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[RP]L'accident du Destin

Nashia
Cosne, enfin ! La Bourgogne ! Bientôt elles rejoindraient la lance de Fenthick et du Roy ! Bientôt la Franche comté, bientôt les champs de bataille ! Bientôt de quoi changer les idées de la belle. Il faut dire que depuis Genève elle n’avait même pas sortie une seule fois sa lame… Le voyage pourtant avait été aussi calme que mouvementé… Des soirées vides des soirées de rigolades… Les jean bons… Ah ces êtres stupides, puis la prise de tours, Nash a la rescousse, Nash qui se barre a Blois… Les disputes... Lef et elle… La deuxième chance… Ses adieux a Sisi…La rencontre du Vicomte… Cette soirée si agréable à parlé jusqu’au bout de la nuit… Cette promesse d'écrire...

Départ pour Orléans. Et cette promenade ou elle avait attrapé une petite voleuse, qu’elle avait finit par prendre sous son ailes, Khy qui la suit (sans mauvais jeu de mot), les galères pour le LP, Gien la ville morte… La dispute, encore et toujours… Les doutes… Puis Sancerre !

Sancerre ou elle l’avait quitté... Sancerre ou elle avait dut résister pour ne pas se jeter dans ses bras et l’embrasser, parce que dans le fond de son cœur brillait une étincelle encore. Une petite étincelle qu’elle voulait éteindre et qui refusait de s’éteindre, comme ces fichues bougies magiques qui se rallume dès que vous croyez en avoir finit. Il l’avait tiré hors de l’eau, et en le quittant c’était comme si elle coupait les cordes qui la maintenait à la surface.

°Maintenant faut apprendre à nager chérie…°

Se disait-elle dans sa tête… La guerre lui apprendrait à s’en sortir sans l’amour d’un homme. C’était la promesse qu’elle s’était faite. Ne plus cédé, refuser de rester seule a seule avec un homme. Son cœur était si fragile aux charmes de l’amour.Accroc au sentiment d’être aimée, aux regards doux et complices, accroc à tout ça. Alors se sevrer allait être dure, mais elle ne pouvait continuer ainsi. C'était simple l'amour la menait à sa perte.

Son regard se porta sur sa jeune élève, elle avait le même âge que Juliette, peut être plus vieille... Oui vous vous demander où était elle la Juliette ? Et bien la petite était avec sa gouvernante dans une voiture qui suivait à quelque lieu de la... Et Khy, elle restait avec la Dame. De toute manière il fallait qu'elle lui apprenne à lire et a écrire. Apprendre l'alphabet et les règles de grammaire à cheval quoi de mieux ? Oui parce que Khy ne savait rien... Nash l'avait ramener des bas fonds d’Orléans, et c'est surement pas dans un bordel qu'on vous apprend a lire et a écrire... alors compter... C'était une fille des rues dans toute sa splendeur, brune, chétive, cheveux court, crasseuse (du moins quand elle l'avait attrapée)… Langage imagé, caractère fort… Bref tout ce qui rappelait à Nash son enfance et ce qu’elle avait put être petite…

Enfin qu’importe le passé c’était le passé. Maintenant, c’était la Bourgogne qu'il fallait traverser. En toute logique rien ne devait leur arriver… Comment pouvait-on refuser un LP signé par la main du Duc de Bourgogne. Au pire, elle foncerait dans le tas. Oui, quand je vous dis qu’elle est accroc aux sentiments amoureux c’est que sans… Elle devient agressive et plus dangereuse pour elle que pour les autres…

Nash flatta l’encolure de sa jument, Tacita était quelque peu nerveuse, il faut dire que sa cavalière regardait a gauche et a droite constamment, et ne cessait de gigoter sur sa selle… Une véritable horreur pour la monture sensible qu’elle était… Et puis après, que craignait-elle ? Qu’on lui pique sa bourse ? Qu’on lui vole la besace frappée à ses armes ? Ou qu’on tente de l’agresser ? Elle qui était armée jusqu’aux dents ? Plus Nash regardait autours d’elle, plus les oreilles de sa jument se couchait. Ce qui inquiétait Nash n’était pas de potentiels Brigands… Mais plutôt les potentielles armées qui pouvaient ne pas avoir reçues leur signalement. Nash savait comment ça se déroulait dans ces cas là : On tape avant, on pose les questions après…

Mais les craintes de la Dame de Pettinengo semblaient injustifiées, Le petit groupe arriva aux pieds des murailles de Cosne sans encombres. Et a peine arriver qu’une silhouette se dessinait déjà et approchait…
--Douanier_froussard
Non, mais vraiment, lui il voulait rester derrière son bureau à éplucher les registres, pas faire le piquet en haut des remparts à compter les nuages!!

Avec un soupir à fendre l'âme, il reporta son regard vers le chemin... et se figea!
Un... un groupe se profilait...

Prenant son maigre courage d'une main, son arbalète de l'autre, le petit douanier descendit des remparts pour se rendre à la grande porte.

Arrivée en bas, il se dirigea vers les arrivants, qui se trouvère être des cavalières suivit par une voiture un peu plus loin.

Calant son arbalète contre son épaule, fléchette vers l'avant, et levant sa main libre, paume vers les cavalière, pour les faire stopper.


Bbboonn.... Bonjour...
Vous avez un... laisssssssez-passssé, s'vous plait ?!


Ses genoux commençaient à claquer l'un contre l'autre quand il croisa le regard des cavalières... C'est dans le bureau qu'il voulait être lui, pas une arbalète à la main dont il ne connaissait pas bien le fonctionnem...

Il n'eu pas le temps de finir sa pensée que sa main tremblante tenant ladite arbalète se crispa, déclenchant malencontreusement le mécanisme et la fléchette fut éjectée, se dirigeant droit sur le cheval de la cavalière la plus âgée.


Oups...

Inspirer... Expirer... Inspirer... Paniquer!!!


Lâchant l'arbalète comme si elle l'avait mordu, un tonitruant "CHEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEFFFF"
résonna contre les murailles tandis que le pauvre douanier se tordait les mains et passait d'un pied sur l'autre sans plus savoir quoi faire d'autre que de murmurer sans cesse
"j'voulais pô être dehorsmouâ, j'voulais être au bureau... j'voulais pô être dehors..."
Khy
J'veux desceeeeeeendre, j'mal aux fesses, j'suis fatiguée, quand c'est qu'on arrive, c'encore loin, j'en ai marre, mais Nash-Nasheuuuuuuuuuuh !

Et blablabla, & blablabla, & blablabla. J'en passe & des meilleures ! La morveuse n'avait pas cessé un seul instant de se plaindre depuis qu'on l'avait installé, de force, sur cette jument, heureusement réputée pour être calme. Parce qu'elle gigotait, la mioche, incapable de tenir en place, & en faisait voir de toutes les couleurs à sa pauvre monture. Nashia, elle, semblait ignorer ses plaintes, la forçant à répéter quelques règles de grammaire ou de bienséance qu'elle tentait de lui apprendre depuis le début du voyage. L'inquiétude de la noble passait bien au dessus de la tête de la gosse, bien trop accaparée qu'elle était par les nouvelles plaintes qu'elle pourrait exprimer.

Ah ça, Khy n'était pas des gamines les plus adorables. Sortie d'un bordel mal-famé d'Orléans, après avoir tenté de voler la bourse alléchante de la savoyarde, elle avait suivi cette dernière comme une plaie, au grand désespoir, parfois, de la noblionne. Car il en était arrivé, des catastrophes, depuis que Khy suivait Nashia. La gamine avait par exemple réussi, en quelques heures, à détruire le sol d'une chambre d'auberge par inondation, & par la même occasion, une magnifique robe blanche portée par sa nouvelle protectrice. Sans compter qu'elle s'était mise à dos Suson, la gouvernante, avait fêlé deux côtes à Lefier, ce mercenaire sur de lui, & avait pété des crises pour un oui, pour un non. Même avec Juliette, la fille de la noble dame, qui devait être du même âge qu'elle, Khy avait du mal.

Bien heureusement, elle ne restait qu'avec Nashia, la seule à lui avoir réellement pardonné toutes ses bêtises, les autres suivant derrière. Elle n'en passait pas moins son temps à pousser la mercenaire à bout, à se plaindre, à parler de tout & de rien, intarissable. Elle était d'ailleurs en plein monologue sur l'inconfort de sa monture lorsqu'un drôle de bonhomme s'approcha, semblant effrayé par quelque chose échappant à la morveuse. Elle le détailla consciencieusement, murmurant pour elle même :


Pourquoi l'bégaye ? L'est moche en plus.. Pis l'a peur d'quoi ? C'Nash-Nash qu'lui fout les j'tons ? Pis l'd'mande un laisser-passer ? On a un laisser-passer nous ? Sur'ment, Nash-Nash l'a dit qu'tout s'pass'rait bien, donc l'a tout prévu, non ? Pis pourquoi l'tripote son arbalète ? Gné ?

Elle en était là de sa réflexion lorsque la flèche fusa, touchant directement Tacita. La mioche écarquilla les yeux & lâcha un cri, sautant de sa monture, ou plutôt tombant de sa monture & fonça, non pas sur Nashia qui après tout, était grande & pouvait se débrouiller toute seule, mais sur le pauvre douanier qui restait cloué sur le chemin, en hurlant comme une furie & en balançant coups sur coups, sans vraiment viser :

T'PAS FOU ????? T'as vu c'qu't'as fait, & si t'vais toucher Nash-Nash, hein, t'imagines un peu, CORNE D'BOUC !!!!!! J'VAIS T'MASSACRER, J'VAIS T'COUPER EN DEUX, EN PLEINS D'MORCEAUX, J'VAIS T'MONTRER, T'TOUCHES PAS A NASH-NASH, J'VAIS T'TUUUUUUUER !
_________________
Nashia
Les couleurs de la Bourgogne, Nash sourit, elle arrive au but ! Enfin ! Et le mieux c’est sans encombre, pas de brigandage, la chance légendaire de la noblionne veillait encore sur elle. Les brigands la fuyaient ! Traverser la Bourgogne pouvait être dangereux ? Tsss il n’y a pas plus sécurisé qu’un duché en crise c’était connue pourtant non ? Une fois rentrée dans le duché, vous n’aviez que très peu de chance de croisé des brigands ! C’était la théorie Nashiesque, mais sachant que sa réputation la précédait et que la Dame n’avait dut être attaquée deux fois en toute une vie de voyage, sa théorie ne tenait pas forcément la route. Puisqu’elle avait une chance de cocue ! Chance de cocue qui semblait ne pas vouloir être avec elle se jour…

Oh oui elle avait bien reconnue les couleurs de la Bourgogne sur le plastron du douanier… Mais celui-ci tremblait trop au gout de la Dame de Pettinengo, son regard se posa sur sa protégée, celle-ci ne semblait pas s’inquiéter… Nash salua l’homme d’un signe de main… Il tremblait de tout son corps… c’était mauvais signe surtout vue comme son arbalète étant mise sur Nash… Sa main bougeait de trop… Il n’avait pas conscience qu’un faux mouvement de sa part et la flèche partait ? Huum, Nash ne cessait de fixer les mains du douanier. Il devait porter cette arme pour la première fois… Il devait avoir affaire a une alerte pour la première fois… Par chance elle ne s’était pas encore mise en brigandine… Ce pauvre homme se pissait déjà dessus face à deux cavalières… Qu’est ce que cela aurait été si les deux avait été en armure de mercenaire… Il aurait certainement tiré a vu ! La il demandait les laisser passer… Lentement et prenant garde à ne pas faire de geste brusque Nash mit la main a sa besace chercher le précieux papier signer de la main du Duc…

Alors qu’elle avait lâché les rênes de Tacita afin de mieux fouiller… Il faut dire que le sac de la dame, c’était un vrai champ de bataille… entre les fioles vides les bonbons aux miels d’Alex, les lettres de la douanes et compagnie… Retrouver le sceau brisé de bourgogne était des plus compliqué… Nash jurait contre son manque d’organisation quand le bruit caractéristique d’une arbalète qui se détend et d’une flèche qui vole vient à ses oreilles…Réfléchir ? Non ! Pas le temps, Tacita cabre la flèche s’étant planté dans l’épaule équine. Nash eut juste le temps de basculer sur l’encolure lâchant sa besace qui s’écrasa au sol vidant une partie de son contenue sur la terre bourguignonne, bruit de verre et tintamarre couvert par un hennissement de douleur ou de surprise, je ne parle pas le cheval encore !

Et v’là donc partie Nashia et sa jument pour une partie de ruades… Paniquée la jument fonce vers les fourrés… Pas la peine de préciser que branche et autres espèces végétale plus fragile qu’un demi-trait franche montagne se brisèrent sur le chemin de la dame et de sa jument… L’une de ces branche certainement pour ne pas mourir sans combattre cassa si durement et son bout était si dure qu’il arracha une partie des braies de la Dame, découvrant un morceau de blanche cuisse qu’il ne manqua pas de cisaillé… La gueuse n’avait rien compris a tous ce qui lui arrivait, mais toute comme sa jument la douleur à la cuisse réveilla ce vieux reflexe qui anime les cordes vocales, et qui vous fait hurler comme une fillette… Cri de douleur qui se transforme en cri de surprise alors qu’elle s’envole… Bien sure, imaginez vous vous prenez une flèche et en plus la nénette qui vous monte et qui ne cesse de gigoter depuis des heures se met à vous hurler dans les oreilles… Il y a de quoi ruer !

Mais Nash est comme tous, elle ne sait pas voler, nous l’avons déjà expliqué… Tout objet ou animal qui n’est pas doté d’aile ne peut voler que quelque seconde, avant de s’écraser… Et Nash comme sa besace avant elle, rejoignit le sol, épaule d’abord, la douleur s’ajoutant a celle de sa jambe puis le reste du corps de la Dame qui déjà meurtrit par les végétaux, ne semblait pas vouloir apprécier à sa juste valeur la caresse que le monde minérale lui offrait. Arrêt sur image : la tête brune dont les cheveux sont tout ébouriffée et parsemée de plus d’une feuille d’arbre, et dont la peau de velours blanc a imprimé le passage de quelque jeunes branches en boursouflure rosé d’un goût discutable… Ces yeux bleus et ces lèvres vermeilles frappées par la surprise et l’incompréhension, ce joli minois qui s’en vient embrasser le sol si avidement que la dernière pensé de la dame fut celle-ci : ° Corne de Bouc ? Je déteins sur elle maintenant… Oh un Pissenlit ! ° Sa vue se brouilla, le pissenlit chanceux deviens flou et le noir la happa avec la délicatesse d’une mère, alors que les noble paupière retombait sur les prunelles azurée… Ah qu'il est bon de mourir ou du moins de faire semblant...

Tsss, fillette, ta chance t'a abandonné on dirait...
--Mathieu_le_petit_morveux
T'penses que tu m'fais peur, pffff, tu vas voir

À genoux devant elle, il la regardait droit dans les yeux, il la défiait, pire, il lui lançait un regard intimident. Une tension énorme était palpable dans l'air, quelque chose se préparait. Soudain, il bondit d'un coup, mains vers l'avant en position pour l'agripper. Elle avait anticipé l'attaque, forte de ses 150 grammes, elle avait bondit à son tour vers la gauche, gardant la distance entre eux. Cette grenouille qui avait été prise en chasse par le petit Cosnois n'avait pas l'intention de se laisser impressionner par un jeune enfant de 5 ans.

Déception dans le visage, Mathieu se réconforta en passant son poignet sous son nez, ramassant un mélange intéressant de poussière, de boue et de liquide nasale bien consistant.

Cette marre d'eau où il se trouvait était à 2 pas de la grande porte. Il détourna la tête au bruit d'un cheval qui ruait et sa curiosité le précipita aux portes, il vit la scène, le cri du douanier, il ne comprenait pas ce qui se passait, mais savait que c'était grave, il partit à courir vers le centre de la ville, où se trouvait depuis des semaines, des gens avec des épées ainsi que le Capitaine Jusoor. Il ne savait pas qui était ces personnes ni ce qu'ils faisaient à Cosne, mais comme son père lui avait toujours répété "Une épée c'est là pour protéger".


Caaapaine Jusoor, Caaapaine Jusoorrrrrr, Capaineuuuuuuuuuuuuh!!


Il traversa la ville en hurlant, arriva prêt de la fontaine où se trouvait une partie des gens armés.


Vite, vite on s'fait attaquer

Sa petit main pointait la grande porte. Plusieurs se précipitèrent vers la porte, Mathieu les suivait, il était courageux, il devait faire sa part! Sa grenouille aurait besoin de lui...
Jusoor
- Non Hector !
- Mais M'dame Jusoor vous aimez bien hein ?
- Oui que j'aime bien ! Evidemment ! Mais cette fois c'est non, non et re-non !
La voix se faisait ferme.
- Bah euhh... mais je le fais bien hein ? *regard de cocker*

La faiblesse guimauvienne écoeurante dans ce regard qu'il lui lance finit de l'agacer et c'est d'une voix tranchée et un ton plus haut qu'elle y répondit.
- Hector n'insiste pas ! Nous ne sommes plus à Digoine ici.

Aussi bien Ju savait jouer d'un battement de cils, aussi bien elle trouvait ça grotesque quand un homme essayait de la sensibiliser d'une oeuillade qui ne pouvait être que maladroite. C'est par le martèlement sous ses bottes effrenées du parquet de la chambre que la Moineaute faisait savoir son agacement aux coutumiers de la salle commune, un étage plus bas. D'ailleurs, la chambre témoin de l'altercation avait été louée et choisie par ce fidèle Hector, car elle offrait vue sur la place centrale Cosnoise et sa fontaine. C'est qu'il était gentil quand même Hector, et il prenait soin d'elle, même si c'était pesant parfois. Elle ne pouvait le châtier de sa bonne volonté.

Elle reposa le regard sur lui et retint un soupir. Elle qui avait la plus grande des confiances en l'Ecorcheur de son père, bien que pas dupe, n'aimait pas voir la déception sur son visage. Elle lui expliquerait ce serait bien mieux ainsi, retourner la situation était la solution. S'approchant, elle reprit d'une voix plus douce :


- Hector, les temps changent...Que dirais-tu si en allant voir ta bien-aimée... *s'interrompt et le regarde franchement, incertaine* Tu sais ce que c'est qu'une bien-aimée hein ?
- ...
- Et bien, à la différence de celles que tu as coutume de visiter sur un coin de table contre quelques deniers, celle-ci, tu la vénère et la respecte, tu la protège aussi, tu cherche tous moyens d'adoucir ses jours, tu... Nouvelle interruption de quelques secondes. La petite fait la corrélation avec le comportement que l'Ecorcheur adopte depuis toujours avec elle.

- Aheum... Enfin tu as saisi quoi ! et la petite main de s'agiter dans l'air, comme pour chasser l'idée de leur relation, sous le regard interrogateur de l'Ecorcheur.
- ...
- Bref, les temps ont changé. Imagines-tu qu'un jour, te rendant chez cette femme que tu adorerais, tu trouve sortant de chez elle un homme de ses relations t'annonçant que la Dame en question ne peut te recevoir puisque justement elle est en train de tremper dans son baquet d'eau chaude ? Jusque là rien de grave me diras-tu, mais alors qu'il te parle, toi tu observerais l'homme aux manches de chemise retroussées jusqu'aux coudes, essuyer ses mains à une serviette... Comment le prendrais-tu ? Ju lui laissa quelques secondes de réflexion alors qu'elle voyait les sourcils masculins se froncer.

- Ca te déplairait n'est-ce pas ? Et bien vois-tu, aujourd'hui le Sén... "Capaineuuuuuuuuuuuuh!! "

Ju s'interrompit au cri juvénile qui franchissait la fenêtre ouverte et martela de nouveau le parquet jusqu'à atteindre celle-ci et se pencher par dessus le garde-fou. C'est là qu'elle vit le bout d'homme, propriétaire de la voix entendue, s'agiter et articuler quelques mots, et aussitôt une grande partie de ses hommes partir vers les hautes portes qui fermaient la ville.

- Hector ! Où est mon épée ?

Question inutile, la Moineaute avait déja posé la main dessus.

- Suis-moi !

Ju sortit de sa chambre sans perdre de temps, talonnée par l'Ecorcheur. Avant de quitter l'auberge pour rejoindre ses hommes au pas de course, celle-ci choisit de terminer leur discussion :

- Hector, tu ne me donneras pas mon bain !
_________________

"Je ne parviens pas à savoir quelle partie de moi trompe l'autre" - Georg Büchner
White
[Cosne, place centrale]

Whouiniiii, Whouiniii, Whouiniiiiiiiiiiii

Assied sous un arbre au centre de la grande place, il avait en visuel 5 routes qui partait vers les murs extérieur de la ville. Une place d'arme avait ça de bien, tous les chemins y menait, comme pour Rome...

oui enfin bon, c'est pas ta meilleur réflexion de la journée!


Il avait terminé d'affuter sa "Wyl", non qu'il lui avait donné en l'honneur de son forgeron qui avait autrefois été son Lieutenant d'arme. Il avait serré sa pierre d'affutage, il était maintenant à la polir avec un morceau de cuir, le couinement produit était audible sur toute la place.

Whouiniiii, Whouiniii, Whouiniiiiiiiiiiii

Cette lame était déjà trop brillante, mais c'était la seule chose que le Lieutenant-Général avait à foutre. S'enclencha une suite de réflexion à voit haute :

Cosne, Cosne, Cosne, cher Cosne... ville incroyable, ville de mes rêves!

Cosne, Ville d'action: En étant attentif durant toute la mâtiné, on pouvais apercevoir une vieille femme traverser la place centrale avec une baguette sous la bras! Les jours où ça bougeait vraiment beaucoup au centre ville, on pouvait voir son chat la suivre...

Cosne, Ville avec une population nombreuse et multi-ethnique : Il y avait des blonds, des bruns et même un rouquin!

Cosne, Ville au marché légendaire : En effet, Georgette ouvrait son kiosque de boulangère tous les jours à 6:00 et passait sa journée à crier sur le gros Louis, propriétaire du kiosque d'en face, l'unique autre kiosque du marché, qui se contentait de lui répondre avec son magnifique sourire mono-denté...

Cosne, Ville immense : Peut importe où on se trouvait dans la ville, on entend l'eau de la fontaine de la place centrale...

Cosne, ville qui ne dort jamais : En effet, toutes les nuits à la taverne principale, un pilier veille.

Cosne, Ville culturel, ville de musés : À l'extérieur de certaines tavernes, près de la porte d'entrée, on peut contempler des "amas" circulaires aux couleurs variées possédant même des reliefs! Drôle d'endroit pour placé des créations artistique...


Son ironie exagéré le faisait sourire, mais la conclusion était clair : Il se faisait ...ier. Il ne se passait rien depuis des semaines.

Caaapaine Jusoor, Caaapaine Jusoorrrrrr, Capaineuuuuuuuuuuuuh!!


Sa tête suiva machinalement le petit alors qu'il poursuivait ses réflexion à voir haute.

Rien de rien, c'est d'un ennuie

Le Capitaine Jusoor sortait au pas de course de l'auberge d'en fasse, suivi d'un homme puis d'autre qui partirent aussi dans la direction de la porte.

Vraiment... rien.... à... faire....

Il réalisa que tout le monde courait dans tous les sens alors que lui, il était écrasé comme un gros pacha sous son arbre.

Mais Bouges-toi!

Il se leva d'un bon, et partie a toute vitesse dans la même direction, épée à la main. Il ne fallu qu'une minute pour arriver à la porte qui était entre-ouverte, arrivé de l'autre côté, son instinct militaire fit une analyse ultra rapide de la situation.

- Un cheval couché dans les branchages, il bouge, flèche au thorax
- Une jeune fille debout qui semble en état de colère extrême...
- Personne au loin
- Deux douaniers en retrait, l'un regardant la fille, l'autre regardant le sol
- droite, gauche, pas de signe d'embuscade

Il s'avança vers la femme... la fille en fait, elle semblait complètement hystérique, yeux injecté de sang, bras ouvert, arqué vers l'avant, poings fermés. Elle était grosse comme une libellule mais malgré ses 35 Kg (et là, c'est en la pesant alors qu'elle est habillé, mouillé avec des caillou dans les poches), White s'en méfiait comme la peste, le genre de nenette qui était construit qu'avec du nerf... Il ne comprenait pas ce qu'une fille de son âge faisait devant les remparts, seul, sur une aussi belle monture.

Eh OH!! Calmes toi petite! Ton cheval est blessé mais vu d'ici sa blessure n'est pas très grave!

Toujours méfiant, il tenait son épée, mais avec une garde basse, sait-on jamais
Khy
Coup de pied latéral gauche, lancé du poing droit, feinte, esquive, attaque, re-coup de pied.. Bon, d'accord, les coups balancés par la morveuse énervée étaient bien loin de ressembler à ça. Bien loin de ressembler à de vrais coups, pour tout dire. Excitée qu'elle était, elle en avait oublié de viser, de se concentrer. Elle tapait pour faire mal, sans penser à toucher avant, & ça ne donnait absolument rien. Et loin de la défouler, ça l'énervait encore bien plus.

C'est donc avec la tronche cramoisie d'un taureau enragé crachant de la fumée par les naseaux en pleine corrida qu'elle cessa de faire peur au pauvre douanier & aperçut enfin les soldats qui arrivaient. Pleins de soldats. Armés. Tendus. Dans l'esprit étroit de la gamine, ça résonnait, du genre :
Hééééééé, j'en vois un seul qui bouge trop son arbalète, j'la lui fais bouffer par l'trou d'nez. Mignonnettes, hein, les pensées de la brunette ?

Et voilà pas qu'en prime, celui qui s'avance ose la traiter de petite. DE PETITE ! Elle a l'air d'une petite, la mioche ? (bon, oui, mais ça, faut pas l'dire !) :


HEHOOOOO, c'toi qu'va t'calmer, j'suis pas p'tite, pis s'tu l'r'pètes j't'coupe en deux, EN PLEINS D'MORCEAUX !!!

Quoi, j'avais oublié de vous dire qu'elle était passablement agacée ? Du genre tronche cramoisie d'un taureau enragé crachant de la fumée par les naseaux ? En pleine corrida ? Ahhh, me semblait bien.

PIS MON CH'VAL D'ABORD L'EST PAS BLESSE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
R'garde, l'mien il est.. L'est.. Euuuuh..


Le doigt s'était pointé dans le vide. Les grands yeux noirs cherchèrent la jument, s'écarquillant au fur & à mesure qu'elle se rendait compte qu'elle n'était tout simplement pas là. Évaporée, la monture, tout comme Nash-Nash, qui avait d'ailleurs laissé sa jument agoniser toute seule dans son coin. Et mais, d'ailleurs..

Et Nash-Nash, l'est où..

Ah non, ça, ce n'était pas possible. Que le cheval prenne ses pattes à son cou, soit. Que les oiseaux prennent leurs ailes à leur cou, soit. Mais que Nash-Nash disparaissent, ça, ce n'était tout bonnement pas possible. Parce que Nash-Nash, elle, c'était pas une peureuse, ah non, il lui était donc forcément arrivé quelque chose.
Elle avait chaud, tout d'un coup, la gamine, parce qu'elle craignait pour sa noble dame, sans qui elle n'était plus rien. Un sacré coup de chaud, qui la fit vaciller quelques instants, avant qu'elle ne se mette à sprinter comme une dératée vers les fourrés, pour tomber nez à nez avec.. Nashia. Inconsciente. Étendue dans quelques mauvaises herbes. Recouverte d'égratignures sanglantes.


IL A TUE NASHIA, IL A TUE NASHIA, J'VAIS L'TUER, J'VAIS L'TUER JUSQU'A LA MOOOOOOOOOOOOOORT !

Demi-tour, parce que pour Nashia, elle en était persuadée, elle ne pouvait plus rien faire, donc autant l'abandonner à son triste sort - je sais, je sais, c'est pas gentil. Elle déboula des fourrés comme un boulet de canon avec l'intention de heurter de plein fouet le douanier assassin. Cette fois, la gamine était sortie de ses gonds, & elle l'avait dit, celui-là, elle allait l'tuer !
_________________
White
HEHOOOOO, c'toi qu'va t'calmer, j'suis pas p'tite, pis s'tu l'r'pètes j't'coupe en deux, EN PLEINS D'MORCEAUX !!!

Scène plutôt ironique alors que sa tête allait dans tous les sens, comme une girouette dans la tempête, qu'elle semblait tenter de chasser les mouches avec ses poings fermés allant dans tous les sens et que ses jambes ressemblaient à celles d'un danseur de claquette professionnel.

Hmmm...

Il posa la lame de son épée sur son épaule, tenant maintenant le pommeau qu'avec son poignet cassé, la main pendante, l'arme en ballant. Il voulait bien lui faire comprendre que non seulement il n'était pas du tout impressionné par les menaces, mais qu'en plus, il était vraiment calme! En parallèle, son cerveau spécialisé pour analyser les situations de crises tentait de comprendre, un élément manquait. Comment cette roture de ruelle peut-elle posséder un pure sang! Une voleuse, il n'y avait aucune autre explication.

Il aurait bien rit savoir qu'il avait vu juste pour la voleuse, mais qu'elle n'avait pas volé ce cheval.


Et Nash-Nash, l'est où..


Il ne releva pas, trop occupé à analyser la petite et tenter de comprendre. Elle regardait vers l'arrière, vers le cheval, son comportement changeait, la colère semblait faire place à la panique, mais pourquoi??? Elle se mis soudainement à courir vers son cheval et à chercher frénétiquement quelque chose. White la suivit instinctivement, d'un pas lent, toujours aussi sur ses gardes. C'est alors qu'il vit un bout de vêtement couché derrière le cheval, il y avait quelqu'un!!! Il reprit son épée en garde basse et accéléra le pas

IL A TUE NASHIA, IL A TUE NASHIA, J'VAIS L'TUER, J'VAIS L'TUER JUSQU'A LA MOOOOOOOOOOOOOORT !


Ces paroles le frappèrent exactement au moment où ses yeux voyait le visage de cette femme blessé! Son visage devint impassible, il releva la tête alors qu'un long frissons précédait une bouffé de chaleur énorme, son épée tomba sur le sol.

non.... il murmurait pour lui même pour se convaincre, c'était impossible
NOON! Cri instinctif réalisant que oui, c'était possible

Il se précipita à son tour vers le cheval, sauta pour atterrir derrière la gamine qui se trouvait au dessus de la femme qui était couché. C'était Nashia, c'était vraiment elle, elle gisait sur le sol, du sang un peu partout.

La main du militaire qu'il était se posa avec poids sur l'épaule de la gamine, tel une poutre de béton, il ne discernait plus rien. Dans un mouvement continue, il serra ses doigts sur ses vêtements et son épaule avec une force incontrôlé et la tira violemment vers l'arrière pour l'écarter de Nashia, comme il l'aurait fais en balançant un vulgaire sac de maïs gênant le passage. La pauvre petite fit ainsi vol plané. Elle n'avait même pas encore attérit qu'il lui lança un regard foudroyant.


NE TA-PROCHE-PAS!!!

Il parlait les dents serrées, avec la rage, sa voix était profonde, grave, il était haineux. En cette seconde, tout le monde était ennemie, personne ne pourrait s'approcher du corps de son amie. Il avait connu des guerres, des batailles par dizaines, par plus de cents fois, il avait vu ses soldats tomber au combat, mais rien ne l'avait affecter à ce point jusqu'à présent.

Son état de choc ne dura que quelques instants, il se re-saisit et regarda vers le groupe armée


Un médecin! VITE!!
Nashia
[Et bien loin de là… Au fin fond des rêves Nashiesque…]



« Mais… C’est un pissenlit qui parle ! Tu parle Dent de Lion ? J’en suis certaine je t’ai entendue ! Allez vas y recommence parle petite fleur ! »


Le pisenlit la regarde avec l’air que l’on prend quand on regarde un demeuré. Mais bien entendue qu’il cause ! Non mais dans quel monde elle vivait c’te greluche la ! Pas la peine de s’émerveiller devant le fait qu’il parlait… Après tout ? Qui ne savait pas parler ? Même le plus stupide des pucerons savait utiliser ses cordes vocales. Non, mais elle aurait put s’émerveiller sur plein d’autre chose c’te grosse bestiole ! Par exemple sur le fait qu’elle produise de l’oxygène le jour et du dioxyde de carbone la nuit ! Mais non ! Elle, elle s’émerveillait sur le fait qu’une fleur parle. Non mais d’où elle venait celle la !


« Bien sure que oui qu’je cause vas greluche ! J’m’appelle Richard, Riri pour les intimes, certains m’appelle cœur de lion mais pas Dent de Lion nan vous d’vez vous tromper d’pissenlit… Allez voir Charline la bas, elle, elle a tendance à mordre. L’instinct de survie. »



Et v’la ti pas qu’elle le regardait avec une mine émerveillée, comme si ce pissenlit était un miracle de la nature, une merveille du Très Haut ! Mon dieu qu’elle a l’air cruche avec cet air béat peint sur son visage de velours. Il n’empêche quand atterrissant Richard à bien cru que c’était la fin de sa vie de pissenlit… Mais non ! Il avait survécu ! Une fois de plus. Il avait renvoyé méchamment un lapin la dernière fois. Et c’était son voisin qu’était endormie qui s’était fait becter !



« Euh au lieu d’me mirer comme ça vos voudriez pas vous présenter ? Non parce que c’est la moindre des choses quand on manque d’assassiner un pauvre Taraxacum dens leonis. Non ? »



Et v’la qu’elle ouvrait la bouche et qu’elle tendait l’oreille. C’est vrai que de très loin on entendait des cris… Des Il a tué Nashia et des t’approche pas… Mais si la nenette qui lui faisait face était morte ? Comment elle pouvait être la a lui causer. Enfin non… Parce que la morte, enfin la soit disant morte ne causait pas. Elle restait la, la bouche entrouverte.


« Dite z’êtes morte ? Vraiment mourrue ? Mais pourquoi vous êtes là ? Non, franchement rentré chez vous quoi ! Vous m’faite de l’ombre en plus. »


« Euh… Ben j’crois pas être morte hein… Mais… Vous parlez alors j’sais pas trop… Mais si j’étais morte ? Je les entendrais ? Non, parce que je crois que je reconnais les voix, y a celle de Khy, je vous la présenterais un jour, c’est une gamine des plus euh… Animée ! L’autre j’crois que… Non… Non, non, non ! Ce n’est pas lui, ça ne peut pas être lui ! »


Elle ne cessait pas de gigoter en tout les sens, tentant certainement de se relever, mais elle ne semblait pas bouger… Non pour ceux qui l’observaient elle ne bougeait pas… Elle ne bougeait pas la Nash ? Non mais vous rêvez la, y a rien qui pouvait empêcher une Nashia de gigoter constamment. C’était nashiesquement impossible ! Rien ne pouvait maintenir une Nash immobile trop longtemps… Sa main attrapa le bras de White pendant qu’elle marmonnait les yeux encore clos… La tête toujours dans les nuages,mais elle ne voyait plus le pissenlit...

« Les pissenlits… Ils parlent… »
--Douanier_froussard
Khy a écrit:


IL A TUE NASHIA, IL A TUE NASHIA, J'VAIS L'TUER, J'VAIS L'TUER JUSQU'A LA MOOOOOOOOOOOOOORT !



Les genoux qui jouaient des castagnettes depuis qu'il avait jeté l'arbalète se mirent à faire encore plus de bruit en voyant la furie sortir des fourrés et se diriger droit sur lui.

Les bras tendu devant lui en guise de maigre protection, il tenta d'arrêter la progression de la "chose furieuse" par les mots


C'est pas moi !!
J'voulais pas !!
Partit tout seul !!
C'pas moi !!


Visiblement cela n'avait aucun effet... autre qu' énerver encore plus la gamine.

Retrouvant l'usage, même partielle, de ses guiboles, le douanier-fautif-de-l'incident fit fasse à ce qui l'attendait... durant trois longue secondes avant de se réfugier derrière le groupe armé qui était arrivée peu avant, s'auto-encourageant d'un
"mamaaaan el'm'fait peuureuuh" et priant intérieurement qu'aucun de ses nouveau remparts humain ne soit médecin et ne laisse une brèche dans le murs humain.

"Z'êtes pas méd'cin hein?!" murmura-t-il sans s'adresser à une personne en particulier
Khy
Une main lourde & dure se posa sur son épaule. Elle n'avait même pas eu le temps d'esquisser quelques pas pour aller massacrer le pauvre douanier responsable de toute cette agitation, qu'elle se retrouvait déjà prisonnière de l'emprise du militaire. Ce qu'il était fort ! Les doigts masculins s'enfonçaient dans la chair de son épaule avec une brutalité inhumaine, lui rappelant de trop la violence du vieux croûton qui servait de patron à sa mère. Ce vieux croûton qui posait si souvent ses mains sur elle, qui l'écoeurait tant, qui.. Non, elle n'était plus à Orléans. Il fallait qu'elle se reprenne.

Sa vue se brouilla lorsqu'elle releva les yeux vers le douanier. Il flippait, il tremblotait, & il allait se prendre une sacrée raclée dès qu'elle se serait libérée du joug malsain du militaire, parce qu'elle gigotait en poussant des cris de marcassin énervé, & que, bon Dieu, si elle ne le tuait pas là, tout de suite, à l'instant, tout ça finirait en véritable bain de sang pour tout le monde.

Mais à l'instant même où elle voulut se détacher de cette emprise compressant son épaule droite, l'homme, apparemment hors de lui, la poussa avec une telle force que la frêle gamine qu'elle était défia pour quelques secondes les lois de la gravité. Avant de retomber lourdement au sol, le nez dans la poussière, l'épaule en compote & la fierté au fond des chausses.

Ne pas s'approcher. Elle n'avait pas le droit de s'approcher. De quel droit ? Comment osait-il la traiter ainsi, la traiter de haut ? Les larmes lui montèrent aux yeux & ses poings se serrèrent sous la colère qui l'assaillait. Nashia était peut-être morte, mais il n'avait pas le droit pour autant de la rabaisser de la sorte. Oubliant le froussard, elle se redressa tant bien que mal, les joues carmines d'une fureur naissante. Elle les haïssait tant, tous ces fiers adultes, qui estimaient que l'âge était l'expérience, & que l'expérience donnait tous droits à dominer les plus jeunes, les plus faibles, les plus.. Pissenlits. Les plus pissenlits. Gné ? Qui qu'a dit ça ? Mais c'est.. Mais.. Bah..

T'ES VIVAAAAAAAANTE ????!!!!!

Un cri qui venait du fond du coeur, pour sur. Les yeux écarquillés, c'est au tour de la morveuse, ravalant sa rancoeur, de bousculer brutalement le militaire. Bon, certes, étant donné la différence de force, elle n'avait pas du le faire bouger de plus de quelques millimètres, mais la volonté y était, si bien qu'elle se retrouva bientôt auprès de sa protectrice. Glissant sa main dans la sienne, elle fronça les sourcils, agacée :

Non mais t'pas folle d'm'faire d'peurs comme ça ? T'pas toute bien dans ta tête, hein ? Pis l'pissenlit c'parle pas, c'comme s'tu disais qu'les fantômes z'existaient ! Euh.. Non.. Pas bon exemple.

Bah oui, les fantômes, ça existe, vous vivez dans quel monde, vous ? Pffff.

Ah pis j'vais foutre une raclée d'sa mémé à l'autre brandouilleur 'vec son arbalète à la noix d'saint Jacques d'Compostelle, hein, parce qu'l'est pas bien d'faire des trucs pareil. Pis t'as vu comment qu't'es amochée, un peu, pire qu'une put'relle, t'toute déchirée d'partout, c'pas beau à voir, hein, moi j't'l'dis, comment qu't'vas t'trouver un n'veau mari, maint'nant, hein ? Dans c't'état y'a personne qu'voudra d'toi, c'sur hein, pffff, j'croirais voir une gamine ! Pis t'as pas fini d'rêvasser, là, sur l'pissenlits ? L'parlent pas j't'dis !

Intarissable, la morveuse se défoulait, calmant ses nerfs qui avaient pris de sacrés coups en quelques instants, &, par la même occasion, la douleur assaillant son épaule. C'était pas humain de lui faire ça, oh que non, & elle le faisait bien sentir. Lui ficher des frousses de la sorte, non mais vous n'étiez pas bien dans votre tête, vous, hein ?
La princesse se redressa, apparemment adoucie par son monologue, & observa White en haussant un sourcil :


& toi, l'prochaine t'fois, j't'découpe.. Mais pas maint'nant parce qu'Nash-Nash l'est assez d'coupée comme ça, hein !

Ah oui, Nashia.. Sacrément découpée, même. Toute égratignée des bras, des jambes, des.. Bouuuuuuuh, même une sacrée entaille sur la cuisse ayant largement déchirée ses braies. Nouveau regard vers l'homme qui semblait avoir suivi son regard :

Héééé, t'mates pas Nash-Nash comme ça, hein !

Ouais, sinon, elle découpe en deux, la mioche.
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Jusoor
En passant les portes de la ville Ju posa un regard circulaire sur la scène.

Un douanier tremblant comme une feuille, une gamine qu'avait les vers un cheval au sol... mouais. Rien de tres fantastique pour provoquer tel attroupement. White avait déja pris les devants en se dirigeant vers la mioche. Elle échangea un regard avec Hector puis se tourna vers les hommes attroupés pour échanger quelques mots, histoire de savoir si quelqu'un avait vu quelquechose qui ait justifié cette sortie fracassante. Elle était quand même en grande conversation, et puis un baquet d'eau chaude l'attendait, même si elle devrait se savonner seule cette fois.


IL A TUE NASHIA, IL A TUE NASHIA, J'VAIS L'TUER, J'VAIS L'TUER JUSQU'A LA MOOOOOOOOOOOOOORT !

Sourcils qui se froncent, ça la gonflait drolement les chouineuses. D'abord l'éloigner et ensuite elle s'approcherait pour voir ce qu'il en était de la véracité de l'affirmation juvénile.

Hector, tu voudrais pas la faire taire ? J'sais pas moi, emmène là par là...

Effroi soudain qui la saisit sans qu'elle puisse finir sa phrase quand elle reconnait la voix de son homme dans un cri qui la fait frémir. Le vif volte-face de la Blanc-Combaz dénote de son inquiétude mais c'est le plus beau vol plané qui lui ait été donné de voir qui se déroule sous ses yeux. Au moins, peut-être que la gamine se taira maintenant...

D'un pas hâté par l'inquiétude Ju s'approche de White et s'accroupit, sans oser le toucher. Elle glisse un regard sur la forme allongée par terre mais revient aussitôt à lui. Rien ne va. Rien n'est normal. Elle essaie de décrypter le visage aimé, bien que de profil, mais le peu qu'elle en voit lui déplaît. Il est un étranger. Elle ne reconnait nullement celui qu'elle affectionne. La révélation est froide, aussi froide que l'expression de son visage et le durcissement de ses traits.


Un médecin! VITE!!

Ju se redresse, doutant qu'il ait pu remarquer sa présence et active ses hommes.

Hector, va quérir la barbière ! Colonel, emmenez le douanier qui se planque dans nos rangs, qu'on l'interroge !
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"Je ne parviens pas à savoir quelle partie de moi trompe l'autre" - Georg Büchner
White
Il venait de lever la tête pour demander l'aide d'un médecin, sa tête retomba aussi tôt vers Nashia qui semblait inerte. Alors qu'il était figé, il l'entendit murmurer, elle n'était pas morte, 1er constat, mais ce qui sortait de sa bouche était incohérent, elle n'était pas bien, 2ème constat.

...t'pas folle d'm'faire d'peurs comme ça ? T'pas toute bien dans ta tête, hein ? Pis l'pissenlit c'parle pas...

Exactement comme ces moustiques qui pouvaient lentement nous porter jusqu'au bout de notre patience, refusant de nous laisser tranquille même après 2, 15, 80, 300 tentatives pour le chasser de la main, la roture revenait à la charge. White portait toute son attention sur Nashia, il plaça son bras en travers du chemin de la petite énervée par pure réflexe, mais elle finit par passer et il cessa de luter, trop occupé à penser à la suite. Il ignora sa présence et ses paroles qui ajoutait plus de dramatique à cette situation qu'elle n'en méritait vraiment.

La voix de Jusoor, qui faisait quérir un médecin par son homme de main, le sortit de sa torpeur. Il releva les yeux vers celle pour qui son cœur battait depuis des mois. Elle était là, se tenait non loin, assez proche pour sentir qu'elle était avec lui, mais assez loin aussi montrant qu'elle redoutait ce qui se passait sous ses yeux, la pauvre, elle ne devait rien comprendre. Il lui fit ce qui pouvait le plus se rapprocher d'un sourire dans les circonstances et lui dit :


Je la connais

Avoir été légèrement plus lucide, il aurait surement dit autre chose. Chose certaines, il ne se serait pas contenter de dire une évidence pareil, comme si on pouvait réagir comme il le faisait avec une pure étrangère! Alors que son regard retournait à nouveau sur Nashia, il se dit qu'il était temps de faire le minimum avant que le médecin arrive, se serait déjà ça.

Il se mit en action et tira doucement Nashia pour la mettre sur le dos. Il porta sa main droite dans son coup et détacha le cordon de sa cap qu'il tira d'un mouvement vif, il la plia en 5 et vint la placer sous sa tête. Il analysa ses blessures, la tête et le visage semblaient intact, mais au touché, il sentait une bosse se formant vers l'arrière gauche, la chute. Les bras et mains étaient légèrement égratignés, mais pas d'entaille sérieuse et surtout pas de fracture. Le touché du ventre ne révéla pas de blessure aux cotes ni de signe d'hémorragie.

La seule blessure sérieuse mise à part la tête, se trouvait à la jambe gauche qui avait été fortement entaillée sur 20 centimètres par une branche cassée sous le poids de sa chute. Les braies avaient été déchiré du milieu de la cuisse jusqu'à la cheville. Il déchira une section et l'utilisa comme garrot qu'il lui plaça sur la cuisse pour ralentir la perte de sang.

C'est alors qu'il remarqua une tâche à l'intérieur de la cuisse, une tâche distinct, très distinct, qui n'avait rien à voir avec la chute. Elle était en forme de nuage, pas plus grosse qu'un écus. Pour quelqu'un d'autre, cette tâche qui était vraisemblablement une tâche de naissance n'aurait rien de bien particulier, la plupart des gens en avait une dissimulée quelque part sur leur corps de forme et de couleur variées. Pourtant, celle-ci n'était pas une tâche comme une autre, elle symbolisait quelque chose pour lui, elle avait une importance capitale.

Comme si les émotions du moment n'était pas encore assez grand, il ressentit un malaise qui venait de l'intérieur. Aujourd'hui dans un film de notre temps, on aurait vu la caméra foncer sur lui pour mettre son visage en gros plan, en très gros plan, peut-être pour ne montrer que ses yeux gigantesque, qui clignaient frénétiquement comme pour avaler la révélation qui le frappait de plein fouet.

Comment une simple petite tâche de naissance pouvait bouleverser un homme à ce point. La vérité c'est que cette tâche il l'avait déjà vu et il l'avait vu souvent, pratiquement tous les jours de sa vie, mais jamais sur Nashia... Il la voyait toutes les fois qu'il se déshabillait! Le seul autre endroit où il l'avait vu dans sa vie, c'était lorsqu'il était très jeune et qu'il avait été à la rivière avec son père qui possédait la même, au même endroit!

Une petite tâche qui venait de bouleverser toute son existence!


Il devait partager sa conclusion tout de suite, la seule personne avec qui il pouvait et surtout, voulait la partager se tenait justement debout devant lui. Il regarda sa Ju dans les yeux et allait dire quelque chose que lui même ne pouvait encore croire. Son esprit ne pouvait comprendre tout ce que cela impliquait, il ne pouvait parler sans être sur, il se ravisa. Elle ne devait pas mourir, encore moins maintenant!!

Le médecin Ju, est-il loin? Elle perd beaucoup de sang, il faut faire vite!
Rutabaga
Citation:
Grands, bruns, la peau ambré par le soleil, le grain de peau fin, les muscles solides. Une odeur suave légèrement ambré les accompagnant a chaque pas. Les serviteurs nus , incontestablement beaux, venaient lui apporter son petit déjeuner sur un plateau d'argent.
Le plat était remplit de patisseries venu d'Orient...De centaine de délicieux et grassouillet petit loucoumes, cornes de gazelle et baklava venus droit du pays d'origine . Les deux porteurs s'agenouillèrent devant son trône et lui présentérent l'enchantement de couleur et de sucrerie.

Maîtresse! Vos patisseries préférés. Importé spécialement pour vous!

Son altesse Rutabaga d'un signe de main dédaigneux. Leur ordonna de déguerpir.

Je n'ai pas faim.

Elle se leva, et quatre apollon arrivèrent expréssement tandis que les deux autres porteurs retournèrent le plateau aux cuisines.

oOooooOOoOOh! Maîtresse vénérée! Permettez que l'on vous habille!

Rutaba ouvrit les bras pour se laisser devêtir... Se réjouissant d'avance de sentir leur mains effleurant son corps.
Quand soudain un hurlement...


IL A TUE NASHIA, IL A TUE NASHIA, J'VAIS L'TUER, J'VAIS L'TUER JUSQU'A LA MOOOOOOOOOOOOOORT !

L'arracha violemment des bras de Morphée!
Brusque retour a la réalité... Que faisait t'elle au milieu d'un champ d'ortie? Sa bouche affreusement pâteuse lui apportaient déjà un semblant de réponse. Elle gromella et porta une main à sa tête... Oulala ça tapait fort! Trés fort huummm... Et ces cris et piaillement qui continuait non loin dérrière ces buissons! Gmmmf. Elle s'accrocha a un arbuste pour ne pas tomber et se leva titubante. Pour avancer toute chancelante jusqu'aux branchages et pouvoir voir qui pouvait faire tout ce ramdam. Sa peau la démangeant affreusement!


D'humeur massacrante, les cheveux hirsutes. La gueule en vrac. Les marques des plis de sa manche encore imprimé sur le visage, elle passa sa tête à travers le buisson. Apperemment y'avait quelqu'un qu'étais raide... C'etait ça qui m'etais tout ce petit monde en émoi???!
... tssss... Même pas pouvoir cuver son vin pépére.Mais ou aller l'monde?!
Elle pensa faire demi tour quand soudain, elle apperçut la personne allonger, bouger! Elle soupira lentement, hesitant entre retourner finir sa nuit...Ou ecouter sa conscience qui lui ordonnait d'aller aider son prochain.

Elle savait qu'elle allait le regretter mais...

La brune aux mèches d'argents quitta le buisson. S'accroupissa devant la première flaque de boue venue, s'empara d'une bonne poignée de terre mouillée. Avant de ramasser de l'autre main une poignée d'herbe séche. De les mélanger pour en faire une galette et de s'approcher de la jeune femme salement amochée sans même accordé aucune forme d'importance aux troubles-sommeil qui se chamaillaient derrière elle.

Puis quand elle fut tout contre Nash elle appliqua sa gadoue sur toute la surface de la plaie et c'est a l'aide d'un morceau de tissu arraché au braie de Nash qu'elle compressait fortement la plaie.
Puis elle aboya aux geulardx, trouble-dodo, briseur de fantasmes à qui elle en voulait trop d'la mort qui tue...:

-HEY! Toi d'mi-lutin! *En s'adressant a Khy* Apporte moi de la mousse fraîche! Viiite!!!!


-Toi beau gosse! *En s'adressant a White*Fais moi un feu exactement ici.
*elle montra le sol juste devant la cuisse de Nash* Fais TRES VITE!!!! Faut arreter ce sang!

-Toi grand couillon! *a l'adresse du douanier qui avait la face en déconfiture* Donne moi ton couteau!!!!
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