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Anoblissement de l'Ysengrine

[RP] De St-Pardoux à Ste Feyre, la naissance d'une femme.

Victorine
Attila était mort dans de tragiques et mystérieuses circonstances dont nul ne parlait en présence de Victorine ou de tout Ysegrin que ce fut. Le Vicomte de Saint-Pardoux n'était plus, c'était un fait. Il avait emporté avec lui sa fureur, la cruauté de ses mots, la suprême arrogance de son panache. Mais aussi la fêlure de son âme, sa sensibilité secrète, sa louve douceur.
Le Vic' était mort mais la Vic était bel et bien là.
Vous allez me dire, rien de comparable. Regardez-la donc, cette divine enfant, cette blondeur sacrée, sa robe immaculée, ses sourires à donner le bon dieu sans confession. Si jeune, elle ne peut être qu'ignorante de la vie, inconsciente des alliances qui se trament, des stratégies qui se montent, des complots naissants. Introduisons-la sans crainte en notre bergerie.

Victorine a les yeux verts et purs. La légende dit que, dans le jaune du regard Ysengrin, est tombé une goutte d'azur d'une mère inconnue. Adoptée, bâtarde, illégitime, nul ne saura jamais. En tout cas le chef de meute l'avait reconnue comme sienne fille, petite merveille qu'il avait prévu de choyer sa vie entière.

Parfois, on prévoit de vivre vieux...

Ces yeux verts ont pleuré, en secret. Mais vous ne les verrez que s'assombrir à l'évocation de ce père aimé. Car elle sait que nul ne peut comprendre cet amour qui les liait. Nul n'a saisi cette sensibilité masquée de babines retroussées, de coups de crocs et de crinière hérissée.




A quelques jours de la date fatidique, Victorine prit la plume et invita le seul qu'elle était sûre de ne pas croiser à la taverne pour le prévenir : son ami de toujours, Aymeric de Wroclaw, sans savoir qu'il était en fait dans un piteux état au monastère. Et comme d'habitude, elle s'évertua à le faire fulminer à la lecture du début de la lettre. C'était un sale jeu entre eux : se faire croire mille engagements ailleurs, pour mieux se retrouver à la fin.
A ce jeu, parfois, la mort gagne.
C'est pas malin.



Citation:
Mon cher Aymeric,

Je vous sais en retraite volontaire et j'espère qu'une part de vos pensées est pour moi. Pas tout pour Aristote ! Moi, je pense à vous, souvent. Vous me connaissez, même si j'écris peu, vous demeurez en mon cœur.
Amicalement bien entendu.

Par cette lettre, je vous annonce un fait marquant, un tournant dans ma vie de jeune femme qui va déterminer tout mon avenir. Il était plus que temps, Mère m'avait prévenue qu'il me faudrait être forte et quitter le nid. Voila, tout est prévu, j'habiterai Sainte Feyre la Montagne, mon nouveau fief.

Pour cette occasion que je vous invite à assister à la petite cérémonie qui sera donnée à Saint Pardoux en présence d'Arnaut de Malemort. Ce sera une occasion de revoir votre ami (?) et pour moi de vous serrer dans mes bras.
Avec une chaleur toute amicale, bien entendu.

Je vous embrasse,
Vôtre pour toujours, Victorine.

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Aldaaregonde
Les jours passent et sans l'évolution de Lucrèce pour en faire preuve Arégonde ne s'en rendrait pas compte tant la vie manque de saveur.
Il lui faut pourtant prendre le temps de régler les affaires familiales pour commencer Vic. Fierté Ysengrine qu'il faut anoblir pour lui prouver son attachement de Mère, pour lui permettre d'évoluer comme elle le mérite, pour exhausser le souhait de son Doux. Un mélange de tout ça peut être mais surtout parce qu'elle reste l'espoir de rêves perdus.
D'une main sûre Arégonde trace les mots pour convier Dhéa à la cérémonie.

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Gaeldenouet
Gaël avait été invité à cette cérémonie d’anoblissement. Pour l'occasion il avait fait l'acquisition d'une belle tenue, sinon il aurait fait tâche parmi tout ce beau monde. Sur le chemin il repensait au passé, aux différentes cérémonies d'anoblissement auxquelles il avait assisté autrefois. A chaque fois c'était le même rituelle, immuable. Mais jamais il ne s'était retrouvé sur le devant de la scène. Un jour peut être, il l'espérait fortement, pas par avidité personnelle, mais pour ses parents. En attendant il lui fallait faire bonne figure, et le voilà devant le lieu de la cérémonie. Il n'y avait pas grand monde, il se demandait s'il n'était pas un poil en avance. Tant pis, il était la maintenant, il lui fallait patienter. Il s'adossa contre un mur et patienta.
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Victorine
[Matin de l'anoblissement - cour du château]

Victorine n'était pas particulièrement pressée de prendre ses appartements en Sainte Feyre et ses montagnes, sa chapelle, et son joli petit ruisseau. Loin du monde. Recluse. J'ai jamais dit que je voulais faire retraite !

Mais bon, certes, elle irait de temps à autres, prendre des nouvelles de ses pierres et houspiller ses domestiques. Car oui, il allait falloir s'entourer d'une flopée de pique-assiettes.

Grand soupir empli de zénitude.

Considérons, plutôt qu'un déménagement, que c'est ici une allégeance. Une promesse faite aux Ysengrin. Un ancrage dans la famille.
Quelles sornettes ! J'y suis déjà ancrée dans la famille.
Bon ça m'énerve.

Re-gros soupir énervé.

J'ai trouvé. Ce sera une fête. Ou mieux, non, une chasse.


Bourgogne ! Mes habits de chasse ! Ah non mince, il a déserté lui.
Heu ... comment s'appelle ma chambrière déjà ?
Bon ça vient oui !

Oui mademoiselle, tout de suite, mademoiselle.


Penser à trouver un homme à tout faire plutôt. Ces petites demoiselles dociles et prévenantes, ça m'agace. Oui, un homme discret, renseigné, et délicat. Et qui n'ait pas les mains baladeuses. Houla ça va pas être facile à trouver.



Tout était en place. La journée était belle, quoique fraîche. Les tables étaient installées dans la cour, entre le château et la chapelle où se tiendrait l'allégeance. Des fleurs, des lampions pour ce soir, du monde, les premiers invités, Gael qui se fait discret.

Victorine passa voir les chiens, donna des ordres pour qu'on prépare les chevaux et les lances pour cet après-midi et apparut enfin dans la cour du château, resplendissante, en tenue de chasse : robe verte assortie à ses yeux, près du corps pour ne pas gêner le mouvement, veste de renard blanc doublée de soie noire, toque du même renard. Et certainement, d'après ce qu'on pouvait voir dépasser de dessous sa robe quand elle marchait, des bottes de cuir, mais peut-être avez-vous mal vu.

Elle s'afficha un sourire prévenant et doux. Merveille digne de l'amour de son père. Que la représentation commence ! Nous nous lâcherons plus tard en allant buter des sangliers.


Mes amis, buvons, mangeons, en attendant Marche !


Et pourvu que la cérémonie soit prompte, j'ai envie d'aller chasser, moi.
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Arnaut_de_malemort
Ennoblissement. Qu'était-ce à l'origine ? Les guerres successives, les invasions des barbares, leur donnèrent le goût des spectacles où ruisselait le vin. Il est vrai que l'on vit d'abord des destins se lier par un baiser, mais ce n'était pas assez palpitant pour une race dégénérés. On ne tarda pas à voir s'élever par ennoblissement des malheureux libérés de l'esclavage, des freluquets aux us peu moraux. Bientôt peut-être pourrait-on élever ses propres animaux... Aucune voix ne s'éleva pour protester contre pareil attentat à l'honneur de la noblesse. Ainsi ce fut le signal de la décadence de la noblesse...

Puis, plus tard, les vapeurs enivrantes, efféminées et parfois empoisonnées de l'évolution vinrent compléter cette œuvre démoralisatrice. Elle introduisit sa touche de galantisme, évincèrent la paresse, la mollesse, et souvent même, la plus pernicieuse de toutes les passions : la cupidité. Il était régale pour le Malemort, d'être le témoin héraldique entre deux femmes. Le Limousin était depuis longtemps désigné comme le lieu de reproduction des amazones. Mais entre toutes les femmes, c'était, en sus d'être les plus éveillée, sûrement les plus belles.

Pénétrant à cheval dans la cour du Château, Marche, affublé de son désormais usuel habit d'héraut, fit un grand signe de salutation à son ami Victorine. A coté, des tables, des invités, et une envie pressente d'uriner.


- Le bonjour madame. Je ne vois point votre fidèle ami, le chevalier Aymeric. Aurais-je donc manqué son décès ?
Victorine
"Notre" fidèle ami, corrigea-t-elle, s'en est allé se reposer au monastère, épuisé qu'il était d'être chevauché par notre capitaine, sans doute.

Le petit rire qui suivit se serait voulu plus mesquin qu'il n'était, un peu coincé dans sa gorge nouée. Autrefois, elle aurait blêmi, aurait harcelé Arnaut de questions jusqu'à ce qu'il lui offre des renseignements sur l'état de santé d'Aymeric. Mais il était désormais hors de question de montrer ses sentiments.
Fussent-ils amicaux.
Elle n'était plus une enfant !

Elle fit signe du menton à un garçon d'écurie pour qu'on prenne en charge la monture du héraut. Puis elle glissa son bras sous celui d'Arnaut pour le mener lentement vers les tables luxuriantes et prit un air tout à fait détaché, comme si elle se parlait à elle-même, pour ajouter :


Mais, vous êtes là.

Un valet endimanché leur proposa des verres de vin aux épices où flottaient de délicates baies. Victorine refusa d'un battement de paupières. Elle n'avalerait rien avant la cérémonie.
Peut-être un peu d'angoisse naissante, finalement ?


Mère ne devrait pas tarder. Et nous pourrons commencer.
J'ai prévu une chasse, ensuite, serez-vous de la partie ?

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--Miramaz
Saint Pardoux lieu associé au Vicomte pour l’éternité, c’est le cœur lourd que Mira s’y présentait suite à l’injonction de sa merveilleuse filleule. Mélancolique depuis qu’elle avait reçu sa lettre, l’esprit refaisant vivre chaque souvenir du Leu, elle n’avait pourtant pas souhaité décliné l’invitation. Une marraine se devait d’être présente dans les grandes occasions, et l’humeur chagrine n’avait rien à y changer.

Echappée de Montauban elle avait galopé sans prendre de repos, ayant envie d’être là mais peu de temps pour arriver à destination. Au petit matin un bain avait été pris dans une auberge proche du château, faisant disparaître crasse et fatigue du voyage. Pas de robe pour la Rasée, mais des braies propres assorties d’une chemise pas trop usée, les teintes marron de ses habits s’accordant à ses yeux ternis, le crâne est recouvert d’un foulard du même ton étrangement arrangé mais dissimulant tout de même l’absence de cheveux.

L’arrivée se fait discrète, peu à l’aise en cet endroit où elle ne connait plus que la Merveille blonde, le sergent Bourgogne ayant l’air absent à moins qu’il n’ait disparu en même temps que son maître. Accoudée à un mur, elle observait l’assemblée lorgnant sur le vin et les mets sans oser y toucher de peur d’être aussitôt jetée hors de la cour. Une blonde apparition changea la donne, un sourire à moitié retenu s’afficha sur la trogne de l’invitée qui fila droit sur la princesse du jour.


’Jour Vic’.. j’suis v’nue t’vois..m’enfin la prochaine fois préviens moi le jour même qu’ce soit ‘core plus simple..

Accolade virile pour la jolie blondine associée à un hochement de la caboche en direction du Malemort à son bras.


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Dhea
CATACLOP CATACLOP CATACLOP faisait le fiacre trottinant de la Louve Mère.
Pas trop en avance, un peu en retard donc même si l'événement était important. Avec un peu de chance ils feraient même un tir groupé.
C'est une Mère Grand comme aimait à l'appeler sa Ptiote élégament vêtue qui fit son entrée dans la cour du castel.
Petit pincements au coeur, elle n'était pas revenue en ces murs depuis qu'elle en avaient laissé la gestion à son cher Fils.

Elle tend les bras vers sa Ptiote avant de la serrer bien faot contre elle pour un poutou de de Mère Grand.


-Victorine ma chère tu est en train de devenir une charmante jeune fille.

Avisant le Marche Junior : Salutations votre Altesse. Tout le monde est là ? On peut commencer ou...?
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Plus ne m'est Rien !!
Aymeric
[Du monastère à Saint-Pardoux, la réapparition d'une âme errante]

L'invitation lui a été remise dans sa cellule monastique, cette petite pièce sommairement décorée d'un lit, d'une armoire et d'un bureau avec une chaise bancale. L'odeur y est âpre, les effluves de sa sueur vieille de plusieurs semaines maintenant se mélangent avec celles de la bile qu'il vomit sans cesse. Il ne reçoit aucune visite, les religieux ont fini par comprendre que cela ne servait à rien d'attendre sa venue au réfectoire à l'heure du repas. Il n'est plus qu'un amas de chair maigre et d'os désarticulés qui repose en paix sur son lit, l'esprit voguant des souvenirs aux espoirs vains, de la Lune au Soleil en passant par sa condition misérable qu'il a finalement accepté.

Il serait peut-être mort, si la porte ne s'était pas ouverte sur cette robe de bure d'où dépassait une main tenant une lettre. Les yeux fermés comme s'il était mort, immobile, le parchemin fut déposer près de sa tête, avant que la porte ne se referme et laisse les ténèbres l'envelopper de nouveau. A l'odeur, il sut que c'était elle. Cette lettre scellée, qu'il ne toucha pas pendant plusieurs heures, plusieurs jours, était comme une porte de sortie vers tout ce qu'il y a de bon et d'agréable à l'extérieur. Ses doigts squelettiques finirent par saisir le papier, et il lut la lettre à la lumière aveuglante d'une bougie. Il viendrait, parce que c'est elle.

La bougie fut éteinte, et le lendemain, pour la première fois depuis bien longtemps, Aymeric sortit de sa chambre. Les yeux rougis par l'agressive lumière, la peau pâle, le dos voûté, les gestes lents et hésitants, d'humeur associable, il n'avait rien à part sa chemise de nuit noircie par la crasse à certains endroits. Il se rendit à Limoges, en toute discrétion pour que personne ne l'aperçoive, pour que les gens ne le voient pas dans ce piteux état, pour qu'ils le croient mort ou parti loin. Il se rendit à sa propriété, cette auberge qui n'a pas de nom, gérée pendant son absence par son fidèle -et rémunéré- cerbère qui veille à ouvrir la porte chaque jour de la semaine, même à des gens d'église qui essaient de convertir les innocents à leur religion. Dans l'arrière salle scellée par une lourde chaîne et un cadenas, toutes ses affaires de voyage l'attendait parmi les réserves de bière, soit sa charette et un baluchon renfermant cinq jours de provision en pain et en maïs, son épée et son casque. Prêt pour une remise à niveau de la vie dans ce monde, il prit la route et fit ce qu'il savait le mieux faire : se battre à l'épée et récupérer ses trophées.

Les jours passés, et la date de la cérémonie arriva. Presque quatre fois plus chargé qu'à l'aller, le retour se fit sans encombre malgré le fait qu'il y ait toutes ces armées. Il dirigeait maintenant deux charrettes, l'une accrochée à la suite de l'autre, et rentra à Limoges avec une mine un peu plus réjouie quoi qu'encore pâle. Il passa brièvement à son auberge pour déposer ses affaires et se dirigea vers Saint-Pardoux où Victorine devait déjà se trouver Les domestiques n'eurent pas le temps de lui demander son nom, il était déjà dans la salle de réception. Ses yeux sombres se posèrent sur la lumière des cheveux blonds, au centre de toute l'attention. Il s'approcha du petit regroupement, et ayant perdu l'habitude des contacts humains, il dit simplement pour répondre à la matriarche :


... Ou me souhaiter dignement la bienvenue. Après tout, je suis sorti de mon hibernation rien que pour cette cérémonie.

Il lui sourit, un brin provocateur, mais elle avait l'habitude. Il reporta ensuite son attention sur Victorine, lui sourit légèrement, plus tendre, heureux de la revoir, avant de remarquer que son bras était pris. Au bout, un comte princier qu'il salut d'un mouvement de la tête.

Arnaut, félicitations pour ton élection.

Il le pensait. Un peu. Il ne pouvait pas être pire qu'un autre sur le trône du Limousin, mais peut-être meilleur que les précédents. Il reporte de nouveau son attention sur Victorine. Aucun mot ne sort d'entre ses lèvres décolorées. Elle sait ce qu'il pense : "Je suis venu, mon amie".
--Attila_caligula


Qu'il est doux l'Enfer Lunaire!
Un bras passé autour des épaules de deux succubes exquisément brûlantes, tandis qu'une troisième flatte sa queue (de Leu, rappelez vous) d'un doigt taquin, qu'uen quatrième fait gouleyer un fort pétrole dans son gosier, qu'une dernière enfin lui brosse le poil de ses griffes rutilantes de démone, tout en lui chatouillant la truffe de la pointe de sa queue (de succube, vous suivez?).

- 'Tendez les filles.....
Brusquement, le vicomte le plus célèbre du Limousin (son récent statut d'être surnaturel le lui a confirmé) se dégage de l'emprise de ses démon(e)s et se penche au dessus d'une vasque où brule un feu infernal. Il jette une poignée de cendres d'omniscience, dont l'Enfer abonde, histoire que les damnés puissent se fendre la pipe en matant la peur des mortels vis à vis de l'Enfer. Seules les âmes bien trempées méritent l'Enfer Lunaire, les couilles molles et les pisseuses de vinaigre vont direct sur le Soleil où Belzébuth sait ce qui les attend. Pas la rigolade en tous cas!
Les flammes diaboliques s'entrouvrent et la fumée dessine les contours d'une propriété bien connue du vicomte.

- Mais c'est chez moi! Que foutent tous ces pique-assiettes à ma table? Lâchez les clebs! Ah... Mère... Victorine...
La voix se radoucit en voyant les visages aimés. Il approche la truffe à se roussir le poil en cherchant son épouse dans la petite assemblée. Les autres ne l'intéressent guère, seul son sang, son nom ont gardé quelque consistance.
Les succubes lascivement lovées à chacune de ses pattes, leurs griffes remontant doucement le long de ses cuisses l'appellent et l'attirent, mais l'évènement est d'importance, il n'y prête pas attention. Même quand une audacieuse explore son aine, il se laisse faire sans réagir... verbalement.

- Ma fille, Victorine entre dans le monde! Courbez la tête petits bourgeois bon aà tondre, une Ysengrin vous fait l'honneur d'exister, mesurez votre chance de la voir grandir, chose que vous ne pouvez faire.
Le vicomte s'emballe, excité par la vision méphitique plus que par les palpations de plus en plus exigeantes des démons femelles.
- Voilà la noblesse de nouveau éclatante, en attendant que Lucrèce ceigne la couronne vicomtale, sa sœur ainée rehaussera le lustre terni par tous ces faux nobles de basse extraction! Victorine, ma fille! Griffe, mords et égratigne, la jugulaire est notre met de choix pour nos ennemis. Où la fesse pour nos amantes et amants. Tu ne le cèdes à quiconque, si ce n'est à tes parents, et Notre Reyne que nous chérissons.
Le vicomte gueule comme un putois, bat des pattes et fait tournoyer ses bras. Il insiste lourdement sur le "Notre" qui met cette Reyne à part, pour aujourd'hui et pour toujours, dans le coeur Ysengrin. et puis la vision s'évanouit, car la seule malédiction de l'Enfer Lunaire, c'est de voir sans être vu, d'entendre sans pouvoir parler, sentir sans toucher. il tend une patte à travers les flammes pour toucher la joue de Victorine, mais la peau de velours s'efface à son tour, ne laissant plus qu'une odeur de chair et de poil brulés dans la pièce.
Au sol ça ronronne et ça miaule, de quoi se consoler bien vite de ne plus jamais serrer son sang sur son sein.
Car les regrets ne lui ont jamais appartenu
.
Aldaaregonde
En route pour la cérémonie.


Maintes remarques, grognements et autres sautes d'humeur avant de trouver LA tenue adéquate pour se rendre à la cérémonie. Loba avait fait preuve de patience comme à son habitude tout en se permettant quelques remarques bien senties à sa Maîtresse. Arégonde était dans un état second. Ce n'était pas Rien. Aujourd'hui l'Ysengrin devait prendre vassale sa fille adoptive comme Il l'avait prévu et c'est le coeur gros qu'elle allait effectuer une des volontés de feu son époux.
La soie bleue avait une nouvelle fois gagnée et une fois habillée, ses cheveux tressés et parée de son bijou fétiche Arégonde se présenta à Saint-Pardoux nullement consciente qu'on attendait plus qu'elle. Elle sort de la voiture. Une inspiration profonde. Encore des pas sans lui. Encore des pas pour lui. Un léger sourire arrive à se dessiner à cette pensée et c'est ainsi qu'elle parait à l'assemblée.


- Victorine ma chère enfant vous êtes resplendissante, j'espère que vous n'êtes pas trop contrariée par mon retard. Affichez donc un sourire pour me rassurer.
Elle la sert un instant dans ses bras et après cet échange va saluer la Vicomtesse au carré.
- Je suis heureuse que vous soyez venue, vous semblez être en santé.
Puis plus bas elle ajoute :
- Que pensez vous de notre petite n'était elle pas parfaite ? Je la trouve un peu sombre, vous a t elle fait confidence ?
Regard jaune tombe sur l'amancuyer, claquement de langue elle le laisse venir la saluer et sans attendre va saluer Marche.
- Mon cher nous pouvons commencer quand bon vous semble enfin si tous les invités sont là.
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Icarasht
Saint Pardoux, l'ancienne demeure de feu Aredius d'Ysengrin. Alors qu'Icarasht n'était qu'un gosse, celui-ci accusait déjà les années passées. Une éternité que le Déchu n'était pas revenu sur le domaine familial. Il avait appris, avec grande joie, que malgré la mort de religieux, les terres étaient demeurées chez les Ysengrins. Un domaine de vieux souvenirs encore, où la mort laissait cette empreinte persistante que certaines âmes pouvaient ressentir. Alors qu'il pénétrait dans la chapelle, l'image fugace du Vicomte de Droux s'imprima sur ses rétines avant de disparaître, comme une soudaine apparition infernale. Il n'aurai su dire de quel Vicomte de Droux il s'agissait. Le père Martial ou le fils Attila ? Son père ou son frère ? Les deux se ressemblaient énormément, alors que le Déchu avait d'avantage hérité des traits de sa mère, Lahenor de Louvelle. De cette génération d'Ysengrin ne survivait que lui... Alda, sa soeur, était morte sans qu'il ne puisse la revoir durant son exil et il n'eut guère le plaisir de réellement connaître Attila, trop jeune à l'époque. Ne restait que Dhéa, la marâtre comme seule témoin de cette grandiose époque pour les Ysengrin.

La vision de la scène le propulsa quelques années en arrière... Victorine rentrait dans le monde et comme il lui avait dit, le seul regret qu'il éprouvait pour elle est qu'elle ne fut pas une Ysengrin de sang, alors qu'elle en avait le caractère. Il entretenait le désir secret de revoir sa famille retrouver la gloire et le prestige d'antan. Il prit place, nonchalamment, dans le fond. Lui n'était pas de cette génération...

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Mais pourquoi est-il aussi méchant ?
--Kasia


On dit que la chance sourit aux audacieux.
Par un étrange coup du sort, elle devait aussi sourire aux inconscientes, aux folles, et aux écervelées.
Parce que s'emparer d'un cheval, avec une blessure à l'épaule, une autre à la cuisse, quand on n'aime pas ces bêtes là ; se lancer sur la route seule, sachant pertinemment qu'on ne saura pas se défendre sans aide ; Et encore, galoper dans l'aube, quand bien même la distance soit relativement faible, le tout sans avoir prévenu personne.

Et la fortune veut encore qu'elle arrive intacte.
Pas bien à l'heure, certes, peut-être même en retard, pas bien fraiche, certes, mais au moins intacte. Pas rutilante, mais elle est là. Là où elle n'est certainement pas attendue, parce qu'elle même, quelques jours plus tôt, n'aurait pas su dire qu'elle pourrait voyager.
Parce qu'elle même, il y a encore deux jours, ne savait pas qu'elle serait en Limousin.
Est-ce qu'elle était attendue ? Peut-être, oui, qu'inconsciemment, on l'avait guettée des yeux. Elle ne savait pas dire. Elle ne savait pas bien encore mettre un mot sur ce qui la liait à Vic'.

C'est une Ysengrin, et rien que ce nom complique les choses. Parce qu'elles auraient pu être soeur, pour un peu, si la jeune Blanche n'avait pas refusé la proposition démente de feu celui qu'elle voyait comme un renard parmi les loups. Elles ont même bien failli l'être, et il n'avait tenu qu'à un rien que ça ne soit pas.
Sa première évocation de la blonde, d'ailleurs, venait du vicomte décédé lui parlant d'une soeur. Ce monde là n'était pas, et ce qu'elle gardait du loup, c'était une dague à son côté, un poinçon qui était son croc à elle.
Leur première rencontre était autre, encore. La blonde était un blond, ce jour là, et les suivants, qui s'était comme joué d'elle, pour l'avoir par le bout du nez. Elle l'avait embrassé, ce blond là, et ça n'avait paru déplaire ni à aucune d'entre elles.
Elle se souvenait plus de Vic' comme de ce jeune homme là qui aurait pu avoir son coeur.
Mais le blond n'était plus, pas plus que le Vicomte.

Mais parce que ce n'était pas la mort qui l'avait pris, la Flamande ne savait pas ce qu'il y avait entre elle et l'Ysengrine. Si ce n'est que ça n'avait rien de conventionnel.

Et puis, elle était là, et elle comptait bien envoyer au diable ses pensées pour au moins la journée. Posant la main gauche sur l'encolure, et la droite sur la selle, elle mit pied à terre, s'arrachant au passage une grimace et un presque cri de douleur. Ce n'est parce qu'on veut, qu'on peut, et son épaule blessée avait souffert dans l'opération.
Encore heureux, elle avait tout fait pour atterrir sur le pied gauche.
Laissant là la bête, elle boita jusqu'à la cour où peu à peu venait le monde et la foule.
Elle ferait tâche, et elle s'en moquait, entre sa coupe qu'elle avait volé à la blonde, les cheveux courts d'un garçon, sa claudication, et ses vêtements de voyage chiffonnés, braies, chemise. Tant pis. Elle ferait aussi fi des conventions.

Par contre... Elle n'était pas en territoire ami. Aymeric. Lui, elle voulait sa tête, et, quoi qu'il arrive, elle ferait quelque chose pour l'avoir, un jour. Mais pas aujourd'hui.
Icarasht. A celui là, elle n'allouait aucune confiance, parce qu'il était trop Ysengrin, ou alors pas assez.
La rasée. Une brève rencontre, et si elle n'en retenait pas de mal, elle retenait qu'elle n'avait rien à en tirer non plus.
Et un Malemort à qui elle n'aurait rien confié pas même un lacet de chemise, avec ce qu'elle avait entendu sur lui.
Elle n'était pas de leur monde, ils n'étaient pas du sien, et elle regrettait d'être venue sans sa lame.
La main sur son croc, ignorant sa raison qui lui disait que de toute manière, jamais son bras droit ne supporterait un choc quelconque, elle finit d'avancer, défiante.
On peut provoquer sa chance, mais il est dangereux de tenter le destin au point de s'y reposer.
Arnaut_de_malemort
A vous tous qui êtes véritablement bons limousins, et fidèles sujets du Roi, venez vous réjouir de la présente élévation de Victorine d'Ysengrin, n'épargnez ni vos bouches ni vos bourses pour témoigner votre allégresse, que votre contentement se lise sur vos visages, que votre joie éclate sur vos fronts, et que l'une et l'autre se reconnaissent par vos actions, ne craignez point de vous emporter dans l'excès, il n'y en peut avoir en ce jour de fête, la modération est vicieuse, et la retenue est criminelle.

C'était, apparemment, le signal du héraut pour lancer la cérémonie. La famille Ysengrin aujourd'hui rassemblée, comme pour lui des cousins de toute alliance, allait rendre grâce à sa jeune élite.

C'est un honneur pour moi d'être le témoin héraldique en ce jour bénit de Dieu, dans cette famille qui s'élève par ses vertus, au sens aigu de l'honneur, et qui ne peut se contenter de rien qui soit médiocre. Nous pouvons donc commencer quand vous le voudrez !

Au mot d'Aymeric, qu'il n'avait pas vu depuis longtemps, il fit mine de sourire d'une fausse gêne. Il n'était pas encore élu, bien que la débâcle du précédent conseil lui apportait un minimum d'assurance. ? Pas répondre ? Des nouilles ? pas de nouille ? Comme le dit le proverbe, hier, c'est l'histoire, demain, est u mystère, mais aujourd'hui est un cadeau du Très-Haut, c'et pour ça que ça s'appelle le présent. Doucement il lui dit.

- Merci de ta confiance Aymeric, mais je ne suis pas encore Comte... Pas encore...
Aldaaregonde
Un regard vers Victorine pour lui signifier qu'elle est prête et s'assurer que cette dernière n'attend plus personne.
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