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une journée au camp

 

 

Sous les remparts de Joinville

 

Haine de ce qui est¨

Serment bafoué !

Pleurs d’enfant dans la plaine

Cris de femme battue !

Le serf ploie sous les corvées !

Dîme, taxe et gabelle !

Mes tripes se tordent,

D’un cri vengeur !

LIBERTAD !

 

Encore une fois, ils se cassent les dents sur les murailles….la ville résiste… elle sort de son marasme et fait front…

 

L’Ost des Duchés environnant vient prêter main forte ….Les quelques sympathisants déjà dans la place, en sont réduit à faire profil bas !

 

L’attente,  toujours l’attente…interrompue par l’arrivée de la petite « Guernica » comme elle  la surnommée… Son Seigneur de Guerre de père absent, comme de bien entendu… elle a du droguer la mère pour sauver l’enfant…couper la matrice pour en extirper la garcette.

« Par les cornes du diable, sont solides les femmes de par ici… Natt a l’air de résister au traitement et se remet lentement de l’opération… »

Elle sourit amusée, lorsqu’elle passe regarder ses patientes…La jeune femme avait tellement tempêté avant la naissance que c’est bonheur de la voir donner le sein à la petite et de la serrer contre elle comme son plus précieux trésor !

 

Elle resterait des heures à contempler leur quiétude. Mais d’autres maux l’appellent de ci de là. Blessures faites par les lames, .bras cassés par les masses et les fléaux d’armes…jambes cassées elles aussi, luxées par les chutes de cheval, déchirées par les hasts ennemies…il y a du travail, sans compter les petits bobos bénins, mais ennuyeux, furoncle mal placé du à la selle, abcès, piqûre etc….la liste est longue… il faut en outre ramasser les plantes le long des haies et des sentes pour renouveler le stock… chercher de l’écorce de saule pour le tue-.fièvre, de l’argile pour les emplâtres, des sangsues, des toiles d’araignée… mille et unes petites choses qui font partie des médecines d’un chirurgien en campagne...pailler à tous les manques avec les moyens du bord .

 

Ses pas l’amènent vers le petit ruisseau, les premières ronces commencent à mûrir… d’un coup les souvenirs affluents. Si vivaces qu’il lui semble percevoir son odeur, l’odeur si particulière qui faisait que les yeux fermés entre 10000000 autres hommes, elle l’aurait reconnu ! Odeur d’homme, d’ambre et de pomme…odeur de lui…elle se revoit courant dans la forêt...lui à sa poursuite… comme deux gosses….se retrouver contre lui… sentir ses mains défaire la fine baptiste de sa chemise… goûter  sur ses lèves le parfum acidulé des ronces justes à maturité, savourer sa bouche en feu qui vient cueillir  sur sa peau, sur ses seins le jus des fruits qu’il y a écrasé….

 

Ses jades se crispent sous l’effort qu’elle fait pour en retenir l’eau…elle a envie de se taper la tête contre le plus gros de chêne jusqu'à ce que la mémoire s’en aille, jusqu'à plus mal….jusqu’a ce qu’elle tombe dans un trou noir et parte le rejoindre !

Elle en est la de ses idées noires, lorsque  le cor retentit dans le camp… les  Seigneurs de guerre ont pris leurs décisions… Nouvelle nuit d’attaque ? Nouveaux corps mutilés ?  Nouvelles tueries ?  Que nous réserve demain….pour elle aucune peur… au contraire,  la mort… bof…mais pour les autres…Elle pense en fermant encore une fois les yeux…Non, la guerre n’est pas jolie…Ils mentent ceux qui disent le contraire¨, elle est parfois seulement nécessaire !

 

Pas envie de partir, pas envie de laisser cette sente qui lui fait si fort penser a lui…le cor appelle encore…elle est soldat avant tout. Alors, elle secoue sa courte crinière auburn dans un rai de soleil…et en courant, regagne le camp et son destin !



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Footnote


Archivist: Debrinska
Add: 14/07/2009 - 22:37
Change: 14/07/2009 - 22:44

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