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[RP] Une promesse, une recherche, des amis...

Marsou
[ … La veille … ]

Une promesse doit toujours être tenue même si au fond de soi on sait qu’elle ne va rien apporter de positif. C’est avec cette pensée que Marsou quitta doucement la taverne de la Cloche, pour sûr il n’avait qu’une parole et comptait bien rechercher cette femme disparue, mère de sa petite protégée : Aelis ; petit bout, plein de vie qui a commencé à s’éteindre lorsque sa maman ne donna plus de nouvelle.
Alors oui, le lendemain il partirait à sa recherche, là où peu de personnes s’y aventurent, là où les animaux sont maîtres, là où il est trop dangereux pour l’être humain de traîner et cela le douanier ne le fera pas seul !
En effet, il réussit à regrouper un petit groupe de volontaire, ce fut plutôt facile car l’entraide est une chose sacrée à Saint Lizier. Dans les rangs, se joindra aux hommes les animaux enfin un animal ; une truie au flair redoutable, capable de retrouver une personne grâce à un habit selon les dires de sa propriétaire ! Marsou resta très perplexe face à ses dires mais savait que toute aide serait la bienvenue alors sans trop hésiter, il accepta, peut-être cela allait-il marcher…
Le rendez-vous était prit, ce sera au lever du soleil devant la maison du douanier et en chuchotant pour ne pas réveiller ceux qui dormiront encore...


[ … Le lendemain … Rue de l’Atre … ]

C’est ainsi que la petite équipe se rejoignit rue de l’Atre, Marsou sortit de chez lui et vit ces visages qui le regardaient, hommes, femmes et truie avaient répondu présent et ne s’étaient pas dérobés, il les regarda les uns après les autres en leur souriant légèrement puis lâcha ces quelques mots sortis de son cœur.

Mes amis, merci d’être là, y’a une puce pas très loin d’ici qui pleure sa maman chaque jour qui passe, nous nous devons de la retrouver, blessée ou morte…

Marsou regarda Thais, il savait que ses mots étaient des coups de poignard pour elle mais il savait également que la blondinette ne possédait plus vraiment d’espoir concernant sa sœur introuvable puis il reprit en s’avançant vers eux.

Cette journée ne sera pas évidente même si on ne la trouve pas, alors restons unis et aidons nous les uns les autres. Thais tu restes en permanence avec quelqu’un et pas question d’en discuter !
A présent, il faut y aller, direction la forêt, ouvrez bien les yeux, une branche cassée, un bout de tissu des traces de pas le moindre indice est important !
Ah oui, quant à madame la truie que son propriétaire s’en occupe avec un vêtement d’Allice, enfin si j’ai bien compris...


Marsou saisit la main de Yoline qu’il serra assez fort sans lui faire mal, il laissait rien apparaître mais était très ému au fond de lui. De plus, un mauvais pressentiment l’habitait comme jamais depuis quelques jours, se doutant que cette journée finirait avec des pleurs, persuadé que la mère d’Aelis était morte depuis un certain temps…

[ … Devant la forêt …]

Marsou se retourna vers le groupe qui le suivait en silence, l’atmosphère était lourde et pesante, tous savait qu’on recherchait plus un corps éteint qu’une femme perdue, les regards se faisaient fuyant et les têtes légèrement basses, pour sûr la journée serait difficile mais il fallait le faire, alors, en sortant de son sac des petits sifflets en bois qu’il a confectionné cette nuit, il ajouta :

Je vous donne à tous cette petite flûte, si vous trouvez quelque chose, soufflez dedans ! On se retrouvera facilement ! Faites attention à vous et que le Tout Puissant nous vienne en aide et guide nos yeux…

Marsou regarda ces compagnons en leur faisant un sourire qui se voulait rassurant puis fit volte face et s’enfonça dans la forêt qu’il avait la chance de bien connaître. Il marchait et pensait à la puce à chaque pas qu’il posait sur la terre humidifiée par la rosée, il aimait cette enfant et voulait tenir promesse…

C’est ainsi que commença la recherche d’Allice, les groupes se séparèrent pour permettre une meilleure exploration. A leur tour, ils s’enfoncèrent dans l’obscurité du bois créée par les feuilles des nombreux arbres bloquant la lumière du jour…
Morgana13
[La veille..]

Elle avait assisté la veille à la discussion sur la battu en forêt que Marsou c'était engagé à faire devant la p'tite Aelis en taverne.. Il en avait fait la promesse et le connaissant il la respecterait. Allice, sa mère était une des cousines de Morgana, celle ci avait mystérieusement disparu depuis des semaines.. Thais la sœur d'Allice avait cherché dans tout le comté malgré son gros ventre qui commençait sans doute à peser..

La brunette n'avait pu rester insensible au désarroi de sa cousine prête à pondre. La disparition de sa soeur la minait un peu plus chaque jour, Morgana l'avait vu dans ses yeux..Le regard et les larmes de la petite Aelis qui réclamait sa maman avait fait son oeuvre aussi..

Pour Morgana il était impensable qu'elle ne participe pas à la battu. Elle avait même proposé le groin de Margarine sa truie qui avait un flair hors du commun . La brunette avait bien vu dans le regard de son fillot qu'il était septique à ses dires. Mais la brunette savait que sa truie n'était pas une bête comme les autres. Elle était bien amoureuse d'Elvice l'âne, donc elle pouvait bien avoir un bon flair..

A peine rentrée de taverne, elle était allée trouver son tuteur fossile, n'hésitant pas à le secouer alors qu'il dormait d'un sommeil profond. Elle lui avait demandé de préparer Margarine au aurore et de se tenir prêt avec elle pour participer à la battu pour retrouver Allice ..

Il n'avait peut-être pas tout compris mais savait qu'il serait là. Gaius était un homme sur lequel on pouvait compter..


[Au matin]

Au chant du coq, Morgana était déjà prête, en sortant de sa demeure elle avait trouvé son fossile, les yeux encore collés avec Margarine. Il avait donc compris ou du moins l'essentiel..

Ils prirent la route en direction de la rue de l'âtre, lieux du rendez vous fixé par Marsou.. Sur le chemin Morgana avait donné des consignes de "silence" pour ne pas que les filles de son fillot ne soient réveillées. Il faut dire qu'elles arrivaient à un age ou l'on se réveille plus vite que l'on s'endort..

Le petit groupe retrouva le reste des participant, tous avaient les traits tirés et inquiet.. L'atmosphère était lourde, on ne pouvait pas ne pas le sentir.. Morgana attrapa un des petits sifflet tendu par son fillot, elle regarda Gaius faire de même.. Il était temps d'y aller, il fallait la trouver , il fallait qu'enfin Thais et Aelis sachent ce qu'il était advenu d'Allice.. Vivre dans le doute de n'était pas vivre mais juste survivre.. ....


[La forêt..]

Le groupe arriva à la lisière du bois, il était temps pour eux de se séparer.. Morgana écouta les dernières instructions de son fillot préféré... Elle ne manqua pas de voir le sourire rassurant qu'il avait tenté de faire. Elle le connaissait bien la brunette, elle savait à quel point il s'inquiétait.. Il faut dire que l'espoir était plus que maigre voir même quasi inexistant. La forêt était un lieux au mille danger.. La brunette regarda une dernière fois son fillot , serrant bien entre ses doigts le flutiaux confié.. Il était temps d'ouvrir l'œil et de fouiller le moindre bosquet...

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Thais
[ La veille en taverne … ]

Rire pour oublier quelques instant... Faire bonne figure et sourire... Pour les enfants, pour les autres, pour tous et pour elle même aussi... Fuir un peu la réalité... C'est lâche? Peut-être bien oui, mais la blonde en avait besoin... Elle avait besoin de continuer à sortir et partager quelques paroles futiles autour d'une tasse chaude pour abroger le sort qui s'acharner. Plus l'espoir diminuer en elle plus son besoin de présence se faisait grand... Celle de son fiancé bien-sur! Mais également celle de tout ceux qui lui était proche... Elle voulait oublier!

Mais comment oublier quand une brunette vous demande, inlassablement, jour après jour, où était sa mère, la raison de son absence, les causes... Il arrivait à la blonde, un bref instant, un tout petit instant, une fraction de second, d'en vouloir à sa nièce... De lui en vouloir de raviver en elle cette douleur, si similaire à celle qu'elle voyait dans les yeux de l'enfant... Mais la fraction de seconde suivante, c'est à elle même qu'elle en voulait... Comment pouvait-elle reprocher à la petite de réclamer ainsi sa mère? La blonde avait tellement honte de sa propre réaction aussi brève fut-elle.

Mais l'espoir était éteint et, pourtant, elle se refusait encore à tuer celui si sommeillait encore dans la brunette... Elle le devrait pourtant. Commencer à lui en parler, la préparer, mais le faire l'aurait obligé à regarder le siens déjà mort et de ça la jeune femme n'en était pas encore capable...

Alors c'est avec un sentiment mitigé... drôle de mélange entre un fol espoir, une certaine reconnaissance et un grand scepticisme... que la blonde accepta la proposition de Mars d'entreprendre une dernière recherche. Étaient-ils fou d'essayer? Peut-être... Pourtant Thais serait du voyage... Et ceux malgré ces sept mois de grossesse passé, malgré la fatigue qui jour après jour s'accumulait, elle viendrait. Elle y tenait. Elle le devait à sa nièce mais elle ne devait surtout à sa sœur...


[Quand le coq chante...]

La nuit avait été longue et les heures de sommeil brefs... La jeune femme n'avait pas véritablement réussit à dormir... Durant de longue heure blanche, elle avait pensé à tout, à rien... Tentant de concentrer des pensées sur son breton pour ne pas songer à sa cadette... en vain... Alors, c'est les membres lourds, les yeux rouges et le cœur indécis qu'elle se leva. Devait-elle espérait quelques chose de ces fouilles aux risques de le voir détruit une nouvelle fois? Silencieusement, elle s'habilla et sortie dans le petit matin fraie. Les gamines dormaient encore, hors de question de les emmener. Le chemin jusqu'à la rue de l'Atre fut rapide et la blonde eut la surprise d'y voir autant de monde. Saluant tout le monde d'un bref signe de tête, elle resta en arrière, écoutant attentivement le garde chasse.

"...blessée ou morte…"

Se détournant pour cacher les larme qui lui venait, elle ne pu retenir ces pensées d'ajouter.

"Blessée au début peut-être... Certainement morte depuis..."

Obligation de rester accompagner avec interdiction de protester? Soit! De toute façon, elle n'avait pas le cran à vouloir protester alors c'est toujours aussi silencieuse qu'elle suivit le petit groupe, remarquant à peine Cana et sa fameuse compagne...


[Dans les bois...]

La ville était entourait par la foret, ils ne furent pas très long à l'atteindre. A son oret, dernières recommandation de l'instigateur de ces recherche... Brindille... Traces... Tissus... Tissus? Le mot fit tilte dans l'esprit de la jeune femme et aussitôt, elle sortit de sa besace un petit foulard avant de s'approcher de sa cousine et de sa truie.

"Tiens... C'est le seule que je l'ai vu porter ici... j'espère que l'odeur ne l'aura pas trop quitté..."


Petit sourire avant de s'engouffrer, sifflet en main dans le bois... L'espoir fait vivre dit-on... Mais quand il n'y en déjà plus comment fait-on?
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Marsou
[Dans les bois]

C'est avec le souci du détail que Marsou s'avança dans l'épaisse forêt ombragée, l'homme la connaissait bien, très bien même, préférant enfant se réfugier dans ces lieux que de côtoyer la folie humaine alors évidemment il se sentait dans l’obligation de trouver quelque chose ! De plus, il considérait Aelis comme une de ses filles, voir cette enfant triste et malheureuse lui déchirait le cœur…

Il s’avançait avec Yoline qui le serrait de prêt ; sans doute n’était-elle pas rassurée par les lieux. Il la regarde et lui demande en souriant amusé par sa crainte :


Regarde bien par terre ! Peut-être a-t-elle fait tomber quelque chose si elle est passée par là !

Sa tête n’arrêtait pas de bouger cherchant la moindre trace, ils continuaient de progresser à travers les arbres, s’approchant à chaque branche cassée espérant trouver une marque, du sang ou quoi que ce soit, Marsou était dans sa traque et ne remarquait même plus celle qu’il aimait, concentré par cette recherche qu’il espérait fructeuse…

Petit à petit, Ils s’approchèrent de la plus grande grotte qu’il connaissait ; abris et refuge des ours ! Il le savait mais se devait d’aller y jeter un œil, Marsou était à son tour peu rassuré ! En effet, il connaissait la puissance et la férocité de la bête, néanmoins, il irait tout en assurant ses arrières.


Yoline ! Cette grotte est le lieu où les ours se reposent j’dois aller voir si j’trouve quelque chose ! J’prends la lanterne, reste à l’entrée et si tu as besoin d’aide tu m’appelles par contre si tu entends « COURS YOLINE COURS !!! », tu n’hésites pas, tu fonces droit devant ! En espérant qu’il soit parti chercher à manger ! A tout de suite ma belle …

[A l’intérieur de la grotte]

Marsou s’enfonça doucement dans la grotte, la lanterne éclairait légèrement les parois de la caverne, ces pas raisonnaient à l’intérieur comme raisonne les tambours les jours de fête, plus il s’enfonçait plus l’odeur de l’humidité arrivait dans son tarin et le rendait mal à l’aise…
Il repéra un tas d’os, s’agenouilla, les observa, en retourna certains, c’était évident ce n’était pas les restes d’Allice puisqu’il s’agissait d’os d’animaux.
Il se releva doucement lorsqu’un craquement terrible parvint aux oreilles du douanier qui d’un bond se retourna, sorti son épée, brandit la lumière devant lui et un son arriva
« Marsou, j’ai peur là-bas toute seule », un ouf de soulagement sortit de la bouche crispée du bonhomme, il s’attendait à se retrouver face à face avec un ours, pour sûr beaucoup moins féroce et moins baveuse est la créature en face de lui !

C’est bon ma belle on sort y’a rien de bien sérieux ici mis à part quelques os de bête !
Partons d’ici ça vaut mieux pour nous, une mauvaise rencontre est si vite arrivée !


Marsou et Yoline sortirent main dans la main de la tanière angoissante et reprirent leur fouille plus loin dans la forêt vers la clairière, là où la lumière éclairait de mille feux les hautes herbes sauvages.
--Gaius
Morgana l'avait réveillé en pleine nuit, sans crier gare. Il fallait qu'il soit près aux aurores et qu'il le soit avec Margarine. Il n'avait pas du bien compris, ses paupières étaient restées collés et son cerveau endormi mais il avait tout de même entendu à moitié.

Le chant du coq l'avait fait tomber de sa couche, ses vieux os n'avait guère apprécié la rapidité avec laquelle il avait du se préparer. Il avait couru jusqu'à l'étable , pour embarquer la truie qui n'avait pas l'air de comprendre pour quelle raison on la séparait de son âne d'amour.

Morgana ne tarda pas à les rejoindre, il la suivi jusqu'au point de rendez vous le regards encore endormie. Margarine aidait à le faire avancer en tirant sur la cordelette qu'il lui avait attaché autour du cou.. Il prit le sifflet tendu par le fillot de sa pupille, il n'était même pas sur qu'il aurait la force de souffler dedans. Il faut dire qu'il n'était plus tout jeune, les heures de sommeil était importante pour lui et son vieux corps. Là pour sur il lui en manquait quelques une!


Quand faut y aller ..faut y aller!

Il avait bien compris la raison de se rassemblement. Il fallait tenter de retrouver Allice la maman de la p'tite Aelis. Le fossile avait aussi compris pourquoi Morgana avait voulu qu'il prenne Margarine. Aussi surprenant que cela puisse être la bestiole avait un flair aussi gros que son groin.

La cousine de sa pupille ne tarda pas à s'approcher, elle tendit un fouloir à Morgana. Gaius comprit qu'il servirait à éveiller le groin de Margarine. Il sourit doucement aux dames et attrapa le fouloir. Il se pencha sur la bestiole et lui colle sur son groin..


Ma belle, on compte sur toi. Que pour une fois ton groin serve à autre chose qu'a chipeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeer.

Elle gigota la tête en jouant de la trompette avec son groin puis tira d'un coup sec , déstabilisant le fossile. le voila parti pour une séance imprévu de truie nautique...

--Margarine
On l'avait séparé de son amoureux, son Elvice chéri au chant du coq. Elle n'était pas ravie la Margarine , mais avait suivi ou plutôt tiré sur la cordelette qui l'a prenait au cou. Elle si docile quand son âne était près d'elle devenait une terreur dès qu'elle en était éloigné. Pressée sans doute de le rejoindre.

Elle les avait regardé d'un drôle d'oeil les humains. Ils avaient tous en main un bout de bois. Z'en avait de drôle d'habitude. A peine arrivé aux bois ont lui collé un chiffon sur le nez. Elle rouspéta dur la Margarine!!

Le vieux lui essuyait le nez à tout va, le jambon commençait sérieusement à regretter d'être là. Elle rouspétait de plus belle, sa corde toujours autour du cou. Elle respirait le linge, faut dire elle n'avait pas trop d'autre choix..




Elle renifle...

Mais qu'est c'ki fait lui?!! Heyy laisse mon groin!!

Elle tourne la tête , pour se libérer..

Hey mais arrête! J'y vois même plus..et j'vais t'montrer moi si..


Elle sent même si elle ne veut pas..

Huuum..ça sent bon ça...ça sent la Dame..Hummm..

Elle tire sur la corde doucement..

T'veux quoi? Si je trouve l'odeur tu me ramène près d'Elvice?


Elle jette un oeil au vieux..


Bin en route et accroche toi vieux débriiiiis!!


La voila qui tire d'un coup sec, sent que le vieux se fait trainer mais ne s'arrête pas.. Plus vite trouvé, plus vite rentrée!
Yoline
C'était une journée angoissante qui demarrait alors que le soleil se faisait encore timide.
La veille au soir, il avait été décidé qu'une battue serait organisée sous le commandement de Marsou, battue qui avait pour but de retrouver Aliice, la maman de la jeune Aelis.
En effet, la femme avait disparu depuis plusieurs semaines maintenant et toutes les recherches jusque là avaient été vaines. Renseignements avaient été pris et les douaniers des différentes villes environnantes avaient reçu le signalement de la femme sans qu'aucun ne signale sa présence.

L'inquiétude et l'angoisse se lisait un peu plus chaque jour sur chacun des visages des proches de la maman et il fallait que cela cesse ... Il fallait savoir enfin, si l'espoir était encore permis .... ou pas.

Yoline ne connaissait pas la jeune femme, elle ne l'avait croisée qu'une ou deux fois en taverne sans qu'elles n'échangent vraiment. Mais la jeune bretonne était proche de la petite fille et elle la voyait se torturer un peu plus chaque jour, refusait toute nourriture, maigrir à vue d'oeil tandis que l'enfant devenait de plus en plus irascible. Aelis n'était plus elle-même mais quoi de plus normal pour une enfant de 6 ans et demi qui reste sans nouvelles de sa mère durant de longs jours ?

C'est donc tout naturellement qu'elle avait assuré Marsou de sa présence auprès de lui pour mener les recherches avec l'ensemble des volontaires qui avaient répondu présents en grand nombre.

Ce matin là, elle était donc comme tous, au coin de la rue de l'Atre, écoutant avec attention les consignes distribuées par Marsou. Placée à ses côtés, elle le suivit après avoir glissé sa main dans la sienne, prenant la direction de la forêt.

Bien que silencieuse, Yo ne cessait pas une seconde de penser à l'enfant, à sa tristesse et .... à la probable mauvaise nouvelle qu'ils devraient lui apprendre .... plus tard...
Comme beaucoup, et même si pas un ne le disait, Yoline craignait désormais le pire, n'imaginant pas qu'une maman puisse laisser ainsi son enfant sans en être radicalement empêchée ...

De temps à autre, elle jetait des regards à Marsou, qui ne la voyait même pas, tant il était absorbé par la mission qu'il s'était fixée. Yo faisait de son mieux pour le soutenir dans cette épreuve, car s'en était réellement une pour lui. Elle connaissait l'affection toute particulière qu'il vouait à l'enfant, la complicité qui liait le douanier à la petite fille et donc la souffrance qu'il endurait de la voir dans cet état ....

Yo se sentait impuissante face au désarroi ambiant, et elle avait à coeur de tout faire pour retrouver Aliice, mettre fin à ce calvaire commun, savoir .... il fallait que tous sachent... l'incertitude étant le pire des maux ....

Alors qu'ils s'étaient enfonçés dans la forêt, furetant de tous côtés, louvoyant entre les arbres, observant le moindre détail, la moindre chose qui pourrait attirer leur attention, traquant le moindre indice, Marsou s'arreta devant l'entrée d'une grotte.

Avant même qu'elle puisse ouvrir la bouche, le voilà qui lui intimait de rester là tandis qu'il s'engouffrait dans l'ouverture.
D'abord immobile et obéissante, Yo ne bougea pas, attendant le retour de Marsou. Mais celui-ci tardait et l'angoisse de la jeune femme allait crescendo.
N'y tenant plus, elle résolut d'entrer à son tour dans la cavité, décidée à retrouver Marsou, la peur lui vrillant le ventre, tant pour elle, seule dans une forêt inconnue, que pour Marsou, dont elle ne savait rien ... Qu'avait il trouvé dans cette grotte ? Si une bête l'attaquait ?

Marchant lentement tandis que ses yeux s'habituaient à la pénombre, elle ne vit cependant pas les branchages qui jonchaient le sol et, marchant dessus, le bruit augmenté par l'echo de la cavité la surpris elle-même.
Yo s'immobilisa avant de reprendre sa lente progression, aucun son .... pas un bruit .... le silence régnant était revenu et faisait croître encore la panique qu'elle sentait doucement l'envahir.

Enfin, elle aperçut la silhouette familière et, non sans avoir jeté un oeil à l'arme que le douanier tenait en mains, elle souffla de soulagement, lui expliquant les raisons de sa venue.

Marsou avait visiblement terminé son inspection de la grotte, et sans attendre, tous deux sortir de la caverne, retrouvant la clarté du jour en même temps que les rayons bienfaisants du soleil désormais haut dans le ciel.
La journée était maintenant fort avancée et pourtant toujours aucune trace .... pas un indice ...

Marsou prit la direction d'une clairière et tandis qu'ils s'avançaient, le regard de Yoline fut attiré ... au sol ... à quelques mètres d'eux .... une chausse.... qui semblait posée là ... lieu incongru ....

Yoline stoppa net son avancée , tirant un peu sur la main de Marsou.


" regarde ..."


D'un geste de sa main libre, elle lui indiqua l'objet, refusant d'ajouter quoi que ce soit ....

Yo ne savait pas comment était vétue Aliice lors de sa disparition, elle n'osait pas imaginer qu'il puisse s'agir de la sienne ....Mais son esprit, inconsciemment avait fait le rapprochement avec la grotte visitée un peu plus tôt ...

Yoline garda son regard posé sur Marsou, attendant ... espérant même qu'il lui dise que cela n'appartenait pas à Aliice ....
Marsou
Après s’être fait peur dans cette grotte pour au final ne rien avoir trouvé, Marsou poursuivit sa route accompagné de celle qui partageait a présent sa vie, une bretonne pas comme les autres et cela plaisait au bonhomme.
Il ne lui parlait beaucoup dans cette épreuve mais la savoir présente près de lui le réconforter et lui donnait de la force pour mener à bien la mission qu’il s’est fixé.
C’est donc déterminé qu’il s’apprêtait à continuer leur recherche quand il sentit son bras se tendre puis l’empêcher d’aller plus loin, il se retourna et regarda Yoline en penchant sa tête sur le côté, elle lui dit avec de grands yeux ronds :


Citation:
" regarde ..."


Marsou regardait dans la direction indiquée par sa tendre et vit à son tour la chausse de couleur sombre posée sur le côté, ils s’approchèrent donc de cette dernière et le douanier la prit dans ses mains, l’essuya avec sa manche et ajouta :

Petite taille, la chausse est noire comme celle d’Allice de mémoire… Ca pourrait être la sienne, j’suis pas vraiment sûr à vrai dire seule Thais pourrait confirmer si c’est bien à la mère d’Aelis.
J’vais les prévenir, on est sur une bonne piste grâce à toi, merci…

Il fait un petit sourire à Yoline malgré tout puis lui tend la chausse qu’elle a trouvé.
Marsou fouille dans ses poches, y sort le sifflet fabriqué la veille et fait sonner l’instrument à plusieurs reprises assez longtemps pour bien repérer leur localisation .

En attendant l’arrivée de ses camarades, il regardait la falaise en levant la tête puis fixait les parois, la grotte, il l’avait fouillé mais si du haut elle avait…
Tout en se demandant si elle aurait pu faire cela, Marsou s’approcha de la falaise et scruta les lieux, il remarqua assez rapidement plusieurs pierres au sol formant un petit mont.


Un éboulement !
Yoline vient m’aider ! Peut être qu’elle est dessous…

C’est avec angoisse que Marsou souleva les grosses pierres, il le fit rapidement comme si elle pouvait être vivante puis ralentit de peur de retrouver son cadavre sous ces gros cailloux et dans quel état sera-t-elle…
Après avoir dégagé l’éboulis, il n’y avait rien en dessous c’était certain, Marsou jeta un regard terrible à Yoline, ses propres yeux exprimaient la tristesse, la peur et l’inquiétude, il les baissa et fit un long soupir tout en restant à genoux.


Elle n’est pas là … elle n’est pas là…


Cette recherche commençait à faire vraiment mal, gardant en tête le visage de sa petite protégée, Marsou restait dans cette position comme ailleurs durant un instant, il reprit ses esprits après un moment et lâcha un
« pauv’ p’tiote ».

Les personnes parties avec lui ne mirent plus beaucoup temps à les rejoindre tous deux…
Morgana13
Tout juste le temps de regarder son tuteur fossile poser le foulard confié par Thais sur le groin de Margarine que déjà elle le suivait du regard. Il venait de partir sur les chapeau de roues sans pouvoir contrôler la truie. Elle le trainait derrière elle, comme une poupée de chiffon.. Morgana secoua la tête doucement. Son tuteur ne cesserait donc jamais de faire des acrobaties point recommandé pour son age..

Il était temps de fouiller le moindre bosquet comme promis.. La brunette n'avait pas le temps de s'occuper du vieux qui semblait ne pas apprécier sa glissade forcée.

Elle tenait bien le flutiaux confié par son fillot en main, elle arpentait tous les coins et recoins sur son passage. Les touffes d'herbes, les bosquets, les ronces tout y passait.. Rien en vu, même pas une brindille cassée.. Le chemin devenait escarpé, la brunette releva bien sa houppelande pour voir ou elle posait ses pieds..

Cela faisait un moment qu'elle tournait.. Elle ne voyait plus personne mais entendait certains crier le nom d'Allice.. Soudain un des sifflets retentit au loin.. C'était le signal prévu si ils trouvaient quelqu'indice que ce soit.. Le son du flutiaux résonnait à travers la forêt.. Morgana stoppa net, son coeur se resserra, l'inquiétude était palpable aux traits de son visage..

Elle souffla un instant puis se mit à courir aussi vite qu'elle pouvait en direction des sifflements.. Ses joues rosissaient au fur à mesure de sa course.. Plusieurs fois elle glissa, se releva puis repartie... Les égratignures sur ses mains et ses bras ne l'arrêtaient pas dans sa course folle.. De petits éboulis la rattrapaient, les pierres ricochaient dans ses jambes.. Elle courait le plus vite possible espérant arriver avant que l'auteur des coups de sifflet de cesse de souffler..
Par là, c'est par là.. Qu'a-t-on trouvé? Aristote faites qu'elle ne soit pas... pensait elle continuant sa descente frénétique...

Le sifflement semblait venir des abords de la falaise.. Falaise réputée pour sa dangerosité . La brunette à bout de souffle continuait de courir... Elle arriva non loin des lieux et s'arrêta pour reprendre son souffle coupé par sa course...

Cela faisait bien longtemps qu'elle n'avait couru de la sorte, Elle essuya son front d'un revers de main puis elle jeta un regard à ses bras meurtris par les ronces.. Elle reprit son chemin pour rejoindre le flutiaux chantant.. Elle ne tarda pas à apercevoir une silhouette qui semblait être celle de Yoline. Marsou ne devait pas être loin, il ne l'aurait pas laissé seule si près du repère des ours. Ils étaient près de la grotte ou les gros bestiaux poilus avaient élu domicile.

Morgana s'approcha plus et finit par voir Marsou en train de retourner des pierres. Il y mettait tout son coeur au d"triment de ses mains. Il avait promis à la p'tite Aelis de retrouver sa mère.. Son visage était défait , la brunette laissa un long soupir lui échapper. Peut-être allait-elle vivre un moment difficile auquel personne n'est préparé.. Elle s'approcha..


C'est vous qui avait sifflé?fiou... Vous avez trouvé quelque chose?? Fiou... lança-t-elle en arrivant près d'eux totalement essoufflée.. Son visage était fermé par l'inquiétude, son regard azur semblait éteint.. Le visage de son fillot ne lui inspirait rien de bon..

Ce n'était pas le moment de flancher, puis les autres dont Thais ne tarderaient pas à arriver... P'être faudrait-il être fort et soudés dans les instant à venir.. Reprenant sa respiration elle ne le quittait pas Marsou du regard...

_________________
Yoline
Yoline observait toujours Marsou. Les yeux posés sur le douanier tandis qu'il étudiait la chausse trouvée. Les paroles prononcées ne la rassurèrent pas vraiment ... Il était possible que cela appartienne à Allice et l'incertitude demeurait toujours ...

La jeune femme prit la chausse que lui tendait à nouveau Marsou et lui rendit son timide sourire, ne sachant que faire. Elle avait l'impression qu'ils avaient tout fouillé, tout scruté, tout observé ... et pourtant toujours rien, toujours cette angoisse de l'ignorance qui se faisait de plus en plus présente...
D'une main, elle coinça l'objet dans sa ceinture tandis que le douanier furetait les alentours.

Ayant quitté un instant son tendre des yeux, balayant les alentours de ses prunelles émeraudes, elle entendit Marsou s'écrier


Un éboulement !
Yoline vient m’aider ! Peut être qu’elle est dessous…


Et sans attendre, elle le rejoignit alors qu'il s'évertuait déjà à retirer, pousser, éloigner, chaque pierre qui composait l'éboulis. Yoline s'agenouilla à ses côtés et joignit ses gestes aux siens, usant de toutes ses maigres forces pour retirer le plus rapidement possible l'ensemble des cailloux de différentes tailles qui s'étaient accumulés là.

Au bout d'un certain temps, ils durent se rendre à l'évidence ....Bonne ou mauvaise nouvelle, elle ne savait plus vraiment ... Mais Allice n'était pas la dessous ... mais où ? l'incertitude une fois de plus reprit son droit et Yoline se redressa ...

Posant son regard sur Marsou, elle sentit une énorme boule lui obstruer la gorge tandis qu'elle croisa les prunelles masculines ...Ce regard ...terrible regard ...chargé de tristesse, d'angoisse ... Yoline supportait de moins en moins voir Marsou dans cet état et son impuissance à l'aider la rendait encore plus malheureuse ....

Observant les traits de l'homme qui trahissaient sa souffrance, la jeune bretonne devina plus qu'elle n'entendit les paroles qu'il prononça ...


"Elle n’est pas là … elle n’est pas là…"


Ces paroles qui transpiraient le désespoir ... où se reflétait ce sentiment que tous avaient .... cette peur de l'inconnu qui les étouffait peu à peu ... Ne pas savoir .... espérer malgré tout ... tout en se disant qu'il fallait se rendre à l'évidence ... Ce que tout le monde encore se refusait à faire ....

Les pensées féminines se dirigèrent tout droit vers cette enfant qui attendait au bourg, qui elle, continuait d'espérer, qui ne comprenait pas ....Comment aurait-elle pu admettre et comprendre ce que les adultes eux-mêmes ne parvenaient pas encore à assimiler ?

Dans un geste instinctif tandis que Marsou exprimait à haute voix ses pensées pour l'enfant, Yoline posa sa main sur l'épaule aimée quand elle entendit des pas ....

Morgana arrivait, essoufflée, échevelée et rouge d'avoir couru ... Sans doute avait-elle entendu les coups de sifflets de Marsou...


Les paroles de la bourgmestre confirmèrent cela et tandis que Morgana reprenait son souffle, Yo parvint à comprendre ce qu'elle disait ...
Elle repensa soudain à la chausse trouvée un peu plus tôt et l'extirpa de sa ceinture.
Marsou avait dit que seule Thais pouvait confirmer si cela appartenait à Allice ou non mais la blonde n'apparaissait pas et Yoline songea un instant que peut-être l'état avancé de sa grossesse ne lui avait pas permis de pousser plus avant ses recherches.
Aussi résolut-elle de montrer l'objet à Morgana, peut-être, elle, saurait-elle également si cette chausse appartenait à sa cousine ou non.

Les yeux pleins d'espoir, elle tendit l'objet à la mairesse qui restait à regarder Marsou dans l'attente de nouvelles :


" Morgana ... saurais tu si ..."

Yoline s'interrompit un instant puis reprit, soufflant ses paroles plus qu'elle ne les prononça réellement :


" cette chausse appartient-elle à Allice ?"

Yoline retint son souffle, elle ne savait plus si elle espérait une réponse affirmative ou non ....

Attendant les paroles de la mairesse, elle ressera doucement l'etreinte de sa main sur l'épaule masculine et posa son regard sur Marsou.
Elle aurait tant aimé pouvoir lui ôter ce masque de souffrance, mais elle savait qu'il avait en ce moment besoin d'être soutenu, besoin d'une force et elle lui dit d'une voix à la fois bienveillante et ferme :


" Il faut continuer Marsou .... viens ... lèves toi ... Nous devons la trouver"

Yoline reposa alors son regard sur Morgana, sans relâcher son étreinte de l'épaule de Marsou ....Elle espérait lui insuffler l'énergie nécessaire pour poursuivre la mission fixée....Il ne fallait pas qu'il flanche et Yoline avait une absolue confiance en lui ....
--Margarine
Un moment déjà qu'elle tirait le fossile. C'est qu'il était pas léger le vieux!! Elle tirait le plus fort possible, sentant que les jambes du vieillard allait flancher. Une corde autour de son cou? Mais son tous fous se disait-elle..

Grouiiiiiiiiiiiiiiiiii.. Lacheuuuuh !! lâche vieux machin! Mais il s'accrocheuh!! Grouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii..

Elle prend un virage sec, contournant un arbre...

Grouiiiiiiiiiiiiiiiiii...Et là heiin? T'le met ou l'arbre?? Lacheuuuh!! Grouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii...


Elle tourne la tête et le voit traîner au sol tenant encore la cordelette.. Elle lève la tête cherche un arbre bien bas et s'engouffre dedans , groin en avant...

Grouiiiiiiiiiiiiiiiiii...Chauuuuuuuud devant le vieuuuuuuux!! Grouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii...

Soudain un grand bruit, un léger cri ..Elle se sentait bien plus légère, elle redressa le groin fière d'elle et entendit le vieux..




MARGARINEEEE ..... REVIIIIIIIIIEEEEEEEENNNNS!!!


Il ne lui en fallu guère plus pour qu'elle détale, replongeant son flair dans la terre. Elle cherchait, reniflait, inspectait quand soudain elle stoppa.. Son groin fouillait de plus belle..

Grouiiiiiiiiiiiiiiiiii...J'ai l'odeur! Heyyyyyy j'ai l'odeur!! Grouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii...


Elle reniflait partout, le groin fouillant plus vivement . Elle allait à droite à gauche sans même relever la tête . Le vieux qui hurlait au loin ne l'intéressait pas. Margarine avait l'odeur, celle du fouloir et elle ne semblait pas vouloir attendre qui que ce soit.. Elle courait maintenant. La falaise se rapprochait, elle ne connaissait pas les lieux. Une seconde d'arrêt devant la grotte puis la voilà repartie son groin collé au sol.. Elle ne vit même pas qu'elle passait devant les trois humains...

Grouiiiiiiiiiiiiiiiiii...Hey par là, heyyy le vieuuux t'es ou?? là ça sent!! Grouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii...

Elle reniflait comme jamais la Margarine mais elle n'avait pas de flutiaux elle..
Thais
Les sous-bois étaient denses et, bien qu'elle ne se plaignit pas, la blonde devait reconnaître que la parcourir était laborieux... Et bien-sûr son état n'aidait en rien. Elle prit une note mental de remercier Marsou de lui avoir interdit d'être seule, sans ça, elle aurait perdue courage depuis bien longtemps. Après une énième pause pour reprendre son souffle, Thais se remit debout en plaçant une main sous son ventre comme pour tenter d'en alléger le poids. La charge qui se portait sur ses reins, en plus de lui donner une démarche des plus gauche, lui provoquer de violent mal de dos. Qui avait oser dire qu'une grossesse m'était les femmes en extase durant neuf mois? Pas elle en tout cas...

Calant ces pieds sur des rochers sûr et ses mains sur les troncs non loin, la blonde essaya tant bien que mal d'assurer sa descente. Et pourtant, malgré sa fatigue et les difficultés qu'offrait le relief, l'idée d'abandonner ne l'effleura pas. C'est ça sœur que l'on cherchait! S'il y avait bien quelqu'un qui se devait d'être là, c'était bien elle! En soupirant légèrement, la jeune femme regretta l'absence de son frère ainé. Elicas... Il aurait dû ici lui aussi! Mais non, il était bien trop occupé à prier le seigneur de lui donner une prochaine victoire! Sûr, chasser les hérétiques était tellement plus important que de faire la lumière sur se qu'était devenue leur cadette... Thais tenta de chasser cette pensée... Le poids que lui imposait l'enfant qu'elle portait, était certes lourd et fatiguant, mais lui apportait joie et réconforte. Alors que celui qui lui étreignait le cœur à cet instant l'oppressait et l'étouffer. C'est qu'elle avait peur la blonde, peur de ne pas être à la hauteur de tout se qui les attendait...


TRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIT TRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIT TRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIT TRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIT

Les soudains coups de sifflet la firent sursauter alors que son coeur manqua un battement ... Mon Dieu, se pouvait-il que? Oubliant peine, fatigue et prudence, la jeune femme dévala se qui lui restait de pente et, au risque de se prendre les pieds dans les racines ou la tête dans une branche, se mit à courir comme elle put. Se n'était pas évident mais elle le fit tout de même...

TRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIT TRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIT TRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIT TRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIT

"Mon fait qu'il l'ai trouvé... Fait qu'elle soit vi... Pitié! Pitié! Fait que... "

Un fol espoir la prit. Si celui qui sifflet en se moment, y mettait tant d'insistance, c'est qu'il y avait urgence... Et s'il y avait urgence c'est peut-être qu'Allice... Enfin qu'ils l'avaient... Qu'elle était...Oui, peut-être...

Rapidement, les sifflements se turent mais la jeune femme en était suffisament proche pour savoir qu'il ne lui restait que cette petite pentes à gravir pour les rejoindre.

"Fait que... Fait que..."

Cette prière n'avait pas quitter son esprit surchauffé et c'est toute soufflée qu'elle arriva au pied de la falaise, devant une grotte. Un coup d'oeil sur l'horizon lui appris qu'ils étaient déjà nombreux à être arrivé. Relevant ses jupes déjà tachés, elle se précipita vers eux.


"Ou est-elle? Vous l'avez trouvé? Dites, hein, où est-ce qu'elle est?"

Tout en parlant, la blonde tournait sur elle même. Désespérément, elle cherchait sa sœur des yeux. S'ils avaient sifflé c'est qu'elle avait trouvé non? Alors pourquoi ne la voyait-elle pas? Tour après tour, au fur et à mesure que le tourni la prenait, son espoir lui, la quittait...
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Marsou
Marsou restait comme tétanisé mais aidé par les paroles de Yoline, il se releva difficilement et embrassa la main qui avait trouvé refuge sur son épaule.

Tu as raison ! C’est vraiment pas le moment de lâcher !

Il se releva la tête, gonflé par les mots de sa compagne et fixa sa marraine avec un regard un peu plus franc !

Oui ! On a trouvé cette chausse par terre et un peu plus loin cet éboulement mais rien dessous !

Il observa Morgana étudier la chausse sombre et entendit Thais arriver en trottinant portant sa robe avec ses deux mains. Fallait vraiment être têtue pour venir en forêt alors que l’on porte un enfant et ce dernier était sur le point d’arriver …

Oh Thais ne tourne pas comme cela ! Tu vas t’écrouler…

Marsou l’aida à l’asseoir sur une souche d’arbre mort, alla chercher l’objet dans les mains de Yoline qu’il remercia d’un sourire puis s’agenouilla doucement près de la blonde et la regarda avec peine.

On a trouvé ceci … Est-ce la chaussure d’Allice ? La reconnais-tu ?

Il observa la tristesse, l’émotion de son amie et comprend alors qu’il s’agit bien de la chausse de sa sœur … Terrible ce regard rempli de désarroi et de désespoir, Marsou lui attrapa la main et lui dit :

Reste ici maintenant Thais, Allice doit être dans les parages et pour l’enfant il faut te reposer !


Espérer qu’elle accepte de souffler permettant ainsi à Marsou et ses compagnons de rechercher le corps de la femme disparue depuis trop longtemps…

Alors qu’il restait à côté de la femme enceinte, son étonnement fut grand lorsqu’il aperçut Margarine la truie fonçait à toute allure, la corde volant derrière elle.
Le fossile a sans doute dû lâcher, d’où le « reviensssss » que j’ai brièvement entendu pensa-t-il.


Bouge pas de là, je reviens !


Il lâcha la main qu’il tenait et courut après l’animal qui fonçait tête baissée dépassant l’éboulement et s’enfonçant dans les terres, Marsou le suivit tant bien que mal, courir lui faisait beaucoup de bien, ça lui permettait d’évacuer tous ces mauvais sentiments en lui.
Le cochon ralentit, Marsou commençait à le rejoindra quand la bête se stoppa, éternua à plusieurs reprises et fit demi tour avant de repartir aussi vite qu’elle était arrivée, le douanier alla voir par curiosité la raison de la marche arrière.
Il avança pas après pas, à chaque avancée une odeur se faisait de plus en plus présente et chatouillait désagréablement le nez de l’homme.
L’odeur, Marsou la connaissait bien et son visage se décomposa petit à petit, l’effluve il l’a sentit sur les terres de combat quand le vent porte une puanteur putréfiée, continuant d’avancer tant bien que mal, il mit sa manche devant sa bouche et ses narines pour essayer d’amoindrir le dégoût.
Marsou s’arrêta net en découvrant le corps d’Allice qui commençait à se décomposer, la chaleur n’aidant pas, après quelques haut-le-coeur causé par l’immonde odeur et la vue des insectes sur le visage de la défunte.
Les traces au sol montraient qu’elle avait été traînée expliquant également les morsures et les morceaux de chairs en moins sur le reste des cuisses de la jeune femme.
Marsou entendit des pas alors il se recula rapidement devant l’horreur de la scène et empêcha les arrivants de voir le cadavre tellement c’était abominable.
Il s’avança vers eux et dit d’une petite voix :


N’y allez pas, c’est horrible, n’y allez pas !
C’est fini…elle est morte !

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Morgana13
Une truie reniffleuse qui passe, Thais qui arrive, Marsou qui lui montre la chausse puis un "je reviens"... Elle regarda son fillot suivre Margarine qui semblait sur une odeur. Le visage de la brunette se ferma soudainement. Une mauvaise intuition venait de s'emparer d'elle. Elle connaissait bien sa truie, et savait à quel point son odorat était sans faille.

Elle ne s'inquiéta même pas du fossile, alors qu'en temps normal elle aurait réagit en voyant l'animal et sa longe sans le vieux. Son regard se posa sur Yoline et Thais puis se tourna vers ou son fillot était parti..

Les minutes s'égrainèrent, elle paraissait bien plus longue qu'en temps normal. Morgana se mit à se triturer nerveusement les doigts en prenant la direction prit par son fillot..

Soudain il apparu, livide... Son regard semblait éteint. Les mots qu'il prononça résonnèrent dans les oreille de la brunette..


N’y allez pas, c’est horrible, n’y allez pas !
C’est fini…elle est morte !


Le visage de la brunette s'assombrit, un voile vint ternir ses yeux azur.. Sa première pensée fut pour Aelis, puis pour Thais qui attendait non loin assise sur une souche de bois mort.. Elle baissa la tête, ses épaules était lourde, elle soupira tristement, laissant quelques perles salines couler le long de ses joues..

Que faire? Que dire après une si terrible nouvelle? Tous les mots lui semblaient dérisoire... Elle laissa son regard mouillé se poser sur son fillot.. Il avait respecté sa promesse, celle faites à une petite fille qui cherchait sa maman.. Elle posa sa main sur l"épaule de son fillot , et la tapota doucement puis lui glissa ..


Merci....

Elle réfléchit un instant et rajouta..

Dois-je aller chercher Chankel ou autres pour t'aider à la sortir de son piège?

Les jours à venir allaient être difficile pour tous, surtout pour Thais et Marsou qui devraient annoncer à Aelis la disparition de sa maman... il fallait aussi penser à sortir la dépouille de Allice de la forêt.. Que la vie était cruelle par moment.. Personne n'était préparé à cela encore moins un petit bout de six ans et demi...
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Thais
Une chausse... ça ne voulait rien dire une chausse, si? Non! Non, non, non et non! Un lacet qui se défait et hop, c'était facile de perdre une chausse... Alors cette chausse noir et abimé qui ressemblait beaucoup trop à celle d'Allice, au grand déplaisir de la blonde, ne voulait rien dire, un point c'est tout!

"Tu te leurres ma belle..."

Secouant la tête pour chasser cette satanée conscience qui la taraudait, la jeune femme ne dit pas un mot et obéis au flutiste quand il lui recommanda de s'assoir et de ne pas bouger avant qu'il ne parte à la poursuite d'une truie en fuite... En fuite ou en piste? Cana n'avait-elle pas dit que son cochon était capable de débusquer n'importe quoi à l'odeur? Donc si elle se précipiter ainsi, cela voulait peut-être dire que...

Elle eut beaucoup de mal à se contraindre de rester à sa place et d'attendre... Attendre encore alors qu'elle brulait de savoir... Mais son état la rappela à l'ordre et ces jambes malmener avaient, c'est vrai, grand besoin d'être soulager... Alors contre son propre envie, Thais resta assis sur son tronc d'arbre à attendre...

Mais elle n'eut pas besoin de patienter longtemps que déjà Marsou revenait... Blême... A le voir ainsi, la gorge de la blonde se serra et son cœur se glaça.


N’y allez pas, c’est horrible, n’y allez pas !
C’est fini…elle est morte !


Le maigre espoir qui empêcher encore la jeune femme d'accepter la vérité fondit comme neige au soleil ou plutôt... Tomba comme un vieil arbre mort que le vent abat, avec le bruit sourd du bois qui se brise avant d'atteindre le sol... Et c'est bien là que se trouver l'espoir de la blonde à cet instant, au sol, piétiné... Et sans plus écouter son corps ou sa raison, elle se releva et courut comme elle put vers l'endroit par lequel Marsou était revenu quelques instant auparavant. Ni les cris de rappelle, ni l'odeur immonde ne la stoppa, c'est à peine si elle y fit attention...

Très vite, elle atteignit le point culminant où l'odeur était la plus répugnante. C'est également là, qu'elle vit le corps... Prise de nausée, elle vassilla et tomba à genoux...

"Quelle horreur..."

La main devant la bouche et le nez, elle resta figé à regarder ce qui restait de sa petite sœur... Incapable de bouger, les yeux rivé sur le cadavre, tout se bousculer en elle... Quand...? Comment...? Pourquoi...? Et lentement, très lentement, la réalité s'insinua en elle, lui glaçant les veines et lui fendant le cœur. Enroulant ses bras autour de son ventre pour tenter, instinctivement, de le protéger lui de la douleur qui fait hurler la moindre parcelle de son être... C'est finit... Sa sœur n'était plus...


"AAAllIIIIIIIIIIICE..."

Se crie, elle n'avait pas cherchait à le contenir et c'est finalement lui qui libéra les larmes que le jeune femme contenait depuis si longtemps... Doucement, comme une enfant que l'on berce, elle se balança d'avant en arrière en pleurant...
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