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Un peu de poésie ! c'est le printemps !

Donaldoc
Ma douce Zaza,
Vous avez écouté votre coeur, il vous souffla les mots justes.
Nous sommes transportés.
Ne vous étonnez pas si après celà nous restons sans voix.
Merci , merci, merci.

Donaldoc
---fromFRNohan
Cette modeste fable, je la dédie à quelqu'un
Qui saura se reconnaitre, j'en suis certain...


Le Chevalier, la belle et la sorcière.

Patience et chevalerie font-elles bon ménage?
La sagesse populaire n'en a fait nul adage...
Mais même elle peut parfois s'avèrer oublieuse
Comme l'âme la plus sage ou même la plus pieuse.
Permettez moi donc qu'ici je vous fasse narration
D'un récit, que je n'ose appeler démonstration
Mais qui, je l'espère donnera à réfléchir
Aux générations présentes et celles à venir.

Un chevalier, errant comme un chevalier sait faire,
Trouva sur son chemin une bien noueuse affaire :
Il vit en effet au détour d'une clairière
Une belle au prise avec une vile sorcière...
Le preux, n'écoutant que sa bravoure et sa foi
Piqua vivement des deux pour extraire des doigts
Crochus de la magicienne la belle jouvencelle.
La sorcière, voyant venir le fier homme en selle
Tirant son épée et fonçant au triple galop,
Changea le chevalier en un courageux pourceau
Et son fidèle destrier en un coleoptère
Qui s'ecrasa sous le poids de son proriétaire.

Son compagnon d'arme, suivant de loin son ami,
Arriva peu après en cet endroit maudit.
Tranquile comme le Pape, il va à la rencontre
Des deux personnages, comme s'il n'en n'eut rien contre.
Et là, il héla : "Gentes dames! Si c'est à votre grè,
M'indiqueriez-vous une source? Car malgrè
L'ombrage de ces bois, je me vois dans le devoir
De trouver pour mon cheval et moi de quoi boire
Et remplir mon outre pour le reste du voyage."
La sorcière lui répondit : "Hâte donc ton passage!
Ne vois-tu point, maraud, que j'ai là quelque affaire?
- Mes excuses, madame, faites ce qu'il vous faut faire.
Je ne suis guère pressé, et attendrai là auprès
Que vous en finissiez, nous verrons bien après!"
Alors, sur ces mots, la sorcière se détourna
Et lentement, en silence, le chevalier défourna,
Vit venir l'instant qu'il ne put laisser passer
Et pourfendit d'un coup la sylvestre Circée.

La belle et le chevalier, cela semble évident,
Se marièrent tranquilement et eurent moult enfants
Tout deux leur apprirent et la foi et le courage
Et que patience et chevalerie font bien bon ménage.
_________________
Nohan
Charpentier, maraîcher et pêcheur
Ex détenteur du record de consommation de chopines (505 en une heure, 5 juin 1454)

Ombeline
et je dédis ma fable à mon petit cervus


Le Tétras Lyre et le Cerf


En danger d’être perpétuellement chasser
Maîtres Tétras et Cerf décidèrent de s’esquiver,
Dans un lieu plus hospitalier.

Mais Compère Tétras ne put s’empêcher,
De jouer, de se pavaner,
Affichant son beau plumage,
Il faisait le fier
Et tournoyait à travers les nuages.

Ainsi, il tint, d’un air pédant,
A peu près ce langage :
« Hé, Messire Cerf, regardez-moi,
Admirez-moi,
Regardez mes ailes,
Elles m’aident à voler comme une hirondelle
Et me faufiler avec grande agilité ! »

« Certes, mon bon Ami ,
Vous semblez virevolter avec beaucoup d’habilité
Mais ne vous vantez point trop, ma fois,
Cela risquerez de faire du bruit
Et attirer nos ennemis.
Ami, imitez plutôt ma discrétion
Et ma pondération,
Car je pourrais moi aussi
Vous montrez mes exploits,
Mais tel n’est pas le cas.
Accélérez plutôt le pas. »

En chemin, Maître Cerf se cacha
Quand il aperçut des carabiniers
A l’affût de beaux gibiers.
Messire Tétras, quand à lui,
Ne s’en préoccupait pas
Il volait à tire d’aile,
Haut dans le ciel
Sur de sa rapidité inégalé.
Là un des chasseurs le vit et tira,
Avec une grande dextérité.

C’est ainsi que le Tétras Lyre posa en trophée
Sur une belle cheminée
Tandis que le Cerf profita
Encore de sa liberté
Grâce à son humilité.
_________________
---fromFRzazaroyaume de Bertincour
Mon Amour...merci de me faire vivre, douce vie de velour en m'offrant votre Amour, alors à mon tour à vos pieds je dépose cette petite prose...comme petit présent...Je vous Aime tant...

Appel de la forêt,

Il était une fois, des amoureux éperdus et heureux…
Aimant venir se perdre dans ta clairière, des étoiles plein les yeux
Ici, ils venaient éteindre l'incendie qui se consumait au fond d'eux
A jamais, leur Amour sera retenu en ce lieu…

Ils adoraient venir s'étreindre, au creux de ton atmosphère
laissant leurs pensées de velours et de miel, s'envoler dans les airs
Leurs souffles brûlants, se cherchant, ne pouvant se défaire
Le long de tes chemins éclairés et bordés de bruyère…

Ils aimaient se promener, bercés au son de ta musique...
l'un contre l'autre serré…moment simplement magique
Par tout ces petits cris mélodieux…leurs esprits sont transportés
Ne voulant plus que s'égarer, au cœur de ton immensité...

A chacun de leurs pas, tu les régales par ta splendeur...
Ils viennent illuminer leurs yeux dans ton décor enchanteur
Eux, qui veulent avoir l'honneur de fouler ton épais tapis de feuilles d'or
déposé là, tel un trésor, comme le seul chemin les menant vers l'aurore…

Parfois, lorsque sous un arbre, fatigué de s'être tant aimé
Assis sur la mousse, parmi quelques marrons égarés…
Ils s'enlacent afin d'admirer tes dégradés de couleurs enivrantes
A jamais ils se laisseront porter par leur passion dévorante,

Forêt, toi qui se veut douce et protectrice
Merci de nous accueillir pour nous laissez connaître ces délices
Nous, qui ne marchons que sur des nuages…retiens nous…sois notre cage
Car jamais nous ne trouverons ailleurs, pour nous aimer plus joli paysage

Pour le meilleur...Toujours....
pnj
Voici ma contribution au concours artésien. Un merci tout spécial à Patience pour avoir organisé celui-ci. Et un merci chaleureux à tous ceux qui ont choisi le poème que voici :

Ma forêt

Je n'étais qu'un enfant sans hier ni demain,
Amoureux de l'instant qui éveille la vie.
Un papillon soudain chatouilla mon envie.
Je courus après lui, le voulant dans ma main.

Dans la belle forêt, sans bruit, il m'emmena.
Quand j'allais le toucher, il s'envolait si vite.
Coeur magique aux doux yeux qui dans l'éther palpitent,
Il m'a perdu ainsi, tel un éclair grenat.

Puis le soir déposa ses ténébreux velours,
Parant le végétal de son ombre animale
Quand j'entendis les loups et leur chanson spectrale
S'approcher lentement pour éteindre mes jours.

Mais le soleil revint, balayant ces horreurs.
De ses nobles rayons, il baigna de lumière
La verte cathédrale aux murailles sans pierre
Et depuis plus jamais je n'ai vécu la peur.

J'ai cherché mon chemin parmi mille sentiers.
Au creux du bel été, j'ai suivi mille abeilles
Goûtant à mille fleurs les gourmandes merveilles
Des nectars parfumant les grands chênes altiers.

Et quand l'automne offrit aux arbres étonnés
Ses rouges et ses fruits aux si belles promesses,
Egaré dans ces ors, dédaignant ces richesses,
Moi je cherchais les miens pour être pardonné.

Mais l'hiver gela tout dans son glacial étau
Recouvrant chaque piste, effaçant toutes traces,
Faisant taire les rus, muselant toutes races
Et tuant mon désir de quitter son manteau.

Enfin le printemps vint peindre de ses beaux verts
Les buissons, les bosquets et les hautes futaies.
Mon âme errant sans fin vit alors hébétée
Une tombe changeant soudain tout l'univers.

Une femme y pleurait un petit être aimé.
Ma mère avait gravé dans la croix au bois tendre
Mon prénom que les loups n'avaient pas voulu rendre,
Faisant de la forêt ma demeure à jamais.
---fromFRzazaroyaume de Bertincour
Bravo Olivier !!!! félicitation !!!
votre poème est magnifique...
continuez de nous emporter....!!!!!
pnj
Merci Zaza, vous êtes très gentille. Votre poème aussi est très joli et porte en lui la passion de l'amour.
Donaldoc
Voici notre contribution au concours poétique de l'Artois.
Messire Olivier, merci pour votre vote.
Si vous avez voté pour nous, nous sommes satisfaits car nous en sommes convaincus votre jugement est sur et rien ormis le votre et celui de notre Dame n'aurait su nous faire plus plaisir.
En tous cas félicitations à toue les poètes Artésiens.


Oh… forêt notre mère

Vous êtes noble dame, oh… forêt notre mère !
Née, des Amours entendus du ciel et de la terre
Vous, qui êtes éternelle, vous qui n’avez point d’age
Vous, qui portez la vie enfouie sous vos ombrages
Vous, qui la protégez étendant vos ramages
Qui avez affronté des siècles les orages
Quand les colères divines se faisaient entendre
Et tel le phénix renaissiez de vos cendres

Quand le torrent bruyant tonne dans les vallées
Dans vos goulets profonds ou pousse l’azalée
Le menu ru chantant où s’étalent vos mousses
Dispense l’eau de la vie au milieu des tourbières
Et les grandes trouées couvertes de bruyères
Cathédrales de verdure, ou simples colombages
Laissent filtrer la lumière en rais dans leur ombrage
Dispensant la chaleur pour la nouvelle pousse

Vous qui, quand vient l’automne aux langueurs monotones
Vous parez de vos robes aux couleurs du temps
Portant des teintes d’or, de miel et de safran
Faites bramer le cerf tout au fond des clairières
Et puis, quand vient l’hiver et les matins couverts
Vous vous vêtez d’hermine quand la nature frissonne
Sur l’épais manteau blanc, la meute suivant la trace
Creuse longs sillons blancs quand elle mène la chasse
Dans le printemps naissant de nouveaux arrivants
Ouvre sur vous leurs yeux et tous vous remercient
Des quelques grains germés d’où renaîtra la vie
Puis succède l’été, le temps semble arrêté
Les parents, leurs petits mangent à satiété
Trouvant en vos girons le gîte et le couvert
S’agitant besogneux, courant sous vos couverts
Protégés des brûlures du soleil triomphant

Vous qui toujours prenez, grand soin de vos enfants
Vous qui, savez combler le pauvre et l’indigent
La chaleur des flambées dans l’âtre à sa manière
Apportée par vos bois réchauffe leurs chaumières
Vous qui leur dispensez la saveur de vos fruits
Les herbes qui les soignent, la chaire qui les nourrit
L’abri que vous offrez partage sa fraîcheur
Quand ils se tuent pour vivre sous le poids du labeur

Vous qui veillez sur nous depuis l’aube des temps
Forêt vous êtes Mère, nous sommes vos enfants
Nous veillerons sur vous jusque la nuit des temps

Et c’est notre héritage que de vous rendre hommage
pnj
Cher Donaldoc, ce que vous avez écrit là est tout simplement superbe ! Patience partage d'ailleurs aussi cet avis. C'est nous qui vous remercions de nous avoir permis de lire ces merveilleux vers !
---fromFRzazaroyaume de Bertincour
Mon Amour,

comme d'habitude nous sommes conquis....
merveilleux voyage....qui me laisse dans les nuages....
---fromFRNohan
Saperlotte, Olivier, c'était donc vous!?!

Mais c'est une manifique pièce que vous nous avez fait là!! Je pourrais dire que vous vous êtes surpassé, mais je ne suis guère sûr que cela soit vrai : Vous en avez sans doute encore sous le pied!!

Aaaahhh... Zaza... J'ai hésité entre maître Don et vous, dans ce petit jeu de devinette. ... Il y a comme une muse, là, juste derrière votre epaule, celle du coté coeur!
Et mon cher Don, puisqu'on en est là, si d'aventure vous deviez poser les armes, vous pourrez toujours prendre la plume !!
_________________
Nohan
Charpentier, maraîcher et pêcheur
Ex détenteur du record de consommation de chopines (505 en une heure, 5 juin 1454)

pnj
Et oui, c'était moi mon cher Nohan ... J'étais sûr que cette fois-ci, j'étais absolument indétectable ! Merci à vous pour votre voix et pour votre appréciation , cela m'a vraiment fait plaisir.
Donaldoc
Ah Sire Olivier,
Vous n'avez pu nous cacher de nous, vous nous parliez de la rythmique de notre poésie, mais cette facon de déclamer vos vers démontre une grande habileté.
Rares sont ceux qui déclament en rythme comme vous le faites et cherche la rime adéquate.
En cet excercice vous excellez et démontrez la maîtrise de votre art.

Nous aurions aimé vous lire Sire Nohan, nous vous cherchions parmis les oeuvres exposées, mais rien ne vous correspondait. Nous trouvions celà étrange, maintenant nous savons pourquoi!

Ma douce Amie, vous si merveilleuse vous nous avez démontré une fois encore votre extrème sensibilité.
Ce présent que vous déposez à nos pieds est merveilleux, nous sommes comblés.
La vie près de vous n'est que velour.

Cet exercice de style que fût ce concours et celà même si nous n'avons point gagner démontre encore une fois que Bertincourt est la capitale de l'Amour et de la poésie.

Donaldoc
Crystale2609
[HRP on] je trouve que ce village regorge de merveilleux poètes.
Je suis sur le c... (autocensure) à vous lire.
Je n'hésiterais pas à parler de ce magnifique don qu'ont les Bertincourtois pour la poésie au niveau de l'association.
Si nous projetons quelque chose à ce niveau je n'hésiterai pas à venir vous en faire part.
Continuez tous à nous faire rêver avec vos vers si merveilleux.
J'en prends un immense plaisir et je suis certaine que je ne suis pas la seule.
Merci à vous tous joueurs et poètes de talents.[HRP off]
pnj
Merci Crystale !
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