Afficher le menu
Information and comments (0)

Info:
Unfortunately no additional information has been added for this RP.

[RP] la guerre?

Sofio
Espoir et résignation.

Plantée debout devant la fenêtre de sa chambre d’auberge, elle s’imprégnait de ce monde nocturne, silencieux et parfois si dangereux.

Elle aimait la nuit, cette complice de bien des moments de rêverie et de solitude.
En écouter les bruits, en humer les odeurs, en saisir les nuances, les couleurs, les ombres, même. Le temps était a la guerre, il paraissait, pourtant du Sud au nord du Bourbonnais Auvergne, rien ne semblait changer, des tavernes fréquentées par intermittence par des gens insoucieux, étonnée elle l’était de voir que la plupart des Auvergnats n’étaient pas au courant de la guerre, ni n’entendaient les bruits de fer.

Le prix du sang et de l’honneur intéressait bien moins de nos jours les aventureux, seuls comptait les amourettes passantes et le prix du blé, triste constat, mais étendu de par et d’autre du Royaume, la guerre se professionnalisait, les fourches et faux n’étaient plus aussi tranchantes que d’antan, le monde tournait aux débats politiques et pécuniaires.

Plus haut au Nord, les échanges de courriers lui rapportaient moult combats qui faisaient briller d’étoiles ses pensées vagabondent, ils étaient nombreux pourtant a vouloir partir se battre contre les Lions en terres éloignées, et si peu aux portes des villages prêts à se battre pour défendre leurs repas et valeurs.

Une taverne sur Montbrison, lui avait fait prendre conscience de ce qu’elle redoutait le plus, la vie était belle et parfumée de senteurs variées de fruits des bois, la vie était propre et enchantée, le monde était d’une douceur aux variables cachées, d’amour et de rose, de maisonnettes et de tartes aux pommes, triste reflet de la réalité et de la conformité.


« La guerre ? » lui avait’ on dit…. », mais c’est au nord ! pas ici »

Eh oui, la guerre était au Nord, une guerre qui s’engageait mémorable certains la prévoyaient, politique pour d’autres elle était déjà finie, toujours est t’il que la guerre, c’est moche que les gens en crèvent, que la famine suit, que la souffrance en devient son allié, mais que les soldats engagés, partis, n’en reviendront peut être pas tous, les champs de bataille regorgent de croix au sol, mais qui s’en souciait vraiment…. Fameux adage du PANOU.

Plantée debout dans sa chambre d’auberge, bercée par la chaleur d’une douce nuit d’été, un ciel étoilé, si calme, un regard pour lui qui dort paisiblement, une bouffée de chaleur pour le rejoindre à ses cotés, comme elle sait pertinemment qu’il la rejoindrait même plongée dans les pires méandres de ses tourments, doucement quelques nuages venant du Nord viennent troubler la douce quiétude de la lune majestueuse, les enquiquineurs du Nord encore eux…..

Peu à peu, l’azur brillant tant guetté de cette nuit de tourments apparait, se hissant sur la vallée le soleil perce, laissant deviner à son approche la vie qui s’éveille, déposant des baisers sur ses yeux endormis, elle se glisse furtivement de la pièce protectrice de la nuit, envie de parcourir les rues du village qui bientôt se réveillera a son tour, des étals qui s’ouvriront emplis de senteurs et de mets, bien loin du marché de Provence que rien ne peut égaler, mais les produits d’Auvergne réputés pour leurs originalités ne manquent pas d’attirer les voyageurs.

Bousculée, par un passant sans soucis, celui-ci se retourne, se confondant en plates excuses pour une épaule malmenée sans douleurs ni heurts, elle le toise et lui dit.


C’est la guerre….

Déjà le dos se tourne, pour poursuivre son chemin, certainement qu’une affaire l’attend sur le marché, ce n’est point l’heure des galanteries, mais celle du commerce, des jeunes filles aux yeux d’émeraudes ouvriront leurs volets clos, pour bailler aux corneilles en clignant de l’œil, s’attardant sur une penderie qui déborde d’étoffes et de dentelles, attirante à la convoitise et à la coquetterie, quelques hommes causeront aux abords des tavernes,racontars multiples d’exploits passés, imaginaire monde d’épées et de combats, ou bien évidemment les vainqueurs sont les gentils…Savent’-ils ? Connaissent’-ils ?.

La lune vient de s’éclipser pour laisser place à la dorure du soleil, c’est une belle matinée qui s’annonce, bouffée de chaleur du mois de juillet qui remontent de la terre et des champs, quand sur les hautes plaines descend le brouillard, bouffée de délire, qui la prend et l’étreint une envie un désir, les choses les plus folles ne sont pas à contenir, se restreindre c’est ne plus s’appartenir, du regard elle cherche un point culminant, un endroit d’où elle pourrait grimper, s’élever et voir….Rien et peut être que personne n’entendra rien, peut être que les passants l’ignoreront en traçant leurs chemins, mais ce besoin l’étreint plus que jamais, alors elle gonfle ses poumons en s’installant au beau milieu des étals qui se déploient et lance .


Oyez oyez c’est la guerre en notre duché n’entendez vous rien ?

_________________
--Lamadelon




L'oeil collé, la lippe baveuse et les pis enserrés dans un corset, la mégère avait repéré deux poiscailles dont le prix fleurait bon la carambouille, lorsqu'une rouquine s'espoumona à tue tête.

Oyez oyez c’est la guerre en notre duché n’entendez vous rien ?


La main pourtant avide de la bougnate resta en suspens au-dessus du panier.

La guerre ?
Ô puterelle ! C'tait donc vrai s'qu'on entendions ? La guerre ???


La brave matrone lança un oeil sur les chalands.
Les seuls à s'intéressaient à la p'tiot zieutaient son derche mais se tapaient le coquillard d'autres considérations.
Des yeux qui se levaient vers le ciel pour y quémander un chouilla de pitié pour cette donzelle des beaux quartiers, sapée comme une conseillère ducale mais qui avait dû être bercée trop près du mur.
Des sourcils désapprobateurs devant cette virago qui tentait de réveiller les consciences au risque de déstabiliser le marché c'est pas bon pour les affaires ça !
Mais pas un à relever.

Lamadelon se planta devant la rouquine, poings posés sur les hanches et commença sa harangue.

- Hého ! Marauds ! La guerre qu'elle a dit, la p'tit dame ! C'ti donc vrai c'que l'duc avions publié ! Zallez rest'ions là sans bouger bien carré sur v'te fion?

Se tournant vers la rouquine

- Bon ben ma p'tiot, faudra point qu'tu comptes sur ces aventuriers d'la charentaise ! Zont cuer de lièvre. Ouep ma p'tit dame ! La trouille au cul pour leurs beaux écus.
Chui pas ben gaillarde, mais j'avions point peur de guerroyer ou de défendre n'te terre. Comme qui dirait l'aut', à fout la tête dans le sable, on'a l'cul à l'air.
Où j'pouvons aller faire un'croix ?
Sofio
Amusée.....pas vraiment étonnée que la guerre n'intéresse plus personne, de nos jours les aventures et glorioles ne sont plus sur un champ de bataille, mais en lieux fermés, là, ou seuls quelques rayons de soleil filtrent et encore....

Salade de fruits...jolie, jolie, c'est l'impression qui lui vient d'un coup, un panier de gens, parfois des fruits pourris, parfois tendres ou murs...

Un regard autour d'elle, des effluves de victuailles, la vie prend le dessus doucement elle s'éveille dans les rues et demeures. La charretière se pose comme l'évidence, sommant la foule à son tour sans succès apparent ,vivre, c'est reconstruire un château d'illusions.....


Bon ben ma p'tiot, faudra point qu'tu comptes sur ces aventuriers d'la charentaise ! Zont cuer de lièvre. Ouep ma p'tit dame ! La trouille au cul pour leurs beaux écus.
Chui pas ben gaillarde, mais j'avions point peur de guerroyer ou de défendre n'te terre. Comme qui dirait l'aut', à fout la tête dans le sable, on'a l'cul à l'air.
Où j'pouvons aller faire un'croix ?


Petit sourire qui se dessine, pourquoi, parfois mettre tant de proses dans un discours dépensant salive et temps comptés, alors que dire simplement trouille au cul est assez explicite, peut être qu'elle va garder l'expression pour la replacer au Château de Clermont, cela fera des plus beaux effets entre deux incivilités.

Elle regarde la paysanne, maraude peut être, elle possède la vie en son regard, même terne et usé, cette flamme que beaucoup ont brûlé, croyant détenir le feu comme un précieux trésor a transmettre, d'autres entretiennent ce pseudo feu à la hauteur de leurs braies, maître a penser, désillusions...


La guerre c'est l'affaire de tous..... je le pensais du moins. Si le cœur vous en dit, rendez vous a la caserne.

_________________
Lanfeust86
C'était le jour J.

Le rouquin de Clermont, qui avait quitté toutes ses fonctions au Bourbonnais Auvergne, quittait la capitale ce jour.
Bon ce n'était pas définitif, seulement une mobilisation, sa première mobilisation en tant que membre de l'Ordre du Saint Sépulcre, le plus jeune des ordres royaux.
Une tête blonde avançait rapidement à côté de lui, son fils, son héritier.
Il avait proposé à Arthur de l'accompagner, en quelque sorte comme son écuyer, vu que son autre écuyer faisait retraite depuis fort longtemps.

Les montures étaient prêtes dans la cour de la demeure clermontoise et le Duc allait laisser les travaux en cours pour la construction de son hôtel particulier, pour le sable des routes.
Les Troy chevauchèrent leur monture et se rendirent à la porte de la capitale en passant sur la grande place.
Un cri se fit alors sentir alors que le soleil se levait sur les murailles blanches de la ville.
En tournant la tête il remarqua que les badauds s'étaient eux mêmes retournaient en direction de...Sofio.

Mais leur attention ne dura pas longtemps.
Oui, c'était la guerre et pourtant contrairement à celle qu'il avait déclaré, le Bourbonnais Auvergne semblait ne pas avoir changé de rythme de vie.
Il fallait dire que cette guerre commençait à perdre du sens vu que le Poilu n'était plus à sa tête, que la Touraine l'avait reconnu d'ailleurs.
Quel beau cadeau il laissait à son successeur.
Une guerre qui allait dégénérer contre le Ponant, une guerre générale en pleine élection royale.
Sourire du Duc, il avait entendu dire que les conseillers ducaux ne rendaient plus de bilan ou très peu, le Duc semblait ne pas s'en soucier d'ailleurs vu que le sien était affiché.
Quel règne...pratiquement personne qui ne prête allégeance, un conseil moribond, une guerre dont on se demandait le but final, une chancellerie que le Duc contrôle de façon dictatoriale ou remplace, un secrétaire royal qui ne fait pas son travail...
Lanfeust ne regrettait en rien sa démission et encore moins d'aller prendre l'air ailleurs, peut être vers la guerre justement...mais laquelle ?

Le rouquin et son fils continuèrent leur chemin en direction de la porte de la ville où ils rejoignirent Lalock.

_________________
--Lamadelon




Pas orgueilleuse pour deux écus la princesse. Elle lui plaisait bien c'te p'tiot !
Un brin de désespérance dans la pupille peut-être, comme son père lorsqu'écartant les langes il avait dû se rendre à l'évidence : son huitième enfant serait donc encore une pisseuse ! Pourtant elle était couillue Lamadelon, personne n'aurait osé prétendre le contraire qu'elle en remontrait à bien des hommes.

Bouche en coeur elle allait répondre à cette Dame lorsqu'un équipage traversa le village.
Un rouquin et son rejeton, l'armure un peu trop neuve pour avoir servie autrement que pour la parade.
Elle mit sa main au-dessus de ses yeux pour les préserver du reflet aveuglant et un large sourire fendit sa trogne.

- Mais dis-moi voir la pt'iot ! C'ti pas le vice ducaillon ? Cihui qu'est resté au conseil qu'le temps de dire 'j'y étais' ?
L'a pas honte d'parader comme un chevalier ! Les bouseux qu'on est, on s'don la peine d'y aller voter, et pourquoi ? C'est ben la peine crénom !


Long crachat en direction du rouquin.

- S'croyait quoi l'nobliau ?... Ah bin t'le dit moi, à vouloir péter plus haut qu'son cul, on s'chie sur les jarrets !
See the RP information
Copyright © JDWorks, Corbeaunoir & Elissa Ka | Update notes | Support us | 2008 - 2024
Special thanks to our amazing translators : Dunpeal (EN, PT), Eriti (IT), Azureus (FI)