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[RP] Quelque part en Brocéliande...

---fromFRlusiana
[Quand Mere Nature benit l'amour...]
(HRP: Tout le monde de bonnes intentions est le bien venu pour celebrer l'union devant les Ancetres de Meriadoc et Lusiana, celebrée par la Belean Alieniore)

Malgré la journée et la soirée de la veille, Lusiana s’était levée à l’aube, peu après le lever du soleil. Elle s’était réveillée, souriante encore presque tout étonnée d’être dans ses bras. Un sourire, un bonjour tendre et ému, un baiser, et il lui fallait déjà se préparer pour retourner à la mairie, en espérant que les français n’avaient pas eu la mauvaise idée de planter leur campement dans les alentours de la ville.

Elle avait expédié les affaires courantes rapidement, avant de prendre un cheval pour s’en aller vers la foret.

Je vous emprunte un cheval, mon ange. Je vous laisse le mien, Lug, en échange. Retrouvez moi près de l’étang de Comper. Lug connaît des chemins... spéciaux, et surs, par les secrets de la foret. Il saura vous y mener comme si je vous y menais moi-même, avait-elle dit à son mari avant de le quitter pour la matinée.

Elle avait éprouvé le besoin de partir plus tôt dans la foret, pour s’en inspirer un peu plus, pour mieux se préparer à la cérémonie de l’après-midi. Depuis quelque temps, elle sentait à nouveau son appel. Et sa mère, la belean, l’avait convaincue qu’elle ne pouvait ignorer d’avantage ce qui l’habitait depuis si longtemps, même si elle l’avait perdu de vue un temps. Et si la veille, ils avaient été unis par l’archevêque, l’union devant les Ancêtres était à ses yeux tout aussi important. Mais pour cela, elle devait aussi se préparer, puiser dans la foret l’union entre les forces de Nature.

Vêtue de sa saie blanche dont la large capuche lui dissimulait le visage, telle un spectre, elle s’enfonça dans les bois. Le cheval ne semblait pas rassuré. Elle sourit. Meriadoc serait en sécurité avec Lug. C’était à elle de donner confiance à l’animal qui la portait et qui découvrait les chemins de traverse. La foret semblait s’ouvrir devant elle, comme une mere qui ouvre ses bras à son enfant de retour après une longue absence.

Toi aussi tu m’as manqué, murmura-t-elle. Toi aussi tu m’as manqué.

Elle s’ouvrit alors à nouveau, à ces odeurs qu’elle connaissait si bien, aux chants des oiseaux, aux gouttes de rosée abreuvant les feuillages. Les feuilles de l’automne dernier étaient devenues humus fertilisant les jeunes pousses du printemps. Et le soleil de ses rayons à la chaleur douce illuminait son chemin à travers les feuillages tendre.

Son chemin aurait pu paraître un vagabondage. Mais rien ne se faisait par hasard dans la foret de Broceliande. Chaque chose avait sa place, chaque chose avait son but. Elle avait un parcours à faire, un parcours qui lui redonnait aussi sa place dans la Création. Servante de Nature elle était, servante de Nature, elle continuait d’être où que ses pas la mènent. C’était ce que Broceliande lui rappelait en l’accueillant à nouveau.

Le calme, la simplicité de la foret l’apaisaient et la préparaient à recevoir à nouveau la voix des Anciens dans son cœur. Ceux qui avaient fondé la Celtie, ceux qui avaient su comprendre les premiers et transmettre les secrets qu’ils avaient découvert de Nature, à d’autre générations qui avaient à leur tour enrichi la Connaissance et la Sagesse. C’était comme si tout ce qu’elle avait toujours su lui remontait à l’esprit, comme par enchantement. N’étendait-elle pas les murmures du Petit Peuple tout autour d’elle ?

Elle sourit. Et la foret s’ouvrit encore, sur une étendue d’eau, profonde, insondable. L’étang où elle avait choisi que se tiendrait la cérémonie. L’étang des secrets de la foret, l’étang de l’épée du roi, l’étang d’où naquit le monde, et où il mourrait. L’étang dont on disait qu’il était sans fond, sans fin. L’épée, la justice du roi, la pureté et la solidité inébranlable de l’acier. Elle était à nouveau là, enfermée dans son écrin d’eau. L’eau source de toute vie. Oui, elle avait bien choisi. Il ne pouvait en être autrement, puisque c’était Mère Nature qui lui avait fait faire ce choix.

Elle descendit de cheval, la capuche lui dissimulant toujours le visage. Elle approcha de l’eau. Elle passa sa main autour de son cou. Il lui manquait son pendentif, son triban. Elle regarda l’anneau d’or qui brillait à son doigt. Son alliance. Elle regarda son autre main. Il lui manquait un anneau, un anneau marqué du Chêne. Elle sourit. Ces symboles lui manquaient physiquement. Mais elle n’avait pas besoin de les afficher pour les porter en elle. Druide elle était, verdruis elle était. C’était la Mère qui en avait décidé ainsi. Et personne d’autre. Elle l’avait nié, parce qu’elle ne l’avait pas compris. Et aujourd’hui, elle comprenait. Qu’importait les symboles ostentatoires, c’était ce qu’on avait au cœur qui comptait.

Elle sourit, fit tomber sa capuche en s’asseyant à même le sol. Elle regarda l’étang un instant, puis ferma les yeux, pour recevoir la paix de Mère Nature et se préparer à son union. Il ne lui restait plus qu’à attendre qu’arrive sa mère, son époux, et ceux qui voudraient partager ce moment avec eux, devant les Ancêtres.

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Alieniore
Alié arriva en avance au bord de l'étang aprés avoir traversé la forêt de Brocéliande depuis Rohan où elle était arrivé la veille.
Elle voulait s'imprégner des lieux, des odeurs, de l'atmosphère de ce lieux de début et de fin. Communier à nouveau avec la terre de ces Ancêtres qu'elle avait quitté bien trop longtemps. Seule celle ci importait , toutes les préoccupations humaine n'était que poussière dans le vent et finissent toujours un jour par disparaitre ou se faire remplacer .. mais pas la terre, elle ne vous trahissez pas et ne vous decevez jamais.

Elle avait revetue sa saie blanche de l'ordre et posé sur son épaule le tartan du Léon. Pieds nus elle avait parcouru les chemins son baton à la main depuis l'aurore et arrivait enfin à destination.

Elle sentie la présence de sa fille avant même de l'apercevoir. Elle était assise au bord de l'Eau et se ressourçait. Elle traversa la clairière et la rejoignit. Posa une main sur son épaule et s'asseya à ses côtés sans rien dire , se joignant a son union avec la Nature avant qu'elle ne le fasse avec son époux devant Aristote .

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Alieniore.
Druide Belean.
Adelie
adelie était partit à l'aube de rohan pour asister à l'union druidique de Lusiana et Mériadoc , ce serait la premiere fois qu'elle asisterait à cette cérémonie comme elle découvrait avec plaisir la fôret de Brocéliande.

elle était impressionné par la beauté des lieux , le calme , cette fôret l'apaisait , elle s'y sentait bien , elle se promit d'y revenir quand elle ressentirait le besoin .

c'est avec beaucoup de mal qu'elle trouva l'endroit où allait se déroulait l'union entre lusiana et meriadoc , elle s'avança silenceusement , elle apeçut lusi et elle pensa que se devait etre aliéniore sa mère qui était aussi présente , apparemment elle était un peu en avance , elle alla donc s'assoire silencieusement dans un coin pour ne pas déranger les deux femmes
---fromFRAnonymous
Il n'eut aucun mal à trouver les lieux de la cérémonie. D'abord il demanda son chemin à un nain bancale, qui le renvoya vers un korrigan suspect, qui le dirigea vers un elfe de lune taquin, qui lui désigna le lieu avec précision.
Jéhan releva sa capuche pour cacher son visage, attacha son destrier à un vieil arbre. La monture n'osa même pas hénir. Il s'approcha de la cérémonie. A celles et ceux qu'il connaissait, il adressa un salut respectueux et poli... d'un simple signe de tête.
Mais en aucun cas, il n'aurait eu la vilénie de rompre le silence religieux du lieu. Il était armé d'une épée longue à lame courbe et armuré d'une broigne et portait un écu :
Par parties de gueule et d'argent.
---fromFRL'esprit de la Forêt
Il n'avait pas eu à errer un moment pour sortir des limbes du marécage, le pas d'une botte sèche frappa le sol doucement. Les roseaux s'écartèrent et on eu put sentir une frêle bourrasque tiède s'inviter à la cérémonie. L'Esprit veillait. L'Esprit aimait. Comme Brocéliande en couleurs et en sons.

Une petite de boule de plumes rousses fut soufflée sur la branche d'un saule pleureur qui abritait beaucoup des secrets et blessures des habitués de Brocéliande, le gardien de ce Lac. Ses branches dessinaient leurs caresses à la surface de l'eau et l'alouette mise en confiance et toute consciente de sa mission, entreprit de faire vibrer la clairière de son chant du bonheur.

Une petite minute. Puis ce fut le silence mouvementé qui repris doucement ses droits. Le cristallin des derniers bonds de la source avant qu'elle ne glisse sur la rive et ne s'évanouisse dans le calme de l'étendue bleue, les piétinements des milles invités discrets venus curieux se rassembler, le souffle du vent frais dans les plus hautes branches et les jeux des nuages et le rayonnement diffus du jeune soleil amoureux du temps.

Ptit Bou' se tenait là, aussi. Car n'avait il pas connu le Duc Mériadoc et vécu en sa compagnie quelque aventure de pierres et de symbôles?! Chapeau tortillé entre ses mains godilles, il souriait, respectueux, venu pour l'hommage au chevalier de Bretagne.

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Il existe un lieu sublime où cohabitent imaginaire et réel. Savez-vous d'où viennent ces délices qui coulent à flot dans la taverne?
Suivez la voie de votre instinct, et qui sait, peut-être rencontrerez-vous l'Esprit en chemin!
---fromFRcoldtracker
Levé depuis l'aube...

Il n'aura pas beaucoup de temps aussi se hâte -il le colosse en harnois plein..

Un lieu de silence, un lieu de respect..
Non loin de là se trouve un lieu, un cairn que seul les De Morrigan connaissent....
-"Mis à part le petit peuple" dit-il à voix haute ...

Clin d'oeil lancé à ceux qui avaient toujours gardé le lieu...

Sa voix résonne étrangement dans les lieux...

Le colosse en armure noire met finalement pied à terre et passe doucement les aides par dessus l'encolure de kheldar pour les tenir d'une main...

Il se met alors en route le destrier le suivant sagement...

kheldar était toujours calme en ces lieux, cela l'apaisait comme cela apaisait Maël...

La grande éspée bâtarde battant son flanc en mesure, il se dirige vers le lieu indiqué...

Sa tenue est celle d 'un homme de guerre et ne sied guerre à une cérémonie, surtout en ces lieux...
Il restera donc en retrait et repartira assez vite, il ne peut se permettre de rester trop longtemps absent, il commande une armée...

Lentement, il suit les sentes, son armure ne fait que peu de bruit, les fines feuilles de cuir tannée végétal collées à l'intérieur de ses plates y veillent et il préfère cela...

Il attacha kheldar près du lieu de la cérémonie, enleva ses gantelets et déboucla son casque, il attacha le tout aux brides de la selle de guerre et rejoignit le lieu en silence...
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Maréchal de l'Ost De Montfort rp et militant actif hrp pour le retour de Ioannis alias Jéhan Cotard!!!
Alieniore
Après un long moment Alié se leva pour aller ramasser des pierres au bord de l'Eau de cet étang symbole si important pour le peuple celte. Symbole de la force de l'épée qui y avait sa demeure, symbole de vie dont l'Eau était la source, symbole du calme et de la sérénité du moment qu'ils allaient partager, symbole de l'éternité et du renouveau au travers des arbres qui les entouraient et y puisaient leur force.
Alors qu'elle faisait sa récolte , elle chantait le bonheur de cet instant.


Mère Nature , toi qui réunit toute chose de la création
Aujourd'hui accorde nous de présenter ces amoureux
A ceux qui nous ont guidés, nous guide et nous guideront encore

Accorde leur tes bienfaits par cet union
Demain leur apportera les chemins à parcourir a deux
A eux d'y mettre les pas qui t'honoreront alors

De nouveaux arrivants commençaient a entrer dans la clairière et elle leur sourit tout en continuant sa tache. Sa récolte faites elle déposa les cailloux. Elle regardait régulièrement vers les arbres en espérant apercevoir Sioban qui ne devrait plus tarder. Le jeune danvez d’Etel l’accompagnera pendant la cérémonie et il devait emmener de la colline ce qui était nécessaire à celle ci.

Il lui manquait encore une chose et elle se dirigea vers les arbres et disparu quelques instants. Le nez en l’air, l’âme en harmonie avec le lieux elle se laissa guider par ses sensations et arriva devant un grand Chêne. S’arrêtant un instant elle l’admira. Se laissa envahir par la force qui émanait de celui, écouta son chant que le vent portait au travers des branches avant de s’approcher et de s’appuyer contre son tronc, sa joue contre son écorce.


Ô Duir , grand Chêne, roy de la forêt
Accorde moi ta force et ta sagesse,
En ce jour où deux être vont se lier
En ce jour heureux plein de promesse.

Prenant a sa ceinture sa serpe elle s’éloigna et se dirigea vers un branche basse pour couper avec douceur deux morceaux de branchage.

Merci Ô Duir pour les dons que tu nous offres
Toi qui connaît nos âmes
Seul dans tes profondeurs, regardant et rêvant.
Tu le sais, la pierre où court un scarabée,
Une humble goutte d'eau de fleur en fleur tombée,
Un nuage, un oiseau, nous émerveille chaque jour.
Ta contemplation m'emplit le coeur d'amour.
Tu m’as vu cent fois, dans la vallée obscure,
Avec ces mots que dit l'esprit à la nature,
Questionner tout bas tes rameaux palpitants,
Et du même regard poursuivre en même temps,
Cette quête de l’harmonie que toi tu nous inspire.
Merci Ô Duir pour les dons que tu nous offres.

Passant la main une dernière fois sur l’écorce du tronc du grand chêne, elle repartit vers la clairière que le soleil inondait.
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Alieniore.
Druide Belean.
---fromFRlusiana
La main sur son epaule... Elle n'avait pas eu besoin de se retourner pour savoir qui arrivait pres d'elle, cette presence, mille fois sentie, mille fois desirée, mille fois cherie. Tant d'affection, de complicité liait les deux femmes depuis si longtemps. Elle sourit dans sa meditation. Elle avait retrouvé une partie d'elle en revenant dans la foret, sa mere etait arrivée, lui apportant une autre part d'elle, il en manquait une, elle l'attendait. Il allait arriver.

Et pendant que la belean se preparait à la ceremonie, elle continuait de se purifier l'esprit, à la chaleur du soleil, à la ferveur de l'amour maternel transmis dans cette main, à la douceur de l'eau. Son esprit se fondait dans tout ce qui l'entourait, elle ressentait maintenant chaque parcelle de la vie autour d'elle. Elle en faisait partie. Tout s'equilibrait autour d'elle, et elle comprenait tout en cet instant de grace qui precedait le don. Il ne manquait plus que lui, lui qui etait une part d'elle, quand elle etait deja une part de lui. Quand il serait reunis, alors Mere Nature par les mains et les paroles de la belean, ferait d'eux un etre unique...

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Armeria
Se baladant dans les bois, elle laissait entrer de pleins fouet l'air frais dans ses poumons. Les joues toutes roses elle recherchait l'endroit où Lusiana l'avait invité pour la cérémonie de leurs unions. Elle avait râtée la noce mais cette fois ci elle tenait à être présente. Ce genre de cérémonie l'avait toujours émerveillée et dame nature réussissait toujours à lui apporter ce calme qui lui manquait ces temps-ci. C'est avec le sourire au lèvres qu'elle s'approcha du petit groupe déjà présent. Appercevant Lusiana qui semblait savourer chaque moment avec tendresse. Posant délicatement la main sur son bras lui murmura un bonjour poliement.

'Demat mon amie, tu es radieuse et je suis heureuse de te voir en un moment spécial pour toi. Je tenais a te féliciter pour ta noce. Je ne veux pas te déranger plus longtemps mais transmet tout mes voeux de bonheurs à ton époux.'

Elle lui sourit affectueusement et déposa un léger baiser sur sa joue. Se retirant discrètement vers les bois en attendant que la cérémonie commence. Elle profiterait de ce moment pour admirer ce paysage qu'elle aimait tant.
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Procureur de Breizh
Chimera
[Au même moment, à Bayeux, Normandie]

Elle se leva de son lit, se dirigea vers la fenêtre et l'ouvrit. Sourire en acceuillant avec bonheur la fraicheur de l'air du soir sur son visage. Elle ferma les yeux, laissant ses pensées vagabonder.

Cette brise légère... soufflait-elle aussi à Brocéliande? Sur Lusiana et Meriadoc? Sur Alieniore et ceux d'Etel qui l'accompagneraientdans cette cérémonie? Sur les bretons pour apaiser blessures et tourments?

Si près, et pourtant si loin... séparée de sa Bretagne et de Brocéliande par la folie des hommes... Sentiraient-ils qu'elle était là malgré tout? Prière silencieuse à la mère. Elle ne pouvait pas même jouer pour célébrer l'événement à sa façon... souvenir douloureux de la bataille qui avait arraché à sa harpe ses derniers sont discordants...

Elle était une jeune barde privée de mots, privée de son moyen d'expression, privée même de présence, condamnée ce soir à n'être qu'une vague pensée diffuse peut-être à l'esprit de ses compagnons...

Quand pourraient-ils enfin rentrer? Cet exil forcé lui pesait davantage chaque jour... Le retour... tout serait si différent.... mais rentreraient-ils seulement? Ils rentreraient... comment, elle l'ignorait, mais il le fallait.

Elle posa une main sur son ventre à peine rebondi... oui... tout serait différent...

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---fromFRjazzael Loreweaver
Le chemin s'étrécit dans la forêt jusqu'à devenir uns sentier puis un étroit passage . Elle sortit alors de celui ci , trouva ses repères et s'enfonça plus avant pour rejoindre le petit autel au bord de la source naturelle qu'elle avait découvert quelques jours auparavant .

Priant la deesse mère pour ses amis que la guerre quémandait ,elle sentit poindre les souvenirs , les souvenirs qui finirent par la déborder.


[...]


Depuis toute petite elle sentait la nature sur sa peau, la force de cette terre et s'en faisait complice. Malgré elle, celà la mena à repenser à son enfance au petit séminaire de Guingamp. Elle trembla soudainement devant le retour des pierres froides , des cellules moniales et des réprimandes et sévices des moines. Durs et surs de leur foi, ils avaient voulu inculquer le "bonheur" de vivre leur dieu par quelques menus châtiments quand elle questionnait cet "evident" amour pour la nature .

Elle avait rapidement découvert que lier ses intences emotions de communions avec la mère terre et la foi du tout-puissant n'allait pas sans châtiments à coup de branche de saulle fraîche.

Mais elle avait grandie et retenue, gardé comme son jardin secrêt sa passion pour Elle qui était partout dans le jardin attenant au petit séminaire. Elle chérissait les moments où elle et les autres pétits orphelins recueillis par les moines , se trouvaient dans le jardin.

Avec précaution et une certaine peur , elle avait abrité derrière un immense buisson d'aubépines violettes quelques galets et un pierre plate et en avait fait un autel de communion avec la nature. Il lui arrivait de ne pouvoir y aller pendant quelques semaines , consciente que chaque pas pouvait révéler son secrêt. Les Bigôts ne lui auraient jamais permi de poser des question sur "La Foi" , alors ça... non , et elle y tenait plus que toute autre chose .

A l'époque, les filles s'habillaient seules des bandes de draps qui faisaient office de "soulier" . En effet , le petit séminaire n'accueillait pour ainsi dire jamais les femmes ni les petites filles . C'est donc un peu obligés par le dépot de la fillette avec du beau linge à côté , qu'ils avaient été tenus par la charité de la recueillir . Mais il fallait travailler pour gagner son manger , et la possibilité de gagner un coin de pain à manger amène les petites filles de 4 ans à laver les sols de pierre froide avec empressement .

Ils n'avaient jamais été méchants sciemment , très sévères peut être , un peu méprisants pour cette fillette qui ne cessait de révasser au lieu de pier le très saint . Certains des plus conservateurs trouvaient que cette petite fille avait la noire bête en elle quand elle était arrivée et qu il faudrait le lui retirer de force pour son bien .

Seule la lourdeur d'une telle cérémonie et l'obligation de jeuner pour les moines astrint à la pratiquer avaient jusqu'ici empéché le clan conservateur au sein du petit séminaire à plus s'interresser à la "petite".

[...]

Mais la petite grandit . Telle une ombre , elle avait pris soin de devenir une ombre dans les ombres , pris soin d'éviter les passages des moines , les visiteurs , souvent de noble naissance et les voyageurs qui venaient prendre Hospice. Elle croisait rarement les habitants habituels du petit séminaire , résidant dans l'aile la plus ancienne et la plus vieille de celui ci. C'était une série de dépendances et de longues et lugubres artères de pierre froide qui courraient le long des jardins peu entretenus .

Le séminaire n'était plus ce qu'il était depuis quelques temps et les moines n'avaient plus suffisament de mains et de temps pour garder l'ensemble de l'édifice propre et nettoyé. C'est pour celà qu ils avaient ouverts un hospice pour orphelin , pensant ainsi avoir des petites mains habiles et travailleuses . Le moine qui avait créé l orphelinat était depuis longtemps mort et personne n'avait cru bon d'y associer une nouvelle bonne âme . Alors c'était devenu pour ceux qui y prenaient la garde une penitence et les cris d'enfants trop petits pour savoir se taire faisaient grincer les dents des moines trop habitués à la règle du silence.

La vie de la petite Jazz' changea à Quatorze ans ... Le sévère père Justinius , chargé des jardins avait fait élaguer le beau buisson d'aubépine violettes , prétextant que c'était un refuge de vipères . Trop heureux de ne plus avoir à couper les herbes à cet endroit les novices avaient alors découverts le petit autel et trouvé les petites idoles que Jazz avait confectionnées . Au sol se trouvait le secrêt de jazz et celui qui la fit confondre quand le père Justinius lui demanda d'enlever les draps sales de ses pieds . La jeune fille fut enfermée à double tour dans une cellule gardée par un moine revêche .

Pendant cinq jours , nourrie à l'eau et au pain rassit , elle entendit les discussion vehémmentes qui se répercutaient le long des murs dans la chappelle. L'affaire était grave . Les plus optus , à la tête desquels se trouvaient Justinius prétendaient que le diable avait élu domicile depuis des années dans ce lieu saint . Non sans malice il utilisa le mot terrible d' Inquisatio qui plusieurs fois durant ces cinq jours firent frémir l'assemblée. Petite, tremblante, perdue et fuyant les froides pierres du sol , Jazz' écoutait les voix diffuses qui filtraient des conversations des moines.

Plusieurs fois elle entendit mentionner le nom de l'evèque "klo-de-wek" qui devait être averti ... Elle frissona , car assurement ce devait être grand personnage sévère et elle aurait surement des coups de bâton.

Elle avait bien cherché à desceller les pierres qui longeaient le mur du fond , mais ses mains meurtries lui avaient empéché d'aller plus loin qu'une faible ouverture sur une autre pièce , baignée de lumière . De peur de voir le terrible visage de justinius par cette ouverture, elle avait précipitamment replacer la pierre tant bien que mal .

[...]

C'était le septieme jour . Au sein du monastère , chaque soir , le rituel se répétait , et venait cette heure tardive de discussion dans la chapelle où les murmures reparlaient d'elle .Isolée dans la cellule moniale, Jazz apeurée sentait son corps pleurer de peur. Avec les bribes de conversation , elle avait pris conscience de ce qu'une "inquisitio" pouvait être. Alors elle sétait décidé la nuit même . Redescelant la pierre , elle appela de sa petite voix la personne qu'elle avait entendue ce jour là prendre ses quartiers .

[...]

elle avait découvert que cet endroit était une chambre de l'hospice pour voyageurs . Eclairée et relativement confortable , elle possédait même ce qui ressemblait à une petite cheminée dans le coin opposée de la pièce . Ce jour là , un individu aux couleurs chatoyantes et plus tout jeune avait donc reçu l'hospitalité des moines .Il avait posé sur le grand lit de paille des instruments de musiques et en avait joué avant l'heure de dies , le dîné .

Elle ...elle .... elle avait été émue par la musique ...son coeur à nouveau avait ressenti l'appel de la dame terre , à travers les sons qui s'échappaient de l'instruments. Elle avait vu un livre en parler , c'était un cistre , une belle petite flute traversière . Les notes aigues dansaient en ritournelle joyeuses comme les flammes du petit feu qu'avait allumé l'individu dans la cheminée .

[...]

elle l'écouta ainsi ... jusqu'à ce que les cloches sonnent l'heure de dies . D'une faible et toute petite voix ,craignant paradoxalement qu'elle ne le découvre , elle avait essayé de le héler ... mais il était déjà près de la porte de sa cellule et sorti sans l'entendre . Elle passa dies à penser , imaginer , mentir , suggerer , proposer , mais seule une chose s'imposait à son esprit : s'enfuir des dalles froides.... s'enfuir d'ici.

[...]

Il revint de dies en torturant sa moustache , satisfait semblait-il d'avoir fait bombance. Cette fois-ci elle lui parla ... et il la vit . Stupéfait , surpris, il la regarda un instant sans mot dire car il ne distingait que deux beaux yeux bleus à travers la crasse de son visage à peine visible derrière le mur de pierre et son petit trou .

Quand finalement il s'approcha de ce petit animal sauvage , elle se recula par reflexe , peut etre par peur , mais se fit violence et lui raconta son histoire . Elle mentit bien sûr , rendit les choses plus belles qu'elles n'étaient , leur donna un aspect lisse que l'histoire réelle , rugueuse n'aurait pas interessé s'était elle convaincu.

Il l'avait écouté patiemment , à moitié accroupi à hauteur de genou. Plusieurs fois , sans mot dire , il l'avait interrogé puissamment du regard , et celà l'avait un peu effrayée , comme s'il avait été capable de voir à travers ses mensonges.

[...]

Cette nuit là , elle ne dit pas tout , mais lui confia malgré tout son secret et son amour de la nature. les grands yeux marons l'avaient convaincu qu'il fallait tout de même amadouer l'inconnu avec quelques vérités .

Il l'avait alors regardé un long moment quand elle avait fini ... un long moment . Par un regard de coté elle avait vu la lune se détacher haut dans le ciel ... le moine devait dormir dans le couloir car on entendait déjà ses ronflements puissants .

Finalement il avait un peu parlé , de la même voix douce et belle , jeune et charmante que démentait pourtant ses cheveux poivre et sel .Quelques mots ,simples directs , des coups de poignards rapides et efficaces :

"-petite, tu sais bien raconter les histoires et les mensonges...Mais que connais tu de la vie de la terre mère , toi qui dit la connaître ."

Elle n'avait alors su que lui répondre , tenaillée par le doute qu'il ne veuille pas l'emmener avec lui , que ses mensonges , découverts n'avait fait que le rendre plus prudent . Alors elle avait fait la seule chose qui avait toujours marché avec les orphelins : effrontée , elle l'avait toisée , séductrice et sûre d'elle .

Il avait rit à gorge déployé ! elle prit peur que son geollier ne se reveille mais les murs des cellules étaient larges .Il avait saisi une longue dague et avait agrandi le trou avec aisance , libérant 5 grosses pierres de leurs torchi qu'il avait humidifié.

Elle l'avait regardé avec étonnement faire ce travail , pesant le pour et le contre , plus aussi sûre d'elle ,de nouvelles questions se pressant à ses lèvres . Mais ce soir là , l'envie de fuir , d'échapper à cet affreux " 'inquisitio " avait été plus fort que tout .

Délaissant sa cellule , elle le rejoignit et il tourna la clefs lourde qui ouvrait la sienne . dans le couloir au coin opposé , le frère endormit rugissait toujours autant d'un sommeil profond . Elle le suivit tel un chat , tel une ombre . Il était silencieux -grâce en soit rendu à ..- et il la mena près d'un chariot qu'il utilisait . Sous la bâche , se trouvait un petit théatre de marionnettes et pleins de belle poupées , certaines en porcelaine luxueuses , d'autres en chiffon .

Il lui fit promettre de ne pas faire de bruit mais évita celle de ne toucher à rien . Un simple coup doeil vers les yeux heberlués de la jeune fille devant les marionettes suffit à se dire qu'il perdrait son temps .

Elle ne dormit pas de la nuit autant par peur qu'on découvre sa cellule vide , que par ce trésor près duquel elle se trouvait .

Le voyageur partit de bon matin comme il est coutume pour les hospitaliers . Elle passa les cinq ans suivants sur les routes , avec Dietilus l'ancien, Barde et voyageur , troubadour , menestrel , colporteur et joueur de cistre de son état. Il jurait aussi bien dieu que la deesse, sans trop se préoccuper de ce que celà pouvait attirer les regards . celà faisait parti du personnages et personne ne s'en formalisait .Tout au plus quelque cureton de village le remerciait de sa visite et lui proposait de rafermir sa foi "car il me semble qu'il y a longtemps que tu n'as point visité église".

Dietilus l'ancien mourrût quelques jours avant l'equinoxe d'automne .La jeune femme de 19 ans en conçu beaucoup de chagrin et de peine et repris la route sur les chemins . Seule , elle ne tarda pas à trouver la route longue et les dangers bien difficiles à éviter . Elle faillit perdre plusieurs fois son chariot par des attaques de gredins , mais l'absence de richesse et ses talents de barde lui permirent à chaque fois de s'en sortir .

Un soir , alors qu'elle arrivait devant un beau village breton , plein de charme , cis dans une ptite vallée à flanc de mer et bordé de champs ainsi que d'une petite forret naturelle , elle se prit à penser à s'installer .

Elle entra à St Pol , remerciant la deesse de lui avoir fait voir cet endroit magnifique .

[...]

Installée ainsi depuis plusieurs septaines , elle avait peu à peu trouvée ses marques , s'était faite des amis .... et même le curé Kurios lui était amical . Elle pensait avoir trouvé l'amour en ce beau chevalier nommé De Tarnos , et s'était étonnée de découvrir que la petite fille qu'elle avait été toujours était entrain de devenir femme . Mais Las, certains de ses amis allaient partir un jour ou l'autre à la guerre . Déjà elle avait vu un groupe quitter St Pol.

Ce jour là elle avait alors décidé de se renseigner sur les armoiries de la ville à la bibliothèque du prieuré et avait fait confectionné 4 étendarts qu'elle avait amené à la mairie et déposé sur le bureau du maire avec un petit mot à son attention . Puis elle était allée soliciter le très haut à l'église où Kurios préchait le mercredi et le dimanche. Dans le silence des chuchottements des croyants agenouillés , elle fit elle même une courte mais puissante prière qu'elle adressa au très haut . Elle sortit 5 écus et s'approcha du benitier pour les y verser .

Sentant un manque , elle avait alors pris le chemin de la forêt .La route, pour elle s'arretait là , où un chemin commençait pour s'enfoncer dans la forêt touffue .Le chemin s'étrécit dans la forêt jusqu'à devenir un sentier puis un étroit passage . Elle sortit alors de celui-ci , trouva ses repères et s'enfonça plus avant pour rejoindre le petit autel au bord de la source naturelle qu'elle avait découvert quelques jours auparavant .
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"La où te pousse le vent , siffle la chanson de la geste des temps . Apprends à l'écouter, car tu écoutes ainsi la vie qui t'éntoure. Apprends à la chanter, pour donner aux autres l'envie de l'écouter".
Dietilus l'ancien, Barde
---fromFRSi0ban
[HRP// Légère édition pour question d'orthographe. Personne n'a rien vu hein]

Le jeune danvez arriva avec les yeux joues et les oreilles rouges particulièrement honteux de son retard. Il portait dans sa besace les flacons de l'eau purifiée lors de la cérémonie d'Imbolc ainsi que les rubans qui feraient l'union des deux êtres qui allaient manifester leur amour ce jour là. Il se sentait particulièrement ému de co officier à l'union de celle qui avait été sa hencher et ce plus encore parce qu'elle acceptait cette union sous le signe de Nature à la suite des évènements qui s'étaient produits.

Les coupelles qui seraient disposées aux différents axes l'accompagnaient. Il avait aussi une plume et un trèfle qui serait piqué dans le cœur du cercle. Symbole du bonheur du jeune couple dont l'amour et le message venait du cœur.

Aliéniore avait déjà procédé aux bénédictions du lieu. Elle avait entamé le chant rituélique de sa voix mélodieuse. Avant tout, le jeune homme sortit un creuset de sa besace qu'il remplit de feuilles de sauge et de saule qu'il incendia légèrement afin d'encenser la foule. Passé, présent, avenir, tout se jouait en un instant.

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---fromFRAnonymous
Jéhan observait la cérémonie, respectueux et silencieux.
Un vent chaud venant du sud, balaya la clairière... un autre venant du nord la balaya à son tour.
Les paroles sacrées que sa mère sans cesse chantait à sa soeur lui revinrent : le chant des séries.
Un chant druide, maintenant seulement, il le savait : Ar Rannoù

[...]Onze Prêtres armés, venant de Vannes, avec leurs épées brisées ;
Et leurs robes ensanglantées ;
et des béquilles de coudrier ;
de trois cent plus qu'eux onze.
Dix vaisseaux ennemis
[...]
Iraient assièger Roazhon.
Ici, un peu de lumière illumine le Monde, devant le Père.

Jéhan serra la garde de son épée...
... plus fort.
Maf1978
Maf était arrivée discretement au debut de la cérémonie, .Loin de toutes les animosités du moment, cet endroit respirait de calme et sérénité, meme l'effervescence du moment ne transparaissait pas dans les attitudes et gestes.

Elle s'assit, jambes repliées genoux sous le menton, a l'écart, loin des yeux de tous mais de manière a ne rien perdre de cette cérémonie
---fromFRAnonymous
[Dans le dernier havre de paix de Breizh]
Longtemps la forêt résonna du chant des druides.
Jéhan ne s'assoupit pas, il ne fit aucun bruit, ni ne prononça aucun mot. Cette place était celle des sages anciens, qu'il respectait... sans avoir embrassé leur religion, partageant leur savoir.
Avant que la cérémonie ne s'achève, il fit quelques pas en arrière et quand il put s'éclipser discrètement, il prit la route du menhir, là-bas, où il avait attaché sa monture.
Il avait tant de choses à apprendre encore ; et tant d'autres à découvrir.
Il enfourcha son destrier, le grand cheval et prit la route de Roazhon.
Bientôt les falaises de pierre de la Capitale de Bretagne allaient vibrer aux sons métalliques du choc des armées.
Le destin de bretagne était en marche.
Ainsi quittait-il Brocéliande.
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