Et joua les andouilles.
A l’Assemblée on la mené,
Et devant les sorbiers,
Le voilà qui bafouille.
Sachez, c'est un hasard fou,
Mais je jure devant vous,
Quitte à passer pour un âne.
Qu'en détruisant toutes ces tordues,
Je suis bien convaincu,
D'avoir servi Bretagne !
On était dans l'embarras,
Alors on l'condamna,
Et puis on l'amnistia,
Et les chênes reconnaissants,
L'élurent immédiat'ment,
Prince consort de Nathan !


Sortilège pirouetté de magie elfique de niveau TR, dit "Mélopiesque Fragrance auditive de Xarffagio", nécessitant, en composant matériel, le pépin de courge qu'il avait aux fesses.
Et on entendit alors retentir, le final musical de l'hymne de Bretagne.

Ta Daaaaaaaaaaaaa
Puis il y eut un bruit... une grande-gens.
Mais chuuuuuuuuuuuuut.
On vient... Hé hé hé


[HRP]* sur la mélodie "La java des bombes atomiques" de Boris Vian.[/HRP]
---fromFRMangelune
- Hiiiiiiiiiiiiiii !

Pas le temps de lancer un pépin de courge, charmilles qui fourmillent, racines qui s’obstinent, voilà le Lunarion qui l’a dans le croupion, tout encagé enragé et de surcroît, ô destin assassin, à promiscuité - et loin de sa promise cuitée - du poulpikan malodorant…

Mangelune se laisse aller au désespoir un moment et envisage de becquetter son flutiau de dépit, lorsque voilà le schtroumpf des landes qui se croit au "BLEEP"-Blue-Gland (dancing très en vogue dans le Brocéliande crapuleux) et qui pousse la chansonnette… Malgré lui l’elfe de lune tape du pied en cadence, il a le rythme dans la peau le kornicouillon ! A son tour, Mangelune gazouille la pénitence réclamée :


Une manie de vieux lunaire
Moi j'ai pris l'habitude
D'agrémenter ma solitude
Aux accents de ce coquin air

Quand j’pense à Brocéliande
Je bande je bande
Quand j'pense aux pommes
Je bande en homme
Quand j'pense à Pawn trésor
Merlin je bande encore
Si j’pense à Adianyce nue
Là je ne bande plus
La bandaison papa
Ça n'se commande pas.

C'est cette voix de casserole
Cette hymne de taverne
Qui retentit dans la caverne
Du bon gros vaillant troll

Quand j’pense à Brocéliande
Je bande je bande
Quand j'pense aux pommes
Je bande en homme
Quand j'pense à Pawn trésor
Merlin je bande encore
Si j’pense à Adianyce nue
Là je ne bande plus
La bandaison papa
Ça n'se commande pas.

Afin qu’il soit enfin raide
Et voir la vie moins terne
Tout en veillant sur sa lanterne
Chante ainsi le Kornikaned

Quand j’pense à Brocéliande
Je bande je bande
Quand j'pense aux pommes
Je bande en homme
Quand j'pense à Pawn trésor
Merlin je bande encore
Si j’pense à Adianyce nue
Là je ne bande plus
La bandaison papa
Ça n'se commande pas.

Et je vais mettre un trait d’union
A ce chant bien turgide
En suggérant aux druides
D'en faire l’hymme breton

Quand j’pense à Brocéliande
Je bande je bande
Quand j'pense aux pommes
Je bande en homme
Quand j'pense à Pawn trésor
Merlin je bande encore
Si j’pense à Adianyce nue
Là je ne bande plus
La bandaison papa
Ça n'se commande pas.


Coup de coude et clin d'oeil à son compère de geôle, le lunarion lâche une vesse à l'issue de sa paillardise et défi de ses yeux verts la dryade en chef...




HRP/ sur l'air de Fernande, évidemment
_________________
Elfe de Lune, Lunarion, Hurlepomme
---fromFRAnonymous
Ca swinguait sévère dans Brocéliande…
Dès les premières mesures du futur hymne breton, le korriganed reprit sa corne pour en faire force pouêt.
Ah ! Si seulement il s’étaient trouvés une calebasse, deux trois tambours de troll, c’aurait été drôle ! Les tordues se tordaient comme le Lunarion envoyait la chanson. Le vieux korriganed battait du pied, le souffle long et les doigts surs, sans gerprer des mains…
Clin d’œil à son compère de geôle et tant pis si le grande gens entendait le son. Mieux valait cela que les jérémiades populaires. Et puis même sans gland de confusion, il restait les châtaignes néanmoins.
Alors les dryades… ?

Pouêt !!!
S’cuse.
Hé hé hé.
---fromFRAdianyce
Les nymphes des bois écoutent, d'un seul souffle la clairière est retenue.
Le petit bleu grincheux cède place au lunarion ronchon. Les yeux s'agrandissent, les voix s'élèvent. Affront!
Les sœurs se concertent et déconcertent. Adianyce s'avance et tance. Le sage sait aussi changer de plumage et accorder le ramage. Les dryades ils ont courroucées, le voile est levé et le chant délivré:

Si c'est pour me casser les noisettes
Bleusaille et Lunarion, allez jouer plus loin,
Cherchez-moi pas les poux dans la tête,
Je pourrais lâcher les chlorophylliens

Si vous voulez pas faire la toupie,
Jouez pas avec le feux, vieux,
Poussez pas mémère dans les orties
Bleusaille et Lunarion, ça vaudrait mieux

Tête au carré ou bien pastèque,
Baston, castagne, Bleusaille et Lunarion, je vous laisse le choix
Je vous aurai prévenus, tranches de cake,
Baston, castagne, bagarre, chicore,
Vous allez y avoir droit

Pour se faire voler dans les plumes
Vous vous y prenez plutôt bien,
Si c'est pour manger de l’écume,
Surtout vous changez rien

Allez-y, Bleusaille et Lunarion, balancez des piques
Allez-y, z’avez qu'à me pomper l'air
C'est impeccable, vous tombez à pic,
Justement j'ai les nerfs

Courge,vesses, tapioca,
Pomme, lierre,
Pour me parler sur ce ton-là,
Avez-vous votre nécessaire ?

C'est ça qu'est rosse, c'est là qu'est l'os,
Vous cherchez des crosses, vous trouvez les bosses

Vous savez, microbes, si j'éternue,
D'un doigt je vous casse en deux !
Alors vous virez, je vous ai assez vu,
Lâchez-moi la grappe, vous voulez

Et si vous alliez faire des pâtés ?
Prenez votre pelle et votre seau,
Empêchez pas les dryades de pionser,
Vous voyez pas, dites, vous voyez pas qu'y fait beau ?
Eh, oh tranches de cake, vous voyez pas qu'y fait beau ?
Eh, oh vous voyez pas qu'y fait beau, dites ?

Je flottais sur un nuage tout là-haut,
Super tranquille, hyper mémère
Et moi qui me prenais déjà pour un oiseau,
Le blair en l'air, dans les éthers
Et vous, trou du'c, vous me foutez tout par terre !

C'est ça qu'est rosse, c'est là qu'est l'os,
Vous cherchez des crosses, vous trouvez les bosses.


Adianyse se redresse, d'une pensée tout devient silencieux hormis le claquement de dents et genoux des deux teigneux peureux. Circonvolutions de ronces et racines autour des corps des faux ténors. En l'air les voilà suspendus les deux hurluberlus. Cornes et flutiau sont confisqués sous le nez des deux dégénérés. Pluie de fruits et becs de passereaux sur les zozos vermisseaux.


-Point de bandaison mais une pendaison petit lunarion. Quant à toi petit bleu c'est le cou que tu auras de tordu!

La Dryade s'éloigne, laissant là, tête en bas, les cancrelats, puis face au chêne courroucé, d'un haussement d'épaules commande le jet. Si elle ne pouvait plus s'amuser...
Dans les airs, bleusaille et lunarion son catapultés, et sur un murier envoyés.


[HRP: sur un air de "Tranche de cake" de Richard Gotainer ]
---fromFRAnonymous
Hî hî hî
Je veux pas dire mais ce swing, ça balance !
Je crois qu’on l’a énervée…
Hî hî hî

Une patte ficelée par les circonvolutions de plantes d’hivers et variées, les deux êtres imitent les métronomes. Le korriganed se munit de sa lame pour flinguer la liane improvisée, tomber prestement au sol et se réceptionner comme il peut. Ca c’est le projet.
La réalité c’est l’envol et…

Poc !
Hô hô hô ! Un mûrier. J’avais une tante un peu folle qui chassait les kobolds dans les tavernes avec une poêle. Elle avait l’habitude de tirer les verres à soi.
Enfin… avec ces ronces on aurait pu finir noyés.
Flûte ! Tu crois qu’elle a pris la corne par habitude de les porter ?

Une fois sa mise démise remise, le korriganed suce ses racines de fougères et attendant tranquillement près du gîte d’un lièvre. Sa hase a donné des petits. Parmi ces levrauts, il s’en trouve un dont les oreilles sont noires ; les seuls à faire de bonnes montures.
Mud Butt attend. Il n'est pas pressé.
Dans deux saisons, trois tout au plus, la bestiole serait en âge de faire une bonne monture. D’ici là Mud Butt connaîtrait son nom. Le temps en Brocéliande est élastique.
Et alors…


Annonce a écrit:
Bientôt sur vos chênes :
[La guerre de la pomme]
(Le retour dès jeudi)
---fromFRMangelune
La Guerre de la Pomme
Episode II et demi : Les pires contre-attaque

Le Lunarion pendouille tête en bas comme une saucisse au saloir. Le Bleu dégoise devant un trou de bondisseur, le flutiau magique a été confisqué, c'est la fête... Un gland est jeté sur le bonnet du lapinophile

- Point n'est séant, je te le dit,petit sacripan
De me laisser la courge ainsi se remplir de sang
Veux tu bien, par Merlin, me décrocher céans
Et je t'expliquerai mon diabolique et rusé plan
Faisons donc alliance, Mud Butt-des-lapinades
Allons à la rivière où sont mes gentils camarades
Et je te montrerai comment de ces maudites dryades
Nous ferons des grillades, salades et marmelade...


Wishhhhhhh!

La lame tranche avec désinvolture la ronce

- Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! Tchonk !

Tête en trou de lapin, le Lunarion gigote des pieds...
_________________
Elfe de Lune, Lunarion, Hurlepomme
---fromFRL'esprit de la Forêt
Un soupir parcourt la forêt. Un frémissement. Une première caresse. Quelques gouttes de rosée en perles de nuit scintillent. Toile tissée qu'effleure, timide encore, un pâle rayon de soleil. Sang et sève palpitent, prémisse d'euphorie. Frôlements en déploiements, corolles de pétales froissés percent la terre attendrie par l'ondée. Bourgeons frêles encore rêvent. Bruissements ardents en chants de rafales. Bientôt. Museaux frémissants hument au pas des nids d'hiver et des cachettes feutrées. Ailes lissées, bayements grondants aux creux des roches, mille pattes trottinent et accompagnent le redoux, grattent et s'ébrouent.

Une première vocalise hasardeuse brise le linceul de silence ouaté. Presque le hasard d'un coeur effronté. Sursaut qui s’emballe aux confins d'indicible mystère, reprise alors et contagion de Vie... Le souffle passe sur la forêt ancestrale… et en cette aube vierge, encore une fois, réinvente le Printemps. Ici les pierres partagent, là les arbres se souviennent. Partout le souffle transporte.

Un homme ardent se souvient qu’il a souffert, souffre et rêve qu'il fut ardent.
"Chaque matin est renaissance. N’oublie pas où aime ton cœur, n’oublie pas qui tu es" murmure la forêt. L’homme passe…

Ailleurs le Petit Peuple sème en échos de merveille et retrace des frontières éternelles. Combat de joie en fureur, cela faisait longtemps… Si longtemps. L’esprit de la forêt complote et chuchote, bruissements d’écorce et vrombissements d’ailes. Partial, multiple et confondant d’ubiquité, un souffle frisotte une moustache bleutée : "Une joue veloutée de fée rêve de butinage". Pupille de jade étincelée : "Saper puis enlever un cœur effarouché." La bergeronnette s'envole alors vers un ruisseau chantant.
_________________
Il existe un lieu sublime où cohabitent imaginaire et réel. Savez-vous d'où viennent ces délices qui coulent à flot dans la taverne?
Suivez la voie de votre instinct, et qui sait, peut-être rencontrerez-vous l'Esprit en chemin!
---fromFRAnonymous
Klezeñv_Arc’hant, dessine dans le ciel un arc de cercle parfait
qui envoie le petit lunarion dans le gîté tête en premier.


Ah ! Tu fais des pieds et des mains.
Mais où as-tu donc la tête ?
Ca, c’est pas comme ça, ni demain,
Que tu prendras, de tes armées, la tête.


Mud-Butt extrait le Lunarion de son trou, l’elfe de lune ayant la fâcheuse tendance de s’y enflammer.
Pédestrement le trouble couple prend la direction de la rivière.
En Brocéliande bientôt, raisonneront les tambours de guerre.
Arpenter à nouveau la terre, les tribus se relèveront,
Et c’est ensemble, contre les dryades qu’ils marcheront :
les Koril, gardiens de la lande, les Poulpikan, terreurs des marais,
les Teuz, anges des gourbis, les Kornikaned, esprits des forêts.


Hallaliiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

Une corne chapardée vaut bien une guerre.
Et puis c'est le printemps, faut remuer la terre.


Un souffle chaud,
du fond des âges.
C'est pas trop tôt.
Heureux présage.
---fromFRMangelune
Mangelune se met en route, tirant son nouveau compère par la manche. L'alliance des petits baguenaude sous les frondaisons, l'un par l'autre emportés, ils bondissent ensemble, comme par un noeud de fer l'un à l'autre liés, corne et flutiau à récupérer... Jusqu'au Miroir-des-Fées, puis l'escalade du siège de Merlin. Au sommet, Mangelune met ses petites mains en porte voix

Par les landes, les forêts et les pierres sombres et hautes,
Ces gourgandines d'écorce nous allons leur rosser les côtes !
Viens mon Korni, au bleu pareil à l'oeil d'un celte courroucé
Propre à changer en granit la vierge, sa mère et le curé !


Un frisson de colère parcourt les vergers de Brocéliande, la pie, le hérisson, le renard, et le héron sont appelés au Cercle des chênes antiques, Lunarion clindoeilise Le Bleu:

Du bois, du rameau et de la racine elles sont les muses
Mais ce qui bat sang et chair les indispose grandement
Un chêne tient à la terre, mais il plie au vent qui fuse
Ou tombe avec fracas sous la loi du queue-plate à dents


Nouvel appel du Lunarion, la vipère sous la ronce quitte son repaire des frais vallons de Barenton, le courlis s'envole des champs de lin du pays de Tréguier, le blaireau accourt des blanches grèves du pays de Vannes, le cormoran quitte les îles brumeuses et presque désertes du Morbihan.

Tourbillons de sable et flocons d'écume
Les bébêtes arrivent, mon Kornicouillon !
A travers les vents, la terre et le goémon
Les sentes, les ruisseaux et la brume...


Les animaux commencent à affluer des quatres horizons, le Lunarion, petit commandant en chef, regarde les troupes se masser au pied du cercle de chênes...
_________________
Elfe de Lune, Lunarion, Hurlepomme
---fromFRAnonymous
Mud Butt parle comme un âne
Et ils s'en vont quatre levraut
Aux quatre points cardinaux
Y chercher tribus des korrigans

Les teuzs ne sortent plus la nuit
Et resteront dans leurs gourbis
Les Korils ne veulent plus de guerre
Ils surveillent la lande, la terre

Ses frères se terreront face aux dryades
Car on les compte par myriades
Mais bientôt le sol tremble au pas lourd
Des légions des poulpikans troubadours

Sur la terre on entend les pattes des ragondins.
Et puis vient enfin celui des fantassins.
Ils s'avancent en trois rangs serrés
Ils marchent au chant d'une douce mélopée


Sang ! Sang ! Sang !
Elles nous prendront de haut !
Chair ! Chair ! Chair !
Nous tir'ront leurs boyaux !


Des tribus des Korrigans, seuls les poulpikans auront répondu à l'appel.
Leur légion est prête, les cavaliers ragondins ont fourbis les lames de fer.
Sur leurs visages les peintures de guerre. Sur leur corps les armures de peaux.
Arcs et traits sont fait d'os d'ennemis, les cordes en tendons d'animaux.
Un frisson parcours l'échine de l'elfe. Les Korrigans des marais puent.
Ils n'ont aucune pitié, aucune compassion, et pour les dryades... aucun salut.
Les yeux de jade regardent le kornicouillon avec amertume et réprobation.
Mud Butt rétorque.


Tu vois grand chef, t'es pas content alors qu'on cherche à t'obliger.
Je te l'avais pas dit ? Brocéliande... c'est
ma forêt.

Monté sur immense sanglier bardé de fer, un poulpikan de la taille d'un trollinet des bois s'avance vers Mud Butt. Il porte le poing à son coeur :
Farce et horreur.
Mud Butt répond de même :
Farce et horreur.

Ah ! Y sont beaux ! Y sont joulis.
On se croirait de retour... à Gergovie !
---fromFRMangelune
Les korrigans se mettent en rang, les limaces blindées s'entassent en masse, les squonces en quinconce, les trolls en corolle, les blaireaux en troupeau, la plaine de Brocéliande est noire de viande... Dans les airs, c'est tout aussi fourni, Martin-pêcheurs en escadrilles de chasseurs, autours en bombardier lourds... Alors que les premières hases kamikazes sont prêtes à immoler leurs râbles contre le tronc du Vénérable, le petit général Lunarion lève la main

Attendez donc, mes féériques lascars
Nous ne courrons pas au lupanar
Une armée aussi fière et bizarre
Se doit de porter digne étendard


Signe du bonnet et clin d'oeil au colonel Mud butt, un oriflamme est déployé au sommet de la collines


_________________
Elfe de Lune, Lunarion, Hurlepomme
---fromFRAdianyce
Les dryades font la ronde dans la clairière, pas pour danser mais pour tenir conseil. Au loin le ciel et la terre grondent ; plumes, poils, piques et chaires nues se réunissent et veillent. Les lieux sont menacés par le mal luné et le petit bleu, une armée est levée comme le calice. Goût de sang et de sève se déversent comme du fiel, miel des petits guerriers qui avancent dardar. Corne et flûtiau ravis, des nouveaux compères ont fait deux chefs de guerre aigris.
Adianyce au milieu se tient, brandissant les objets du courroux au dessus des chevelures chatoyantes de ses sœurs tremblantes. Que faire ? Le petit peuple n’est pas connu pour sa sagesse qu’il a aussi petite que sa taille. Déjà la canaille braille bataille à travers futaille et rocaille, avide de tripaille de paille. Nom d’une volaille, quelle racaille !

Ku-koo, kuu-koooooo, ku-koo, répond le coucou au hibou du haut de son grand chêne. Tous n’ont pas répondu à l’appel des deux cervelles de chamelle, les nymphes ont besoin d’aide, gardiennes des arbres et des nichées. A travers bois les chants retentissent, stridents relais de bec en bec. Les nobles oiseaux donneront la charge, tailladant œil et plumage des vils volatils. Les ramages s’élèvent dans les sans âges. La porte d’entre les mondes grince, comme celle d’un vieux sarcophage.

Tiouk-tiouk-tiouk, tiouuuk-tiouk-tiouuuk,
s’interpellent les écureuils. Gris, roux, noir, petites et grandes queues touffues, tous se dressent sur leurs pattes et frémissent des narines, bajoues pleines, gland au vent. Bourgeons, noisettes, cônes et faînes, le garde-manger est menacé, sus aux deux ânes bâtés.

Ffffff fffFFFfffff fffffFFFFFFFFFfff,
font les ailes des lépidoptères. Les papillons multicolores et autres bêtes à larves forment essaims fermes et pointant. La plante nourricière doit être protégée. Qu’ils viennent, et c’est emmailloté de soie qu’ils passeront la porte, momies hargneuses et bientôt pleureuses sous les coups de mandibules qui pullulent.

Poc-poc-poc-poc, le couronné avance, suivi de son escorte. Le cerf, tel un roi, s’approche du petit cercle, fier, droit, la tête dressée vers la frondaison du Vénérable. Hères, daguets et brocards sont au garde-à-vous en seconde ligne. Ces puant de sangliers, au groin déterreur de racines, ravageur de plantes, ces bruyants agaçants méritent la charge, canines contre bois, de la longueur dépendra l’aboi.

Pan-pan-pan-pan, trépignent les lapins de Pâques. A quatre porte-bonheur par boule de poils, ils allaient leur faire manger du trèfle aux lutins ! Ce soir les lièvres seraient cornus, les hases à la broche passeraient, sans huile et sans herbes, secs et rapides, comme à l’accoutumé.

Sous la mousse, les racines fouillent, remuent la terre, murmures souterrains des feuillus et épineux. Sur l’arbre mort, l’arbre du conseil, la chouette chevêche s’est perchée. Signe de tête entendu au roi des arbres, la sagesse se mêle. Le petit chef d’orchestre sautille, cligne et assigne.

Pas de panique mes chères dryades, nous sortirons de la panade
Face aux bravades et cavalcades quoi de mieux qu’une harde ?
Pour les limaces pas de hic c’est en salade qu’elles finiront
Un ou deux porc-épic et il n’y aura plus de bave sur le gazon.
Des hases nous ferons tables rases, pour les lapins ce sera l’extase
En moins d’une phrase et deux trois phases elles seront pleines comme des vases.
Nos amis rapaces réduiront en trouées les emplumés iodés
Pour les moufettes pincez les nez, aux pignons les futurs cols roulés
Les hêtres pour le paraître, les ifs en défensif
Epineux au milieu et chêne en bout de chaîne
Châtaignier pour les piliers, mûriers en ailiers
Les ronces donnent la semonce et entortillent les sconces
Dans les rognons les champignons à coups de gnons
Et pour le sport, mes chapeaux ronds, lâchez les spores.
Mes dames fougères en soutien faites feuilles légères
Pour les paris ce n’est pas au buis mais sous le gui


Le bec est clos, les yeux clignotent, guettant les petiotes à la tremblote. Adianyce soupire, lasse. Les possessions confisquées au Vénérable sont remises, aux yeux est dérobée la convoitise. D’un pas elle s’approche et sa question à l’oiseau décoche.


- Et des poulpikans, ces puants korrigans, que faisons nous ? Nous les charmons en dansant et ricanant ? Il nous faut l’assistance des hautes instances.

La gardienne embrasse le chêne, caresse son tronc, elle a été sotte mais il est finit le temps de la parlotte car elles approchent les têtes de linottes. A l’esprit de la forêt il faut s’en remettre, et plus d’aide demander.
---fromFRAnonymous
Elles auront tout prévu croient-elles, et déjà les rumeurs balaient la lande près de la rivière.
.
Le Grand Cerf blanc est avec elles ?
Oui. Et tous les arbres aussi.
Elles feront même, les garces, appel
A toute la vermine qui grouille et gît.

Et la rumeur s’aggrave, devient frisson.
Même chez les poulpikans polissons.
Mud-Butt se saisit derechef de l’étendard.
Et sourit au Lunarion comme il va aux lascars.


On se sera pas fait belles pour rien.
Clin d’œil au regard de jade.
A partir de là permettez-moi de monter un peu le son...
Des voix s’élèvent parmi les korrigans…
Retournons aux marais du Logan !
Fils du petit peuple de Bretagne…
Je suis Mud-Butt au bleu pagne.


Mud-Butt fait neuf pieds de haut !
J’entends ! Il est haut comme un troll.
Et il tuera les Dryades par quintaux !
Avec lui les batailles sont toujours drôles.

Je suis Mud-Butt ! J’étais déjà là quand César battait campagne
Et qu’est-ce que j’observe avec joie et qui se dresse devant moi ?
Toute la légion des poulpikans, la plus venimeuse de Bretagne,
Face une tyrannie qui doit cesser et que les dryades nomme Loi.


Mud-Butt lève l’étendard haut (environ deux coudées) dans le ciel.
Poulpikans !
KORRIGANS !
Puis il dégaine dégaine son épée.

Si vous voyez une grande lumière.
N’en soyez pas surpris mes frères !
Ce sont les dryades qui jettent un sort
Ou bien c’est que vous êtes déjà morts.


Rires gras de Poulpikans avides du sang des dryades.

Mes frères…
Ce que l'on fait dans sa vie… résonne dans l'éternité.

L’ordre est donné, l’étendard levé et l’assaut lancé…
En passant non loin de Mangelune Mudu butt lui redira.

On se sera pas fait belles pour rien.

Permettez-moi de rebaisser le son, et de jeter un voile pudique sur cette scène, qui pourrait choquer la sensibilité des plus jeunes...
---fromFRMangelune
On se sera pas fait belles pour rien.

Mangelune minaude un instant en vérifiant si sa mise en plis n'a pas été aplatie par son casque puis se reprend

- Hiiiiiiiiiiiiiiii !

Quelle infâme perfidie s'est donc emparé du Bosquet Sacré ? Il émane du coeur du Vénérable une malveillance à corrompre les coeurs les plus purs, à faire décarapater n'importe quel héros antique, fût-il aussi couillu qu'un Apollon sous stéroïde... Néanmoins la jugulaire est serrée sous le casque de Caliméro, les deux traîtrises allaient être vengées ; celle de la pomme de la grande gens et celle de l'odieux pickpocketage de sa flûte à sortilèges... Malgré la voix de l'Esprit de la Forêt qui s'immisce en lui et souffle sa mise en garde silencieuse, le Lunarion s'en bat les myrtilles et plisse de petits yeux de jade mauvais vers la turne des cinglées en string d'écorce :

- Adianyce, sac à malices, reine du vice, l'heure est propice aux sévices !

Signe d'assentiment vers le Kornizazanapoli qui brandit son épée et en guise de prélude, un premier raid de corbeaux du vallon-sans-fond décolle pour lâcher un bombardement d'oeufs de coucou faisandés... In petto, les mortiers des putois commencent à pilonner le merdier dryadesque de pépins de courges... Une phalange de taupes s'attaque aux racines des arbres à glands. Le Lunarion exulte :

Hop la dol, gai-ri-dol, ça va être votre fête les folles
Arc-en-lune, Mangelune va se payer vos sales fioles
Bleu couillon au côté, nez percé, oreilles dressées
ça va sévèrement barder, prêtes pour la fessée?


Hérisson talonné, lance de frêne en mode priapique, le Lunarion devance les légions hystériques du petit peuple qui chargent ventre à terre en une seule voix, un seul chant


- Mort !

- Moooort !


- Moooooort !

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Elfe de Lune, Lunarion, Hurlepomme
Jeanpolc
L'homme triste continua sa route, son chemin n'était tracé. La nuit était tombée, ses pas le menaient vers sa destinée. Il parcourait la forêt en silence, il avait besoin de ce silence. Il lui fallait retrouver Nature et sa bonté, il lui fallait oublier tant de tristes paroles prononcées contre lui.
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