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[RP] Douite - Seconde mouture, à la valentinoise.

--Omar_le_braque
Bonjour! Ce Rp est ouvert à tous ceux qui ont envie de participer, ç ceux qui n'osent pas se lancer, ceux qui écrivent peu, à tous quoi! Je demande juste d'attendre que je le mette en place, vous saurez quand vous pourrez venir. Bon jeu!
Ljd Istanga




Depuis leur arrivée à Valence, Omar tourne en rond, comme un ours en cage. Il n'ose pas aller dans les tavernes, l'est pas sûr d'être accueilli à bras ouverts.

Sa rencontre avec Istanga lui revient en mémoire, vipère lui faisant avaler une couleuvre, et son sourire de carnasse s'étire. C'est qu'elle a du tempérament, celle-là. C'est bien pour ça que le gars Zouyi et lui ont accepté de la servir.

En tout cas, personne ici ne lui fait aimer Valence, et la Lendelin a lancé une dernière fois les dés avant de prendre une décision définitive. Elle se rendra au bal qui se donnera aux Bains et leur a dit qu'ils pourraient y aller.

Du coup Omar s'est senti investi d'une mission de sauvetage et décide de recommencer ici ce qu'ils avaient ébauché en Gascogne, avant les évènements.

Mais avant de relancer ce parti, il lui faut l'accord des partisans. Il demande donc à la Lendelin de lui donner des vieux parchemins dont les mots inutiles qui ne débouchent que devant l'indifférence ont été soigneusement grattés pour laisser cours aux mots de Zouyi, pour remettre en route leur avenir.

Afin de s'imprégner de la politique locale, il a traîné du côté du Cadastre, puis de la Mairie, l'église, sans oublier la Cabane de pêche. Et surtout, la campagne municipale bat son plein.

Son pote, le gars Zouyi l'accompagne puis se perd dans la foule. Il passe entre les chalands et les badauds attirés par une agitation autour d'une estrade, et par moments un sourire niais aux lèvres, le muet écoute les propos.

Certains lui attirent l'attention et sa mémoire prodigieuse enregistre les termes exacts, afin d'en réitérer la teneur à Omar, qui saura quoi faire au sujet de l'acrimonieuse personne qui fait penser Zouyi à une 'corneille qui abat des noix *'.

Retour à la grange où Omar a installé le siège du parti : Zouyi prend un parchemin et y écrit mot pour mot les propos de la corneille.




Elise a écrit:
Je dirais que ce n'est pas le fait que tu m'ai repris les clefs qui me reste en travers de la gorge, c'est que tu l'as fais pour mettre une incompetente, sortie de nulle part, pour avoir une voix en plus lors des précédentes elections alors que tu avais mis dans ton programme que tu garderais le même conseil.




Elise a écrit:
Bine, ne fais pas semblant de ne pas comprendre. Je vais répéter...^

Moi je faisais signer des contrats et que la mairie rachetait, à ce moment là, le poisson à 7 écus au lieu de 17.50 aijourd'hui

Nous sommes donc bien d'accord sur le fait que les poissons rachetés a 7 écus l'étaient dans le cadre d'un contrat.
Le problème c'est que pour faire signer des contrats, il faut un minimum de présence en taverne hors... Voila deux mandats que l'on ne voit pas l'ombre d'un garde pêche en taverne.
Ne perds pas ton temps a nier, tout le monde l'a constaté



Omar lit à haute voix, déchiffrant difficilement l'écriture pourtant appliquée de son ami.
Arrivé à grand peine à la fin, il prend le temps de réfléchir à ce qu'il a lu puis décide d'envoyer Miette porter ces mots diffamants à Istanga.

Il se doute que le calme olympien dont elle a fait preuve jusqu'à maintenant risque de se briser méchamment et que, là, il vaut mieux pour la maisonnée ne pas se trouver sur son chemin.


Mieeeeeeeetttte!


crie-t-il à l'attention de la jeune femme affalée sur un ballot de paille et qui, justement, n'a pas perdu une miette des propos lus par l'ami Omar.

Va-z'y porter c'te torchon à not'Istanga et r'viens vite ici, avec tes jambes à ton cou!

Lui, pour le moment se cantonne à la préparation du programme de Douite et aux réflexions sur les vêtements qu'il portera au bal.


* Le Sagouin - F. Mauriac
Miette, incarné par Istanga


Miette a parcouru le chemin herbeux qui court le long du Rhône, traversé un petit pont puis quelques ruelles calmes de Valence.

Elle rejoint Istanga dans une maison dérobée, tenue par une aubergiste discrète et affable, qui offre gîte et couvert à la Lendelin et ses gens contre une somme raisonnable.

Justement, c'est le jour du loyer...

Miette entre dans l'auberge où seul un vieil homme courbé par des années de labeur, accoudé au comptoir qui a dû voir défiler une ribambelle de vieux fatigués, savoure une bière, laissant la mousse s'accrocher à sa moustache grisonnante.

Dans un coin reculé de la salle, assises à une table et parlant à voix basse, se tiennent Istanga et La Louison, comme elle se fait appeler, mais Miette sent confusément que là n'est pas son nom.

Debout près de la table, chiffonnant le parchemin qu'elle est venue porter dans ses mains nerveuses, elle attend la fin de la conversation, se contentant de murmurer :


Euh... bien l'bonjour! S'cuzez moi!


Et elle écoute, la petite fouine... c'est ainsi qu'elle engrange un monceau d'informations dont elle n'a ou n'aura sans doute jamais l'utilité, sans s'en rendre compte, la tête penchée en une attitude rêveuse, les yeux mi-clos, bercée par la musique des paroles murmurées.

_____________
Tout ici n'est que leurre et balivernes.
Istanga
Aujourd'hui, c'est le jour du loyer. Robert est allé à la banque de mon frère afin d'y acquérir crédits à échéance et crédits d'avance, avec les 300 écus que je lui ai donnés. Il se débrouillera avec Miro, pour la tenue des livres qui m'ennuient au plus haut point.

Mes cheveux ont repoussé un peu et leurs légères boucles brunes encadrent mon visage anguleux, dont j'aime regarder les contours, faisant fi des minuscules rides qui voient le jour au coin externe de mes yeux noirs.

Je souris.

Il y a un an encore, l'idée même de dépenser mon pécule pour ce qui n'était pas vêtures dispendieuses ou demeures à l'entretien difficile m'aurait mise dans un état d'humeur propre à dissuader quiconque de m'approcher.

Pourtant, aujourd'hui, grâce à l'idée de génie de mon frère, car lui était réellement un génie, sorti de la lampe que j'avais frottée en le rêvant très fort.

S'enrichir en enrichissant les autres!

C'est dans cet état de grâce que j'ai rejoint Loulou, la propriétaire de cette auberge cachée dans un petit quartier de Valence, que je considère maintenant comme une amie.
Un peu plus âgée que moi, elle est très effacée, ce qui étonne pour une aubergiste mais, maintenant que je la connais mieux, je comprends cette attitude en retrait.

Je lui souris, posant sur la table 150 crédits d'avance, pour les cent que je lui dois, car je sais bien qu'elle fera tourner.
J'aime l'idée de tourner, j'aime les danses soufis. Elles recentrent.

Voila, Loulou! Je t'en avais parlé, les voilà! lui dis-je à voix basse, pour ne pas déranger le vieux qui médite au bar. Avec ça tu pourras payer une serveuse.
Et si tu as vraiment besoin de la monnaie royale, tu vas les échanger à la Banque Lendelin, à Lyon.

C'est mon frère qui l'a créée!
lui dis-je avec fierté.

Nous parlons de choses et d'autres, des élections municipales entre autres, avec nos avis bien tranchés sur ce que nous attendons d'un maire, quand arrive Miette, qui semble un peu gênée mais, n'y prêtant pas plus d'attention, reprends la conversation.

En ayant terminé, je me tourne enfin vers Miette, qui baye aux corneilles et l'interroge sur sa présence. Elle me tend un bout de parchemin froissé que je lis rapidement, puis le déchire et le tend à Louison :
mets ça au feu, va! Elle doit être bien malheureuse, la pauvre Elise.... lui dis-je avec une lueur ironique au fond de mes prunelles noires.

Me retournant vers Miette ;

Va prendre quelques bouteilles de vin clairet, à la cave. Louison les mettra sur ma note. Porte les à tes amis, je gage que notre Omar va bientôt avoir très soif!

La laissant s'acquitter de la tâche, je prends congé de Louison et me dirige vers la halle, où se dressent les chapiteaux.
_________________
Istanga
Je supprimerai après, si participants il y a.
Donc, voilà... l'idée c'est de faire une sorte de parti poliique, surtout destiné aux PNJ (bien identifiés de préférence) mais qui, pourquoi pas, pourrait déboucher sur du concret (IG quoi ^^), mais un endroit vraiment destiné à tous avec trois endroits, et plus sans doute après, possibles :

- la grange, pas loin du Rhône, à développper
- la route qui va de la grange à l'auberge
- l'auberge

Si quelqu'un veut prendre le rôle de la Louison, je suis partante. Me MP
Miette, incarné par Istanga


Munie d'un de ces grands paniers d'osier dont le gars Zouyi a le secret, empli de quelques bouteilles de clairet, d'une miche de pain à la croûte dorée délivrant son odeur de levain et de quelques pâtés d'alouette, Miette se rend au parti de sa démarche dansante, chantant à pleine voix la chanson matinale d'Istanga :


"Frotte tes dents et les tiens nettes
Rien n’est si laid quand tu caquettes
Ou ris, de voir sous ton chapeau
Des dents noires comme un corbeau
Qui te donnent mauvaise haleine."


Elle secoue la tête en même temps, souriant à la pensée de sa maîtresse inculquant des leçons d'hygiène à tous ses gens. C'est qu'elle ne badine pas avec la propreté, la Lendelin, et même Omar a dû se plier à cette marotte, pour le plus grand bien de ses interlocuteurs.

Miette a le béguin pour ce grand balaize d'Omar, mais ce dernier ne daigne pas lui accorder le regard concupiscent qu'elle aimerait lui voir poser sur elle et son joli minois, aussi se rattrape-t-elle sur le premier beau gosse venu, qui lui témoigne un quelconque intérêt.

Mais pour l'heure, rien à l'horizon, les chemins sont désespérément vides de toute présence humaine. Seuls quelques papillons et oisillons font acte de présence, ce qui n'empêche pourtant pas Miette de se sentir heureuse de la vie simple qu'elle mène depuis leur arrivée à Valence.



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Tout ici n'est que leurre et balivernes.
--Zouyi


Le gars Zouyi a trouvé sa place dans la grange. Quelques ballots de paille disposés à la droite de l'entrée, une planche les recouvrant forment une table de fortune sur laquelle il a posé les vélins qu'Istanga lui procure sans rechigner. Il faut dire qu'elle aime la poésie et l'a chargé d'écrire un poème destiné à être affiché dans l'auberge où elle demeure, La Thébaïde.

Il ne sait pas ce que signifie ce mot, mais il sent confusément que la solitude y a sa part. Et la solitude et le retrait du monde, il sait ce que c'est. Tout à coup, les mots arrivent sur lui, tourneboulent dans sa tête dans une ronde effrénée et, la seule solution pour s'en dégager est de les inscrire, tels qu'ils lui viennent, bruts de décoffrage et sans y travailler.

Sa plume crisse sur le vélin, comme douée d'une vie propre et, sous son regard, prennent la forme de lettres rondes et bien dessinées, une écriture presque enfantine.

Citation:



Thébaïde *

Quand on n'a plus rien que sa solitude
Le soir venu apparaît le déclin
On trinque avec l'oubli de ses habitudes
Cherchant une épate pour fuir son chagrin.

Et puis soudain on évoque l'ancien temps
Qui nous a vu gravir les marches du succès
Grisé par la gloire, et, presque insolent
On toise les autres d'un regard agacé

Que de titres, d'honneur et de promotions
Paradant de faste, jusqu'à l'arrogance
En faisant fi des règles de la tradition
Qu'oblige notre rang à plus de bienséance

De cette époque lointaine et révolue
Mon cœur contrit, rappelle ses souvenirs
De tristes regrets, du trajet parcouru
Implorant le pardon pour se repentir.

A l'orée de mon âge, vaincu par les ans
Tel un vieil arbre aux branches dégarnies
Je ressasse ma vie, passé et présent
Suivant à la trace l'ancien chemin pris


La plume a terminé sa course, Zouyi ne relira pas, il ne se relit jamais.
Il roule le vélin, noue un brin de paille autour et se lève quand arrive Miette, qui chantonne gaiement la chanson "hygiénique" de sa maîtresse. Zouyi sourit.
Les lubies d'Istanga lui plaisent et il se ferait déchiqueter par une horde de loups plutôt que de laisser quiconque toucher un seul de ses cheveux. Malgré ses grands airs, il connaît sa bonté et sa recherche perpétuelle du bonheur pour elle et les siens. Grâce à elle, Omar et lui ont abandonné les rapines sur les routes ; ils ont maintenant un toit, le couvert et la possibilité de s'instruire.

Mais la vision du panier empli de victuailles relègue ses pensées au second plan et le fait se rasseoir, dans l'attente d'un festin de roi, offert par une reine.


* Poème de Mohamed El Ouahed


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L'opinion publique, ce monstre puissant qui fait peur aux niais parce qu'il est fait de niais, qu'on imagine en foule.
--Omar_le_braque



Des semaines plus tard...


Si Omar a été surpris par l'absence de réaction de sa maîtresse au billet porté par Miette, il n'en a rien montré et s'est contenté d'observer de plus près la Lendelin. Faudrait pas qu'elle perde la boule, pasqu'on s'f'rait bien chier, sans ses coups d'gueule! dit-il à Zouyi qui ne risque pas de répéter.

Enfin là, elle lui a semblé plus réveillée. Il a su qu'elle avait porté plainte contre la couleuvre qu'a voulu l'avaler, et l'optimisme d'Omar a repris le dessus, surtout quand elle a inscrit Darius au concours d'archers.

Le Omar, il s'en est roulé par terre de rire.

Mouahahahaha! Elle trouve toujours ezactement c'qu'y faut pas faire à un god'lureau d' quinze ans qui s' prend pou'l'mait' du monde!

Puis il s'est calmé, pensant aux jours de corvée qui l'attendaient : entraîner Darius au tir à l'arc! Lui-même n'y connaît rien, alors l'enseigner à un prince! Alors il a demandé à droite, à gauche, des renseignements et des conseils, en taverne le plus souvent.

Il a donc réussi à expliquer à Darius les problèmes de vents contre, ou face, ou latéraux qui s'opposaient au fichage de la flèche dans la cible et lui a fait tirer quelques flèches par jour, histoire de l'encourager dans ses progrès.

Oh: le gamin l'a bien regardé, par moments, d'un air de doute mais Omar a fait mine de rien, continuant ses louanges.

Ah, c'est certain, Omar aurait dû se douter que ça finirait mal... mais il n'y voyait alors qu'une manière de se marrer aux dépens de Darius.

Aujourd'hui, c'est le deuxième jour du concours d'archerie, et Omar a dû traîner Darius jusqu'à la lice. Il n'a plus retouché à son arc depuis l'annonce des résultats de la première manche, et refuse de parler à quiconque, sauf à sa mère, quelques fois.

Et là, il s'est enfui de la place du concours. Omar est chargé de mener les recherches dans la campagne, avec Toth et Zouyi. Elle et l'intendant iront à l'auberge, voir s'il n'est pas là-bas, et enrôleront pour les aider à rechercher Darius dans la ville.

Omar crache par terre puis ;


Satané gamin! J'm'en vas lui chauffer les oreilles si j'mets la main d'ssus!
Allez, commençons par la grange!


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Quand le voleur pactise avec le serviteur de la maison, il peut faire sortir un boeuf par la cheminée.
(Proverbe Kurde)
--Robert_arctor


Pendant ce temps, à l'Auberge de "La Thébaide'

Pendant que Omar, accompagné de Zouyi et de Toth, commençait les recherches du côté de la grange, Robert, de son côté, avait pris les choses en main, voulant éviter que l'émotion prenne le pas sur la raison dans l'esprit d'Istanga.
D'autorité, il l'avait prise par le bras, le glissant sous le sien, et l'emmenait dans la direction de l'auberge "La Thébaïde", dans laquelle le jeune homme avait peut-être trouvé refuge, pour y cacher la honte ressentie durant ce concours d'archerie.

Vraiment! se disait-il, seule une femme peut imaginer d'envoyer un archer débutant au milieu d'hommes mûris sous les armes! Darius, surtout! qui a une opinion tellement haute de lui-même... quelle dégringolade dans son esprit tout à coup!

Ils arrivèrent à l'auberge. Harris, le valet de Miroslav, toujours sans son maître qui ne prisait guère ses services, discutait avec deux paysans autour de chopines de bière.

A la grande surprise de Robert, Istanga marcha vers leur table.


Salâm, Harris! N'auriez-vous pas vu Darius? Et allez me chercher une boukhra, j'en ai besoin....

Elle se laissa tomber sur un siège, un peu à l'écart du trio.

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- Il a si bonne mine pour un intendant que Je me fais quelque scrupule de le prendre ; n'en dira-t-on rien ?
- Et que voulez-vous qu'on dise ? est-on obligé de n'avoir que des intendants mal faits ?
Istanga
Je me sens anéantie par la disparition soudaine de ce &$;;// bad pesar et m'interroge sur les raisons de ce comportement. Ai-je poussé le sens de la leçon un peu trop loin? Pourtant, le Très Haut sait que Darius se laisse envahir bien trop souvent par la suffisance, l'idée de sa supériorité... il faut bien que quelqu'un le fasse revenir sur terre, face aux aléas de la vie! Qui pourrait le faire, si ce n'est moi?

J'ai lu quelque part que le rôle d'une bonne mère est d'amener son enfant sur la voie de la raison, de lui éviter grandes désillusions en le mettant en face de la réalité, des convenances, des erreurs de jugement, j'ai lu qu'il fallait travailler sur sa capacité à accepter les échecs et aller au-delà pour se surpasser...

Pourtant là, devant la réaction disproportionnée de mon beau-fils, je commence à douter du bien-fondé de ces conseils. Et s'il allait se faire du mal? se jeter dans le Rhône et se laisser envahir par les eaux? se battre contre des brutes avinées armées d'un gourdin?

Robert presse mon bras sous le sien, me ramenant au lieu dont nous approchons. L'auberge est là, la même que tous les jours, et nous y entrons. Harris est occupé à pérorer devant deux pécores et je m'avance vers leur table, demandant un réconfort dans l'eau de vie de figues.

Personne n'a vu Darius. Alors je m'assois, bois doucement le verre de boukhra que m'a servi Harris.


Merci Harris! Pouvez-vous, avec vos deux amis, lancer des recherches dans la ville? Robert vous accompagnera, je reste ici pour le cas où il rentrerait et pour attendre des nouvelles.

Je laisse alors Robert et Harris s'organiser, tandis que je fixe la porte d'entrée, comme si elle allait s'ouvrir d'un moment à l'autre sur Darius.
_________________
Louison, incarné par Istanga



Toujours à l'auberge...


Dans un discret froissement de soieries défraichies, Louison s'approcha d'Istanga et, lui posant une main glacée sur l'épaule, demanda :

Des soucis, mon amie?

S'asseyant face à la jeune femme, elle la considéra de son regard étrange, comme éclairé du dedans et ajouta :

L'enfant n'en est plus un.
Il s'épanouit tel un papillon, veut s'envoler.
Il butinera sans doute quelque miellat sauvage, et vous reviendra nimbé d'un charme mièvre et repartira de plus belle.
Ne craignez rien, Istanga...


Tout en parlant, Louison avait changé ses mains en fanions soulevés par le vent qui transmettaient des ordres à la valetaille.

On put voir surgir de la cave une souillon qui s'empressa de jeter sur le sol un seau d'eau, puis frotter le pavé avec force, tandis que la porte de la réserve s'ouvrit sur un homme fortement charpenté, porteur d'un fût de vin qu'il mit en perce au fond de la salle, derrière le comptoir.

Istanga leva la tête et sourit enfin, très légèrement, puis posa sa main sur celle de Louison.


Oui, Louison! Vous avez certainement raison... c'est ce sentiment de culpabilité dont je ne puis me défaire, qui me mine depuis toujours...

Oh! Nous portons toutes ce sentiment, à un degré plus ou moins élevé. Il ne faut pas lui laisser la place, le repousser, croire en soi.

A ce moment, comme en un miracle, deux petits verres de sève d'angélique apparurent sur la table et, dans un sourire de connivence, les deux femmes burent la liqueur.

La porte de l'entrée s'ouvrit...


__________________

L'habitude, ce confort mortel.
Miette, incarné par Istanga


Au siège du Parti. Dans la grange, donc.

Depuis le chant du coq, Miette rêvasse, pratique le farniente jusqu'à plus soif. Dans le fenil, elle a disposé une vieille couverture de cheval et, de là-haut, elle a une vision plongeante sur tout ce qui arrive à l'entour.

De sa voix encore juvénile, elle chantonne des mignardises, tout en s'épluchant devant le petit miroir chipé sur la coiffeuse de sa maîtresse. Elle fait des mines, avance les lèvres en un baiser imaginaire, penche la tête d'un côté, puis de l'autre, prenant ce qu'elle s'imagine être l'air d'une femme fatale.

Un petit rire perle et elle s'aventure. La bretelle de son corsage est prestement baissée, dévoilant une épaule ronde, à la couleur d'abricot mûr, puis l'autre, puis elle déboutonne habilement, dévoilant ainsi deux jolis seins ronds, couverts d'éphélides, petits pains de son. Elle s'examine soudain avec sérieux, fronçant légèrement les sourcils, quand un craquement la fait se figer, aux abois.

Doucement, elle oriente le miroir dans la direction du bruit et, surprise, reconnais Darius, le fils de la patronne. Un sourire rusé se dessine sur son visage, elle vient d'avoir une idée.

Ne montrant pas qu'elle l'a ainsi surpris, elle se lève alors d'un geste gracieux, une main tenant le miroir devant elle, à bout de bras, l'autre main défaisant les barrières d'étoffes masquant corps.

Elle s'étire alors, dans sa rousse nudité, se prêtant au regard ébahi de Darius.


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Tout ici n'est que leurre et balivernes.
--_darius
Même endroit, même heure.


Darius a laissé toute la colère couler en lui, emportant avec elle ce qui lui restait de l'enfance. Le calme a alors fait son apparition et, tout en marchant vers la grange, où il compte s'allonger pour réfléchir, il se demande quelle va être la réaction de sa mère.

Pénétrant dans la grange, il sent un craquement sous son pied et s'arrête, l'oeil aux aguets. Un léger bruit vers le haut du fenil l'intrique et, levant le regard, a la vision d'une fée dans son plus simple appareil.

Bouche bée, il se frotte légèrement les yeux pour s'assurer qu'il ne s'agit pas d'une hallucination puis, le premier temps de surprise passé, il reconnaît Miette, l'ancienne petite bonne du château gascon.

Jusqu'à ce jour, Darius n'a guère prêté d'attention à la jeune fille. Elle n'est, après tout, qu'une souillon, une gueuse. Pourtant, à ce moment, Darius laisse son regard caresser la rousseur de Miette, sentant monter en lui un désir inconnu.

Pourtant, il a déjà éprouvé quelque émoi, devant l'amie de sa mère, Deltamu, maintenant Baronne d'Orange, mais jamais à ce point, où le jeune homme sent son sang bouillir, la sève exploser en lui.

Benêt, il laisse fuser quelques mots :

Miette, c'est vous? Que... que faites-vous donc?



Toth, incarné par Istanga


C'est avec un agacement certain que Toth vit arriver dans la cuisine de l'auberge les deux compères Omar et Zouyi, venus le recruter pour rechercher une personne disparue.


Enfin, mes grands! Trouvez-vous que j'ai l'allure d'un chien limier?
demanda-t-il en tournant sur lui-même, faisant admirer sa toilette excentrique, dégageant un parfum sucré.

Le plus grand cuisinier du monde ne peut s'abaisser à pareille tâche! Où avez-vous la tête, mon chou? ajouta-t-il à l'adresse d'Omar, lui soulevant délicatement le menton.

Bon sang, Toth! Arrête ces simagrées! Chuis pas un d'tes bichons, mouâ! Pis c'est pas n'import'qui qu'a disparu, c'est l'jeune Darius, l'fils de l'patronne!

Aaaaaaaaaah grands dieux, que ne le disais-tu tout de suite! Darius, le seul être appréciant mon art dans toute sa splendeur, un vrai prince, lui disparu! Mais c'est une horrrrreur! un cataclyyyysme! Partons derechef à sa recherche.

C'est ainsi que le trio s'engagea sur la route menant de l'auberge à la grange, appelant à tour de rôle le jeune homme, sauf Zouyi qui se contentait de taper dans ses mains suivant un langage qu'il songera peut-être à codifier un jour.

Dariuuuus! Mon prince, où êtes-vous?

Jeun'maît', jeun'maît' ! C'est nous, c'est Omar qu'on vous cherche!

Clap-clapclapclap-Clap clap!

Leurs pas les mena jusqu'à la grange. Un peu avant, ils arrêtèrent leurs appels, une nuée de perdreaux venait de s'égailler devant eux.

Une même lueur s'alluma dans les yeux de chacun des trois hommes, la lueur de la flamme rôtissant les perdreaux.

Un silence quasi religieux s'ensuivit, durant lequel, si l'on tendait l'oreille, on pouvait deviner le bruit des glandes salivaires prêtes à l'action.

Ce moment fut rompu par l'avancée de Toth dans la grange, et le cri déchirant qui s'ensuivit.


Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhh!

Toth s'évanouit.

______________

Dis ton secret à ton serviteur et tu en auras fait ton maître
.
Miette, incarné par Istanga


Lorsque Darius l'interroge sur sa présence, Miette réussit sans problème à rougir. Il faut dire aussi qu'elle y est aidée par la chaleur qui règne sous le toit de la grange. Cachant son triangle roux de ses mains, tête baissée et les épaules légèrement vers l'avant, Miette s'avance et traverse les rais de soleil vers l'échelle de fortune qui mène au fenil, se tourne impitoyablement, exhibant son dos et ses fesses rondes et entreprend de descendre.

En bas, elle s'avance vers Darius, se pose devant lieu et, levant les yeux vers lui, battant des cils :


Ce que j' fais là, mon maître? J'étais v'nue ranger l'désordre et j'ai eu sommeil! Et pis j'ai eu trop chaud... et pis j'espérais un prince charmant!

Devant l'air toujours ébahi de Darius, elle sourit, se hausse sur la pointe des pieds
Comm' vous! et pose ses lèvres sur celles du jeune homme. Un hurlement la fait sursauter, tandis que Darius la repousse brutalement vers le mur.

Mêêêêêêê, bêle-t-elle. Douc'ment! avant de se précipiter vers l'échelle et remonter dans le fenil. Vite, elle ramasse ses nippes et se rhabille, à l'abri des regards.


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Tout ici n'est que leurre et balivernes.
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