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[RP] A l'assaut de Jul... euh... Jegun

Trann
[Non loin du manoir de Lescout, sur le domaine de Jegun, là ou réside une richesse convoitée]

Trois jours auparavant, j'avais fait la connaissance de Juliette, en ville, une petite domestique avenante oeuvrant pour une bourguignonne.* Mon avidité n'avait guère mis de temps à se manifester, et j'avais décidé d'aller dépouiller les quelques nobles résidant à Jegun.

Assis sur le petit ponton surplombant la Loutrière, je regarde le manoir ou réside la comtesse régnante. Il ne m'aura fallu guère de temps pour trouver la localisation de la demeure, et le temps de réfléchir à un plan, j'ai pris la route. Depuis le matin je surveille la demeure, la garde est assez conséquente, mais cela ne m'inquiète pas.

Une marguerite dans la main, je l'effeuille, un sourire machiavélique aux lèvres.


Elle m'aime un peu...
Beaucoup...
A la folie...


Je continue ma litanie, tandis que les pétales tombent à terre dans une jolie danse aérienne.

Beaucoup... Et bien cela suffira !

D'un geste de la main, je rafle les autres marguerites qui attendent patiemment qu'on les mette dans un vase, et je vérifie ma mise. Je m'avance vers l'entrée du domaine, ou des gardes veillent. Je prend alors un air très triste, le pas devient un peu incertain, comme si j'avais un peu bu.

Je m'accroche à l'épaule d'un des gardes, en commençant à raconter mon histoire.


Vous d'vez m'aider mon bon messire ! J'm'appelle Trann, et j'suis le soupirant de Juliette ! Vous savez, la domestique qui vient de Bourgogne ! J'ai fait tout du chemin ! J'veux lui avouer mon amour !
Laissez-moi entrer !


Statistiquement les chances que les gardes me laissent entrer sont quasi-nulles, mais c'est sans compter mon joker ! Et je me mets à hurler en direction du manoir :

Juliette ! Juliette !


Si elle ne m'entend pas, je fais confiance aux rumeurs pour la prévenir assez vite de ma présence.

Vous trouvez que je suis un salaud de me jouer ainsi d'une domestique de 14 ans naïve pour pouvoir dévaliser une demeure noble ?
Vous avez raison.



*voir topic "Un sou est un sou"
_________________
Juliette
[dans le château de Jegun]

la vie s'écoule paisiblement au château pour juliette, en effet ses tâches sont allégées, à par préparer sa petite maitresse elle n'a rien à faire, et comme elle est consciencieuse elle en profite pour apprendre auprès de servantes plus expérimentées qu'elle. en gros elle donne un coup de main à droit et à gauche histoire de s'occuper et d'apprendre. un passage en cuisine, comment plume-t-on une poularde, comment on la cuit, le lavage du linge, la couture, juliette est curieuse et attentive, et profite pleinement des différents conseils qui lui sont prodigués.
en fait les vielles servantes semblent s'amuser de transmettre leur savoir à la jeune relève, elles savent se que c'est de débuter alors elles lui apprennent volontiers.

juliette n'est pas ressortie depuis son escapade en ville, elle n'a pas osé, et le beau jeune homme hante encore ses pensée. elle aimerait le revoir mais n'ose pas, elle irait bien à sa recherche mais ne sait pas où le trouver, mais elle ne l'oublie pas, et n'en a parlé à personne, d'une part parce que personne ne lui a demandé mais aussi parce qu'elle n'oserait pas le faire d'elle même. cela fait bien deux ou trois jours déjà mais c'est comme si c'était il y a une heure, le baiser brule encore sa tempe...

elle apprend, œuvre, travail puis soudains alors qu'elle cout une autre servante lui indique qu'un jeune homme semble l'appeler du bas des rempart! immédiatement juliette fonce à la fenêtre


Citation:
Juliette ! Juliette !


à peine l’aperçoit elle que son cœur fait boum boum! oh mon dieu c'est lui, c'est lui! juliette sautille comme une gamine! affligeant.....
elle fonce se laver les mains et se rafraichir le visage, puis court en direction de l'entrée du château! au fur et à mesure qu'elle approche un doute s'installe, mais que va-telle bien pouvoir lui dire? l'enthousiasme laisse place à la timidité maladive de la servante, déjà elle a peur, mais peur de quoi? pauvre idiote se dit elle, va l'voir tu risque quoi hein?

elle passe les gardes, sort, l’aperçoit, le voit, au fur et à mesure qu'elle s'approche, elle ralentit le pas, rougit, met les main dans le dos, à croire qu'elle part à l’échafaud, il est là à portée de voix que dire que faire? il faut bien mais elle n'ose, aller courage ma fille! essaye....


euh b'jour, heu vous ici? mais euh, vous hihihihi, mon dieu elle glousse! ça ne lui était jamais arrivé, la honte! vous, vous m'avez retrouvé, vous m'cherchiez?

elle est là, rougissante, les mains dans le dos, n'osant à peine le regarder, et attendant sa réponse, à la fois angoissée et excitée.
_________________
Trann
Je devrais toujours faire confiance aux pétales des marguerites.

Juliette ne met pas très longtemps à venir, et à voir son visage au loin, je sais déjà qu'elle ne m'a pas oublié. Si j'étais arrogant, je dirais que c'est bien normal, je suis inoubliable.
Mais je préfère penser que j'ai surtout choisi la bonne proie.
Je lui souris avec chaleur quand elle s'approche, rouge pivoine, bafouillante.

De derrière mon dos, je sors le bouquet de marguerites, pour lui offrir.


J'ai pensé à vous.

C'est la plus stricte vérité, il n'y a pas de mensonge, si ce n'est par omission. J'ai bien pensé à elle pour élaborer mon plan. Maintenant il me faut désormais entrer dans la place, pour exécuter le reste de la manœuvre. Et là, il faut être délicat, elle n'est pas chez elle, et la timidité pourrait me jouer un mauvais tour.

Vous m'aviez dit ou vous résidiez, alors j'ai pensé...

J'hausse les épaules, je n'ai pas besoin de terminer la phrase, Juliette le fera toute seule, mettant ce qu'elle désire après mes mots.

Enfin...

Je baisse un instant les yeux, avant de les relever. Le numéro de l'amoureux timide, un grand classique, il faut suggérer à l'autre ce qu'on aimerait qu'il fasse, tout en faisant croire qu'on ne réclame rien. Faire faire des petits pas à l'autre, imperceptiblement, pour obtenir ce que l'on souhaite.

Oh je n'aurai pas du faire tout ce chemin sans vous prévenir, je dois vous déranger ça se trouve... je suis bête...
Puis... puis peut-être que quelqu'un vous attend en Bourgogne. Je suis un vrai goujat, Juliette !


Je cligne des yeux, comme si je cherchais à retenir des larmes. Le poisson était-il bien ferré ?
_________________
Juliette
[au pied du château]

mon dieu, il vient de lui sourire!! il me sourit, il me sourit se dit elle!!! et là il ose il le fait il sort des fleurs! bon se ne sont que des marguerites qu'il a dût cueillir en chemin, mais jamais personne ne lui avait offert des fleurs! là il vient de l'achever....
juliette n'a plus les mains dans le dos, non, les bras sont ballants, elle comme désarmée, ses yeux sont grands ouverts, larmoyants, pétillants même!
elle n'en revient pas, non seulement il est venu, mais en plus il lui offre les fleurs! elle est toute rouge, et elle a très chaud la servante, elle est à sa merci...tout ceci et tellement nouveau pour elle, juliette ne pense pas aux hommes, non elle pense pas à tout ça, elle rêve un peu, imagine mais elle est bien loin d'y penser concrètement! mais à cet instant la vie lui explose en pleine figure!
elle est là, des étoiles plein les yeux, béate. là bête est à terre et attend le coup de grâce!


Citation:
J'ai pensé à vous.


l’infâme! il s'acharne! comme si cela était nécessaire...juliette n'oppose plus vraiment de résistance, quoi que...elle a certes toute confiance en lui mais n'en reste pas moins une jeune fille prude et maladivement chaste...
Citation:

Vous m'aviez dit ou vous résidiez, alors j'ai pensé...Enfin...
Oh je n'aurai pas du faire tout ce chemin sans vous prévenir, je dois vous déranger ça se trouve... je suis bête...
Puis... puis peut-être que quelqu'un vous attend en Bourgogne. Je suis un vrai goujat, Juliette !


et le voilà qui cafouille à son tour, c'est vrai qu'elle lui avait dit où elle logeait, mais jamais elle n'aurait pensé qu'il viendrait la voir, la prévenir? comment aurait il pût faire? il ne pouvait pas voyons!
le voir cafouiller ainsi amuse juliette, il est soudain moins impressionnant, dommage....mais cela redonne un peu de contenance à la servante qui ose enfin ouvrir la bouche, sans pour autant saisir le bouquet...


ha euh, voyons non oui enfin j'veux dire, vous, vous m'dérangez pas du tout voyons, au, au, au contraire, votre visite me fait plaisir....

aller ma fille concentre toi tu peux le faire, tu vas y arriver! elle sait pas trop quoi lui dire, ni que faire....

oh et non, enfin vous s'avez chui ici pour un bon moment encore, personne ne m'attend, enfin euh je, je suis au service de ma maitresse, je vais là où elle va, vous voyez.....et euh enfin vous vous, vous voulez euh enfin....


saisit elle ce qu'il veut dire par : "es ce que quelqu'un vous attend?" non il est clair qu'elle ne voit pas ce qu'il essaye de lui demander....elle le regarde, regarde le bouquet, le regarde, ne sait pas trop quoi faire, il est là, il est beau, il bafouille, elle aussi, son cœur bat la chamade.....elle est perdu la servante....mais glisse quand même une dernière phrase...


vous, vous, vous voulez faire quoi?

et paf! elle prend même pas les fleurs et remet les mains dans l'dos! gourdasse va! et pourtant elle les veut....
_________________
Trann
Les fleurs toujours dans la main, je la regarde rougir, bafouiller, tenter de passer outre sa timidité. Si je n'avais pas été ce que je suis, probablement que je pourrais me prendre d'affection pour cette enfant.
Je ne m'attendais pas à ce qu'elle ait des soupirants, de part sa timidité et son âge. Probablement que sa maitresse doit aussi être possessive et veiller à ce que sa camériste n'aille pas roucouler ailleurs.

Juliette reprend peu à peu de l'assurance, en tentant de me rassurer. C'est bien ce que j'espérais. Il n'aurait pas fallu que je lui fasse trop peur, sinon cela mettait mon plan à l'eau.


Je suis rassuré alors, j'avais peur de vous ennuyer en venant ici.

Je lui souris toujours, et à sa dernière question, je désigne les marguerites.

Eh bien, que diriez-vous de mettre ces fleurs dans l'eau déjà non ? Elles meurent de soif, tout comme moi !

A moins d'être affreusement explicite, il me sera difficile d'être plus clair sur mes intentions. Je croise en cet instant très fort les doigts pour que mon plan marche.
_________________
Juliette
[au pied du château la tête dans les nuages]

même sa maitresse, le dit, juliette brille plus par sa gentillesse que par son intelligence, et il n'est pas utile de la fréquenter très longtemps pour s'en rendre compte....et c'est souvent quand elle est sur d'elle, qu'elle est la pire, en fait ce qui lui évite de faire le plus de bourde c'est sa timidité et sa tendance à pas oser.....alors quand elle ose....c'est pas toujours bon signe...

Citation:
Je suis rassuré alors, j'avais peur de vous ennuyer en venant ici.


l'ennuyer? elle? mais qu'il est bête! bien au contraire, juliette est ravie! et entend bien le lui faire savoir...

oh mais non voyons! vous ne m'ennuyez pas...au contraire, ça va m'changer des corvées du château, j'ai bien b'soin d'une pose moi!

elle n'a plus les main dans le dos, elle est moins rougissante, mais toujours un peu, elle est souriante, pétillante, tout simplement heureuse!

Citation:
Eh bien, que diriez-vous de mettre ces fleurs dans l'eau déjà non ? Elles meurent de soif, tout comme moi !


grand dieu mais c'est qu'il a bien raison le don juan! elles ont soif les fleurs, et lui? oh le pauvre il est assoiffé! heureusement super servante est là! c'est tout à fait dans ses cordes! et ça lui donne des idées!
tout d'abord juliette se saisie des fleurs comme une gamine d'un kinder, puis les portant à son visage les respire profondément les yeux fermés.
aaaaah que c'est bon, que c'est agréable, juliette est sur un nuage!

z'avez bien raison! faut pas qu'elle s'abiment! et je vais ni vous laissez mourir de soif ni de faim! vous inquiétez pas, bougez pas j'm'occupe de tout!

ni une ni deux juliette détale comme un lapin dans le château! but de la manoeuvre, mettre les fleurs dans l'eau et prendre de quoi faire un romantique petit pique nique! elle est cruche mais pas folle bobonne! depuis quand les serviteurs font entrer des étrangers au château? elle est pas chez elle, et elle sait que c'est interdit! et puis surtout il ne lui a pas demandé, donc en un sens pas de problème!
mais il n'y a pas que ça, elle a pas du tout envie que les autres servantes le voient! elle s'en doute ça va jaser! et puis il est à elle, oui c'est son petit bonheur rien qu'à elle, et juliette n'a pas l'intention de le partager! d'ailleurs on sait jamais, une des femmes du château pourrait essayer de lui voler son beau blond!
la servante pense déjà vivre une belle idylle, mais comme elle est complètement immature, elle ne voit pas trann comme un amant non, elle le voit comme son chérie, elle perçoit cela comme une amourette de court d'école, certes ce qu'elle éprouve est fort, et il ne c'est pas passé grand chose, mais quand on a jamais rien vécue.....pauvre jeune homme il ne sait pas où il vient de mettre les pieds....le voilà laissé en plan avec fofolle qui se tape son délire....

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Trann
J'aime les plans qui se déroulent sans accroc. Et là... C'est pas trop le cas. Du moins j'étais confiant, ça allait marcher.
Merde.
Je la vois qui part... sans moi, hélas, pour aller mettre les fleurs dans un vase. De dépit, je tape dans un caillou de rage, qui s'en va rouler un moment. Est-ce que je n'aurai pas visé trop gros ? Nooon, ce n'est qu'une seigneurie, mais il est possible que je n'ai pas choisi la meilleure stratégie. Au bout d'un moment, Juliette revient, avec de la nourriture.


Oh, un pique-nique ! Bonne idée !

Allez, un pique-nique dans l'herbe.
Il va vraiment falloir que je trouve un moyen de la convaincre d'entrer. Au moins j'ai le temps du repas pour ça... J'espère au moins qu'elle a amené des choses bonnes à manger et boire, sinon ça va vraiment être l'ennui. Je réintègre mon rôle de soupirant, et l'aide à préparer le pique-nique dans l'herbe.


J'espère juste qu'il ne va pas pleuvoir, ce serait dommage de manger sous la pluie !

Ah oui tiens, si il pouvait y avoir quelques gouttes, ce serait idéal pour mes plans...
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Juliette
[du château à l'idylle]

tout en détallant comme une follette, juliette perçu deux phrases
Citation:
Oh, un pique-nique ! Bonne idée !
J'espère juste qu'il ne va pas pleuvoir, ce serait dommage de manger sous la pluie !

enfin pour la première c'était bien clair mais pour la seconde....peu importe voyons elle va penser à tout bobonne!
aller, dans l'ordre! une besace, une outre d'eau, oui parce que le vin épicé juliette elle a gouté et ça fait mal à la tête! alors pas question de rendre son namoureux malade! de la poularde, parce que après tout c'est elle qui l'a préparé pour s’entrainer! et heureusement pour trann elle était pas toute seul....mais soyons honnête ça reste une réussite! et enfin du pain encore chaud, là aussi elle a participé!
et voilà gamine première qui revient, toujours en galopant, le sourire aux lèvres, la besace sous le bras, et heureusement pour trann elle a de bon frein sans cela elle l'aurait percuté, juliette est confiante, sur d'elle, malheur! ce n'est pas une jeune fille non c'est une grosse gamine, mais ça il va vite le découvrir....


me voilà me voilà! suivez moi j'connais un coin sympa...

mode manga [ON] juliette n'a plus peur, juliette est dans son délire, la voilà qui s'accroche au bras du pauvre trann et l'embarque.....moi contente toi gentil toi venir! juliette se comporte comme s'il était un camarade de jeu.....et s'il ne la déstabilise pas un peu il n'est pas prêt de s'en sortir....juliette a toujours imaginé ça comme ça, elle a toujours rêvé de le faire, alors là qu'elle en a l'occasion....et plus elle est confiante moins elle pense et donc moins elle hésite....c'est quand elle s'interroge qu'elle hésite et qu'elle se bloque....et comme elle est pas très maline...

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Yolanda_isabel
Sur la margelle de l’entrée des cuisines de Jegun.

-« Deuxcentsoixantetrois, deuxcentsoixantequatre, deuxcentsoixantecinq, deuxcentsoixantesix, deuxcentsoixantese.. Aïe ! Vilaine fourmignonne ! »

Et pour le coup, cette vilaine bête qui lui a pincé le doigt, elle en tombe à la renverse sur les fesses dans le geste qu’elle fait pour la chasser de sa main. Vision curieuse que cette petite poupée grassouillette dans la terre, décoiffée et salie pour cause d’observation de la colonie de fourmis qui a élu domicile non loin des gardes-mangers du petit manoir.

Un soupir est expiré, un soupir pesant, elle s’ennuie un peu, mais ne veut pas s’éloigner des lieux où il y a de la fréquentation, toujours sous le coup de la terreur suite à leur agression guyennaise, mais Na’ se remet difficilement de son bras en écharpe, Cl0é s’occupe de l’Armagnac & Comminges, et Juliette.. Juliette.. La langue vient claquer un instant contre le palais avant que les deux mains viennent se poser à contre-cœur sur le sol pour donner l’impulsion qui la relèvera. Bilan des opérations ? Une robe souillée, décoiffée et un égo meurtri par une fourmi qui n’a pas apprécié son observation pourtant relativement sage.

Les araignées sont plus sensibles à la science, sûrement. Et sur cette conclusion fascinante.


-« JULIETTEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEUH ! »

Souffle repris avant de reprendre de même.

-«JUUUUUUUUUUUUUUUUULIETTEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEUH ! »

Pourquoi la chercher quand il suffit de crier ?
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« Que Saint-Louis bénisse le Royaume de France. »
Trann
Faire contre mauvaise fortune bon coeur... la bonne blague ! Faut bien que j'ai de l'argent pour payer mon train de vie moi ! Mais là, c'est mal parti...
Juliette décide de ce qu'il se passe, je vais devoir ronger mon frein encore un moment avant de pouvoir entrer dans le manoir.
Puis soudain... des cris animaux, des hurlements démoniaques.

Ah tiens, semblerait qu'on appelle la camériste. Peut-être que la chance me sourit enfin ? J'essaye d'avoir l'air un peu triste.


Oh, je crois qu'on t'appelles...

Difficile de pas le remarquer vu les beuglements provenant du manoir.
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Juliette
[pas de repos pour les braves !]

Citation:
-« JULIETTEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEUH ! »
-«JUUUUUUUUUUUUUUUUULIETTEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEUH ! »

ha non! mais non de non de.....c'est pô juste!
Citation:
Oh, je crois qu'on t'appelles...

ben vas y sale traitre! rajoutes en une couche! comme si juliette ne pouvait entendre et comprendre, si il y a bien une chose que le chien reconnait c'est la voix de son maitre!
en pleine euphorie galopante la servante est coupée dans son élan! des sentiments de colère et de déceptions la parcours.
non, non, pitié, non pas maintenant, pas ça non, mon moment à moi, non c'est pas juste, c'est pas juste.....espèce d’infâme infante bouffie et gueularde va t'étouffer avec un macaron tient! Grrrrr....
mais lui elle va pas l'abandonner, non, mais si, mais non, mais elle a pas l'choix alors....pfff trop injuste ça! snif, snif, sale petite peste!
et que lui dire? que faire? bon déjà pas faire attendre Gargantua! on ne sait jamais, ça pourrait être grave, et puis il y a la petite cheville et.....et oui on ne se refait pas, même déçu, même en colère, juliette reste juliette, une bonne pâte.....mais un peu creuse.
elle se tourne vers trann, n'ose à peine le regardé, une légère larme à l'oeil, elle lui donne la besace.


euh, je, je, je suis désolée, euh, euh, prenez, je ne vais pas vous laisser mourir de faim petit sourire de façade et vous devrez revenir pour me ramener ma besace...

rien de plus à déclarer, juliette s'engouffre dans le manoir, essuyant une larme, un moment, un instant, juste pour elle, est ce trop demander?
les couloirs, les cuisines, Lassie se laisse guider et arrive enfin devant son petit tyran....et....bonjour le tableau....bouffie contre le régime n'a pas fière allure, au milieu des fourmis, la robe sale, les cheveux en pétards, et pas l'air très joyeuse au passage...

ce n'est qu'une enfant après tout, juliette le sait bien, même si par moment elle lui tordrait bien son sale petit coup de.....mais elle l'aime sa petit maitresse, elle y tient...


oh mamzelle, qu'est ce qui vous est arrivé?


et c'est presque d'un instinct maternelle que juliette se penche sur l'infante, sortant un petit mouchoir propre, et commençant à essuyer le petites joues rondes que de petits doigt sales ont du frotter....
elle a un pouvoir incroyable sur juliette cette infante, mais tout en s’appliquant elle ne peut s'empêcher de se demander si un jour cette petite peste a reçu une bonne fessée....oh mais pas yoli non pas elle.....mais par moment ça démange....

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Yolanda_isabel
Il fait si froid ailleurs quand on est seule.

Jamais longtemps, jamais pour toujours, car quand les cris s’arrêtent et qu’elle fixe avec émotion la colonne de fourmis désordonnée, la conviction soudaine qu’elle ne sera plus seule, que Juliette va venir, que Juliette sera là. A-t-elle une vie cette jolie brune ? A-t-elle sa vie ? Qu’importe à dire vrai.. Yolanda lui cèderait le monde si elle le pouvait, avec l’assurance que toujours, elle reviendra vers elle. Innocente héritière qui croit pouvoir combler tous les rêves d’une simple servante en échange de sa fidélité, mais les gens ont besoin de plus que cela, comment le saurait-elle ? Qui le lui dira ? Pas Juliette qui déjà, accourt pour s’inquiéter d’elle.

Les mains sont tendues devant elle, elles sont sales, elles sont abimées comme tout son être pour le coup, car Juliette ne vient pas des communs, elle vient du dehors, elle faisait.. Que faisait-elle ?


-« Où tu étais Ju’ ? »

Où tu étais quand tu n’étais pas avec moi ? Avec qui, quand ce n’était pas moi ? Pourquoi s’échappe-t-elle ? Pourquoi la jalousie la ronge, comme elle l’avait rongée avec les Pupilles et Marraine ? Il y a une autre petite fille rose ?

Ce n’est pas possible, n’est-ce pas ? Ju’, comme Na’, ne pourraient pas lui faire cela. Alors qui ? Un coup d’œil à ses jupons. Navrés.. Il faudra au moins les laver, les repriser pour qu’ils servent ne serait-ce que de tenue d’intérieur. Fataliste le soupir qui s’échappe quand elle passe ses bras autour de la taille de la camériste, et là, la joue contre le ventre de la jeune fille, elle ne réfléchit pas, elle ne réfléchit plus. Juliette est venue. Qu’importe le reste, qu’importe la poussière, ou même les fourmis. Juliette est là, avec elle.


-« J’ai peur quand tu pars.. Je veux pas que tu as du mal. »

Pas depuis la Guyenne, elle ne veut plus revivre ce sentiment d’impuissance. Fataliste, parce que les bras se desserrent comme l’étau qui lui enserre le cœur, un sourire sur les lèvres, qu’elle veut, rassuré.

-« Tu faisais quoi ? Je peux faire aussi ? »

Tant pis, si c’est du ménage ou de la lessive, elle fera ou regardera Juliette. Pour n’être plus seule.
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« Que Saint-Louis bénisse le Royaume de France. »
Trann
Et la voilà qui s'en va. Plan n°1 : fiasco complet. Je note mentalement de ne jamais réitérer cette stratégie, c'est vraiment pas efficace pour ce que je veux faire.
Certes, j'ai de quoi manger, ce qui est déjà un progrès en soi, mais je suis toujours aux portes de Jegun, et plus ça va, plus je m'interroge sur mes chances de succès. Je tente de voir ce qui se passe dans le jardin, puisque visiblement la voix fluette qui l'a appelé semble y être.
Avec un peu de chance, elle est donc encore à portée d'oreille.

Bref, on retente à nouveau.


JULIEEEEEEETTE !


Au bout d'un moment, ils vont bien finir par céder et me laisser entrer, non ? Décidement la camériste est réclamée de partout, c'est ça la rançon du succès.

_________________
Juliette
juliette était là, auprès de sa petite maitresse, à lui essuyer les joues, à prendre soin d'elle, d'habitude c'est Na' qui fait la maman, d'habitude c'est la secrétaire qui est là, même si Na' n'est jamais vraiment là....
mais la junkie est blessé, elle a le bras en écharpe et passe son temps à galérer pour remplir sa pipe, pis elle doit se reposer, alors oui c'est à juliette d'être là c'est à elle de le faire alors elle le fait....même si elle a pas l'habitude...

Citation:
-« Où tu étais Ju’ ? »

hein quoi? voilà une question bien indiscrète! enfin au vue d'où elle était, mais la petite elle peut pas savoir non, et quand une enfant pose une question c’est jamais vraiment indiscret, c’est juste une question. Mais elle a déjà son petit effet, Juliette se met en mode pivoine!
Et en plus l’infâme infante ose! Elle lui fait un câlin! C’est bien les gosses ça, vas y que je t’amadoue, vas y que je verse une larme, aller, aller un câlin, et pourquoi pas un bisou tant qu’on y est?!
Bon en même temps un maître qui demande un truc comme ça à son serviteur c’est plutôt rare….

Citation:
-« J’ai peur quand tu pars.. Je veux pas que tu as du mal. »

Et oui elle a peur la petite, elle a peur toute seul comme une enfant, elle a peur pour sa servante, elles en ont vécus des choses, et pas que des belles, elles auraient pu mourir sur ce chemin.
Citation:
« Tu faisais quoi ? Je peux faire aussi ? »

a-t-on le droit de mentir à une enfant? Un adulte? Oui c’est mal! Ses parents? Oui c’est pire même! Une jeune fille? Il n’y a pas si longtemps qu’elle n’est plus une enfant….alors es ce si grave?
Juliette avait la petite serrée contre son ventre,un moment tendre auquel elle n’était pas habituée, une question, une interrogation qui lui posait problème, un aveu qu’elle n’osait faire, et si elle lui en parlait l’infante voudrais le voir, et ça Juliette ne le voulait pas non, elle voulait le garder pour elle, et puis on ne sait jamais on pourrait le lui reprocher…
Alors Juliette décida de mentir, oui elle osa!


Ho mamzelle voyons, j’vous laisse pas seul, j’vous croyait avec N’a

Se décharger sur les autre c’est lâche oui mais ça peut marcher…

et euh ben euh j'étais, enfin je vous en faites pas j'vais bien hein, tout va bien hein et euh

cafouillage total! le rose lui monte au joues, elle veux lui mentir mais elle n'ose pas! allez vas y juliette, vas y tu peux le faire! tu le peux!

et vous mamzelle que vous est il arrivé? vous êtes peut être fatiguée, vous voulez peut être vous reposer, je peux vous faire couler un bain vous brosser les cheveux...

et non juliette ne sait pas mentir, elle y arrive pas! bonne pâte comme toujours alors elle tente de noyer le poisson! soudain :
Citation:
JULIEEEEEEETTE !

et là c'est le drame! ou plutôt le Trann! il était pas sensé aller manger plus loin lui? juliette est rouge, juliette a chaud, juliette est mal, juliette n'arrive plus à sortir un mot, elle flippe la servante, elle flippe et ne peut pas le cacher, même à une enfant de 7 ans....
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Cl0e
Oui, il y avait du monde au manoir de Jegun. Les gens s'activaient, ça criait de tous côtés, les servantes étaient aux petits soins pour les invitées, elles prenaient même le temps d'aider la jeune camériste de l'étoile dans son apprentissage à la servitude.
Solidarité de servantes ? Oui, sans doute ça.

De son côté, la Blanche Comtesse vaquait à ses occupations. Plus précisément, elle jouait les mannequins vivants pour sa filleule, Bee, aux prises avec l'ourlet d'une robe. Oui, elle est généreuse, elle supporte les soupires de l'Abeille, les piqûres qui vont avec, sa danse autour d'elle pour vérifier toutes les coutures, une véritable acharnée de travail. Mais comment se plaindre quand ladite couturière vous confectionne des robes de plus en plus belles, qui font baver d'envie les petites filles à chaque apparition comtale ? Comment ?

Alors elle se plie de bon cœur à ces longues séances chiffons, parce que ça lui rappelle de bons souvenirs angevins en plus, et qu'on est égérie ou on l'est pas.
Et de temps en temps, alors qu'une manche est fixée, que la ceinture est ajustée, elle entend des "Juliette!" aux intonations enfantines et sucrées. Une fois, deux fois, trois fois, elle ne compte plus à vrai dire. Mais quand c'est la voix d'un jeune homme qui crie ce prénom, les sourcils dorés se froncent. Qui va là ?

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