Afficher le menu
Information and comments (0)

Info:
Unfortunately no additional information has been added for this RP.

[RP] Un gnon pour une dot

_ninon
Des jours que Ninon se creusait les méninges… Elle avait deux problèmes de taille à résoudre, et ce, dans les plus brefs délais.
La So n’avait rien trouvé de mieux que d’accepter de se marier avec le seigneur Morphey de Valmonte. Oh ! Pas un mariage conventionnel, Hein ! Savez, avec la demande un genou par terre, puis la bague, puis les fiançailles, puis enfin les noces, deux ans plus tard. Non ! Ça, ça aurait été trop facile. Un mariage qui ne souffrait aucun délai, ça, c’était mieux. Bah oui, fallait le faire tout de suite, fallait qu’elle soit son témoin, fallait qu’elle organise l’enterrement de sa vie de jeune fille et surtout, fallait qu’elle trouve un cadeau. Elle aurait été enceinte, qu’elle aurait pas pu faire mieux. Mais vla, paraît que c’était pas ça. Et puis, même si ça faisait un an qu'elle lui bassinait les oreilles avec Morphey par ci, Morphey par là, il a fait ci, il a dit ça ... Ce n'était quand même pas une raison pour se jeter à son cou et plus vouloir le lâcher dès qu'il lui avait avoué l'aimer en silence depuis ... pfffff, je sais même pas quand. 'fin oui, Sofio et la raison, toutes façons, sont pas copines.

Reste que les problèmes étaient bien là, elle n’avait pas de cadeau et pas d’idée pour la fête entre filles, parce que les filles, c’est pas marrant, sauf quand il y a des hommes dans les environs. Alors qu’elle revenait d’une promenade en compagnie de ses poilus, toujours les neurones en activité, elle passa en bordure de la lice, déserte, à cette heure de la journée. Mais y avait-il jamais quelqu’un à fréquenter ce lieu, dans ce paisible village où les joutes étaient plutôt verbales que physiques.

Elle allait passer son chemin quand tout à coup, une idée commença à germer dans son esprit. La brune fit demi-tour et revint vers l’espace dégagé, alors que la jeune pousse prenait déjà racine dans sa caboche, elle observa l’endroit d’un air concentré…


Hum…. Et si ? … Héhé… Mais oui, pourquoi pas ? En voilà une idée qu’elle est bonne ! Mouahahahaha !!! Vouiiiiiiiii !!!

Deux doigts glissés entre ses lèvres, elle émit un sifflement strident pour rappeler ses furets et c’est au pas de course qu’elle rentra au village, se dirigea vers la mairie pour y afficher un parchemin rempli à la hâte.

Citation:
Grand événement !

Sofio enterre sa vie de jeune fille

Le duel opposera
_ninon à Sofio
le 2011-04-15 18:30:00
en lice – Venez nombreux !


Un pas en arrière histoire de s’assurer que tout y était bien indiqué puis elle prit le chemin des tavernes, soudain plus légère. Pour sûr qu’elle va aimer sa dot, la So !
_________________
Sofio
En passant par la rirette, sait pas ce que c'est, s'en fout aussi........

ah la claire mairie m'en allant promener, j'ai trouvé l'affiche ou Ninon se tuait.

Il,y a longtemps que je sais..fin bref pause arrêt sur le panneau de la mairie avec le petit sourire carnassier au bord des lèvres, l'instant entre chien et loups qui fait palpiter les tempes et tourner le sang..lice, sang.;coups bouillie..

Ninon lui avait parlé d'un cadeau de noce original, il l'était mais fallait pas que la cinquantaine d'invités aient la même idée, sinon l'Auvergne risquait de se dépeupler bien plus vite que la croissance de mortalité en cours...

L'entrainement, pas besoin, lui suffira de se dire qu'en face c'est le ducaillon et non pas Ninon, en plus ca rimait, faudra juste quelqu'un d'assez sage pour venir lui souffler avant le coup final de se ressaisir..

_________________
Arthurdayne
Temps troublés, pour changer. Après on viendra s'étonner qu'en tant que maire de Moulins, il n'ait qu'une confiance relative dans le conseil ducal...Et les crieurs publics qui n'arrêtaient pas de passer devant les fenêtres de la mairie, braillant des âneries... Ce qui n'était pas vraiment de leur faute, les pauvres, ils étaient juste payés pour répéter. Ce qui, dans certains cas où le braillage était anonyme, dénotait d'un courage qui n'était plus à prouver...

Bref, les jours passaient, l'agacement montait, mais heureusement, fort heureusement, il y avait malgré tout des évènements qui apportaient du bonheur. Un mariage à venir, par exemple. Et quand on parle de bonheur, on veut pas dire bonheur mièvre, tout rose, dégoulinant, avec des poneys et tout ça... Non, un bonheur où on se marre bien, vraiment, un beau moment de joie où souffle un air de liberté...

D'ailleurs, en quittant son bureau, Arthur tomba nez à nez avec le panneau d'annonces. Alors ça y était! Ninon avait enfin rendu public son cadeau de mariage! Sourire en coin au souvenir de l'échange qu'il avait eu avec Traps, la vieille, et de la prise de paris qui avait suivi.

Il n'en fallut pas plus pour que les roues dentelées de ses méninges se missent en branle. Et si on élargissait le concept? Oooohh... la bonne idée que voilà...

Et hop, ni une, ni deux, plume en main, Arthur ajouta un second parchemin au bas du premier:


Citation:
Oyez oyez!

Dans le cadre du duel Ninon/Sofio qui aura lieu en lice ce quinze avril, le maire de Moulins recueille les paris! Les mises sont ouvertes, 10 écus minimum, pas de limite maximum. Venez nombreux, plus les sommes en jeu seront élevées, plus les gains seront juteux!

Pour toute mise, me contacter!

Arthur Dayne

_________________
"Je vivais à l'écart de la place publique
Serein, contemplatif, ténébreux, bucolique."
_ninon
Et voilà, on y était ! Réveillée de bonne heure, excitée comme une puce, elle courrait partout pour mettre sa tenue de lice en ordre. Si les partisans de la future mariée l'encourageaient à transférer l'image du duc sur elle pour aiguiser sa rage, elle avait trouvé une parade, mais qui demandait un peu de temps pour être mise en place.

Dire qu'elles étaient revenues en Auvergne, bien décidées à se reposer, les doigts de pieds en éventail, durant tout le printemps ! Sofio s'était installée à Moulins et elles s'était tournées vers quelques fonctions calmes et sans surprises. 'fin, ça, c'était ce qu'elles s'imaginaient. Ninon aurait du se douter que partout où la rousse pointe le bout de son nez, la révolution se met en marche, sans crier gare, et que ces douillettes vacances espérées finiraient aux oubliettes, comme d'habitude.

L'agenda était chargé, elle devait galoper au château, passer à la CANF, s'assurer du soutien des villageois pour sa candidature à la mairie, aller faire un tour en gargote, se trouver à 18h30 en lice et là, pour l'heure, aller vérifier que l'artiste à qui elle avait confié un travail soit dans les temps. Un sourire éclaira son visage lorsqu'elle l'aperçu, penché sur ses parchemins, installé confortablement auprès de son étal. Un regard sur la feuille et son rire éclate dans l'air matinal.


Wouahahahahah !!! Voilà qui devrait équilibrer les forces ce soir. Merci l'artiste, tu es vraiment doué. Fais moi livrer ton travail en fin d'après midi et ne soit pas en retard, je te promets que la récompense sera à la hauteur du résultat.

C'est d'un bon pas, le coeur en joie qu'elle prit le chemin de la gargote, ces deux poilus sur ses talons, elle avait encore quelques visites à faire avant de s'attaquer au maquillage de la futur mariée.
_________________
Sofio
Place du village, peu avant l'heure

Y’allait avoir de l’action, un combat en règle, un face à face sans niaiserie et cachoterie ni hypocrisie….

La tenue, est la première façon de déconcentrer l'adversaire.. elle aurait pu y aller nue, mais le froid bien peu pour elle, et nourrir les pulsions perverses d'une foule de gueux en soif de chaire, à tous les niveaux, non merci. Juste une paire de braie et un chemisier, le savoir vivre est bien loin de la lice.

Mentalement elle se répétait sans cesse, la même phrase..où es tu Fabien viens..Brise fraiche qui effleure son épaule droite, comme pour la prévenir… le moment est là.

Rien a gagner, ni perdre, juste une idée folle, des besoins de défoulements, besoins comme si Nin, l'avait compris, qu'importe le regard des autres du moment que dans celui de l'homme que l'on aime, l'amour y trône.

Elle attend, l'heure avance vite, bientôt le soleil sera en position basse derrière les hauts plateaux, les paysans rentreront des champs, les tavernes s'animeront,et une d'entre mangera de la soupe, pour quelques jours....

_________________
_ninon
L'heure approchait doucement, Ninon sentait le sang courir dans ses veines, son palpitant battre légèrement plus vite qu'à l'ordinaire, un peu nerveuse malgré tout. Ce n'était pas tout les jours qu'on affrontait sa meilleure amie dans un combat à mains nues, juste pour le plaisir, mais pas pour du faux. Non, elles allaient vraiment se mesurer, en un duel loyal. Étant de forces à peu près égales, elles avaient autant de chances l'une que l'autre, autant de volonté et de résistance aussi, probablement. Cela risquait d'être un beau spectacle, qui laisserait quelques traces durant quelques jours.

Elle se marre toute seule sur le chemin de la lice, rien qu'en pensant à la tête qu'elles auront certainement en se rendant à l'autel, demain, l'une comme future épousée rejoignant son futur, l'autre comme témoin de la mariée. Morphey lui pardonnera-t-il si son amoureuse se présente avec un œil poché, le nez de travers ou la bouche éclatée ?
Mouahahahah, rit-elle de plus belle, je voudrais déjà être demain rien pour voir la tronche des invités.

Juste vêtue de sa chemise et de ses bottes, un chignon bien serré pour ne pas offrir de prises trop aisées à son adversaire, elle a laisser ses armes au placard et abandonné ses braies sur le lit, préférant éliminer toute gène éventuelle dans ses mouvements. Et si elle se prenait une gamelle, et bien, ce ne serait ni la première, ni la dernière fois où ses culottes pourraient être admirées par les badauds. Voilà qui était vraiment le cadet de ses soucis. Sa besace négligemment jetée par dessus son épaule contenait la surprise qu'elle avait concocté pour l'occasion, mais elle ne la sortirait qu'au tout dernier moment, riant déjà rien que d'y penser.

Au détour du chemin, elle aperçoit la rousse, seule, elle s'approche, souriante, glisse son bras sous le sien, une fois n'est pas coutume et l'entraîne en son sillage, cahin, caha, comme deux bonnes vieilles commères qu'elles sont.


Alors, ma belle, prête à te faire remodeler la face ?
_________________
Phoenyx92
Phoe arriva amusé, il s'agit sagement attendant le moment ou les deux amies furies allaient s'adonner devant leurs yeux, à une joute tout aussi amicale que violente.

Il ne doutait pas un instant que les deux protagonistes ne retiendraient pas leurs coups et c'est bien pour cela qu'il n'avait parié ni sur l'une ni sur l'autre.

De toute façon, il avait prit la décision de ne plus parier ni faire état de ses votes.

Il attendait avec impatience le combat, ayant quand même sa ptite idée sur son issue, peu importe même au final qui en sortirait vainqueur, au fond il aimait bien les deux femmes depuis longtemps même si il avait trop souvent l'impression qu'ils ne se comprenaient pas.


- Bon allez les filles, pas de compromis hein, donnez nous un beau spectacle que l'on puisse au moins rire.

Puis pour motiver chacune il leur servit un ptit mot à l'oreille.

-Bon Sofio, tu vois la c'est plus Ninouch mais belle et bien un ducaillon de ta connaissance hein.


Puis se tournant vers Ninouch en tenue légère qui dévoilait ses gambettes :
- Bon et toi, ben imagine que c'est moi avec tout ce que je peux avoir de plus obséquieux en devanture hein ^^.

Il se rassit sachant bien que ces mots n'allait pas les encourager mais il restait ravit de pouvoir enfin voir un peu d'action.
Il tourna la tête à droite puis à gauche pour trouver sa belle qu'il espérait bien voir.

_________________
Phoenyx92 dit Phoe Je reviendrai toujours
Sofio
Remodeler la face ! pourquoi pas aussi s’acheter des braies roses et un chapeau pointu tant qu’on y est, la presque mourante avait de l’humour, quand même dommage tout ca…..Puis ce fut le tour de phoe venu se délecter, à ses paroles glissées aux oreilles, le sourire s’amorce.

-Bon Sofio, tu vois la c'est plus Ninouch mais belle et bien un ducaillon de ta connaissance hein.


Le combat deviendrait légendaire, à non point douter. Epargnant la tenue léopard ou combat de boue, rongées par l'envie de vaincre, et d'écraser toutes les provocations de Ninon. EIle n'ignorait pourtant pas qu'elle était une adversaire de qualité, que peut pouvait prétendre l'avoir mise à terre...Elle l’avait vue dans les armées, la ou tous tombaient a terre, la Nin elle continuait son bout de chemin, l’arme dans une main et dans l’autre une dague pour récolter les souvenirs…. Il lui faudrait donc rester méfiante, et faire preuve d'une profonde ruse, sournoiserie ?

Quelques feintes étaient prévu comme des ongles pas coupés, un peu de terre dans la poche, puis elle allait miser le tout dans le regard, la déconcentrer, elle remonte sa tignasse l’entortillant pour y faire un nœud, puis le signal tant attendu est la, la ronde commence se tournant autour en s’épiant anticiper le geste, le sourire carnassier se découvre.


T’a compté tes dents ?

La jetée est violente, du corps a corps pur, les coups jaillissent en même temps que les cris, de l’empoignade au tirage de cheveux , une main dans son chemisier, déchirure qui feinte l’air, puis un léger retrait.

Purée je m’étais coiffée moi ce matin !


Le commentateur y va de ses sarcasmes, cela dédouble la rage, puis soudain c’est les pieds qui perdent la terre, quand la tête perd pied, elle reprend son souffle en appui sur ses jambes, léger voile sur les yeux, quand elle relève la tête, ressent quelque chose d’inhabituel, Ninon en face d’elle est campée sur ses pieds mains sur les hanches elle ricane, sa tête est couronnée, son corps est d’homme, elle a la tête de…….du Duc !!!

Léger recul, aversion répulsion, Qu’est ce donc cette diablerie ? Qu’est ce que c’est que ce bin’s !

Ruade en avant, sens dessus dessous, au passage, un coup elle voit la terre, puis la seconde d’âpres c’est le ciel qui se profile, en profite au passage pour tenter de l’aveugler en lâchant le sable dans ses yeux, oublie d’en fermer la bouche, roulade aidant se retrouve pleines de grains sous les dents, se redresse péniblement, en vacillant, reprendre un souffle qui doucement fait défaut, le combat n’en finissait pas, depuis combien de temps maintenant…la rage pourtant avait pris sa place, la folie de voir en Ninon la tronche de l’emplumé n’avait que peu duré, mais la conviction n’avait pas trouvé son antre, ni la soif de vivre quand on déclame partout vouloir en mourir, celle qui dans les combats meurtriers permet de ne pas apercevoir la grande faucheuse mais de voir les lendemains toujours plus heureux, son esprit s’aventure et se perd alors que les coups pleuvent, elle est déjà demain a son bras, elle est déjà demain son épouse, accroche a son cœur une lueur d’amour, quelques pincées de souffle, elle n’attendait que lui pour vivre, douleur d’avant, douleur du présent qui la saisit a l’instant…….


Aille !!!!!!!!!!pas les dents ! pas les dents !

Coup dans l’œil, les nuages passent, l’œil s’ouvrira pas, sera joli demain la mariée, dernier coup alors que ninon s’avance et paf coup de pied dans le ventre, elle se plie au sol, pas de réactions.

Oups !

S’approche doucement d’elle s’accroupit au sol en lui chuchotant


Va être belle le témoin demain
_________________
Morphey


A sa surprise succède le sourire. Les deux comparses, les deux complices, les deux éclatantes : lune rousse et lune noire ont décidé de combattre. Combat fraternel, pudique manière de se dire je t’aime. S’il épouse l’une demain, il prend l’autre pour sœur.
Et le cœur du village s’enflamme pour ce jeu du cirque qui lui est offert avant les noces. Quelque soit le résultat du combat, on sait que tout finira en chansons à vider des tonneaux.
Le maire a ouvert les paris. La liesse se communique et chacun participe.

- Vingt écus sur Ninon !

- Trente sur Sofio !

- Je mets dix sur Ninon et dix sur Sofio !


Jamais sans doute la lice n’aura autant enflammer les esprits. On peut parier sans risque car chacune sourit de la côte de l’autre.
L’Archange hésite à entrer dans la danse. Ce soir il aurait souhaité le calme, la paix de s’unir avant l’heure et le voilà plongé dans l’arène, entraîné par la foule il n’aura pas le choix.
Alors se réveille l’Impétueux. La côte de sa sauvageonne est en train de baisser. Il se jette dans la mêlée :

- 100 écus sur Sofio !

- Autant sur Ninon
, s'entend t'il répondre

- 100 de mieux sur Sofio !

Devant les sommes folles le maire demande à voir les bourses. Il paie rubis sur l’ongle.
Les plaisanteries s’échangent :

- Ninon ? As-tu mangé ? Profite vite tant que tu peux encore mâcher !


Et Ninon s’esclaffe :

- Mouhahahah !!! Demain l’amoureux ne te reconnaîtra plus…


Mais déjà vêpres sonnent. Heure choisie par Ninon pour le rendez-vous sur la lice.
Il n’a pas eu le temps d’embrasser celle qui demain se tiendra à son bras.
Face à face… Lune noire et lune rousse…

_________________

Dict l'Impétueux
_ninon
Et voilà, elles y sont, l’adrénaline est à son max, peu de monde aux abords mais Ninon n’en a cure. Quand Phoe s’approche pour lui murmurer une idiotie de son cru, elle esquisse à peine un sourire, absorbée par la lutte à venir. Alors qu’elle cherche des yeux sa besace déposée quelque part, le signal du début est donné et elle n’a plus le temps de sortir sa surprise, à son grand dam. Sans ça, elle risque fort de mordre la poussière, vu la rage qui habite la rousse depuis quelques jours.

Quand la mariée lui rentre dedans sans ménagement, elle se rattrape de justesse en agrippant son chignon… Tiens, elle s’est coiffée aujourd’hui … Pensée incongrue s’il en est, alors qu’elles roulent au sol dans un enchevêtrement de jambes et de bras, cognant sans discernement, elle ne cherche même pas à éviter, pas l’habitude de se battre à mains nues non plus. Oubliée l’amie, la compagne de route, la future mariée, un seul objectif, casser quelques dents à cette furie qui tape et qui fait mal.


Corps qui se séparent, souffles saccadés dans l'air du soir, Sofio la regarde, accroupie à quelques pas pendant qu’elle se dresse, bien campée sur ses jambes, sourire en coin.


T’a compté tes dents ?

T’inqui…. Ouch ! Juste le temps d’apercevoir une drôle de lueur dans le regard de la So, lueur qu’elle connait bien, et c’est un fauve qui bondit, lui coupant la parole, la jetant au sol, c’est une vrai furie qui la bourre de coups sans lui laisser le temps de riposter... Elle n’a d’autre choix que d’essayer de se protéger, aieeeeeeeee ! La douleur lui rend sa combativité, le temps de viser la mâchoire, coup pour faire mal.

Aille !!!!!!!!!!pas les dents ! pas les dents !


Pas les dents ? Bin tu as voir si pas les dents ! Pense-t-elle en s’avançant pour achever le travail.

Nuit qui tombe, voile sur les yeux … Tout est noir… Silencieux. Onde de douleur qui se propage comme torrent, annihilant toute autre perception. Souffle coupé, elle s’écroule comme une masse, repliée sur elle-même, elle n’a pas vu venir la botte qui la cueille au plexus, l’étendant pour de bon. Exit la Ninon… Fin des hostilités par abandon de la brune.


Va être belle le témoin demain

Le murmure se fraie un chemin dans les limbes de la douleur, ébauche de sourire qui lui arrache un cri. Et toi, t’as compté tes dents ? Œil qui s’ouvre doucement, alors qu’elle essaye de se redresser, observe la rousse, ricane… Et tu crois qu’elle sera belle, la mariée ?

Arfff, le Zen, il va vouloir me faire la peau, lui avais promis de gagner. Mouarfff. Prend appui sur le bras de So, retient à grand peine un gémissement.. Et si on allait fêter ça en tav, hein ? Je viderais bien un tonneau, là...
_________________
Morphey
A peine assis que le combat cesse... Il ouvre des yeux ronds. La surprise est de taille.
Il n'avait jamais assisté à un combat d'amazones.
Il n'a pas eu le temps d'être surpris par la violence qui se déchaine que déjà Ninon et étendue au sol.

- Ouch !

La reyne fauve a bondi sur sa proie ne lui laissant aucune chance.
Ni repli, ni esquive.
Juste subir l'assaut.
Bref corps à corps à l'issue incertaine quand le pied de Sofio cueille Ninon qui s'effondre.
Est-ce bien la même qui souvent se jette sur lui s'accrochant à son cou pour un baiser ?
Il la connaissait tendre, fleur délicate aux pétales fragiles.
Il la savait lutine, et moqueuse, enchantant chaque instant de ses piques narquoises.
Il l'avait reçue femme, amante souveraine.
Il l'apprenait guerrière, combattante farouche.

Elle le surprenait chaque jour et chacune des facettes qu'il découvrait décuplait son amour.
Un regard pour Ninon qui semble grimacer de douleur, ouvre un oeil, visiblement l'autre restera fermer quelques jours encore.
Cet instant leur appartient et il doit se fait violence pour ne pas bondir dans la lice et prendre Sofio dans ses bras.
Chevelure défaite, sale et dépenaillée, mon dieu comme elle est belle !

Demain, il n'y aura pas plus belle mariée. Pour le témoin, la chose n'était pas encore entendue.
Il se promit d'avertir Angélique, cuisinière de l'Ordre en charge du banquet, que l'une des convives ne pourrait avaler que soupe, gruau et écrasé de légumes...

- Attendez-moi les filles, et qu'on mette tonneau en perce ! Les émotions ça me donne soif !

_________________

Dict l'Impétueux
Arthurdayne
Aaaahhh, un peu d'animation! C'est plein d'entrain qu'Arthur se rendait à la lice. Les paris, riche idée que voilà, avait eu du succès. Il avait même reçu des pigeons de personnes loin de Moulins. Arrivé sur le lieu où se tiendrait le duel, les échanges reprirent de plus belle, et les enchères montaient. Un, puis deux paris à plus de 100 écus! Diable, voilà qui ferait les affaires de la mairie! Qui, bien entendu, prenait un pourcentage sur toutes les transactions à venir... Notant comme un éperdu les chiffres qui succédaient aux hurlements, Arthur crut qu'il allait être submergé quand, enfin, le signal du combat retentit.

Et hop, instantanément, tous les regards se tournèrent vers la lice, où les deux adversaires du jour firent leur entrée. Un moment, elles se tournèrent autour, comme deux chats guettant une proie. Enfin, dans ce cas, plutôt un chat et une souris très courageuse. Et dans quelques minutes, on saurait qui était le chat et qui était la souris...

Quelques mots échangés et paf... Les hostilités commencent! Sofio prend le dessus, par surprise, faut dire. Mais Ninon ne s'en laisse compter, et les représailles arrivent. Et voilà, on entre dans le vif du sujet... ça hurle, ça se tire les cheveux, ça s'envoie des poignées de sable, ça se colle des gnons, des vrais...

Ben il aimerait pas être entre les deux. Ni s'appeler Fabien à ce moment là... Tiens, d'ailleurs... Un sursaut de rage redouble l'ardeur de Sofio. A coup sûr, c'est la pensée du soi disant duc.

Sourire en coin qui nait sur le visage d'Arthur. Il ne parie jamais s'il n'est pas sûr de gagner, Arthur. Et là, il a parié sur Sofio. Comment sait-il qu'elle va gagner? Simple... il lui a soufflé à l'oreille qu'elle n'aurait qu'à imaginer que c'est Fabien, en face, en lieu et place de Ninon.

L'idée a fait son chemin, et voilà qu'elle offre la victoire à Sofio, comme prévu! Sur un dernier coup, Ninon s'écroule.

Et hop, pari gagné! Machiavélique, Arthur? Nooooon...

Bon, ben y'a plus qu'à faire les comptes... Arthur ressort son morceau de parchemin. Il peut déjà barrer le nom de Zen... 150 écus sur Ninon, le fou...

Et voilà les deux combattantes qui quittent la lice, bras dessus bras dessous.


Joli combat, les filles! Et maintenant, la taverne municipale offre la tournée! Zen va pouvoir noyer sa tristesse et ses 150 écus... et les avisés qui ont parié sur Sofio vont pouvoir fêter leurs gains!
_________________
"Je vivais à l'écart de la place publique
Serein, contemplatif, ténébreux, bucolique."
Legowen
Brides abattues d'un étalon qui passa le dernier virage du chemin conduisant à la lice dans un crissement de pn...humm , sabots , faisant valser quelques cailloux dans un dérapage contrôlé pour à la fin débouler tel un boulet

le boulet de canon, hein, pas le boulet comme ..... heu voyons comme ahh oui c'est ça comme un Duc , oui oui, vous savez , celui qui baille quand on lui pose une question , d'ailleurs c'est la grande mode au BA maintenant , bailler pour montrer l'ennui que provoque le peuple .......

Bref , elle allait rater le combat du siècle , ça c'était sur , et pour les paris autant dire que c'était morte plaine et tout ça , pfffff pour une fois qu'elle aurait pu se faite un peu d'écus

tout ça c'était la faute du duc , non pas du Duc Tixlu, non , lui il n'aurait jamais fait attendre autant les soldats au garde à vous sur la grande place de la caserne , non le duc non élu par les BA , toujours pas là qu'il était , cela montrait la considération qu'il avait pour ces hommes et femmes qui travaillaient pour le Duché

et Leg bouillait , d'ailleurs depuis quelques jours elle ne faisait que ça , lui faudrait aussi un combat tiens , ou un match de soule avec quelques bons poutrages , pauvres Bourdons ^^

Sachant pertinemment qu'elle aurait le temps , elle s' était donc éclipsée de la caserne pour assister au combat entre ses deux amies , autrement intéressant que le discours ducal , avouez le ^^

Elle se posa à côté d'Arthur , lui fit la bise , apprit pas la même occasion que oui c'était trop tard pour parier mais qu'elle arrivait à temps pour voir la fin du combat et elle n'en manqua pas une
elle observa les deux adversaires , les feintes , les coups , c'était pas mal ça , faudrait qu'elle le ressorte à un poutrage soulesque tiens

Et le combat s'acheva par la victoire de Sofio et fit encore plus bouillir Leg car elle n'aurait pas été en retard elle aurait parié sur la future mariée , sachant qu'il y avait une rage en instance

et si elle payait pas ses impôts en représailles ? bof , elle ne pouvait pas faire ça à son bourgmestre préféré , d'ailleurs elle en profita pour sortir une bourse de sa poche en la faisant passer à Arthur avec un sourire d'excuse sur un retard involontaire

Désolée Arthur , je l'avais complètement oubliée , elle était restée à Chaptuzat


Puis hélant les combattantes

Ah ben , s 'allez être belles, la mariée et le témoin , heureusement j'ai pris à l'infirmerie de la caserne de la teinture d'arnica ,parait que c'est bon pour les coups


Une tournée Arthur ? alors j'arrive aussi


puis se tourne vers Zee

Tu avais parié sur Ninon ? arff , enfin j'ai quelques écus pour toi que le Duché te doit , ça ne compensera pas mais c'est toujours ça ^^


_________________
Rick
Le mariage de Sofio et Morphey était célébré et Rick avait décidé, en voyant que le curé n'était pas présent dans le village, de faire une prêche. Il n'avait pas encore décidé du message qu'il ferait passer lorsqu'il passa devant une affiche. Il s'arrêta par curiosité et ce qu'il lut dessus lui fit froncer les sourcils. On avait osé lui faire croire en taverne que le visage tuméfié de Ninon était le résultat d'une dispute avec l'armée et qu'une porte avait volée dans sa direction. Le jeune religieux n'était pas totalement crédule mais il avait demandé à ce qu'on lui dise la vérité et tout le monde semblait s'être mis d'accord avec sa version.

Sur cette affiche, il pouvait voir qu'on annonçait un combat en lice entre Ninon et Sofio. Il en serait presque tombé des nues en voyant cela. Elles avaient osé lui mentir et avaient osé se battre l'une contre l'autre. Et vu les blessures laissées sur le corps meurtri de la perdante, elles n'avaient pas fait semblant. C'était décidé il allait parler de confession et de mensonges durant son prêche. Comprendraient-elles que ce message leur était destiné au final ? Et alors qu'il s'apprêtait à se diriger vers le marché pour y prêcher, il aperçut une deuxième affiche, à moitié décollée. Et là encore, il ne fut pas au bout de ses surprises. Le maire, son coéquipier Arthurdayne, avait choisi d'ouvrir des paris sur ce combat.

Le jeune religieux ne pouvait y croire. Le village de Moulins serait-il devenu terre d'asile pour la bête sans nom ? Serait-il le repère de la luxure, du jeu et de l'interdit ? Il était vraiment temps de reprendre le village en main, d'une manière religieuse. Et ni une ni deux, il prit sa plus belle plume pour écrire à l'évêque. Il allait demander sa nomination ici, en plus de Montpensier, afin de célébrer la messe de temps en temps. Il espérait que sa demande serait acceptée. Il était sur le point d'écrire à son ami le bourgmestre mais il le connaissait têtu et en opposition avec l'Eglise. Il se souvenait du mariage de Théa où il avait fuit devant les paroles qu'il lui avait prononcés. Lui écrire serait donc peine perdue. La prêche lui serait finalement destinée aussi.

_________________
See the RP information
Copyright © JDWorks, Corbeaunoir & Elissa Ka | Update notes | Support us | 2008 - 2024
Special thanks to our amazing translators : Dunpeal (EN, PT), Eriti (IT), Azureus (FI)