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[RP] Mauvaise nouvelle... A son chevet....

Tinkerbell18150
[ Dans son bureau ]

Tranquillement installer à son bureau, toujours dans la peine de l'absence de son père, elle se posait milles questions... ou était il ? Que fessait il ?....
Les larmes perlèrent ses joue inondant ses dossiers... Elle se ressaisit, au cas ou son père passait la porte avec un sourire radieux, après un bon repos venant la prendre dans ses bras s'excusant de son absence prolonger.
Elle soupira et alla ouvrir la fenêtre... l'air frais lui faisait grand bien en ce moment, tout se bousculait... dans sa vie
Elle entendit frapper à la porte et sans attendre qu'elle ne dise d'entrer un homme muni d'un parchemin, il était essoufflé presque a bout de souffle, le visage rouge... Il lui tendit le parchemin qu'elle pris machinalement.
Ne comprenant pas elle le déplia soigneusement sans quitter l'homme du regard.


Qui êtes vous ?

Ne le voyant pas répondre, elle fronça le nez, observant un regard apeurée dans se visage rouge se qui l'inquiéta, elle commença à lire et écarquilla les yeux.
Les larmes coulèrent à flot . Elle se laissa tombée lourdement sur le sol en hurlant


NOOOOOOOOOOOOOOOOOOONNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN

Elle déchira le parchemin la colère grandissante hurlant toujours de peine et de rage


Ils mentent se n'ai pas possible, pas mon père, menteurs ...menteurs

Elle frappait du poing le sol ne voulant croire se qu'elle avait lu

je veux mon père... je veux le voir.... vous mentez il est bon cavalier....

Elle vit l'homme se rapproché d'elle pour l'entendre dire que tout était vrai
Déjà en pleure elle éclata en sanglot et se releva d'un coup et partit de son bureau en courant, ne pouvant s'y résigner elle couru a l'endroit ou se trouvait son père.


[ Devant le monastère ]

Après de longues et interminables minutes elle arriva devant la porte poussant le garde de colère.[/i]

Laissez moi passer je veux être auprès de lui .


Elle le dévisagea et tambourina à la porte la voyant fermé

ouvrez moi je veux voir mon père ...

_________________
--.gouvernante.
Un porte s'ouvrit sous les coups de la jeune fille, la vieille femme regarda stupéfaite .cette jeune fille en larmes , elle la regarda et s'adressa à elle délicatement

demat demoiselle, ne criez pas ... mais dite moi qui êtes vous...

la vielle femme pensait reconnaitre les traits physique de la damoiselle, et lui pris la main lorsqu'elle entendu entre deux crises de larmes " père"
Sans attendre elle l'entraina vers la chambre de Nilas, ouvrit doucement la porte et laissa la jeune fille entrer en lui parlant a voix basse


Damoiselle votre père à été retrouver dans la forêt sans sa monture, il a l'épaule abimer et sa jambe cassée, il a du passer deux ou trois nuits dehors sans pouvoir bouger.Il est faible et a une forte fièvre, il dort à son réveil ne le harceler pas de questions ... laisser lui le temps de se remettre, il devra garder le lit un moment encore.

Elle sourit en espérant que la fille de Nilas reste calme devant l'état de son père, elle la regarda s'approcher de son père et de s'agenouiller aàson chevet, elle quitta la pièce en lui disant avant de partir.

Damoiselle, votre père recevra de la visite je pense , je me doute que vous resterez ici à ses cotés, vous trouverez tout se qu'il vous faut au bout du couloir.

Elle la salua de la tête refermant la porte derrière elle.
Tinkerbell18150
Elle reprit un peu de calme en écoutant la femme...

mon père ..dame... je veux voir mon père...

Elle se laissa entraine devant un porte, son coeur se mit a battre plus que de raison, il devait être derrière allonger...
La porte s'ouvrit , le souffle court elle regarda son père allonger... les larmes coulèrent les mots de la femme résonnait dans sa tête comme des coup de massue.
Elle s'approcha de son père fébrilement, se mit a genoux le regardant ...
Elle écouta la femme qui prenait congé.La porte fermée elle posa sa main sur celle de son père et lui murmura


je suis la papa, ne me laisse pas je t'en supplie, j'ai encore à apprendre avec toi, à te connaitre davantage, j'ai besoin de tes sourires , de tes remarques, de nos petites disputes...

Elle se mit a pleurée

Papa remet toi vite, je suis perdu sans toi.

Elle se ressaisit et attrapa un linge sur la table de chevet pour lui éponger le front, elle sentait le souffle de son père qui dormait, elle le veillerait...elle voulait être la à son réveil..
Elle tourna la tête vers la porte, du bruit venait du couloir...

_________________
Azilliz
[ A l'Eglise ]

Azi priait pour le salut de sa famille, depuis de nombreuses minutes, lorsqu'Anne vint s'agenouiller à ses côtés.

-Azilliz, le Duc a été retrouvé....

-Vraiment ? Que lui est il arrivé ?

-Une chute de cheval...

-Seigneur....c'est grave ?

Anne hoche la tête.

-Sa fille est à son chevet.

Azilliz se leva, prit la main de sa gouvernante et l'entraina vers la sortie.

-Allons la voir, elle doit avoir besoin de réconfort.

Elles sortirent et cheminèrent vers le monastère ou se trouvait Tinkerbell. Azilliz se présenta et se fit introduire dans le long couloir de pierre pendant qu'Anne restait à l'entrée.
La jeune femme suivit le moine jusqu'à la chambre et s'y fit introduire.
Elle aperçut Nilas allongé, et sa fille, la tête tournée vers elle. Elle se dirigea vers elle et la prit dans ses bras.


-Bell, mon amie, comment te sens tu ?

Elle la dévisagea, les yeux rougis par les larmes, les joues creusées par le sillon de ces dernières. Azilliz posa un regard inquiet sur Nilas qui gisait inerte sur son lit.
_________________
Tinkerbell18150
Les bruits dans le couloir se rapprochaient, la porte s'ouvrit, Azi était le devant elle.Les yeux rougit par les larmes deversée, elle était heureuse de la voir
Elle lâcha péniblement la main de son père et se leva et se retrouva dans les bras d'Azi.


-Bell, mon amie, comment te sens tu ?


retenant ses larmes se voulant forte, faire bonne figure devant ses amis, les amis et collègues de sont père qui viendraient surement, enfin elle l'espérait.

Je veille mon père Azi, il dort en se moment même , son soufle est la, j'ai vu ses doigts bouger, il va bien ne t'en fais pas.

elle se tourna pour regarder son père, et remarqua qu'Azi la dévisageait.

Qui a 'il Azi ? un soucis?
Mais tu ne doit pas rester avec ton père?


Elle la regardait mais son regard se portait toujours vers son père de temps à autre.

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Azilliz
- Oh mon père...Je crois qu'il a besoin d'être seul.

Elle baisse la tête, avant de continuer.

- Mon père est tombé amoureux d'une femme...Je l'ai sentit tout troublé, alors je suis partie prier pour qu'il retrouve la paix. Puis je suis venue dès que j'ai sû

Azi fait un pâle sourire, puis s'approche du lit de Nilas et regarde le visage du Duc de Bretagne.

-Comment va t il ? Est il conscient ?

Elle regardait le blessé au visage si différent que celui qu'elle a connu. Elle repensa à son rire sonore, son sourire charmeur qu'elle jugeait arrogant, et leurs taquineries réciproques au Conseil Ducal. Un court sourire passa sur ses lèvres. Lui qui avait tant travailler pour devenir le Duc de Bretagne, cet accident ne pouvait plus mal tomber.

Elle s'assit aux côtés de Bell décidée a lui tenir compagnie, la soutenir dans cette épreuve.

_________________
--Mignoniaj
[Dans un village non loin]

Assise sur le rebord de la fenêtre, elle réfléchissait sur nombres soucis, nombres souvenirs et toutes ses petites choses que la vie pouvait apporter sur les chemins. Un bruit sec et saccadé se fit entendre derrière la porte de ses appartements. D’un soubresaut, ses épaules se soulevèrent à ce vacarme dont elle ne connaissait pas la teneur.

Elle se leva soucieuse de cette visite inattendue. Remettant une mèche égaré en place derrière son oreille, elle ouvrit sans mots dire. Un messager tenait en sa main, une missive cachetée. Elle ne reconnue pas l'écriture fine présente sur le vélin, mais curieuse tout comme tout autres jeunes femmes, elle glissa quelques écus dans la main de l'étranger en le remerciant hâtivement.

Refermant la porte de ses appartements, elle se dirigea près du petit meuble où elle y déposait tout ses écrits. S'installant sur le siège confortablement, décacheta la dite missive.

Elle parcourue les lignes sans réagir la première fois. L'écriture fine semblait celle d'une damoiselle qu'elle n'avait jamais encore lue. Elle ressentit un vent glacial lui frôler l'échine lorsqu'elle se rendit compte de la teneur de ce message.

La vie d'un ami était en danger, un ami qu'elle n'avait pas revue depuis un moment déjà. Mais encore plus étrange, sa fille demandait sa présence sans gêne et promptement.

Sans réfléchir, elle rangeât le vélin soigneusement plié dans la poche de sa cape qu'elle déposa rapidement sur ses épaules, tout en prenant la sortie. Elle n'aurait sue à ce moment là, combien de marches contenait l'escalier de l'auberge où elle vivait depuis peu.

D'une voix étrangement calme, elle s'approcha de l'aubergiste près de l'entrée et lui demanda de trouver un cocher apte a la conduire en un lieu rapidement, au vue de l'heure tardive.




[Quelques heures à peine]

Le silence de la nuit fut brisé par les sabots des deux bêtes qui tiraient la carriole. Un vent frisquet soufflait sur les feuillages de la grande allée menant vers le monastère. Lieu auquel son ami combattait la tempête de toute une vie. Qui en aurait la gloire, la vie ou la mort. Personne ne le savait. Une pensée funeste lui caressa l’esprit tel une épine. Au même moment elle se rappela de certaines paroles.

Elle se mordilla la lèvre inférieure et retint son souffle afin de reprendre sur elle. Bell avait besoin d'une amie pour la soutenir, et non pas d'une dame déraisonnablement fragile a ses côtés.

Le monastère apparut dans toute sa sobriété, que quelques ifs semblaient tenir compagnie à ce paysage sombre comme la vie l'était en ce moment. La carriole s'immobilisa sur le parvis, et nerveusement elle leva les yeux vers les grandes portes closes éclairées d'une pâle lumière lunaire.

Remontant sa cape, elle cacha son visage avec l'aide de sa capuche et tendit la main au cocher qui l'aida à descendre. Posant un pied frêle sur la marche, elle sortie de la dite carriole et se dirigea vers l'entrée. L'estomac noué.

Un sage homme vint à son encontre, homme au service d’Aristote comme bons nombres de ses serviteurs. Elle ne se présenta pas. Pour seules paroles, lui murmura près de son épaules.


‘Damoiselle Tinkerbell requiert ma présence icelieu, puissiez-vous me conduire auprès d’elle je vous prie.’

L’homme suite a cet échange, se retint de poser nombres questionnements et lui fit signe d’entrer. Lui demandant d’attendre tout en essayant de percevoir son visage en entier. Elle baissa la tête, préférant fuir son regard. Il compris dès lors qu’elle venait en toute discrétion.

Il s’inclina et se retira vers un couloir. Partant à la recherche de la damoiselle d’Artignac.
Tinkerbell18150
Elle écouta Azi et se mit a rougir, sans poser de questions elle alla près de son père avec elle.

-Comment va t il ? Est il conscient ?

Il est blessé, mais il est robuste, bientôt je le verrais frapper a ma porte pour me taquiner, il dort mais ses yeux , ses doigts bougent... il c'est endormit avant mon arrivée.


Elle repensait a la première fois qu'elle avait revu son père... exactement allongé ainsi à Orléans... de légères larmes perlaient mais elle se retenait, elle savait que bientôt il serait la, elle avait tant de choses a lui dire... combien elle l'aimait, jamais elle ne lui disait ou très peu, elle commençait a le regretter.
Elle sourit a Azi qui était la avec elle...


Azi si tu doit rentrés ne reste pas , ne t'en fait pas je serais courageuse.

Elle espérait bien ne pas rester seul... elle se sentait craquer.
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Azilliz
Azi sentit la voix de son amie qui tremblait. Elle n'était pas dupe de son malaise, quoiqu'elle veuille lui montrer, et elle le savait, qu'elle était forte.

-Ne dit pas de bêtise, je reste là, tu ne penses tout de même pas que je vais te laisser seule à tréssaillir au moindre clignement de ses yeux.

Elle sortit une pomme de sa besace.

-Tiens, prends la, je suppose que tu n'as rien avalé depuis que tu es ici.

Elle lui mit dans la main comme pour ne pas lui laisser le choix, et se leva pour éponger le front de Nilas. Azi se sentit bien cavalière de le faire, sans être une proche du Duc allité, mais elle voulait soulager Bell, qui portait le lourd fardeau de l'angoisse. Tentant de la détendre, elle lui sourit.

-Tu sais que le conseil, le parlement et l'Etat Major de Bretagne risquent de venir défiler dès qu'il sera réveillé ? Vous aurez des fleurs à en remplir la Primatiale...

Machinalement, elle chercha des doigts sa petite bourse de cuire qui pendait à sa ceinture, pour trouver quelques écus à offrir au monastère pour que les frères prient pour le rétablissement de Nilas. Elle dévisagea Bell, qui semblait si inquiète. Qu'est ce que cela fait de croire que l'on peut perdre son père ? Un frisson douloureux la glaça, elle osait à peine imaginer ce quelle pouvait ressentir.
La main de Nilas glissa le long du drap, Azi la remit délicatement sur le lit. Il ne broncha pas.

Des pas se firent entendre dans le couloir, elle se redressa.


-Je crois qu'on vient...
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--Mignoniaj
Le sage homme revint et lui fit signe de le suivre dans le couloir. Leurs pas résonnèrent sur les dalles froides. Elle avisa la grande porte a demi ouverte et d'un signe de tête, remercia le moine.

Elle entendit des voix féminines à l'intérieur de la pièce. Le visage toujours a demi caché, elle entra et rechercha d'où provenait ces murmures.

Elle vit Bell et Azi, puis le vit lui. Son teint pâle couleur de craie lui procura une douleur indescriptible en son estomac. Elle avala difficilement et chercha a dévier son regard vers les damoiselles.

Elle salua Azilliz discrètement, ne sachant pourquoi elle se cachait ainsi. Puis regarda en direction de la damoiselle d'Artignac.


'Bell.. Je ne sais que dire... je suis sincèrement désolé pour votre père. Puis-je apporter aide quelconque damoiselle?'

Elle s'approcha de Bell et prit sa main en la sienne, la serrant délicatement pour lui apporter un quelconque apaisement. Elle hésitait à se rapprocher du duc, de peur qu'il ne ressente son désarroi même si il était inconscient. Puis de son autre main lui caressa la joue amicalement en lui disant...

'Votre père est un homme fort et fier, soyez assurée qu'il combattra jusqu'a son dernier souffle. Il va vous revenir, j'ose y croire encore. Il ne laissera pas tomber. Il se bat en ce moment même et se battra encore demain, comme il l'a toujours fait.'
Tinkerbell18150
Bell remarquait qu'Azi voyait en elle la tristesse ....

-Ne dit pas de bêtise, je reste là, tu ne penses tout de même pas que je vais te laisser seule à tressaillir au moindre clignement de ses yeux.

Je sais Azi mais c'est plus fort que moi, je donnerais tout ce que j'ai pour le voir me sourire de suite, mais il a besoin de repos...trugarez de rester cela me fais chaud au coeur.

Elle se retrouva avec un pomme dans la main , elle ne pouvait mangée tant son estomac était nouée...

Arf Azi....

Elle grimaça devant la pomme en l'écoutant

Tu sais toute la Bretagne pourrait débarquée cela ne changera pas je bougerais pas d'ici, j'espère voir arrivée ses amis, collègues....

Elle sourit en voyant son amie, éponger le front de son père, ... lui reposer sa main...
Elles entendirent du bruit et la porte s'ouvrit.la femme se tenait sous une capuche, visage caché...et fini par croiser son regard.


'Bell.. Je ne sais que dire... je suis sincèrement désolé pour votre père. Puis-je apporter aide quelconque damoiselle?'


Elle la regarda s'approcher , ne la reconnaissant pas...Elle lui prit la main, lui caressa la joue... elle l'a reconnu a sa douceur et se pris une profonde respiration pour éviter le déluges de larmes.Elle s'osa a la prendre dans ses bras...

'Votre père est un homme fort et fier, soyez assurée qu'il combattra jusqu'a son dernier souffle. Il va vous revenir, j'ose y croire encore. Il ne laissera pas tomber. Il se bat en ce moment même et se battra encore demain, comme il l'a toujours fait.'


Oui... c'est mon père... il est fort , robuste, et courageux, je l'attend et je le ferais ronchonner jusqu'a le voir soupirer de mécontentement.

Elle sourit en partant le regard sur son père.

Dame je suis heureuse que vous soyez venue, je vous en serais éternellement reconnaissante.

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Nessty
A nouveau l'un de ces volatiles de toute sorte et de tout bord
Qui virevoltaient dans le ciel avant d'arriver à bon port
En ce jour de mars 1457, à l'aurore.
Parmi les mouettes fientant à bâbord,
Parmi les corbeaux cyniques croassant encore,
Parmi les colombes roulant leurs R sonores,
Parmi les hirondelles fuyant les renforts,
Parmi les moineaux picorant des grains d'or.

Un de ces piafs diablotins,
Qui ressemblait à un messager de vélin
Portant à son cou le ruban couleur lie de vin
Qu'Aristote avait donné aux Vilains
Vint lâcher son chargement avec entrain
Non de fiente mais de parchemin
Au pied d'une jeune demoiselle dans le chagrin
Avant de s'étaler sur un tas de foin
Qui lui servirait de nid jusqu'au lendemain.



Citation:
Chère Tink,

Un bruit de taverne affolant m'a atteint à Rohan. La Bretagne est privée de son bienveillant Duc mais avant tout j'y ai perçu la souffrance d'un homme formidable et l'a grande inquiétude inhérent à son entourage.

Je ne te demanderai point comment tu te portes, connaissant que trop ton attachement pour ton père. Donne moi simplement des nouvelles de sa santé. D'elles, j'en déduirai ton état sur le baromètre des teignes invétérées qui planquent leur sensibilité.

Dès cette nuit, je rebrousse chemin depuis Rohan pour venir te soutenir à l'aide de quelques chopines bienveillantes même si je sais pertinemment que tu auras déjà sifflé l'intégralité du stock en ta taverne avant mon retour. Par pitié, ne fais point cela pour aller te perdre dans je ne sais quelle ivresse qui ne sera soulagement que pour toi même. Et encore ! De façon si éphémère, que tu risquerais de le regretter dès le lendemain. Garde cette force en toi pour aider ton paternel à surmonter sa douleur et vaincre le malheur que le frappe. T'es bien plus capable de cela que de t'attaquer un monceau de barriques qui au final résonneront tout aussi creux que certains crétins ventripotents en train de se taper le séant au sol afin de fêter victoire !

Ma missive et mes mots sont vains dans une telle situation, je le sais. M'incliner devant Aristote pour le prier de vous apporter toute son aide me parait être la seule chose en mon pouvoir à ce jour. Cela fera bien longtemps que je n'ai point fait chose pareille, mais je le ferai, pour toi, pour lui.

Ma belle, montre toi courageuse comme tu sais le faire face à une cohorte d'ennemis, en digne fille de Nilas.

Amicalement,

Fait à Rohan en cette nuit de mars 1457


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--Mignoniaj
Elle faillit craquer devant la mine déconfite de Bell... Elle se connaissait depuis peu et pourtant elle avait cet impression de la connaître depuis toujours. La serrant très fort dans ses bras, se retira quelques peu et lui essuya une larme qui perlait sur sa joue. Retenant les siennes... Puis d'un geste, faillit laisser tomber sa capuche mais quelque chose le retint. Une peur, une crainte qui sait...

'Vous permettez que je.. que je ..m'approche de votre père?'

Il semblait à mille lieux de cet endroit, ses traits tirés l’inquiétait. Reviendrait-il, se battrait-il pour revenir auprès de ceux qu’il aime. Auprès de sa fille, de sa bien-aimée, de ses amis. Elle avait encore tant à lui dire. Tout comme plusieurs de ses proches.
Azilliz
Azi vit une silhouette entrer dans la chambre, encapuchonnée et la saluer sans se découvrir. Pourtant, cette silhouette lui semblait familière. Elle la salua de la tête en retour, son regard inquisiteur observant les mains de l'inconnue qui prenaient celles de Bell.

Elle s'écarta du lit de Nilas, pensant qu'elles souhaitait peut être s'en approcher, et avança lentement vers la fenêtre qui donnait sur le potager des frères. Elle regarda, observant les plantes naissantes que les frères entretenaient avec bonne humeur.

Un volatile se déposa sur le rebord, elle ouvrir la fenêtre et prit son petit message.

Elle s'approcha de Bell et lui glissa dans la main.

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Mumia
Il s'approchait de la chambre dans laquelle Nilas avait été transporté. Sa fille, ses amis étaient présents. Cette vision lui réchauffait le cœur. Ses nouvelles obligations ne pouvaient malheureusement pas faire qu'il soit aussi souvent et aussi longtemps auprès de son ami, mais il le savait entouré.

Après avoir salué les quelques personnes présentes qu'il connaissait, il entra dans la chambre.

Voir son ami, cet homme d'une force et d'une énergie incroyables allongé là, lui brisa instantanément le cœur.

Les yeux humides, il prit la main de son Duc, se pencha vers lui et lui murmura quelques mots à l'oreille. Il savait qu'il l'entendrait, dans les nimbes du sommeil.

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