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a chacun sa haine, a chacun son destin

A chacun sa haine, a chacun son destin!

Dans les nuages du ciel
Déchirés de mes ongles.
Gris des ombres éclairées...
Balancé de coups de poings rageurs
De l’envie d’écrire ton nom !
De mes mains et de mes dents.
J’ai tracé dans les nues…
Les couleurs de ces lettres:

LIBERTAD !

 

AVANT :

Depuis Saumur,  les jours ont succédés aux jours ! Folles chevauchées, à travers la campagne  d’abord en compagnie de Leriot, campement de fortune pas le temps de faire dans la dentelle… Leriot, l’ami, fidèle, le compagnon des bons et des mauvais jours, le frère d’armes puis Guilhain, l’ami de Fab…ils chevauchent rapidement prenant garde aux cultures, passant en abîmant le moins possible les prés et les boccages, Admiratifs des travailleurs de la terre, des esclaves de la terre ! Mais, il faut rejoindre l’armée...il faut rejoindre Ad Edernam….

Les serfs, occupés aux récoltes dans les champs et voyant les soins qu’ils prennent à ne rien détruire de leur dur labeur, les saluent de la main .ils reconnaissent en eux des amis ….

 

Il en va autrement dans les villes, là l’hostilité est manifeste…. Les villes, sont riches, princières ! Bourgeois et Nobliaux s’y côtoient  allègement… on échange,  on troque, on marchande… tout est valeur… la pucelle d’un Noble ruiné est marié contre son gré à un riche bourgeois veuf de l’âge de son grand père pour éponger les dettes qu’entraînent le service du roi et de l’Ost !

 

Un cadet de famille est parfois froidement exécuté pour laisser à l’aîné le plus possible d’héritage… les filles sont enfermées dans des couvents… tout cela n’est que mercantilisme de bas étage….ça pue les écus et l’or…Pas étonnant qu’eux, et les idéaux qu’ils véhiculent, 

ne soient pas en odeur de sainteté !

 

Enfin, ils rejoignent le gros des troupes… enfin ils arrivent…. Ils en ont rêvé de la prise de la première ville…

 

Mais, le rêve s’effondre, des chiens les ont trahis…ils doivent reculer. Et se rassembler ailleurs.

 

 

 

 

Dans les semaines qui suivent : Une nuit au camp :

 

Haine de ce qui est¨
Serment bafoué !
Pleurs d’enfant dans la plaine
Cris de femme battue !
Le serf ploie sous les corvées !
Dîme, taxe et gabelle !
Mes tripes se tordent,
D’un cri vengeur !

LIBERTAD

 

Dans la douceur de cette nuit d’été, trop chaude déjà  pour rester sous les tentes, assise sur une souche, Deb rêvasse, refait le monde, soliloque la vie, la mort, elle en a déjà tellement vu dans sa courte vie de chirurgienne….

Les champs de bataille sont une école ou l’on apprend vite ! 

*Merdaille, songe-t-elle en regardant les champs piétinés.

 Merdaille, de merdaille… quand donc l’homme apprendra-t-il la sagesse ?  Pourquoi, cette envie de posséder plus que l’on ne peut engranger, si ce n’est pour donner à plus pauvre que soi !  

 

Voila des champs foutus, des serfs vont crever la faim cet hiver et dire que nous sommes là pour leurs apporter du meilleur ! Qui va oser expliquer à ces hommes, ces femmes et ces enfants lorsque leurs réserves seront épuisées  que si nous avons détruits leurs récoltes c’est pour les libérer de la tyrannie des Seigneurs ?  Qui va braver la colère de tous ces miséreux ?…instinctivement,  ses yeux se portent vers la tente des Seigneurs de guerre. Elle les connaît bien tous les trois, elle les sait capables de défendre jusqu’au bout les ressources des pauvres gens.

 

« Mais par les cornes de Satan ! Pourquoi ne pas pratiquer selon le rite des juifs qui tous les cinquante ans fêtent le Jubilé et redistribuent les richesses ». C’est son maître Lomenlindil,  qui lui a enseigné cette tradition… « Les choses seraient tellement plus simples ainsi.   La France, fille aînée de l’Eglise,  avec tous ses saints et son Aristote, ferai bien de mettre en pratique ! »

 

Pourquoi donc ne pas donner la parole a chacun. Essayer de comprendre ses besoins, ne serait-ce que manger, boire et être a l’abri des intempéries. Celui qui se veut être Roy devrai pour le mois être au courant des souffrances de son petit peuple ! Le peuple pressuré ne va accepter encore longtemps de devoir travailler comme des bêtes pour un éventuel quignon  de pain …. Lève-toi, rejoins-nous !

 

Une chouette hulule dans la nuit, ptit loup gémit, elle lève les yeux et remarque une silhouette déformée qui avance avec peine….Un instant, lui suffit pour reconnaître la femme de Fab…elle le voit trébucher …. « P’tain manquait plus que cela pense-t-elle elle va accoucher »

 

Elle se précipite sous sa tente, s’empare de son coffre de chirurgie  et se lance a la poursuite de la future mère !

 

«  NATTTTTTTTT. NATTTTTTTTTTT, Arrêtes toi ! »

(http://forum.rp.non-off.rr.xooit.fr/t1319-FABuleuse-NATT-ivite.htm#p14736)

 

 



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Footnote


Archivist: Debrinska
Add: 12/07/2009 - 22:58
Change: 12/07/2009 - 23:02

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