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[RP OUVERT] Ceux qui Garde, Garde !

Nashia
[Montagne Savoyarde, Duché de Bielle, Vicomté de Mosso, Seigneurie de Pettinengo, en somme un Château pommé dans les hauteurs du Piémont, à la frontière Italienne j'vais pas non plus vous faire un plan !]


Les ordres avaient été donnés, ils étaient simples et claire. Et bien entendue, on ne désobéissait pas à sa Dame. Les douze soldats attrapèrent chacun leur tas de parchemins, s’inclinèrent avec un respect évident. Leur Dame avait prouvé plus d’une fois qu’elle savait faire preuve d’autorité et qu’elle savait fort bien sévir. Il n’y avait plus à attendre maintenant. Elle avait dit vite et bien. Les escaliers furent dévalé, dans la cours du castel de Pettinengo, douze chevaux d’excellence, venu droit de l’élevage de la Dame les attendaient. C’était de fière monture, large d’épaule, le pied sure. Des bêtes faites pour l’endurance, la guerre et la montagne. Certes, ils n’étaient pas les plus rapides, mais certainement les plus résistants. Une fois en selle, le galop fut prit, la grande porte dépassé, ils s’éparpillèrent tous à travers l’empire, la France et bien ailleurs même.

La mission était simple. Recruter la garde personnelle de la Pettinengo, celle qui servirait pour l’honneur, celle qui lui serait fidèle jusque dans la mort. Celle qui se battrait pour les terres de Pettinengo et celle de ses suzerains. Celle qui l’accompagnerait dans chacun de ses déplacements, dans chacun de ses combats et Dieu seul sait combien elle bouge la Pettinengo. Elle les voulait. Ces hommes et ces femmes amoureux d’aventure de combat, ces mercenaires, ceux pour qui elle donnerait sa vie et qui lui donnerait la leur. Elle les chercherait sans relâche, jusqu'à la trouver…

Sa suite !

Dans tout les villages, dans toutes les fermes rencontré l’annonce était passé, chaque voyageurs, chaque marchands était prié de passé le mot… La Dame voulait, elle aurait !

C’était dit, c’était fait.


Et du haut de sa tours, par la fenêtre de son bureau Pettinengo les regardait partir. Sur l'écritoire au fond de la pièce lumineuse l'originale des annonces où l'on pouvait lire...


Citation:

Oyez, Oyez !

Gentes Dames, Messires, Bourgeois et Paysans, Aventuriers, Mercenaire, Brigands souhaitant retrouver le droit chemins, Soldats retraité, Jeunes et Vieux en forme, vagabonds et autres hommes et femmes en manque d’action !


Oyez, Oyez !

Qu’il soit sut qu’à partir de ce jours,
Nous, Lenaïg Tosti, dict « Nashia la Brave », Dame de Pettinengo en Mosso,
vassale de Melisende et Pierre Von Kolspinne Ducs de Bielle, de Verceil, de Chablais et de Genevois, Vicomtes de Mosso et d’Alice Castillo, Barons de Challes, de Culoz et de Chatillon en Aost, Seigneur de Pont de Veyle en Bagé,

Recherchons et recrutons dans notre Garde Personnelle, chaque homme et chaque femme, prêt à nous servir corps et âme, n’aillant peur ni de la mort ni des combats, fidèle et courageux, prêt à nous suivre dans nos voyages et dans nos actes armés, dans la défense de nos terres, de celles de nos suzerains et de notre bien aimée Savoie, ainsi que les territoires de nos frères et sœurs de L’Empire. Ainsi que dans les autres conflits où nous aurons choisis d’agir.

Entre contre partie, vous serez nourrit logé et blanchit, vous bénéficierez de l’honneur de servir la Noblesse impériales, de notre protection, et d’une vie pleine d’aventure !

Aux Braves qui sauront nous offrir leur service, nous les attendons en nostre Castel de Pettinengo, en Savoie.


Que le très haut et les étoiles veillent sur vous !


L.T. dict Nashia la Brave,
"Ceux qui Garde, Garderons toujours !"

Dame di Pettinengo en Mosso


Fait le Vingt-deuxième jour du mois de Juin de l’an de Grasce 1459
En nostre Castel de Pettinengo



Note HRP: Ceci est un recrutement de Suite Noble Impériale, à l'effectif d'un CA IG, c'est a dire 5 personnes, avec donc du coup des influences IG parfois. Pour plus de renseignement: MP !
Ceci dit toute candidature rp aura réponse, si vous souhaitez que votre perso ne soit pas retenue par la Dame MP aussi !
Autrement n'hésitez pas, réaction dans un village ou autre etc... PJ ou PNJ ! Mettez juste l'endroit où se trouve votre perso histoire que l'on se repère.
Khy
[Montagne Savoyarde, blablabla, chambre d'une convalescente, j'vais pas non plus vous faire un plan...]

Parce qu'il ne sert à rien de se fier à une carte lorsqu'on peut se laisser guider par les hurlements mélodieux de l'adorable Khy.

- J'VAIS T'TUEEEEEEER !!!

Pour ne pas changer.

- Mais enfin, ma demoiselle, laissez-moi faire, & surtout cesser donc de bouger, vous finirez par vous faire mal !
- J'm'en tape ! Vire tes mains d'là ! Soooooors, j'veux pas t'voir, j'veux sortir d'ici, s'tu m'laisses pas faire comme que j'veux j'te tuuuuuuue !
- Allons, allons, ça ne va pas recommencer, calmez-vous, voyons, regardez, c'est bientôt fini..
- Gniiiiiii...


Un silence, de quelques secondes, avant qu'un bruit de verre brisé ne retentisse, suivi d'une série de jurons.

- Oh, voyons, regardez donc ce que vous avez fait ! Je vais devoir refaire de l'onguent, c'est le douzième pot que vous me cassez cette semaine.. Et ne jurez-donc pas, ainsi, si seulement le Très-Haut vous entendait !
- ...


Elle grommelle, la morveuse, & pas qu'un peu. Des mois déjà qu'elle est forcée de rester au lit, & si elle supportait au début son état parce qu'il lui était bien impossible de lever le petit doigt ni même de parler, elle mène désormais la vie dure à toutes les pauvres âmes qui franchissent le seuil de sa porte. Et la pauvre blonde & douce servante qui lui a été assignée est bien forcée d'en faire les frais. Mais elle est patiente, l'Alix, d'une patience divine, pour sûr !

Quelques minutes plus tard, la petite voleuse est rhabillée, assise sur son lit, fixant pensivement la fenêtre d'où elle entend les cavaliers partir. Ce qu'elle aimerait remonter à cheval. Mais ça aussi, ça lui est interdit. Tout comme sortir du château, se balader seule, ou même descendre du lit sans surveillance. Alix sourit, amusée du calme apparent, qui cache sans aucun doute une tempête dans la caboche enfantine.


- Ils partent sans doute pour la garde...
- Mhm...
- Eh bien, ça ne vous intéresse pas ? Vous avez pourtant hurlé lorsque ma Dame vous a mis au courant !
- J'pas hurlé..
- Si, si, je m'en souviens si bien, vous étiez persuadée de pouvoir constituer la garde à vous toute seule ! Souvenez-vous, vous commenciez à peine à pouvoir reparler ! Vous aviez dit qu'il n'y avait que vous qui pouviez protéger la dame de Pettinengo, qu'une garde était une idée saugrenue, complètement déplacée, & qu'il fallait absolument oublier cette histoire, je cite, pour le bien de nos macarons...


La blonde servante évite aisément le vase qui passe par la fenêtre ouverte en riant aux éclats, tandis que la brunette sort les jambes sur lit, prête à partir.

- Voyons, voyons, restez couchée, vous avez fait assez d'effort ainsi !
- J't'encrotte ! Nash-Nash peut pas choisir toute seule, alors j'vais l'aider.. Alors t'm'aides, ou je hurle !


Long soupir d'Alix, mais ses mains pourtant s'activent déjà autour de la gamine, protectrices & prévenantes.

- Faites attention à votre dextre, n'est-ce pas, c'est bien la seule à ne pas avoir récupéré, ne vous brusquez pas, je vous prie.. Ma demoiselle, tout de même, vous devriez rester au lit, ce n'est vraiment pas raisonnable.. Que va dire Madame votre tutrice lorsqu'elle va vous voir arriver ?
- Elle dira qu't'aurais mieux fait d'me mettre aut' chose que des braies roses !

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Les enfances volées font des ados voleurs.
Et des grands emmerdeurs, aussi.
Nashia
Du haut de sa tour, enfermée derrière une lourde porte de chênes, Pettinengo reste à sa fenêtre. Elle reste là, pensive, ailleurs, ses perles azurées plantée sur ses terres… Derrière elle, un page dépose des macarons, friandise si adorée par sa maitresse… Il est discret, il connait sa Dame, il sait que ses long silence sont l’expression d’une intense réflexion.Il ne veut pas la déranger, non pas qu'elle ne réfléchit pas souvent hein ! Quoi que... Il sait surtout que si il la dérange, qu’il fait un poil trop de bruit, qu’il la sort de ses pensées, la colère légendaire de sa Dame se déchainera sur lui. Il faut dire que Nashia est de plus en plus prompte à la colère depuis quelque mois. Depuis qu’elle était revenue avec sa pupille à moitié morte ! Il s’en souvenait plus que bien de ce jour là. Nashia était dans une telle fureur, et surtout l’enfant avait le visage comme une bouillie, déjà que la gosse ressemblait a un garçon avec ses cheveux, le visage en bouillie elle ressemblait… A la ratatouille de la mère Piazzé ! Et faut dire qu’la Mère elle n’était pas douce avec ses légumes, mais fichtre qu’est qu’elle était bonne ses ratatouilles… En y pensant l’estomac du page se mit à ronronner. L’enfant, car il ne devait pas avoir plus de douze ans attrapa le bavard (nous parlons ici du ventre) de ses deux mains jetant un œil plus ou moins effrayé vers la silhouette blanche de sa Dame. Par chance sa Dame n’avait rien entendu ! Il était temps de filer discrètement…

Le jeune garçon se dirigea vers l’immense porte, mirant les gravures qui y était faite… Les vieux disaient que la Dame les avaient fait graver par un des meilleurs menuisiers de Bielle… Que les dessins étaient d’elle, et qu’ils relataient ses nombreux voyages… Ils disaient aussi que les originaux étaient des bâtons et que ceux-ci accompagnaient la Dame à chacun de ses voyages. Ils disaient, mais ils disaient tant de choses sur leur Dame, on disait aussi qu’elle avait le cœur en pierre et qu’elle avait mille et un amant, qu’elle pouvait arrêter un buffle d’un regard, que son maitre était un Baron sanguinaire dont la famille était frappé par un maléfice, qu’elle en tant que disciple et pupille, Nashia avait subit la malédiction et que tout les hommes qui voulait l’épouser finissait mort ou blessés, que ses ennemis subissait le même sort, qu’elle portait le nom de sa défunte mère et que ce noms restait secret pour d’obscure raison… Bref, on en racontait des choses sur la Pettinengo, on en racontait et a chacune de ses absences, de ses ordres étranges, d’autres naissaient… Pourtant quoi qu’on dise d’elle, leur Dame était bonne et juste. Certes, parfois, sa voix mélodieuse berçait, euh non perçait les murs, pourtant épais du Château. Mais bien moins souvent que sa tyrannique Pupille ! Dieu ce qu’il aurait préféré qu’elle reste muette cette gamine ! Sur cette pensée morose il ouvrit la porte. Et quand on parle du forcément il faut qu’il hurle à la mort !

« TUUUUUEERRRRRRR »

Le gosse sursauta et posa un regard apeuré sur sa Dame. Dieu, il allait y passé ! C’était sur, il reverrait jamais les cuisines du Castel, il pouvait dire adieu à ses épousailles avec la jolie Margot et tout ça a cause de cette sale peste ! Il voyait déjà l’épée funestement connu de la Pettinengo s’enfoncer dans sa frêle poitrine, il voyait déjà la fureur de celle qu’on surnommait la Terrible fondre sur lui ! Ses yeux teintés d’apeurement se fermèrent durant quelque secondes, attendant certainement la morsure du fer et la froideur des abîmes. Et dire que ce serait certainement à sa mère de nettoyer son sang...

Pourtant ce qui se posa sur sa frêle épaule n’était n’y mordant, n’y froid et loins d'être en fer… Il ouvrit une paupière, osa un coup d’œil sur son épaule. La noble dextre n’avait pas encore les couleurs des abîmes promis ! Il leva les yeux vers cette femme qu’il dépassait presque de cinq centimètres maintenant, ne pouvant détacher de son visage un air d’épouvante. Il ne s’attarda pas sur le visage de sa Dame, pourtant il était sur d’une chose : elle souriait ! Un soupire rassuré s’échappa de ses lèvres alors que sur l’ordre de Nashia, il sortit, fermant la porte du bureau. Isolant, ainsi, le lieu de réflexion des cris de l’adorable pupille.

C’était bien un sourire qui trônait sur les nobles vermeille ! Les cris qu’elle entendait de nouveau, les plaintes de ses gens, ne signifiaient qu’une chose : Khy se portait de mieux en mieux !

Car, par tout les Boucs sans cornes et les dahus d’Helvétie et de Savoie réunie, sa protégée lui avait fait tellement peur ! Elle avait cru durant des mois ne jamais retrouver sa princesse… Cela l’avait bouffée ! Rongée ! L’enfant était tout comme sa fille ! Oh non, elle ne l’avait pas mise au monde non… Mais elle s’y était attachée, si attachée qu’alors que cette petite était au plus mal elle ne décollait plus de la chambre où Khy recevait des soins… Chaque médecin passant aux cotés de l’enfant avait été préalablement menacé et averti que si l’enfant ne survivait pas, il n’aurait d’autre choix que de se tuer pour ne pas subir les pires tortures…

Alors, pensez vous, des cris et des bruits pareille ne faisaient qu’une chose : faire s’extasier la maitresse des lieux ! Toute à sa joie retrouver elle retourna à sa fenêtre. Juste au pied de la tour, sa fille, la vrai cette fois, montait un poney avec une dextérité grandissante. Juliette la blonde, l’innocente, l’adorable, l’aimée… La bâtarde comme on la surnommait à voix basse dans les campagnes… Juliette, c’était le résumé vivant de tout ce que Nash avait fait de bien… Ses enfants, sa pupille, ses Suzerains, sa Savoie, l’Empire… Juliette, s’était pour elle que Nashia avait décidé de vivre après le décès de son second fiancé…

Des bruits étouffé par la porte, lui parvinrent. Cette fois, ça commençait à bien faire ! Agacée d’être ainsi sortit de ses doux souvenirs la dame traversa la petite salle à grande enjambées…..

Nota bene : en supposant qu’une grande enjambée fasse un pas et demis normal, compter que pour la naine cela fait un pas normal, voir un petit peu plus… Mais un chouillas ! Un doigt ! Une goutte ! Une poussière ! Une fourmi ! Oui je ferme la parenthèse !

……. Traversa la petite salle à grande enjambée et ouvrit la porte a la volé, son teint habituellement blafard prit des teintes rosées, la noble tête passa dans l’entrebâillement de la porte, ne prenant même pas la peine de regarder qui osait faire fuir ainsi ses souvenirs elle beugla, comme une vendeuse de poisson Genevoise qu’elle n’était pas. Non mais imaginez vous qu’au lieu de glandouiller et de rêvasser elle gérait les affaires de la Seigneurie ? Hein ? Les montons ça se vend pas tout seuls !



« Non de non d’un bouc sans corne ! C’est quoi ce bordel, on n’est pas a la foire de Chambéry ici ! SILENNNCEUUHHHH ! »


Et à la porte de se refermer sur elle dans un grand fracas… Il faudrait surement trouver un autre vase pour les fleurs des champs de la Dame...
Khy
- Mais.. Bah.. Mais.. Nash-Nasheuuuuh..

C'est ce qui s'appelle se faire claquer la porte au nez. Et violemment, en prime.
Il faut dire qu'à quelques centimètres, la morveuse aurait eu droit à quelques semaines de convalescence de plus pour nez fracturé. Faut pas pousser mémé, non plus.
Dans tous les cas, la porte claquée a fait vibrer les murs, & les côtes fraîchement réparées de la princesse orléanaise, si bien que pour une fois, le doux son de sa voix ne perce pas les oreilles fragiles des gens du château.
Sa senestre vient protéger la dextre bandée tandis qu'elle reste abrutie devant la lourde porte en chêne. Pour sûr que là, la Nashia devait être sacrément remonter contre elle, pour lui faire un coup pareil.
Oui mais non, tout de même. On ne claque pas impunément la porte au nez de Khy. Tout le monde le sait.
Du coup, le silence que l'Alix se surprenait à savourer est brutalement rompu, faisant place à une mélopée des plus délicates.


- NASH-NASHEUUH !!!

Ah mais je vous vois venir, avec vos soupirs soulagés. Non, non, non, c'est loin d'être fini.

- Par les saintes c'lottes sales des nonnes culbutées, ouvre-moi c'te poooooooooorte, non d'un bouc sans corne, mais ouuuuuvre, t'as pas l'droit d'me claquer la porte au nez, t'as pas l'droit par l'couillons d'feu l'pape, sinon j'te préviens j'vais t'casser les noix d'saint Jacques d'Compostelle & j'te préviens ça va pas faire dans l'jolijoli, hein !!! Bouge ton fion d'noblionne encrassée et OUUUUUVRE !!!

Et non contente de s'être fait entendre dans toute la seigneurie, elle en profite pour balancer un coup de pied dans la porte, trop impatiente pour attendre qu'ele ne s'ouvre par la volonté nashiesque.
Oui mais non.
Parce que la porte, elle est en bois massif. En chêne, précisément.


- AIEUUUUUUUUUUUUUUUUHH !!!! Par les putains d'l'Inquisition ouvre-moi c'te catin d'porteuuuuh !

L'Alix qui accoure, affolée, parce que vous vous doutez bien qu'un membre cassé de plus, c'est trois mois de plus au lit, donc trois mois de supplice supplémentaire pour la pauvre blonde. Mais Khy, évidemment, ne l'entend pas de cette oreille.

- Lâche-moi sale blooonde, j'veux qu'Nash-Nash m'ouvre, TOUT D'SUIIIITE !!!

Nul doute que les pauvres bougres se présentant à la porte du château aurait tôt fait de prendre leurs jambes à leur cou.
Mais enfin, parole de narratrice, j'vous jure que parfois, c'est calme. Parfois.

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Les enfances volées font des ados voleurs.
Et des grands emmerdeurs, aussi.
--Bastien_de_louhans
Le capitaine de la garde bressane, dans sa province lointaine mais pas tant que ça, puisque c'était encore en Savoie, regarda avec attention les soldats portant une livrée étrangère envahir la place du village. Ils n'avaient pas l'air agressifs donc pas la peine de s'inquiéter. Mais qui étaient-ils donc ? Après quelques instants de réflexion, sire Bastien se souvint que ces couleurs-là étaient portées par les Piémontais. Il y a longtemps qu'on n'en avait pas vu si loin à l'ouest. Qu'est-ce qu'ils venaient donc faire ici ? Ils devaient préparer un mauvais coup. Après tout, c'étaient des Piémontais.

Les soldats placardèrent une sorte d'affiche et crièrent dans le village que la dame de Pettinengo recrutait une garde personnelle. Bastien n'en croyait pas ses oreilles. Fichus Piémontais, ils se croyaient partout chez eux ! Pourquoi diable ne recrutaient-ils pas de leur côté des Alpes ? Mais les Koslpinne étaient renommés et puissants, il valait mieux ne pas s'en faire des ennemis.


Hola l'homme ! Vient donc voir ici ! Non je ne veux pas m'engager. Mais je te suggère d'aller recruter du monde ailleurs, avec tes amis. Ici c'est la Bresse, et on n'a déjà pas assez d'hommes pour nos propres projets. C'est vrai qu'en Savoie on est les plus forts et les meilleurs, mais il y a une chose qu'on n'a pas, c'est le nombre. Alors va donc recruter de l'autre côté de la frontière. Chez les Français. Parceque les Helvètes ce sont des sauvages. Quoique ta maitresse pourrait avoir envie de s'arranger avec la garde du duc d'Aoste, au lieu de gaspiller son énergie et son argent à recruter elle-même. Le Val d'Aoste c'est loin de chez elle ? Aoste, Piémont, c'est pareil, quelque part...

Tu pourras dire à ta maîtresse que je vous ai épargné bien du travail inutile, grâce à mes conseils. J'espère qu'elle s'en souviendra quand elle cherchera un endroit où fournir une vie d'aventure à ses soldats. Pas en Bresse. Sauf si ils viennent sous la bannière d'alliés, sous celle du duc Raishar par exemple, ou en alliés eux-mêmes. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
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