[Loin de toute activité humaine....] Maël s'était entraîné durement et avait laissé les hommes rentrer...
Le mestre d'armes et de guerre ne rentra point pour enlever armure et équipement mais il fit volter le destrier harnaché de sa barde d'armure vers la forêt...
Il n'y avait pas été depuis longtemps, depuis trés longtemps en cet endroit spécial où son père l'avait emmené une fois...
Le cavalier en armure fit marcher le destrier quelque temps puis lui fit prendre une sente montante....
Arrivé en haut, il mit pied à terre et continua bride de destrier en main car le chemin devenait difficile... Enfin il arriva à ce qui ressemblait à un cairn...
Il s'arrêta alors et resta un moment sans bouger comme s'il saluait silencieusement le lieu puis il attacha le destrier à un arbre et se dirigea vers une pierre en particulier...
Le souvenir des gestes de son père...
Chaque main appuyant à un endroit idoine....
Le craquement sonore qu'il n'avait pas entendu depuis longtemps...
Il contourna alors lentement l'édifice et prit appui sur une grande pierre, à laquelle il s'arcbouta et doucement celle-ci pivota...
Il regarda la pénombre régnante et alla chercher une torche qu'il alluma et rentra...
Des murs de pierre, il fallait s'y attendre, mais couverts de peintures...
Certaines anciennes, d'autres moins...
Maël reconnut, comme alors, des armures anciennes....
Et le dessin..
Celui de la femme aux cheveux rouge...
La déesse guerrière...
Celle dont il tenait le nom de famille...
-"Morrigan"... Dit-il tout haut..
L'écho de sa voix tonna dans l'obscurité à peine éclairée...
Devant le dessin un coffre...
Lourd, massif, bardé de fer et enchâssé dans la pierre....
Le colosse posa un genou en terre et ouvrit celui-ci avec une clé...
Le coffre à double pan s'ouvrit laissant voir une statuette d'or peinte de motifs rouges..
La statuette de celle qu'on appelait la "Grande Reine" reposait là immaculée...
Il se remémora les paroles de son père:
-"Vois tu mon fils, nostre famille est ancienne, vraiment trés ancienne et si aujourd'hui nous sommes aristotéliciens, sache que ce ne fut pas toujours le cas et qu'à bien des égards, ce n'est toujours pas le cas...
Cela ne le sera sans doute jamais d'ailleurs...." Son père avait fait une pause et avait repris:
-"A quoi bon croire en des préceptes que l'on ne peut guère appliquer hein?" Il avait montré du doigt la statuette et avait dit:
-"Ses préceptes à elle sont clairs et simples..." Il avait alors tiré son éspée du fourreau et s'était approché de Maël, il dit:
-"Ne te fie jamais aux hommes...Jamais Mon fils..." Il avait alors posé un doigt sur la tête de Maël et ensuite sur son coeur et avait dit:
-"Elle dit de te fier à ta ruse, ton courage et ..." Puis désignant l'éspée...:
-"A l'acier..." Et comme son père, il avait appliqué les préceptes de la Déesse guerrière la remerciant dans ses moments d'inspiration....
Le colosse enleva son baudrier d'espée qu'il posa à terre près de lui et prononça tout haut la phrase que prononçait son père avant lui... :
-"On ne vit pas éternellement..." Une phrase simple qui en disait tant....
Des préceptes plus clairs que jamais entretenus depuis des années par la connaissance de la guerre et sa mise en pratique pour des causes qu'il estimait juste....
Il resta là silencieux...
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Maréchal de l'Ost De Montfort rp et militant actif hrp pour le retour de Ioannis alias Jéhan Cotard!!!