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[RP]La cathédrale de Clermont

Rastero
Fraîchement arrivé à Clermont au matin même, Jules suivit Fabien, Noéline et Albine, en attendant la nourrice, à la messe pour l'office du dimanche.
Il s'installa avec eux, et récita le Credo :



Je crois en Dieu, le Très-Haut tout puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l'heure de la mort.

Et en Aristote, son prophète,
Le fils de Nicomaque et de Phaetis,
Envoyé pour enseigner la sagesse
Et les lois divines de l'Univers aux hommes égarés.

Je crois aussi en Christos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C'est ainsi qu’après avoir souffert sous Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Trés-Haut.

Je crois en l'Action Divine ;
En la Sainte Eglise Aristotelicienne Romaine, Une et Indivisible ;
En la communion des Saints ;
En la rémission des péchés ;
En la Vie Eternelle.

AMEN


Cela faisait quelque temps que les dimanches étaient pris, et participer à la messe n'était pas un luxe. Il en profita pleinement.
_________________
Napoli, grande Napoli...
Auvergne, douce Auvergne...
Natafael
Nata courrait partout depuis ce matin, le grand jour était arrivé.Elle allait se marier dans l'après-midi.
Cependant malgré le stress qui l'envahissait, elle voulu assister à la messe du Dimanche matin.

Elle entra dans la Cathédrale où Son Eminence Ivrel allait officier.
Après s'étre signé, elle avança dans l'allée centrale pour rejoindre les bancs des premiers rangs, en saluant les personnes présentes.
Elle s'installa pres de sa Filleule Noéline, son ami Fabien et leur fille Albine. Jules n'était pas loin non plus

Un sourire, puis Nata reprit en coeur le Crédo


Je crois en Dieu, le Très-Haut tout puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l'heure de la mort.

Et en Aristote, son prophète,
Le fils de Nicomaque et de Phaetis,
Envoyé pour enseigner la sagesse
Et les lois divines de l'Univers aux hommes égarés.

Je crois aussi en Christos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C'est ainsi qu’après avoir souffert sous Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Trés-Haut.

Je crois en l'Action Divine ;
En la Sainte Eglise Aristotelicienne Romaine, Une et Indivisible ;
En la communion des Saints ;
En la rémission des péchés ;
En la Vie Eternelle.

AMEN

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Noeline
Cette fois ci, nul besoin de faire le voyage spécialement depuis Aurillac, ils étaient en route vers Moulins et faisaient étape à Clermont pour la journée.
Comme chaque dimanche, ils se rendirent à la messe.
Elle embrassa Nata sa marraine et Jules leur ami.

Noeline récita le crédo à son tour.
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Petitrusse
Le Duc, présent à l'office, récita le crédo.
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Nina84
A la demande de son éminence Nina récita le credo.

Je crois en Dieu, le Très-Haut tout puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l'heure de la mort.

Et en Aristote, son prophète,
Le fils de Nicomaque et de Phaetis,
Envoyé pour enseigner la sagesse
Et les lois divines de l'Univers aux hommes égarés.

Je crois aussi en Christos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C'est ainsi qu’après avoir souffert sous Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Trés-Haut.

Je crois en l'Action Divine ;
En la Sainte Eglise Aristotelicienne Romaine, Une et Indivisible ;
En la communion des Saints ;
En la rémission des péchés ;
En la Vie Eternelle.

AMEN

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Ivrel
Ivrel s'approche alors du lutrin , et ouvre le livre des Vertus au chapitre 13 de la Vita de Christos

Citation:
...Ainsi, après le départ mystérieux des soldats romains, qui, aujourd’hui, je m’en rends compte mes amis, devaient être tout simplement partis chercher du renfort, Christos nous guida vers une grande maison cossue et bourgeoise qui faisait taverne et gîte pour la nuit. Il avait décidé que nous nous établirions là pour loger jusqu’au lendemain.

Or, la fille de nos hôtes vint avec une cruche pour nous servir du pain et du vin, et Christos reconnut celle qui se nommait Natchiachia, et qui lui avait adressé la parole précédemment, lorsqu’elle était dans la foule.

Natchiachia versa le vin de sa cruche dans la corne de Christos, et lui demanda :
" Maître, je suis en proie à un profond tourment de l’âme. Je voudrais te suivre dans tes enseignements, mais j’aime un homme qui habite ici et qui se nomme Yhonny, je l’aime d’un amour pur comme le diamant… Que dit Aristote sur cette question que dois-je faire ? "

Christos lui répondit: " Lorsque deux êtres s’aiment d’un amour pur et qu’ils souhaitent perpétuer notre espèce par la procréation, Dieu leur permet, par le sacrement du mariage, de vivre leur amour. Cet amour si pur, vécu dans la vertu, glorifie Dieu, parce qu’Il est amour et que l’amour que les humains partagent est le plus bel hommage qui puisse lui être fait. Mais, comme le baptême, le mariage est un engagement à vie, aussi, Natchiatchia, choisis judicieusement, car une foi que tu auras épousé Yhonny, vous ne pourrez plus vous y soustraire. "

Comme cette dernière parole frappa d’étonnement l’assemblée, car l’époque était à l’inconstance… Natchiatchia reprit :

" Mais, Maître, serons-nous assez forts pour respecter ce choix et vivre sans pécher ? "

Alors, Christos répondit :
" Sachez que l’humain doute par nature, que l’amour qu’il éprouve pour Dieu et pour son prochain peut connaître autant d’aléas que la vie comporte d’épisodes. Mais la vie vertueuse est un idéal vers lequel l’homme doit tendre. Et, dans son chemin, il peut s’aider de la prière. La prière peut en effet être le moyen pour tous de renforcer cet amour lorsque cela est nécessaire. N’oubliez pas non plus la puissance de la miséricorde, qui est accordée grâce à la repentance. "

Christos se tourna ensuite vers nous, ses apôtres, qu’il avait nommés ses évêques. A nous, il nous dit :

" Et vous, mes amis, comme vous devrez vous consacrer totalement à Dieu, comme je le fais moi-même, l’amour humain dans ce qu’il a de personnel vous sera à jamais interdit. Vous vous devrez d’aimer l’Humain, et non un humain. En ceci, le mariage n’est pas pour vous, ni même l’acte de chair. "

Et comme certains apôtres se trouvaient déçus de cette règle, ils commencèrent à grogner en murmurant entre eux de vilaines paroles. Christos les regarda, et les avertit :

" Ces restrictions seront le prix de votre engagement. Apprenez à les aimer, car elles vous permettront de mener à bien votre sainte mission. "

Mais Daju, dont la chair était très faible, regardait Natchiatchia avec un regard concupiscent. De plus, il était d’un tempérament jaloux et n’appréciait ni l’amitié que Christos portait maintenant au Centurion, ni la bienveillance particulière dont il me gratifiait du fait de mon âge innocent. C’est pourquoi il se leva, courroucé, et s’écria :

" Et pourquoi devrais-je respecter cela ? pourquoi devrais-je obéir à un engagement qui ne me concerne pas ? Tu nous donne le rôle d’évêque, mais garde jalousement pour toi le commandement de l’Eglise…

Alors, Christos lui répondit calmement :
" Aussi vrai que je te le dis ; je garde le commandement car je suis le plus à même de vous guider. Sur tout le chemin que nous avons parcouru, j’ai été un père, un papa qui a veillé sur vous. Mais cela se paye de fatigue et de labeur. Mon rôle est difficile et usant… je m’épuise car je porte sur moi le poids de la souffrance des hommes.
Mais toi, Daju, je vois la colère envahir ton visage, sache que la tâche que je vous ai confiée à vous autres est tout aussi noble, et sera aussi difficile. D’ailleurs, pour vous seconder dans votre tâche, vous pourrez nommer d’autres guides, d’autres bergers qui auront la charge de chaque cité. Et vous serez ceux qui décideront quel successeur me trouver. "

Mais Daju était furieux, il devait avoir été corrompu par la créature sans nom car il ne pouvait en entendre d’avantage et il quitta la pièce sur ces entrefaites. Christos le regarda sans rien dire et son regard se posa alors sur le Centurion, qui était avec nous, et dont le glaive à son côté, tintait d’un cliquetis métallique. Christos se tourna vers lui et précisa :

" Et toi, Gracius, si tu veux aussi devenir un de ces bergers qui guidera le troupeau, tu devras laisser choir ton glaive, car les armes sont sources de violence alors que tu auras mission d’enseigner l’amitié et l’amour de Dieu. "
Et il nous répéta, à tous:
" Alors, mes apôtres, mes clercs, à vous de suivre le chemin que j’ai tracé pour vous, à vous de baptiser ceux qui veulent entrer au sein de la communauté des fidèles de Dieu, à vous d’ordonner prêtres ceux qui souhaitent se consacrer tout entier à l’amour de Dieu, à vous d’entendre en confession ceux qui souhaitent être lavés de leurs péchés, à vous de punir ceux qui ne sauront pas se montrer dignes de l’amour de Dieu et de prêcher au moins chaque dimanche, afin que la volonté du Très Haut s’accomplisse. " ...


Puis elle laisse un moment aux fidèles pour que la compréhension de ces écrits saints commence à pénêtrer leurs coeurs avant de reprendre.
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Cardinal-évêque de Clermont
Co-fondatrice de la Manufacture du Luern
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Ivrel
Donc c'est un texte très dense qui je trouve traite bien de notre actualité.

D'abord le mariage, que la future mariée se rassure
- petit clin d'oeil en direction de Dame Naatfael - c'est en général Le jour où ces messieurs sont dans tous leurs états, ils perdent tout, oublient tout, se sentent bête alors que les Dames sont resplendissantes.
Mais il donne surtout les enseignements de Christos sur le caractère sacré de cette union, ce n'est pas un engagement à la légère.

Il traite aussi de la traitrise de Daju, ou comment sa concupiscence, sa jalousie et sa soif de pouvoir l'ont amené à trahir Christos. Et là je vous le dit, méfiez-vous de ces vices qui n'amènent que malheur, gardez-vous bien d'agir sous leur emprise sinon vous courrez le risque de perdre le respect de vos semblables et pire de vous perdre vous même.

Et pour finir Christos nous enseigne la primauté de l'amitié aristotélicienne face au langage des armes.

Alors n'oubliez pas mes enfants, il y a un moment pour tout et un temps pour chaque chose sous le ciel :
Un temps pour enfanter et un temps pour mourir,
Un temps pour planter et un temps pour arracher le plant,
Un temps pour tuer et un temps pour guérir,
Un temps pour saper et un temps pour bâtir,
Un temps pour pleurer et un temps pour rire,
Un temps pour se lamenter et un temps pour danser,
Un temps pour jeter des pierres et un temps pour amasser des pierres,
Un temps pour embrasser et un temps pour éviter d’embrasser,
Un temps pour chercher et un temps pour perdre,
Un temps pour garder et un temps pour jeter,
Un temps pour déchirer et un temps pour coudre,
Un temps pour se taire et un temps pour parler,
Un temps pour aimer et un temps pour haïr,
Un temps de guerre et un temps de paix.


EDIT : orthographe à corriger
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Cardinal-évêque de Clermont
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Petitrusse
A écouter le Cardinal, le Duc se demande si un jour, il sera capable d'assumer tout çà.
Ses expériences passées ne sont pas là pour le rassurer.

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Ivrel
Et maintenant, communions tous ensemble pour nous rapprocher de cet idéal aristotélicien de l'amitié entre fidèles, de cet amour entre les hommes.



Et après avoir rompu le pain, Ivrel en donna un morceau à chacun des fidèles.

Que la paix du Dieu soit avec vous.
Et avec votre esprit
Louons Dieu et ses prophètes Aristote et Christos.
AMEN

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Cardinal-évêque de Clermont
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Ivrel
Citation:



    A l’Universalité des fidèles,
    Aux peuples français et béarnais,



    Nous avons appris cette nuit la chute du château de Pau et la mise en place d'une pseudo-république hérétique en Béarn, sous l'égide de l'organisation hérétique nommée "Lion de Juda".

    Ces vils brigands hérétiques furent vaincus une première fois par l'effort conjugué des vaillants défenseurs béarnais, aidés par les membres des Saintes Armées sur place qui réalisérent un travail plus qu'exemplaire, mais force est de constater que l'appel de l'Eglise à la mobilisation unanime de toutes les provinces contre la menace n'a pas été écoutée. Alors que la vigilance du royaume baissait, les Lions, usant de traitrises, mensonges, et fourberies qui leur sont coutumes, se sont emparés des institutions comtales pour tenter d'instaurer désormais le règne du Sans-Nom et de réaliser pillages et brigandages.

    L'Eglise Aristotélicienne réaffirme son plein soutien aux autorités légitimes du Béarn représentés par la Comtesse Azilize et le Conseil comtal, aux côtés desquels nous nous tenons pour organiser la mobilisation générale sur place afin de reprendre sans tarder le contrôle plein et entier du comté, ainsi qu'a la population très aristotélicienne du Béarn.

    Nous assurons de la pleine mobilisation de l'Eglise Aristotélicienne et de toutes ses composantes afin d'assurer la chute de la pseudo-république hérétique.

    Nous appellons enfin à la mobilisation complète de toutes les provinces du Royaume de France et de ses alliés afin que des renforts soient envoyés en Béarn pour bouter l'hérétique qui s'y trouve et éliminer définitivement cette menace.


    Le temps des palabres et des tergiversations a vécu, le temps de la mobilisation de tous est arrivé.


    Paix et bénédiction,


    Tibère de Plantagenêt, dict Rehael,
    Cardinal Camerlingue


    Faict à Rome, le XXVIII novembre de l'an de grâce MCDLVII de notre Seigneur



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Ladycat


Messe Dominicale du 29 novembre 1457

Sephora pénétra dans la magnifique cathédrale et se dirigea vers les cloches afin que les fidèles viennent à la messe.

DING DONG DING DONG DING DONG


Elle se posta à l'entrée afin de les accueillir.

L'Abbesse se dirigea vers la chaire et commença la messe.


Bonjour à tous.

Nous allons commencer comme à notre habitude par le credo :



Citation:
Je crois en Dieu, le Très-Haut tout puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l'heure de la mort.

Et en Aristote, son prophète,
le fils de Nicomaque et de Phaetis,
envoyé pour enseigner la sagesse
et les lois divines de l'Univers aux hommes égarés.

Je crois aussi en Christos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C'est ainsi qu'après avoir souffert sous Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Très-Haut.

Je crois en l'Action Divine;
En la Sainte Eglise Aristotélicienne Romaine, Une et Indivisible;
En la communion des Saints;
En la rémission des péchés
En la Vie Eternelle.

Amen


Aujourd'hui, je vais vous lire l'Hagiographie de Nicolaïde, dit “frère Nico”
Citation:

I Le moine

La vie de celui qui deviendrai plus tard frère Nico fut guidée dès sa plus tendre enfance sur la voie de la piété. En effet, bien que le jeune Nicolaïde était le fils aîné d’un petit seigneur normand nommé Guillaume “Longue épée”, ce fut son frère cadet qui fut choisi pour lui succéder, et le futur saint fut envoyé à l’abbaye bénédictine Sainte-Blanche de Sens. Là, après une longue période en tant qu’oblat puis en tant que novice, il fut chargé de seconder frère Konrad, le sulfureux responsable de la bibliothèque. Malgré l’incompétence de son supérieur, Nicolaïde profita de ce travail pour entreprendre une quête de savoir que jamais il n’interrompit par la suite. Il en vint même à être nommé bibliothécaire lorsque son déplorable prédécesseur mourut d’avoir péché une fois de trop par gourmandise.

Mais le clergé baignait dans le luxe et la décadence, et l’abbaye de Sens ne faisait pas exception à la règle. Déçu par ce terrible état de fait, Nicolaïde décida de quitter les ordres pour vivre sa foi au plus près du peuple. Après une période de dur travail dans un lieu de charité, il fut nommé prêtre dans une petit paroisse des environ de Sens. C’est là qu’il fit la connaissance d’une communauté franciscaine, qui lui redonna espoir dans le clergé régulier. Il rejoignit l’Ordre des Frères Mineurs et profita que l’évêque de Sens l’ait envoyé en 1453 évangéliser la Champagne pour fonder un couvent à Sainte-Ménéhould.

Cette communauté franciscaine devînt rapidement un grand centre de savoir et de piété. La bibliothèque se remplit rapidement, mais c’est surtout par de précieux éléments humains que le couvent s’enrichit. Le frère Jarkov fut le plus célèbre d’entre eux, s’en allant raviver la foi Bretonne grâce à son désormais célèbre fougue. Mais d’autres grands noms franciscains se firent connaître grâce à celui qu’on appelait désormais frère Nico, tels que Breizh, l’inquisiteur Norv ou encore Marlaeauvergne. Mais les clercs n’étaient pas seuls à animer la foi franciscaine, car c’est à cette époque qu’apparurent les laïcs franciscains appelés Capucins, dont fit notamment partie Mysouris.

Peu à peu, le couvent de Sainte-Ménéhould essaima et une nouvelle génération de franciscains succéda à la précédente. Frère Nico se faisant vieux et de plus en plus malade, il décida de confier à certains éléments parmi les plus prometteurs des rôles importants au sein du couvent. Ainsi, frère Bibineloden eut la responsabilité des clefs du couvent, frère Sashann s’occupa des Capucins, frère Chevalier_Saint_Georges réforma brillamment le noviciat, frère Agami devint abbé de l’abbaye franciscaine de Tastevin et frère Pouyss s’efforça de poursuivre l’oeuvre d’accumulation de savoirs initiée par frère Nico lui-même. C’est à cette époque qu’une indéfectible amitié naquit entre ces deux derniers.

Mais la crise couvait et elle ne tarda pas à à éclater au grand jour. Frère Pouyss décida de quitter les Frères Mineurs pour fonder un ordre religieux dédié à un grand ami de frère Nico et martyr normand: saint Lescure. Un nombre important de franciscains le suivirent dans cette difficile entreprise, ce qui saigna à blanc l’ordre Franciscain. Pouyss était dès lors considéré comme un traître, sauf par frère Nico qui comprit ses intentions et l’encouragea à persévérer. Il proposa même à celui qu’il considérait comme son fils spirituel de dissoudre l’Ordre Franciscain pour qu’il intègre l’Ordre Lescurien. Non seulement Pouyss refusa, mais ils choisirent ensemble les membres du nouveau chapitre franciscain, celui qui aurait la lourde charge d’assurer le renouveau de l’Ordre.

Ceux-ci s’acquittèrent de leur mission avec courage et détermination, malgré le décès impromptu et accablant de leur maître, frère Nico. Ils accomplirent ses dernières volontés en déménageant le couvent de Saintes-Ménéhould à Bruzh, en Bretagne, grande terre Franciscaine. Là, ils y reformèrent l’ordre, formèrent de nouveaux membres, tels que les frères Robert Savoie et MaisseArsouye. Des anciens contribuèrent à ce travail, tels que les frères Anguillerusée, Girtan, Gloth et Latan. Et cette action porta ses fruits. Non seulement l’Ordre retrouva sa vigueur d’antan, mais certains de ces franciscains furent appelés à de hautes charges au sein de l’Eglise: frère Robert Savoie fut élu Primat de France, frère Latan devint cardinal et frère Anguillerusée succéda à son éminence Jeandalf en tant que cardinal-camerlingue.


II Le savant

Dès sa plus tendre enfance, frère Nico fit preuve de remarquables dispositions pour les sciences divines et humaines. Alors qu’il n’était encore qu’un jeune oblat de l’Ordre Bénédictin et qu’il assistait l’incompétent frère Konrad dans la gestion de la bibliothèque du monastère de Sens, il profita de son accès à cette inestimable réserve d’ouvrages pour découvrir seul les mystères de la foi et du monde. Ses lectures préférées étaient l’oeuvre de grands théologiens et il s’y plongeait avec passion et assiduité. Mais la connaissance n’est rien lorsqu’elle est circonscrite dans un seul domaine et frère Nico s’ouvrit également aux philosophies antiques, à la géographie et à l’histoire. Peu à peu, d’un ignorant enfant, il se mua en un jeune homme dont la soif de savoir se révélait insatiable.

En 1440, alors que frère Nico s’occupait de sa modeste paroisse, il se lia d’amitié avec le doyen de l’université de Paris, Raoul de Bègre. Paris venait d’être reprise aux anglais et cet homme avait la lourde charge de redonner à la Sorbonne l’activité qu’elle n’aurait jamais dû perdre. Pour ce faire, il recrutait les hommes de science les plus sages et frère Nico accéda à la fonction de professeur en sciences historiques. Mais la santé mentale de Raoul commençait à décliner. Conscient de ce mal inexorable, il décida de se choisir un successeur et confia cette lourde charge au saint homme, lequel la conserva jusqu’à sa mort. Pendant toute sa vie, il n’eut de cesse de poursuivre l’oeuvre de son prédécesseur, accumulant les ouvrages, recrutant de sages professeurs et formant des générations entières d’étudiants.

Cette quête incessante de savoir le guida dans sa pratique de la foi, et lorsqu’il accéda à la charge cardinalice, elle fit le lui un véritable chevalier de la connaissance, se battant pour la vérité avec sa plume pour toute arme. Il advint qu’au début de l’année 1454, sa sainteté le pape Eugène V exigea une refonte du dogme à l’éclairage de documents retrouvés en la bibliothèque de Rome. Son ami le cardinal camerlingue Lescure entreprit alors d’ouvrir le concile Vatican I pour réunir l’ensemble des théologiens des royaumes Aristotéliciens. Frère Nico eut la charge de coordonner l’activité débordante de ces savants, parmi lesquels on pouvait notamment compter les Thomistes Lorgol et saint Trufaldini, le Cistercien Jeandalf ou encore le Franciscain Pouyss. Pendant tout ce travail, le saint homme imprima sa marque, expliquant inlassablement la nécessité de faire la part entre la vérité et les mensonges qui s’étaient accumulés avec le temps.

Mais le cheval de bataille de ce chevalier de la connaissance n’était autre que la rédaction des hagiographies des saints qui oeuvrèrent pour la plus grande gloire de la parole divine. Il rédigea un guide visant à ordonner la rédaction et la transcription de tels textes sacrés. Il encouragea personnellement la transcription des antiques hagiographies des archanges solaires et des saints fondateurs de l’Eglise, et poussa les théologiens à entreprendre la rédaction des hagiographies des saints les plus récents. Sans lui, l’Eglise aurait peu à peu laissé ces inestimables témoignages disparaître à jamais. Ce n’est que justice qu’il bénéficie lui-même d’un tel hommage, tant son oeuvre dans ce domaine fut fondamentale. Et elle atteignit son paroxysme lorsqu’il dirigea personnellement, au sein du couvent de Sainte-Ménéhould, la rédaction de l’hagiographie de saint François d’Assise.

Farouche partisan d’une foi réfléchie, frère Nico s’opposait à une vision plus intuitive de la parole divine. Suite au concile Vatican I, il prôna une transcendance par la raison et s’efforça de faire partager cette vision par le plus grand nombre. On le voyait çà et là expliquer à tout un chacun que l’essence des choses se trouve dans les choses elles-mêmes. Il recherchait la nature réelle de l’univers, par le biais de la métaphysique, qu’il qualifiait de science de l’étant en tant qu’étant. Mais il n’en dédaignait pas pour autant les éléments de la vie courante. Ainsi, il travailla sur la beauté, et conclut qu’elle résultait de certaines proportions et de certaines mesures et rythmes harmonieux. Pour lui, religion et quotidien ne faisaient qu’un, aussi recommanda-t-il que le sage participe à la vie de la cité.

Aux derniers temps de sa vie, conscient de la nécessité de communication avec les fidèles, frère Nico entreprit la création d’un journal officiel de l’Eglise. Il le nomma “le Rouleau” et en rédigea les tous premiers articles. Lorsque son fondateur mourut, ce journal, bien qu’encore jeune, s’était déjà solidement installé dans la vie de l’Eglise et se révélait plein de promesses. L’amour du savoir du saint homme ne se limitait donc pas à quelque bibliothèque où seuls se rendraient quelques rares lettrés, mais se voulait ouverte à tous, principe qui le guida tout au long de sa vie.

III Le saint

Frère Nico vécu humblement sa foi en la parole divine. Loin de l’attrait des titres et du goût du pouvoir, il prenait plaisir à aider son prochain, prodiguant moult conseils sur la meilleure manière de vivre au quotidien. Il conseillait les vagabonds et paysans sur l’art et la manière d’économiser les fruits de leur labeur tout en vivant dans la vertu. Sa compassion s’officialisa sous le nom de la Fraterie d’Aide aux Yndigents, mais le partage est une vertu trop rare pour que le saint homme trouve suffisamment de monde pour poursuivre cette oeuvre de charité. Un autre échec se trouva dans la Licorne, ordre militaire originellement prévu pour protéger les fidèles Aristotéliciens mais qui dériva bien vite vers l’accueil des hérétiques.

Qu’à celà ne tienne. Frère Nico n’était pas homme à se laisser abattre aussi facilement. L’Eglise qu’il connut dans sa jeunesse était faible et corrompue. Comme quelques rares autres personnes d’exception, il contribua grandement au renouveau de la foi. Sa sainteté le pape Nicolas V fit appel à lui en 1453 pour occuper une charge cardinalice parmi une Curie entièrement remaniée. Elle avait pour mission de rendre à l’Eglise sa gloire disparue. La plupart des diocèses étant alors privés de guide, les nouveaux cardinaux s’attelèrent à la nomination d’évêques. Et frère Nico exhuma de l’histoire de l’Eglise les anciennes congrégations, qui fournissent encore aujourd’hui un travail indispensable au bon fonctionnement de l’Eglise.

La sainteté de frère Nico se traduisait dans son action par sa perpétuelle volonté d'apaiser les tensions et de résoudre les problèmes non pas par la force mais par la sagesse. Ainsi, la réforme du dogme Aristotélicien vit violemment s’opposer l’Ordre Franciscain et la Congrégation de saint Thomas. Ce n’est que grâce à sa volonté inébranlable de communion que le saint homme réussit à calmer ce conflit et à ramener les théologiens au calme. Malheureusement, sa parole ne fut pas toujours écoutée. Ainsi, il s’opposa à la décision de ses pairs cardinaux de se lancer dans la première croisade de Normandie. Cette guerre se révéla désastreuse, ne parvenant pas à convertir les hérétiques Normands.

Et pour quelque fou qui douterait encore de la sainteté de frère Nico, voici le récit du miracle dont il fut le bénéficiaire et qui prouve sans conteste l’amour de Dieu envers un de ses plus fidèles serviteurs. Il était né Normand et avait conservé en son coeur l’amour de son duché, malgré les errements d’une partie de sa population. Après avoir fondé le couvent Franciscain de Sainte-Ménéhould, et peu de temps avant d’être nommé cardinal, il déménagea en la ville d’Avranches, où il fut très agréablement accueilli. C’est là que des hommes du roi vinrent lui demander de se rendre auprès du roi d’Angleterre pour négocier les conditions d’un traité de paix.

Mais ces négociations prirent une terrible tournure. L’archevêque de Rouen, qui participait lui aussi à la représentation de la couronne de France, fut retrouvé assassiné dans son lit. Des évènements d’une rare violence eurent alors lieu et les fidèles du royaume de France apprirent avec horreur la mort de frère Nico. Quelle ne fut pas leur surprise lorsque le saint homme, tout auréolé de la bénédiction divine, se retrouva en Normandie quelques jours plus tard. En vérité, je vous le dis, bénit soit celui qui aime tant Dieu que celui-ci le préserve de la mort.

Frère Nico fut d’ailleurs ainsi béni pendant longtemps puisqu’il vécu plus de soixante printemps. Toute sa vie durant, il dut faire face à une santé fragile, devant maintes fois tenir le lit en crachant du sang. Mais son oeuvre de paix, de savoir et de foi étaient trop importante pour que le Très Haut précipite son accession au Paradis solaire. Il mourut dans la béatitude au couvent Franciscain de Sainte-Ménéhould et fut inhumé en la basilique Saint-Titus de Rome, où nombreux furent ceux qui le pleurèrent. Que ceux-ci se réjouissent car il vit et vivra toujours dans nos coeurs.




Merci à tous de votre attention.

Merci d'être venus aussi nombreux.

Je vous souhaite à tous une bonne journée










Ivrel
A la suite de l'abesse de Polignac, Ivrel récita le CREDO :

Je crois en Dieu, le Très-Haut tout puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l'heure de la mort.

Et en Aristote, son prophète,
le fils de Nicomaque et de Phaetis,
envoyé pour enseigner la sagesse
et les lois divines de l'Univers aux hommes égarés.

Je crois aussi en Christos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C'est ainsi qu'après avoir souffert sous Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Très-Haut.

Je crois en l'Action Divine;
En la Sainte Eglise Aristotélicienne Romaine, Une et Indivisible;
En la communion des Saints;
En la rémission des péchés
En la Vie Eternelle.

Amen

_________________
Cardinal-évêque de Clermont
Co-fondatrice de la Manufacture du Luern
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Gypsie
Sortant de son bureau à la mairie de Clermont, vole le son des cloches dans la capitale, appelant les auvergnats au rassemblement dominical.
Tenue de circonstance pour la rectrice, qui se rajuste avant d'entrer dans la nef, se signer, saluer l'abbesse Ladycat, les autres déjà installés.

Répète à son tour le credo


Je crois en Dieu, le Très-Haut tout puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l'heure de la mort.

Et en Aristote, son prophète,
le fils de Nicomaque et de Phaetis,
envoyé pour enseigner la sagesse
et les lois divines de l'Univers aux hommes égarés.

Je crois aussi en Christos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C'est ainsi qu'après avoir souffert sous Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Très-Haut.

Je crois en l'Action Divine;
En la Sainte Eglise Aristotélicienne Romaine, Une et Indivisible;
En la communion des Saints;
En la rémission des péchés
En la Vie Eternelle.

Amen.


Puis écoute parler de frère Nico, qu'elle avait eu la chance de croiser à l'université du royaume. Qui lui avait fait confiance à l'époque et lui avait permit d'aider un peu à l'écriture de tous les ouvrages encore utiles aujourd'hui pour la plupart.
Sa disparition fut une lourde perte pour le royaume entier, chacun le pleura, tant il était un homme bon et généreux. Gypsie faisait souvent référence à un de ses nombreux textes, qui donnait bonne raison de s'intéresser à la vie dans ce royaume.

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Natafael
Les cloches sonnaient fort dans le ciel de Clermont lorsque Nata entra dans le lieu Saint.
Elle se signa, puis alla s'assoir sur un des bancs en saluant les personnes présentes.

Un signe en souriant à Gypsie et Ivrel puis à la demande de l'abbesse, Nata récita le Credo


Je crois en Dieu, le Très-Haut tout puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l'heure de la mort.

Et en Aristote, son prophète,
le fils de Nicomaque et de Phaetis,
envoyé pour enseigner la sagesse
et les lois divines de l'Univers aux hommes égarés.

Je crois aussi en Christos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C'est ainsi qu'après avoir souffert sous Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Très-Haut.

Je crois en l'Action Divine;
En la Sainte Eglise Aristotélicienne Romaine, Une et Indivisible;
En la communion des Saints;
En la rémission des péchés
En la Vie Eternelle.

Amen


Puis elle écouta avec attention le texte récité en ce dimanche
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Noeline
Il faisait froid et humide sur le BA en ce dernier dimanche de Novembre. Les feuilles avaient presque fini de tomber rendant les chemins glissant. C'est enveloppée dans une nouvelle cape bordée de fourrure blanche que Noeline arriva à la cathédrale.
Comme chaque dimanche, elle venait assister à la messe accompagnée de sa fille et de son époux.

Ils saluèrent Nata et aussi Gypsie leur cousine déjà sur place et s'installèrent auprès d'elles.
C'était l'heure du crédo, Noeline le reprit.

Citation:
Je crois en Dieu, le Très-Haut tout puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l'heure de la mort.

Et en Aristote, son prophète,
le fils de Nicomaque et de Phaetis,
envoyé pour enseigner la sagesse
et les lois divines de l'Univers aux hommes égarés.

Je crois aussi en Christos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C'est ainsi qu'après avoir souffert sous Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Très-Haut.

Je crois en l'Action Divine;
En la Sainte Eglise Aristotélicienne Romaine, Une et Indivisible;
En la communion des Saints;
En la rémission des péchés
En la Vie Eternelle.

Amen

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