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[RP]La cathédrale de Clermont

Gypsie
Triste, très triste Gypsie, en apprenant la nouvelle. Oh, on ne pouvait pas parler de grande amitié entre Jgo et elle. Elle avait appris à connaitre l'homme à l'université, avait apprécié son humour, son engagement, aimé travailler avec lui, toujours prêt à la plaisanterie. Toujours respectueux aussi. Un homme qui croise votre chemin, et vous laisse à jamais un heureux souvenir. Un homme qu'elle avait vu partir avec regret, comme tant d'autres.

Discrètement, la rectrice entra dans l'église, fit quelques pas, salua les dames présentes, puis Modso, et s'assit sur un banc, en pensant à Jgo. Son passage à l'université, même s'il fut bref, resterait toujours dans la mémoire de Gypsie, et sa gentillesse dans son coeur.

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Valexan
La nouvelle lui est parvenue un peu par hasard à Aurillac, au gré d'un conversation en taverne... Jgotheboss n'est plus.. Oh, dire qu'il le connaissait bien aurait été mentir; à vrai dire, il ne l'avait rencontré qu'une fois, c'était à l'occasion du match de soule commémoratif pour Mimicracra... dès qu'il avait appris qu'un tel match était organisé, Jgo avait contacté Valexan pour lui proposer d'arbitrer ce match; Il tenait absolument à être présent pour cet hommage à Mimi... cela avait beaucoup touché Val, de même que sa gentillesse et sa sollicitude.

Aussi, à la nouvelle de son décès, le Montbazon avait-il immédiatement décidé de se rendre à la cérémonie donnée en sa mémoire en la cathédrale de Clermont. Natafael, fort occupée en cette période de l'année, le rejoindrait si cela lui était possible.

C'est ainsi qu'en ce jour Valexan entre dans la haute bâtisse dédiée à Aristote. Il semble ne pas être le premier, et distingue quelques silhouettes déjà placées aux premiers rangs. Certaines lui sont familières, telle que Modso, Sonia, Laure, Crapaudine; plus en arrière se trouve la rectrice de l'Université, Gypsie. Val se place quelques rangs derrière elle, et en attendant le début de la cérémonie prie en silence pour cet homme tellement apprécié de tous...

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Valexan de Roserey Montbazon-Navailles, Vicomte de Salers, Seigneur de Saint-Christophe
Ivrel
Ivrel fit sonner le glas, alors que les cloches résonnaient encore elle sortit de la sacristie et se dirigea vers l'autel.

Un silence s'établit petit à petit dans la nef, l'évêque prit alors la parole.


Mes enfants,
Aujourd'hui est un jour de peine, mais aussi d'espoir. De peine parce que nous pleurons un ami mort... D'espoir aussi, parce que il va rejoindre le Royaume des Cieux, et le Soleil des justes.

L’homme fait de chair et d’eau est par nature attiré par le centre de la terre, il n’est que juste qu’une fois que la mort est constatée et que le Très-Haut a donné un nouveau corps à l’âme, celui qui a servi sur terre soit rendu à la terre. La terre est le royaume du corps terrestre, il est juste qu’il lui soit confié.

Je vous invite à prier pour son âme en écoutant ce psaume :


Ivrel ouvrit son livre d'heures.

Citation:
Après tous nos regards qui ont croisé le sien, qu’il puisse enfin voir le Tien, Ô Très-Haut.
Père, ne détourne pas ton regard de notre ami.
Après l’amitié qu’il a reçue et qui a guidé sa vie, accorde-lui l’amitié ultime qu’est la tienne, Toi Notre Créateur.
Père, ne détourne pas ton regard de notre ami.
Après les peines et les larmes qui ont obscurci sa vie, illumine sa route pour l’éternité.
Père, ne détourne pas ton regard de notre ami.
Père, nous tournons vers toi nos espoirs à l’heure où disparaît le corps de l’ami qui nous est cher.
Accorde-nous l’espérance de le revoir auprès de Toi pour les siècles des siècles.

AMEN


Les musiciens de la cathédrale se mirent alors à jouer un requiem alors qu'Ivrel faisait signe à Crapaudine pour qu'elle s'avance et prenne la parole afin de parler du défunt.[/b]
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Cardinal-évêque de Clermont
Co-fondatrice de la Manufacture du Luern
Bannière en cours de modification....................................................
Sonia80200
Elle pris place sur l'autre côté de Crap serrent ses poings sur ses genoux, voyant une personne qu'elle aime plus que tout s'approcher d'eux, esquisse un léger sourire.

Tournant la tête voyant l'eminence qui commence l'office.

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Crapaudine
Monseigneur Ivrel entra et commença l'office, Crapaudine écouta en silence les paroles saintes qui étaient pleine d'espérance. La musique qui suivit était propice au recueillement lorsque L'évêque reprit la parole, elle lui demanda de s'avancer pour parler de Jgo.
Elle avait été d'accord pour dire quelques mots maintenant devant ses amis elle se demandait si elle saurait trouver les mots justes.

Elle se leva, s'avança vers l'autel et se tourna vers l'assistance, elle s'éclaircit la gorge qu'elle avait nouée.

Parlez de Jgo... hum... beaucoup d'entre vous le connaissait l'homme tout autant, certains depuis plus longtemps que moi...
Son regard glissa sur Modso qui se tenait à l'écart,
Jgotheboss s'était avant tout Polignac, sa ville... J'avais entendu parler de lui avant même avant de le rencontrer... il ne laissait personne indifférent, sa gentillesse et sa bonhomie forçait à la sympathie !
C'est un peu dans l'idée de le rencontrer que je suis venue la première fois en visite à Polignac et croyez moi je n'ai pas été déçue !

un sourire s'étira sur son visage,
ce soir là en taverne, je suis tombée amoureuse de celui qui allait devenir mon époux.

Il était fidèle dans ses passions... la soule où il était un merveilleux capitaine...
la douane où il adorait former les nouveaux douaniers, il avait une telle patience et croyez moi avec moi il en fallait !
Son métier de tribun où il y engageait une formidable énergie pour venir en aide aux autres, il était si fier lorsque ses petits nouveaux progressaient comme il était fier de ses filleuls ils étaient un peu comme les enfants qu'il n'a pas eu...
,
le ventre de la jeune femme se tordit comme un rappel de leur enfant qu'elle avait perdu dans la douleur de l'abandon.

Elle reprit sa respiration et poursuivit.


Lorsqu'il décida de partir pour Toulouse et suivre ses amis je ne pouvais concevoir ma vie sans lui et je l'ai suivi...
Nous avons vécu notre amour là-bas mais nous avions toujours le BA dans notre coeur et nous sommes revenu nous marier ici....dans ces murs,
elle balaya la cathédrale d'un petit geste de la main, je crois qu'il est un peu mort le jour où il est parti de Polignac... mon amour n'a fait que retarder l'échéance mais cet amour a échoué, et, à bout de souffle il s'est retiré entre les hauts murs d'un monastère où il est parti lentement, son coeur s'épuisant loin de ses passions...

Sa voix s'étrangla, l'émotion comprimait sa poitrine, elle respira une grande goulée d'air forçant sa gorge à se détendre, elle leva la tête.

-Mon petit poisson rouge ne nous oublie pas... n'oublie pas ta crapouillette...

Une larme s'échappa, elle l'écrasa du revers de la main et ne pouvant rien ajouter, salua d'un signe de tête aveugle Ivrel pour lui signifier qu'elle avait terminé et retourna s'assoir, tirant un carré de tissu de sa manche, elle essaya de reprendre contenance.
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Eva34
En retard, elle entra dans la cathédrale ou la cérémonie venait juste de commencé, elle prit place derrière crap. Voilà qu'elle avait apprit la perte de son parrain jgo...ah comment l'oublier elle l'avait connu à ses débuts à la chambre des tribun, c'était même lui qui avait forcer crap et elle à s'installer à polignac...
Puis le déménagement à Castelnaudary...arf pleins de souvenir remonta dans la tête d'éva.
Au discours de son amie qu'elle considérait comme une sœur, elle ne put s'empêcher de verser quelques larmes.
Eva posa sa main sur l'épaule de crap en signe d'encouragement.
Ivrel
Merci Dame Crapaudine, si d'autres personnes qui l'ont bien connu veulent parler de Jgo, qu'elles s'approchent du choeur et prennent place face à l'assistance, laissez parler votre coeur dans cet "au revoir".

Puis l'évêque se recula pour laisser place devant l'autel à ceux de ses amis qui voudraient dire un mot en l'honneur du défunt.
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Cardinal-évêque de Clermont
Co-fondatrice de la Manufacture du Luern
Bannière en cours de modification....................................................
Modsognir
Un peu en retrait Modsognir écouta le début de la messe, le discours de l'évêque, puis Crapaudine prit la parole. Il ne put s'empêcher de la dévisager les émotions se chevauchaient sur le visage de son amie pour ne laisser qu'une grande tristesse.

Il avait été témoin de leur amour naissant, de la joie qui les habitaient et puis malheureusement témoin des doutes et des douleurs de ses deux amis. Il savait au combien cette femme avait souffert de l'absence de son époux et si proche d'en finir avec ses maux...Alors que lui même souffrait de l'absence de son meilleur ami.


Merci Dame Crapaudine, si d'autres personnes qui l'ont bien connu veulent parler de Jgo, qu'elles s'approchent du choeur et prennent place face à l'assistance, laissez parler votre coeur dans cet "au revoir".

Modsognir hésita, il n'aimait guère parler de son ressenti mais pour Jgo, il pourrait tout faire. Prenant son courage à deux mains il se leva et prit place devant les autres.

Jgo...d'aussi loin que remontent mes souvenirs Jgo était là, le parrain à mon baptême mais surtout un ami...un frère... beaucoup se demandait si nous n'étions pas jumeaux. Je me souviens de la franche camaraderie de nos soirées en taverne où nous rivalisions de nos charmes auprès de belles demoiselles.

Son regard croisa celui de Laure, il ne put empêcher un sourire de s'accrocher à ses lèvres.

Nous partagions les mêmes espoirs, le même goût pour la vie. Qu'une chose arriva à l'un des deux et il accourait chez l'autre pour partager ce moment ensemble, un moment de joie, ou un moment dur à affronter. A deux nous étions plus fort... aujourd'hui je suis orphelin, aujourd'hui j'ai perdu mon frère...

Modso s'arrêta net, il y avait tant de chose à dire mais comment mettre les mots justes sur tant d'années de vie, il alla se rassoir sur un banc proche.
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Eva34
Après le discourt terminé de crapaudine, l'évêque demanda si d'autre personne ayant connu jgo veuille lui dire un dernier au revoir.
Eva allait se levait quand Modsognir se leva et parla...elle écouta son discourt et quand celui-ci eu terminer, elle se leva à son tour et s'approcha du chœur.


J'ai connu jgo à mes débuts de tribun à Clermont, à l'époque il était le seul homme tribun de tous les villages du BA...et qu'es qu'ont à pu rigolait avec lui...petit à petit j'ai appris à mieux le connaitre..., et c'est en partie grâce à lui si j'ai habité quelques temps à polignac et connu mon mari.
Puis nous sommes partis à Castelnaudary, et là à mon plus grand bonheur, il à accepter de devenir mon parrain, et je peux vous dire qu'il y en a pas deux des parrains comme lui ! toujours à l'attention de ses filleuls.


Elle rajouta qu'une phrase ne pouvant en dire plus...

Mon parrain adorée...repose en paix

Sur cette dernière phrase, éva alla se rasseoir le cœur lourd
Princesselaure
Laure adressa un pale sourire à son amie, histoire de dire ma chère je suis avec toi… Puis Sonia arriva, les salua et quelques instants après la porte laissa ouverte laissa s’engouffrer le froid de décembre… Elle se tourna et vit passer une silhouette… Modsognir… Alors qu’elle le regardait, l’évêque arriva et débuta la cérémonie d’au revoir pour Jgo…Jgo The Boss…

Après quelques discours poignants offerts par son épouse, puis son fillot, et enfin Eva… Laure hésita et pour finir se le va à son tour pour témoigner de l’amitié sincère qu’elle avait pour cet homme… parti… Elle releva sa sombre robre, prenant soin de ne point se ridiculiser puis approcha de l’autel… Petit toussotement et la d’Orsenac s’élança…


Pour beaucoup Jgo est un nom mais aussi un homme… Vous parler de ma vie à Polignac durant mes au combien jeunes années serait du plagia envers les mots de Modsognir adressé à son parrain…

Pour moi Jgo rime avec générosité et amour… Lorsqu’un jour je me suis retrouvée élue Bourgmestre de Polignac il a tout naturellement accepté de devenir mon Commissaire au Commerce et vous savez tous qu’il y a quelques années le BA vivait ses heures de gloire en la matière… Il avait longtemps hésité, ne souhaitant être que Tribun, ne rien avoir avec la politique car Jgo c’était cela le terrain… Les parrains et les filleuls… Mais oui il a cédé… A mes charme ou à la pression je ne saurais vous le dire…


Petit sourire puis Laure reprit…

Bref nous avons formé un sacré trio… Modsognir, Jgo et moi un trio de choc… Un mandat choc… Je crois que c’est ce mandat qui restera à jamais gravé dans ma mémoire… Moi maire, Lui CaC et Modsognir Maire adjoint… Que de parties de plaisir, que de temps passé à compter encore et encore le moindre écu… Que de fous rires… Que de mandats alloués aussi… Je pouvais compter sur cet homme et tout lui confier… D’ailleurs il emporte avec lui bon nombre de secrets et confidences de beaucoup d’entre nous…

Parrain et Témoin de feu mon époux, il aura su l’aider, le convaincre, le soutenir… Le parrain et le filleul parti en si peu de temps… Bientôt viendra également l’enterrement de Kazanier et c’est avec un sentiment étrange que cette cérémonie aura lieu…


Petite larme qui coule le long du visage de la dame.

Je finirais sur cette phrase Jgo tu resteras le meilleur… Jgo The Boss…
Merci pour tout mon gamin...


Puis Laure s’en retourna mais non pas vers son banc initial mais prendre place vers son filleul, le chambellan…Modsognir…Lui murmurant…

Je serais là pour toi Modsognir je t’en fais le serment…

Puis posa sa tête sur son épaule et tout en laissant s’échapper une perle d’eau salée… Serre la main de l’homme en gage d’unité… Moment de tendresse trop rare… Moment incongru… Moment égoïste… A présent elle sera seule pour veiller sur cet homme qu’elle aime…A sa manière… A leur façon…
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Rastero
Jules se devait d'aller à la cathédrâle. Personne ne l'avait prévenu de l'hommage au grand homme. Et encore... Il était quasiment un modèle.
Haut comme trois pommes, il apprenait la soule avec sa soeur et Jgo...

Jgo... Laure avait fini et Jules se leva, il avait un visage tuméfié, morbide, tellement gagné par la tristesse qu'il en faisait peur... Il s'avança :

Je commencerai par Jgo...
Jgo ce grand homme. Jgo qui avait été si grand dans tout ce qu'il faisait.
Je me souviens quand il m'apprenait à jouer à la soule, à boire en taverne...
Léger rictus, pensant à sa pauvre mère.
Je l'adorais et... trop de souvenirs... Cléa.. Jgo, son affreux...
Je... Je n'arrive pas à m'étendre, désolé. C'est...

Boule à la gorge, larmes aux yeux, sanglot... Autre chose d'aussi grave le tracassait...

Nous sommes le 18 décembre.
Date anniversaire de mon mariage avec Cléa que vous connaissez surement tous.
La fille de Laure.

Il se tourne vers elle, lâchant la larme qui lui rougissait lâchement l'œil.

Ma femme adorait tout simplement Jgo.
Et en ce jour qui pourrait paraître si important...
...
Elle l'a rejoint !

Il n'en pouvait plus, et comme si la perte d'un si bon ami que Jgo ne suffisait pas, il avait fallu que sa propre femme, son unique amour s'en aille aussi...

Il n'arrivait plus à articuler. Il s'approcha alors d'Ivrel et lui chuchota à l'oreille :
J'aimerai... que les deux... aient la même.. cérémonie.
Qu'ils soient... aussi proches là haut...
Qu'il puisse veiller sur elle...


Ensuite, Jules se dirigea vers Laure... Comme si l'abattement causé par la disparition de Jgo n'avait pas suffit, sa fille...
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Napoli, grande Napoli...
Auvergne, douce Auvergne...
Princesselaure
La d’Orsenac toujours appuyée comme protégée par l’épaule de Modsognir, s’essuyant les larmes de temps à autres vit son gendre prendre la parole, elle se redressa un peu de son attitude avachie et écouta sans trop entendre en réalité… Jusqu’à ce moment…

Ma femme adorait tout simplement Jgo.
Et en ce jour qui pourrait paraître si important...
...
Elle l'a rejoint !


Moment d’incompréhension et de panique… Non elle avait du mal entendre… Les yeux de l’assistance se posérent sur elle… Là elle comprit la situation… En quelques jours elle avait perdu son époux, un ami et maintenant on lui annonçait la mort de sa fille ainée… Un moment elle cru vivre un cauchemar… Et poussa un cri comme pour se réveiller… Rien n’eut l’effet escompté… Quelle vie était-elle en train de vivre là… Que lui restait- il au final… Laure qui pourtant avec un caractère fort et fier ne peut se contenir et éclate en sanglot… Les larmes ruissèlent le long de ses joues… Elle allait avoir deux enterrements à préparer… C’était trop… Une malédiction semblait s’abattre autour d’elle… Elle le pilier de la famille d’Orsenac puisant sa force dans le combat, le duché et la politique payait ce jour le fruit de sa réussite… Puis elle ne pu se contenir une minute de plus… Les muscles qui se crispent et là font se lever… et aussitôt s’écroule sur ses genoux…

NOO OOOOOOOONNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN

Elle ne peut y croire, c’est impossible et pourtant ses yeux pleurent les larmes si longtemps accumulées, elle souffre de voir partir amis et famille…
Jules s’approcha de celle qui fut durant des années sa belle-mère, sent un bras se glisser sous le sien… Puis prise d’un moment de folie… Laure repousse l’aide offerte par Jules, se relève et se dirige vers l’autel ou trône une représentation d’Aristote… Haineuse, elle s’appuie sur le rebord…

Aristote… Pourquoi ?! POURQUOIIII, est ce ainsi ta volonté que d’appeler à tes cotés ma famille… Mon époux et maintenant ma fille et Jgo… Appelles MOI… FAIS-MOI MOURIR SUR PLACE… FAIS LE instamment ou le malin se chargera de moi…

Nouvelle chute… Laure se recroqueville telle une gamine après une fessée… Se sert autant qu’elle le peut… Avec la force qu’il lui reste… Laure d’Orsenac n’en peut plus… Tant de questions, tant de non-dits, tant de mots avec sa fille… Elle ne peut s’y persuader… Attendant là… A genoux devant son dieu… Elle ne comprend plus… Elle pourtant si croyante, avec autant de foi et de croyance… Elle ne suit plus… Et pourtant…

Je crois en Dieu, le Très-Haut tout puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l'heure de la mort.

Et en Aristote, son prophète,
le fils de Nicomaque et de Phaetis,
envoyé pour enseigner la sagesse
et les lois divines de l'Univers aux hommes égarés.

Je crois aussi en Christos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C'est ainsi qu'après avoir souffert sous Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Très-Haut.

Je crois en l'Action Divine;
En la Sainte Eglise Aristotélicienne Romaine, Une et Indivisible;
En la communion des Saints;
En la rémission des péchés
En la Vie Eternelle.


La tête se relève faisant disparaitre sa nuque et apparaitre son cou en signe d’offrande… Que doit-elle faire… Sa main droite apparait enfin, sortant de sous son épaisse robe pourpre… Une dague fort féminine fait son entrée… Finement décorée… Elle incline la tête vers la gauche laissant couler sa chevelure bouclée suivre le mouvement… Son cou dégagé elle apporte, tremblante, la lame contre sa peau et ferme les yeux… Elle ne sait pas si elle va y parvenir, elle ne sait si elle le souhaite réellement, elle qui a encore tant de choses à vivre… Envie de dormir… Envie de mourir… Envie de partir… Puis le mot clôturant ses dires…

AMEN
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Valexan
Après un court temps d'attente, la cérémonie débute enfin. Monseigneur Ivrel, qui officie pour l'occasion, commence en prononçant des mots très beau sur l'espoir et la peine, avant d'enchainer sur un psaume. Puis vient le temps de l'hommage au défunt; Crapaudine, l'ancienne compagne de Jgo, est la première à s'exprimer; ce moment est fort émouvant, tant on perçoit à travers ses propos l'amour que cette femme ressentait pour lui, malgré la mort qui les sépare.

C'est ensuite au tour de Modsognir de s'approcher de l'autel, puis d'une femme que Valexan reconnait comme étant la fille de l'ex duc Petitrusse, et enfin de Laure. Un petit temps de silence s'installe dans la cathédrale, avant que Jules à son tour s'avance pour parler; il semble anéanti, sa voix est tremblante... Ses premières paroles, comme tout le monde s'y attend, sont destinées à l'homme en l'honneur de qui la messe est donnée. Et puis, soudain une digression inattendue, une nouvelle annoncée à laquelle personne ne s'attendait... L'annonce de la mort de l'épouse de Jules...

Cette nouvelle fait l'effet d'une bombe dans le lieu saint... Les pensées de Valexan se tournent immédiatement vers Laure, la mère de la jeune femme disparue... La souffrance qu'elle doit éprouver en cet instant doit être terrible.. qu'est-ce qu'il y a de pire que de devoir enterrer ses enfants, de les voir disparaître... Le long cri de la mère anéanti qui résonne de façon déchirante dans la cathédrale lui fait monter les larmes aux yeux..

Et puis... tout s'enchaine rapidement, Jules qui s'approche de sa belle mère, Laure qui le repousse et se précipite au pied de l'autel... Des paroles qui le font frissonner de frayeur, un appel à la mort... la jeune femme qui se recroqueville sur elle même un court instant, avant de se redresser, de prier, d'une voix... tellement étrange... une voix vide de tout sentiment... morbide... et soudain l'éclat des bougies qui se reflètent sur une lame qu'elle tient à la main, qui se rapproche de sa gorge... Valexan est tétanisé par ses intentions qu'il devine, Il se sait loin, si loin, trop loin pour avoir le temps d'intervenir, tout ce qu'il peut faire c'est crier, crier de ne pas faire cela, crier de ne pas se donner la mort, crier...


Laure! Non!!!!!!!

et de se précipiter en direction de la nef...
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Valexan de Roserey Montbazon-Navailles, Vicomte de Salers, Seigneur de Saint-Christophe
Linoa
[Loin du froid de Décembre...]

Elle s'était trompée, n'attendait pas où il fallait, elle qui voulait être là en ce jour, pas le bon endroit, soupire de souffrance, son parrain lui manquait, elle avait parcouru des lieux en courant, pas de cheval, pas le temps d'en sceller un, elle avait des jambes, qu'elles servent à quelque chose au moins. Une larme roulait discrètement sur sa joue, poussée vers son oreille à cause du vent de la course effrénée, pourquoi devait elle être en retard pour ce jour?? Elle lui devait ses débuts, lui qui l'avait prit sous son aile, donné un sens à sa vie, ne pouvait donc elle pas être à son enterrement sans soucis??
Les questions se succédaient dans sa tête, tant de morts en si peu de temps, Kaza... Jgo... Un an que son frère était décédé et que sa soeur en avait fait tout autant... Elle n'aimait pas l'hiver la Tyx, elle n'aimait pas du tout, porteur de malheur quand sa propre mère lui avait donné naissance et qu'elle aussi n'avait résisté à l'hiver déjà en place...
L'hiver était le symbole de la mort.

Au loin la cathédrale se dessine, elle arrive, le souffle de plus en plus cours, ne sentant plus ses jambes comme l'impression de ne plus avoir de corps, la route avait été longue depuis le château de Clermont.
Les portes grandissaient au fur et à mesure de son avancée, j'arrive parrain, je t'aime... Désolée d'être en retard...

L'impression d'arriver trop tard la tenaillait depuis quelques lieues.
Pas le temps de se calmer avant d'entrer dans le lieux saint, la porte se fit ouvrir avec violence, se fichant bien des regards désaprobateurs qui pouvaient se jeter sur elle en dérangeant le silence.

La scène qui s'offrit à elle fut bien pire que ce à quoi elle s'attendait, une cascade de cheveux blonds penchée sur le côté devant l'autel, un corps affaissé de désespoir, sa moitiée, un éclat parvint à ses yeux tandis que son intinct de soldat savait à quoi il correspondait.

Non, pas toi ma chérie, pas toi,
Non!!
A côté d'elle une autre personne disait non, Val, son regard emplit de désespoir le regarda un instant, les larmes venaient, pas elle, pas sa soeur...
Elle faisait partie de ce qui lui restait de plus cher et de plus précieux que rien ni personne ne pourrait égaler, elle n'avait pas le droit de mourrir!
Transportée par cette comptine qu'elle chantaient depuis des années l'une avec l'autre, son corps puisa dans les moindres réserves qu'il lui restaient pour dévaler l'allée centrale, poussant sans ménagement au passage ceux qui sortait à peine des bancs pour mieux voir la scène atroce qui se préparait. L'atteindre, vite, avant qu'il ne soit trop tard... L'empêcher par tous les moyens...


Laure!! Laure!! Je t'en prie non! Ma chérie arrêtes!

Pourquoi faisait elle ça? Elle lui avait assuré qu'elle tiendrait bon suite au décès de Kaza, que c'était il passé entre temps?

Pourquoi?

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Modsognir
Assis sur son banc, raide, gêné par son incapacité à traduire ses émotions, il écouta la tête penchée les témoignages qui suivirent. Eva, puis Laure, ses mots évoquèrent dans sa mémoire des moments heureux... mais des moments perdus... Elle se tut il sentit son parfum près de lui, un frôlement d'étoffe, une tête qui s'abandonne, une main qui vient chercher un réconfort.

Une voix masculine s'éleva, Modsognir releva la tête étonné pour savoir qui prenait la parole. Jules. Son visage trahissait une immense douleur était il si proche de son parrain ? Les mots qui suivirent en donnèrent la raison des mots terribles, des mots fatals.

Cléa.... Laure... sa fille... dans un cri, celle ci se leva, dans la folie douloureuse qui la tenaillait elle cherchait un coupable, elle demandait des comptes au Très-Haut, il la vit fouiller sa poche, un éclat métallique, le militaire qu'il avait été comprit en un instant, pour sauver une vie, le combattant qu'il avait été, retrouva ses réflexes.

D'un bon il fut près d'elle, d'un bond, il posa sa main sur celle de son amie, elle leva le regard vers lui, il plongea ses yeux dans les siens, entendant comme assourdi des voix qui criait non.

Modsognir força Laure à mélanger son regard au sien, partageant par ce lien profond mais si fragile la douleur, la compréhension, le partage, lui demandant de puiser en lui la force qui lui faudrait.


Laure...
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