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[RP] Dieu est Amour... Et refaire dieu tous les jours...

Brygh_ailean
Les premières lueurs du matin. Les cloches de St Front qui sonnent. Tandis que le soleil rouge s'invite dans sa chambre, la longue escote git sur sa couche les bras en croix. Alanguie par manque de sommeil, car l'enfant la tient éveillée, affamé. Alanguie par manque de sommeil, car l'amant, en éveil, la tient affamée. Ses mains un instant vagabondent sur son rêve... ses yeux doucement s'ouvrent sur sa réalité.

Lou bon jorn, Eicelença.

Elle roule sur le côté, le libère de son poids. Se relève. Comme un signe incontestable, le soleil darde au pied de son lit ses rayons sur une reliure usée par le temps, dont la patine réfléchit. Elle se glisse à la rencontre du parchemin vieilli, protégeant son corps dénudé d'un drap, le quittant un instant par manque de pratique, le réajustant ensuite. Mon dieu, c'est d'un compliqué. Piqué au vif par un désir neuf, elle rouvre le grand livre qu'elle connait si bien, par le début.

Mo Ruin, ne devrions nous pas faire preuve d'un peu plus de vertus...

Tiens, diantre... Elle voulait dire retenue sans doute. Sa langue aura fourché... soupir. C'est bien le moment. Son corps ruisselle d'amour certes mais pour un prochain si proche que s'il s'approchait, se rappellerait-elle seulement de quoi elle parlait. Se retenir ou en revenir aux vertus. Synonyme dans l'idée. Sans doute. Peut-être.

Je trouve qu'en cette période confuse, je m'éloigne de la médiété... En êtes-vous la cause ?

Ne pas regarder vers lui, sinon, c'est sûr qu'il causera des choses... des causes initiales ou finales, nul n'en a l'assurance. Mais des choses qui feront causer... assurément.

En suis-je la raison ?

Que nenni, la raison vous déserte ma fille. Il n'est point temps de l'associer à votre personne. Reste votre foi... Déjà l'enfant s'éveille, elle le porte à son sein douloureux et sent de sa morsure les premiers soulagements. Conservation et plaisir. La foi en l'avenir aussi. Tandis que l'enfant est toujours à sa tâche, elle se rallonge, maintenant Hadrien à son repas.

Mon discours vous parait-il étrange ?
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Devil
S'il est une chose qu'il faut savoir impérativement sur le Chancelier. C'est de ne pas le déranger à son réveil. Si Toulouse est célèbre pour ses concordats, ses Comtes, ses Chauriens. La province est aussi connue pour ses ours. Et pour le coup, il aurait tendance à se lever du pied gauche. Entre la lumière du jour pénétrant en la chambrée, lui, qui avait passé la nuit à chercher les bras songeurs de Morphée. Une fois qu'il les eut trouvé, ce dernier s'est évaporé... Nous en venons donc à cette nuit agitée. In naturalibus, tous les chemins mènent à Vénus. Certes. Mais Apollon aurait mieux fait de rester coucher. Solaire est l'astre et cause à ses pupilles un véritable désastre. A travers ce rayon impoli.

Lou bon jorn, Eicelença.

Sa Bryn se roule alors sur le côté et le "libère de son poids". Il en a connu des poids et des lourds de surcroit. Mais elle, on ne peut pas dire que cela en était un. Du tout même. Puis, elle a bien "perdu". Il se remémore à ce sujet, le jour où Key a tripatouillé sous "l'capot". C'était y pas longtemps. De mémoire de poisson rouge, il se souvient qu'une naissance. Cela fonctionne de la même manière que pour mettre bas une chèvre... La comparaison est belle.


Je trouve qu'en cette période confuse, je m'éloigne de la médiété... En êtes-vous la cause ?


Au réveil, se met-elle à méditer ? La future diète, au pain sec et à l'eau. Est-elle pour bientôt ? La journée commence mal. A philosopher dès le levé. Y a des raisons d'être fatigué...


Votre discours est aussi clair et limpide que la Garona en période de crue.


Il s'étira la bouche grande ouverte et l'œil aussi alerte que celui d'un bovin. Observant la scène, "Sa" Bryn avec son Hadrien, un peintre devrait figer ce moment. A première vue, elle devait parler religion. Et lui, depuis peu, adorait prier et les églises. Toutes ces soutanes et ces cierges, il y avait de quoi devenir drôlement croyant. Mais surtout pratiquant... Encore plus, si on est un gosse. Se prosternant devant l'curé avec béatitude, la bouche en cœur. Rasant les murs, usé, abusé, en tout bon enfant de chœur...

Voulez-vous parler de Dieu, Mo Ruin ?

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Brygh_ailean
L'ours mal léché est parfois alléchant mais Il ne suffit pas toujours de le caresser contre soi pour qu'il ait le poil luisant. Le caresser des heures durant... La pensée vagabonde, la grande se laisse manipuler par un charmant bambin encore quelques instants, puis le fait rejoindre son panier d'osier. Revenir se coucher ? Qui pourrait croire la McFadyen capable d'une telle extrémité. La médiété est bien loin, l'acédie la guette. Hmm... Il ne manquerait plus qu'elle verse dans la diplomatie pour ajouter à son tourment.

Je n'ai point l'heur de connaitre la Garona...

Elle reprend la pause telle une madone. S'exerce-t-elle à être clerc à défaut d'être claire ? Il y a franchement de quoi douter à l'instant présent. La lumière dans son regard pourrait sans doute être attribuée à l'astre solaire ou à quelques révélations latentes. Sûrement de celles que l'ours cache sous la toile fine du drap.

C'est un fleuve si... puissant qu'on le dit ?

Petit étirement des sourcils, profonde inspiration. L'esprit vagabonde. Serait-elle Garonne ? Qui parfois se garde ou parfois se donne ? Serait-elle si fluide sylphide ou mastodonte prête à braver les océans ? Serait-elle tout simplement femme, faite de tumultes, d'eaux vives et d'eaux calmes, balotée au gré d'un lit aux rivages changeants ?

Oui c'est cela : de Dieu, a ghrà... Dans la précipitation, nous n'avons jamais vraiment abordé le sujet.

De passer sous le drap pour se pelotonner contre sa peluche. Quel enfant n'en a pas rêvé ? La jeune mère ne saurait non plus s'en priver. Le jouet qui est resté dans la couche a toujours l'odeur de nostalgie des heures qui viennent de s'écouler, la chaleur qui reste et s'imprègne dès que vous le toucher, une envie d'y enfouir le visage et de ne plus penser.

Je parle de votre position... par rapport à ma mission de clerc.

Silence.

Cette fois vous me comprenez ?
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Devil
Je parle de votre position... par rapport à ma mission de clerc.

A la suite de ces mots, le fleuve aurait l'intrigante envie de retourner dans son lit. Des paroles à ne point prononcer par toutes les bouches, au risque d'y voir défiler une armada de quiproquos... Plus appétissants les uns que les autres. Tenants à être tentants les uns dans les autres. Position, mission, clerc. Voulait-elle se faire missionnaire ? Hum, hum. Laissant glisser ses doigts dans sa chevelure, il ne se rendait pas compte à quel point, il avait de la chance. Lui, sortant de sa Castelnou d'Arri d'adoption, gravissant l'échelle sociale avec patience et rigueur. Désireux de laisser une trace en son temps.

Le temps est une éphémère,
Elle s'applique à être nymphe,
Alors qu'elle reste amer,
Ses apparats sont blancs comme la lymphe,

Des rires, ils n'en restent que les pleurs. Et des heures, ils n'en subsistent que les heurts. Les anciens amis sont "morts" et ne reviendront pas. Et les nouveaux auront le loisir d'en suivre le même tracé. Mais là, loin de se rendre las, il repense à ce qu'elle a dit. La "précipitation" n'a rien à voir dans cette histoire. 'fin. Ce n'est que la passion qui l'a fit s'ouvrir comme une orchidée à la saison des pluies. Nostalgie ? Non. Bien que...

Son chant n'est pas une symphonie,
Mais un vol noir de corbeaux,
Le cœur fredonne cette mélodie,
Jusqu'à ce que sonne le glas de l'éternel repos,

L'est bizarre lui ? A se faire mélancolique au pire instant qui soit. Juste après une nuit de "repos". Une femme dans les bras. Satisfait, il l'était. Mais il aurait bien tort de se reposer sur ses lauriers. Façon, en un mot comme en cent, Hadrien peut en témoigner, "Alea Jacta Es". Les dés sont lancés dès la naissance. Et celui qui pense à les gratter... - C'est auto-combustion instantanée, namé ! -

Elle croit nous laisser une riche ardoise,
La seconde est son messager courant comme Hermès,
Ainsi on cherche à le rattraper mais il nous toise,
Et nous laisse en triste compagnie de la vieillesse,

Mais où veut-il en venir ? Simple. On ne gratte pas Dédé. - Picétou ! -


Je crois comprendre...Aristote, Christos...Le Très Haut...etc


C'est fini, il est déjà minuit,
Son aura se fane,
A l'instar du fugace appas des femmes,
Vieille Dame boit désormais le calice jusqu'à la lie...

Han ! L'est chiant ! Pis, on comprend rien, où il veut en venir ? Pourtant, la chose est limpide. Une seconde est un grain de sable. La mesure se fait au travers d'un sablier. Chaque instant, aussi beau soit-il, arrivera à son terme. L'idée est donc de veiller à ce qu'il se grave dans l'or et la soie. Auprès d'elle, sa Bryn, son désir était réalité. Pour une fois. Si le reste pouvait suivre. Enfin...

Jetant un œil sur le sacro-saint bouquin des religieux.


Est-ce le livre des vertus ?! M'apprendrez-vous ses moindres secrets...?


Afin qu'elle le délivre. Au fait, faut pas chercher Dédé, sinon, il t'imprime son point de vue en milliers d'extraits. Pour les enrhumés, rien de tel pour se réchauffer, que les piques du Chancelier en livret ! Bon, il se sent un peu piégé là quand même. Sa seule envie, en dehors de faire un grand feu avec le crédo, c'est de faire Dieu.

On commence par quel chapitre ?! J'ai drôlement envie de vous feuilleter..

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Brygh_ailean
Et dieu créa le monde...

Sourire fragile sur le visage à peine reposé. La grande lit dans le visage aimé des impressions subtiles, alternance de plaisir et de regrets. Regrette-t-il ce qui les a mené à cette discussion ? Elle n'en a pas l'impression. Peut-être plutôt qu'elle l'ait engagé alors qu'ils pouvaient faire sans dire, plutôt que dire sans faire. Faire Dieu est épuisant, mais en parler... peut être bien pire.

Au tout début tout était figé. Comment vous l'expliquer ? Voyez ma main... et imaginez qu'aucune force ne l'anime, que je ne puisse mêler mes doigts aux vôtres, qu'elle soit là, pendante... Cruel destin ! Et pourtant c'était là signe d'un monde parfait, mais assez... ennuyant.

Et pour mieux expliqué encore cette sorte de paresse, la brune joint à la parole, la caresse. Ses yeux se font de braise, son sourire éclatant. Elle aimerait chasser de ce regard les peines qu'elle y voit naître. Elle aimerait chasser de son esprit, le souvenir des fâcheux et les envoyer paître. Le mouvement est délicat : point n'est question de brasser l'air, juste un peu attiser le feu, de quoi mettre l'eau à la bouche, pour être terre à terre.

Alors dieu déplaça chaque chose, comme je le fais de mes doigts instamment... Or chaque chose n'a qu'une motivation : retrouver cette pose, cette perfection... et ainsi Dieu créa le mouvement... Mais comme cela ne suffisait pas à lui faire apprécier sa création, que celle-ci contrairement à lui ne pensait pas... dieu créa la vie... et le troisième mouvement qui fait que les corps ont tendance à tomber tandis que les esprits s'élèvent...

Elle s'anime, elle aussi, se redresse pour mieux l'observer, lui parler face à face, se noyer dans ses yeux, faire communier leurs esprits. Sa chevelure épaisse tombe en cascade sur son soupirant, preuve que dieu existe... ou que le coiffeur est vraiment un fainéant. Elle sourit toujours. Jamais elle n'a pensé jusqu'à cet instant que le livre des vertus puisse être si bien décrit par la pratique. Soucieuse néanmoins que son élève ne soit point troublé par un rythme trop soutenu, ni que le sommeil le gagne, alors qu'elle est en pleine explication. Un instant elle s'interrompt, rejetant la masse brune dans son dos, elle pose son menton sur ses mains, coudes posés.

Jusque là, arrivez-vous à me suivre ? Ne suis-je pas trop empressée à tout vous dévoiler ?
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Devil
Vous parlez d'immobilisme. Est-ce donc cela l'Acédie ? Ainsi, le peuple de Toulouse est condamné... Avec toutes ces siestes...Glandouilles....Rien faire...

Se sentant happer par les bras de Morphée, il releva aussitôt la tête. Ses prunelles "havane", à cause de la réflexion solaire, furent captées par les charmes de ce que nous nommerons désormais sa femme. Alors qu'elle le fixe, il s'allonge à ses côtés déposant sa main sur la chevelure brune de sa "tendre et douce". Ses doigts sont pris d'une envie soudaine de courir le long de ce dos fatigué. D'y jouer avec l'innocence retrouvée de l'enfant enjoué. Et de descendre, descendre jusqu'à cette extrémité. Là où débute ce périple. Les "fondations" d'une Grande destinée. Suivez le guide, le voyage ne fait que commencer...

Alba, terres du Sud, des paysages vallonnés aux contrées escarpées. Highlands et les Hébrides, contrastes de lumière et de beauté. Loch Eite, sur les vestiges de Dàl Radia, là où les divinités prennent le ciel en fond de toile. Faisant pleuvoir une série de merveilles et d'étoiles. Là, où l'astre Solaire est atteint d'une langueur monotone. Et où sans raison, au fil des saisons comme une déraison, le solstice et l'équinoxe refusent de communier afin de laisser la place à un éternel automne...

Pourrions-nous croire pour autant que la mélancolie vogue en ces lieux au gré du vent ? Non. Elle épouse à la perfection avec une passion détonnante et étonnante ce tableau aux mélanges si harmonieux. Elle est faite de ce ruisseau froid sillonnant monts et vallées. Le temps semble figé et l'air, bien qu'apaisant, est glacé. Les pérégrinations se font difficiles en ces terres hostiles. La rudesse a tôt fait de dissuader le marcheur mal préparé. Ils sont nombreux les voyageurs à avoir voulu se reposer à l'ombre de ses courbes indomptées... Mais ils eurent oublié que la joliesse si convoitée peut parfois se muer en une mer déchainée. Et qu'il ne faut point tenter de la faire plier. Mais composer avec elle, ses désirs, ses envies.

Gris, éden ici n'est pas immaculé. Pourrait-on prétendre qu'il est donc tourmenté ? Ses délices sont justes d'une autre "voie lactée", se faisant argentés. Montagne ténébreuse et plaine ensanglantée, rouge et noir fusionnant au travers de cette union, sous l'œil bienveillant d'un créateur issu d'une mythologie oubliée.

Alors "non-revenu" de cette expédition, il se perdit dans les yeux de sa Bryn. Dans ce songe, le mouvement se fit à travers une inaction. Être à des milliers de lieues sans bouger de cette couche. Là, où la Grande devint Légende. Il lui adressa un sourire puis sa main quitta les rivages de cette crinière paradisiaque. Afin de se porter à sa poitrine... Le Chancelier chancelle tout en restant couché...


Je...je...

La vie serait-elle entrain de le quitter ? Une crise de..cœur ? La Camarde, à la saison des blés, viendra-t-elle faucher son âme ? Quand l'esprit et le corps ne sont plus d'accords...
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Brygh_ailean
Répondre par le geste lorsque l'on parle de la création. La grande de sourire, se laissant porter par la démonstration, habile s'il en est, de cet élève trop brillant. La maîtresse se laisse donc un instant dépassée, profite et jubile à l'exposé de cette compréhension.

Oui, c'est cela... La sieste des toulousains... exemple....

Les instants passent. L'escote abat ses défenses, se débarrasse d'emblée de sa lucidité. Elle demeure néanmoins avide du sujet.

Si vous êtes à l'image de vos compatriotes, mon amor, je ne pense pas que vous souffriez l'acédie... car c'est péché qui s'oppose au plaisir...

Car en matière de conscience de soi, de son corps, de son âme, et des besoins de ceux-ci, le chancelier ne semble pas en reste. Il est habile même à prendre conscience d'icelle en face de lui, pour lui rendre également l'existence facile... lui donner le goût de la vie.

Et les instants s'écoulent doucement. Elle est happée par la beauté de son regard chaud. Emportée vers les horizons qu'ils semblent convoiter, dans le silence de sa chambre, leur chambre désormais. Puis il semble lui répondre sérieusement.


Je... je...

Elle relève le visage.

Devil, vous disiez ?

Mais le silence n'est plus le compagnon de ses gestes gracieux. Sa main sur son torse : elle comprend, non, elle panique.

Devil, répondez-moi...

L'envie de l'attraper par les épaules et de le secouer. Sauf que c'est le geste que l'on réserve à un époux qui s'endort sur la table après avoir ramassé une grâlée. Et ces deux-là sont encore loin de cette intime inimitié. Elle reste interdite, sans bouger. Son esprit s'échauffe... non, il se vide. Et tandis que toutes les pensées cohérentes la fuient, l'instinct animal reprend le dessus. Elle est la McFadyen, diantre ! Des soldats, elle en a enterrés, mais, parce qu'elle n'a jamais les bras, elle en a également sauvés... en grand nombre. Elle est maudite avec les hommes, elle le sait : pour qu'ils survivent, il lui faut les quitter. Mais celui-là, non ! Elle ne le quittera pas. Il ne la quittera pas... non plus. Pas ici, pas comme ça.

Devil !

D'un bond elle est sur ces pieds, traversent l'antichambre toujours nue, et hurle à pleins poumons :

Mahmoodi, Klaus, Sachiko... Trouvez un meige ! Immédiatement !

Puis elle revient sur ces pas, et pour ce donner contenance, reprend très exactement là où elle en était :

La première des vertus, mon cher, c'est l'amitié. Vous pourrez contester plus tard ce que je vais vous faire, mais je le fais au nom de cette Amitié. C'est ce qui nous lie tous dans un cercle parfait, où nous trouvons notre similitude dans l'entraide et la complicité...

Elle lui soulève la tête et dégage rapidement tous les coussins pour le placer à plat.

Le seconde c'est le don de soi... voisine de la première, en fait. Qui consiste à se sacrifier pour la communauté... attention ceci n'est pas un pacte, mais une tentative désespérée ! Parce que je vous donne beaucoup de ma personne, à n'en point douter...

D'une main ferme elle lui écrase la mâchoire pour qu'il ouvre la bouche et lui faire aspirer tout l'air qu'elle peut y souffler.

Car la troisième vertu, est la conservation de soi. Ne point exagérer tout en faisant attention à ce que l'esprit et le corps soient satisfaits. Je vais donc faire preuve de justice et veiller à vos intérêts. Adoncques, quand vous vous relèverez, je veillerais personnellement à ce que vous vous reposiez... Assurément, vous êtes toulousain ! J'ai dû exiger bien trop de vous, vous n'êtes pas habitué... Le plaisir dont nous avons parlé, diantre... votre juste milieu a été dépassé.

Puis tout à coup, elle chevauche ce corps inerte :

Parce que s'il est une vertu dont je suis l'image même, c'est la conviction. Car je suis convaincue que l'avenir est radieux et que de cet avenir vous êtes ma promesse... Alors en cet instant, je ferais également montre du pire de mes péchés, le manque de tempérance... Car oui, assurément, là, maintenant, je suis TRÈS en colère !

Elle joint le geste à la parole, relevant le bras avant d'abattre son poing avec une rare violence sur le plexus du chaurien. Elle lui pètera certainement quelques côtes mais pourrait bien faire redémarrer son palpitant. Sauf que personne ne saura jamais vraiment si ce geste était vraiment salutaire ou le pur fruit de sa colère.

Alors elle se laisse retomber aussi, en larmes sur lui.


Devil si tu meurs, je te tuerais...
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Devil
Les meilleures blagues sont les plus courtes. Mais parfois, elles s'éternisent ou prennent des proportions irréalistes.

Irréaliste. Changement de ton. Véritable contre pied. Un croche patte stylistique en bonne et due forme. - Pour vous surprendre... D'ailleurs, va falloir penser à passer à la caisse. Suffit pas de zieuter "Bryn, l'exploratrice" et s'dire "Chouette, on paye pas !" Nan, nan... -

Alors, qu'il feint "l'agonie" à la perfection. Sa belle est prise d'une soudaine panique. C'est là qu'il se rend compte de la stupidité de son acte. Elle, venant de perdre son homme et d'avoir fait naître un enfant avant son terme. La mort rôde en dehors de sa vallée, contrairement à ce que l'on pense. Pendant qu'elle lui sauve la "vie", la pastorale se poursuit. Les vertus. Il était bien de circonstance de les lui inculquer...de gré ou de force. Parce que visiblement, il en manque cruellement.

Si le sommeil est le cousin de la mort. L'amitié est donc une sorte de bouclier menant au cœur des problèmes. Qu'affectionne tant l'amour. Et si les sentiments représentent une grande famille, la haine y tient une place de choix. Heureusement qu'avec le mariage, il a été inventé le mensonge afin de pallier aux problèmes de "couple". Ou tout simplement afin de créer un semblant de liens sociaux entre les gens. En ou hors alliance. Ainsi tourne le monde.

La raison lui a apprit que seul son cercle importé. Et que ceux des autres pouvaient s'y mêler de temps à autre. Parfois, pour une éternité d'autre pour une très courte durée. Mais au final, chacun cherche à faire avancer son "cheval" sur ce "grand échiquier". Il devient complexe le Chancelier...

Lui soulevant la tête, afin "d'aplanir" l'ensemble, restons terre-à-terre. Les nuages ne sont pas encore son présent. Enfin, dépend dans quel sens on le prend... Passer une nuit avec elle, était semblable à toucher la voûte céleste. Mais il n'était pas pressé de mettre son âme sur le "portemanteau" des oubliés. Même, si en l'occurrence, il pourrait désormais "mourir en paix".

"Gniarf!" Voici ce que nous pourrions comprendre en sondant le crâne de notre patient, si nous étions omniscient. En effet, il ne s'agit point d'un pacte mais d'une tentative de torture sur diplomate ! Puis, vas-y que j'souffle, que j'souffle. C'est pas une vessie d'porc, va pas s'envoler, si on l'remplit d'air. Quoique... Le point commun entre une plante verte et un poisson rouge, on le connait. En outre, leur grande utilité, c'est bien leurs esprits extrêmement éclairés.

Puis, vint après la douleur, le plaisir. Ça, c'est quand elle le chevauche. Son petit côté canasson. Sans doute. - Oh, oh ! J'vous vois venir et la réponse est : "Oui, aussi." -

Paf ! Oui, Paf ! Un coup de poing en plein dans la poitrine diplomatique. Cela vient du fond du cœur, cela remue les tripes et inflige une souffrance méritée. Pour le coup, il en a le souffle coupé... L'émotion, peut être.

Voilà. Et voilà comment d'une douce matinée emplie de tendresse. Nous passons aux larmes. Notre homme est un drame...


Devil si tu meurs, je te tuerais...

Posant ses bras sur elle, faisant mine de rien. Alors qu'il souffre le martyr.


Hmm...Oh...Aïe...Mercè...


Puis d'ajouter d'un ton taquin mais malvenu.

Y en a...d'autres des...vertus...Parce que...

Une grimace interrompt sa phrase. On ne pensait pas que la religion pouvait être aussi violente... Les croisés croyaient la même chose.

Et...j'me pardonnerais...jamais que vous ayez à commettre encore des..péchés à cause de moi...

Faisant référence à son manque de "tempérance". Un sourire en touche finale. Même si sa manœuvre a raté.
Il a eu un autre résultat. Et ceci le met en joie... Vil manipulateur.

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Brygh_ailean
Lorsqu'elle sent sa main sur son dos, la colère se mua un instant en un immense soulagement. Déposant un baiser léger à chaque lieu où avait coulé une larme, elle se remit à cogiter enfin. Ce qui n'est pas forcément bon, pour le maraud qu'elle a sous la main. Reprenant un a un les derniers événements, elle trouve finalement que pour un mourrant il parle bien trop bien, et bien trop normalement.

Il était grand temps de vérifier ses constantes, ses réflexes vitaux. Alors commence une longue tourmente faite de soupirs alanguis, de gestes délicats et lents. les rythmes sinusaux sont un a un, contrôlés. Un test d'efforts serait-il nécessaire ? Pas le temps d'y réfléchir, qu'il est déjà commencé. Que la fréquence cardiaque augmente, que le pouls s'accélère, que de petites sueurs ruissellent de tout le corps... Bien, voilà... On va y arriver... On y est.

Alors, tout à coup, tout s'arrête. La grande se relève, enfile un calicot. D'un ton très monocorde :


Je disais donc que le Créateur après avoir créé toute chose, nous fit nous, Ses Enfants, pour partager ce qu'il y a de plus sacré... l'esprit et l'amour. Il nous envoya également deux prophètes, l'un pour le premier, qu'on appelle aussi raison. Aristote. Pour montrer que nous sommes des êtres raisonnés et que les vertueux sont en outre raisonnables... et l'autre pour nous enseigner cet amour infini, cette foy en lui et en notre prochain, qu'Il est le seul à avoir le droit de mettre à l'épreuve aussi cruellement que...

Haussant les épaules.

Pardonnez, si ma vue se trouble, chancelier... mais il me semble que vous ayez retrouvé TOUTES vos facultés, n'est-ce pas ? Alors, par conservation de moi, je vais manger... A plus tard !

Et dèjà elle quittait la pièce.
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Devil
C'est alors qu'elle quitte la pièce. Et c'est ainsi qu'il se retrouve seul. Le cœur en peine et le corps ruisselant de désirs inassouvis. Boire au sein d'une source tarie n'a jamais désaltéré personne... Restant là sur le lit durant quelques petites minutes, il se décide afin à se lever. Enfilant chemise et braies. Le pas est nonchalant. S'approchant du panier d'osier dans lequel évolue un enfant. Il l'observe un instant. En baissant la tête pour mieux le regarder, une mèche rebelle lui tombe sur les yeux. Remettant la mauvaise herbe en place, il sourit au bambin.

Alors mon grand, nous sommes désormais seuls entre hommes...


De bien scruter chaque parcelle de ce petit être et de se sentir en trop. Comme une pièce rapportée. Celle que l'on ajoute à un moment donné avant de faire disparaître pour une autre. Il pose alors sa main sur ce corps fragile.


Tu dois être fort pour ta mère. Protège-la. Tu es un Hadrien, après tout...


Le jeune Chancelier aurait tant aimé lui apprendre ce qu'il savait de la vie. Qu'il fallait se méfier des bergers quand on est un triste mouton. Ou que pour survivre en ce monde, il faut troquer son manteau laineux et se faire loup parmi les hommes. Finalement, Devil n'était pas si différent de ses aïeux et c'était sans doute cela qui lui faisait peur. Il n'était qu'une pâle copie de son géniteur. Possédant les mêmes traits qu'ils soient physiques ou moraux. Les chiens n'ont jamais fait des chats. Il se redresse. La douleur au niveau de la poitrine est présente. Il aura sans doute un léger hématome. C'est qu'elle frappe fort. Quittant lui aussi à son tour la chambre, il se dirige vers la cuisine. Elle est là. Merveilleuse et indomptable. Il aimerait lui dire : "Pardon". Mais il ne le peut, cela ne fait pas parti de ses vertus.

Bryn...

Un mot, un nom, qui hurle "excuse-moi" mais il ne dira rien de plus. Il mêle ses yeux aux siens, une dernière fois. Puis sort envahi d'une profonde tristesse...
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Brygh_ailean
De la porte de la cuisine, elle le regarde étonnée. Pas qu'il soit arrivé jusqu'ici, pas non plus qu'il soit tout habillé. Ce qui l'étonne le plus, c'est de se demander comment en quelques semaines il a pu prendre tant d'importance que de se savoir séparer de lui de deux étages lui coupe tout envie de harengs. De se fondre dans son regard pour y cotoyer son âme, de ne pas le toucher pour ne point se remettre à désirer son corps.

Elle va pour ouvrir la bouche et se retient de parler. Elle soupire longuement. Lui expliquer qu'elle lui pardonne, qu'elle ne désire que se jeter dans ses bras, tout recommencer comme au commencement du monde, d'être sa création, son mouvement. D'être sa chose, d'être son tourment. Comme il est sa cause, son argument.

Il l'appelle dans un murmure criant, une supplique sans réplique, juste le cri d'un silence pesant. Elle pince sa lèvre, le regarde partir. Soupir. Attendant qu'il soit trop loin pour l'entendre :


Moi aussi je t'aime. Tu sais ?
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