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[Rp] Dispensaire de Chinon

Vivlyne
A peine était-elle de retour de Tours où elle assurait, avec ses amis(es), la défense que Liz lui confia un bien grand problème. Il fallait au plus vite, trouver bâtisse afin d'y recevoir les blessés. Liz lui expliqua qu'il y avait eu bataille non loin de Chinon sur les terres des Angevins. Elle s'était mise en colère. Pfffff des blessés inutiles !! dit-elle pour elle-même. Pourquoi avoir avancé ? Qui avait donné cet ordre stupide. Si cela était vrai, quel fin stratège !!! Haussant les épaules, revenant sur sa décision de ne point aider, Viv rassura son amie et partit à la recherche d'un bâtiment...

Montée sur son frison, Viv parcourut le village. Une bâtisse en bout de rue attira son intention, non loin de l'Eglise et non loin du cimetière. Elle paraissait vide. Viv sauta de son cheval, l'attachant à un anneau sur le mur de cette bâtisse, elle se rendit vers la porte. Voulant voir à l'intérieur, elle tourna la poignée, poussa la porte et y pénétra. L'endroit parraissait grand, suffisamment pour y accueillir des blessés pour le moment. Elle fit le tour de la demeure, une porte donnait accès sur un jardin avec un puits. Viv sourit. Bien ! Nous aurons de l'eau à volonté !! mais avant, elle vérifia si celui ci donnait de l'eau. Regardant autour d'elle, elle vit un seau qu'elle accrocha à la chaine, puis fit actionner le bras.. Le seau descendit, elle entendit un « plouf » et le remonta.. Bien !! Laissant le seau sur la margelle du puits, elle fit demi-tour vers la bâtisse et en ressortit.

Il fallait se rendre au Cadastre afin d'y faire annoté un acte pour cette demeure qui servira dès ce jour, au dispensaire de Chinon. Elle laissa Prince attaché et se rendit à pied jusqu'au bureau du Cadastre. Là, elle demanda la direction du bureau au garde à l'entrée. Ce dernier lui indiqua et pénétrant en le bureau elle demanda le numéro 5 de la rue Saint Georges.

Maintenant, il fallait trouver des bras valides afin de nettoyer la demeure, ce qu'elle s'enquit auprès de quidams dans les rues. En fin de journée la bâtisse propre, elle fit venir des lits de camps pour les blessés dont certains venaient de l'Ost, après tout, l'ost pouvait faire ce geste... deux grandes tables, une pour les auscultations, l'autre pour opérer, des chaises, des draps dont certains seront découper pour les pansages, couvertures, des armoires où certaines seraient mises dans une pièce où les médications seraient entreposées ainsi que les instruments de soins. Elle même ramena tout son outillage de soins et ses propres onguents et drogues pour soulager les blessés.


Description du Dispensaire :
- Porte d'entrée donnant sur un grand vestibule ;
- A droite de l'entrée : cuisine où seront confectionnés aussi différents sirop, onguents etc.., pièce adjacente où sont rangés les médications de toutes sortes, instruments avec armoires pour ranger draps, pansements etc...
-A gauche de l'entrée, bureau du médicastre, pièce adjacente pour que le personnel s'y repose
- La pièce principale où est installé des lits de camps de part et d'autre cloisonnés par des rideaux tous les cinq lits, afin que les blessés ou autres personnes malades s'y reposent et soient surveillés.
- Une grande cheminée sur le coté droit s'y trouve.
- Au fond de la pièce, une porte donnant sur le jardin où seront plantées diverses plantes médicinales, le puits.

Le dispensaire était fin prêt et pouvait dès à présent, y recevoir les blessés.
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Suis-je réelle, une illusion, un rêve
Andaine
Bouchon de paille à la main, elle frottait, frictionnait vigoureusement la robe de sa cavale, perdue dans les méandres de ses pensées. Force était de constater que la bestise humaine était la seule chose qui donnait une idée de l'infini*. Cette phrase revenait sans cesse et martelait son esprit. Elle se trouvait en grand questionnement et sa jument avait du le sentir et dans les gestes de la Blanche et dans le silence dans lequel, elle s'était emmurée depuis que la poignée de paille effectuait des vas et viens sur les flancs de l'équidé. Le hennissement strident de Maïa si près de ses esgourdes la fit sursauter, interrompant de fait le fil de ses sombres pensées. Les prunelles argentées de la blonde angevine plongèrent dans les grands yeux du cheval.

Oui ma belle... pardonne moy mais je n'ai point la teste à prendre soin de toi ces derniers jours.

Un profond soupir s'échappa des lèvres fines de l'escuyère qui les nerfs chargés de tension cherchait un exutoire. Paille jetée nonchalamment, Andaine tourna les talons agrippant au passage la cape frappée de l'Ecu Vert dont elle se couvrit les épaules. Accompagnée par le bruit de ses bottes martelant le pavé, la Blanche avait quitté le campement des ordres royaux, cheminant à travers les rues de Chinon. L'esprit n'était point à la galejade par derniers temps, pourtant elle vaquait à ses occupations éclatantes, tout à tour enjosleuse ou énervée parce qu'il n'était point de bon ton de pousser une gueulante. Et pourtant le jour d'hier le soir à la brune, le regard opalin s'était posé sur un visage inconnu mais auréolé d'une tourbière de lumière, une rencontre improbable mais propice à la discutaille une nuit durant.

Retour à l'instant présent. Elle n'avait su combien de temps elle avait baguenaudé dans les ruelles étroites mais ses pas l'avaient conduite rue Saint Georges dans le quartier de l'église aux pieds d'une grande bastisse sous l'enseigne d'un dispensaire. Les échauffourées qui avaient eu lieu le jour d'avant entre les armées du Ponant et celles tourangelles avaient fait de nombreuses victimes dans les deux camps. Andaine quitta l'enseigne du regard en plissant le nez, une main sur le loquet extérieur l'autre poussant le panneau de la porte, elle pénétra dans le vestibule du dispensaire. Un grand silence semblait régner. D'où elle se tenait elle pouvait apercevoir la pièce principale où des paillasses avaient été dressées. Elle allait assurément troubler l'évanescence des lieux par sa Blanche présence. Unique soit elle. Elle éclaircit sa voix en se raclant la gorge puis s'écria, un peu gauche.


Est ce qu'il y a quelqu'un icelieu ?


*Ernest renan

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Primum non nocere, deinde curare
Sakurahime
Qu'il était étrange, alors que l'on avait quitté temporairement son chez soi pour mettre son épée au service de, de croiser ses concitoyens qu'elle pensait avoir quitté.
Or ils étaient là et bien là, elle venait de l'apprendre: Corti, Khristof, Ben, Lanf, Tinou, même son fillot Benoit, et tant d'autres!

Partis pour eux aussi devenir tantôt épée, tantôt bouclier, ils étaient là, pour certains d'entre eux, aujourd'hui.

La surprise avait été totale en taverne d'y croiser Khristof, avec qui elle n'avait jamais vraiment discuté, juste travaillé, surtout lorsqu'elle était prévôt.

De même avait-elle reçu missive de son filleul adoré.
Oui elle espérait le voir et même cela ne lui ferait pas plaisir si elle l'avouait, le garder à l'oeil et le protéger, son protégé.

Une dernière missive lui était parvenue, qui elle lui avait glacé les sangs.
Le vélin prestement fourré dans sa besace, la borgne avait quitté le confort de la taverne pour gagner, presque en courant, l'angoisse nouant sa poitrine et l'empêchant presque de respirer, le dispensaire de Chinon.

Elle entra sèchement, retenant de justesse la porte pour l'empêcher de claquer violemment contre le mur, perturbant ainsi le repos bien mérité des combattants blessés.

Aucun personnel en vue, hormis une femme, en visite peut-être qui lui tournait le dos.
Un mouvement révéla une partie du visage de sa soeur d'armes, Andaine.

Elle allait la saluer avant de s'enquérir de la présence d'un médicastre à qui parler, lorsqu'elle aperçu le visage qu'elle recherchait... celui d'un homme qu'elle connaissait depuis presque toujours... un plus qu'ami presque frère.


CORTI!!!!!!!!!!!!!!!!!

Le cri s'échappa malgré elle de ses lèvres sèches tandis qu'elle ouvrait des yeux horrifiés devant le spectacle s'offrant à sa seule mirette valide.

Lentement, elle s'approcha du lit où son ami reposait, respirant à peine, ne voyant même plus Daine à côté de laquelle elle passa sans plus la voir.

Elle laissa tomber sa besace et à pas mesuré, comme si elle avait peur de crever le plancher, combla l'espace la séparant du Montluçonnais.
Ses mains tremblaient comme deux feuilles mortes emportées par les folles bourrasques automnales lorsqu'elle lui prit précautionneusement le poignet comme pour en ressentir le pouls filant et hiératique.

Ses paupières frémirent et un souffle souleva convulsivement sa poitrine tandis que ses lèvres laissèrent échapper un râle, le dernier, comme s'il avait attendu son arriver pour rendre l'âme et succomber à de trop importantes blessures.


"Non... non..... Corti..... je t'en supplie...."

Elle ne sentait même pas les larmes qui cascadaient le long de sa joue droite et l'aveuglait presque, alors qu'un hurlement muet, coincé dans sa poitrine, refusait de la libérer de la douleur d'avoir perdu son si précieux ami.
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Vivlyne
Vivlyne, après s'être reposée de son tour de garde aux remparts, vint au dispensaire pour y rapporter deux paniers de bandelettes et de carrés de tissus qu'elle avait découpés dans des draps neufs.

Déjà à l'extérieur, elle vit un cheval attaché et d'un pas plus rapide, entra dans le lieu. Elle fut surprise d'y voir deux femmes dans un premier temps qu'elle n'avait souvenance de les avoir vues. Elle fit une grimace quand elle reconnut le blason dessiné sur la cape de l'une d'elles. Humm fit-elle.....mais des gémissements attirèrent plus son attention que les deux autres femmes présentes. Quand bien même ils étaient ennemis ou alliés, son devoir était de soigner aussi, peu importe l'homme. Il est sûr qu'elle aurait préféré soigner un de ses frères d'armes, mais bon !

Déposant les paniers dans la pièce, elle revint près du blessé tout en se présentant aux autres femmes


Je suis Vivlyne, ancienne infirmière chez les Hospitaliers....qui l'a mené ici ?

Tout en parlant, elle s'agenouilla et déposa sa main sur le front de l'homme. Entre ses doigts, elle ramassa un peu de sa sueur qu'elle sentit, sueur froide et front brulant, elle rapprocha sa tête vers la bouche et sentit là encore, l'haleine. Puis soulevant une des paupières, elle vit le regard vitreux. L'homme respirait à peine, il fallait faire au plus vite. Elle fit une nouvelle fois la grimace. Mais Diantre ! où était le médicastre ?!! s'entendant-elle dire à voix basse

Se relevant, d'un ton sec, elle ordonna aux deux femmes de lui apporter le blessé jusqu'à la table haute où elle pourrait commencer les soins, puis la seconde non loin afin d'y déposer tout ce dont elle aurait besoin. Mais avant tout, il lui fallait se changer et préparer ses instruments.

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Suis-je réelle, une illusion, un rêve
Andaine
Elle n'esgourdit que l'écho de sa voix. Un pas en avant, la jeune femme se libéra de la besace en cuir jonquille qui entravait quelque peu ses mouvements, la posant délicatement au sol pour ne point casser les différentes fioles en verre teinté, les bocaux de céramique et les pots étiquetés fermés par des bouchons de cire. Elle avait pris soin de se munir également de sachets de lin dont émanaient les senteurs subtiles de plantes, de graines et de racines, quelques instruments, mortier et pilon, son nécessaire à suture ô combien nécessaire aux blessures de guerre... Tout comme l'épée ceinte à sa taille ne quittait jamais la Blanche, la pharmacopée se trouvait toujours à porter de main de la guérisseuse.

L'investigation des lieux allait se poursuivre lorsque la porte d'entrée s'ouvrit violentement. Andaine fit volte face sourcils froncés, main dextre sur le pommeau de son épée avant de reculer prudemment. Elle se trouvait dans un dispensaire certes, mais elle n'avait encore point rencontré asme qui vive. Le visage impavide exprima bientost la surprise lorsque les prunelles claires de l'angevine effleurèrent la silhouette de la borgne qui venait de s'avancer dans le vestibule. Regards croisés. Miroirs de l'asme. Reflet de l'angoisse, puis de l'horreur dans laquelle elle se mirait. L'auvergnate avait les lèvres sèches comme rongées par la peur. La blanche en grande réflexion supputa une tragique évènement et la première pensée qui lui vint à l'esprit fut pour ses sœurs d'armes jusqu'au moment où Sakura laissa échapper de ses lèvres un cri, le nom d'un homme.

Reprenant contenance après un battement de ses longs cils, Andaine se glissa à ses costés, silencieuse découvrant avec tristesse la raison de la venue de sa sœur d'armes en ces lieux. Allongé sur une paillasse de tout son long, l'homme semblait bien mal en point. Sakura s'assura qu'il était toujours vivant, ses doigts fins sur son poignet lui tastant le poul. Frémissements imperceptibles des paupières, rasle échappé. Une dernière once de vie et puis... La main gracile de la Blanche angevine se posait déjà sur l'épaule dextre secouée de sanglots de la jeune femme penchée sur son ami cher. Elle voulait exprimer dans ce geste toute la puissance des mots qui se bousculaient dans sa bouche aux lèvres scellées. Un léger bruissement de tissus détourna l'attention de notre blonde qui laissa retomber son bras le long de son corps la hanche effectuant une rotation vers l'entrant.

Une femme. La grimace n'avait point échappé aux yeux de l'escuyère qui ne cilla point. Inclinaison polie du chef.


Andaine, Dame Blanche comme vous avez pu le remarquer *esquisse d'un pasle sourire*, médicastre, herboriste, matrosne point encore chirurgienne mais je m'y attache. je vous présente ma sœur d'armes Sakurahime, lieutenant de l'Ecu Vert.

Vivlyne s'activait déjà petite abeille dans la ruche tourangelle. La guérisseuse lui avait cédé la place. Elle se pencha et ausculta l'homme, posant assurément un diagnostic dans les méandres de ses pensées avant de se redresser. Ordres furent donnés. Un pli barra le front pur d'Andaine. Les ordres, elle les recevait de sa capitaine et de nulle autre personne. Elle allait répliquer un peu sèchement par des paroles acerbes quand elle croisa de nouveau le regard de sa sœur d'armes. Au diable la fierté mal placée.

Saku ?
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Primum non nocere, deinde curare
Vivlyne
Vivlyne revint quelques minutes après, tenant en ses mains un plateau où étaient posés ses instruments, une bassine d'eau contenant de la pierre d'Alun pour nettoyer, désinfecter.

Elle déposa son plateau sur l'autre table puis se tournant vers le blessé, elle vit un semblant de rictus aux commissures de ses lèvres. Pour en être plus sûre, elle se pencha vers la bouche entre ouverte et le simple filet de vie qu'elle avait pu constater plus tôt, avait disparu. Elle posa ses doigts sur le cou cherchant un battement de veine. Plus rien!

Peinée, elle regarda la jeune femme en larmes.


Dame! votre frère d'armes, n'est plus! Vous me l'avez porté trop tardivement... j'aurai pu, si plutôt..... elle ne savait que dire.

Permettez-moi de le nettoyer afin que ses chairs ne pourrissent plus davantage, vous pourrez ainsi le conduire chez lui ou au cimetière.

Elle prit les cisailles et découpa la cotte de mailles où le sang était déjà coaguler depuis un bout de temps, une odeur nauséabonde s'en échappa. elle écarta la-dite cotte , puis découpa la chemise et ne put que constater une plaie béante où les chairs étaient déjà en putréfaction, une partie des boyaux pourrissaient déjà. Prenant à présent des carrés de tissu, elle nettoya la plaie, puis se saisissant d'une lame fine, elle gratta les chairs pourries. Pourquoi avoir attendu si longtemps, cet homme a dû souffrir. Elle ne chercha même pas à voir comment était l'intérieur de la plaie, elle prit une aiguille et du fil et recousit les chairs. Elle finit par un onguent qu'elle recouvrit d'un carré de tissu puis soulevant le corps, elle passa une bandelette qui protègerait la plaie. Elle remit les pans de chemise découpée, replaça la cotte.

Voici dit-elle à l'encontre de la jeune femme en pleurs, vous pouvez faire retirer le corps de votre ami. S'il était croyant, demandez au Curé de faire dire une messe pour son âme. Je ne puis faire plus.

Elle reprit son plateau pour aller désinfecter ses instruments puis alla bruler les carrés de tissu souillés.
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Suis-je réelle, une illusion, un rêve
Liz_von_frayner
Mais avance donc, sale bête ! Le temps presse, quadrupède de malheur !!! Aussi têtu qu’un von Frayner, j’vous jure !

Maugréant, ronchonnant et essoufflée par l’effort, la Vicomtesse tentait tant bien que mal de faire avancer le baudet censé tirer une charrette chargée de matériel divers destiné au Dispensaire nouvellement installé avec les moyens du bord grâce aux bons soins de Dame Vivlyne. La vieille bâtisse abandonnée, pas très loin de l’Eglise, avait retrouvé une animation dont beaucoup se seraient passé en ces temps de malheur. L’édifice aux murs épais aurait mieux convenu à recevoir les lumières éclatantes d’une fête plutôt d’abriter les souffrances des blessés revenus du front.

Mais bon, le temps n’était pas aux jérémiades ! Deux menaces et trois chardons plus tard, l’attelage atteignit finalement les portes du dispensaire, prêt à être débarrassé de son chargement d’objets hétéroclites. Draps, chaudrons, cuvettes, ustensiles de cuisine, sacs de bougies, chandeliers, baluchon contenant du petit matériel, paniers de victuailles furent prestement déchargés et déposés à l’intérieur par deux hommes de bonne volonté qui n’avaient pas eu le cœur de laisser une femme enceinte jusqu’aux yeux porter à elle seule tous ces fardeaux.

Un chaudron dans une main, un panier dans l’autre, Liz ne perdit pas son temps à chercher son amie qui devait être déjà bien occupée à soigner un blessé un à préparer une médication dont elle avait le secret. La description précise des lieux que Viv lui avait faite lui permit de trouver immédiatement ce qui tenait lieu de cuisine, fioles et ingrédients prêts à se transformer en onguents ou sirops divers en encombrant déjà les étagères.

Elle irait voir si elle pouvait se rendre utile en accomplissant de menus travaux plus tard. L’urgence était dans la préparation d’une marmite de bouillon destiné aux blessés qui étaient capables d’ingurgiter un repas qui les aiderait à reprendre des forces. Une marmite fut remplie d’eau et pendue à la crémaillère de la grande cheminée, navets, carottes et poireaux furent rejoints par un gros morceau de lard et mis à mijoter, le tout dégageant bientôt une odeur appétissante.

Il était temps de se mettre à la recherche de Vivlyne.

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Sakurahime
Comme un château de sable dont les fondations seraient sapées le ressac marin, lentement son coeur semblait se morceler.
Manifestement destinée à voir trépasser tous ceux qu'elle aimait, elle venait d'en perdre un de plus... un des plus chers... parti rejoindre Miss et Gabrielle leur fille, les deux premières femmes de sa vie.

Une main fraiche et douce mais forte se posa sur son épaule, légèreté féminine mais lourdeur d'un soutien moral sans faille de sa soeur.

Sa main vint couvrir la sienne sans que les mots ne puissent lâcher le "merci Daine, merci à toi" qu'elle aurait souhaité souffler, truchement pour apprécier comme il se devait le soutien silencieux de sa soeur d'armes.

Un bruit se fit entendre derrière elle mais la Montluçonnaise ne parvenait à détacher son regard du corps inerte de son ami.


"Je suis Vivlyne, ancienne infirmière chez les Hospitaliers....qui l'a mené ici ?"

Là encore, sa gorge nouée à l'extrême ne put laisser échapper aucun vocable et seul un signe négatif de la tête pu renseigner la nouvelle arrivante sur son ignorance.

La main de sa soeur quitta son épaule pour lui faire face, médicastre contre médicastre.

"Andaine, Dame Blanche comme vous avez pu le remarquer, médicastre, herboriste, matrosne point encore chirurgienne mais je m'y attache. je vous présente ma sœur d'armes Sakurahime, lieutenant de l'Ecu Vert."

Point de réponse de la tourangelle mais du mouvement, le bruissement du tissu qu'elle connaissait parfaitement en tant qu'ancienne tisserande, une approche et un frôlement tandis que Vivlyne s'activait déjà sur son ami.
La mention du nom de leur ordre avait quelque peu rendu à la jeune lieutenant un semblant de lucidité.
Elle lâcha la main de Corti, à regret, pour reculer d'un pas et se tourner lentement vers Daine.


"Saku?"

Que répondre?
Elle n'avait aucune connaissance médicale, ayant simplement accouché deux femmes suite à un total concours de circonstance, ce n'était en rien sa partie...
Mais elle savait reconnaitre lorsque la mort avait fait son oeuvre...
Cependant, l'amie fidèle de Corti qui survivait en elle ne pouvait aussi simplement se résoudre à l'adieu.
Janus fait coeur de femme d'arme...
Le regard émeraude qu'elle plongea dans celui de la blonde angevine ne pu dès lors exprimer qu'une chose... que dois-je faire?... silencieusement, telle une supplique muette, un appel à l'aide transmis par un simple contact visuel.

Elle n'en eu point besoin cependant.
Vivlyne avait poursuivi son travail et c'est le regard lourd de compassion et de peine partagée qu'elle se tourna vers elle pour confirmer ce qu'elle savait déjà et avait admis bien malgré elle:


"Dame! votre frère d'armes, n'est plus! Vous me l'avez porté trop tardivement... j'aurai pu, si plutôt.....
Permettez-moi de le nettoyer afin que ses chairs ne pourrissent plus davantage, vous pourrez ainsi le conduire chez lui ou au cimetière.
"

Libération? confirmation? Achèvement? son coeur acheva sa démolition et avec elle, elle retrouva encore un peu de lucidité.
En elle commençait à se faire place un calme étrange, un détachement total.
La religieuse venait de se substituer à la femme d'armes.


"Je ne sais qui l'a fait porter ici, ni quand..."

Mais déjà la médicastre commençait le nettoyage.

"Il est de mon village... je sais qu'il aurait souhaité être inhumé là-bas... près des terres de son suzerain...
Mais est-ce seulement possible de le faire transporter?
Je ne sais quand je rentrerai...
"

Les deux Blanches furent soudainement assaillies par l'odeur des chaires en putréfaction.
Si Daine devait y être habituée, la jeune lieutenant cependant senti son coeur se soulever et elle manqua de rendre.
Main sur la bouche, elle s'astreignit à une respiration profonde par la bouche pour ne plus sentir cette horrible odeur qu'elle conserverait en mémoire jusqu'à la fin de ses jours.
Les spasmes se calmèrent peu à peu.
Pendant ce temps, le corps de Corti avait à nouveau été rendu présentable.


"Vous pouvez faire retirer le corps de votre ami. S'il était croyant, demandez au Curé de faire dire une messe pour son âme. Je ne puis faire plus."

Sans répondre, elle s'approcha de son défunt ami.
Les larmes s'étaient taries, laissant place à une plaie béante dans son âme, une de plus.
Hormis le rictus installé sur ses lèvres, il semblait dormir.
Mais la pâleur cadavérique de son visage attestait qu'il n'en était rien.

Elle regarda quelques secondes sa main droite, l'ouvrit, la referma, l'ouvrit à nouveau, puis lentement, la posa sur le front de son ami, paume contre la peau glacée.
Fermant l'oeil, elle inspira profondément avant de lâcher:


"Requiem aeternam dona ei, Domine, lux perpetua luceat ei. Requiescat in pace. Amen.
L’Amitié est la lumière du monde c’est la flamme qui réchauffe notre cœur.
Quelle éclaire maintenant la route de Cortina d'Ampezo, Seigneur de Couffour, qui le conduit maintenant au Royaume de Dieu.
Dieu dont la miséricorde est grande, Tu as rappelé auprès de Toi Cortina, accueille-le dans Ton royaume d’éternité.
Amen
Apporte réconfort et tendresse à ceux qui, sur la Terre, pleurent sa disparition avant de le retrouver au firmament de Ton palais.
Amen
Sur cette assemblée réunie pour témoigner leur affection et dire un ultime au revoir terrestre, apporte la compassion et la force de vivre selon les vertueux préceptes que Tu nous as donné.
Amen
Dieu le père, Christos et Aristote, bénissez Cortina.
Amen
"

Sa voie se brisa et sa main quitta le front de son ami.
Elle venait de livrer à sa soeur un aspect de sa personnalité que nulle autre Blanche n'avait jamais vu, et ne devrait quasi jamais avoir l'occasion de voir.
Elle s'en excusa d'un sourire sans joie, en coin.
Il lui fallait maintenant décider ce qu'il fallait faire de la dépouille de Corti.

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Krystel_martin
Chinon, terre tourangelle. Mais que diable faisaient des Flamandes dans cette galère ? Pourtant elles avaient toutes les raisons d'être là, les Brunes du Nord, car elles portaient la cape frappée de l'Ecu Vert à la Dame Blanche et avaient répondu présentes à l'appel de leur Cap'taine.

Les Dames Blanches... Krystel s'y était bien sûr engagée pour défendre la veuve et l'orphelin, mais surtout pour voir du pays. Du pays, elle en voyait... et elle n'était pas à la noce. Obligée de boire le vin de Touraine, elle en était venue à regretter d'avoir oublié de prendre un stock de Gouyasse, la bière brassée à Irchonwelz chez sa "presque sœur".

Pourtant, elle n'avait pas désertée, bien trop heureuse, dans le fond, de faire sa première mission avec une écuyère Flamande. Car Krystel avait été ravie de faire le voyage avec Mélusine. Elle avait même été aux anges lorsqu'elle s'était retrouvée dans la même section qu'elle, dans l'armée des Ordres Royaux. Elles allaient combattre ensemble !

Krystel ignorait que son souhait allait être trop rapidement réalisé. Le soir même de leur intégration, la bataille faisait rage devant la ville.

La jeunette voyait des soldats se battre, s'entretuer. Quelques bretons, qu'on reconnaissait à leur façon de parler, frappaient et étaient frappés. Et elle, frêle jeune fille perdue au milieu de la mêlée, regardait sa Soeur se battre. Impuissante qu'elle était, elle n'avait pas même un cheval à moitié mort à achever. Mél en revanche, était bel et bien occupée à retailler les oreilles d'un paltoquet qui avait eu le malheur de s'approcher un peu trop près d'elle. Puis soudain...


Mééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééééél !

Cri de désespoir de Krystel, lorsqu'elle vit l'écuyère - sa Sœur - embrochée par un adversaire qui s'éloigna sitôt son forfait commis. Alors, la jeune fille regarda autour d'elle, puis se précipita vers Mélusine, s'agenouilla dans la boue et le sang. Elle se pencha sur la jeune femme inanimée.

Me fais pas l'coup à chaque fois ! Mél ! Mél !Mél ! Réveille-toi bon sang ! S'il te plaît, quoi !

Aveuglée par les larmes, la rage battant les tempes et la gorge nouée d'angoisse, la frêle Krystel prit les épaules de la Blanche, la secoua. En vain. Mue d'une force dont elle se croyait dépourvue, l'apprentie passa la fine Mélusine sur ses épaules et l'emporta loin de la bataille qui s'achevait déjà.

Krystel entrait dans la ville, son léger fardeau sur les épaules. Aveugle et sourde à ce qui se passait autour d'elle et au râle des blessées, elle avançait, cherchant une bonne âme pour aider son amie. Elle songea à Daine.

"Daine, où étais-tu lorsque je t'ai perdue de vue ? Toi tu pourrais t'occuper de Mél, car tu la connais. Où étais-tu en cette heure ? Étais-tu toi aussi en train de couper des gens en rondelles ? Étais-tu vive ou blessée ? "

Sourde et aveugle à ce qui l'entourait, Krystel, peu à peu, s'approchait du dispensaire de Chinon. Comme un automate à qui on aurait donné la direction à suivre. Elle avait en effet aperçu l'édifice quelques heures plus tôt, et avait salué sa présence d'un bref hochement de tête approbateur.

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Cecilia..
Céci était maintenant rétablis, enfin en partie. Elle savait de nouveau monter à cheval, et marcher sans son fidèle bout de bois. Elle ne courrait pas encore comme une gazelle, mais chaque chose en son temps. Elle devait passé depuis un certain temps au dispensaire, c'est vrai, avant sa blessure. Depuis, elle n'était plus vraiment autonome pour porter des choses, par exemple.

Elle chargea alors son fidèle cheval, Polvo De Estrella, de son matériel médical et de choses utiles à avoir en présence de blessés. Son destrier aussi avait été victime de quelques égratignures, il était soigné à présent et semblait être assez en forme pour galoper sur des lieux.
Elle se rendit donc au dispensaire, déchargeant le matériel que portait son cheval petit à petit à la cuisine.

Elle prit de l'eau d'un tonneau se trouvant sur les lieux qu'elle transvida peu à peu dans le chaudron se trouvant sur le feu.

Elle prit de nouveau draps et alla ensuite préparer des lits, prévoyant pour les évènements de la nuit prochaine.
En traversant le vestibule elle vit une donà, en portant une autre et alla l'aider en se précipitant.


Venez, nous allons l'installer sur l'un des lits.

Céci prit la direction de la grande salle, supportant comme elle le pouvait le poids de la donà pesant sur ses épaules.
Benoit560
voila plusieurs jours que Benoit de Herstal était arrivé a Chinon avec ses Frères et Sœurs de l'Ordre Royal du St Sépulcre, il était juste arrivé après la dernière repoussée de l’ennemi hors des murs de Chinon.
Ce dernier avait appris que quelques jours auparavant certains soldats de la Coba, avaient été blessé et que sa marraine adorée Sakurahime des Dames Blanches était ici. Il avait pris la peine de lui écrire quelque mots, histoire de la retrouver quelques instants car en ce temps de guerre un petit moment de chaleur humaine venant de personnes qu'on aimait serait la bienvenue., mais en vain le Sergent de l'OSS n'avait reçu aucune nouvelles.

A chaque levée de gardes du camps de l'OSS, au lieu de se reposer Benoit recherchait des auvergnats dans les ruelles de Chinon pour avoir des nouvelles des blessés et de sa marraine. Il demandait a chaque personne si elle avait entendu le nom de Sakurahime ou si elle savait ou était emmenée les blessés.

Enfin ce matin un tourangeau lui indiqua de s'adresser au dispensaire, qu’avec un peu de chance ou de malchance il trouverait les personnes qu'il cherchait temps. C'est en courant qu'il s'approcha du dispensaire et c'est la que la vision qu'il avait face a lui lui montrait la face cachée de la guerre.

la Guerre, oui on parle souvent de victoire mais a quel prix, on oublie malheureusement ceux qui ont donné leur vie soit pour défendre leur Duché ou le Royaume de France. Benoit regardait autour de lui il voyait peine et désolation, une odeur de mort et de souffrance, a croire qu'il avait basculé dans un autre monde.

Benoit s’avançait doucement le long des lits regardant ces hommes et ces femmes mortes ou a l'agonie en train de tendre les bras pour demander de l'aide afin de soulager leur souffrances. Il avançait cherchant du regard si parmi tout ces blessés s' il voyait une personne du Bourbonnais Auvergne, malgré qu'il avait quittait le Duché pour aller rejoindre l'OSS il n'oubliait point ses racines et ses amis auvergnats.

Puis au loin se fut la satisfaction et un soulagement... Benoit apercevait enfin sa Marraine Saku il accéléra le pas vers elle!


Marraine, enfin te voila, que je suis soulagé de te voir vivante !


Benoit la serra tres fort et lui déposa une bise amicale .
Mais la joie de Benoit fut de courte durée, tout en serrant sa marraine, il leva la tête et vit par dessus son epaule une silhouette d'un homme mort sur la table derrière . Il lâcha Saku et s’avança vers la silhouette, et c'est avec stupeur et peine qu'il reconnu le Major Cortina de la Coba


il se retourna vers Saku

Non c'est pas vrai Marraine, pas Corti , c'est pas possible !!!

puis il s’agenouilla vers le corps de Corti, cet homme qu'il avait si bien connu lorsque Benoit avait ete Capitaine du BA, cet homme qui avait tant donné pour son Duché , cet homme qui été devenu un ami pour Benoit. La Coba et le Duché du BA avait perdu un de ses meilleurs éléments, Benoit serra ses mains et commenca a prier pour rendre hommage au Major Cortina .
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Andaine
Au cours d'une vie combien d'estre chers apprenons nous à aimer ? De cet amour qui tisse des liens et dont l'homme ne prend conscience que lorsqu'ils sont définitivement rompus alors qu'ils nourrissent l'essence mesme de notre relation et qu'ils contribuent à nous donner un rosle, une place précise qui nous définissent en tant que père, mère, frère, sœur, conjoint, ami...

Au cours d'une vie combien d'estres chers pleurons nous la disparition ?

Elle n'aurait su le dire. Le métal précieux fondu et laminé de ses yeux clairs s'étira avant de plonger dans la cendre verte de l'œil unique de Sakurahime. Les mots... Andaine n'avait pas ce don. Celuy des mots simples et sincères qui réconfortent, qui rassurent, celuy des paroles consolatrices. Elle n'avait jamais su les dire...

La mort avait arraché à sa sœur d'armes cet homme cher à son cœur. La seule certitude que l'angevine avait demeurait l'importance que revestaient à ses yeux les images et les symboles accumulés lors de la douloureuse perte. Dans le deuil, nous ne pleurons pas que le présent et la perte mais aussi tout ce qui a existé, tout ce qui aurait pu exister, tout ce qu’on voudrait modifier si on le pouvait.

Elle évoluait à présent dans la brumasse qui enveloppait ses pensées dont la mémoire gardait les souvenirs et qui remontaient par la réminiscence à la mort. Dame Vivlyne qui avait quitté la pièce, revint quelques tours de sablier plus tard pour constater la mort du dénommé Corti. Un constat déjà établi par les deux jeunes femmes lorsque l'homme avait poussé son dernier rasle. Un constat et une certitude que la guérisseuse avaient établi dans les yeux ourlés des prémices lacrymales de son lieutenant la minute suivante.

L'ex hospitalière procéda à la toilette mortuaire avant de s'adresser à nouveau à Saku. L'escuyère qui se tenait toujours immobile et silencieuse le dos roide s'avança d'un pas vers le mort. Le visage de l'homme venait de substituer au profit d'un autre visage, celuy d'une jeune femme brune vestue d'une camisole pourpre, Abby...tombée l'an dernier sous les coups d'une armée de l'autre costé de la frontière chinonaise. Bis repetita. La voix de sa soeur d'armes la tira de sa resverie la ramenant dans le présent. Andaine porta grande attention à la prière du requiem qui parvenait à ses esgourdes, gestes, paroles, tétanisée, impressionnée sous le masque devenu impassible.


Seigneur, donne-lui le repos éternel, et que la lumière perpétuelle luise pour lui. Amen.

Ces paroles résonnèrent encore dans sa teste lorsqu'un soldat, visiblement le filleul de Saku se présenta devant elles. Amicale brassée et baiser ponctuèrent leurs retrouvailles avant que l'homme porte son regard sur le mort. Discrètement, Andaine se recula préservant leur intimité pour lui permettre d'extérioriser son chagrin. Elle était entrée dans ce dispensaire dans le but de venir en aide au personnel de santé déjà en place. Le regard opalin effleura la pièce dans laquelle se pressaient maintenant les nombreux blessés. Le silence n'était plus. L'horloge du temps égrenait à nouveau son long chapelet des heures monotones. Elle devait récupérer promptement sa besace laissée dans le vestibule. C'est alors qu'elle s'immobilisa glacée par une vision d'horreur. Trois silhouettes s'avançaient dont l'une inconsciente pesait petit fardeau sur les épaules de... Krystel ?
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Primum non nocere, deinde curare
Sakurahime
Daine à ses côtés, la jeune Blanche débutait son deuil.
Un de plus... mais certes pas le dernier...

L’angevine ne devait pas se rendre compte du réconfort que sa présence silencieuse à ses côtés pouvait lui apporter.
Si l'émeraude n'avait pas croisé les pâles yeux de sa soeur, doucement, mais sûrement, la Montluçonnaise aurait cédé une part de son humanité, s'abandonnant à une certaine folie.

Rien de tout cela ne survint, et elle s'accrocha à son coeur comme l'on s'accroche au pommeau de sa selle pour enfourcher sa monture et réussit à conserver la part de santé mentale qu'elle avait bien failli perdre au passage.

Tout était fini, elle devrait rentrer sans Corti, ou plutôt avec son corps, mais la vie continuait.
Il lui restait des choses à faire, des tâches à accomplir.
Elle continuerait à se battre et ne baisserait pas la garde, pour tous ceux qui étaient tombés, pour tous ceux qui tomberaient et tombaient à ce moment.

Elle allait faire demi-tour et quitter le dispensaire pour gagner une obscure destination - elle ne songeait même pas à se souler, elle ne trouverait point l'ivresse - lorsqu'une fois bien connue et mille fois chérie la figea.


Marraine, enfin te voila, que je suis soulagé de te voir vivante !

Oh... Benoit....

Et la Montluçonnaise de lui ouvrir grand ses bras et de s'y perdre quelques secondes, incapable de dire autre chose.
Seul le silence pourrait apaiser sa peine désormais...
Les muscles la serrant de son filleul lui firent quelques instants oublier l'horreur de la guerre. Ils étaient de nouveau chez eux, près de leur volcans tant aimés.
Mais le charme se rompit soudainement lorsque les mirettes de Benoit aperçurent le corps inerte de Cortina.

Non c'est pas vrai Marraine, pas Corti , c'est pas possible !!!

Là encore, les mots lui manquèrent.
Marraine et filleul partageaient la même douleur, celle de la perte irremplaçable d'un ami cher.
Lentement, Benoit s'agenouilla, joignit les mains en signe de recueillement et commença à prier, supplique muette pour l'âme de Corti.

Baissant la tête, elle joignit ses prières à celle de l'homme à genoux.
Puis toujours sans un mot, elle s'approcha de Benoit et posa sa main sur son épaule, à l'instar de Daine quelques petites minutes auparavant.


Je t'attends dehors mon fillot..., murmura-t-elle.

Enfin, c'est ce qu'elle aurait dû faire avant d'assister à l'entrée spectaculaire de Krys portant une Mel ensanglantée et blafarde.

Oh non.... pas Mel aussi...
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Melusine34
Elle sentait bien que quelque chose n’allait pas ; sourde appréhension, douloureux pressentiment qui lui serrait les entrailles depuis ce matin. Qu’est qu’elle avait bien pu oublier ?

-Intégration à l’armée ? --> faite
-Papiers ? --> en règle
-Inventaire de chacune ? --> Transmis à l’intendance
-Armement ? --> passé en revue

Alors quoi ? Rien. Rien ne semblait manquer, clocher ou avoir été oublié ; sans doute devrait elle mettre sur le compte du stress l’inquiétude qui ne la quittait pas depuis son lever. Après tout c’était la première fois qu’elle était responsable de ses sœurs d’arme et non pas simplement d’elle-même. Pas que pour les autres missions elle ne se soit préoccupé que de sa seule et unique personne ; mais elle avait toujours pu sentir au dessus d’elle la présence rassurante de sa marraine ou d’une de ses aînées. Pas aujourd’hui. Pour la première fois la Cap’ lui confiait la tête et la responsabilité de l’intégralité de la lance blanche ; et même si elle savait Baile ou Lucie à ses côtés pour l’aider c’est elle qui mènerait ses sœurs au combat.

Elle avait charge d’âmes, voilà ce qui la tenaillait quand machinalement elle sorti sa lame du fourreau pour la vérifier une dernière fois, quand elle circula dans les rangs pour glisser un mot à l’oreille de chacune tant pour les rassurer que pour apaiser ses propres angoisses en cette nuit de veille.
Tout va bien se passer… il n’y a pas de raison… on sait ce pour quoi on est là et ce qu’on aura a faire si le besoin se fait sentir… c’est notre vocation, on a prêté serment… Facile à dire avant d’y être…

…et elles y furent… en plein dedans avant même d’avoir eu le temps de le réaliser. La violence et la férocité du combat la surprit. Ils étaient là devant elle, autour d’elle ; ferraillant sans relâche, la haine dans les prunelles et le gout du sang dans la bouche. Elle ne savait où donner de la tête, ils semblaient innombrables.

Elle ne voyait pas les Blanches qui devaient elles aussi se battre autour d’elle, mais avaient confiance en leur bravoure… Pourvu que toutes rentrent au camp… qu’aucune ne reste sur le carreau.

Fontfroide, sa fidèle épée forgée avec cœur, s’enfonçait à peine dans l’homme qui lui faisait face que déjà elle devait contrer le coup qui menaçait de l’abattre. Son bouclier se fendit en deux sous le choc et une vive douleur résonna dans son épaule. Elle tenta de récupérer son arme dans le corps agonisant de sa victime mais en vain.

Deux yeux noirs la fixèrent alors qu’elle s’effondrait.

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Fcpa79
Après cette terrible nuit, l'heure était de regarder si tout le monde était présent. La nuit fût longue. Il espérais que son amie était dans les rangs.
Après quelques minutes de recherche et de question poser au soldat, il se rendit compte qu'il manquais Dotyy.
Il commença sa recherche en priant que tout aille bien.


Dotyy ? T'es là ?

Puis à force de chercher il la vit au loin.. Il la reconnu à ses cheveux.
Il se précipita jusqu'à elle. Il vit qu'il y avait beaucoup de sang. Il jeta un oeil à la blessure, c'était une belle entaille dans son ventre du surement à une épée, il l'a pris délicatement dans ses bras.

Tient le coup ! Je t’emmène au dispensaire.

Il alla le plus vite possible jusqu'au dispensaire, arrivé là bas il chercha partout un médicastre ou quelqu'un capable de s'occuper d'elle.

Y'as quelqu'un ?? J'ai besoin d'aide ! Vite j'ai une blesser grave !

Il cria dans tout les sens en espérant trouver quelqu'un.
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