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Un peu de poésie ! c'est le printemps !

---fromFRzazaroyaume de Bertincour
Cher Olivier,

J'en suis flatée....et vous lire, n'est que pur plaisir ....

zaza
Donaldoc
Ce n'est point poëme que vous trouverez ici, mais fable contée par un hermite du nom de "Jean du Marigot" que nous avons visité lors d'une mission passée.
Ce saint homme parle avec les animaux et en tire sa science.

Voici donc une de ses fables.
Ne nous en veuillez pas si mal nous la relatons, mais nous nous efforcerons de la retransmettre sans faute.
Donaldoc


Le Leu et le paysan.

Un Leu aux sortir de l’hiver et du bois
Avait piteuse allure et les flancs forts creusés
S’approchant d’un village, comme bête aux abois
D’un pas mal assuré il fit son avancée

Allant crier famine chez un pauvre éleveur
C’est, faisant triste mine, qu’il demanda labeur
Mais ce dur paysan vivant de sa misère
Arrachant ses repas de cette maigre terre
N’était point décidé à s’en laisser conter
Un Leu, même efflanqué n’userait ses bontés
Et malgré sa maigreur et ses allures matines
De son humble escarcelle ne creuserait l’abîme
Une écuelle et quelques croûtons
Une fois par semaine arrosés de bouillon
Voilà une belle affaire et qui le ferait taire
Craché, juré par terre et point d’autre salaire

S’étouffant de ne pouvoir hurler sa peine
Notre Leu, baissant la tête, prit la chaîne
Voyant grossir chaque jour un dodu agneau
Lui tisonnait la panse comme habile bourreau
Ses crocs luisant comme de longs couteaux
C’est souffrant milles morts qu’il les tint aux fourreaux

Il tint serment jusqu’au printemps
Et chaque jour vivait son tourment
S’usant les dents sur quelques pierres
Les voyant s’érodées de belle manière
Craignant qu’une furie bestiale
Ne vienne aiguiser sa fringale

Quand du marché un matin
L’homme rapporta un mâtin
D’une brebis, la pense et les intestins
Sur l’heure il lui fit un festin
Il l’installa dans sa maison
Et chassa le Leu sans raison

Lui rendant de telle manière, sa mise
Nul besoin de tenir la parole promise
Il se saisit de l’objet de convoitises
Qui tant de fois avait été sa hantise
Sur le cou du bel agneau fin gras
Sa puissante mâchoire se referma

Par ce crime ayant retrouvé sa fierté
Goûtant a nouveau au vent de liberté
Moins efflanqué et moins miséreux
Notre Leu, heureux, quitta les lieux

Lequel des deux vous parait le plus cruel
L’homme ou la bête qu’il prit sous sa tutelle.
---fromFRzazaroyaume de Bertincour
Don ! je suis impressionnée....!!!

je m'en vais méditer !!!

zaza
Donaldoc
Dame Zaza,
Le Breton est à nos portes.
Nous partons nous battre et protéger nos frontières.
C'est à la taverne, sur un coin de table et à la hâte que nous écrivons ces mots.
Dans ce temple des verres ou mieux trouver des rimes.

Vous nous l'aviez conseillé
Nous nous y sommes essayé

Nous sommes homme de terre
Et pratiquons la guerre
Nous manions la rime
Comme on feinte en escrime
Pointant vers le verso
Nous estoquons le dos
Voyez quel savoir faire
Quand nous croisons le fer
Et quand l'on nous brime
Mourir n'est pas un crime

Donaldoc
---fromFRzazaroyaume de Bertincour
Cher Don !

vous n'avez pas eu tort d'e tenter....
tel un animal blessé
de vouloir vous essayez
tout y est toujours si censé !
je ne peux qu'écouter
et me laisser porter
par le fond de vos pensées !

revenez vite...vous nous manquez !

zaza
Donaldoc
Une autre fable peut être?
Jean du marigot nous conta celle ci, laissez nous le plaisir de vous la lire.

Le rossignol et le pinson

Maître Rossignol et Maître Pinson se querellaient
A savoir qui des deux le mieux sifflait
Allons en champ de foire
Trouver un auditoire
Et nous saurons dans l’heure
Lequel est meilleur chanteur
Arrivés sur la place
Quand la foule fit face
Perchés dans la volée
En hautes envolées
Nos deux maîtres du chant
Attaquèrent sur le champ
Rossignol attaquât staccata
Poussant des contre Ut
Plus hauts que dame flûte
Pinson sifflât tra-la-la
Offrant en mi bémol
Une folle farandole
Si bien à leur affaire
Et ayant fort à faire
Ne voulant rien céder
Et tout comme obsédés
Quand le soir fût venu
En un filet menu
Leurs voix comme exténuées
Finirent par diminuer
Quand plus enfin n’en purent
Et que leurs chants se turent
La foule endimanchée
Ne put jamais trancher

Querelle reprit de plus belle
Leurs cris montant au ciel

Falcon passant par là
Et cherchant un repas
Tous ces cris et fracas
Bien qu’il n’en fisse cas
Tous deux les attrapa
Bien vite s’en régala
---fromFRzazaroyaume de Bertincour
Don !

Triste fin .... mais la vie est ainsi faite !

Revenez nous fort de votre quète ...cela liberera votre ame de poète !

zaza
pnj
Votre talent pour l'écriture n'a d'égal que votre courage dans le combat Messire Donaldoc ! Revenez quand vous voulez nous enchanter par vos fables et vos vers !
---fromFRzazaroyaume de Bertincour
Assise sous un bel arbre
Me voici prise par les larmes
La vie quand on y pense... quelle chance !
Mais parfois, elle nous désarme...

Quel bonheur de découvrir..tout ce qu'elle offre
Tous ces plaisir,
Elle nous inspire...nous fait sourire...
Mais parfois, nous fait mourir...

Si le soleil pouvait briller pour l'éternité
Nous innonder à jamais par sa puissance
Afin de balayer tous ces nuages
Qui s'ammoncellent précédant l'orage
Nous laissant là comme une étoile, face à notre impuissance,
Dévastant tout, sans même nous laisser la moindre chance

Alors, ne gardons qu'un ciel bleu immense
Apprècions le bonheur, comme un cadeau intense
remplissons de joie toutes ces pages blanches
Malgrès tout... la vie est une chance...
et cela, quoi qu'on en pense...

zaza

zaza
Jeanjacob
Un pigeon arriva

Citation:
Elle est belle
elle s'appelle
reinemargot


JJ

_________________
Jeanjacob de Gilraen
Graaf van Hoorn
Baron van Veurne
pnj
Merci Zaza pour ce joli poème ! C'est vrai qu'il est des moments d'intense orage dans la vie ... Mais lorsque le ciel bleu est là, quel bonheur de se perdre dedans comme une hirondelle un jour de printemps ! Et le printemps revient toujours, il ne faut jamais désespérer, car malgré tout, la vie est une chance comme vous le dites si bien ...
Donaldoc
Sire Olivier, merci du compliment.
Mais nous le répétons encore, ces fables ne sont pas de nous mais de Jean du Marigot hermite et philosophe de son état.
Et notre ami l'hermite, quand lui les récite
Vu qu'il en est l'auteur leur donne de la hauteur
Il n'y met point morale ce serait immoral
Chacun en son église peut agir à sa guise

Dame zaza,bien que nous n'ayons pas l'agilité de Sire Olivier lui qui maitrise l'art de tourner les rimes et de les faire poésies, sachez que nous souhaitons que des cieux plus cléments s'ouvrent à vous et que le soleil revienne vous réchauffer.

Dame Zaza, sécher ces pleurs
Vous qui mettez tant de coeur
A choyer vos amis, partager l'allégresse
De vous voir démunie nous empli de tristesse

Donaldoc
---fromFRzazaroyaume de Bertincour
Merci Olivier ..... Merci Don ......

vous etes si gentils ! merci de votre soutien....

Pour ma part, ça me libère un peu.... on se sent un peu mieux...


à bientôt mes amis et merciiiiiiiiiiiiiii !

zaza
Donaldoc
Une nouvelle fable de Jean du marigot.

Le grand cerf

Un grand cerf vivait en un bois
Le plus beau jamais vu en Artois
Portant en couronne ses grands bois
Dix cors l’avaient proclamé Roy
Vivant en maître sur sa harde
Biches et hères sous sa garde

Au printemps vint un rival
Un bel animal grand et fort
Portant sur la tête huit cors
On voyait là grand prétendant
Et point l’étoffe d’un perdant
Sur de son fait et sans égal

Le combat s’engagea à grandes brames de gorges
Nos deux belligérants se tenant face à face
Tous deux sur de leur force affrontant la menace
Chargeant muscles bandés soufflant comme des forges
De leurs puissants assauts faisaient craquer leurs os
Ne lâchant pas un pouce ne trouvant point repos

La nuit tomba déclarant statu quo
N’ayant départagée nos deux alter ego

Le lendemain grand équipage
Menait la chasse dans le bocage
Des hommes rudes, maniant le nerf
Corneurs, piqueux, Maître de meute
Et cris de chiens faisaient émeute
Piste fut prise sur notre cerf

Comme nul autre pareil connaissant son domaine
Courant à perdre haleine pour échapper la mène
C’est d’un galop puissant qu’il coulait les boulées
A travers ravines et grandes éboulées
Cherchant celui qui plein d’audace
Avait voulu prendre sa place

Quand enfin le trouva,
Remerciant Dieu de l’aubaine propice
Mêlant à celle de son rival sa voie
Sautant d’un bond un large précipice
Lançât sur lui la chasse du Roy.
Puis dressé en un haut promontoire
Suivit la traque en son terroir

Des heures encore on entendit les cors
Quand dans la nuit vint l’hallali
Et que la meute hurlante du bailli
A coup de crocs se disputa le corps
Baissant la tête en un dernier hommage
De son vaincu rival salua le courage

Le grand cerf à l’allure fière
Retourna vivre en sa clairière.
Sur qu’il serait le plus fort
Pour une année encore
pnj
Ce Jean du marigot a du talent. J'ai fait une recherche mais n'ai point trouvé d'information sur lui. Pouvez-vous nous en dire plus?
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