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[RP]Les histoires ne sont pas toujours des contes !

--Messager_du_lointain


Il avait du traverser des contrées dangereuses aussi bien que des endroits vides, combattre des guerriers ottomans mais aussi de simples brigands, n'avait certains jours rien manger ou seulement quelques fruits qu'il avait pu chaparder dans des vergers mal surveillés. Seul le désir de faire son devoir l'avait poussé à continuer malgré tout.

Il avait d'abord longé la mer de Thrace, encore un peu chez lui malgré les envahisseurs de plus en plus nombreux, venant tous d'horizons différents mais voulant tous le même trésor. La province d'Edirne était calme, la plupart des hommes étaient en faction dans les armées, Adrianoupolis, la capitale, offrait les plaisirs d'une vie oisive et douce. Malheureusement il n'avait pas le temps, le colis qu'il transportait avait priorité sur tous les désirs qu'il pouvait avoir.
La Bulgarie s’était révélée être un long désert sans fin, ne sachant pas s'il trouverait nourriture et eau, les villes semblaient mortes, sans âmes qui vivent. Il avait suivit le cours du Danube, évitant les capitales, ne souhaitant pas se trouver sur les voies empruntées habituellement par les groupes militarisés.
En Serbie, les villes et villages se trouvaient tous sans exceptions sur les rives du beau fleuve, il les avait donc toutes passées et sans encombre, ses lettres de créance princière lui permettant de se loger et se nourrir au mieux. La ville blanche, Belgrade, lui avait montré tous ses atouts, le château majestueux, ses parcs, ses marchés, ses tavernes déployées dans les ruelles vivantes. Mais il fallait déjà repartir.
Croatie-Hongrie : les problèmes commencèrent ! En guerre interne, les villes se détestaient entre elles, le pauvre messager devait se cacher ou prouver sans cesse qu'il avait le pouvoir avec lui. Dix jours de ce régime, poussé de tous cotés à coups de lames d’épées, pour enfin repasser la frontière ouest en sortant de Zagreb. Il venait de passer le plus haut rempart contre les ottomans et pénétrait dans le Saint Empire Germanique dont il avait tant entendu parler, dont les croisés avaient envahi eux aussi son pays, s'opposant à leur ennemi oriental, ils avaient alors tenté de fraterniser leurs armées afin de combattre cote à cote.

Que de villes, que de lettres reçues chaque jour, dans une langue qui lui était incompréhensible, de maréchaux assurément qui faisaient leur travail. Il finit par ne plus en tenir compte et continua son cheminement. Parfois on l’arrêtait, lui posait des questions, il montrait les scellés du prince et dans leur incompréhension totale, ils le laissaient repartir.
Il ne peut se souvenir de toutes mais voila quelques villes germaniques qui l'ont marqué pour diverses raisons : Bruck an der Mur, Linz, Ingolstadt, Augsburg, Ravensburg, Freiburg. Pour finalement entrer dans la partie francophone de l'empire, c'est pour cela qu'on l'avait choisi entre autre de toutes ses qualités, sa facilité à s'exprimer en français.
--Messager_du_lointain


Il y avait presque un an ! Presque un an de voyage pour en arriver là ! Presque un an passé sur les routes, à ne penser qu'à la mission. Et c'était un soldat, jeune certes, mais déterminé à mener cette mission à bien. Il avait été mandaté par le Prince en personne. Il avait été remarqué, distingué, parmi les plus jeunes officiers. Rien n'aurait pu l'honorer plus que de servir le Prince, qui lui avait confié une lourde et longue tache. Difficile aussi, car il avait bien peu d'indices pour retrouver la personne concernée par ce voyage.

Une fois encore, avant de sortir de l'auberge, il vérifia sa besace et ses sacoches. Trop de choses importantes, elles contenaient, pour les laisser à l'écurie, à la merci du premier voleur venu. Le parchemin, les lettres, les recommandations, ses dagues .... Il s'assura avoir emporté un peu de nourriture et bien emplit les gourdes, ce soir il espérait trouver une autre ville, une autre auberge où dormir. Les feux de camps en hiver étaient loin d’être de tout confort !

Il sortit dans la grisaille du matin qui pointait dans le ciel, il avait fini par trouver son rythme en suivant celui du lever et coucher du soleil. Les jours rallongeaient et forcement, ses journées aussi. Il se dirigea vers l'écurie et sella sa monture. Il ne se souvenait plus combien de fois il avait changé d'animal, trop difficile pour une seule bête de parcourir ces milliers de kilomètres.

En caressant le museau de l'étalon noir devant lui, il se remémora le départ de chez lui, sa mère fière mais en pleurs, et le chant patriotique que lui avaient dédié ses complices d'armes. Il se rappelait la traversée des Balkans, le froid pénétrant, glacial, la solitude qui le rongeait parfois et les mots qu'il prononçait seul sur les routes, juste pour entendre le son d'une voix même si c'était la sienne. Ça avait été la période la plus difficile du voyage, les gens de ces pays étaient peu souvent amicaux, voir même craintifs, réservés et fermaient souvent la porte au nez des étrangers.

L'arrivée en Italie ne l'avait guère rassuré. Il courait des rumeurs de guerre entre Communauté Helvétique, Saint Empire et même Royaume de France. Le bout du chemin se rallongeait alors que les kilomètres s'amenuisaient. Il était resté en Italie, retrouvant un peu de la joie de vivre de son propre pays, ce bord de méditerranée qui faisait chanter les accents, dans les bras de belles italiennes auxquelles il n'était point nécessaire de faire des promesses. Puis il avait eu l'autorisation de continuer son chemin et la frontière des Alpes lui donna à nouveau quelques difficultés. La neige encore bien présente en avril l'obligeait à s’arrêter fréquemment, attendant une éclaircie, une route dégagée, un soleil tardif qui lui donnerait le courage de passer de l'autre coté de l'immense obstacle.

Le blanc est trompeur, tout comme cette texture, molle ou dure, qu'avait la neige, elle semblait vouloir lui tendre des pièges à chaque pas que faisait sa monture. Il avait décidé de descendre et de marcher en tenant l'animal par la longe. Cela aurait-il changé quelque chose ? La mince couche de glace s'effrita sous leurs pieds et les deux seuls êtres vivants qui semblaient exister dans le col alpin disparurent dans un gouffre avec un fracas de tonnerre, une nuée de cristaux blancs s'envola plusieurs mètres au dessus du sol, se transformant en gouttelette invisibles dans l’éclat du soleil. Puis après quelques minutes, le calme paisible de la montagne revint, tout le décor repris sa place comme si rien n’était jamais arrivé, comme si elle venait d'engloutir le passe, le présent et l'avenir.
--Messager_du_lointain


Tout est blanc ... de neige ? Non, d'une lumière pale, et au fur et à mesure que revient sa conscience, la lumière devient plus jaune, plus lumineuse à travers ses paupières. Il lui semble entendre des voix autour de lui, il peut les comprendre mais n'assimile pas complètement de quoi elles parlent.

Il est réveillé ...
Non, ce n'est qu'un réflexe de ses yeux ...
Mais non ! Regardez mieux, frère Baptiste, sa main a bougé ...

*Ma main a bougé ...?*

Oui, effectivement, et elle vient se poser sur son front, reconnaissant un bandage au toucher. Blessé ? Bizarre il ne s'en souvient pas. Il tente alors d'ouvrir les yeux, voir, apprendre, comprendre.


Allons mon fils, un effort, ouvrez les yeux.

Les paupières se soulèvent, lourdes comme les portes d'une muraille, les pupilles martyrisées sous l’éclat de la lumière l'incite à les refermer mais le saint homme ne lui en laisse pas le temps.

Bienvenue parmi nous !

Un sourire qui émerge d'une longue barbe grise, une voix calme et profonde, le tirent complètement de sa léthargie. Un prêtre visiblement, un autre en arrière plan, paraissent prendre soin de lui. Sa bouche s'ouvre mais les mots qui en sortent semblent venir d'on ne sait où. Le prêtre fronce les yeux mais l'élucubration est trop courte pour qu'il en ait compris la signification.

Comprenez vous notre langue ?

Le jeune homme hoche la tête, il comprend, il est même sur qu'il parle cette langue, mais pourquoi sa bouche ne lui obéit plus ? Il refait une tentative, un peu meilleure.

Où suis-je ? Légère quinte de toux. Froncement de sourcils. Suis-je blessé ?

Les deux hommes le regardent l'air un peu inquiet. Ils ne le connaissent pas, il n'est pas de la région, sur un étranger et qui vient de loin vu ses vêtements sales et ses maigres affaires. Bien au delà de l'Italie.

Vous êtes resté inconscient quelques jours mais votre coup à la tête n'est pas trop grave. Seul le froid a faillit avoir raison de vous. Vous êtes ici dans le monastère de la Chartreuse, dans le Duché de Savoie. Avez vous un nom, mon fils ?

Le froid ... Oui, la neige blanche et froide, bien plus qu'il n'en avait jamais vu. Il fronce à nouveau les yeux. Les mots du moine ne lui disent rien, et lorsqu'il lui demande son nom, c'est une bouche grande ouverte qu'il offre pour toute réponse.

Le mouvement de ses yeux montre qu'il cherche, qui il est, ce qu'il est venu faire ici, pourquoi est ce que sa tête est vide ou presque ....


Je ne sais pas, je ne sais plus rien ......
--Messager_du_lointain


Plusieurs semaines plus tard ....

Le temps avait passé, s’égrenant lentement, mais faisant son œuvre. Le jeune homme avait pu se lever après la première semaine, il avait fait ses premiers pas dans les couloirs puis les jardins du monastère. Respirer enfin l'air pur de l’extérieur, au lieu du renfermé de la cellule de moine où on l'avait gentiment logé, n’était pas du luxe! Il se gratta la hanche. Bon sang, que ces vêtements pour novices étaient désagréables à porter !

Les frères chartreux lui avaient ramené tout ce qu'ils avaient pu récupérer de ses affaires, c'est à dire pas grand chose ! Lorsqu'ils l'avaient retrouvé, inconscient, gisant au fond de la crevasse givrée, ils avaient tout de suite pensé qu'il était mort et puis, ils étaient quand même descendus voir. Un miracle, avaient-il surement cru sur le moment. Le corps du cheval écrasait sa jambe gauche mais le fait qu'il se trouve si près du corps de l'animal tué sur le coup, avait permis qu'il bénéficie de sa chaleur pour quelques heures, un répit, un sursit à sa propre mort.

Depuis qu'il pouvait remarcher, il s'isolait dans les jardins à la recherche de sa mémoire. Il étalait sur l'herbe tout le matériel qui avait été retrouvé et regardait les objets un par un, cherchant à les associer pour leur donner une raison d’être.

De ses discussions avec les moines, il avait réussit à rattraper quelques bribes, comme une partie de son nom et de sa provenance. Alex .... ou Alexandre, peut-être même un peu plus long. Et certains parchemins en sa possession prouvaient ses origines et celle de la langue dans laquelle il avait parlé d'instinct. C’était toujours ça de rassurant, savoir qui on est, ou presque. Maintenant, les objets devaient bien parler d'eux même. Le seul hic était que ses sauf-conduits s’étaient envolés dans la bourrasque blanche.

Il tourna un peu autour de "l'eparpillage" en réfléchissant puis s’arrêta et parla à voix haute.


Deux dagues .... Et au vu de mon uniforme, je suis soldat de ma patrie. Hmmm ..... Les deux bourses contenant une somme conséquente semblent indiquer que je suis en mission, assigné par un haut mandataire fortuné.

Il se pencha et prit les deux parchemins scellés. Sur le plus petit, plié en missive, il était inscrit : A ma fille, unique et chérie. Il recherchait donc une femme, ou peut-être une enfant mais en age et éducation pour lire visiblement. Le second parchemin, plus grand, roulé sur lui-même, scellé d'un sceau différent, n'indiquait aucune annotation. Il lui était impossible de savoir ce qu'ils contenaient, ni l'un, ni l'autre. L’intégrité des sceaux certifiait de sa responsabilité de conserver les secrets qu'ils contenaient.

Les seules questions qui lui restaient sur les lèvres, qu'il ne pouvait résoudre, concernaient le lieu et l’identité de la femme recherchée.

Le père s'approcha derrière lui et posa une main sur son épaule.


Mon fils, la main de Dieu vous a conduit jusqu'en terre de Savoie. Prenez donc le temps de vous remettre et profitez en pour visiter notre beau pays. Je sais que vous allez rétorquer qu'il vous faut avancer mais vous voila dans une impasse .... La Savoie n'a jamais laissé insensible, et a toujours aidé les âmes égarées.

Le jeune messager le regarda, écoutant ses paroles plus que raisonnables et décida que bientôt il irait visiter la capitale, Chambéry.
--Messager_du_lointain


Départ du monastère.

Le soleil, à son lever, avait trouvé le jeune homme pensif, accoudé au rebord de la fenêtre du réfectoire. C’était encore l’été et il avait assez trainé, sa jambe ne le gênait plus malgré un léger boitillement, et un jour ou l'autre ce jour là arriverait. Il faisait beau, une chaleur estivale accompagnée d'une brise matinale lui insuffla le dernier désir pour partir.

Il avait revêtu son uniforme, puis il vérifia chaque objet dans son sac, touchant et reposant chaque parcelle de sa mémoire qui était revenue presque complètement sur les périodes anciennes, mais dont les derniers évènements, voir les dernières années restaient encore dans un flou troublant. Il sourit en repensant à bien des choses de sa vie passée, se demandant comment il avait fini par se retrouver en Savoie, pays de froid et de montagnes.


Toc ! Toc ! Toc !

Entrez mon père, j'ai bouclé ma besace, ne me reste plus qu'à vous remercier.

Les deux hommes se donnèrent l'accolade, le prieur tapotant légèrement l’épaule du jeune voyageur en guise de protection.

Allez en paix mon fils, le Tres Haut veille sur vous ! Il vous a sauvé pour que votre mission soit menée à bien, il est votre berger, suivez son chemin, il vous guidera.

Son sourire réconforta le messager qui se sentait bien indécis alors qu'il se trouvait sur le seuil du départ, le nœud serein qu'il fallait quitter pour choisir la route à suivre.

Un hochement de tête, un dernier regard pour le monastère, une prière muette apprise au cours de ces longs mois de convalescence, puis il prit la direction de Chambéry. Lors des discussions, il en avait entendu le plus grand bien mais également les plus grands maux. Il avait appris l'histoire de ces grands princes de Savoie, leur règne et leur déchéance, et il avait hâte de voir ce qu'il restait de leur gloire.


Arrivée à Chambéry.

Il passa les grandes portes de la ville sans problème, et bien que les moines lui aient fourni une lettre de recommandation, il n'en eut pas besoin, tout semblait pour le moins calme. Déjà les charrettes des marchands et la populace s'engouffraient dans les ruelles étroites, le marché étendait ses bras et les échoppes résonnaient des bruits de leurs labeurs. Il y avait longtemps, trop longtemps qu'il n'avait mis les pieds dans une ville, et un sourire aux lèvres, il se mit à la recherche d'une auberge.

Après avoir demandé deux ou trois renseignements de-ci, de-là, sur la meilleure table de la ville, il se dirigea vers la rue principale où une devanture des plus accueillante l'interpella.


Ainsi donc, voici le Divin Nectar !

Sa voix résonna joyeusement alors que son regard suivait le léger balancement de l'enseigne. D'une main ferme, et fermement décidée, il entra dans l’établissement propret et coquet. Deux pas en avant, il s’arrêta avant de lancer d'une voix claire.

Oh là de la taverne ! Y a-t-il quelqu'un de si bon matin ?

Un pas de plus et il tendit l'oreille, lui semblant entendre quelques cliquetis de maraudage dans les cuisines.
Mini.
Oh là de la taverne ! Y a-t-il quelqu'un de si bon matin ?

Nan, nan, y a personne, les fûts montent d'eux-mêmes de la cave !!!
Nom d'une vache enragée, mais pourquoi fallait-il toujours que les clients fassent intrusion en taverne alors qu'elle galérait sec pour remonter un fût de la cave ?!
Grrrrrrrr … Encore un petit effort …
Voilà ! Le fût était maintenant sur le seuil entre la cave et la cuisine …
Reprise de souffle avant de s'époumonner ...

J'arriiiiiiiiiiiiiiive !

Mini le laissa en plan, le client étant tout de même prioritaire sur le fût …
La porte battante s'ouvrit et la brunette fit son apparition …
Elle détailla l'homme des pieds à la tête, haussant un sourcil interrogateur …
Il portait un uniforme militaire mais pas savoyard, elle était sûr d'elle !
Et c'est très poliment qu'elle le salua, déclinant son identité …

Bonjour messire ! Je suis Mini Laskarina, propriétaire des lieux … Que puis-je faire pour vous ?

Les émeraudes continuèrent à le détailler, se demandant d'où venait l'homme …
Puis la tornade s'affaira derrière le comptoir, prête à servir un bon verre de vin chaud, bien que la température extérieure ne nécessitât pas de se réchauffer …

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--Messager_du_lointain


Une voix, un cri sembla monter des entrailles de la terre, ou tout comme. Pourtant aucun démon n'apparut devant les yeux du jeune homme, mais de la gueule béante de ce qui devait être la porte d'une cave émergea une jeune femme brune et souriante.

Bonjour messire ! Je suis Mini Laskarina, propriétaire des lieux … Que puis-je faire pour vous ?

Elle semblait dotée d'une curiosité négligente qui ne prenait aucun détour pour vous fouiller et vous dépecer de votre identité. Le messager lui rendit son sourire, et la suivit en silence jusqu'au comptoir, déposant sa besace au sol, prêt à lui avouer finalement ce qu'elle savait déjà.

Bonjour dame. Voila un bien bel établissement ! Je suis étranger, comme vous avez surement du le remarquer, et je souhaite rester quelques temps en ville. Il me faudrait une chambre, pouvez vous m'en louer une ?

Il sortit une bourse de sa poche, la lui tendant, tout en laissant le nom qu'elle avait donné faire son chemin dans sa tête.

Je peux vous régler quelques nuitées d'avance. Également je souhaiterais prendre mes repas ici.

Il l'observa un instant, Laskarina n’évoquait rien dans sa mémoire troublée mais n'en restait pas moins un nom qu'il connaissait. Il recherchait une jeune femme pour sur mais il ne pouvait soupçonner toutes d’être son potentiel but, il lui fallait d'abord prendre ses marques dans la ville, prendre contact avec d’éventuels anciens croisés qui pourraient détenir quelques informations... bien qu'il ne sache pas vraiment ce qu'il cherchait.

Il jeta un œil à son sac au sol et reprit le fil de sa demande.


S'il est possible d'avoir la chambre dès à présent, j'aimerais y déposer mes affaires.

Suivant les conseils du moine, il décida de ne pas forcer sa mémoire sur un détail qui n'avait peut être pas d'importance et qui ne l'inspirait pas plus que cela. Les deux pays qu'il venait de relier avaient bien plus en commun qu'il n'y paraissait, et si sa quête devait aboutir quelque part, il devait forcement s'agir d'ici !
--Messager_du_lointain


Trois jours étaient passés et il n'avait rien pu dénicher, pas le moindre indice, bien qu'il ait frayé avec quelques anciens, des gens qui connaissaient des gens qui .... Mais rien de bien vaillant.

Il revint à l'auberge, peut-être que finalement la Savoie n’était pas la destination finale, et pourtant, alors qu'il soupesait le parchemin scellé par le prince, il se disait que son instinct ne le trompait pas, mais sa mémoire si, encore trop défaillante, il lui manquait les détails récents !

Alors qu'il prenait une collation à une table du Divin Nectar, il hésitait entre ouvrir ou non le scellé ! C’était parjure mais il lui fallait trouver cette femme, il fallait absolument que sa mission parvienne à son but, son serment avait été clair, jusqu'à la mort !

Et le hasard ? Finalement, il ne s'en était jamais remis au hasard, il n'avait jamais cherché dans certaines coïncidences un rapport à sa mission et pourtant, il ne se doutait même pas de l'importance que cela pouvait avoir.

Le messager déplia sa carte devant lui et commença à pointer les villes de l'empire. Il en était quasi certain, un point sur cette carte impériale était son point de chute, mais lequel .....
Loulou
Loulou s'assis dans la taverne à son habitude journalière. Cette fois un homme attira son attention.Il avait l'air perdue cherchant quelque chose et surtout très penssif.

Elle hésita un moment mais la curiosité la poussa à s'approcha de l'homme faisant savoir de petits bruits de pas, qu'elle était là. Elle s'arrêta devant lui un instant puis fit courte révérence par politesse.


Bonjour Messire, je me nomme Loulou.

Biensur elle se tût et sourit.
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Aphrodyti
La fin de l’été ! Les rosiers embaumaient de toutes leurs forces, ils savaient que dans quelques semaines les premiers froids allaient les étioler, leurs couleurs passeraient et leurs fleurs laisseraient place à un vert dur du feuillage d'automne.

Relevant la tête, la jeune femme vit une nuée d'oiseaux migrateurs se réunir vers un point inconnu, ils se rassemblaient pour partir vers des horizons plus cléments. Dire qu'il y avait quelques jours encore, elle aurait tout donné pour partir avec les oiseaux, mais plus maintenant. Depuis cette rencontre, elle se retrouvait, elle se sentait plus heureuse qu'elle ne l'avait jamais été, comme si le poids de la culpabilité s’était envolé de son âme. Ça avait été un combat, un de plus, mais pour son bien, il avait raison !
Et dire que sa présence lui faisait du bien n’était rien en comparaison de ce qu'elle ressentait vraiment.


L’été semblait plus doux, plus tendre, le soleil mordait avec moins de vigueur et elle tendit son visage vers lui en souriant. C'est son nom qui lui venait aux lèvres mais juste un soupire de bonheur s'en échappa.

Aphrodyti arriva devant la porte du Divin Nectar et poussa doucement la porte, une chansonnette dans la tête, presque une ritournelle de rebellions, qui parlait de force, d'humiliation et de contrôle puis finalement de victoire ....
En entrant, elle aperçu la petite Loulou et lui sourit, puis un homme, un voyageur assurément puisqu'il étudiait une carte.


Bonjour à tous !

Elle fila rapidement vers les cuisines et y déposa les quelques produits achetés au marché en passant. Elle chercha sa sœur des yeux, soit elle était encore dans sa mairie, soit elle rangeait les chambres à l’étage.

La blonde hellène revint dans la grande salle et se présenta au messire.


Bien le bon jour messire voyageur ! Je suis Aphrodyit Laskarina, co-propriétaire du lieu. Désirez-vous une collation même si il est un peu tôt pour un vrai repas ?

Oui elle était bavarde, moins que sa sœur, mais n'en était pas moins ouverte à toute discussion.
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--Messager_du_lointain


Tout absorbé à sa recherche, le doigt pointant une fois le haut, une fois le bas, il se demandait ce qui pourrait bien aider le choix hasardeux qu'il s’apprêtait à faire. Redescendre en Provence ou au contraire remonter vers la Franche Comté ? Franchement rien ne l'inspirait ! Il attendait le signe venu d'on ne sait où qui l'inciterait à faire un choix.

Une femme passa en courant d'air entre les tables, saluant brièvement, laissant derrière elle un léger sillage parfumé. Il ne releva pas la tête, toujours dans ses questionnements, se demandant ce qu'aurait dit le frère Chartreux. Surement d'avoir confiance .....


Bien le bon jour messire voyageur ! [...]

D'un mouvement de recul, la tête se relève de la carte où le doigt pointe à nouveau Chambéry. Les yeux suivent le mouvement et viennent se heurter violemment au visage d'Aphrodyti. Un instant qui parait une éternité, le messager reste muet de surprise, son regard détaillant chaque centimètre de la statue au marbre parfait qui se tient devant lui.

Et si le hasard n’était que destinée ?

Ce visage, identique trait pour trait à celui de Feue la Duchesse excepté la blondeur de la chevelure, ce regard franc et direct qu'avait Feu le Duc. La grâce et l’élégance de la dame ne laissent aucun doute, encore moins ce nom qu'elle annonce.


Aphrodyti Laskarina ! C'est comme un éclair dans sa mémoire percée et tout lui revient, il se sent à nouveau un homme complet, il se sent le soldat à l’extrême limite d'avoir accompli sa mission, et il tombe à genoux devant celle pour qui il a parcouru toutes ces routes, traversé toutes ces villes et bravé tous ces dangers.

Ma Dame ! Que Dieu vous bénisse ! Vous êtes saine et sauve !
Aphrodyti
Ma Dame ! Que Dieu vous bénisse ! Vous êtes saine et sauve !

La jeune femme resta un moment sous le choc ! Pourquoi s’était-il jeté à genoux, à terre ? Et pourquoi l'appelait-il sa dame ? Sur, elle ne l'avait jamais vu, ne le connaissait pas !
Elle fronça les yeux en prêtant soudain attention a son uniforme, et la seconde suivante, il lui sembla perdre pied. Ces emblèmes .... Non ! C’était impossible !! Il y avait des années, de longues années qu'elle ne les avait vu, et là, aujourd'hui, à cet instant, ils étaient là devant elle.

D'une voix blanche, la tête étourdie, une main sur sa gorge comme si ce geste pouvait l'aider à mieux respirer, elle s'adressa à l'homme.


Je vous en prie, relevez vous messire ....Et dites-moi qui vous êtes ....

Elle avait presque la réponse au bout des lèvres, tout en lui indiquait avec certitude ce et ceux qu'il représentait. Il y avait longtemps, si longtemps, tellement eu d'espoirs enfouis et terrassés, qu'à présent il était impensable de presque pouvoir toucher du doigt l’irréel devenu réalité ....
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--Messager_du_lointain


Les lieux s’effaçaient devant autant de grâce, les douleurs et les frustrations s'oubliaient en présence de la raison de son voyage. Il avait soudain recouvré le reste de sa mémoire, comme si d'un coup de baguette magique elle lui avait fait don de ce qu'il avait perdu dans les bourrasques froides de la montagne en colère.

Il n’était pas mort, il avait réussi là où nombres auraient échoué, il avait survécu et mené à bien sa mission ! Il se releva et s'inclina devant la Dame.


Lieutenant Alexandros, officier de l’armée du Prince d’Achaïe, en mission pour son honneur et au service de votre Grâce.

Il avait répété si souvent la phrase dans sa tête, elle lui revenait si facilement aux lèvres à présent, comme un hymne pour le salut de son âme, un espoir qui l'avait guidé jusqu'ici.

La jeune femme sembla défaillir sous ses mots et, d'un geste courtois, il la guida vers sa chaise pour qu'elle y prenne place. Son visage au teint clair semblait encore plus pale, il lui sourit et posa un genou à terre, à ses cotés.


Que votre Grâce regarde cette carte ! Voyez le périple qui m'a conduit jusqu'à vous ! Voyez que rien, ni mer, ni montagne, ne m'a stoppé dans ma recherche ! J'imagine aisément que tout cela est encore difficile à croire pour vous, mais je vous assure que je ne suis là que pour vous !

Il la détailla fugitivement, un instant, ne souhaitant pas être importun, et pourtant dans ce regard azur, dans ces traits délicats, il ne se lassait de gouter un tout petit peu de ce qu'il avait laissé si loin derrière lui.

Ma Dame, j'ai en ma possession des documents importants à vous remettre ...

Il se releva et prit, sur une chaise voisine, ses sacoches qu'il ne quittait jamais du regard. La tache la plus difficile commençait, le lourd sacrifice de la joie à la peine allait entamer son heure et cela était nécessaire. Il hésita pourtant, il aurait préféré que quelqu'un proche d'elle soit là, à ses cotés, à l’épauler dans la douleur qu'il allait lui infliger bien malgré lui .....
Aphrodyti
Les mots s'enchainent, se heurtent dans son esprit, font remonter tous ses souvenirs à toute vitesse et elle sent son sang qui la quitte. Heureusement, le jeune homme réagit vite et la fait s'asseoir.

Elle le fixe comme si elle voyait un fantôme, encore un, un bien réel cette fois-ci. L'image de ses parents se fige devant ses yeux, son village, ses plages, ses temples, ses gens qu'elle a connu autrefois. Tout est résumé dans la présence du jeune officier de l’armée du prince.

La Principauté d’Achaïe, le joyau du Péloponnèse. Elle avait fait ses premiers pas à la cour lorsqu'elle avait eu ses huit ans, elle se souvient encore de la jolie robe rose pale qu'elle portait, de la fierté de son père marchant à ses cotés en réduisant ses pas. L'ambassadeur avait présenté sa fille aux "grands" et elle avait répondu aux questions de sa petite voix cristalline, avec l'aplomb d'une Laskarina. Les moments passés avec son père avaient été trop rares dans son existence, et lui revenaient ces instants où elle partageait les larmes de sa mère lors des longues absences de l'homme de la maison.


Ma Dame, j'ai en ma possession des documents importants à vous remettre ...

Le regard d'Aphrodyti revint à la réalité et elle le regarda, une sourde angoisse dans le ventre et dans le cœur. Elle avait toujours su qu'un jour cela arriverait, elle avait toujours su qu'un messager viendrait lui annoncer la nouvelle, elle avait toujours su ...

Des pas se font soudain entendre dans les escaliers et les deux jeunes gens lèvent simultanément leur regard dans cette même direction. Soulagés tous les deux, pas pour les mêmes raisons.

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Mini.
Des jours que le soldat d'ailleurs était au Divin Nectar …
Il avait perdu la mémoire mais semblait convaincu que la fin de son voyage était ici …
Mini lui avait préparé une chambre, qu'elle nettoyait chaque jour …
Faut dire qu'il était un des rares clients de l'Auberge alors elle pouvait se permettre de le chouchouter un peu !
Elle prenait garde de ne jamais fouiller ses effets personnels, cela va de soi …

Ce matin là, alors que l'homme prenait son petit déjeuner au rez de chaussée, elle entendit des voix …
Nan ! Pas dans sa tête ! En bas, j'vous dis !
La chambre aérée, elle s'en retourna dans la grande salle …
Du pied des escaliers, elle put constater que leur client était en grande discussion avec sa soeur qui elle, semblait bouleversée …
Qu'avait-il bien pu faire ou dire pour que la blonde soit dans cet état ?!
La petite brune colla un sourire sur son visage et alla à leur rencontre …

Bien le bonjour, messire !

Elle se penche sur la joue de sa soeur et y claque un baiser …

Bonjour Aphro chérie !

Mini prit place à leur table et les émeraudes inquisitrices zieutèrent sa soeur …
Puis n'y tenant plus …

Que se passe-t-il ?! Un problème ?! Quelque chose ne va pas, Aphro chérie ?!

Et son regard de passer de l'un à l'autre, à la recherche d'une réponse, qui malheureusement pour elle, n'était inscrite ni sur le visage de l'un, ni sur le visage de l'autre …

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