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flaminia


RP profile

Flaminia est une jeune femme d’une vingtaine d’années, aux cheveux d’un brun sombre, drus et habituellement coiffés en un chignon au sommet de sa tête, qui forment une pointe sur son large front – ce qu’on appelait la pointe du diable-. Elle a les traits réguliers et une bouche sensuelle aux lèvres pleines.

Elle est née près de Salisbury. Son père était un chevalier, un homme grand, robuste et violent souhaitant des fils avec qui monter à cheval, chasser et lutter, des compagnons pour boire et festoyer dans la nuit avec lui. Il eut à cet égard toute la malchance du monde, car après la naissance de Flaminia, sa femme mourut ; il se remaria, mais sa seconde épouse était stérile. Il en vint à mépriser la belle-mère de Flaminia et finit par la renvoyer. Il était sans doute cruel mais Flaminia l’adorait et partageait le mépris qu’il portait à sa seconde femme. Quand la belle-mère partit, Flaminia grandit dans une maison devenue presque uniquement masculine. Elle se coupa les cheveux, porta une dague et apprit à ne pas jouer avec les chatons et à ne pas se soucier des vieux chiens aveugles.
Avant d’avoir atteint 10 ans, elle crachait par terre, mangeait des pépins de pomme et donnait à un cheval un coup de pied assez violent pour lui couper le souffle avant de resserrer la sangle d’un cran.

On la retrouvait attablée entre son père et les canailles qui lui tenaient compagnie, en train de boire de la bière forte, de roter et de chanter des chansons qui parlaient de batailles, de pillages, de viols, de chevaux, de châteaux et de vierges, jusqu’au moment où elle tombait endormie, sa petite tête aux cheveux ras sur la table.

Si seulement elle avait pu garder la poitrine plate, elle aurait vécu une vie heureuse. Mais le moment vint où les hommes se mirent à la regarder différemment. Ils ne riaient plus aux éclats quand elle disait : « Ôte-toi de mon chemin ou je te coupe les couilles pour les donner aux cochons.»

Un jour, elle vit son père en conversation avec le prêtre de la paroisse –évènement rare- et tous deux la regardaient comme si c’était d’elle qu’ils parlaient. Le lendemain matin, son père l’informa : « Tu vas partir avec Henry et Eveard et faire ce qu’ils te diront.» Puis il l’embrassa sur le front. Elle sella son coursier gris – elle refusait de monter un palefroi de dame ou un poney d’enfant – et s’en fut avec les deux hommes d’arme. Ils la conduisirent dans un couvent de religieuses et l’y abandonnèrent.

Les deux hommes partis, tout le couvent retentit des jurons obscènes de la jeune fille qui se débarrassa de l’abbesse en lui donnant un coup de couteau, avant de refaire à pied tout le chemin jusqu’à la maison de son père. Celui-ci la renvoya pieds et poings liés, attachée à la selle d’un âne. On la mit au cachot en attendant que la blessure de l’abbesse ait cicatrisée.

Lorsqu’on l’en fit sortir, elle retourna une fois de plus chez elle. Son père la renvoya de nouveau et cette fois on la fouetta avant de la jeter au cachot.

On réussit bien sûr finalement à la mater et elle dut endosser la robe de novice, obéir aux règles et apprendre les prières, ce qui ne l’empêchait pas de haïr les nonnes, de mépriser les saints et de ne croire à rien de ce qu’on lui disait sur Dieu. Mais elle sut bientôt lire et écrire, elle apprit la musique, l’arithmétique, le dessin et ajouta le latin et le français à l’anglais qu’elle parlait. Au bout du compte, la vie au couvent n’était pas si terrible. Une communauté unisexe, avec ses règles et ses rituels.

Un jour, le palefroi de l’abbesse se mit à boiter alors qu’elle se trouvait à plusieurs jours du couvent. Une fois que l’animal fut guéri, l’on envoya Flaminia le chercher et de ramener le cheval emprunté au monastère de Kingsbridge. Là, dans l’écurie, à l’ombre de la cathédrale croulante de Kingsbrige, Flaminia rencontra un jeune homme. On l’aurait dit revenu d’entre les morts tellement il était pâle. Flaminia ne revint jamais au couvent.

À compter de ce jour, elle vécut dans la forêt, d’abord dans un abri rudimentaire de branches et de feuillages et plus tard dans une grotte. Elle n’avait pas oublié son apprentissage de garçon manqué : elle savait encore chasser le daim, prendre des lapins au piège et tirer des cygnes à l’arc. Le reste de ce qui leur était nécessaire – du sel, des tissus de laine, une hâche ou un couteau neuf- ils devaient le voler.

Le pire moment, fut quand Aénor naquit… Elle avait de l’eau et des vivres à portée de main, son arc, ses flèches et des couteaux pour éloigner les loups et les chiens sauvages. Elle avait même une lourde cape violette dérobée à un évêque pour enrouler le nouveau-né .
Demenza, son compagnon, mourut quelques mois plus tard des suites d’une maladie douteuse.

Flaminia décida donc de se rendre au port le plus près et traversa la Manche cachée dans la cale d’une nef. Elle débarqua à Dieppe en Normandie. Elle y demeurera deux ans. Àu moins d'avril 1456, le petit Gamaliel fait irruption dans la vie de la jeune femme. Bien que selon des mauvaises langues, l'identité de son géniteur soit un peu floue, toujours est-il que l'enfant remit un peu de gaité dans la vie de sa mère.

Novembre 1456 : Une famine frappe le comté d'Artois emportant plusieurs vieillards et enfants, dont la fille de Flaminia.

Février 1457 : Direction Bertincourt.

Mars 1457 : Lui... il fait chavirer son coeur, son corps, son âme...Bien que la nature de leur relation soit quelque peu sulfureuse.


Fin mars 1457 :

''A force de chercher les brumes ou cacher nos erreurs
Nous gentilshommes de fortune de quoi avons nous peur ?
Plus du gibet d'Savannah que d'Satan et ses flammes.
On préfère la mort du bras qui tient une lame !

Prêt à livrer mille batailles pour l'or du roi d'Espagne.
Le pont témoin d'nos ripailles sait chaque fois que l'on gagne
Le rhum et le chant des hommes font briller les étoiles
Sur une gigue on fait les mômes on remet les voiles.''

C'est avec le retour des beaux jours que Flaminia subit un choc. Victime de nausées depuis quelques semaines,elle se sait à nouveau enceinte.



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This player does not have any favorite RP... poor soul :(

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This player does not have any favorite books... how sad!

flaminia's books :
At this time we regret to inform you that flaminia does not have any book. Life is so unfair...

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