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[Rp] Je le tuerai un jour, je le tuerai.

Loou
[Miss Paaf? Votre Suzerain s'il vous plaît]

Rien qu'au levé, il savait parfaitement que sa journée serait longue et fastidieuse, parsemée d'obstacles tous aussi horribles les uns que les autres. En même temps, quand on se lève du pied gauche et qu'on s'emmêle dans un pot de chambre mal placé et que l'on tombe à la renverse en se tordant le pied droit dans un filet de couette étrangement enroulé, et que par la suite la tête se cogne contre un parquet rocailleux, avec tout cela, on ne peut pas se sentir en aise. Aucunement.
C'est donc la gueule dans le fondement, au sens littéral et imagé du terme (n'oublions pas la glisse au pot de chambre), que le Duc se lève et s'étire avant de rejoindre son bureau, là où il pourra gérer les quelques problèmes qu'il rencontre dans sa vie.
Là où la plume prépare l'affutement des lames.

Pour expliquer un peu le principe de préparation des lames, il faudrait revenir en arrière et expliquer le pourquoi du comment.
Et bien il s'agirait d'un...
Oh et puis, non, pas besoin d'expliquer concrètement.
C'est juste un conflit contre un inculte, un maroufle, un bipède mammifère ne sachant user de ses deux jambes pour porter convenablement le ventre d'une prestance allant à l'encontre des lois de ce monde. Il est à se demander, d'ailleurs, comment une telle personne peut trimballer une tête horrible de droite à gauche avec un tel défaut allant à l'encontre de la nature.
Enfin, les idiots trouvent toujours un moyen de la ramener.

Le Ducal baron prend donc plume, encrier et parchemin pour y agiter l'encre dans une fine philosophie magistrale. Ou pas.



Cher Baron de Thornton,
Le bonjour,

Je


Dieu en créant la terre a fait une énorme boulette.
Dariusz en rédigeant ces premiers mots en a fait une aussi.

Quelle erreur de débutant que voilà.
Il n'est aucunement "cher" aux yeux du Polonais. Et il ne faudrait aucunement lui souhaiter une bonne journée, ce serait idiot de gâcher l'encre et offrir quelques sentiments qui se veulent bons à l'encontre d'un batracien alcoolique.
Autant lui envoyer des fleurs en plus de cela.

Friction du papier entre les mains gracieuse de Dariusz, et on tente à nouveau l'expérience diplomatique.




De Dariusz Plokski i Wroclawiu, Duc de Wroclaw et Baron de Plok,
A Ailvin Wolback, Baron de Thornton,


Il lui faut de l'aide. Parce que là, vraiment, ça ne va pas. Ça l'insupporte réellement de montrer trop de valeur à cet homme qui en verrait alors une marque de faiblesse et se délecterait de tout ceci.
Au diable, il faut recommencer.
Mais pas avant un bon verre de Wodka que le Polak saura ingurgiter en appréciant les différentes merveilles que composent cette boisson aphrodisiaque.
Il boit donc, cul sec et se remet à écrire.




De Sa Grâce Dariusz Plokski i Wroclawiu, Magnifique Grand Duc de Wroclaw et Magistral Baron de Plok.
A cette vermine osant s'affubler d'une baronnie minable où, sans doute, les paysans s'y retrouvent laids et ridicules.

Nos Respects,


Sarcasme.



Durant bien des jours et des mois, nous eussions du supporter les calomnies lancées par vos soins à notre personne, décourageant par la suite à lier une quelconque relation intéressante avec votre être répugnant.
Vous osez divulguer la plupart de vos fantasmes concernant notre très magnifique femme, et malgré nos avertissements, vous persistez et signez chacun de vos mots malsains.
Aussi, nous nous devons de riposter comme il se doit à ce manque de respect outrecuidant.

Notre personne ainsi que nos hommes allons marcher jusqu'à arriver au lieu d'un rendez-vous que nous nous fixerons suite à nos échanges, car, bien entendu, vous répondrez à cette déclaration pertinente d'une guerre qui se devra d'avoir lieu.
Si vous n'êtes aucunement présent, nous serions contraint d'informer le Royaume auquel vous appartenez de vôtre lâcheté et du peu de foi qui vous anime.
Nous jouerons des armes et saurons faire tomber les vôtres afin de vous rendre à l'état de lèche-botte qui vous sied parfaitement.

A la suite de cette victoire, qui sera notre bien entendu, vous entretiendrez avec nous des relations extrêmement délicates et attentionnées puisque vous serez notre vassal, notre obligé.

Transmettez donc le lieu, le jour et l'heure de notre rencontre.

Ne vous saluant aucunement, kurwa gowno skurwysynu,
Dariusz Plokski i Wroclawiu,
Duc de Wroclaw,
Baron de Plok


On termine par apposer un beau cachet et on monte au pigeonnier.
Il faut trouver le pigeon le plus apte à apporter cette missive, le plus fort, le plus beau, le plus impétueux.
Dariusz en attrape un qui se veut vaillant, le pigeon, et d'ailleurs, il se prénommerait Vaillant, le Pigeon. Là est un doux signe pour être certain de pouvoir émasculer ce castrat Mainois futile.
Et Vaillant s'envole, avec la lettre de sa destinée.

C'est beau, un pigeon qui vole en brûlant ses rétines au soleil.


Note: Par respect, je ne traduirai pas la phrase étrangère.


[Modo Mata

Ou pas. Ou pas. Langue étrangère : traduction, ce sont les règles.
Merci d'éditer.
Bon jeu]
Thorn
[Meanwhile in poland]*

Scène tirée d'un certain Duché de Wroclaw, un coin paumé en Pologne. Pays lui même paumé, quelque part, à l'est. Loin . Voyez plutôt la richesse des lieux, le savoir florissant et l'épanouissement de ces petites gens.
Mais voila qu'on vient tirer le blond de sa torpeur sommeilleuse. Erreur, grave erreur.


Monseigneur, une missive pour vous.

Et le valet de détaler aussitôt. Fuit, grand bien t'en fera ! Il faut reconnaître que le Wolback est un peu rustre les bords, au réveil. Un peu comme les Polonais. Mais eux le sont tout le temps. Mais pouvons-nous les blâmer ? Le Très Haut devait être saoul lorsqu'il créa la Pologne et les polonais. Ou alors, il était dans une phase d'humour. Pendant que je vous racontais la palpitante histoire de la Pologne, le Baron avait ouvert la lettre.



De Sa Grâce Dariusz Plokski i Wroclawiu, Magnifique Grand Duc de Wroclaw et Magistral Baron de Plok.
A cette vermine osant s'affubler d'une baronnie minable où, sans doute, les paysans s'y retrouvent laids et ridicules.

Nos Respects,


Mârde, il y avait eu erreur sur le destinataire. Et l'expéditeur aussi, d'ailleurs. Vite, éclairons ce pauvre inculte, cet inconscient au cerveau atrophié par des alcools barbares. Faisons cela, avant de lire le reste du vélin. De très mauvaise qualité, soit dit en passant. Le Wolback de s'étirer, le tout accompagné d'un sonore bâillement. Plume, encre, parchemin. Nous sommes parés.

Citation:
De nous, Sa Majesté Baronnale le Baron de Thornton, Patriarche de la Grande Dynastie Wolback, Fils du Ciel, Fils du Dragon, possesseur du Mandat Céleste, Divinité d'En Haut, Seigneur des Dix Mille Ans, Grandeur Baronnale des Temps Présents, Sa Sainte Grandeur, Grand Maître de l'Ordre du Double Dragon, Grand Maître des Récompenses de la Plume bleue du paon, Pourfendeur des sous-races angevines et polonaises,

A vous, Dariusz de Wroclaw, Hemoroide purulent, Corruption vivante, Progéniture d'inceste et engeance païenne, créature alcoolisée, horreur humaine, POLONAIS, difformité manifeste, hérésie avérée, cauchemars des enfants, monstre des bas-fonds, idiotie céleste, matière fécale, Baron de plouk,

Déférentes salutations,


Et de relire. Malheureusement, il ne remarqua la faute au nom du fief du Polonais que trop tard. Tant pis, ne gâchons pas de l'encre et du papier pour de telles futilités, n'est ce pas ? De plus, le nouveau nom lui convenait parfaitement. hqhqhqhqh. Le Wolback eut grand mal à déchiffrer les caractères du Polak. Même l'écriture des polonais était moche. Mais au bout d'un rude combat, il réussit enfin à assimiler l'entièreté de la bêtise de son meilleur ennemi.

Citation:
Mon cher, avant de répondre à vos futiles déclarations -vous remarquerez que dans notre grande mansuétude, nous prenons tout de même le temps de les lire- nous aimerions partager avec vous quelques mots. Voyez plutôt :
« N'est pas cocu qui veut. Si tu l'es, ta femme sera belle, tu seras bien traité d'elle, tu auras beaucoup d'amis, ton bien s'accroîtra »**
Mais vous, vous n'êtes bien sur pas cocu, aussi vous ne pourrez profiter des bienfaits de ce statut.

Venons en maintenant aux faits. En réponse à votre odieuse déclaration de guerre, nous vous attendrons vous et vos épouvantails tout de pailles, et contrairement à votre pauvre personne, nous serons à cheval. Aussi, en lieu et place de marcher sur vos dépouilles ensanglantées, nous les chargerons. Laissant aux corbeaux joyeuse pitance, s'ils s'abaissent à manger des cadavres infestés par les maux les plus horribles et satanistes que cette terre connaisse.
Si vous veniez, par tout hasard, à vous faire absent, alors nous irons vous déterrer, en les terres sauvages de Pologne même, s'il le faut.

Quant au sort que nous vous réservons suite à notre victoire, qui sera éclatante, il est des plus simple. Nous vous déposséderons de vos terres et titres, nous nous les approprierons et vous achèverons. Vous mourrez, sachez le.

Nous vous laissons 10 jours, profitez en, car ils marqueront la fin de votre triste et inutile existence. Nos invincibles armées seront en les pays Craonnais. Et la Bataille de Craon sera connue pour avoir vu la gloire d'un Wolback et la mort d'un Wroclaw.
Un Wolback ne peut que triompher.

Avec nos diffamations distinguées,
Ailvin Wolback,
Dieu parmis les Dieux.


Et le magnifique sceau du Baron vint conclure le tout. Quelques pas et le voici au dehors, vélin enroulé et prêt à être pigeonné. Attrapant par le bras le premier esclave (polonais, s'il vous plait) qui passait par là :

« Envoyez cela, scellez ma monture, frottez mes armures, aiguisez ma lame. Nous allons au combat. »

* pendant ce temps en pologne
** Rabelais

_________________
Victorine
[RP pas IG : 'ttention, y'a une loupiote derrière toi]

Monseigneur, une missive pour vous.

Non mais pas moyen de dormir tranquille hein. C'est ça les trop grandes seigneuries, trop de domestiques, trop d'allées et venues. Et trop de beuveries qui laissent les proprios l'œil pâteux et la bouche vitreuse.

Si la troupe de mercenaires s'en était donné à cœur joie, (tu parles, bouffer à l'œil chez le baron, ils n'avaient pas dû se gêner !) la petite Vic, elle, ne buvait pas et mangeait avec parcimonie. Ses yeux verts étaient parfaitement en face des trous. Et son esprit, absolument lucide. Alors me direz-vous, qu'est-ce qu'elle foutait là, dans le lit du patron ??

On vous a déjà raconté l'histoire de Vic ? Comment elle vécut comment elle est morte ?* Nan ça c'est pour plus tard. Mais comment elle est chiante avec ses questions, comment elle veut tout savoir, tout espionner, fourrer son nez dans des affaires qui ne la regardent pas. Juste comme ça, par goût de foutre la merde. Même pas par appât du gain, non. Comme la première fois où elle s'est déguisée en garçon, pour approcher l'état major bourguignon. Et comment elle a fouillé les archives de l'ambassade et du conseil limousin. Ou bien comment elle s'est faufilée entre les Dames Blanches, petite espionne discrète et intouchable au milieu d'immenses campements tourangeaux, d'infirmeries débordantes de blessés puants et de soudards gueulant "aux armes !". (D'ailleurs, elle n'a toujours pas appris à se battre. Faudra peut-être, un jour.)

Et bien voila, Vic était prête à de grands sacrifices pour combler sa curiosité. Genre passer quelques nuits d'amour avec le Baron (qui n'avait pas dit non). Certes, le sacrifice n'avait pas été si grand. Il ne se débrouillait pas trop mal. Pour un homme.



Elle s'étira, dévoilant ses bras nus, sa patte gantée et son museau souriant. Elle s'étira et elle étira la tête vers la lettre. Oh pas pour tout lire, non, elle savait bien qu'il ne lui laisserait pas le temps. Mais juste récolter un nom peut-être. Et ce nom, il lui sauta aux yeux. Son cœur se mit à battre, les lignes dansèrent, l'écriture se brouilla.
Wroclaw ?!!
Puis elle se rassura. Duc de Wroclaw. C'était le père, pas le fils, qu'ils s'en allaient occire ! Ce Duc dont Aymeric lui parlait, quand ils n'étaient encore que deux jeunes puceaux vaguement amoureux. Il lui confiait la dureté de son père, cette absence d'amour et de reconnaissance. Mon petit Aymeric, il se pourrait que tu sois bientôt orphelin ... Bah, je viendrai te consoler. Ne suis-je pas ton amie ?

Et c'est ainsi que Vic décida d'aider Thorn.

Dès qu'il eut le dos tourné, elle sauta dans ses vêtements de garçon, attacha ses cheveux, et les rejoignit à la salle d'armes au rez-de-chaussée.


*" Ça vous a plus hein, vous en d'mandez encore ?" S. Gainsbourg
_________________
Audric
[Zwischen Bier und Schlaf /Entre bière et sommeil]

Soleil, mon doux soleil sort moi de cette torpeur impie, qui fige mon âme dans des abîmes plus sombres que la nuit.
Le Soleil disais-je, cet astre pourtant si matinal se décidait bien tardivement à lever son minois, quant à Audric il ouvrit un oeil plein de conjonctive (ces petites croûtes jaunes ou blanches, qui nous collent aux paupières au réveil) Il lui fallut un bon moment avant de se décider à ouvrir le second, l'apport d'alcool de la nuit précédente lui avait fichu un grave mal de crâne et pour un allemand s'était mauvais signe que d'avoir la "gueule de bois".

Vociférant d'une voix rauque il s'étira de tout son long, ne remarquant pas que dans son extension il projeta un cadavre de choppe sur le sol ce qui le fit sursauter et annonçait cette fois avec certitude une bien mauvaise journée. La tête coincé dans les fondements (je vous laisse cogiter sur la signification) le bellâtre tituba sur quelques mètres avant de passer sa tête dans ce qui semblait être un pot de chambre, la couleur de l'eau, examiné au préalable, présageait qu'elle était pure, plus que ne l'était le sang des personnes qui entouraient un Audric encore dans les vapes malgré sa position verticale.


Par tout les Enfers Lunaires, que sa fouette ici !

Il faut dire que mélanger boissons, hommes transpirant et surtout déchaussés faisait bien mauvaises mixtures surtout pour celle ou celui qui avait l'odorat sensible, quoique dans cette pièce même l'enrhumé aurait sentit cette odeur âcre, qui vous faisait presque pleurer. Enjambant les quelques comparses, mercenaires et autres aventuriers, couchés comme lui sur le sol le Germain tentait d'enfiler au moins ses braies (oui très acrobatique au réveil le garçon) il parvînt tant bien que mal à sortir du lieu et à respirer une bonne bouffée d'air frais.

Chemise au bras, il regardait le soleil éclairer gentiment les plaines aux alentours, beau domaine qu'ici, mais Audric ne savait toujours pas quel chemin ils avaient prit pour s'y rendre à croire que l'alcool de hier lui avait fait un bien terrible effet, s'était surement ça ou alors, le tavernier un peu espiègle sur les bords avaient glissé des herbes dans la bière pensant qu'elle serait destinée à une jeune femme, enfin... je ne suis pas omniscient au point de savoir la volonté même du tenancier à ce moment précis, quoique...
Alors qu'il avait à peine commencer à enfiler sa chemise une voix vive s'éleva de derrière lui, plus haut à l'étage, une sorte d'ordre formuler avec une rage dissimuler...


Le Wolback dit:« Envoyez cela, scellez ma monture, frottez mes armures, aiguisez ma lame. Nous allons au combat. »

Tournant sur lui même les bras en l'air coincé dans sa chemise, se désespérant à avoir une telle position devant le patron, Audric commença à courir, à l'aveugle, de droite à gauche pour se vêtir, sa tête bloquée dans l'ouverture du col, duquel il ne parvenait même pas à sortir un iris. Puis là ce fut ... CRAAAACK ! La belle chemise du Seigneur se déchira sur le devant lui permettant certes de passer la tête, mais laissant également choir au sol quelques boutons qui lui auraient été fort utile.

Médiocrement vêtu, il releva la tête et aperçut le boss traversant la place à pas redoublé, un esclave (à forte ressemblance polonaise) courant devant lui pour sceller monture... s'était l'heure de se magner les miches, prendre tout le bardouin se mettre en route pour on ne sait combien de temps. Il fallait suivre maintenant, laissant à même le sol les boutons perdus tout à l'heure, comme le serait des dents lors d'un match de Soul, le ténébreux ... ou pas, Chevalier s'en alla finir sa lessive et enfiler son accoutrement pour être prêt à suivre celui qui demandait de l'aide, celui qui promettait or, sang et boisson, tout ce qu'un Germain peu aimer. La journée commença alors véritablement par un:


Mes saluts et mes respects Baron ! Petit sourire en coin d'un Audric avec les cheveux en pagaille, de quoi faire rire assurément.
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Rikiki
Richesse et gloire, sentiment éphémère et à chier qui mène l'Homme par sa propre initiative à sa perte. Une bien triste histoire...
M'fin bon avant d'être un raté on a le temps de se prendre une ou deux cuites avec l'argent empochés.


Longue méditation de la part du nain. Il avait eu le temps, le laisser sans rien faire trop longtemps... C'est... C'est plus que nuisible. Un nain qui s'ennuie, pourrait trahir ses propres amis. Ohla! On stop, il a des amis le nain? Ouais je me disais aussi. donc je disais, un nain qui s'ennuie, il est prêt à faire n'importe quoi. même danser à cloche pied un unijambiste enroulé dans du jambon à côté de lui les douze statuettes de tageuledaffra autour de lui. J'vous rassure il ne l'a pas fait, enfin je ne crois pas. Oh et puis c'est pas le sujet, t'façon ça vous regarde pas. Qu'est ce que vous croyez? Qu'il est resté là sans rien faire? Naan, il a bu. Trop certainement, mais jamais assez. Non c'est sûr le nain ne boit jamais assez. Il ne parle jamais trop. Il ne frappe jamais assez. Il ne gagne jamais assez d'argent.C'est un éternel insatisfait, certes mais bon. Une fois qu'il commence une chose il l'a fini jusqu'au bout. L'embuscade faites à un Pair, le meurtre d'une noble Angevinne, des pillages, une extermination presque finie de neuneu Blayois. Bon ok ça c'est pas fini, mais il faut avouer que cette vermine là, ça s'incruste partout.

Le nain était donc à philosopher face à une peinture accrochée qui plus est, est moche. Miracle, il sortit de ses pensées! Tant mieux, moins il réfléchit, moins les autres s’énervent. J'peux vous dire que ça... ça... c'est une vraie bénédiction.


Les lopettes! ça bouge!


En avant paillard du soir!

En avant mes frères,
Pour poutrer du Polonais!

La solde nous attend!
Pour alléger nos panses!

Droit vers leurs morts!
Qu'on rit de leurs sorts!

Allo... Oh et pis défection, marre de chanter.
T'façon y fait soif...


Grognement du nain, ça y est... Il reparle d'alcool...
_________________
Rodrielle
[Hein, quoi ? Faut déjà y aller ?]


Réveil douloureux pour l'italienne du groupe. Disons que le chant du nain, comme mélodie matinale, ce n'était pas ce qu'il y avait de mieux. D'ailleurs, heureusement qu'il n'était pas dans la même pièce car le pauvre pot de fleur présent près d'elle lui serait arrivé, amicalement bien sur, droit dans la figure. Non, l'est pas aimable la Tatouée après une nuit de biture. Parce que des mercenaires ensemble faisaient toujours une sorte de "fête de début de contrat", histoire de bien commencer l'aventure. Et puis, il y avait eu du beau monde entre la Rasée et la Provençale ! En tout cas, que le Wolback ne s'attende pas à retrouver des bouteilles pleines dans sa cave...

Bref ! Retour au réveil et à la douce voix du demi-mercenaire.

Rodrielle ouvrit un premier oeil, puis le second avant de s'étirer, la tête enfarinée. L'était pas toute fraîche, l'italienne, pour le coup et c'est pour cela qu'elle décida de filer tout de suite se rafraîchir. Une quinzaine de minutes suffirent à la tâche et l'italienne remit sa tunique de cuir. Retour à la salle principale où le Wolback patientait déjà.

Buongiorno !
A quand le départ ?


Un regard et un signe de tête lancé à Audric et en profita d'ailleurs pour observer avec plaisir le torse apparent de la chemise craquée. Il y avait du beau monde dans l'équipe... Retour au bellâtre. L'italienne croisa les bras et patienta, ou presque.

_________________
Cerdanne
Passent les jours, passent les semaines, mais un contrat reste un contrat.
En principe.
Quand il est signé et encore…

Là, la provençale avait juste donné son nom, et son accord.
En revanche le blond qui se la pète plus haut que son cul n’avait laissé miroiter que quelque possible ruissellement d’écus.
Et elle avait comme la vague impression que la balade n’allait pas être aussi généreuse que prévu en quincaille.

Ils étaient nombreux à roder autour du nobliau.
Tous plus laids les un que les autres.
Tous plus puants et plus saouls qu’après une prise de château.
Et si elle en connaissait quelques uns, elle ne pouvait pas en dire autant de certains.

Tiens, comme celui là, qui se faisait battre à plates coutures par sa propre chemise.

La brune esquissa une moue et décolla lentement sa carcasse du coin de fenêtre qui avait abrité sa fin de nuit alcoolisé.
Sous le ciel étoilé, à l’abri des ronflements, les cuites ça prend tout de suite une autre dimension, c’est bien connu.
Et la grande salle, pour elle seule, c’était comme un p’tit coin de paradis.

Les levées de corps se succédaient et la Provençale esquissa enfin un sourire en entendant les braillements du nain.
L’arrivée de la tatouée achevèrent de chasser ses sombres pensées. Pour le moment…

Elle s’étira paresseusement et chercha à son tour de quoi défroisser son minois.
Un signe de main discret vers ses vieux amis avant de marmonner un salut à la cantonade.
Le temps que tout le monde se pointe, elle aurait gouté l’eau fraiche réparatrice et l’œil lucide…

Le baron avait intérêt à être des plus convainquant…

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Anthoyne
Levé depuis l’aube, Anthoyne avait fait sa toilette et s’était préparé tranquillement dans la chambre qui lui avait été réservé par le si généreux baron. Contrairement aux mercenaires qui gisaient sur le sol un peu plus loin dans la demeure du Wolback, le tourangeau ne souffrait pas de gueule de bois. Plus il se tenait éloigné de cette vermine sans foi, mieux il se portera. C’est pour cette simple raison qu’il n’avait pas participé à leur beuverie ce qui l’avait sauvegardé d’une croissance intracrânienne de sa chevelure. En y pensant, fréquenter ce groupe là le fatiguait encore plus que raison. Que faisait-il ici à s’ennuyer parmi une bande qu’il considérait comme des sauvages ? Il se demandait bien pourquoi il avait accepté cette proposition qui avait eu l’air si alléchante à première vue. Maillé se remémora un instant le jour de la rencontre avec Ailvin, essayant de faire ressurgir les premières excitations.

C’était un soir d’été, comme un autre dans une taverne de Tours. Un homme, un inconnu avait pénétré dans la salle. Première approche : la présentation. Un Wolback. Anthoyne se ré-imaginait esquisser un léger sourire. A cet instant, selon ses souvenirs, il avait eu l’impression que ce nom avait résonné dans sa tête. Rencontrer un W de plus était intéressant. Pas qu’ils soient une grande famille mais lorsque l’on veut se récupérer la cousine, il est toujours bon de sympathiser avec les différentes branches. Il se souvenait que la soirée s’était déroulée sans encombre et les deux hommes avaient rapidement sympathisé. Alors qu’une partie de ramponneau se terminait, la proposition fut lancée à la légère. Le petit baron n’avait pas eu peur et avait énoncé son offre comme s’il s’attendait déjà à une réponse positive. Si sa mémoire était bonne, Ailvin avait sous-entendu que sa proposition pouvait intéresser Anthoyne car « cela se voyait qu’il était le genre d’hommes qu’il recherchait ». Sans nul doute, les cicatrices étaient les responsables de cette assurance. Ces marques que Maillé détestait pour ce qu’elles étaient et ce qu’elles représentaient charmaient nombre de personnes autour de lui. Drôle de paradoxe qu’il ne pouvait lui-même expliquer. A ce stade, la réponse aurait été « non » mais Anthoyne, pas plus borné qu’un autre, avait écouté les détails tandis qu’il avait évalué dans son esprit les points positifs et négatifs et autres intérêts communs. Il n’avait pas rendu sa réponse le soir même malgré qu’au final, la balance penchait sans équivoque vers le « oui ». Elle n’arriva que quelques jours plus tard à la connaissance du baron.

C’est ainsi que Maillé se retrouva dans la demeure de Thornton à s’ennuyer comme un rat mort et à douter des paroles du mainois en songeant à la longue et fastidieuse journée qui s’annonçait. Accoudé à la fenêtre, il lâcha un long soupir et regarda au loin essayant de s’évader le temps d’un instant. Mais des bruits de pas résonnèrent et sortirent Anthoyne de ses divagations. Ils s’en suivirent des paroles puis de plus en plus d’agitation. Le réveil des ivrognes était synchrone ? Non. La machine était en route. Enfin. Un rictus se dessina sur le visage d’Anthoyne. Le départ était imminent, il le sentait. Pieusement, il effectua une dernière prière puis quitta la pièce pour rejoindre les autres.

Arrivé dans la salle d’arme, son sourire s’était effacé. En aucun cas, il ne voulait paraître aimable devant ces personnes. Même si la gente féminine n’était point repoussante, il ne faisait confiance à personne. Même pas au baron. Ce fut toutefois le seul qui obtint une salutation amicale. Le reste du groupe ne reçurent qu’au mieux un regard dédaigneux. Une main sur la garde de son épée, l’autre sur sa hanche, il attendait maintenant les premières paroles sérieuses du baron qui ne se firent plus entendre depuis un moment.

_________________

[Comment ça, il a un sourire niais ?! C'est de la faute de LJd Nae' !]
Miramaz
Picoler jusqu'à plus soif, boire jusqu'à l'inconscience, telle était la première chose à faire pour honorer tout contrat de mercenariat, l'esprit en sortait épuré, débarrassé de toutes réticences et pensées superflues -vive la gueule de bois- l'état parfait pour suivre des ordres et massacrer de l’hominidé. En mercenaire consciencieuse la Rasée avait strictement respectée cette préparation psychique, engloutissant chopes sur verres et flasques sur bouteilles, alors qu'au sein de ce rassemblement d'hommes en armes s'instaurait un sentiment de fausse camaraderie à coups d'objets volants et d'alcool volé. Sa filleule avait été oubliée dès la première chope descendue, l'ivresse ne souffrant aucune rivale, seuls ses camarades aptes à favoriser son enivrement l'avaient intéressé suffisamment pour qu'elle reste près d'eux.

Il y a encore un instant, planquée sous une table, recroquevillée à même le sol, enroulée dans sa vieille cape en laine pisseuse Mira dormait, ou plus exactement elle cuvait. Jusqu'à ce que sa cache tremble en réponse à un choc, jusqu'à ce que des jurons retentissent un peu partout.. Ses yeux s'ouvrirent lentement, l'un vitreux et l'autre bouffie, alors qu'elle reprenait pied, se hissant grâce à la table pour se retrouver vacillante mais debout au milieu de la salle d'armes. Un pichet de tisane refroidie sans que personne n'y touche patientait depuis la veille sur un coin de table, parfait pour les ablutions matinales d'une Mira peu à cheval sur la propreté. Quelque peu ragaillardie, puant les plantes aromatiques, quelques gouttes du breuvage ayant imbibées la broigne au cuir abimé par les ans, l'ivrogne dessaoulée pu saluer le baron blond et les autres d'un hochement de son crâne lisse.

Adossée à un mur, elle se tenait immobile et muette, autant à cause de sa langue encore trop pâteuse pour délivrer une phrase intelligible que pour éviter d'empuantir l'atmosphère avec son haleine aux relents de barbaque avariée. Trouver un fond d'alcool pour arranger ça deviendrait sa priorité dès qu'ils quitteraient ce triste lieu de débauche, pour le moment elle attendait la marche à suivre, surveillant le nain du coin de l’œil histoire de se placer dans son giron quand la compagnie s'ébranlerait.

_________________
Ineffable
Fluide volatil aux atours pourtant bien gris, le raclement du roucoulement tapote à la vitre d’une auberge pour gentes aisées. Au-delà des carreaux illuminés et découpés en de losanges formes, un Ange s’éveille auréolé de ses multiples mèches couvrant l’oreiller de leur couleur de jais. Le rideau de chaire s’ouvre et dévoile à l’azur du ciel un bleu saphir qui le concurrence sans gêne. Les draps se plissent tandis que les muscles crissent. Son long corps s’étire, le drapé glisse en une dernière caresse le long de sa peau ensoleillée. Révélé dans sa nudité encore ensommeillée, il quitte l’accueillant matelas qui eut bercé sa nuit. D’un doigt la poigné tourne et les fenêtres s’ouvrent, inondant sans scrupules ses yeux qui se plissent au prime contacte solaire, si directe... Mais vite il s’accoutume et savoure la chaleur qui ruisselle et cascade sur sa personne, titillant chaque muscle qui lentement sortent de leur torpeur nocturne. Ses pieds foulent le sol marqueté de bois varié, gagnant un point d’eau. D’une main il en teste la fraîcheur, de deux il s’éclabousse, lavant le grain de sa peau des dernières traces du borgnon. Son reflet limpide lui offre le plus beau sourire qu’un homme ne puisse produire. Aujourd’hui est un jour bien particulier, tant de choses vont être retrouvées...

La serviette n’est plus sèche mais son corps garde une légère humidité, si douce pour se réveiller quand à chaque flatterie de la bise un frisson taquine son derme. Sa chemise délaisse le dossier de la chaise qui l’eu supporté en l’absence d’épaules. Le tissu glisse sur son torse, cajolant son maître de la douceur de l’étoffe. Puis les braies fond de même en soupirant presque quand elles retrouvent leur propriétaire. Et voilà, le tableau est complet pour ce début de matinée. Quelques touches seront ajoutées quand il faudra l’armé, mais d’ici là du bout des doigts il rassure le pigeon qui trouva refuge sur un pied de son lit. Délivrant le petit messager du pli soigneusement enroulé autour d’une fine patte. Parcourant les lignes mutiques, un nouveau sourire lui vole sa lippe. Une heure, un lieu accompagnés d’une signature, rien de plus mais rien de moins. On l’appelle... Bientôt...

La porte s’écarte devant lui, sans bruit, sagement huilée sur ses gonds ferrés. Un poing se ferme sans violence, le bois d’une autre chambre vibre sensuellement sous les trois coups. Point de réveille, juste un signal pour celle qui a choisie de partager quelques journées de sa vie en échange d’une poignée d’écus circulaires. De partager le danger d’une journée en particulier, celle qu’il vient justement de lui annoncer...

Ses pieds toutefois ne s’arrêtent là, et les marches de l’escalier voient passer un homme en quête d’un déjeuné. Quand la dernière secousse se fait sentir, l’aubergiste sourit à son client d’un air franc et bienveillant. A lui de répondre d’un souffle de rire joyeux. La veille un pari avait donné lieu à quelques étincelles dans les regards. Certains clients râlaient de la médiocre qualité des lieux. Tant mieux pour l’Ange... Comme l’auberge était pleine, il avait enjoint la populace insatisfaite à quitter les lieux pour s’enquérir du mieux. Lui avait parié avec le sieur tenancier que ses chambres seraient parfaites s’il trouvait moyen de leur en libérer deux... Faisant fuir par la même les nobles indignés et permettant à la tranquillité de se remarier avec sœur sérénité.

Et oui ce fut parfait, et tout le monde en était satisfait. L’installant à une table de vis-à-vis, il disposa devant lui mets et boissons sucrées. Le laissant ensuite se baigner à la lueur charmante du soleil espiègle qui dore sa peau en traversant le plus proche vitre. Sourire mutin à l’appuie, il ne lui reste plus qu’à attendre sa partenaire pour commencer cette journée délétère.

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Anaon
[ Dans la famille des sales brigands, je demande le Joker ]

    - Perdue dans une auberge -

    La nuit. Elle l’a passé azurites scellées sur le plafond. Les poutres immobiles se plaisent encore à se déformer sous le regard qui n’en peut plus de voir. Les bras en croix pendent d’un côté et de l’autre d’un banc court sur lequel elle tient l’équilibre, allongée, depuis des heures déjà. L’insomnie nous rend bien stupide, au point d’en chercher le sommeil avec les moyens les plus insensés… et les plus inespérés.

    La poitrine s’anime d’un doux mouvement, à la sérénité trompeuse. Chaque respiration est un poison. Derrière le calme immuable qui lui glace les traits, sommeille le désir égoïste que chaque soupire soit le dernier. Envie coupable de ne plus sentir la caresse du soleil sur la nacre de sa peau. Trompé la rage sourde qui lui gangrène le cœur… mais qui le maintient pourtant en vie. Les azurites troublées s’assombrissent et un ravalement douloureux lui crispe les traits.

    Les poutres se brouillent toujours sous son regard. Voilà pourtant plusieurs jours que l’alcool n’a pas souillé ses veines. Elle a jugé bon d’arrêter quand son estomac a rendu à Mère-Nature le repas qu’elle venait d’ingurgiter. Rare sont les fois où la mercenaire tombe dans ses excès, mais il faut bien la sentence pour rappeler aux égarés l’ordre et la mesure. Ce soudain regain de bonne résolution ne lui a pourtant pas apporté le sommeil tant désiré. Ballotant au grès de ses limbes, profitant difficilement du moindre petit instant de somnolence chaotique, elle tient encore la fiole vide d’un de ses élixirs narcotique. Coquelicot, pensée, tilleul et camomille, rien ne l’a apaisé. Et pourtant s’il y a bien un jour où il faudrait avoir ses pieds dans ses deux bottes, c’est bien aujourd’hui.

    La pensée se fait silence quelque seconde. N’es tu pas trop vielle Anaon pour ce genre d’aventure? Les hommes les plus vaillants atteignent rarement les quarante-cinq printemps. Toi à ton âge, tu devrais te poser paisiblement dans un coin de Bretagne à bêcher un bout de terre. Un sourire aigre chargé d’une nostalgie douloureuse étire les lèvre pincées de la balafrée. Toi, t’as vécu ta vie à l’envers… A trente-deux, t’as pas finis d’en chier.

    Les quelque coups qui tintent contre le bois ébranlent à peine l’esprit de la mercenaire. Le regard glisse sur la porte bien après que l’homme soit passé. Déjà? Enfin… Les pupilles pivotent, entrainant la tête dans leurs mouvements. La lumière lui éclate les prunelles et d’un claquement de paupière elle met fin au supplice. Un soupire et le corps se décolle de sa couche de bois.



    Tirant sur les manches de la chemise qui ne l’a pas quitté de la veille, elle descend les marches de son pas mesuré à la tendance subtilement boitillante. Sans un bruit elle prend place à la table de son collègue du jour. Aucun regard ne lui ai accordé, c’est sur le tenancier qu’elle porte son dévolu.

    _ Aubergiste, fais monter dans ma chambre l’eau la plus glacée et propre que tu puisses avoir. Je t’en serais grès…

    Timbre étrangement doux. Un air de chien battu s’attarde sur le dit homme qui accède à sa requête. Si le temps était à la neige, elle se serait jetée à corps perdu dans la poudreuse pour se réveiller les sens. Dans le cas présent, elle se contentera d’ablutions plus classiques.

    Les azurites ténébreuses viennent ensuite se loger sur le visage du jeune qui lui fait face, nimbée dans la lumière matinale. Frais et fringuant. A son âge aussi elle devait l’être. Sans pudeur aucune, elle le détaille quelque seconde avant que le désintérêt habituel face son office, reportant son regard sur les mets disposés sur la table. Les perles azurs les parcourent sans grande envie.

    Alors le dos épouse la forme du dossier qui lui est offert et un regard indéterminable se cloue dans son équivalent. De bon matin, il va falloir parler travail.

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Ineffable
Le visage soigneusement tourné dans un semi profil, s’offre sans mal au soleil matinal. Quand lentement, en boitillant légèrement sa comparse le rejoint. Aussi fermée de bon matin qu’elle le fut lors de leur premier échange, c’est une rose qui jamais ne daigne déclore malgré l’aurore. Lui accordant un regard amical, elle ne lui rend bien évidemment pas la pareil, aussi hausse-t-il imperceptiblement les épaules avant de glisser jusqu’à sa bouche une pâtisserie mielleuse qui n’en demandait pas moins. Ainsi débute le déjeuner du fauve, dans l’ignorance la plus complète, du moins en apparence, de sa compagne -à ne prendre qu’au sens propre- du jour. Si elle désire parler qu’elle parle, si elle désire manger qu’elle mange et ainsi de suite. Il n’a rien à lui dire de plus qu’elle puisse ignorer. Et par ailleurs il est las de ces mercenaires qui ne pensent qu’à travailler. Il y a tant d’autres petits plaisirs dans la vie. Savourer un petit-déjeuner ensoleillé par exemple... Savourer une charmante compagnie, simplement par le jeu du verbe sans y voir la quelques vices que ce soit. Mais non... Visiblement non...

Qu’importe, de ses fins doigts il achève son repas, et reposant sa tasse dans un tintement de porcelaine ses iris tranquilles s’amusent à fixer son vis-à-vis toujours sans vie. Et comble de la provocation sa langue lui lance avec ironie : Alors ? Bien dormi ?
Bien entendu il constate sans mal ce que sa nuit put être. D’un côté cela le conforte dans son vieux choix : Jamais dans l’alcool t’es lèvres tu ne tremperas ! Et en l’instant il est très heureux de s’en tenir à la sobriété permanente. Et puis... il ya d’autre façon d’être ivre qui lui semblent plus douce et forte encore puisque non noyé et dilué par une boisson.
D’un autre côté il se demande si elle fera l’affaire, elle a intérêt à savoir se réveiller et à être réactive. Les morts sont mal payés en général...

N’attendant pas spécialement de réponse à sa provocation, il la fixe toujours autant, la laissant parler si elle le désir, que ce soit une question, un avis, un ressenti ou une pique en réponse à sa bravade.

Sous les bruit délicat des engrenages de l’horloge murale, le loup se fend d’un léger sourire, cet air mutin qui lui sied si bien...

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Anaon
- Auberge -

    Il n’offre pas de réponse au regard qu’elle lui porte, feignant l’ignorance pour offrir à son palet les mets qu’il goute avec appétit. La balafrée ne surenchérie pas, se contentant de l’observer d’un œil tranquille. Elle se surprend à lui trouver un visage qui ne lui correspond pas, à lui, l’assassin. Jeune homme au visage enjôleur, il mange avec envie, surmonté de cette mine de celui qui sait ce délecter des plaisirs simples de la vie. Bien que ses lèvres n’eu bougées, on croirait toujours apercevoir le coin d’un sourire rehaussé ses traits. A cette instant la vieille Anaon lui envie sa sérénité. Pourtant elle le sait bien, tout comme l’innocence d’une vierge qui ne l’est plus, il a certaine choses volées en ce monde que l’on ne peut retrouver.

    De l’index elle s’amuse machinalement à faire rouler une petite brioche ronde sous ses doigts. Souvenir des petites mains qu’elle grondait quand elles s’amusaient avec la nourriture. L’index se stoppe immédiatement. Puis l’Anaon cède enfin à imité son comparse, portant à ses lèvres scellées la petite pâtisserie. Elle picore comme un oiseaux, mais se force à manger cette nourriture qui n’a pas plus de saveur qu’un amas de cendre. L’appétit, c’est aussi quelque chose que l’on nous vole. Mais la femme n’est pas stupide. Elle ne se laissera pas dépérir.

    Après quelque instant, une question la ramène sur son collègue. Regard peu convaincu qui lui est lancé. C’est sérieux comme question ou juste histoire de faire la conversation? Prenant le temps de finir une gorgée de thé, elle laisse quelque seconde de blanc avant d’offrir sa réponse.

    _ Pas plus que d’ordinaire…

    Tintement de la tasse qui retrouve la table. Les azurites parcourent les quelques pâtisseries qui jonchent encore leur table, une main songeuse passant sur son menton. Se sentant toujours observer elle lève un regard aiguë sur le visage souriant. Quoi encore? Les gens qui sourit tout le temps l’agace. Peut être par ce que elle, elle ne peut s’en dépêtrer de son sourire. Reprenant appuie contre son dossier elle soupire comme une mère qui cède au caprice de son enfant.

    _ Une question vous picore les lèvres? Est-ce cette journée qui vous met de bonne humeur ou bien ma compagnie que sait Ô combien agréables? Faites attention de ne pas épuiser mon quota de parole quotidien, sinon je vous assure que la journée sera très silencieuse.

    Aucune pointe d’agressivité, simple ironie toute innocente. J’veux bien parler, mais faut pas pousser mémé dans les orties...

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Ineffable
Pas plus que d’ordinaire…

Mhmmm.... La pauvre se dit-il. Il est si agréable de pouvoir soupirer d’aise quand vient l’heure du sommeil, de sentir les draps se froisser sous votre peau en sachant que bientôt vous aurez droit au repos. Et comble de l’extase quand au réveil votre corps vous répond, frais et dispo pour affronter tout ce que peut vous offrir la journée à venir. Brrr... Quelle affreuse vie que celle des insomnies. Une pensée coquine lui taquine les sens en pensant qu’avec une nymphe dans les bras, les nuits sont encore plus séduisantes... Son esprit vagabonde vers celle qui reste à chaque seconde lovée dans son cœur, mais n’en montrant rien il reste concentrer –enfin tout est relatif- sur la réplique de l’arlequine.

Une question vous picore les lèvres? Est-ce cette journée qui vous met de bonne humeur ou bien ma compagnie que sait Ô combien agréables? Faites attention de ne pas épuiser mon quota de parole quotidien, sinon je vous assure que la journée sera très silencieuse.

Un rire léger, carillon d’argent limpide, lui échappe alors. Qu’ils sont fiers les mercenaires, toujours prêts à jouter pour ne pas se rabaisser. Ridicules aussi dans un sens... Il vaut mieux laisser dire que surenchérir, tel est son avis. Mais dans le cas présent ce n’est là qu’amusement de sa part, elle est loin du ridicule. Elle se fend d’une ironie défensive, tout simplement. A lui de répondre, sourire aux lèvres, un peu plus large qu’avant...

Je m’en voudrais de vous user avant même de voir ce que de votre lame vous êtes capable...

Laissant le silence glisser une idée dérangeante jusqu’à son... employée. Il lui adresse un clin d’œil joueur en se levant souplement.

Venez. Dit-il sans autorité inutile, mais sans attendre un refus de sa part non plus. Pas un ordre, une demande d’obtempération.
Se coulant tel un songe persistant vers la cours arrière, il s’arrête à la porte et lui dit simplement.

Après votre bain, retrouvez-moi dehors à l’arrière. Je vous y attendrais pour tester vos talents...

Le temps des bavardages n’est plus, bien qu’il sourît toujours, rien ne l’empêche de manier la mort... Et de voir ce que l’arlequine sait faire...

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Anaon
- Auberge -

    Il rit. Et tout le personnage sonne faux. Elle a apprit bien souvent que l’agneau cache le loup. Dans cet instant présent, outre l’assurance qui le crédibilise dans son rôle de mercenaire, il lui semble si… innocent. Déconcertant personnage. Elle ne sait quelle supplice cache le sourire, mais pour la seconde fois de la matinée elle envie cette sympathie qui émane de lui. Ce sentiment d’aisance qui commence à s’immiscer en elle la rabat d’autant plus dans ses tranchées. La confiance fait mal, la naïveté tue. Chaque sourire cache un poignard. Méfie toi. Pourtant…

    "Je m’en voudrais de vous user avant même de voir ce que de votre lame vous êtes capable..."

    User? Un sourcil se perche sur son front. Elle accueille le double sens sans s’offusquer, mais non sans un certain étonnement. Clin d’œil… ? Il s’éloigne, mais les azurites ne le suivent pas. A peine la tête s’ébranle t’elle en sa direction. Sourcil toujours arqué, les lèves se tirent d’un rare sourire. Malgré la dernière phrase de l’homme qui annonce un programme plus musclé, l’Anaon se délecte de cette ambiance plus légère. Un regard. La porte se referme sur le silence de la pièce.

    Seule.

    Les azurites se tournent vers la fenêtre à travers laquelle filtre la lumière matinale qu‘elle savoure dans un parfais contre-jour. Lumière d’or. Automne. Doux automne et ses caprices. Synonyme pour l’Anaon d’une année de plus. Tout comme les feuilles qui tombent en douces volutes de leurs perchoirs de bois, elle s’effeuille, lentement, surement. Les années se tracent, l’expérience s’affirme, mais elle demeure. La peau frissonne sous la douce chaleur. Comme une tendre réminiscence, les traits s’adoucissent, laissant place au visage d’une autre femme. Passé. La nature est sans doute la seule chose que son œil ne peut rejeter et sur laquelle elle pose toujours ce même regard. Racine. La nature est là pour lui rappeler qui elle est vraiment.

    La tasse de thé retrouve la pulpe des lèvres. Prendre le temps. Ecouter les bruit murmurés d’une ville qui se réveille. Sérénité. La tasse retrouve la table. Choc qui la ramène à la réalité. Les azurites se détachent de la fenêtre. Comme un songe dont on ne veut pas sortir, la balafrée doit se faire violence pour se rappeler sa prime mission. Ainsi quitte t’elle la table pour retourner dans sa chambrée.


    Sur un guéridon repose une large bassine. La main s’y risque. Glacée. D’une pensée la balafrée couvre l’aubergiste de louange. Elle se précipite vers l’une de ses petites bourses dont elle extrait quelques feuilles fraiches de menthe verte. Elle en noie quelque une dans la bassine tandis qu’elle fourre les autre dans sa bouche. Vive inspiration. Il n’y a rien de mieux pour se réveiller les sens. Commence alors la corvée coutumière. Celle où le masque tombe et les cicatrices se révèle. L’infâme gravée dans la chair. L’immonde à dissimuler au plus vite.

    La tenue de la journée est choisit avec une minutie toute professionnelle. Aujourd’hui ils œuvreront sur les deux tableaux: l’assaut et le furtif. La femme opte alors pour le noir totale ainsi que l’armure légère et pratique. Les hautes cuissardes de cuirs glissent sagement contre ses jambes. Vient le tour de ses petits chef d’œuvre. Modèles uniques sortie de son esprit de paranoïaque, ses année de tisserandes lui ont été des plus bénéfique. L’épais gilet s’ajuste parfaitement dans le crissement étouffé des fines plaques métalliques dissimulées dans les doublures. Parfaitement articulée, un poing vient tester la résistance de l’attirail. Idéale pour encaissée les coups, le cuir marié au métal, le parfait alliage. Les mains se gantent de cuir surmonté de plaque de fer imbriquées dans l’étoffe. Plus qu’un gantelet classique, les petites plaques de métal sont surmontées d’aspérités aiguisées. Un coup de poing et c’est la mâchoire qui se brise.

    S’en suit la dague qu’elle sangle contre sa cuisse et les poignard qui retrouvent la chaleur de leurs cachettes. La manche, le dos. Les stylets se nichent dans quelques poches dissimulées à l’intérieur des fausses coutures du gilet. Pour terminée, c’est l’épée qui retrouve la courbe d’une hanche.

    L’armurerie est complète. Le manteau voile le tout. Dernier brin de menthe qui trouve la faveur de son palet. Un soupire. D’une main gantée elle lisse les deux longues tresses qui pendent derrière son oreille et la voilà qui rejoint son comparse au dehors.


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