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[RP] Des roulottes, des rires, et ...

Le_g.
Seuls ceux qui ont des interactions avec les personnages, ou qui croisent les personnages dont les pseudos sont lu ici à savoir : Le Gaucher, La Jolie, La colombe, etc peuvent poster. Je serais intransigeant, seuls quelques très très rares personnages ont entendu leurs prénoms ig lors de rp en taverne.





Il avait écrit à la bourgmestre de Lectoure...



Citation:

Au Bourgmestre de Lectoure,

Permettez à un troubadour
de vous donner le bon jour,
Gaucher, Menestrel et jongleur,
Je me présente ambassadeur,
pour vous parler de notre troupe
et vous demander notre soupe
moyennant une représentation
donnant libre cours à l'imagination.

Artistes amateurs ou confirmés,
sauf si de nous offrir gîte refusez.
Permettez-moi, humble gueux
de vous faire un simple aveu
Nous avons faim et à la ruine
préférerions aller à la mine.
Marchands et voyageant,
Assurons n'être que du vent .

A nos heures camelots
Forains, point d'imbroglio
Marchander, faire affaires
Par dessus tout distraire
avec les mots jouer et rimer
sans maux aucun provoquer
A la douane et vous me présenterai
pour les raisons que j'invoquais.


Avec votre accord, souhaiterions
avec vos administrés faire libations
Boire le soir, et en taverne chanter
En toute amitié en halle poetiser
Le Gaucher que je suis vous en prie
Avec La Colombe, Le Roy, La Jolie,
Souhaitons vous apporter joie
sourires, et amusement de choix.

Dame, avec le respect que je vous dois,
et mes plus humbles salutations,
vous me voyez attendant l'octroi
et de recevoir votre autorisation
afin d'installer nos roulottes en convoi
et vous présenter nos animations


Le Gaucher.


Et comme : qui ne dit mot, consent...
Vu qu'il n'avait pas réponse à temps
Ils étaient donc arrivés discrètement
Pendant la nuit roulottes s'installant.

Le Gaucher repère un endroit convenable, pas trop loin du marché pour qu'ils puissent faire des affaires, et de la cité pour pouvoir préparer leur spectacle, et inviter les habitants à venir rêver lors d'une soirée. Il sort au petit matin de sa roulotte, nu comme un ver, avant de remonter prestement. Ca le fait pas de se balader ainsi, il se met un pagne, non sans chiper un baiser à sa belle au passage.

Il s'étire, et ressort, pour vérifier les abords du campement, et comme promis, se diriger vers la cité pour y rencontrer qui de droit. Les tavernes sont fermées, il peste, appréciant de prendre son petit déjeuner dans celles des mairies qu'ils rencontrent, ça permet de se présenter, tout en remplissant le ventre. Du coup, c'est en mode ours mal léché qu'il revient sur le campement, sans un mot, et s'installe près du feu pour boire une tisane. Ce sera seulement après avoir bu un grand bol de tisane et avalé une demi miche de pain qui ira mieux. Pour le moment, son regard ambré détaille les environs, et se pose régulièrement, gourmand, sur certaines courbes féminines, pas du tout gêné, son émoi bien visible à toutes les personnes sur le campement.

_________________









Andrea_
Ils étaient arrivé là.

La brunette ne sait plus trop vers quelle heure, puisqu'elle avait dormi tout le voyage... Mais bien avant l'aube, puisque quand elle s'éveilla, IL était là...

Elle avait été sacrément étonnée de le voir sortir en tenue d'Adam au milieu du campement mais après tout... c'était peut être les restes de son ancienne vie... Mais tellement rassurée quand il était rerentré... Elle s'en bouffait les lèvres! La belle avait même tenté de l'intimider en envoyant valser les draps, mais a part un baiser n'avait rien obtenu. Faut dire qu'il vallait mieux qu'il mange ... Elle l'aurait gavé de force s'il l'avait pas fait seul, INVIVABLE le mâle, quand il était a jeun.


Elle l'observe, assise sur le seuil de la roulotte, entourée d'un tissus qui ne cache que le minimum, dévoilant ses jambes, qu'elle croise innocemment. Les cheveux en bataille, la tête posée sur l'encadrement, elle laisse ses doigts courir sur l'une de ses jambes.
Parfois leurs regards se croisent. Ils jouent... aujourd'hui seulement du regard.
Elle le détaille, ses yeux, ses mains...

Elle profite de ces matins où le campement, après une nuit de déplacement, met du temps a s'éveiller.

_________________
Kachina
Y' a des cigales dans la fourmillière

Jupons qui frôlent le sol, la brune danse encore en remontant les ruelles pavées de Lectoure la bleue.
La soirée au campement a été gaie. La bande de joyeux drilles s'est installée vers l'ancienne chaumière de Kachi, à l'orée du bois. Ils sont ainsi les loups, ils ont besoin d'air pur et des chênes, ceux sous lesquels on s'aime à en mourir de plaisir.

Ce soir c'est d'un canard en civet qu'on s'est régalé autour du feu.
Et le vin a coulé, réchauffant les coeurs, on a bu un peu trop, on a chanté aussi . Les charriottes , formant le cercle parfait, celui de l'union, ont vu la joyeuse troupe festoyer et ripailler.
Kachi veut juste avant de partir aller encore une fois dire au revoir aux Lectourois. Ses amis d'avant. Hyann et Letro, Cléo, Cloé et Bee........

Il y a du bois sur le marché et Saint Bertrand en a besoin.
La louve a donc laissé Joran et tous les autres. Ils préparent déjà les chevaux. Les baluchons s'entassent à nouveau au fond des charrettes.

Elle arpente donc les rues , chanson encore sur les lèvres, un peu ivre . La vie est belle quand on est libre. Et si l'Armagnac se meure chaque jour un peu plus, embourbé dans les manigances et les compromis, certains ont choisi simplement de vivre . Elle en est. Depuis qu'un loup sauvage a allumé en elle la flamme, elle vibre et se fout du reste. Qu'on dise ce qu'on veut , corne de bouc, elle s'en moque.

Ses pas la mènent devant un étrange campement. Elle tombe en arrêt, bouche bée.
Sourcils froncés, bouche qui se plisse en une petite moue, la brune reste songeuse.

Des chariottes.......Ici..........A Lectoure ?
Hum ! Pas potible ça. Il y a déjà les leurs...........

Une caresse sur sa jambe la fait sursauter. Le chat Minuit qui la rejointe se frotte contre sa peau. La brune se baisse et le caresse.



- Minuit !!! Tu crois qu'ils dansent eux aussi et qu'ils font la fête ? A ton avis ?
Gentils ? Vilains ?
Baladins ou voleurs ?

_________________
Hyannos
Il se leva de bon matin après une courte nuit car une bande de ..... avait fait bombance près de la chaumière abandonnée de Kachina. Il les avait observé jusqu'à tard dans la nuit tout en buvant tisane et fumant les herbes que lui laissaient parfois des voyageurs d'orient. Il les avaient bien vu la veille déchargeant moult sacs de farine. Ah, c'était des gens de bien et de parole, il les retrouva ce matin chargeant du bois autant qu'ils avaient déchargé farine. Et puis il y avait cette étrange roulotte près du marché d'où avait surgit nu un quidam de bon matin. Il les trouvait plaisant ces baladins qui faisaient souffler comme un petit vent de folie sur Lectoure. Cela lui rappela quelques souvenirs et tranquillement il reparti rêver dans les bois
_________________
Hyannos Maître Boulanger à Lectoure
Etudiant en droit et en navigation
Le_g.


Un regard, un jeu de jambes à faire se réveiller un mort, et un déhanché on ne peut plus intéressant. Voilà la vue que lui offrait La Colombe le matin. Il esquisse un sourire, et l'invite près du feu, la frôlant tout en allant passer des braies par dessus son pagne. Il a terminé son repas, il va aller s'amuser un peu plus loin.

Sourire carnassier, il siffle son loup, pour aller à la chasse. Tant pis s'ils n'ont pas le droit, il leur faut de la nourriture. C'est donc avec son animal qu'il se décide à y aller, quelques dagues de lancer à la ceinture. La partie se termine assez rapidement, et il revient avec de quoi manger pour la journée. Un petit tour sur le marché pour trouver du pain, et il ira à la mine. Comme d'habitude.

En attendant, il remarque quelques traces de passage, mais cela ne le dérange pas, ils n'ont rien à cacher. Un sourire carnassier aux lèvres, il déshabille ses proies, après les avoir saignées pour les mettre à cuire sur la broche. Les pattes serviront à vendre des porte-bonheurs.


Pendant que le repas cuit tranquillement, et que les filles font il ne sait quoi, sans doute à répéter un numéro, une pièce, ou à "chasser" mais un autre genre de proies cette fois, il va en taverne, pour rencontrer s'il est possible, la bourgmestre. En revenant, il va réveiller Le Roy.


yep Ta Majesté ? Assez dormi ! Debout ! Si tu veux qu'on donne un spectacle, va falloir qu'on voit la Bourgmestre, que je te la présente.

_________________
Andrea_
A la mine. Le Gaucher était parti a la mine.
Le Roy, qui n'avait pourtant pas trop bu la veille roupillait encore, rêvant surement de sa Bertha, la future ou celle laissée à l'étape précédante.. AHHH la vie de trouvadours....
Et La Jolie... bin? Elle était où La Jolie ? c'est que... la brunette serait bien allée vérifier qu'elle était dans la roulotte mais... sans son brun.. on ne sait jamais ça sentait l'embuscade...

La Colombe, grande altesse, faignasse de renom, n'avait rien de prévu. 'fin si... Passer rapidement à la taverne dont, elle ne sait comment elle était devenue tavernière. C'était bien la première fois qu'on lui laissait les clés d'un tel endroit. En fait c'était sa mine a elle... Sa mine d'or.

Elle aime y passer du temps, et s'y sent déjà chez elle se permettant déjà quelques folies, comme s'allonger sur le comptoir en attendant les clients, une jambe pliée, laissant les pans de sa robe tomber... Comme se servir une chope et la boire rapidement, lavant aussitot la chopine ne laissant aucune trace de son " emprunt ".
C'était bien plus profond que ça en réalité. Le propriétaire lui avait fait confiance, ce qui n'arrivait que rarement lorsqu'on est saltimbanque. Elle comptait bien savourer donc.

La ville était plutot plaisante, les premières représentations du gaucher avaient plu et on pouvait donc imaginer que le spectacle ameuterait la foule.

C'est donc dans cet optique qu'elle allait en ville parfaire son talent.

_________________
Bossuet
Alors que le soir tombe enfin sur la ville, A l'heure ou les échoppes se ferment pour laisser s'ouvrir les tavernes comme des fleurs de nuit écartant leurs pétales sous la lune encore pâles, nous entrons dans la danse.

Toute la journée fut emplie de l'euphorie d'une scène qui se dresse, encadrée par les roulottes à la peinture écaillée. Accrocher des lanternes aux verres souvent brisés, pendre dans les arbres des lampions de tissus aux reste de couleur filtrant une lumière dont on ne saurait définir la teinte une bonne fois pour toute...Tout cela est notre corvée, et nous l'accomplissons avec l'appréhension du spectacle à venir.

Ce soir, je suis le Roy, et j'enfile mes frusques de scène. Des braies bariolées de pièces, au tissu usé jusqu'à la dernière fibre de laine, une chemise qui aurait mérité un bon lavage, une paire de chausse ayant trop longtemps foulé la terre battue des grand chemins, et surtout mon bonnet de laine aux oreilles d'âne, ma couronne des grands jours.

Le campement est fin prêt, et il n'y manque que la vie. Au centre du demi cercle des roulottes, un grand feu fait danser les ombres aux alentours comme une réponse à nos chants ou à nos rires. Depuis un moment déjà la brise du soir emporte dans la ville les odeurs de feu et les murmures de nos clameurs, les chuchotements criards de nos instruments de fête, comme une sirène appelle les marins.

C'est dans la lumière tombante que je grimpe sur un tonneau, m'éclairci la voix pour qu'elle ne puisse faillir lorsque j'userais du grand honneur que l'on me fait, celui d'ouvrir les festivités.


Gentes Dames! Gentils seigneur! Pauvres erres et pèlerins en voyage! Dresseurs de rat et montreur d'ours! Filles de joie, estuvières et leurs enfants de mégarde! Venez donc vous joindre à nous!

N'ayez donc pas peur de ceux qui ont pour salaires vos rire et vos joies, et approchez vous! Apportez donc vos peines, vos tristesses, vos chagrins...nous ne vous les rendrons point!

Entrez dans notre danse de noctambule, laissez vous emmener, fascinés que vous serez devant nos remuantes flammèches. Entrez dans la ronde des saltimbanques de passage, Nous ne sommes qu'un rêve, que demain, au champ ou à la mine, sur votre trône ou au fond d'un cachot, vous garderez précieusement comme on garde un mystère.

Laissez chez vous vos rancœurs, vos vilaines pensées et vos haines, car dans cette danse sous la lune, il n'y a rien d'autre que nous puissions vous offrir que nos talents de jongleurs, d'acrobates, nos histoires et nos chants!

Je suis le Roy, et ce soir, je vous invite dans ma cour!


Sur ce, une révérence, car tout les roys devrait savoir s'incliner devant le peuple...Je me redresse et part en chantant, pour présenter mes camarades de "jeu".


*Nous sommes chanteurs de sornettes
Faits pour divertir les passants*

*Et les fainéants tout venant
Nous chantons nos chansonnettes*

*Laquais, cochers et ouvriers
Tous viennent nous couter*

*Nous savons les plus belles danses
Tant que vous ne serez compter*

*Quand vous y viendrez
Vous sauterez
Et vous tomberez mourantes*

*Souffle coup
Genoux scis
Nous serons encore jouer!*



D'un geste aussi gracieux que souvent répété, je présente la troupe: Le Gaucher, le jolie, et la Colombe. Tous trois sont prêts et heureux de montrer encore une fois leurs jeux dangereux. Les voir ainsi, une fois de plus éclairés par la lune et les flammes m'emplit de fierté.
Le_g.


Sur un air plein d'entrain, il se présente sur la scène, s'incline, bras droit replié sur son buste. Le gaucher chante, il invite à la fête, tout en faisant quelques gestes lents, qui contrastent avec la vitalité du chant.Vêtu de noir, il s'avance, accompagné de ses acolytes, et il annonce d'une voix grave et rauque.

Attention, Mesdames et Messieurs (1)

Il tente de capturer l'attention des spectateurs, et pour cela, il danse avec les filles, délimitant par leurs mouvements, leurs courses, leurs sauts et leur danse, un espace assez grand, celui dont ils auront besoin pour leur jonglerie avec le feu.


Attention, mesdames et messieurs, dans un instant on va commencer
Installez-vous dans autour de nous bien gentiment
5, 4, 3, 2, 1, 0, partez, tous les troubadours vont s'accoutrer
Et tous les jongleurs vont s'appliquer en même temps


Bah oui, pour le moment, il porte braies et chemises, il va pas jongler ainsi sans doute. Pour ceux qui ont pu avoir un aperçu en taverne, c'est impensable. Il avait donné un avant goût, jouant avec des bolas, mais il préfère de loin le bâton du diable, certains de ses gestes étaient donc moins sûr avec les chaines qui soutiennent les bolas de feu. Jongler, mêler les chaînes, les entrainer dans des mouvements, les mêler, les croiser, les faire tournoyer, cet exercice-là, pour Le Gaucher, manquait encore un peu de précision, mais sur le sol en pierre des tavernes, ça ne posait pas problème.


Mais pour l'heure, c'est dans une clairière qu'ils se trouvent, et il sourit, donnant de la voix, jouant avec ses partenaires, elles sont superbes, les filles de la troupe. De quoi donner envie à plus d'un mâle à la ronde très certainement. Ils s'amusent, rient, et provoquent un tantinet le public, dans des poses parfois très suggestives, pour les inviter à regarder le spectacle.

Attention, mesdames et messieurs, c'est important, on va commencer
C'est toujours la même histoire depuis la nuit des temps
L'histoire de la vie et de la mort, mais nous allons changer le décor
Espérons qu'on la jouera encore dans 2000 ans

Nous avons 20 ans et plein de chansons
Comme le printemps, nous allons danser près d'vos maisons
Notre pain est blanc, notre pain est bon
Si vous le voulez, c'est de bon coeur que nous partagerons

Attention, mesdames et messieurs, dans un instant, ça va commencer
Nous vous demandons évidemment d'être indulgents
Le spectacle n'est pas bien rôdé, laissez-nous encore quelques années
Il ne pourrait que s'améliorer au fil du temps

Attention, mesdames et messieurs, dans un instant on va commencer
Installez-vous dans autour de nous bien gentiment
5, 4, 3, 2, 1, 0, partez, tous les troubadours vont s'accoutrer
Et tous les jongleurs vont s'appliquer en même temps

Nous avons 20 ans et plein de chansons
Comme le printemps, nous allons danser dans votre maison
Notre pain est blanc, notre pain est bon
Si vous le voulez, c'est de bon coeur que nous partagerons

Attention, mesdames et messieurs, dans un instant, on va commencer
Il se peut que vous soyez choqués de temps en temps
Mais surtout ne vous inquiétez pas, n'allez pas faire des signes de croix
Et rappelez-vous qu'un jour vous avez eu 20 ans


Le sourire sur les lèvres du gaucher se fait carnassier, connaissant les numéros. Avant que les filles ne débutent, la nuit étant tombée, il prend son bâton du diable, et se présente, s'agenouille dans la clairière préparée, levant son bâton comme pour prier à la lune. La voix se fait encore plus grave, rauque, comme un murmure qui porte dans la nuit, dans le silence qui soudain s'installe, après les rires, et les chants, il sait ménager son petit effet théâtral a priori.



Dames, Sires, gueux ou paysans,
Ceci votre ultime et dernière chance
Fuyez, si vous n'avez bienveillance
Pour les troubadours, cette engeance
Dont les vies ne sont qu'errance
Nous allons entrer dans la danse
Sous vos yeux comme en transe
Les flammes ardentes sont notre pitance
Quelques écus pour reconnaissance
Un peu de pains de vos finances
pour nous remercier de notre exubérance...


Il se relève, et s'incline, toujours aussi gêné de devoir présenter un chapeau près de l'endroit où ils jouent pour récupérer quelques pièces, de quoi améliorer leur quotidien. Le Gaucher est sombre, et il se retire, pour laisser la place aux filles, tenant son bâton du diable enflammé. Chacun son tour, pour l'heure, il a le temps de s'échauffer les muscles...



(1) MICHEL FUGAIN - Attention, Mesdames et Messieurs

_________________
Andrea_
C'était le grand soir.
LE soir de fête.

Pour l'occasion Le Roy avait même pris un bain et lavé ses guenilles - c'est peu dire- La Jolie avait fait sa parfaite femme a marier en ajoutant au niveau des braies une jolie couronne cousu au fil doré, Le Gauchait avait ... renouvelé son contrat mais ça, c'est du domaine privé. et La Colombe avait investi dans de nouvelles chausses - ce qui éviterait les meurtres non prémédités en cas de folie comme.. l'envie de faire respirer ses jolis petits petons...

Le campement s'était paré de ses jolies atours. Bref, c'était LE soir.

Il ne fallait pas décevoir.

Entre deux ronds de jambes en tavernes, La Colombe avait quand même trouvé le temps de fabriquer un ptit quelque chose... Oh pas grand chose hein, un morceau de bois, du fil.. deux trois accessoires. Elle était sûre d'étonner. Un indice ?? humm, un bout de bois, plat, pas plus grand qu'une écuelle, avec du fil tendu... une sorte de mini air de jeux.. mais mini mini hein, riquiqui même... là le doute est semé... yaura ceux qui en voyant la chose se diront " nan je vois pas " et ceux qui diront " nannnn elle a pas osé ?! " a ceux là je dirais SI. SI elle ose parce qu'elle manque de beaucoup de chose, de subtilité et de douceur entre autres. mais l'imagination on peut dire qu'elle a été plutot gatée!

Bref elle s'avança


Bonsoir a tous !! Jsuis La Colombe, jsuis une actrice de renom, mais ce soir, et seulement ce soir, pour toi public, je serais .. DRESSEUSE !!

Pour le coup elle était sûre d'étonner tout le monde. Personne l'aurait vu venir.

Elle retourna rapidement un peu plus loin, renversa un tonneau - qui était là alors on va en profiter- le fit rouler -avec autant de grâce que le permettait la position - postérieur en arrière et en hauteur, sans lâcher son public des yeux, posant son regard gris dans les yeux de l'un des hommes présent... entrainant le tonneau vers la scène improvisée, ou entrainée par le tonneau elle savait pas trop. Soufflant parfois sur une mèche de cheveux venue se poser entre ses yeux et le reste du monde. Comme ça ça paraissait être long mais en fait c'était plutot rapide. Elle remonta le tonneau et posa, au sommet son ptit travail..

Elle présenta sa main au public.. Et mima dessus 3 petites puces.


Elles sont trois ! Elles sont .. Petites (ça commence... on sent que c'est la première représentation dans ce domaine...
je vous présente !!

Montre la première Louis !!! Louis il est grand !!! Louis est un sauteur professionnel !! Fait un ptit clin d'oeil a qui de droit au passage.. il comprendrait.

Et hop, elle mime le Louis qui saute de bouchons de lièges en bouchons de liège
Bref du grand spectacle de dressage de puces, autant que faire ce peu quand.. les puces ne sont qu'illusion.
'fin, elle rajoute quand même des ptites voix

Wouaououuuuuuu ouuuuu aaaaaa Jsuis Louissss sauteur professionnelllll
Elle balance Louis sur.. bin elle se la pose elle tient !! qu'il saute qu'il saute !


Elle montre la seconde
Voici la prend entre ses doigts et regarde ses doigts...

heuuuu

Elle feint la gène, et prend la troisième Voici ELLE !!!

La colombe narre son histoire... puis comme a son habitude fait les ptites voix

Bouhhhh vilaine ! t'es pas mariée et t'es enceinte ?? la plonge dans l'eau et la ressort
pitié pitiéééééé
tu vas faire ta pastorale et te marier avec le premier qui voudra de toi
snifsnif

Montre la puce, et s'incline : On remercie la Puce Elle !!!

C'est rouge de honte qu'elle quitta la scène... la prochaine fois elle s'en tiendrait a sa première idée et chanterait une chanson bien de chez elle, debout sur un tonneau, un verre a la main.
_________________
--Lebrun


C'est accoudé à un arbre qu'il assistait au spectacle. Les bougres étaient plutôt doués.
Il avait apprécié le jongleur, rit avec la femme aux puces. Bras croisés sur la poitrine, il les regardait faire leur numéro, dans la nuit. Mais ses yeux revenaient sans cesse sur les formes séduisantes d'une femme aux longs cheveux couleur de nuit.
Belle, simplement belle. A en couper le souffle. A vous donner l'envie de la coucher sur un autel, pour lui faire rendre grâce.
Il avait goûté à la douceur de sa peau. Et ce soir encore, au fond d'un tripot de la ville, ils avaient parlé tous les deux. Il lui avait raconté son histoire. Elle méritait beaucoup mieux que cette ombre qu'il était devenu. Et pourtant, elle le prenait, acceptait le peu qu'il pouvait lui offrir.

Ses yeux rencontrèrent ceux de la brune , assise sur les marches d'une des roulottes. Il se noya dans les yeux tendres et avec un sourire, la salua de la main , alors que ses lèvres murmuraient la chanson qui lui venait à l'esprit.


" Bien sûr j'ai pas les moyens mais quand les poches sont vides....bien sûr, je te trouve très jolie, j'ai vraiment envie... "
Amblypyge
Ambly observait ses amis, attendant son tour… Elle réfléchissait surtout à ce qu’elle allait faire. Elle avait bien quelques chansons à son répertoire mais elle préférait laisser ça au Roy qui ravissait les oreilles et les faisait mourir de rire à chaque interventions . Ah! C’est sur qu’il ne savait pas yodler lui… mais loin de ses montagnes Alpines, l’helvète n’avait pas le cœur à ça.
L’Espagne était proche…des souvenirs lui revinrent en tête, cette danse… Et cet instrument qu’elle avait garder…oui… ça pourrait être bien ça.

Elle profita de l’intervention du gaucher pour aller se changer, elle revêtit une robe rouge aux jupons larges, attacha ses cheveux pour l’occasion et y glissa une fleur rouge et enfin attrapa ce fameux instrument, ses castagnettes.
Elle revint s’asseoir sur les marches de sa roulotte et admira le formidable spectacle de puces virtuelles d’Andrea. Elle était drôle! Dommage que le numéro soit si court. La jolie en aurait bien pris un peu plus.

Elle se sentait observer…pourtant presque personne n’était venu les voir et le spectacle était ailleurs pour le moment… Elle croisa alors son regard, ce ténébreux regard qui la faisait presque défaillir à chaque fois qu’il le posait sur elle. Ses lèvres s’étirèrent en un large sourire, il avait cette faculté là… la faire sourire, la rendre heureuse, lumineuse et même incandescente chaque fois qu’il lui faisait savoir qu’il pensait à elle.
Comme il allait être facile maintenant de danser…pour lui, rien que pour lui.

Andrea lui laissa donc la place, Ambly descendit de ses marches et lui envoya les castagnettes pour que la colombe l’accompagne. La jolie se plaça devant le feu pour jouer avec les lumières… Les nuances de jaune, orange et rouge… Rouge comme la passion qui l’animait.
Elle aimait cette danse, tout à fait appropriée à ce qu’elle ressentait avec son brun…Il suffisait d’imaginer ses mains sur elle…

Une jambe repliée sur le côté, les bras tendus au dessus de sa tête, les poignets se cassent et les mains tournent dans des gestes lents et souples. Puis les bras se plient, les jambes se tendent et se détendent, se replient, les mains viennent caresser sans les toucher ses flancs, sa cambrure… toujours dans des mouvements lents .
Enfin La colombe se met à jouer des castagnettes, Ambly attrape un pan de son jupon et le ramène sur son ventre. Les gestes se font plus vifs, souples et contractés à la fois. Elle joue avec ce jupon, qu’elle fait passer d’une main à l’autre, d’une cuisse à l’autre, les pieds frappent le sol, la tête se tourne de droite à gauche suivant le rythme de ses pas, le visage est concentré. Elle avance, elle tourne, elle virevolte jusqu’à l’exta……………..l’apothéose. En une fraction de seconde, le jupon accroché à sa main remonte le long de sa jambe jusqu’à laisser apparaître sa cuisse, l’autre bras se contracte sur le côté et la tête se penche légèrement.



Le souffle court, elle resta un moment dans cette position attendant que sa respiration veuille bien reprendre son rythme normal. Comme encore engourdie par la danse, elle se retira lentement jetant un regard pétillant à son brun.
Bossuet
Mes yeux ont dansé, accompagnant les flammes du Gaucher... J'en aurais mouillé mes braies de rire à voir La colombe dompter des puces...Et je suis resté hypnotisé devant la bien nommée Jolie. C'est qu'ils sont bons, et ce n'est pas sans orgueil que je les appelles frère et sœurs.

Je profite du calme installé par la Jolie. Sa danse a déposé comme un voile de chaleur sur l'assemblé, et c'est l'atmosphère pour une chanson, de celle qui raconte une histoire aussi belle que tragique.

Je m'approche du public pour chanter, accompagné de quelques accords d'un vieux psaltérion, l'histoire de la Fiancée du timbalier.

" Monseigneur le duc de Bretagne
A, pour les combats meurtriers,
Convoqué de Nante à Mortagne,
Dans la plaine et sur la montagne,
L'arrière-ban de ses guerriers.

Ce sont des barons dont les armes
Ornent des forts ceints d'un fossé ;
Des preux vieillis dans les alarmes,
Des écuyers, des hommes d'armes ;
L'un d'entre eux est mon fiancé.

Il est parti pour l'Aquitaine
Comme timbalier, et pourtant
On le prend pour un capitaine,
Rien qu'à voir sa mine hautaine,
Et son pourpoint, d'or éclatant !"


Sur ce couplet je saute, agile, sur un tonneau et je bombe le torse, me présentant conquérant. Puis j'en descend aussitôt, pour me mettre en prière.

"Depuis ce jour, l'effroi m'agite.
J'ai dit, joignant son sort au mien :
- Ma patronne, sainte Brigitte,
Pour que jamais il ne le quitte,
Surveillez son ange gardien ! -

J'ai dit à notre abbé : - Messire,
Priez bien pour tous nos soldats ! -
Et, comme on sait qu'il le désire,
J'ai brûlé trois cierges de cire
Sur la châsse de saint Gildas.

À Notre-Dame de Lorette
J'ai promis, dans mon noir chagrin,
D'attacher sur ma gorgerette,
Fermée à la vue indiscrète,
Les coquilles du pèlerin."


Redevenant sautillant, je danse de quelques pas gracieux, et devient acteur, jouant le rôle du timbalier dans tout ses états.

Il n'a pu, par d'amoureux gages,
Absent, consoler mes foyers ;
Pour porter les tendres messages,
La vassale n'a point de pages,
Le vassal n'a pas d'écuyers.

Il doit aujourd'hui de la guerre
Revenir avec monseigneur ;
Ce n'est plus un amant vulgaire ;
Je lève un front baissé naguère,
Et mon orgueil est du bonheur !

Le duc triomphant nous rapporte
Son drapeau dans les camps froissé ;
Venez tous sous la vieille porte
Voir passer la brillante escorte,
Et le prince, et mon fiancé !

Venez voir pour ce jour de fête
Son cheval caparaçonné,
Qui sous son poids hennit, s'arrête,
Et marche en secouant la tête,
De plumes rouges couronné !

Mes sœurs, à vous parer si lentes,
Venez voir près de mon vainqueur
Ces timbales étincelantes
Qui sous sa main toujours tremblantes,
Sonnent, et font bondir le cœur !

Venez surtout le voir lui-même
Sous le manteau que j'ai brodé.
Qu'il sera beau ! c'est lui que j'aime !
Il porte comme un diadème
Son casque, de crins inondé !


Je finis ces trois couplets à cheval sur sur un tonneau renversé, levant mon instrument tel une épée, avant de me lever pour continuer, mettant de l'impatience dans ma voix:

L'Égyptienne sacrilège,
M'attirant derrière un pilier,
M'a dit hier (Dieu nous protège !)
Qu'à la fanfare du cortège
Il manquerait un timbalier.

Mais j'ai tant prié, que j'espère !
Quoique, me montrant de la main
Un sépulcre, son noir repaire,
La vieille aux regards de vipère
M'ait dit : - Je t'attends là demain !


Je m'écarte brusquement, je marche tel une fanfare entière, mimant à moi seul tout le cortège.

Volons ! plus de noires pensées !
Ce sont les tambours que j'entends.
Voici les dames entassées,
Les tentes de pourpre dressées,
Les fleurs, et les drapeaux flottants.

Sur deux rangs le cortège ondoie :
D'abord, les piquiers aux pas lourds ;
Puis, sous l'étendard qu'on déploie,
Les barons, en robe de soie,
Avec leurs toques de velours.

Voici les chasubles des prêtres ;
Les hérauts sur un blanc coursier.
Tous, en souvenir des ancêtres,
Portent l'écusson de leurs maîtres,
Peint sur leur corselet d'acier.

Admirez l'armure persane
Des templiers, craints de l'enfer ;
Et, sous la longue pertuisane,
Les archers venus de Lausanne,
Vêtus de buffle, armés de fer.

Le duc n'est pas loin : ses bannières
Flottent parmi les chevaliers ;
Quelques enseignes prisonnières,
Honteuses, passent les dernières...
Mes sœurs ! voici les timbaliers !... "


J'arrête ma fanfare, et je m'éteins pour le couplet final, tombant à genoux pour prononcer ces derniers vers:

Elle dit, et sa vue errante
Plonge, hélas ! dans les rangs pressés ;
Puis, dans la foule indifférente,
Elle tomba, froide et mourante...
Les timbaliers étaient passés.


Je me relève et remercie le public de son attention, posant l'instrument et prenant une chope en lieu et place. Je lève le récipient plus pour moi-même et trinque avant de boire.
Je m'en retourne m'assoir à la lisière ténue entre public et artiste, le cœur encore battant et les yeux humides d'émotion.
Barbarian94
Assis dans l'herbe devant le spectacle, Barb contemplait et appréciait le divertissement que proposait ses amis, sachant doser ses applaudissements et ses cris d'encouragement pour ne pas perturber les troubadours.
Le_g.
A la fin de la représentation, les habitants rentrant chez eux, il va se changer pour un autre genre de divertissement. Advienne que pourra. Il ressort de sa roulotte, à la nuit noire, pour aller à la mairie se promener. Il a donné les ordres, chacun sait ce qu'il a à faire...




Retour au campement, pour se remettre au lit, et dormir un peu...
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Breydel_charles
Le baron d'Encausse avait un mauvais pressentiment depuis plusieurs jours. Un groupe de saltimbanque se trouvant dans la ville et amusait la population. Charles néanmoins voyait cela d'un mauvais oeil. La situation lui donnait l'impression d'un groupe cherchant à amadouer les autorités locales et s'adjoindre l'appréciation de la population. Mais pour faire quoi?

Cela faisait trois jours que le Baron avait prévenu le Prévôt du Comté. Il l'avait même fait devant une saltimbanque, peut-être celle-ci aurait compris qu'il n'était pas né de la dernière pluie. Le lendemain, il avait mis au courant la Chambre Nobiliaire de ses doutes et suspicions concernant une liste de personne.

Et puis, ce lundi la sensation avait été plus présente. Quelque chose allait se passer, il en était certain. Le dit groupe semblait partir pour la capitale. Pour autant, le Géant des Flandres n'était absolument pas rassuré. C'est pourquoi il prit rapidement la défense de la mairie dans la journée et toute la nuit.

La nuit venue, Charles restait près de la mairie surveillant tous les bruits suspects. La chape noire de la nuit était tombée assez tôt, et avec elle une brume légère s'élevait du sol. Cela n'allait certainement pas aider à reconnaître qui que ce soit.

Et cela arriva. Charles ne vit pas combien de personne il s'agissait. Ni d'ailleurs de qui il s'agissait. Néanmoins, le baron était convaincu qu'il y avait plus d'un assaillant. Criant à l'alerte, Encausse sorti son épée du fourreau et repoussa la première personne qui arrivait sur lui d'un coup d'épaule bien placée. Aucun craquement d'os, il n'y avait donc aucune blessure à ce premier coup. Cette pensée se fit en moins d'une seconde dans la tête de l'homme et avant que celle-ci se termine, une seconde ombre passa à ses côtés. Celle-ci tenta de porter un coup d'épée courte au niveau des côtes du Géant. L'agilité n'a jamais été son fort, néanmoins Charles pu éviter le mieux possible le coup; l'arme l'entaillant légèrement le gras du ventre.

Sa réaction ne se fit pas attendre, alors que le premier assaillant se remettant du choc revint vers lui, Charles lui ficha son poing à la figure lui éclatant le nez. Toutefois le second se faisait plus âpres, il ou elle était plus doué pour les armées. Le Baron n'était pas inexpérimenté, ses entraînements divers tant à la FADAC, à l'OST flamand, au Saint-Esprit ou chez les Templiers firent que ses gestes étaient automatiques et son épée rencontrait systématiquement l'arme de son opposant.

Il ne s'avait pas ce qu'il se passait autour de lui. Peut-être que les brigands avaient réussis à prendre le bâtiment. Peut-être qu'il n'y avait que ces deux brigands. Peut-être un troisième allait lui planter un poignard entre ses deux omoplates. A cette pensée, un crie rageur monta dans sa gorge et lui donna une vigueur nouvelle. D'un mouvement de moulinette suivis d'un coup d'estoc, Charles désarma l'assaillant face à lui et lui ouvrit l'épaule faisant couler le sang.

Ce fut ce geste, semble-t-il, qui mit fin au combat. Sans avoir reconnu les deux brigands, le Baron les vit repartir en courant. Le premier tentait de stopper les saignements de son organe nasal, le second d'une grande agilité -une femme certainement eu le réflexe de penser Charles- pu reprendre son arme à terre et main porté à son épaule ils partirent dans les ruelles sombres de la ville.

Qu'est-ce qu'il s'était passé autour de la mairie, Charles n'en savait rien. Mais pour sa part, il avait repoussé deux hommes à lui seul. Et il était prêt à en découdre. Encore.

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Baron d'Encausse - Seigneur de Lussan - Mari aimant
S'il faut subir la folie de Nebisa durant six mois pour après en être débarrassé, je suis prêt à en payer le prix!
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