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[RP] Petites occupations avant le mariage

Della
Les auberges de Paris ne sont pas comme toutes les autres auberges.
D'abord, elles sont plus grandes. Il y a plus de chambres.
Ensuite, elles sentent moins mauvais. La jonchée étant rare à Paris, les sols sont plus souvent faits de planchers de chêne ou de châtaigner.
Puis, la nourriture y est plus riche. Très certainement parce que les voyageurs qui s'arrêtent là ont plus d'appétit.
Et enfin, elles sont beaucoup plus chères que les auberges de provinces.
Cela implique aussi qu'elles sont dotées de salle d'eau où l'on peut, moyennant écus supplémentaires évidemment, prendre un bain dans un baquet permettant d'étendre les jambes à demi si on est de constitution normale.

C'est dans une de ces auberges parisiennes que Della emmena Keridil d'Amahir-Euphor, Dauphin d'Orléans.

Ils n'avaient pas beaucoup de temps devant eux.
A peine une toute petite heure.
Mais cela serait suffisant pour ce qu'ils avaient à faire.


Le carrosse de la Renarde stoppa devant la dite auberge et les voyageurs sentirent la voiture tanguer légèrement lorsque le cocher descendit pour venir ouvrir la portière.

Soyez de retour dans une heure, Firmin.
Le cocher se pencha avec respect sur le passage de la Blonde, gardant les habitudes de la Noblesse.

La Renarde attrapa le bras de Keridil et l'entraîna à l'intérieur de l'auberge.

Je voudrais la clé de ma chambre...et un bain chaud...vite, très vite !

L'aubergiste, trop heureux d'encaisser quelques écus de plus sortit immédiatement de derrière son comptoir après un "Bien, ma dame." et s'en alla préparer ce que sa cliente demandait.

Cliente qui, de son côté souriait à Keridil.

Vous verrez...ça va aller...Vous aurez le temps...
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Keridil
Alors comment avait-il pu être en avance d'une heure, le Très Haut seul le savait, mais c'était là une merveilleuse nouvelle qu'avait apportée la servante. Bon, outre l'air un rien condescendant de la bourguignonne qui s'empressa de profiter du temps restant pour le précipiter à l'auberge où il serait lavé, Keridil n'eut pas à se plaindre.
Bien sur il avait été un rien décontenancé, mais loin de contredire son aimée quant à son état, il monta dans le coche, nauséeux à souhait. Paris en carrosse c'est toujours une horreur.
Fiuuu, elle les choisit pas parmi les moindres ses escales la Volvent. Belle auberge que nous dirons de standing, le Chambellan est d'ailleurs honteux de la voir payer son bain alors que lui, pourtant aisé et loin d'avoir à se faire payer quoi que ce soit, est pour le coup fauché.

Si la perspective d'un nettoyage est des plus agréable, l'idée de devoir remettre ses vêtement puant le cheval le dégoûte, si bien que pour ne pas déranger encore la bourse de Della, le brun se décide à faire quelque chose d'assez peu loué par la société.


Maistre aubergiste, si vous pouviez me trouver rapidement une tenue de qualité, je vous ferais envoyer gratuitement quantité de bouteilles pour votre clientèle. J'en ai de partout.

Bah oui il puiserait les réserves du château m'enfin, s'il ne le faisait pas, ses recrues les videraient toutes seules alors autant que ça serve à quelque chose.

Faites envoyer la note pour la tenue à l'hôtel d'Orléans, près du Louvres, à l'attention du Duc, mon père.

Papa ne lui en voudrait pas...
Bon, se décidant à s'approcher de son aimée, Keridil lui prit la mimine.


Merci ma tendre aimée pour vos charmantes attentions. Me guiderez-vous jusqu'à mon bain ?

Oui, un peu maladroit comme demande, évidemment il se dévêtira loin des chastes yeux de la blonde.

Je ne serais pas long je vous le promet, et puis ainsi nous aurons un peu de temps privilégier.

Grand sourire à la perspective d'un quart d'heure en privé avec sa belle.
Une pensée vers son carrosse qui, une fois réparé ne tarderait sûrement pas à entrer dans Paris, il le retrouverait sûrement à Notre Dame.

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Yolanda n'est pas une boîte à idées, c'est un personnage original et copyrighté
Della
L'aubergiste eut un drôle de petit sourire lorsque Keri demanda à sa fiancée de l'accompagner jusqu'au bain.
Il alla même jusqu'à lui décocher un clin d'oeil.


'Videmment qu'elle va vous conduire, messire, héhé.

Della ne comprit pas pourquoi le "héhé' fut lancé sur un ton légèrement grivois. Pas plus qu'elle ne comprit non plus l'allusion à peine déguisée lorsqu'il continua :

Rien de tel qu'un p'tit passage à l'auberge pour vous revigorer, messire.
Profitez, profitez !


La Renarde en était à se demander si vraiment elle avait fait le bon choix en venant loger ici lorsque Keri l'entraîna vers l'escalier.
Elle ne devait pas percer le mystère de ces sous-entendus qu'elle n'entendait d'ailleurs pas, aujourd'hui.

L'escalier était raide, un peu comme chez elle, mais plus large que chez elle.
Elle saisit la rampe d'une main et retint ses jupes de l'autre, elle suivit Keri comme le bon usage le voulait.

Une fois devant la salle d'eau :

Bon et bien, je vous laisse, cher Ange.
Ma chambre est là-bas, la troisième porte sur votre droite.

N'ayant pas saisi le double sens des paroles de l'aubergiste, elle les répéta, tout innocente.
Profitez...profitez...
Un sourire charmeur et plein de tendresse et elle tourna les talons pour se rendre à sa chambre.

Croisant l'aubergiste, elle lui trouva à nouveau un drôle de petit air...

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Keridil
C'est devant la porte que Della le laissa. Porte qui fut vite ouverte pour laisser entrevoir un baquet d'où une vapeur à la chaleur agréable sortait.
Keridil ne mit guère de temps à se retrouver en l'appareil le plus simple et à plonger dans la l'eau l'eau.
L'aubergiste ne semble pas des plus rustres. Force est de constater que ses clients ne sont point sales.
Pour les cheveux jus de bette et feuille de noyer, donnant à une chevelure sans pellicule une fraîcheur et une douceur comme on n'en fait pas assez.
Dans un flacon, une mixture qu'à l'odeur on reconnaît aisément, mélange de vin, d'eau de rose et de casseligne, voilà de quoi donner à toute la pilosité du brun une senteur des plus agréable.
Une poudre à l'air marin repose dans une coquille St Jacques, c'est sans doute de la poudre de corail, avec laquelle Keridil se blanchit les dents.

Lalalalaaaaa qu'il fait bon se laver
Quand on est encrasséééééé
Tululuuuuuuu


Bref, il est temps pour tenir promesse de se lever.
Les vêtements demandés avaient été déposés soigneusement par un serviteur zélé, les bougres avaient dû comprendre qu'ils n'avaient pas affaire au premier palefrenier venu, malgré sa tenue sommaire à l'arrivée.
Paré - pas aussi bien qu'il l'aurait voulu, mais pas mal quand même - le fiancé peut aller décemment saluer sa belle, sentant bon et les cheveux luisant, tout comme le teint.
Laissant l'eau crasseuse entre les mains d'une ou deux servantes, il va à cette troisième porte à droite, entrant après avoir frappé bien sur, il ouvre les bras.


Mon amour, je suis tout à vous.
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Della
S'il s'était agi d'un autre que lui, elle aurait été choquée que l'on entre ainsi chez elle !
Mais là, il s'agissait de celui qui bientôt, serait son époux. Tout était alors très différent.

Elle se leva, quittant la petite table où elle était occupée à écrire une lettre, et se précipita tout contre le tout frais Keridil qui sentait bon tout plein.
Jusque là, le petit baiser échangé avait été à distance du fait de l'odeur de vieux cheval qui accompagnait le Prince Charmant et de la crasse du voyage collée à ses vêtements.
Mais là, la Blonde se régala !

Cher Ange, vous êtes superbe.

Elle-même en avait profité pour remettre une mèche sous la coiffe, un pli de sa robe , tout pour être parfaitement présentable et très jolie voire même désirable mais cela, elle n'en avait pas encore conscience dans sa grande naïveté de ces choses-là.

Et entre les bras du fiancé parfait (comme elle le voyait), elle respirait avec bonheur le parfum d'un avenir sans nuage - à moins que ce ne soient les effluves du bain ?

Il nous faudra bientôt retourner à Notre Dame.
Puisse ce mariage ne pas encore être une de ces célébrations longues et monotones...
La Blonde eut un petit sourire en coin, ironique...Quoique connaissant Ulrich, long et monotone sont des mots qui ne collent pas avec le personnage.

Le connaissez-vous, trésor ?

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Keridil
Désirable elle l'était, mais notre brun naïf à souhait, malgré une éducation sur le sujet, n'aurait su voir naître en lui quelque idée sensuelle à cet instant.
Serrant sa belle, il se régala aussi.


Et vous, vous êtes magnifique.

Il était évident qu'elle avait remis de l'ordre dans sa tenue d'émeraude, couleur qui lui allait à merveille d'ailleurs.
Acquiescement et rire lorsqu'elle parla de mariage long et monotone. D'ailleurs il n'y avait pas de mariages plus longs et disons le, chiant qu'à Notre Dame. Même en tant que témoin il y avait déjà un moment, il s'était royalement ennuyé.


Non je n'ai point le plaisir de connaître votre ami. J'ai eu le plaisir, ou plutôt l'obligation de rencontrer Elisabeth lorsque je suivais les cours des écuries royales à Vincennes, mais elle ne me fit guère bonne impression avec son air de tout connaître.
Cela dit je ne doute pas que c'est une personne charmante, elle savait du moins de quoi elle parlait.


L'heure tournait, si bien que jetant un oeil au soleil, le Chambellan prit le pas de sortir, tout en discutant, tendant le bras.

Parlez-moi un peu d'eux, vous savez que j'aime à connaître vos amis.
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Della
Pour rien au monde, elle n'aurait donné sa place !
Là, elle aurait passé la fin de sa vie, sans aucun doute, lovée contre la poitrine devenant protectrice.
Chaque jour qui passait, chaque heure, chaque minute la rapprochant de l'instant magique de son "Oui", la rendait plus amoureuse.
Certains penseront qu'elle était devenue un peu trop romantique, la Renarde autrefois au coeur dur. Peut-être. Mais cette romance-là, elle la réservait uniquement à son Prince Charmant. Se montrer ainsi si fragile eut été une grave erreur, elle le savait.

Le regard bleu noyé dans le regard sombre, elle souriait.

Elisabeth est la fille de Monseigneur Alienor dite Poupounet. Je ne connais que peu Elisabeth mais sa mère...je la connaissais bien. C'était une grande dame, généreuse et au coeur d'or, toujours là pour tous ceux qui avaient besoin d'elle. Je lui dois beaucoup...Elisabeth lui ressemble un peu, pas assez à mon goût. Son père est anglais, c'est peut-être ce qui explique cette certaine froideur.

Une petite pause pour une petit baiser.
Ulrich, lui, c'est un rigolo. Ou du moins, l'était-il...Je sais qu'il a été victime d'un grave accident et il est resté paralysé...ou en tout cas diminué physiquement.
C'était un proche ami, fut un temps...
Doux sourire au souvenir de la Normandie...Il était toujours prêt à faire des farces !
Oh, il faut que je vous raconte...


La main blonde saisit la main aimée et entraîna le Cher Ange jusqu'au lit où sans malice, elle s'assit, tapotant le drap à son côté pour inviter Keridil à s'y asseoir aussi. Ca risquait d'être long...
Figurez-vous qu'un jour...Les yeux pétillèrent d'amusement...Ulrich et moi avions décidé de suivre les cours des Avocats du Dragon.
Petit rire...Ainsi donc, nous arrivons aux cours, c'était juste après le décès de Poup et sa fille venait de prendre la direction de l'école des Dragons.
Nous suivons plus ou moins sagement quelques cours...oui, j'avoue que j'en chahutai un parce que le professeur racontait des âneries.
Nouveau rire et joues qui rosissent. Et voilà que je reçois d'Ulrich, une proposition pour faire quelques farces...aux professeurs, bien entendu.
Quelques étudiants mirent leurs talents à l’élaboration de farces diverses.
Pour ma part, j'avais retouché un texte d'un professeur, y glissant des choses drôlement plus amusantes que son laïus.
Ulrich avait, si mes souvenirs sont bons, bidouillé le portrait d'Elisabeth.
Nous devions déposer nos oeuvres dans la salle des professeurs...
La voix est moins guillerette et les épaules se lèvent...Mais nous avons été trahis. Oui, un de nous a vendu la mèche à Elisabeth. Nous nous sommes fait prendre...et punir. Certains plus que d'autres...je fus renvoyée...Petit soupir...sourire d'ange à son Prince...Mais je me suis bien amusée quand même !

Et puis, le temps et les événements aidant...je vais à leur mariage.

Sa main se pose sur celle de Keridil.
Voyez-vous comme la vie est surprenante.
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Keridil
Puis vint le temps de l'anecdote qui fait rire et le moment d'apprendre un petit bout de passé de la blonde.
Autant dire que les rires étaient de circonstance.
Ah ça le brun l'aimait sa Della !

J'ai connu Monseigneur Poupounet, oh très peu, à vrai dire je ne la croisais qu'en taverne à chaque fois que j'allais à Cosne.
Mais je vous trouve dissipée, je suis étonné, vous si pieuse.


Faux ton de reproche avec l'oeil qui pétille tout autant que celui de sa belle. Puis un soupir.

Vous avez de la chance de vous être fait des amis en cours et d'avoir de tels souvenirs, ceux des écuries royales étaient d'un ennui...Du reste, ça vous étonnera peut-être, j''ai fais mon éducation avec des bohémiens pour la lecture, l'écriture et la culture de base, et autant dire que s'ils se montrent sous un jour radieux lorsqu'ils se montrent en public, il en est tout autrement lorsqu'il s'agit d'éduquer leurs enfants, et très bien malgré ce qu'on en pense.
Ah oui je ne vous l'ai peut-être jamais raconté, après la mort de mon père, le cousin d'Actarius, dont je n'ai pas beaucoup pour ne pas dire pas du tout de souvenirs, j'ai été recueilli par des gitans qui m'ont traité comme étant des leurs. La guerre avec la Bretagne faisant rage lorsque nous passions par Orléans il y a des années de cela et notre convoi fut attaqué, et je n'ai jamais retrouvé la compagnie. Je suis resté depuis ce jour trèèèèès lointain à Orléans et pour la majorité vous connaissez la suite.


A son tour de donner un bout de sa vie. Certes ils se connaissaient plutôt bien avec le temps mais leur passé était encore inconnu de l'autre. Un petit baiser sur la joue de son aimée.
A cet instant il aurait été temps de partir au mariage, mais à dire vrai, le brun n'en a pas du tout envie, il ne veut qu'une chose, continuer de partager un peu de temps avec sa fiancée.

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Yolanda n'est pas une boîte à idées, c'est un personnage original et copyrighté
Della
Della buvait les paroles de Keridil, gravait chacune de ses confidences dans sa mémoire, découvrait petit à petit la vie de son futur époux.
Car il faut bien le dire, jusque là, chacune de leur rencontre avait été l'occasion de passer de délicieux moments, mais très peu de s'étendre sur un passé encore bien maigre.

Jamais non plus, il n'avait vraiment évoqué ce cousin Actarius...Discrètement, Della avait fait des recherches sur cet homme inconnu jusque là qui allait devenir aussi un peu de "sa" famille.
La famille d'Euphor était très noble. Pas seulement de titres mais aussi et surtout de vie.
Keri n'aurait pas à en rougir et eux ne rougiraient pas de Keri non plus.

On dit que les Roms ont un très beau code de conduite...entre eux. Elle sourit. Par contre, pour tous les autres...les gadjé, c'est ça ? ils n'ont pas beaucoup de pitié.

Tout ça, c'était des choses qu'elle avait entendues lors de ses voyages, en particulier en Lorraine où une troupe de gitans séjournait, autrefois.

Elle aussi savait qu'il fallait repartir pour Notre Dame...bah, encore cinq minutes...après tout, ça ne commence jamais en avance, un mariage !

Je suis heureuse pour vous, que vous ayez pu renouer avec votre famille, celle d'Actarius...c'est important, les racines...
Oh ça, oui, pour la Blonde, c'était important, les racines...Même et surtout losrqu'un jour, il fallait les allonger pour rejoindre une autre famille.
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Keridil
Keridil lui sourit tendrement.

En effet, et pourtant je leur était étranger lorsqu'il m'ont recueilli, même si je n'ai pas beaucoup de souvenirs de cette époque.

Puis acquiesçant à sa dernière remarque, il ne put que pousser un soupir en haussant les épaules. Il allait vraiment être temps de filer, de quitter cet instant en amoureux. Après tout, ils ne voudraient pas qu'Elizabeth et Ulrich arrivent en retard à leur propre mariage.


Mon aimée, je crois que Fyrmin nous attend déjà depuis un moment, nous devrions y aller ne pensez-vous pas ?
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Yolanda n'est pas une boîte à idées, c'est un personnage original et copyrighté
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Elle aussi soupira.
Quelque chose dans son coeur aurait préféré rester là, assise sur un lit, dans cette auberge, la main dans celle de Keridil, à parler, parler encore, savourer quelques instants complices.
Mais...mais des connaissances se mariaient et ils étaient invités aux noces.

Aussi, la Blonde sourit-elle à son Prince Charmant.

Vous avez raison, cher Ange. Allons-y.

Elle se leva, réajusta encore une fois robe et coiffe, frôla du bout des doigts, en une douce caresse le visage de son aimé avant d'y poser un baiser et de souffler un mot doux : Je vous aime, Keridil.

Puis, comme chaque fois qu'elle prononçait ces mots, elle rosit. Plus maintenant de bonheur que de pudeur même si celle-ci était encore à compter.


Ils reprirent donc le carrosse après avoir croisé l'auberge au sourire énigmatique et repartirent vers Notre Dame, à travers Paris.

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