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[RP] Tribulations tibériennes et gautieriennes en Savoie.

Gautier
Pourquoi lui ? Pourquoi eux ? Tibère, amant (ou plus que cela) de sa future femme, bien qu'il était loin de se l'imaginer. Ou si l'on prenait dans l'autre sens : Gautier, futur mari de sa bien aimée (même si vous en conviendrez, dit ainsi, c'est très niais). Tout les séparait. L'un blond, passé sombre, aimant les femmes et plus généralement les plaisirs charnels. L'autre brun, passé narcotique, animé d'aucune passion. Pourtant, le second, malgré ses allures d'anges, vouait une admiration bien cachée au premier. N'y voir là zéro signe d'amour quelconque, il était froid comme la glace.

Toujours est il que Gautier était parvenu à ses fins. Convaincre Tibère de quitter Eli quelques temps n'avait pas été chose aisée. L'argument du bossu, déformé et cul de jatte comme garde remplaçant s'était apparemment montré décisif.

Petit à petit, le Vaisneau s'adaptait, comme il savait bien faire. Si la passion et la confiance était pour l'instant causes inconnues, il avait cultivé son rire. Tout ce qui était laisser aller se camouflait chez le brun. Il avait apprit à se défendre en ne laissant rien paraitre de ses émotions ou sentiments, une retenue totale. Et ses acquis s'effritaient doucement, au fil des soirées.

Comme un désir de remettre en cause l'éducation reçue (ou au contraire le manque d'éducation, tout dépend la définition du mot), Gautier avait eut l'idée de ce voyage. Cela n'était pas non plus inutile à sa carrière puisque ambassadeur en Savoie. C'était donc ce voyage qui (après avoir supporté quelques faux départs et des moqueries d'Eli) les menait, de si bon matin, dans la froideur automnale, sur les routes de France.

Les montures au pas, car rien ne les pressait. Gautier, dans son inlassable curiosité, ne cessait de poser toutes sortes de questions à Tibère. Souvent, leurs discussions les avaient mené à quelques choses d'assez drôles ou d'incompréhensibles si l'on écoutait pas depuis le début. Le brun parvint à une question qu'il se posait depuis quelques temps.


- Dites, pourquoi Elisabeth en veut elle à mon frère ?
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Tibere.
Certaines rencontres vous offrent parfois de belles surprises. Pourtant Tibère de Lioncourt était du genre humainement blasé. Très jeune, il avait découvert les vicissitudes de la vie et avait fini par vendre son âme au diable. Dépravé, pervers, fourbe, voleur, violeur, meurtrier, il était de tous les vices, de tous les plaisirs. L'homme n'était qu'un phénomène de foire sur lequel il ironisait, se cachant sous une apparence ambiguë, entre bonne humeur et humour cynique.

Et puis, il l'avait rencontrée Elle, son Autre, il l'avait prise, l'avait aimée, haïe, adulée désespérément et depuis peu, elle était devenue officieusement sa femme, ce qui n'empêchait pas le blond de travailler son image d'amoureux de vices, surtout les plus charnels. Elle voulait le convertir, lui ne voulait qu'une chose: Elle. Amour passion, encré dans le chair et dans la volupté d'une relation interdite. Ils s'y plaisaient et s'y complaisaient.

Il avait pourtant fallu qu'il rencontre un jeune homme qui, sans le savoir, allait changer sa vie de dandy entretenu.

Son opposé? Qui sait. Aussi blond que l'autre était brun, aussi lubrique que l'autre était pur, Eli pensait soustraire Gautier de l'emprise de son frère mais savait-elle que sous celle de Tibère, ce serait peut-être pire?

Elle n'avait pas été difficile à convaincre la blonde Stilton. Étonné, un peu sceptique mais ravi de cette escapade virile, il ne s'était pas fait prié et s'était joint au jeune Vaisneau.

Il eut été faux de dire que le jeune puceau ne l'attirait pas. Il attisa sa convoitise dès le premier regard. Prestance, charme, gentillesse, humour. Un désir sourd s'était emparé de Tibère en le voyant mais autre chose était né, quelque chose qu'il ne connaissait pas, ou presque, une sorte de franche camaraderie entre les deux jeunes hommes.

Gautier était vif, curieux tout autant qu'intéressant et le Lioncourt appréciait énormément sa compagnie. Leurs deux montures allant au même rythme, ils devisaient, sur tout, sur rien. Et la question tomba. Ah oui, c'est vrai ça, tiens, quelle bonne question!


Hum... je ne connais pas votre frère, mais je connais Elisabeth. Elle peut lui en vouloir pour mille raisons. Déjà, c'est un homme et il a du pouvoir, si je ne m'abuse. Ensuite, il est visiblement assez imbu de lui-même. Il aurait suffit d'une confrontation houleuse entre eux deux pour qu'Elisabeth prenne la mouche. A moins... qu'il n'ait repoussé ses avances? Où qu'il lui en ait faites qu'elle n'ait franchement pas apprécié.

Voyez vous, avec cette jeune femme, il faut avant tout savoir manier la main de fer dans le gant de velours.


Il esquissa un sourire. Il aimait entretenir le mythe. Le mythe d'une Elisabeth froide, rigide, presque frigide alors qu'elle était si chaude entre ses bras lorsqu'elle s'abandonnait à la jouissance.

Elle est une femme de caractère, il faut savoir la prendre, vu ce que je sais de votre frère, il ne doit certainement pas savoir la prendre.

Au sens propre, comme au figuré.

Après mon ami, si vous voulez avoir une réponse claire, il vous suffira de demander vous même à notre jeune beauté! Elle sera sûrement ravie de vous répondre!

Espiègle le Tibère? Et pas qu'un peu. Il sourit au brun Vaisneau et tenta d'en savoir plus sur lui.

Mais vous? Quelles sont vos relations avec votre frère et quelle est cette idée de vous mettre au service de ma Dame?

Jaloux le Tibère? Dans l'absolu, terriblement, mais présentement, il s'amusait, chat jouant avec sa souris. Gautier lui plaisait et pas seulement physiquement alors il ne voyait aucun ombrage à ce qu'il soit engagé par la Stilton, bien au contraire, cela promettait de franches parties de rigolades. Lui qui avait été si souvent seul, honni, méprisé parce que noble déchu, étranger, parfois insupportable tant il pouvait être présomptueux. Un ami, peut-être était-ce qui lui avait le plus cruellement manqué.
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Gautier
Loin de se douter des pensées, ou des arrières pensées, enfin, de tout ce qui pouvait traverser l'esprit du blond, Gautier voyait plutôt, dans sa grande innocence, leur relation comme une amitié fraternelle. Le Vaisneau préférait ne pas penser en terme de camaraderie car la fois d'avant n'avait pas donné un excellent résultat : vendu par son pseudo camarade pour un petit "emprunt" de friandises... Cela restait dans les mémoires, forcément.

Le plus brun des deux (et ce n'était pas bien difficile) nageait dans la candeur et la virginité absolue. Presque. Comme chaque humain, il avait ses vices.

Le pouvoir... Le jeune homme, bien que n'étant pas nature couarde ni à être humilié ou rabaisser sans réagir, était plutôt facilement impressionnable. A différents niveaux, bien sur. Souvent il prenait les hommes richement parés et hautains pour des personnes de pouvoir mais il ne fallait pas se leurrer, l'apparence était souvent bien trompeuse. Gautier préférait donc laisser les autres se prononcer quant au pouvoir de chacun. Le pouvoir de son ainé, il ne pouvait en juger mais dans tous les cas, il possédait une stature certaine.

Assez imbu de lui même... Le Vaisneau ne put s’empêcher d'esquisser un léger sourire. Imbu était même un petit mot.La confrontation houleuse comme raison était plus probable, Elisabeth prenait le chou assez rapidement. Gautier lui même, pourtant assez modeste, avait été obligé de répliquer par fierté. Il doutait qu'Enguerrand ait refusé les avances d'une femme telle qu'Elisabeth. C'est qu'il était plutôt homme à maitresses l'ainé Vaisneau, il aurait fallu une très bonne raison pour refuser. Le cadet, quant à lui, ne put retenir une remarque de fuser.


Mon frère, ne pas savoir prendre une femme ? Un rire pour la forme. J'espère que vous rigolez car sinon, il faudra réviser votre avis, mon ami. Après... avec Elisabeth en particulier, je ne sais.
Quant à la demande... je vous laisserai la faire seul car moi... me prendre un codex sur la tête, sans façon.


Et un deuxième rire, cette fois ci, plus sincère, presque cristallin. Jeune, elle l'était même si elle souhaitait se faire plus âgée. Quant à belle... question de gouts, d'ailleurs leur discussion en matière de femmes avait été interrompue par la "jeune beauté".

Ses relations avec son frère... Première partie de question intéressante. La seconde le fit bondir sur sa selle. Nan mais quand allaient ils comprendre qu'il n'était pas à son service ?


Mes relations avec mon frère sont... tout ce qu'il y a de plus banales. Déjà, on ne se voit pas beaucoup. Jusqu'à présent, il était à la guerre. Sincèrement, en tant qu'individu je ne l'aime pas. Mais c'est le frère parfait. On sentent plutôt bien, il m'a même octroyé une seigneurie.

Gautier se tut quelques instants. Rien de plus à dire sur son frère. Très différents et pas bien proches ils étaient mais relations cordiales ils entretenaient.

Quant à votre Dame... Je ne suis pas à son service ! Je suis uniquement apprenti écuyer royal, enfin je crois... et prochainement étudiant à l'université des dragons, il n'y absolument aucun rapport. Et si elle imagine ou escompte que je le sois, elle se méprend !

Son arrogance avec quelques années uniquement de plus que lui, son quasi mépris pour Gautier amenait à un refus total de ses ordres camouflés en demande tels que la renseigner s'il partait en voyage. Puis quoi encore ?
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Tibere.
Il observait le jeune Vaisneau. Il y avait en lui mille splendides promesses d'avenir et Tibère esquissa un sourire en l'entendant. Nul doute que son frère sache prendre "les" femmes étant donné sa sulfureuse réputation, mais savait-il prendre "LA" femme qu'était Elisabeth. Tibère en doutait. Lui-même avait eu du mal à valser sur les humeurs de la jeune femme et si les sentiments ne s'étaient pas mêlés à leur histoire, nul doute qu'il n'aurait été soit qu'une conquête parmi tant d'autres, soit qu'elle l'aurait même repoussé, il lui aurait sans doute fallu user de la force pour obtenir ce qu'il voulait. Mais, étrangement, l'amour entre les deux orgueilleux avait eu son mot à dire et leur avait montré un nouveau chemin.

Il ne dit rien, ne préférant pas froisser le jeune homme et l'écouta sagement, caressant l'encolure de sa monture. Son sourire se mut en un rire franc quand il entendit l'allusion aux célèbrissimes codex de la Femme-Dragon. Elle était redoutable et c'est ce qu'il aimait en elle, Gautier ne faisait que le lui rappeler. Cette force froide qui se dégageait de sa blondeur. Ainsi, le jeune Gautier la redoutait. Comme tout les autre sans doute... Il regarda le jeune homme.


Bien, je lui poserai donc moi-même la question, si vous le désirez et puis... je vous apprendrai à vous défendre! Qu'en pensez-vous mon ami? Il y a des mots plus forts que les codex, croyez-moi! Il suffit de savoir par où soudoyer la bête! ou... la belle!

Il reprit son air sérieux, attentif à ce que disait le jeune homme. Ainsi, il n'aimait son frère que parce que le frère en question prenait sa tâche à coeur... Il le respectait de par sa position, mais ça ne semblait en rien toucher les sentiments. Une bonne chose... Tibère esquissa un sourire, machiavélique. Il passa sa langue sur ses dents, carnassier. Son plan était en route. Advienne que pourra. Il ne voulait nullement faire du mal au jeune Vaisneau, il voulait plutôt le façonner, pas à sa ressemblance, loin de là, on ne peut transformer l'agneau en loup, mais il avait quelques désirs de lui faire découvrir un monde qu'il méconnaissait et qui laisserait certainement des traces sur ce jeune être.

Il arrêta sa monture et le regarda, souriant, plus avenant encore qu'à l'accoutumée.

Certes, vous n'êtes pas son valet, c'était plus boutade de ma part qu'autre chose et je vous félicite d'avoir choisi la voie des Dragons, ainsi vous apprendrez sans doute à ne point vous brûler.

Ses yeux se plissèrent, la nuit tombait, il fallait trouver gîte pour la nuit.

Mais en temps qu'apprenti écuyer, il vous faudra la servir pour apprendre. Vous aurez néanmoins, un excellent professeur!

Il sourit et donna un coup d'étrier à sa monture, clamant d'une voix plus forte.

Allons, l'ami, il nous faut trouver un gîte si nous ne voulons pas passer la nuit dehors.
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Swan
[non loin de là]


Les mois avaient passé, la rousse avait grandi depuis son premier jour au Clan des Crocs Rouges, et bien des choses lui étaient arrivées en bien, mais aussi en mal. Elle avait failli laisser sa vie sur les pavés de la Cour des Miracles voilà maintenant plusieurs mois et elle avait fait sa convalescence en Savoie, dans une vieille grotte au fond d'une forêt proche de Belley. Elle avait été soignée par une vieille femme qui ressemblait plus à une sorcière qu'à autre chose, mais elle lui était reconnaissante à cette vieille peau. Elle lui avait tout simplement sauvé la vie ...

Notre rouquine avait maintenant dix-sept printemps et avec ses acolytes des Crocs, ils avaient reformé un petit groupe en toute simplicité. Ils se voyaient de temps à autres, libre comme l'air, au gré de leurs envies, des chemins empruntés et voyageurs croisés qui leur tombaient entre les mains. Pour l'heure, le petit groupe se mettait en place sur une route allant en direction de Genève.

La nuit tombait et il était enfin temps. Dague à tête de loup bien caché dans son dos, elle avait gardé le bâton que lui avait fait Ignace. Ce bâton était particulier. A chaque extrémité y était placée une pointe d'épée bien aiguisée ainsi que des petits débris d'acier étaient incrusté sur une partie de la longueur du bois près des pointes. Le reste était vierge puisque c'était là qu'elle posait ses mains.


On se met en place, il commence à faire nuit !

Ils brigandaient ici depuis quelques jours et jusqu'à maintenant ils étaient restés plutôt bredouille. Ne tombant que sur des pauvres gueux sans le sous. Ca lui rappelait le brigandage de Mende ! Quelle misère cette semaine là ! Ca ne nourrissait pas son homme d'être brigand des fois ...

Perché sur un arbre, elle scrutait le chemin, tendant l'oreille. L'attente pouvait durer des heures parfois et la nuit avançait doucement, enveloppant la rouquine d'un froid grandissant. Elle regardait de temps en temps les autres qui s'étaient mis en place.

Attendre ...

Attendre ...

Encore attendre ...

Encore une nuit à rester bredouille ? A croire qu'ils n'avaient pas choisie le bon coin et pourtant ... Un bruit de sabots au loin. Elle se mit debout sur sa branche et plissa les yeux, l'oreille attentive. Oui c'était bien le bruit de sabots sur le sol. Un, peut-être même deux et un sourire carnassier se fit sur le visage de la toute jeune femme.


Quelqu'un arrive ! Mettez vous en position ! Des cavaliers !!

Son bâton était resté au pied de l'arbre, pas pratique de grimper aux arbres avec et comme elle allait rester sur cet arbre, elle le reprendrait plus tard. Elle se saisit donc de sa dague et attendit patiemment le bon moment pour sauter sur un des cavaliers.

Les laisser se rapprocher ...

Encore ...

Encore un peu ... Et de crier !


Maintenant !!!

Elle sauta de sa branche et atterrit sur un des cavaliers, le faisant basculer ainsi de son cheval pour se retrouver sur le sol ...
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Crocs Rouges
Gautier
[Chevauché par une rousse... ça peut avoir du bon !]

Une grimace... Une grimace qui signifiait tout. Il n’échapperait donc pas à ce fameux apprentissage. Comment avait il, d'ailleurs, pu espéré seulement une minute y réchapper ? Le brun retint in extremis un soupire, parvenant même à trouver un sourire on ne savait pas trop où.

"Oh ! Moi je ne désire rien."
Dit ainsi, la phrase pouvait résumer parfaitement Gautier mais elle était fausse. Il aimait laisser la vie couler mais il possédait malgré tout une ambition (et pas des moindres) : devenir roi. Pour pouvoir offrir à Tibère un appartement au Louvre spécialement pour pour ses amantes et pourquoi pas... ses amants. Il rajouta : "Ce n'était qu'une curiosité."

Le jeune homme sourit, cette fois ci plus sincèrement, de ses remarques. Destinées à l'apaiser ? Peut être... peut être pas. Le blond avait raison, l'obscurité commençait à prendre le dessus. Dormir dehors avec Tibère pouvait être chose dangereuse, mieux valait prendre ses précautions ! Gautier commençait à se débrouiller avec sa monture. A présent, il savait un peu près mener son cheval où il voulait. Mais il ne s'était encore jamais risqué au galop. Pourtant, il accéléra assez le pas pour se trouver devant Tibère. Et être celui qui se retrouve au sol, nouveau cheval d'une rousse, apparemment.

Déjà que le brun avait du mal à tenir sur sa monture alors si on l'aidait à y tomber... Il n'avait rien vu venir et même après avoir reçu un bon coup à la tête, il ne prit pas du tout au sérieux la femme. Pourquoi ? Car pour lui, brigands n'étaient qu'histoires pour faire peur aux enfants. Il ne serait jamais atteint. Gautier rit donc. Il rit aux éclats.


"Agression sexuelle ! Tibère, à l'aide !"

Ce qu'il pensait ? Le Vaisneau avait l'intime conviction que cela n'était qu'une blague fermentée par son ami.
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Evil_erin
Deux couples ! L'un remontant du Languedoc, l'autre descendant du Bourbonnais ! Tout ce petit monde avait rendez-vous avec Swan, entre Annecy et Genève, dans une foret dense et froide, de saison, assez lugubre pour la "partie" qui les attendait.
La rouquine n'avait pas le moral, les autres avaient besoin, envie d'exercice, et voila que la troupe se retrouvait aux aguets dans les buissons.


*Pffff ! Swan tu fais chier ! On s'caille les miches, pis y a pas un péquin à faucher dans l'coin !*

Je commençais vraiment à grincer des dents, j’étais pas venue jusque là pour compter les cailloux du chemin, trop l'impression de perdre mon temps. Arthus se marrait devant ma mauvaise trogne, déformée par une impatience non feinte. Nous étions cachés sur un coté de la route, les bruns en face, de l'autre coté, et la rouquine perchée sur sa branche, rouge gorge de cette journée hivernale.

Des bruits, des coups de sabots qui résonnaient sur le sol sec et froid, et je m'abaissais sous le couvert du buisson, un sourire en coin et ma Chantebrume bien calée dans ma paume. Mes yeux croisèrent ceux de mon compagnon, il me lança un clin d’œil, et au cri du piaf, nous nous élançâmes vers le cavalier toujours sur sa monture. Swan à cheval sur son prisonnier, nous encerclions à quatre, épées en avant, le second voyageur.

Un instant de stupéfaction, je souris de plus belle en voyant la figure fière de notre blonde victime .... Et quelle victime !!!

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Tibere.
Son cheval allait bon train mais néanmoins il laissa la monture de Gautier le dépasser. Jeu de gosses: faire mine de laisser gagner l'adversaire avant de le terrasser. Sauf que le blond Lioncourt n'eut pas le temps de terrasser quoique ce soit. Il vit une sorte d'animal roux sauter de l'arbre et se jeter sur son compagnon qui se retrouva en moins de deux au sol, le cheval se cabrant et détalant à toute allure.

Tibère fronça les sourcils contrairement à Gautier qui semblait se gausser de la situation. Instinctivement, il dégaina et tout aussi rapidement, il se retrouva encerclé. Ils étaient quatre, il était seul. Le combat semblait inégal surtout qu'il ne fallait pas compter sur le Vaisneau qui jouait à l'étalon.

Il dévisagea ceux qui se trouvaient, certes, au sol, mais qui n'en était pas moins en position de supériorité. Son regard se figea, il retint son cheval fermement et esquissa un sourire, lâchant un murmure entre ses dents.


Les Crocs Rouges...

Une foule de souvenirs lui revenaient en mémoire. Leur Goupil de chef, la brune sorcière qui l'avait conduit à eux et puis la jolie rousse qu'il avait ramené. Il passa sa langue sur ses dents, carnassier. Ses jeux avec Chipette et Richard lui avaient beaucoup manqué après son départ, il adorait taquiner l'une pour attiser la convoitise de l'autre et puis, dans le fond, cela ne mettait-il pas un peu de piment dans le quotidien d'un couple!

Et bien ça, pour une surprise! C'est une surprise, les amis!

Il finit par éclater de rire et par sauter lestement de sa monture en rengainant son épée, certain que les retrouvailles seraient fort agréables. Et oui, Tibère pouvait être naïf!
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Swan
[Avoir une emprise sur un jeune poulain ... Ca peut être bien aussi !]


Tel un chat, elle sauta prestement sur le premier cavalier. Un brun à ce qu'elle en avait vu. Le désarçonner avait été très facile. Ils roulèrent tout deux sur le sol et à son grand désarroi il se tortillait en rigolant. Mais il croyait quoi ce jeune coq ? Que c'était un jeu ?! A califourchon sur lui, elle essayait de le maîtriser en lui attrapant les mains !

"Agression sexuelle ! Tibère, à l'aide !"

Tibère ?! TIBERE ?!!!! Elle se crispa l'espace d'un instant. Ce ne pouvait pas être le même Tibère quand même ! Cette fois, finit de jouer, elle mit un peu plus force pour le maitriser et lui plaqua sa dague sous son joli petit cou de coq et le fit se relever !

C'bon maint'nant on arrête d'rigoler ! T'bouges plus où j'te saigne comme un poulet c'compris ? J'suis pas là pour plaisanter 'lors on s'relève sans broncher !

Pourquoi, tous les coups ne se passaient-ils pas aussi bien que celui-là ? Maitriser ce jeune homme qui semblait avoir son âge, voir même plus jeune, avait été d'une simplicité affligeante. Elle se tenait derrière lui, le maintenant par un bras, buste plaqué contre son dos et la lame froide de sa dague frôlant dangereusement un joli petit cou blanc.

Elle devait en avoir le coeur net et quand elle poussa le jeune coq vers le petit groupe qui avait encerclé l'autre cavalier, elle resta muette un instant. Oui c'était bien lui ! Instinctivement, les doigts qui tenaient la dague se crispèrent un peu plus sur le manche. Serrant les dents, elle le regarda descendre de son cheval, sourire aux lèvres.


Et bien ça, pour une surprise! C'est une surprise, les amis!

Les amis ?! Mais il rêvait là. Il n'y avait plus d'amis quand on quittait le Clan. Il était une victime comme les autres et il se ferait plumer comme les autres. Il allait bientôt s'en rendre compte le blondin pour son plus grand malheur. Elle stoppa l'avancé du brun juste au niveau du regard du blond d'une pression de la main puis, regardant ses acolytes, elle se fendit d'un sourire carnassier.

Belle prise les copains hein ! R'gardez-moi ça ! De vrais coqs en pâte !

Pour un peu elle cracherait par terre tellement elle était écoeuré de voir ce qu'elle voyait.

Tiens donc Tibère ! Et oui c't'une surprise ! Qui aurait cru ! Mais tu vois, tu t'trouves au mauvais endroit, au mauvais moment !

Jetant un regard aux autres, elle leur fit un signe de tête.

Qui veut avoir l'honneur d'le fouiller ? Richard peut-être ?! Vu comment il est fagoté, l'doit bien avoir les poches remplis ...

Tout en disant cela, elle ne lâchait pas du regarde Tibère et son sourire s'agrandit encore un peu plus. Richard tenait lui aussi une petite vengeance ... Elle ressentait en cet instant, un sentiment jubilatoire certain ... Presque aussi intense que le sexe ! Tibère était à leur merci ...
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Crocs Rouges
.richard.
Rendez vous entre les rives Annéciennes et Lémaniques. Les bruns retrouvèrent le blonde et Arthus, puis Swan ... Sans plus d'envie que cela, ils s'étaient laissé convaincre par la Rouquine. Elle avait les cheveux et le moral couleur automne, saison et pensée mélancolique. Pour la distraire de cette amertume, ils l'avaient suivis. Et les voilà, ombres entre les squelettes branchus aux vêtures d'écorce à guetter l'imprudent. Le brun soupira derrière son bosquet, faisant jouer sa dague pour tromper l'attente. Si sur les 5 présents, il n'y en avait eu les seules personnes en vie à qui il confierait sa vie, il serait depuis parti depuis longtemps. Et si l'Arthus n'avait pas encore sa confiance, ce dernier avait l'aval et celle d'Erin ... Cela lui suffisait pour l'heure.

Il leva la tête, apercevant cette dernière aussi impatiente que lui et sourit. Se frictionnant les mains dans cette journée froide et morne, il jeta un regard à sa Chipie qui, comme chacun d'eux trépignait. Sur qu'ils regardait le moineau roux sur sa branche perchée avec un regard noir jusqu'à ... Un signe ... Sens aux aguets et finalement sourire ... un cheval ... deux peut-être ... Les muscles se bandent ...(non c'est pas cochon !!! rhooo) ... et au signal ...

Quatres diables sortant de leur boite buissonière bondirent, armes au poing et encerclèrent rapidement un voyageur tandis que la rouquine chevauchait le second ... (non plus !!!) ... Le brun ne reconnut pas leur prise de suit, gardant un oeil seulement sur sa lame, l'autre suivant Swan qui ramenait un jeune coq qui semblait s'amuser de la situation. Dommage ... Puis il entendit la voix et ne trouva plus si étonnant alors que leur "victime" ne se soit pas plus affolée ça ... La lame nue à la main, la seconde maintenant sa monture, les présents savaient combien il était dangereux et aucun ne se relâchait ... Il sourit en coin ...


Et bien ça, pour une surprise! C'est une surprise, les amis!

Et encore mon vieux, tu n'as pas tout vu ... Le brun se souvint aisément de cette fois où il l'avait trouvé dans sa chambre avec sa brune ... Et également qu'il n'avait pas fini leur ... hum ... conversation de ce jour là ... Comme le hasard faisait bien les choses ... Parfois ... Et la Rouquine qui hochait la tête, demanda :

Qui veut avoir l'honneur d'le fouiller ? Richard peut-être ?! Vu comment il est fagoté, l'doit bien avoir les poches remplis ...


Le brun hocha la tête à son tour et rengaina, gardant ses dagues à portée de sa main fit un pas en avant ... Le blond tout sourire sauta à bas et rengaina, venant vers lui, enjoué et riant. Le brun s'avança à son tour et tendit la main, sourire aux lèvres ... Il prit la sienne et tira brusquement vers lui, attirant le blond vers lui. Tandis que sa main libre se portait à son cou, la première ramena brutalement la main et le bras dans son dos. Regardant ses compères, d'une poussée il fit avancer leur prise vers ses comparses ...

Tout doux Tibère ... J'suis sur que ton ami et toi allez participer de bon coeur à nos bonnes oeuvres hein ... tu sais ce que c'est ...

Il raffermit sa prise sur sa nuque et remonte le bras un peu plus haut pour ponctuer son propos ... Il regarda le groupe et fit un signe vers le canasson qui avait gagné le bas-côté ...

Arthus ... le cheval ... regarde ce qu'il y a dans les fontes ... Ch ... Erin ... tu regardes sur lui ... j'ai les mains prises là ...

Le brun avait failli appeler sa brune mais il savait que le Tibère ne se serait pas priver de se foutre de lui ... Il regarda Swan :

Alors quelque chose sur le tien ? ...
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Gautier
Oula... assez violente la blague du copain tout de même. Se retrouver avec une dague sous son beau cou n'était pas forcément réjouissant. Gautier lançait des éclairs à la belle rousse. Une remarque ne put s’empêcher de fuser, toujours narquois dans ce genres de situations.

Désolé mais je comprends rien, faudrait peut être apprendre à parler...

Le jeune homme ricana un peu mais pas trop non plus, la dague faisait toujours pression sur sa gorge. Il se releva même sans contester, bougonnant quand même vaguement et fusillant du regard les membres du petit groupe. Le Vaisneau pouvait sentir la crispation de la femme. Il tenta de rester immobile, la situation, bien que ridicule et donnant un sacré coup à sa virilité, était assez périlleuse.

Tes amis ? Ils ont un drôle d'accueil pour des amis ! Tu peux pas dire à la diablesse de ranger sa dague ?

Bin oui, elle était rousse. Donc diablesse. Le brun observa le dénommé Richard. C'était certain maintenant, il n'avait pas l'air d'être amis du tout. Nan mais où Tibère le fourrait il encore ?! Il grognait le Gautier. Et comme sa fierté avec été pas mal rabaissé, il répliqua encore une fois.


Déjà, je suis pas à elle ! Puis en plus je ne suis pas idiot au point de me balader avec mon coffre sur le dos sans escorte. Y'a que des ignares comme vous pour faire cela.

D'ailleurs, c'était plutôt vrai. Il avait juste de quoi manger et dormir à l'auberge. C'est pas que Tibère n'était pas bonne escorte mais bon...
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Swan
Il s'était calmé le petit coq ! Il avait enfin réalisé que ce n'était pas jeu, mais bien la réalité de la vie. Il se faisait brigander. Ô !! Mais c'est qu'il n'était pas content du tout le petit brun, mais qu'il était charmant avec ce regard furieux qui la transpercerait bien s'il le pouvait !

Désolé mais je comprends rien, faudrait peut-être apprendre à parler...

Insolant avec ça ! Pour un peu elle craquerait ! Et en plus il était brun, quoi de mieux pour la rendre heureuse ! Et oui, n'oublions pas que notre rouquine, faisait une sorte « d'allergie psychologique » à tout homme blond. Mais Tibère dans sa grande bonté avait quand même fait du bon travail, elle aimait toujours le contact des hommes, même si elle avait mis du temps à s'en rendre compte. Un immense sourire s'afficha sur son visage, grandement amusé.

Mais oui mon mignon t'raison !

Tes amis ? Ils ont un drôle d'accueil pour des amis ! Tu peux pas dire à la diablesse de ranger sa dague ?

La diablesse ?! De mieux en mieux, voilà qu'il lui donnait déjà un petit nom ! Dague toujours bien en main, elle regardait Tibère droit dans les yeux, quand Richard s'avança vers lui.

Tout doux Tibère ... J'suis sûr que ton ami et toi allez participer de bon coeur à nos bonnes oeuvres hein ... tu sais ce que c'est ...

T'as intérêt d'être docile Tibère sinon ton p'tit compagnon va trinquer ...

Allait-il être docile ? Il avait plutôt intérêt s'il tenait à la vie du gamin ! Que ferait-il si elle enfonçait un peu plus la pointe dans la chair tendre ? Qu'il essaie seulement de faire un mouvement et il verrait la couleur carmine du sang couler sur la peau du jeune homme.

Arthus ... le cheval ... regarde ce qu'il y a dans les fontes ... Ch ... Erin ... tu regardes sur lui ... j'ai les mains prises là ...

Un regard pour elle de la part du brun !

Alors quelque chose sur le tien ? ...

Humm ! Elle n'avait pas encore regardé s'il avait quelque chose sur lui. Lâchant son bras, elle fit glisser ses doigts fins sur le torse du jeune homme, palpant la moindre poche sur la tunique puis elle fit glisser sa main libre jusqu'aux poches des braies et en sortie une petite bourse. Elle grimaça, elle n'avait pas l'air très rempli !

Déjà, je suis pas à elle ! Puis en plus je ne suis pas idiot au point de me balader avec mon coffre sur le dos sans escorte. Y'a que des ignares comme vous pour faire cela.

Une petite pichenette sur la nuque de la main qui tenait la bourse pour calmer le jeune impertinent. Elle ne voulait pas le blesser avec sa dague et évitait autant que possible de l'utiliser, même si elle disait le contraire. Pourtant, Gautier venait de répondre à la question de Richard ! Elle lui montra le petit sac de cuir qui devait contenir à tout cassé une vingtaine d'écus ...

L'petit « Paon » dit vrai ! Il a rien sur lui et l'bourse est pas très pleine ! Cherche bien ! Tibère s'promène pâ l' poches vide ! Et toi mon mignon calme toi un peu s'tu veux pâ que j'me fâche ! J'peux être très gentille quand j'veux, mais aussi très méchante ! 'lors à toi d'choisir ! La douceur ou la force ? T'es craquant en plus ! Ce s'rait dommage de t'abimer !

Amusé, elle fit un clin d'oeil à Gautier avant de reporter son attention sur Richard.

On va p't'être pas rester là ! Richard on les amène au repère ? Faut qu'j'te parle d'une chose !

Une idée des plus lumineuses, enfin pour elle, venait de lui traverser l'esprit. Les autres allaient certainement la prendre pour une folle, mais ça, elle avait l'habitude. Elle voulait sa vengeance, peut-être que finalement, elle l'aurait plus tôt que prévu !
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Crocs Rouges
Evil_erin
Manquait pas d'cran blondinet, ou alors l'avait juste un peu trop d'inconscience ! Surement ça pour se radiner devant Richard, tout sourire et fier comme un coq. D'ailleurs le brun le maitrisa rapidement, y avait pas à dire, l'avait surement pas digérer la pilule ! C'est qu'fallait pas approcher d'sa p'tite chieuse !

Je fis quelques pas en direction des deux hommes, sourire en coin, lame en avant pointée vers l'estomac de la victime.


Dis donc blondinet, j'suis sure que t'as une bourse bien remplie quelque part par là ... Je fis sauter d'un coup de tranchant de mon epee le cordon de cuir qui la retenait à sa ceinture, puis baissait l'arme un peu plus bas que la ceinture de ses braies. J'laisse les autres aux bons soins d'la rouquine, elle a surement une idée précise de ce qu'elle va en faire !

Richard ! Désarme le si ça t'dit, il en a plus vraiment b'soin !

J’hésitais un instant à lui cracher sur les bottes. J'avais jamais pu l'supporter avant, et ça n'allait pas en s’améliorant. Je jetais un rapide coup d’œil à Swan, sans connaitre son idée, mais en imaginant une également.

Ouais ... On pourrait les coller aux oubliettes quelques semaines ! Juste histoire de voir si ils s'ront aussi fiers morts de faim !

Je zieutais celui qu'elle tenait entre ses mains, haussais les épaules puis retournais vers le cheval voir ce qu'Arthus avait pu dégoter.
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Tibere.
Surpris? Déçu? Amer? En colère? Fâché? Y avait-il un mot pour décrire ce que ressentait le Lioncourt à cet instant précis. Juste qu'il avait sous-estimé le danger et ça, il ne se le pardonnait pas. Non seulement il était à la merci de ces crapules mais en plus, il était dans l'incapacité de protéger Gautier.

Il serra les dents et se figea lorsqu'il sentit Richard le menacer. Il y avait de la rancœur dans son geste et le blond se rendit alors compte qu'ils étaient loin les jeux du manoir... Il contint un peu plus sa fureur lorsqu'Erin se mit à le narguer, toisant de loin la rousse qui s'en prenait à son compagnon.

Il lui fallait agir vite, soit il faisait acte de bravoure mais ça ne lui ressemblait pas et ses anciens compères ne seraient pas dupes. Soit, il la jouait à la Tibère... Un sourire machiavélique étira ses fines lèvre et il sourit tour à tour à Erin, puis à Swan.


Mais faites donc ce que vous voulez de lui! Je me fiche pas mal de son sort!

Il éclata d'un rire franc.

Et puis, je vous en prie, dépouillez-moi, dépouillez-nous! Je ne voyage jamais les poches très pleines. Tu fais erreur, ma chère Swan, je dois avoir à tout casser, une quinzaine d'écus, je vous les laisse de bonne grâce mes chers amis!

Ironique? Il l'était. Il espérait juste que son dédain affiché pour Gautier ferait qu'ils se désintéresserait de lui. Quand à ses anciens compères, il se fichait pas mal de ce qu'ils lui feraient. Depuis son départ des Crocs et ses mésaventures avec Eli, il était devenu très endurant et puis, ceux-là n'étaient pas les premiers à vouloir se venger de lui.

Malgré sa posture, à la merci de Richard, il souriait cependant de toutes ses dents.

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Gautier
Il riait alors ? Le Vaisneau s'efforça de dissimuler sa stupeur, sa consternation et son âpre déception. Il s'en trouvait presque écœuré. Cet homme qui pas une heure plus tôt l’appelait 'l'ami" et qui face à plus nombreux que lui le laissait tomber comme de la chiure de pigeon ne pouvait être Tibère. Gautier savait que son ami n'était pas un ange, mais il ne s'était pas attendu à cela.

Le jeune homme resta froid comme la glace le temps que la rousse le fouilla. Qu'ils lui piquent sa petite bourse, il n'en avait rien à faire. Il ne serait jamais à la rue ni affamé. Le brun ne répliqua rien, il réfléchissait juste. A comment se venger de l'humiliation qu'il venait de recevoir. Il fallait d'abord dire ce qu'il pensait au blond puis se débrouiller pour sortir de là en enfonçant bien son pseudo camarade au passage.


Quel lâche tu fais ! Je comprends à présent pourquoi tes anciens amis ne t’apprécie pas. Dire qu'Elisabeth t'avait confié ma sécurité. Quel bon garde tu me fais !

Cette fois ci, le "tu" était encore venu automatiquement. Il n'y songeait pas. Sans le savoir, il venait surement de l'enfoncer un peu plus en parlant d'Eli. Gautier décida de ne plus prêter attention au blond et reporta son regard sur la rousse.

Swan, puisque vous vous nommez ainsi, qu'ai je à faire dans cette histoire ? Que vous en vouliez à Tibère, je peux le comprendre mais je n'y suis pour rien.

Il porta un sourire, presque charmeur à la rousse. Elle le trouvait mignon, autant en profiter un peu.

Alors faites ce que bon vous semble de lui, je ne vous en empêcherait certainement pas mais moi, maintenant que ma bourse est en votre possession, laissez moi partir.

Et puis la ville n'était pas loin, son bon sourire et ses habits soyeux lui suffiront à trouver où dormir.
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