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[RP ouvert à tous*] Il était une fois...Blaye

Dragonet


Sur le port de blaye..

Le Libra venait d'accoster avec à son bord le fer nécessaire pour la construction du port. Tout en surveillant le débarquement, Dragonet vérifiait le mouvement des bateaux.. 4 places, 5 bateaux, cela devenait de plus en plus difficile.

un va et viens incessant des navires,faisant un ballet discret pour permettre à chacun de charger et décharger,se déroulait sous sa surveillance. Agrandir le port devenait une nécessitée.

Il s’était tenu au courant des événements en son absence, et était fier de son fils. Non qu'il soit réélus au premier tour, car il savait Leandre se démenant à sa tache et le travail portait toujours ses fruits, mais pour l'accord obtenu auprès du conseil de pouvoir relancer la construction du port grâce au denier locaux et à des mécénats.

C’étais une chance et un enjeux cruciale pour Blaye et pour la Guyenne tout entière. Mais combien en était réellement conscient, combien se rendait compte que le futur de la région était en train de s’écrire..

Au delà des querelles de clocher qui semblait animer le village, il existait un héritage profond,ancien,insoupçonné au sein de cette terre .

Il observa en direction de la chapelle de Saint romain, où était enterré Roland après la défaite à Roncevaux contre les vascons...Cette terre que César ou Charlemagne avaient parcouru, cette terre dont plusieurs roy mérovingiens avaient fait leur capitale, l’étoile et la clef de l'aquitaine, et dont le bruit de l’océan rappelait que la grandeur n’était jamais loin.

Il n’était pas né ici, mais il sentait toute la richesse, la puissance, le caractère sacré de ce village bien mieux sans doute que ceux qui y habitaient. Peut être serait il judicieux d'y acheter une seigneurie et d'y investir le fruit dans des terres dans le développement de la ville.

Tout en songeant, l'homme de plus de 50 ans déjà, pris un simple bâton, s'amusant de s'imaginer maniant Durandal, retrouvant des geste de son passé de maitre d'armes au sein des hospitaliers,bien qu'un peu plus rouillés, jouant comme un enfant. .
.


- "C'est un pic, c'est un cap, que dis je ..une péninsule.voir un estuaire où on y trouve ceux qui n'ont que quelques lettres..mais à la fin de l'envoie..je touche.."


Souriant, un brin rieur, cessant de fendre l'air, il prit sa décision. Il allait offrir à Blaye une partie de son héritage qu'il n'avait jusqu’à présent que réservé à ses enfants, et certains proches...la capacité de rêver, de se projeter.

Et qui mieux qu'une saltimbanque pour cela. Il songea un instant à sa chère cromwelle, son amour le plus ancien et le plus profond, sa gitane..Il faillait une femme, et il savait qui.. Il était temps de rentrer au phare..



Dans un phare abandonné et racheté, devenu laboratoire et bureau, surplombant l'estuaire..


Le vélin glissa sous la plume, et ces quelques mots..


Citation:
Chère damoiselle, vous n’écrirez plus dites vous jusqu’à nouvel ordre.. considérez donc ce temps venue venu car j'ai besoin de votre plume pour témoigner de notre avenir.. je vous attend dans le vieux phare "abandonné",

j'ai une histoire à vous conter,

il était une fois... Blaye.


*dans la cohérence du rp, des lieux, du temps et de l'intrigue
Sashah
Elle marchait sur la plage, aménagée au bord de l'estuaire, le regard perdu dans le lointain. Le ressac de l'eau dans les rochers, l'apaisait en quelque sorte... Que faisait-elle là, elle qui venait d'ailleurs ?

Pourtant sa mère était morte quelque part, dans cette région. On disait à Bayonne, pourtant un homme affirmait qu'une andalouse naguère avait été vue à Blaye ! De qui était-elle la fille ? où était-elle née ? Qu'était-il advenu des siens ? N'était-ce pas pour cette raison qu'elle avait accepté de venir jusqu'ici ?

Blaye ! Elle regarda la ville, repoussa une mèche de ses longs cheveux, cette ville la désolait autant qu'elle la fascinait.

Mille et un projet fleurissaient dans sa tête, elle y croyait, elle voulait y croire. N'en déplaise à quiconque, elle avait un rôle à jouer ici, de cela elle en était certaine ! Elle était fille de rien... poétesse bohème, vivant au jour le jour, au gré de ses passions et au fil de sa plume, mais elle était gitane, du moins vivait comme telle et une flamme brillait en elle.

Elle revint vers le village, les joues rougies par le soleil, on la réclamait de part et d'autre, un homme même lui avait dit ce matin "Vous me manquez" Elle en avait eu une larme d'émotion. Jamais sa plume n'avait été aussi habile dans cette ville étrange.

S'arrêtant à son pigeonnier, elle y trouva un petit billet. L'écriture était déliée, elle la reconnut facilement.

Citation:
Chère damoiselle, vous n’écrirez plus dites vous jusqu’à nouvel ordre.. considérez donc ce temps venue venu car j'ai besoin de votre plume pour témoigner de notre avenir.. je vous attend dans le vieux phare "abandonné",

j'ai une histoire à vous conter,

il était une fois... Blaye.


Le vieux phare ? Quel vieux phare ?

Elle se retourna regarda alentour, cherchant du regard.

- Le port ! Le vieux phare doit être vers le port ! murmura-t-elle tout bas. Elle passa prendre un châle, le vent était frais et s'en alla à la recherche de ce phare abandonné !

Elle le vit enfin, un phare ça ne se loupait pas. Des voiliers avaient accosté au port, le vent s'engouffrait dans les voilures, des mouettes se battaient des poissons morts, une effervescence semblait agiter les lieux. Il lui fallut grimper un promontoire pour se rendre à son rendez-vous, les rochers étaient escarpés, mais elle avait les mollets endurcis par une année d'errance dans le royaume.

Et puis elle arriva enfin ! Et puis elle inspira profondément, et puis elle poussa la porte du vieux phare, ne sachant même pas qui elle allait trouver derrière.

Le soleil qui dardait ses pâles rayons avait aveuglé ses yeux, il lui fallut un temps d'accommodation pour distinguer quoi que ce soit, un temps où elle devint une poétesse aveugle, alors d'une voix mal assurée elle demanda :

- Vous êtes là ? Il y a quelqu'un ?
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Dragonet


Tout commençait dans la pénombre. Le soleil et le monde extérieur s'effaçant dans le grincement des gongs de la porte pour laisser place au monde de Nyxx, la nuit.

Des sons accompagnaient les premiers pas de l’initie. L'eau tout d'abord, celle qui ruisselait par la présence de l’humidité, celle des flaques au sols sur lesquels les pas se glissaient. Au delà des marches et de la pénombre, on apercevait des ombres mouvantes au grès de la flamme, indiquant une présence de lumière, mais pour l'atteindre, il fallait s'aventurer dans les ténèbres.

Des bas relief frais de quelques mois relataient le longs de l'escalier les exploits d’Orphée ou les mystères d'Eleusis, accompagnant le voyageur de manières invisible.

Puis venait des odeurs étranges se répandaient dans le vieux phare, senteurs pour la plupart reconnaissables, flagrance de fleur, d’écorces, de suif, de cire ou de miels, mais certaines étaient plus mystérieuse.

Seules quelques essences avaient été rapatrié là, Dragonet n'avaient plus guère de temps pour ses expériences, ni pour les parfums. Pourtant, elles venaient titiller les sens de la visiteuse évoquant des images semblant peupler un monde encore sombre.

Le visiteur après avoir quitter le monde profane, après avoir plongés dans les ténèbres, se voyait progressivement immerger dans sa mémoire. Platon disait qu'on n'apprenait rien, on ne faisait que se rappeler.Chaque marche entrainait la jeune femme vers le souvenir, les ombres, puis progressivement le monde des idées.

Il n'y eu pas de réponse à sa question..le chemin commençait toujours seul, et se finissait de la même façon. Entre les deux, se trouvait parfois certaines vérités. Ses pas résonnaient dans le silence...
Sashah
La porte poussée ne le resta pas longtemps, le lourd ressort qui assurait sa fermeture se retendit et elle grinça étrangement avant d'enfermer la visiteuse. Sashah retint son souffle, mais la curiosité primait sur la peur.

Une pièce circulaire se tenait devant elle, des nasses jonchaient le sol, des cordages. Elle inspira profondément, personne ne lui avait répondu. Seul un écho avait résonné sa voix !

Elle avança de quelques pas... un escalier en colimaçon s'appuyait sur une colonne de pierre en plein milieu du local. C'était étrange elle semblait entendre un cliquetis, percevoir une lueur dans la pénombre. On aurait pu voir la clarté du jour si les fenestrons étroits n'étaient pas obstrués par des nids d'oiseaux. Elle s'approcha de l'escalier, leva la tête et eut un vertige. Tout là haut brillait une lumière, faible d'où elle était, mais elle se persuada qu'une fois au sommet, elle serait éblouissante.

Le sel lui chatouillait les narines, son odeur iodée supplantait tout, puis le moisi se faisait sentir, odeur doucereuse de champignons ! Ensuite elle devinait des parfums d'épices, mais elle ne put les déterminer.

Elle ferma les yeux, se lassa hanter par les lieux. Les rouvrit, embrassa la pièce du regard, sembla entendre les hommes naguère se relayer pour le quart ! A s'y méprendre elle avait l'impression l'espace d'un instant qu'ils gravissaient les marches pour monter tout là haut surveiller la lanterne. Habiller comme des marins, ils discutaient du grain qui arrivait au large. Le port allait être agité, les eaux de l'estuaire devenaient dangereuses. Elle entendit la cloche qui guidait les bateaux Dehors la tempête faisait rage, les hommes disparurent dans les étages...Elle inspira profondément, referma les yeux, puis les rouvrit

Tout était étrangement calme, ses mains tremblèrent, elle les plaqua contre ses braies, s'essuyant une moiteur qui commençait à la gagner. Elle monta alors une envolée de marche espérant que son hôte serait au second palier.
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Dragonet


Son bureau avait été aménagé à mi chemin. Non que gravir le phare lui posait un problème, mais le sommet avait été réservé pour ses observations célestes et parfois terrestre et pour y contenir un cabinet de curiosités modestes.

Les pas de la jeune femme d'abord étouffés par l'escalier, résonnaient le long des murs au fil de son avancé.

Dragonet leva les yeux de ses schémas d'Heron d'Alexandrie, son maitre à penser, et reporta ses réflexions sur l'installation de tube pneumatique à l'intérieur du phare pour plus tard.

Il avait d'autres sujet à traiter avec la jeune femme, dont la légèreté du pas indiqué identités sans aucun doute.

La pièce contenait sur les murs plusieurs tentures, autant pour protéger celle ci de l'humidité et du vent que pour la décoration,représentant des scènes d'Arcadie, et le sol était couvert de quelques tapis. Il en ressortait un sentiment de chaleur, dans laquelle l'homme détonnait légèrement.

Certes son visage arborait en voyant la jeune fille un sourire aimable et les yeux noisettes indiquaient malice et intelligence, mais il se dégageait également une volonté implacable et froide qui transparaissait dans chaque geste de l'homme.

La voix était douce et chaleureuse, mais de celle qui pouvait évoquer la fin de la vie d'un homme comme une simple banalité entre le temps à venir, et la saveur du raison fort sucrés en cette saison.

Les paroles emplirent doucement la pièce, sans doute les premières prononcées en ce lieu depuis sa venue.


Entrez jeune Damoiselle, je vous remercie d'avoir répondu à mon invitation.

Il désigna un des trois fauteuils de la pièce, et lui tendis une petite corbeille en osier:


vous voulez en prendre,ce sont des strawberry ou baie de paille, ou encore fraise. Charles V en avait ramené d’Angleterre et planté au Louvre, j'en ai pris là bas le goût, et j'avoue que j'adore ça,.. elles sont délicieuse. Cela change de nos mures sauvages.

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Sashah
Au premier palier, elle ne trouva rien, quelques vieux paniers en osier, surement destinés à monter des victuailles, une ancre de bateau aussi, adossée le long du mur. Elle imaginait la vie dans un phare... Des images la traversèrent la tête, d'hommes dormant les sens toujours en alerte pour parer au pire. Elle continua à monter,un bruissement se faisait entendre à mesure qu'elle gravissait les marches, dans l'escalier en colimaçon qui l'emmenait aux paliers supérieurs. A mesure de son ascension, le bruit devenant plus net. Elle devait être à mi-chemin du sommet, quand elle aperçut une lueur !

Elle en fut presque éblouie, aussi tressaillit-elle au son d'une voix.

Citation:
Entrez jeune Damoiselle, je vous remercie d'avoir répondu à mon invitation... Vous voulez en prendre,ce sont des strawberry ou baie de paille, ou encore fraise. Charles V en avait ramené d’Angleterre et planté au Louvre, j'en ai pris là bas le goût, et j'avoue que j'adore ça,.. elles sont délicieuse. Cela change de nos mures sauvages.


Elle resta, hébétée, un bref instant, comme surprise dans son sommeil. Puis elle sourit, prit une baie, la goutant et penchant la tête sur le côté avec un humm, qui signifiait qu'elle appréciait ce qu'elle goutait.

- Merci beaucoup, c'est surprenant, mais succulent ! Je suis Sashah, mais ça vous le savez déjà !

Elle étudia l'homme qui se tenait devant elle, sans s'en cacher. Ses yeux noisette à elle, fouillaient le regard de l'individu qui l'avait convié à venir le rejoindre. Elle aimait à transpercer les regards, comme l'on transpercerait l'âme pour en comprendre les méandres. Elle gardait son sourire, les joues à peine rosies par le froid ambiant. Les pierres gardaient la fraicheur et elle resserra machinalement son châle sur ses épaules. Elle portait la tête très droite, relevant un peu le menton, fièrement comme une andalouse le ferait. Dans son regard on y lisait, une grande sagesse, même si elle était jeune et elle aimait à se mouvoir tel un chat, sans bruit et sans tapage.

Puis elle s'installa dans un siège, comme il le lui indiquait et le regarda avec curiosité !

- Ainsi vous voulez me faire reprendre la plume ?

Elle sourit en coin, et observa la pièce qui l'entourait. C'était un endroit étrange à vrai dire, mais qui lui ressemblait, chaleureux et racé à la fois.
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Dragonet



Citation:
- Merci beaucoup, c'est surprenant, mais succulent ! Je suis Sashah, mais ça vous le savez déjà !



Sourire.. elle le fixe dans les yeux, et se déplace sans un bruit. Les pas sont ceux d'une voleuse ou d'un assassin, mais le regard dément la chose. Un voleur aurait observé les lieux pour garantir sa fuite, un assassin' aurait détaillé aux niveaux des manches et de la ceinture ou des bottes en premier lieu.

Cette démarche ne peut être que celle d'une danseuse, et le regard celui d'une femme habitué à user de son charme avec arrogance.Suivant les courbes, une partie de lui se souvient comment on danse une pavane avec ce type de femme, la manière dont le corps doit bouger, les frôlements, les pas, le jeu de la musique et des regards..Il fut un temps où ce corps l'aurait séduit, et où il en aurait joué pour le simple plaisir de sentir que nulle barrière ne lui était infranchissable. Pourtant l'idée ne lui évoque aucun désir. La chair reste éphémère et fugace et et les pierres portent en elle un sentiment d'éternité désormais plus à son goût.


Citation:
- Ainsi vous voulez me faire reprendre la plume ?


Elle regarde alors seulement la pièce, là où une voleuse se serait consacré désormais sur lui. il est curieux comme un simple pas trop furtifs est capable de réveiller en lui des réflexes si profondément enfuis.


Ton amusé...


Oui, je le veux..

la question n'est donc pas là...mais aux raisons de le faire.

Une des choses qui me frappent le plus dans ce village, c'est ce sentiment qu'on certain de clivages. Et ce que je me suis aperçu, c'est que plus les gens étaient ignare de leur histoire et du monde qui les entoure et plus les querelles de personnes prenaient le pas.

Pour les gens plus lettrés, les problèmes se posent différemment.. un argument est bon ou non, et si ce n'est pas le cas, il suffit d'en faire la démonstration et la raison s'impose. Du coup, peu importe qui est le maire, du moment qu'il sait mettre en place ce qui est dans l'intérêt de tous.

Bien sur il y aura toujours des gens ne visant que leur intérêt propre, mais je crois en la possibilité de mettre en place des valeurs communes.

C'est dans ce sens que je veux vous voir reprendre la plume. je n'ai pas choisis Blaye par hasard, mais parce que la ville possède un patrimoine, une richesse, une symbolique extraordinaire.

Avant j’étais à guéret pendant longtemps, une ville dans les marches limousines qui possède entre autre une langue unique, le marchoi, mélange de langue d'Oc et d'Oî... j'aime les endroits où le souffle de Janus respire, entre deux mondes.

Blaye est une de ces lieux, entre le fleuve et la mer, là où apsou et tiamat se croisent, mais aussi entre terre et eaux.. Des rois y ont vécus, césar y a plongé son regard, Roland le neveu de Charlemagne, le plus puissant des paladin y est enterré..

Blaye fut et peut redevenir la clef et l’étoile d'aquitaine, il suffit que ses habitants y aspirent. Bien sur la grandeur ne s'improvise pas,et demande une habitude pour s'imposer, mais nul ne peux devenir grand si il n'aspire à le devenir.

Je suis prêt à proposer quelques idées pour faire refleurir Blaye, je ne le fais pas pour être élus, j'ai vraiment autre chose à faire, mais pour aider à dépasser les clivages autour d'aspirations communes. Mais je ne mettrais que quelques braises, j'aimerais que vous transformiez cela en un feu de camps.. pas seule évidement, mais avec toutes les bonnes volontés à tout niveau.


Et peut être je vous proposerais une collaboration plus vaste bien au delà de Blaye plus tard.

Vous sentiriez vous capable d'être une muse pour notre ville?


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Sashah
Elle l’écouta en silence, leva un sourcil étonné, à son « oui je le veux », en fut amusée, et se laissa embarquer par ce qu’il disait. L’homme était convaincant du moins convaincu de faire de Blaye une ville comme elle en rêvait. Elle ne l’interrompit pas, elle était trop bien élevée par le faire et ce qu’il lui disait l’intéressait au plus au point.

L’enjeu était de taille et elle se sentit bien intimidée par sa question.

Elle l’avait observé tandis qu’il parlait, non pas dans le but de le séduire, elle n’avait aucun talent de séduction, elle ne s’exprimait que par sa plume et n’avait de sa vie abordée aucun homme pour le courtiser. Mais parce que régnant sur son clan, sur sa troupe, sur sa famille, comme protectrice, comme décideuse aussi, elle voyait en l’homme une force qu’elle enviait. Bien sur elle savait se montrer intraitable quand il fallait prendre une décision pour les siens, intransigeante quand il lui fallait redonner à un membre de sa troupe le sens de, ce qu’ils étaient et ce qu’elle n’accepterait pas comme comportement. Mais en aucun cas, elle avait été une femme mue par une force tranquille comme son interlocuteur.

Elle se sentie soudain celle que l’on appelait la Béjo, mi-femme, mi-enfant, car il l’intimidait vraiment. Mais trop fière pour le reconnaitre, elle cacha se trouble au plus profond d’elle.

Cependant, elle jouait avec ses mains, trahissant cette fragilité.

Elle inspira profondément, autant pour prendre la parole, que pour reprendre un peu de contenance. Visiblement ce qu’il lui demandait ne pouvait pas être pris à la légère. Elle n’avait jamais mis sa plume au service d’une quelconque cause, encore moins pour dynamiser une ville toute entière.

Le défi était de taille, elle le regarda, sans le voir toutefois, car elle analysait tous ses propos. Puis elle consentit enfin à prendre la parole.


Il est vrai que Blaye est une ville qui ne demande qu’à s’accroitre, tant économiquement, qu’humainement. Elle est entre mer et terre, un poste clef dont le port en est l’huis. Il est étrange qu’il soit si étriqué. Il est étrange aussi que les querelles de clochers, empêchent la ville de prospérer, non le mot étrange n’est même pas approprié, je le remplace pas navrant.

Je ne me suis jamais engagée dans une autre passion que l’art, mais j’ai eu envie de mettre ma plume pour relater ce que je vois ici et j’entend. A ma façon toutefois, démontrant ainsi que rien n’est grave, que les conflits qui agitent cette ville, peuvent être tourner en dérision. Car ils sont dérisoires ! Ce que j’entends par là c’est qu’ils ne sont pas fondés. Peut-être par manque d’informations, je ne sais !

Ce que j’ai vu en arrivant ici, ce sont les habitants d’une ville que l’on aurait oublié, du temps des Wisigoths. Ils sont tous les Huns contre les autres, à se chercher querelle pour une guerre qui n’a plus aucun sens ! Il est temps que cela cesse.

Transformer des braises en feu de camp, je sais faire. Bien évidemment ! Au sens propre du terme, même si j’aime me vêtir de rouge, toute une symbolique pour moi, suis-je capable pour autant d’être à la hauteur de ce que vous me demandez ?

Ce serait mentir que vous dire que ça ne me tente pas ! Ne vous avais-je pas écris que j’avais besoin de votre souffle ?


Elle le regarda, un sourire timide fleurissant sur ses lèvres. Les pensées se bousculaient en elle dont une qui martelait sans cesse son esprit « Aurait-elle été ce qu’elle est, si elle avait eu un père comme lui ? »
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Dragonet


yeux qui s'agitent, mains qui se nouent, souffle qui vient se chercher..combien de fois à t'il croisé cela dans sa vie..et combien de fois à t'il transmis une simple part de sa force d'un seul baiser, permettant à celles qu'ils croisaient parfois d'aller au bout 'd'elle même. Car si il n'est pas muse, il est pygmalion et sent l'âme de la jeune femme se modeler doucement au son de sa voix.

Scènes qui se répètent, mais toujours unique, car chaque être possède sa quintessence propre. Il songe un instant à ce joailler parisien célèbre, whatelse, venu s'installer, à t'il entendu dire, en Guyenne. La tache n'est pas si différente..observer une pierre, ne pas la façonner selon son image, mais au contraire aller chercher chez elle ce qu'elle a de plus précieux, de plus unique, le faire ressortir puis s'effacer devant l’œuvre pour la laisser vivre son destin.

Il sourit devant le jeux de mots sur les Huns contre les autres, il en à parfois honte, mais est très bon public en bien des choses, ce qui fait aussi parfois de lui un esthète et mécène...; Un artiste aussi, mais sa création n'est destiné qu'a ses seuls yeux.

Puis il se lève..


restez assisse..

la voix est douce et polie, mais ne laisse nul place à la contestation. Sa forte présence devient soudainement omniprésence, pendant qu'il se meut..

Vous devez avoir soif..

Il lui tourne le dos..Il sait que ne plus être face à face ainsi et le répit que cela apporte vont provoquer chez la jeune femme un soulagement, un abandon des tensions, un relâchement musculaire, et une décrispation pendant qu'elle pourra l'observer "a son insu".. Il parle, lui tournant toujours le dos..


je vais vous faire découvrir une eau gazéifié découverte lors de mes explorations géologiques, et dans laquelle je rajoute une touche de citron, que je fait venir du pays maure, et un peu de ce sukar Hindou ou sel indien qu'exporte abondamment Venise, et qui furent une des rares bénéfice de nos croisades, mais je le mélange avec un peu de gelée royale. Le sukar seul manque de raffinement mais le miel opacifie trop la boisson à mon goût puisque je ne la fait pas chauffer..nous y perdions le gaz..je n'ai pas encore trouvé les proportions idéales qui me conviennent mais vous allez voir, c'est rafraichissant, j'en donne aux femmes enceintes.. ou à celles qui ont monté quelques marches, mais vous êtes la seule à l'avoir fait en ce lieu..



Voix douce, badinant, taquine.. puis déplacement rapide, il ne la laisse pas se remettre sur la défensive, envahissant son espace, il lui tend le verre, mais la voix, la présence, la chaleur se fait enveloppante, sans jamais la frôler pour ne laisser nul équivoque qui la remettrais sur la défensive, brisant doucement ses dernières défenses.

Derrière son visage, elle sent un souffle doux, prés de son oreille, il reprend d'une voix chaude. Comme tout politique, il est aussi acteur et tout est mise en scène, même si elle ne connait pas encore son texte


je ne vous demande pas si vous serez à la hauteur de ce que je vous demande..je sais déjà que ça sera le cas, ne serais ce que parce que vous vous en voudriez de me décevoir. Nous le savons tout deux..

je vais juste vous apprendre comment le faire..

Dans un premier temps vous aller vous intéresser à chacun des habitants, en prenant des angles d'attaques: les tavernes à tester, les différent artisanats et leurs spécialités, l'histoire du port de Blaye, le vin de bordeaux, l’élevage (quel race de vache ou de cochon trouve t'on dans la région et son poids dans l’économie locale), quels sont les fruits qu'on trouve dans le verger et comment on le valorise, que produit la mine de blaye et est elle rempli, comment avance la construction du port et que reste t'il a faire,y a t'il beaucoup d'arrivés de vagabond à Blaye et comment évolue notre démographie, etc etc..

Cette approche va avoir 2 intérêts: d'une part le contenu par sa diversité renouvelé sans cesse peut intéresser le lecteur, bien évidement mettez y votre patte et votre ton. Ensuite, comme chacun peut avoir un avis , allez le chercher que chacun puisse affirmer son opinion et sa différence. Les individus ne font des clans que parce qu'ils n'arrivent pas à exister par eux même, si vous leur redonnez une vrai place, ils n'ont plus de clan, mais juste des avisparfois divergeant, parfois convergeant, et qu'il vous appartient de mettre en valeurs, quel qu'ils soient.

L'autre travail sur lequel je compte sur vous est le patrimoine, humain et culturel. Je vous ai dit pourquoi j’étais venu ici, mais j'y suis resté parce que j'ai été séduit par Kronembourg, en tout bien tout honneur, par son envie de faire et son ouverture, par son dynamisme. La vie se construit par des rencontres. Prenez le temps de retrouver et constituer ce patrimoine: Combien y a t'il eu de maire, ont il marqué leur époque, qu'en est il de l'histoire de l’église à Blaye (nombre de prêtre, symbolisme, etc..), bref s'inscrire dans un prolongement passé et futur.

ce que je vous demande n'est pas si difficile et vous avez l’étoffe et le talent non seulement de faire ça, mais de le faire avec goût et humour et rien ne vous empêche de vous faire aider.

chacun à une place qu'il se crée lui même..Kronembour s'occupe de nos âme, Leandre du développement économique, cybella est notre lug polyvalente et investie, je suis un mécéne, et la liste est longue bien au delà des"clans", ce ne sont que des exemples..

Vous voyez , le projet est vaste, mais très à votre porté..


Amusé

Vous commencez quand?

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Sashah
Citation:
restez assisse..


Le ton est impérieux, doux mais elle en fronça les sourcils. Elle qui n'a jamais obéi à qui que ce soit, reste un peu abasourdie ! Mais très vite, il passe à autre chose, lui tourne le dos et elle pousse un long soupir silencieux, comme si elle avait gardé plein d'air en elle, de peur... de peur... d'en être privée ?

Son coeur battait à tout rompre, finalement la pression était montée en elle, sans qu'elle s'en rende compte. Elle prit le verre qu'il lui tendait, ne comprit pas trop ce qu'il contenait, tout simplement parce qu'elle ne l'avait tout bonnement pas écouté !

Trop occupée à reprendre pied, à rassembler ses idées, ses mains, à retrouver un peu d'aplomb. La poétesse était nerveuse, bien évidemment et sous son apparence calme, de la lave en fusion coulait. Seul son parrain naguère, savait exactement repérer chez elle, les signes d'une grande agitation.

Comment diable cet homme sortit de nulle part, peut-elle savoir que j'ai soif ?
voilà bien ce qui lui effleura l'esprit.

Elle eut un rictus de satisfaction en buvant une gorgée du breuvage, mais elle ne prononça aucun mot. D'abord parce qu'elle n'avait rien à dire de particulier et ensuite parce qu'il ne lui en laissait pas le temps !

Voilà bien ce qui la désarmait complètement, le peu de temps qu'il lui laissait pour réfléchir !

Citation:
je ne vous demande pas si vous serez à la hauteur de ce que je vous demande..je sais déjà que ça sera le cas, ne serais ce que parce que vous vous en voudriez de me décevoir. Nous le savons tout deux..


Il était derrière elle, et elle plissa les yeux en entendant ce qui était une pure vérité. Par esprit de contrariété, elle aurait aimé lui répondre "Non non je me fiche de vous décevoir moi..."

Mais... il ne l'aurait pas cru et puis il n'avait pas l'air d'être le genre d'homme à qui l'on mentait si facilement.

Puis elle entendit ce qu'il voulait qu'elle accomplisse. Elle se plongea même à méditer ça, la tache ne serait pas aisée, alors là pas du tout ! Certes elle avait une certaine popularité déjà avec sa feuille de chou, mais elle connaissait un peu la mentalité des gens à qui l'ont demandait de raconter un peu leur vie. Entre ce qu'ils font réellement, qui ils sont vraiment et ce qu'ils inventent... Il allait falloir faire le tri. En gros elle allait devenir une espionne ? Celle qui rapporte tout ? Non... se dit-elle, celle qui informe !

Elle sourit, finalement le défi était de taille, mais relever le gant était vraiment tentant !
Citation:

Vous commencez quand ?


La phrase tomba, la laissant un instant interdite et elle vit l'homme s'en amuser !

- Heu... Là, maintenant, tout de suite ! bredouilla-t-elle arrachée à ses pensées, puis elle sourit à son tour, décidément il la surprenait ! Mais un homme qui ne la surprendrait pas aurait eu peu de chance de la convaincre, ni même de la voir s' intéresser à ce qu'il avait à lui dire !
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Dragonet


Citation:
- Heu... Là, maintenant, tout de suite !


Échange de sourire amusé..


pour faciliter les choses, je vous conseille pour commencer et comme vous l'aviez fait pour les élections de rebondir sur l'actualité..les vainqueurs des concours, les inculpés, les forgerons qui travaillent actuellement au port, les voyageurs de passages etc..

Le port est à mon avis un dossier passionnant: Savez vous que de le transformer de petit port à chantier naval, ce que nous faisons actuellement, cela représente un investissement de plus de 32 000 écus, et plus d'un milliers d'emplois, et que c'est un vrai défi pour Blaye. Une fois finis, nous passerons de 4 à 7 emplacements, et nous verrons si un arsenal est possible ou non.

De même, notre port n'a construit à ce jour qu'un seul bateau, un foncet, le Libra que j'avais commandé et nous avons 2 cogues attitrés au port, L'Elisabeth, du nom de ma mère et donc qui est mien également et le trident qui est à Vlad, représentant du comté. Je pense que vous devriez le rencontrer et l'interroger également.

Voyez également du coté du conseil, via la prévôté ou l'armée pour savoir ce qu'il en est de la police à Blaye et en général dans le comté et idem pour l'armée..

Tout cela ne sont que des pistes..



Tout en parlant, va chercher un châle et lui dépose doucement sur les épaules..

Autre héritage des croisades que ces tissus de laines venus d'orient.. gardez le, il fait parfois frais le soir.

Si tout va bien, j'aurais prochainement installé dans le phare un système pneumatique, permettant d’échanger des courriers dans un réseau tubulaire sans avoir a monter jusqu’ici.

Dans mon donjon de Castelcerf, c'est un ancien Hypocauste romain que j'avais installé..Mais je bavarde et je vous retarde, je ne voudrais pas freiner votre enthousiasme..je vous rend donc votre liberté, mais n'oubliez pas que je vous lirais..


sourire

Bonne chance à vous.

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Sashah
Il lui avait donné quelques pistes à suivre, mais il est vrai qu'elle avait perdu son inspiration, ça lui reviendrait il lui fallait rassembler ses idées. Elle notait mentalement tout ce qu'il lui indiquait, depuis sa plus tendre enfance, elle observait le monde, sa mémoire était étonnement développée. Peut-être était ce mutisme qu'elle avait gardé jusqu'à ses huit ans, ne prononçant pas un seul mot, au point qu'on l'avait déclaré simple d'esprit, qui l'avait amené à l'écriture avec autant de facilité ?

Un châle atterrit sur ses épaules, la chaleur du lainage l'enveloppa aussitôt. C'est vrai qu'elle était très pâle ces derniers temps, pas vraiment dans une grande forme, avec des cernes qui lui mangeaient le visage, mais elle était souvent ainsi. Elle murmura un "merci" tout bas, l'avait-il seulement entendu.

Et puis il lui parla d'un système pneumatique, chose qu'elle ne comprit pas très bien. Cet homme était-il un inventeur ? Une sorte de savant un peu fou, visionnaire du moins avant gardiste ? C'était un mécène de ça elle en était sûre au moins.

Citation:
Mais je bavarde et je vous retarde, je ne voudrais pas freiner votre enthousiasme..je vous rend donc votre liberté, mais n'oubliez pas que je vous lirais..


Bien sur qu'il la lirait, il la lisait depuis le début et à son insu, maintenant évidemment, il n'allait plus s'en priver ! Elle se leva, c'est vrai qu'ils avaient passé un long moment ensemble, il était temps qu'elle retrouve le soleil, la lumière, l'air frais, son inspiration...

Son verre vide encore à la main, elle se dirigea vers une petite console de bois, sur laquelle était posé le panier qu'il lui avait présenté à son arrivée. Elle déposa sa timbale sur le meuble et prit deux ou trois baies au passage ne pouvant résister à la tentation.

Elle baissa les yeux regarda son larcin qu'elle ne cachait pas au creux de sa paume de main puis planta son regard dans celui de son hôte. Ses yeux étaient rieurs, comme ceux d'une enfant qui venait de faire une farce et qui s'en régalait.

Elle finit par sourire espiègle et lui dit :

- Tant pis pour vous, il ne fallait m'y faire gouter !

Elle le regarda une dernière fois, lui lança un petit signe de la main, comme un au revoir du bout des doigts.

- Prenez soin de vous !
lui lança-t-elle en disparaissant dans l'escalier.

Plus tard, il entendrait s'il y prêtait l'oreille le claquement sec de la porte qui se refermait sur son passage. Sentirait-il parmi toutes les effluves de son antre, que son parfum de lys y flottait encore ?

Elle repartit vers son village, vers son ailleurs, vers son destin...
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Isaline.


Le soleil, le pont, l’eau, la mer. Cette odeur délicieuse d’eau salée arrivant de la vague relevant le fleuve pour venir frapper sur la coque de l’Élisabeth tout donnait cette sensation grisante et délicieuse de liberté. Son départ obligé du port n’avais pas été sans embuche. La colère de la mer montrait toute son agressivité cherchant à la poussé vers la côte pour laisser le bateau se fracassé sur les rochés. La jeune fille qui était capitaine avais tenu d’une main de fer la navigation, ancré le bateau et assurer que celui-ci resta en place jusqu’à ce que la mère des rivières calme son ardeur. Elle avait découvert les rouages de la navigation et, avec son esprit vif, héritage des Castelcerf, avait pris le tour de main pour dirigé cette énorme navire avec dextérité et fermeté malgré la petitesse de son corps d’une trompeuse fragilité.

Ses cheveux châtains palissaient par les journées passées sur le pont au soleil. La peau habituellement clair et pâle avait maintenant acquis une légère couleur brunâtre. Le tout laisse une certaine ambiguïté dans les regards étrangers. Cette jeune fille aux yeux d’émeraude foncé, aux cheveux presque blonds et à la peau brunâtre de ses journées passés au soleil, elle n'était ni belle ni laide mais un mélange d'étrange… Les journées suivantes en mer, tout prêt du pont de Blaye, avaient démontré toute la douceur que la mer pouvait donnée au voyageur averti. Le plaisir de l’eau, le bruit des vagues claquant contre la coque et des voyages avait été une pure révélation pour la jeune adolescente. C’est après avoir passer ses journées à se dorloté sous le chaud soleil d’été qu’elle avait reçu la missive du responsable de port. L’autorisant à accosté…

Hop au travail. Relever les amarres, vérifier la direction du vent parfaite, étirer les voiles, diriger le navire. La jeune adolescente courrait d’un point à l’autre du pont, s’afférent à l’accostage. Seule, sans équipage, déplacé un si gros navire demandait force, patience et connaissance. Tout en douceur, l’Élisabeth accosta au port. Isaline ferma les voiles, les attacha solidement, elle se promenait tel une acrobate sur le mât pour faire le travail de matelos autant que d’aviron. Elle était à elle seule toute l’équipage. Elle finit par ouvrit et aligna la nacelle, lorsqu’elle fut certaine d’être prête au débarquement. Son baluchon presque vide sur son dos, elle revenait chez elle. Cela ferais du bien de retrouver ses petits jardins, pouvoir se faire une réserve pour mieux repartir. Tant qu’elle ne restait pas trop longtemps sur la terre ferme. À la longue cela lui donnais des vertiges de ne plus sentir la terre bouger sous ses pieds.

Elle irait voir son cher frère en premier, lui faire un compte rendu habituel et une bise. Un sourire taquin éclaira son visage, sans doute serais-ce plus lui qui viendrais la voir dès l'annonce de son retour en ville. C’était dans ses habitudes maintenant. Peut-être irais t'elle voir son père, si elle dénichait sa cachet.

L’adolescente sauta sur le port puis mis ses chausses. Car sur le pont c’était bien plus facile de se promené nu pied, l’adhérence au sol était bien plus solide ainsi. Sourire éclairé au passant, elle était toujours d’une bonne humeur sincère lorsqu’elle revenait de voyage. D’ailleurs, petit froncement de sourcil, elle devrait vraiment voir son père en faite… L’Élisabeth était son navire, elle devait lui dire qu’il était arrivé à bon port et sans encombre. Hummm mais ou pouvait il se trouvé? Relevant les yeux, elle chercha naïvement dans le ciel, l’endroit ou son père aurait pu élire domicile. Alors, réfléchissons… Dragonet était pas un homme à laisser sa passion des décoctions s’oublier, s’était également un homme de science et après ses journées en mer elle avait appris que les étoiles étaient la meilleure façon de se dirigé. Son père aurait nécessairement désireux d’avoir un endroit pour les observés et les étudiez à sa guise. Donc son refuge en plein village serait inconséquent pour l’homme qu’il est. Isaline releva les yeux pour chercher au loin le lieu de prédilection pour son père solitaire. Ses émeraudes s’immobilisèrent sur le phare, s’illuminant d’une certitude d’avoir trouver. Rien ne lui coutait de vérifier, si elle ne le trouvait pas elle pourrait toujours allez voir Léandre qui aurais peut-être une idée.

La navigatrice quitta le port qu’elle trouvait plus achalandé que ses dernières arrivées. La ville était bien plus animées, déjà qu’elle n’avait jamais été morte comme d’autres villes du royaume de France. Hummm, quelque chose se tramait et la curiosité fessait place à l’obligation pendant que l’adolescente gravissait le mont surplombé par le phare.

Dès qu’elle eu poussé la porte du vieux phare la certitude d’être au bon endroit lui fut authentifié. C’est odeur de fleur, d’anis, légèrement accompagné de pavot, d’alcool, de miel et d’autant d’odeur qui avait peuplé sa jeunesse et était étroitement relié à son père et ses mystères. Avec ses habituels pas de ballerine silencieuse, Isaline s’avança vers la pièce qui faisait visiblement office de bureau, laboratoire et sans doute quelque nuit, de chambre également. Des voix se fit entendre avant que l’adolescente ne se fit repéré. La voix chaude de son père, douce et réconfortante se fit entendre.


Citation:
Le port est à mon avis un dossier passionnant: Savez vous que de le transformer de petit port à chantier naval, ce que nous faisons actuellement, cela représente un investissement de plus de 32 000 écus, et plus d'un milliers d'emplois, et que c'est un vrai défi pour Blaye. Une fois finis, nous passerons de 4 à 7 emplacements, et nous verrons si un arsenal est possible ou non.


C’était donc pour cela tout le brouahah du village. Le propriétaire et la visiteuse ne l’avait pas entendu semblait-il, elle ne devrait pas rester ici. Il serait impoli de déranger ainsi la conversation des adultes. La jeune fille ressorti a reculons faisant grincé le moins possible le plancher du vieux phare. Chose difficile mais pas impossible pour le jeune matelot qu’elle était. Une fois ressorti l’air de la mer viens lui fouetté le visage avec ses odeurs rassurantes qui avait maintenant imprégné toute sa personne sans qu’elle le réalise réellement.

Ses oreilles perçurent les pas de sorti de la visiteuse et prise de panique, la jeune fille se cacha avec son baluchon sur le côté du phare. Visiblement la dame, prise dans ses pensées, n’avait pas remarqué ni sa présence ni son regard rempli de jalousie. Isaline ne la quitta pas des yeux le temps qu'elle s'éloignais. Celle-ci ne comprenais pas cette sensation réellement, elle ne fesait que la vivre, sans avoir compris qu'il s'agissait de jalousie. Elle n’aimait pas beaucoup les attentions que les femmes semblaient portées à son père. C’était son père à elle…

La jeune fille oublia encore une fois cette envie protectionniste qu’elle ressentait pour tout les membres de sa famille sans exception et s’assis sur le sol, dos accoté sur la pierre du phare, tout prêt de la porte d'entrée. Elle repensa au parole volé. Donc le port allait être transformé en chantier naval? 7 emplacements au lieu de 4 c’était une nouvelle grandiose, très bonne. Pas vraiment surprenante car voyant la flotte de son père grandir elle se demandait déjà si le port pourrais être agrandit d’ici peu.






Xa_snow
[Rue des Pins Maritimes]

Sa belle avait été mal durant plusieurs jours, suspectant les baies étranges, mais savoureuses, offertes par le sieur Dragonet en son phare.
Il en avait passées de mauvaises nuits de veille avant de se voir rassurer par l'annonce faite un après-midi en taverne.
Cependant, la gitane appréhendait ses humeurs et sa forme pour les prochains mois.

Ils avaient eu vent que Dragonet s'était occupé de la reine avec habileté. Mais la poétesse était intimidée par l'homme de savoir. C'était donc à son époux de faire la démarche de visiter le mystérieux reclus.

Se vêtant fièrement, le procureur quitta la chaumière familiale et descendit la colline pour atteindre l'estuaire dominé par l'ancien phare.

[Le vieux phare]

Son épouse lui avait décrit la visite qu'elle fit en ce lieu. Il y repensa lorsque, du pied de celui-ci, il pointa le nez vers le sommet de l'édifice trônant à l'embouchure de la Garonne.

La lourde porte qui se referme d'elle-même, l'obscurité sur une pièce circulaire qui luttait contre la lumière, des cordages et autres nasses racontant des histoires de marins, un escalier colimaçant vers les cieux, les pas raisonnant contre la pierre humide qui dégageait une odeur de champignon et une pièce à mi-hauteur, occupée par un bureau.

Son regard scruta le moindre élément visible de l'endroit avant de s'arrêter sur l'occupant des lieux.
Droit comme la justice, le regard franc, le visiteur rompit le chant des oiseaux marins qui encerclaient la tour.

- Messire Dragonet?
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Dragonet


Citation:
- Messire Dragonet?


Voix masculine et assuré, qu'il à déjà entendu au conseil municipal. Dragonet lève les yeux de ses papiers portant les sceaux officiels du Limousin et du Berry, et les pose de cotés.

Il reconnait le compagnon de la poétesse, poète lui même au demeurant. Sans doute vient il le voir pour discuter de cette affaire d’échelles pour les vergers, mais à vrai dire, il n'a pas encore pris le temps de s'y plonger encore. Écouter son interlocuteur ne peux que s’avérer plus productif que des spéculations hasardeuses..

Son visiteur se tient droit, regard franc. Il fut un temps où le regarder ainsi dans les yeux équivalait à un défi sanglant, mais il sait que le jeune homme n'en à aucune conscience..L'homme vient simplement demander quelques choses, et il est probable qu'il ira droit au but. Il y a en cela une fraicheur qui disparait avec l'age bien plus surement et durablement que toute autre particularisme physique. Laissant un regard froid répondre à celui du jeune homme, il en ignore les oripeaux et vient chercher son âme pour y lire une destiné.


Bonjour très cher, que puis je pour vous?

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