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[RP]La cathédrale de Clermont

Noeline
Les cloches sonnaient au loin, des cloches ? mais qu'est ce que ça vient faire dans ce jardin de roses des cloches ? Loin très loin, elles tintaient puis là tout près, dans sa tête presque ... Noeline se releva d'un bond ... elle rêvait de son jardin à Challiers et .... la messe !!!!

Elle arriva dans la nef en retard, elle salua Agna d'un signe de la main, en train de faire l'office et se glissa près de Semias qu'elle gratifia d'un sourire et d'une bise.
C'était l'heure du Credo, elle le reprit.

Citation:
"Je crois en Dieu, le Très-Haut tout puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre Âme à l'heure de la Mort.

Et en Aristote, son prophète,
Le fils de Nicomaque et de Phaetis,
Envoyé pour enseigner la Sagesse
Et les Lois Divines de l'Univers aux hommes égarés.

Je crois aussi en Christos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.

C'est ainsi qu'après avoir souffert sous Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Très-Haut.

Je crois en l'Action Divine,
En la Sainte Eglise Aristotélicienne, une et indivisible,
En la Communion des Saints,
En la Rémission de Péchés,
En la Vie Eternelle.

Amen."

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Agna
A la fin de la prière, Agna salua Noeline d’un signe de la tête en lui souriant puis se dirigea vers la grande chaire qui trônait au milieu de la nef. Elle grimpa les marches en soulevant sa houppelande et ses nombreux jupons pour ne pas se prendre les bottes dedans grrrrrrrrrrrr vivement l’été qu’on puisse se dépouiller de toutes ces couches d’étoffe j’en ai ras les chausses de me prendre pour un oignon le soir. Arrivée enfin à bon port sans encombre elle se gratta la gorge pour attirer l’attention de ses ouailles.
Que la paix soit avec vous
Et avec votre esprit

Mes frères et mes sœurs … je vais vous lire un passage du chapitre VI du livre des vertus.


    La réunion

    Alors, Dieu décida que le temps était venu de donner sa véritable place dans l’univers à l’espèce dans laquelle se trouvait la seule créature qui comprenait l’amour, seul véritable sens de la vie. Il se dit qu’il fallait éprouver l’amour que Ses créatures avaient pour Lui. Pour ce faire, Il décida de réunir toutes les créatures du monde en un seul endroit et de leur demander ce qu’était la vie. Ce qu’Il ferait d’elles dépendrait de leurs réponses.

    Alors, d’une seule pensée de Dieu, toutes les créatures du monde entier furent au courant de la convocation divine. Sans attendre, elles se mirent en route. Il existait une gigantesque plaine verdoyante sur un continent verdoyant. C’était là que le monde entier devait se réunir pour entendre la question divine. C’était là que le sort de l’univers allait se jouer.

    Il fallut de nombreuses années pour réunir tant de créatures. Toutes ne survécurent pas à ce long voyage, mais aucune n’avait l’intention de rebrousser chemin. Dieu avait insufflé en elles l’envie irrépressible de venir rejoindre la grande réunion de toute la création. Elles traversèrent les mers, les montagnes, les glaciers, les déserts brûlants et tant d’autres lieux difficiles. Elles continuaient cependant à vivre, à mourir, à se nourrir et à procréer. Mais tout cela en ne cessant jamais d’avancer.

    Et enfin vint le jour fatidique où toute la création était réunie.


Agna referma son livre bruyamment pour réveiller ceux qui s’étaient endormi et commença son homélie.

Mes frères et mes sœurs, j’ai tenu à vous lire ce passage car je remarque que depuis quelques temps je trouve que nos églises deviennent de plus en plus déserte. Comment voulez vous avoir l’Amour du Très-Haut SI VOUS NE VENEZ PAS REGULIEREMENT AUX OFFICES … Agna commença à s’agiter comme une diablotine qui ne demanderai qu’à sortir de sa boite et la dite boite qui n’était que sa chaire commençait à trembler de toutes ses plaques de bois finement ciselées. Alors je vous le demande ou sont passé les grands de ce duché qui devraient montré l’exemple à nos braves paysans… Ne me dites pas qu’ils sont au champs car la je ne le croirai pas. Que nos braves paysans courageux dans l’âme soient au travail la je veux bien mais les nobles nan mais des fois. Le temps d’un office ne prend pas toute une journée alors mes frères et mes sœurs un peu de courage et d’Amour en notre Très-Haut ne demandera pas un trop grand sacrifice dans une parti de la journée dominicale n’est il pas ? Et vous mes chers courageux je vous remercie d’être ici pendant cette réunion pensez à en parler autour de vous notre Seigneur vous en sera grés et lors de votre arrivée au royaume des cieux il vous accueillera à bras ouverts. Agna toisa l’assistance et redescendit de son perchoir tout en remontant son amas d’étoffe et retourna près de l’Autel.

Et maintenant, communions tous ensemble pour nous rapprocher de cet idéal aristotélicien de l'amitié entre fidèles, de cet amour entre les hommes. Agna rompit le pain et en donna un morceau à chacun

Que la paix du Dieu soit avec vous.
Et avec votre esprit
Louons le seigneur.




Je vous souhaite un bon dimanche et pensez à dimanche prochain pour l’office. Je voulais aussi vous rappeler que Moulins a besoin de bras pour construire le port donc si vous avez envie de vous rendre utile contacter Messire Fabien.

Allez en paix


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[VOTER FONDATION]
Ivrel


Après s'être rendue dès le matin aux étables ducales et avoir donné ses instructions pour les mines, Ivrel se dirigea vers la cathédrale et s'installa sur son siège épiscopal, dictant des missives à son secrétaire en attendant l'arrivée de frère Lanfeust, le diacre-sacristain de Clermont qui devait officier ce matin.

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Cardinal-évêque de Clermont
Co-fondatrice de la Manufacture du Luern
Bannière en cours de modification....................................................
Agna
Ne sachant qui allait officier par ce beau dimanche hivernal, Agna arriva tranquillou à la Cathédrale. A peine entrée, elle plongea le bout de ses doigts dans le bénitier et fit une génuflexion tout en scrutant l’horizon pour voir si il y avait âme qui vive dans le saint édifice. Au loin, elle vit SE très occupé avec son secrétaire. Elle pensa que la Sainte femme ne prenait pas une minute pour méditer un moment et que même dans cette endroit il fallait qu’elle travaille.

La petite rouquine s’avança pour aller s’installer sur le siège qui lui était réservé à coté de sa grande cheftaine.

Bonjour Ton Eminence … Bonjour Anselme …. Alors comment va la vie ce matin ? Euh c’est qui qui officie la messe aujourd’hui ? Agna tendit un petit panier ou se trouvait de petites brioches encore tièdes. Tenez mangez donc un p’tit bout en attendant que cela commence, il fait si froid ici ça va nous réchauffer. Le bedeau aurait pu allumer les braseros, je suis gelée jusqu’à la moelle moi …

Agna attrapa une brioche et planta goulument ses quenottes dedans en faisant des yeux gourmands ….
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[VOTER FONDATION]
Abel.
Abel entra pour la première fois dans cette édifice.
Habitant la ville de Monpensier, il s'était rendu à plusieurs reprises dans son église, pour prier. Mais il n'avait jamais eu le courage de venir jusqu'à la cathédrale de Clermont pour assister à une messe.
N'ayant quitter, le foyer parental, seulement depuis un mois, le sentiment de n'être point à sa place, avait pris le pas.
Mais aujourd'hui, il s'était décidé.
En entrant ses yeux furent d'abord attirer par l'architecture du lieu.
L'église avait commençait par se remplir de ses fidèles. Il s'assit discrètement sur des bancs à l'entrée, loin du centre de la cathédrale.

Il y voyait deux personnes assissent sur des sièges.
Il reconnu, la diaconesse Agna, ayant dialogué avec cette dernière une ou deux fois en taverne.
Lanfeust86
Lanfeust devait faire la messe aujourd'hui, il était rentré il y a peu de son voyage en Provence, bien mouvementé d'ailleurs, il était jamais plaisant de se retrouver dans une province en guerre. Il revenait chargé de produits de luxe et avec un mandat bien remplis d'écus pour le duché, ce qui à l'heure actuelle ne serait sûrement pas de trop. Un voyage coûteux aussi mais après tout il avait choisit de respecter l'allégeance de cette façon vu qu'il était diacre.

Entrant dans la cathédrale, il vit déjà Ivrel sur son fauteuil, son secrétaire avec elle et Agna, l'archidiaconnesse. Il avait à peine eut le temps de rentrer que son évêque lui avait demandé de faire la messe...Cela faisait un bon moment qu'il n'avait officié à part pour un mariage et des funérailles.

Bonjour Votre Eminence, bonjour Soeur Agna.

Je vais de ce pas faire sonner les cloches.


Il fit signe à des enfants de choeur de se diriger vers le clocher et et lui partit revêtir une bure et se préparer à la messe.

DING DONG DING DONG DING DONG
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Fabien74
Occupé comme pas deux par les prochaines élections ducales, Fabien se leva tout de même de bonne heure ce dimanche pour assister à la messe dominicale, à Clermont. Il fit galoper son animal à vive allure, pour arriver en temps et en heure au pied de l'édifice imposant de pierres noires. Il stationna son canasson en double-file, mis ses warnings, et grimpa deux à deux les marches du parvis de la Cathédrâle. Il se défit de sa cape, qu'il plia sur son avant bras, et remonta la nef tranquillement, ne souhaitant pas perturber la solennité du lieu. Il adressa un sourire amical à Agna, Ivrel et Lanfeust ainsi qu'un sourire poli au Sire qui se trouvait ici et qui fermait le quatuor d'acceuil. Il prît donc place et attendit que l'office commence.
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Ivrel
Ivrel salua Lanfeust, Fabien et Agna qui arrivaient, alors que son diacre se préparait pour l'office et qu'un membre du chapitre faisait sonner les cloches, Ivrel répondit à Agna :

C'est gentil ça, je veux bien une petit brioche... je vais envoyer Cunégonde nous chercher discrètement un vin chaud pour nous réchauffer un peu.
Au fait, je ne sais pas si je vous l'ai dit, mais j'ai laissé tombé la gestion de la Congrégation pour la Diffusion de la Foi à Rome, j'ai laissé ma place à un jeune dynamique, et surtout plus polyglotte que moi, je garde juste de statut de Cardinal emérite et j'aiderai mon successeur.

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Cardinal-évêque de Clermont
Co-fondatrice de la Manufacture du Luern
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Agna
Tout en avalant un gros morceau de brioche et en faisant un oui de la tête à l’idée de se rincer le gosier avec un bon vin chaud sachant que Ivrel ne buvait pas de la vulgaire piquette, Agna faillit s’étrangler en voyant arriver Lanfeust puis Fabien c’est deux frères d’église. Elle tenta d’avaler d’un coup sec sa bouchée qui resta une seconde coincée au début de sa tuyauterie œsophagienne ce qui lui donna une voix quelque peu bizarroïde lorsqu’elle voulu dire le bonjour aux deux diacres. Elle n’eut pas le temps de leurs offrir une brioche que les cloches se mirent à appeler les fidèles laissant un gout de reviens-y à son palais.

Ben pour le vin chaud, Ton Eminence, il va falloir attendre que la messe soit fini ou Lanfounet va faire la tête . Super alors maintenant on va vous avoir plus souvent pour nous alors c’est génial ça. Mais euh dites moi un peu vous n’avez pas la glotte polie vous rhoooooooooo c’est pô bien ça surtout à Rome doivent pô apprécier les grands de la bas. Agna avait envie de pouffer de rire mais se retenait ce qui lui fit monter les larmes aux yeux.
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[VOTER FONDATION]
Lanfeust86
Lanfeust ressortit de la sacristie, l'heure avançait et on pouvait pas dire que la cathédrale était pleine...C'était plutôt l'inverse. Regard vers l'Evêque qui disait : et si on faisait une partie de carte ? Ben apparemment non, une messe donc pour trois clampins et deux tondus...Toujours aussi présente la noblesse cela faisait peur, on devrait y voir plus souvent certains tiens, ça leur ferait pas de mal de se repentir et de se confesser.

An parlant de confession, il avait toujours la sienne à faire d'ailleurs. Bon allez hop devant l'autel, on ouvre le Livre des Vertus et c'est parti.


Frères et soeurs ! Bienvenue dans la maison du Très haut en cette journée hivernale de repos dominicale.

Je vois que vous être TRES nombreux aujourd'hui, alors faut que ça résonne.


Il commença par les paroles de la confession.

Je confesse à Dieu Tout-puissant, à tous les Saints, et à vous aussi, mes Amis, parce que j'ai beaucoup péché, en pensées, en paroles, en actions.
Je supplie tous les Saints, et vous, mes Amis, de prier le Créateur pour moi. Que le Très Haut nous accorde le pardon, l'absolution et la rémission de tous nos péchés.


Puis le Credo.

Et avec enthousiasme maintenant, montrons notre Amour envers le Très Haut.

Je crois en Dieu, le Très-Haut tout puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre Âme à l'heure de la Mort.

Et en Aristote, son prophète,
Le fils de Nicomaque et de Phaetis,
Envoyé pour enseigner la Sagesse
Et les Lois Divines de l'Univers aux hommes égarés.

Je crois aussi en Christos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.

C'est ainsi qu'après avoir souffert sous Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Très-Haut.

Je crois en l'Action Divine,
En la Sainte Eglise Aristotélicienne, une et indivisible,
En la Communion des Saints,
En la Rémission de Péchés,
En la Vie Eternelle.

Amen."

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Ivrel
Pffffffffffffffff, l'évêque était dépitée, même pas le temps de se soigner un peu les artères avec une bouteille de Médoc que la messe commençait. Et le Lanfeust qui parlait trop fort pour ses oreilles, ah il voulait qu'on donne de la voix, il allait être servi.

Elle récita comme d'habitude le CREDO et termina par un rententissant...


AMEN

Et glissa dans le creux de l'oreille d'Agna... Vous passerez ensuite à l'évêché, j'ai reçu quelques tonneaux de Bourgogne et des jambons de Bayonne. Vous savez que bientôt on va m'apporter du Whiskey d'Irlande !!! vous verrez, je vous ferai goûter un peu.
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Cardinal-évêque de Clermont
Co-fondatrice de la Manufacture du Luern
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Fabien74
A l'invitation de Lanfeust, Fabien se confessa au Très-Haut en ces mots:

Je confesse à Dieu Tout-puissant, à tous les Saints, et à vous aussi, mes Amis, parce que j'ai beaucoup péché, en pensées, en paroles, en actions.
Je supplie tous les Saints, et vous, mes Amis, de prier le Créateur pour moi. Que le Très Haut nous accorde le pardon, l'absolution et la rémission de tous nos péchés.


Le Consul récita ensuite le Credo:

Je crois en Dieu, le Très-Haut tout puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre Âme à l'heure de la Mort.

Et en Aristote, son prophète,
Le fils de Nicomaque et de Phaetis,
Envoyé pour enseigner la Sagesse
Et les Lois Divines de l'Univers aux hommes égarés.

Je crois aussi en Christos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.

C'est ainsi qu'après avoir souffert sous Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Très-Haut.

Je crois en l'Action Divine,
En la Sainte Eglise Aristotélicienne, une et indivisible,
En la Communion des Saints,
En la Rémission de Péchés,
En la Vie Eternelle.

AMEN


Il sourît, attendant la sute de la cérémonie.
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Agna
Agna se mit à faire pénitence à la demande du diacre Lanfounet en se tortillant les doigts pour ne pas rire en voyant Ivrel faire la trogne car elle n’avait pas pu avoir son p’tit gorgeon avant le début de la messe. Puis elle attaqua le Credo pieusement.

    Je crois en Dieu, le Très-Haut tout puissant,
    Créateur du Ciel et de la Terre,
    Des Enfers et du Paradis,
    Juge de notre Âme à l'heure de la Mort.

    Et en Aristote, son prophète,
    Le fils de Nicomaque et de Phaetis,
    Envoyé pour enseigner la Sagesse
    Et les Lois Divines de l'Univers aux hommes égarés.

    Je crois aussi en Christos,
    Né de Maria et de Giosep.
    Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.

    C'est ainsi qu'après avoir souffert sous Ponce,
    Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
    Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Très-Haut.

    Je crois en l'Action Divine,
    En la Sainte Eglise Aristotélicienne, une et indivisible,
    En la Communion des Saints,
    En la Rémission de Péchés,
    En la Vie Eternelle.

    Amen."


Mais lorsque Ivrel sa voisine se mit à hurler AMEN Agna n’eut que le temps de se rattraper au bras du fauteuil de son Cardinal pour ne pas tomber par la surprise qu’elle eut. Puis elle sentit le souffle de sa grande cheftaine lui susurrer de douces paroles qui auraient fait rougir le pape si il savait que les deux femmes allaient se livrer au péché de gourmandise ou serait ce un autre péché mais la rouquine lui fit un sourire de toutes ses dents en secouant la tête de haut en bas, les yeux pétillants pour accepter l’invitation.
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[VOTER FONDATION]
Lanfeust86
Lanfeust ouvrit alors le Livre des Vertus à la page adéquate et commença à lire un texte sur Aristote.

Citation:
Aristote cheminait en Attique alors qu'il avait rendu visite à un lointain parent vivant à Thèbes. Il était seul, ayant laissé la responsabilité de son école à ses meilleurs élèves. Mais à une bifurcation, il se trompa de chemin et au lieu de redescendre vers la plaine et la ville, il s'engagea dans les collines. Au bout de deux heures de marches, il se rendit compte de son erreur et avisa une habitation isolée. Il décida d'y aller demander conseil sur la route à suivre.

Au fur et à mesure qu'il s'approchait, il se rendit compte que ce qui de loin passait pour une maison n'était une mauvaise cabane adossée aux rochers, masquant grossièrement l'entrée d'une grotte.

Il frappa à la porte et héla, on vint lui ouvrir. L'homme, âgé, était à peine vêtu, et seulement de haillons. Il était maigre et hirsute.

Aristote : "Bonjour, vieil homme. Je me suis perdu et cherche le chemin de Mégare."

Ermite : "C'est si tu y vas, que tu seras perdu."

Aristote : "Je n'ai point souvenir que la ville ou les routes alentours soient à ce point peuplées de brigands."

Ermite : "Qui donc te parle de brigands. Elles sont peuplées d'humains. C'est déjà bien assez dangereux. "

Aristote comprit alors qu'il avait affaire à un ermite.

Aristote : "Dis-moi, es-tu heureux ?"

Ermite : "Si je suis heureux ? Et comment ! J'ai tout ce qu'il me faut : l'eau de la rivière, des oliviers, un petit jardin. Et comme je ne suis pas maladroit de mes mains, je fabrique ce dont j'ai besoin. Je n'ai besoin de rien, ni de personne. Je suis parfaitement heureux."

Aristote : "Un homme ne peut pas se contenter d'une telle vie. Ou alors il n'est pas pleinement humain."

Ermite : "Balivernes ! Je suis le meilleur des hommes."

Aristote : "Comment le saurais-tu, toi qui ne connais pas les autres ? Etre un humain, c'est vivre selon la vertu. Et la vertu est une pratique qu'on ne peut exprimer qu'avec les autres. Tu vis bien certes, mais tu ne pratiques aucune vertu puisqu'il n'y a personne avec qui tu puisses la pratiquer. Tu vis comme un ours, indépendant. Mais a-t-on vu un ours faire preuve de vertu ? Tu n'es pas un homme heureux puisque tu n'es même pas un humain. Un humain a des amis, où sont les tiens ?"

Ermite : "Mes amis sont la nature, mes oliviers, mes légumes."

Aristote : "Une véritable amitié se fait entre égaux. Tu es donc l'égal d'un olivier : planté et immobile. Tu survis en marge de la Cité au lieu d'y participer comme le fait tout véritable humain. Je vais donc te laisser prendre racine, adieu !"

Et Aristote reprit sa route, descendant vers Mégare.


Petit silence, il continua sur le sermon.

Dans ce texte que nous venons d'entendre, nous découvrons un des aspects important de la religion : la sociabilité. Par extension, cela nous ramène à la vertu qu'est l'amitié. Dieu nous a créé sur la terre afin que nous vivions en harmonie, et non reclus sur nous-même, il a fait de nous des créatures sociales, et ce, parcequ'il ne souhaitait pas nous voir vivre comme ermite, mais plutôt dans des cités. Cette importance se traduit aussi lors de la messe. Certaines personnes préfèrent prier seules chez elles, hors, même si cela est fort louable car partant d'une bonne intention, cela reste cependant peu conforme à la volonté divine.
Cependant, le fait de vivre en société ne doit pas nous empêcher de temps en temps de nous isoler, comme Christos l'a fait, bref, partir en retraite spirituel (pensez par contre à vos animaux avant de faire ça).


Voilà il avait finit, il prit alors pain et vin et se lança dans le partage des deux ingrédients.

A présent partageons le pain et le vin de l'amitié frères et soeurs.



_________________
Messager de l'Evêché, representado por Ivrel
Citation:




    Congrégation de la Sainte Inquisition
    Avis d’interdit sur les faux mariages



    Moi, Clodeweck de Montfort-Toxandrie, cardinal-archevêque de Tours, Cardinal Chancelier de la Congrégation de la Saincte Inquisition, duc de Montforzh, par la grâce de Dieu, devant le Très Haut, sous le regard d’Aristote et au nom de notre Sainte Mère l’Eglise,


    Attendu que le Mariage est un sacrement défini par Le quadriptyque causal suivant:
    Il uni un homme et une femme fidèles de l’Eglise Aristotélicienne.
    Il est célébré par tout clerc habilité par sa charge.
    Il est formellement symbolisé par l’office, l’échange des vœux et des alliances.
    Il est une union devant le Très-Haut et les hommes dans le but de fonder une famille et de trouver l’amitié aristotélicienne;

    Attendu que Les préceptes de l’Eglise en matière matrimoniale et la nature même du mariage sont reprises dans le livre 4 sur les doctrines et sacrements de l’Eglise ;

    Attendu que Le mariage est la consécration de l'accord profond entre deux personnes, créant une communauté de vie, réputée indissoluble et symbolisant l'Amitié Aristotélicienne dans l'une de ses formes les plus étroite ;

    Attendu que sont seuls habilités à célébrer un mariage, les prêtres ayant une charge cléricale, ainsi que les clercs habilités à donner ce sacrement ;

    Attendu qu’aucune autre sorte d’union ne saurait être tolérée,

    Attendu qu’aucune union se prétendument « civile », découlant d’un état hérétique ou d’apostasie ne saurait être reconnue;

    Confirme qu’est interdite toute union qui ne serait aristotélicienne ;
    Demande a toute personne se trouvant en état d’hérésie ou d’apostasie de régulariser sa situation ; sachant que toute personne ne l’ayant pas fait s’exposera à des poursuites inquisitoriales, toute personne concernée n’ayant pas abjuré pourra encourir la sentence d'excommunication "latae sententiae" ;




    Ad Claram et Sanctam Veritatem

    Fait à Rome le VIIème du mois de Février, de l’an MCDLVIII de la saincte Eglise Aristotélicienne [/color]




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