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[RP] Un coup pour toi, un coup pour moi.

Heloise_marie
Un jour, ou un autre, peu importe…

Un manteau noir, des yeux noircis par la peur, l’appréhension, mais aussi l’excitation.

Des pas rapprochés, rapides, énervés, qui trébuchent sur tout et rien sans jamais laisser le corps s’effondrer sur le sol.

Une robe qui, malgré le long manteau noir qui la recouvre totalement, émet un bruit d’une certaine qualité, d’une certaine richesse.

Quelques mèches d’or qui transparaissent et arrivent à passer la capuche rabattue sur le visage d’une jeune fille.

Visage qui justement, était crispé sur une moue d’appréhension. Quoi ? Changer d’avis ? Oui, elle y pense, depuis maintenant trois minutes et sur trois minutes de temps, elle a bien changé d’avis… une demi-douzaine de fois… Mais elle y était. L’auberge aux trois moutons farcis se dressait devant elle. Le soir tombait de plus en plus et déjà, l’obscurité gagnait les ruelles de la ville. Son carrosse était dans une des rues adjacente, tous ses gens l’attendant à l’intérieur. Elle avait refusé qu’ils l’accompagnent, quel qu’ils soient, pas questions qu’ils entendent ce qu’elle avait à dire, c’était déjà bien trop honteux pour elle comme ça.

Sa main blanche poussa la porte qui tenait à peine sur ses gongs, et la jeune blonde se glissa dans la faible lueur des bougies de la taverne. Il y avait peu de monde, une chance. Un vieil homme se tenait derrière le bar. Un autre, accoudé au bar, semblait dormir, lové dans son bras replié. Il semblait se dégager de lui une certaine crasse qui fit plisser les narines d’Héloise.

Se forçant à détacher son regard de l’homme, Héloise s’avança dans la taverne jusqu’à un coin sombre où une vieille femme, le nez long, les yeux noirs et ses cheveux pendant le long d’un fin visage noueux, crasseux, l'attendait. A la première vision, elle faillit se pâmer. Comment oser accepter quoi que ce soit de cette vieille femme horrible.

"Allez, avance Héloise, allez, ce n’est pas n’importe qui qui t’as recommandé d’aller voir cette sorcière. Go ! Tu peux le faire, pompélup !" Un soupire de contenance et elle avance rapidement vers la petite table. S’assit sur un des tabouret où la couche de poussière était plus petite que 2 cm et rabattit un peu plus sa capuche.

La vielle l’observa d’un air maussade et, vision d’horreur, Héloise s’imagina un instant que des araignées lui sorte de la bouche quand elle parlerait. Fort heureusement, il n’en fut rien. –Quelques postillons quand même-


"Z'ètes Marie ?"

… Hochement léger de la tête. Elle avait décidé de n’utiliser que son deuxième prénom.

Vous buvez quéqchose ?

Heu je… Elle releva la tête vers le vieux tavernier. Je non, non merci.

Alors, bougez-vous d’ma taverne !

Heu… non,… voyons… je vais prendre… un verre de vin… mons..taver… aubergi…monsieur !

Grommellement en guise de réponse, mais ça lui suffisait pour l’instant. Troublée, elle se retourna de nouveau vers la vieille femme sale qui sortait d’une des poches de sa guenille une petite fiole.

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Popsas
Un jour , un lieu , une heure...

Vêtu d'un long mantel marron , tête baissée , regardant de gauche à droite à chacun de ses pas , Arnaut , telle était le nom de la silhouette qui se dirigeait vers une auberge au bout du chemin.

Cette auberge , parlons en.
L’auberge aux trois moutons farcis , telle était son nom , n'en parlons pas , le propriétaire a le droit à ses propres goûts.
Le jeune homme ne se dirigeait donc pas vers cette auberge pour son nom , mais bien pour ce que l'on trouvait à l'intérieur. Il parait que tout homme peut y trouver son plaisir , bien plus que dans n'importe quelle auberge , disons , un peu spéciale. Cette auberge là , elle était bien différente des autres et de loin.Il suffisait de voir la façade , aucun entretien , aucune décoration incitant à y entrer , et pourtant Arnaut est en train de pousser la porte de celle-ci.

"Waaah"

Premier mot -si nous pouvons appeler cela un mot- qui sorti de sa bouche et ceci à voix basse , lorsqu'il entra dans l'auberge , et que l'odeur ambiante vint titiller ses narines. Tout un mélange de bière , de sueur , d'humidité , de chaleurs...et autres odeurs indescriptibles.
Et ceci n'était que la première sensation , la scène qu'offrait l'auberge n'était pas non plus là pour en vanter les mérites.
Un homme , qui semblait ivre , montait avec ce qui ressemble à une femme -surement une catin- , une vieille dame horrible qui le fit frémir , face à elle , un manteau et des cheveux blonds. Au comptoir un homme endormi ,dont la tête et le haut du corps allongés le sur le comptoir.
Arnaut se rapprocha , près de l'endormi , dégageant une odeur à vomir. De la poussière tombe du plafond , couple qui était montait à son entrée s'est surement mis à l'action.Il passa sa main dans ses cheveux afin d'enlever la poussière tombée sur sa chevelure noire.
Puis , voyant l'aubergiste qui prendre une commande à la table de la vieille horrible , il tapa sur le comptoir de sa main droite pour l'appeler , ressentissent qu'au deuxième coup le liquide dans lequel sa main baignait lorsqu'elle touchait le comptoir. Il porta sa main à quelques centimètres de son visage pour y voir la consistance, de la bière. Ne sachant que faire , il jeta un oeil , à gauche , puis à droite afin de s'assurer que personne ne l'observait , et hop , il essuya sa main sur le pouilleux endormi.

"Aaaark" , de nouveau tout bas.

Une substance supplémentaire venait de s'ajouter au liquide , décidément , cet homme est vraiment crasseux.Il finit par s'essuyer la main sur son mantel , qui lui était propre.
Il pris place au comptoir , et le tavernier vint prendre sa commande.


Qu'est ce j'lui sert ?

Heu , hum servez moi un verre d'eau.

On sert pas d'ça ici , si vous voulez boire d'la flotte allez voir dans l'abvoir des ch'vaux!

Dans quoi ? l'abreuvoir ? puis quoi encore ? et puis j'en ai pas vu en entrant.

L'aubergiste le regardait d'un oeil , pas très rassurant , il décida donc rapidement de changer d'avis.

Heu , bon finalement , je veux bien une chope de bière...propre si possible la chope. Avait il besoin de le préciser ? certain. Serait il écouté ? certainement pas.

Après tout , il devait rester dans l'auberge jusqu'à ce qu'il ait ce qu'il était venu chercher.
Heloise_marie
[16 ans, mais toujours une enfant.]

"T’nez."

Et heu… ses doigts se glissent autour de la fiole, un air faussement convaincu sur le visage. Vous me jurez que ça… elle baissa le ton … que si je bois ça… elle baissa encore plus, sa voix n’étant plus qu’un simple murmure. J’aurai mon sang menstruel ?

La vieille femme esquissa ce qui devait sans aucun doute possible être un sourire dévoilant quelques chicots jaunes et d'autres noirs qui lui servaient de dents. Un homme entra dans la taverne, mais, concentrée, Héloise ne releva pas la tête.

"Pour sur m’dame. "

Sur ce, elle attrapa un pou qui dévalait son visage et l’écrasa entre ses doigts. Héloise déglutit difficilement puis hocha fébrilement la tête. Elle avait 16 ans, ses parents lui parlaient mariage tous les jours, tout le temps, lui présentaient des prétendants à la volée, elle, faisait tout pour y échapper, honteuse mais la tête haute car personne n’était au courant. 16 ans et la honte de ne pouvoir encore enfanter, de devoir rester stérile, de ne pouvoir accueillir son mari dans son lit ou un enfant en son sein. Quel homme voudrait d’une femme, quel que soit son statut, qui ne puisse lui offrir un héritier ?


Ca f’ra 2é cus m’dame. PAK le verre qui se pose sur la table en renversant une bonne partie de son contenu sur les genoux d’Héloise qui dégagea ses jambes dans un sursaut.

« Redescends à la réalité!!!! Deux écus, envoie lui ton verre dans le visage à ce voleur. Refuse de payer ! Il t’a même renversé la moitié sur les genoux, te laisse pas traiter de la sorte, t’es la fille du roy ou non ? Bon sang, dis NON. »


Bien sur… Tenez. Deux pièces s’échangent de main alors qu’elle se maudissait intérieurement de n’être qu’une gamine insipide sans muscles, sans caractère, obligée de se cacher sous ce manteau, de ravaler sa colère et sa fierté qui s’accumulaient de plus en plus dans un coin de son cerveau, contaminant petit à petit toutes les parcelles de son corps.

La vieille tendit une main sur laquelle trônait une verrue aux poils drus. Héloise glissa une petite bourse bon marché d’où teintait une bonne dose d’argent. La vieille l’ouvrit et, d’un regard, experte du domaine, parvint à définir que la somme était correctement réglée. Elle se leva et s’en alla sans même regarder la petite Sparte qui réfléchissait à tout allure, la fiole dans sa main.

Elle lâche la fiole et pris le verre de vin que l'homme avait apporté pour le porter à ses lèvres.
Une gorgée empli sa bouche, Héloise eut un haut le coeur terrible et recracha immédiatement tout dans le verre. Breuvage immonde qui enlève surement le goût à quiconque en boit plus d'une chope. Beurk. Elle redressa d'un coup sec la tête histoire qu'on ne la surprenne pas à cracher dans son verre, geste qui eut pour effet malheureux de laisser glisser sa capuche noire de ses cheveux ors, dévoilant une chevelure bouclée et tombant le long d'un visage d'ange.

Elle, trop occupé à maudire cette boisson imbuvable et les deux écus qu'elle lui avait couté, et de retarder l'instant ou elle serait confronté à la fiole à boire, ne remarqua même pas le dévoilement de son identité de nobliote pourrie gâtée.

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Popsas
Il faut tenir bon

Snif-snif , quelle est cette étrange odeur ? un petit regard en direction du putois endormi pour comprendre qu'il venait de laisser échapper un gaz au parfum des plus douteux.
Ouf ! non ce n'était pas supportable , décidément , il fallait que ce lieu soit exceptionnel pour qu'il y vienne et supporter un tel supplice. Mais dans sa douleur , en tournant le dos à son voisin pour soulager , à moitié ses narines , il découvrit un peu plus ce que cachait le "manteau et des cheveux blonds" , une chevelure dorée. Serait ce , elle ? Il y avait peu de chances. Elle semble s'entretenir , ce qui était en opposition totale avec ce lieu , et puis pourquoi est ce qu'elle se cacherait ? pourquoi est ce qu'elle discute avec cette maritorne ? Pour en être certain , il faudrait pouvoir la voir de face et voir si elle possède la particularité qui fait le ch...-bien que cet adjectif ne devrait jamais être utilisé pour décrire ce lieu- le charme de cette auberge.
Quoi qu'il en soit , lui qui croyait toucher à son but qui s'en allait dans un rêve éveillé , se fit vite ramener sur la terre ferme par l'élégance , la classe du tavernier , qui claqua la chope sur le comptoir pour le servir , l'éclaboussant au passage de quelques gouttes de bière.

V'là , m'sieur yé servit ! Y va m'dire ce qu'il en pense , c'est d'là spécialité d'là maison

Pourquoi avait il besoin de préciser que ce breuvage était fait ici ? Le liquide était plus foncé qu'habituellement , sur lequel flottaient une substance indescriptible de couleur noire. Il grimaça légèrement se demandant si finalement il n'était pas plus raisonnable d'aller trouver un abreuvoir pour se désaltérer , ça sera surement meilleur que ce que l'on lui a servi.

Aller , buvez moi ça !S'rez pas déçu !

Mouais , c'est cela , pourquoi est ce qu'il insiste ? c'est peut être du poison , l'homme qui était endormi était peut être mort , tué par ce liquide , ce qui expliquerai la puanteur , les gaz qui s'échappent de son corps...un frisson lui traversa le corps rien qu'à l'idée d'y penser.
Mais devant l'insistance de l'aubergiste qui ne semblait pas vouloir le lâcher -ce qui rendait Arnaut encore plus retissant quant à l'idée d'y goûter- mais chose incroyable , cet aubergiste semblait avoir un pouvoir , puisqu'il céda et porta le breuvage à ses lèvres.
Le premier contact était bon , la chope semble avoir été lavée avant , un bon point. Toutefois , le contact avec le liquide était une affaire tout autre. Comment décrire cela ? Prenons l'image de quelqu'un qui vous pisserait dans la bouche. Non ce n'est pas très classe , non , mais c'est là , la stricte vérité.
L'aubergiste semblait fier de lui , riant même en croyant que son client avait aimé puisqu'il ne grimaçait pas.


Hahaha ! c'est pas pour les mioches ça !c'est pour les hommes les vrais!

Ha bon ? il y a des hommes qui ont survécus à cela ? C'était bon à savoir , mais pas une raison suffisante pour qu'il boive cette chose-sans insulter les choses- . Il répondit donc par un sourire forcé , ne souhaitant qu'une chose , c'est qu'il s'en aille.

Hum oui..c'est un...un comment dire ? un régale , voilà c'est un régale , jamais je n'ai goûté un telle breuvage , je pense que j'en prendrai même encore après avoir fini celle là.

Haaaaaan mais pourquoi est ce qu'il a dit cela ? mais qu'il est bête ! Quoi que cela semble fonctionner , puisque l’empoisonneur -tel est le nouveau surnom du tavernier- s'en alla , laver une table avec un torchon encore plus sale que la table -erk-.
Il ne lui fallait pas mille occasions pour qu'il se débarrasse au plus vite de ce poison. Oui mais où ? Ne sachant où , il regarda par terre...

"Oui bon après tout , c'est déjà sale , personne n'y verra quoi que ce soit."

Il pris donc un air innocent et laissa tombé du récipient qui le contenait , le liquide jaunâtre-noir sur sa droite , ne faisant pas attention à ce qu'il faisait...
--Livre_rogne
Tout la soirée...

"Et bein mon vieux, j'sais pas c'que t'as mangé ce soir, mais t'as les intestins en feu."

Toute la soirée...

"Aller encore un p'tite là pour dégager les sorties."

Toute la soirée...

"Ou alors c'est c'te boisson qui t'fais un lavage des organes."

Toute la soirée...
DORMIR.

J'fais que ça quand j'rentre du travail où j'gagne rien, en fait.
J'déteste travailler.
D'ailleurs là dans mon rêve, y a des poneys, oui oui.
Y sautent tous par dessus une petite cloture de bois taillés.
Oh mais quel dommage, y en a un qui rate le fil et se le prend un bois taillé.
Du sang. Tout plein, partout. Il coule le long de ma jambe, de mon pied, il refroidit tout mon corps.

QUOI? REFROIDIT? Non, il doit y avoir un soucis là, le sang, c'est tout chaud.

Un grommellement dans mon semi-réveil semi-sommeil, parc'que oui, j'me réveille, pas du tout d'bonne humeur. Ya, qu'j'ai la gueule d'bois et en plus j'suis tellement cr'vé que j'veux que dormir.
Qu'est-ce qu'y m'fait trop ch*er l'gars à côté là qu'est s'qu'il me veut pfff.

Un de mes yeux s'ouvre. La couleur? Qu'est c'qu'on s'fiche de la couleur. J'crache sur la couleur s'tu veux tout savoir!
Direct qu'èqu'je vois? Une bourse bien pleine avec surement plein d'nécus dedans!! YEAH MON PTIT GARS TU AS TIRE LE GROLOLO.

Attend, réfléchit avant de faire n'importe comment. Fait genre qu'tu dors, mais avec un d'tes yeux qu'est ouvert, ça l'fait trop.
T'y est mon styvy, preeeeend la bourse.

Hop, d'un mouvement agile, je prends la bourse assez volumineuse. Pas bien malin l'gars qui la laisse à la vue d"tous dans cette taverne de ripaille. Pis j'me réveille mine de rien.

Y a bin une minette qui vendra ses charmes pour quéqu'pièces du gars! Là, une jolie blonde bien roulée. Je me laisse tomber sur l'chaise qu'est libre et j'regarde la minette. Sur'ment la rosa qu'le tavernier à dégoter, une véritable bombe qu'y parait, d'quoi attirer la clientèle.


"Alors ma p'tite rosa, on veut tater d'un homme, d'un vrai?"

Me penchant sur la table en reversant au passage le verre d'la Rosa, je glisse une main sous l'menton d'la gamine bin fraiche. Une peau d'bébé, des joues roses, des seins qu'y débordent pas puis surment une carrosserie d'enfer sous l'chiffon.

"Aller, r'tire cette veste ma p'tite! Montre à papa comment qu't'es faite!"

j'lui arrache son manteau tout noir en rependant sur elle mon haleine de... qu'èqu'elle sent mon haleine! Bien bon la bière!

"Pfiouuuu qué robe, tu t'ennuies pas. HEY ROBERT! J'VAIS MONTER AVEC MAD'MOISELLE. Combien qu'y t'faut?"

Je jette la bourse volée sur la table, elle vaudra bien ça, la minette, tout en hélant le vieux tavernier.
Popsas
Finalement la crasse , le très mauvais service et l'ambiance comploteuse faisait vite oublier l'odeur nauséabonde qui flottait dans l'air , qui se trouvait de fait très pollué. S'en allant dans ses pensées , il remis de nouveau en cause sa présence icelieu , lui qui se faisait appeler la Merveille de Bazas qui se baladait nu en... heu ouai , enfin non , ça , c'est une autre histoire. Donc lui , la Merveille de Bazas se trouvait dans l'endroit le plus crasseux du royaume. Il perdait donc de sa merveille , mais ce n'est pas ce qu'il l'inquiétait le plus , c'est surtout ce que penseraient les gens de lui s'ils le savaient ici ? Il n'y avait aucune excuse à inventer , non aucune , ce lieu ne devrait pas exister , à coup sûr , on ne ressort pas de ce lieu sans rapporter avec soi une ou deux maladies.
Il secoua sa tête pour essayer d'oublier ses pensées et prendre tout le plaisir possible , une fois le moment venu. D'ailleurs il fut aidé par le réveil de son voisin. Et celui ci , était bien ivre , une tête qui n'inspirait pas confiance , un corps de lâche , il devait certainement passer ses journées à rien faire d'autre que de boire . Sa démarche , associée à tous les éléments qui le décrivent font de lui une épave , oui une épave vivante.
Son regard suivit celui de l'épave , donc , qui se dirigeait vers la chevelure dorée , qui elle aussi continuait à l'intriguer et n'osait toujours pas demander si c'était bien elle "la spécialité" du lieu. Aaah , cette "spécialité" quel homme ne rêverait pas d'y goûter ? Et lui allait avoir cette chance.

"Bon , je veux pas passer ma vie ici , il ne faudrait pas que cet ivrogne me vole mon tour !"

Sauf que , contrairement aux autres , la chevelure elle , est fort bien habillée. Et il a pu découvrir cela grâce à la brutalité dont l'épave a fait preuve pour lui ôter son manteau. Il fallait peut être intervenir ? bouaah , non , il souhaite plus que tout se faire discret , finir ses affaires et s'en aller. D'ailleurs , son attention allait de nouveau se porter sur une autre personne...l'homme qu'il avait vu monter à son entrée.
C'est vrai que la chute de poussière avait cessée depuis quelques minutes , et la moindre des choses que l'on puisse dire , c'est que cela a été plutôt rapide!
Il adressa donc un sourire à l'homme -qui semblait très heureux- comme pour le féliciter , et celui ci lui répondit , avant de sortir de l'auberge , par un sourire satisfait et pervers. Et cette réponse fit sourire Arnaut , parce que cela en disait long de ce qu'il a vécu et lui aussi va surement vivre la même chose , mais bon laissant la dame se préparer et redescendre.
Puis , GLING GLING , ce bruit , rapide , raisonna dans les oreilles du jeune homme , ce bruit là , il savait le reconnaître parmi des milliers de bruits , aaah le bruit des écus qui s'entrechoquent , quelle douce mélodie. Il regarda la bourse , jetée sur la table.

"Et bien , il a une bourse bien pleine celui là , ça doit être encore un brigand." Qu'est ce qu'il pouvait bien détester ces gens là , d'autant plus qu'il était très proche de ses sous.


J'vois que l'ptit a fini sa bière , y va en prendre autre ?

Encore une fois , il n'arrivait pas à garder son attention sur une pensée ou même sur la scène qui se déroulait devant lui , puisque le rustre qu'était le tavernier semblait vouloir insister sur l'empoisonnement d'Arnaut.

Non , ça ira , mercé , une c'est déjà bien , il ne faudrait pas abuser des bonnes choses. Et que dire des mauvaise ? Par contre , je voudrai savoir si , la dòna qui est là haut , c'est bien celle dont on parle ?

Ché pas d'quoi vous parlez , mais en attendant , ça fera 2'écus !

Quoi ? Il serait venu , ici , fait semblant de boire une boisson infecte , et tout cela pour rien ? Et puis quoi ? deux écus ?
L'aubergiste allait lui laisser quelques instants de réflexion afin qu'il se remette de ce petit choc , répondant à l'appel de l'épave.

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Heloise_marie
Il fallait partir, faire ça dans la chambre de l’auberge qu’elle avait loué. Tranquillement. Et pas en présence de cette puanteur qui lui harcelait le nez et le gout immonde de la boisson qui lui titillait dangereusement le palais, lui laissant la langue toute pâteuse.

Fébrile, la jeune fille commençait à penser à se lever alors que le vieux dégoutant endormis du bar s’était levé, sans même qu’elle ne le voit bouger d’un centimètre. Et pour sa plus grande joie, il s’assit en face d’elle se laissant tomber comme une vieille masse crasseuse. D’ailleurs, la crasse, elle la voyait, une couche épaisse qui luisait sur son front, les mains noires et les ongles pires encore, la veste… ne ressemblait plus à une veste mais à un espèce de fouillis de bactérie, de quoi faire soulever les tripes d’Héloise qui commençait tout doucement à paniquer.

Ayant toujours un long couteau, bien souvent inutile en soi, puisqu’elle ne savait s’en servir, coincé dans toute la longueur de sa manche, elle installa cette idée dans son cerveau, le temps de voir si elle ne savait pas s’enfuir sans en arriver à de telles mesures. Puis quoi, elle sortirait son couteau et lui dirait « en garde, messire, j’suis la lame des Sparte, j’vous tranche la main sans même que vous le voyiez, jusqu’à ce que vous le sentiez, ahaha ».

Enfin, bref, tant qu’il ne la touchait pas, il n’y avait aucun soucis, mais au moindre contact, soit elle hurlait, soit elle lui crachait au visage, soit elle sortait son couteau et lui coupait la bedaine, soit encore…. Han, que celui qui a cru qu’elle était si courageuse sorte immédiatement, elle allait juste pleurer comme un bébé en priant pour qu’une bonne âme –surement pas le tavernier- vienne l’aider.


Monsieur, je vous prie… je.. non ! Laissez-moi. Je ne connais pas cette Rosa.
Tenta en vain sa petite voix fluette devant le gros homme immonde qui se penchait vers elle pour la dévisager. D’un geste il lui agrippa son manteau dans une demande qui la rendit honteuse. Elle ne put réprimer un cri de détresse et de se lever d’un bon, observant avec dégout, les larmes lui picorant les yeux, le reste de son manteau dans les mains de l’ivrogne, dévoilant sa robe, fort heureusement rouge foncé, donc pas trop visible, mais tout de même brodée d’or et de brocart brillant.

Et ô, dégout, ô horreur, l’homme, la prenant pour une catin –elle vient de comprendre la blonde- lance sa bourse sur la table, pour payer ses services. Cette fois, elle ne put réprimer les larmes. Elle, la fille du Roy, traitée de la sorte, le ribaud, le chien galeux, il ne méritait que la pendaison ou quelques nuits dans les geôles de son oncle soumis à la torture. De la colère, du mépris, sa fierté se heurtant au déchet devant elle, tout tourbillonnait dans sa petite tête.

D’une voix rendue aigüe par la peur, elle se dressa de toute sa petite hauteur face à l’homme et hurla.

Je vous prie de me laisser, gueux !
Elle allait tourner les talons et d’un air qui se voulait digne s’en aller, jusqu’à ce qu’elle remarque que la fiole était toujours droite, fixée, lui lançant un appel rappel bip bip. Han, non, elle n’avait pas fait tout ce chemin, payé cette vieille garce, s’être soumise à des insultes horribles pour laisser ça derrière elle…

Regardant l'homme qui s'avançait dangereusement vers elle et dans un sursaut de courage, enfin, surement plus d'instinct de survie que de courage, elle leva sa main, blanche et tremblante, dans l'espoir futile et très puéril de gifler assez fort le crasseux, qu'il soit, comme dans les romans, assommé le temps qu'elle puisse s'enfuir... C'est beau de rêver, ma petite...

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Popsas
Tout s'écroulait autour de lui...il avait supporté tout cela jusqu'à présent pour qu'on lui annonce que ce qu'il était venu chercher , ne se trouvait pas ici. Et défection !
En plus de cela l'ambiance , inexistante jusqu'ici , se transforma en un début d'agression de la chevelure dorée. Et il était bien trop choqué-déçu-énervé pour intervenir et décida donc de regarder , à moitié , la scène . Enfin c'était sans compter sur l'aubergiste à qui la scène semblait habituelle et qui revenait à la charge.


Bon, et mes 2 écus ?

Mais qu'est ce qu'il veut ? 2 écus pour cette défection , mais il se fout de la gueule de qui ? Voilà ce qu'il aurait dû lui dire à ce voleur , laissant ainsi sa véritable personnalité agir , ne cachant plus , mais bon il préféra coopérer. Quoi que, il aurait bien voulu le faire mais...

Oui, 2 écus , c'est pas donné.

C'que on trouve c'te bière nul par ailleurs. On vient de tout le royaume pour ça !

Quoi ? il se foutait de lui ,c'est pas possible , il devait sûrement essayer de justifier ce prix. Et puis , sa fichue boisson on la retrouve dans les latrines à coup sûr.

Oui , bon tenez , il porta sa main droite au niveau de son bassin , le tapotant , baisse la tête , début de l'affolement. Il releva tête , regarde l'aubergiste , les yeux grands ouverts , la bouche fermée.

z'avez un problème ?

Il ne dit rien , l'angoisse commençait à l'envahir , non pas sa bourse , tout sauf sa bourse ! Arnaut était le genre de personne à qui lorsqu'on lui demande "la bourse ou la vie" il répond la "vie" , puisqu'il considérait la bourse comme la vie , l’amputer de celle ci , c'est donc enlever une partie de lui , c'est le tuer.

Non , non c'est pas possible , non , elle était là j'en suis sûr !

Voyant qu'il cherchait sa bourse , l'aubergiste tapa du poing sur le comptoir , et de sa voix «douce et mélodieuse» qui ferait chavirer la plus sainte des vierges .

Héé , Y va pas essayer de m'voler ! C'est pas le genre de la maison de s'faire arnaquer ! J'veux mes 2 écus et tout de suite !!!

Même s'il devrait être gêné de se retrouver dans une telle situation , il ne l'était pas , du moins pas trop , la perte d'une forte somme le préoccupait bien plus. Comment est ce qu'il a bien pu oublier sa bourse , d'habitude il ne la quittait pas , il dormait même avec !
Mais bon il fallait bien se rendre à l'évidence et affronter le rustre.


Je suis désolé , mais je n'ai pas de quoi payer.

A en voir la tête de l'aubergiste , il ne fallait pas donner beaucoup de temps au bazadais pour passer de vie à trépas. En guise de réponse , il sorti une épée sous le comptoir -à la manière d'un Moe szyslak de l'ancien temps- et menaça avec , le jeune homme.

J'te laisse deux seconde pour t'casser d'ici avant que j'te découpe en morceau et que je te me mette au menu !!

Bizarrement , l'idée de se retrouver au menu lui faisait peur , puisqu'au vu de ce qu'on servait ici , il ne serait pas étonnant de trouver des restes humains à la place de la viande de mouton...
Quoi qu'il en soit , il ne chercha pas à comprendre , toujours sous le choc , il referma son mantel et pris la direction de la sortie , prêt à mettre fin à cette affreuse aventure. Et lorsqu'il y repense , c'était complètement idiot... une catin à trois seins , et puis quoi encore !

Il ouvrit la porte , un pas dehors , le temps de quelques instants , avant bien qu'il mette son second pied hors de ce lieu miteux , il se remémora ces instants passés , perdus dans cette auberge , et s’arrêta net. Un instant , il y a quelque chose qui ne va pas...

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--Livre_rogne
C’est qu’elle est féroce la p’tiote, j’aime ça, les furies qui en redemandent. Et puis elle a l’air de bien m’aimer. Non pas qu’j’ai des trucs qui bouchent mes oreilles, ça s’rait dégoutant, tout c’qu’il y a c’est des bouchons d’cérumen, bin alors ? La p’tite elle vient pas d’dire je vous prie de m’embrasser, m’sieur ?!

Même si elle faisait la grimace c’t’ait sur qu’elle le désirait, c’tait son boulot d’faire ça ! Elle se retourne en plus, elle s’en va dans la chambre ? Bah j’en profite pour la relooker, des p’tites fesses bien fermes, un corps parfait, j’me sentais déjà tout feu tout flamme. Une vraie p’tite femme blonde.

Ouff qu’elle revient parce qu’suis parti à sa suite pour la monter à l’étage.
La furie leva son bras, pour le frapper ?

Mais qu’est qu’j’ai fait encore, j’lui offre une bourse toute pleine de l’argent de l’autre gars, qu’elle en sait rien, la minette, et l’est pas contente ? Je lui attrape le bras, pas question d’frapper styvy, c’est qu’c’est moi hein, Styvy, et le serre fort, son bras, qu’elle soit un peu domptée, la p’tite lionne. Puis là c’est ma main qui part ! D’puis quand une femme pouvait frapper un homme, un vrai, comme moi ! Ma main trouve vite la joue d’la gamine, douce et lisse. ET BAAAM.


Maint’nant tu t’calmes, catin. J’t’ai donné d’l’argent en suffisance, tu m’dois la suite !

Woohoo j’ai pas frappé fort tout d’même, faut pas abimer la marchandise ! Je prends la bourse dans ma main, celle qu’était restée sur la table et je lui enfonce dans les bras en la poussant en même temps. Qu’elle pige qu’c’est moi qui fais la loi une fois qu’j’paye. Pis Robert, l’parton, ici, c’mon pote, alors jm’en fiche qu’elle hurle.
Paye toi grassement, Rosa, après on monte !

Je la gronde ! Point ! Qu'elle s'prenne pas pour une reine.
Heloise_marie
Bam, elle s’en prend une en plein sur la joue. Outrée, déstabilisée, choquée, sa colère se décuplant, envahissant non plus son cerveau mais également son corps, ses muscles, même s’ils sont peu nombreux, toute sa chaire semblait réclamer vengeance. Car c’est peut-être une fillette de 16 ans, elle n’en a pas moins un honneur immense et une fierté vertigineuse.

Sa joue lui brûlait, de douleur, mais aussi de honte, comme le reste de son visage. Tout devint rouge autour d’elle. Le vieil ivrogne était trouble, elle avait envie de lui cracher dessus, d’aller à son carrosse et d’ordonner à ses soldats de pendre ce malotru, elle avait envie de courir, loin, et d’effacer cet épisode dans les pleurs et les insultes.
La bourse qu’il lui enfonça dans les bras lui fit l’effet d’un coup de poing. D’ailleurs, elle prit la bourse et la jeta à terre aux pieds de l’ivrogne, dans sa propre crasse, déversant ainsi son contenu à ses pieds. Bien trop belle bourse bien trop remplie pour une racaille dans son genre, les pièces d’or teintèrent dans un bruit sourd qui fit le silence dans la taverne.

S’imaginer la suite des événements était très simple, mais, quand on a très envie de certaines choses, quand on imagine que certaines choses vont se passer, elles ne se passent jamais vraiment comme on le souhaite. Là, elle s’imaginait surtout la fuite. Mais comme un poison dangereux et douloureux, la vengeance se rependait dans ses veines, faisant ressortir un trait de son caractère qu’elle ne connaissait pas. Une force qui n’était pas la sienne.

Son long et fin couteau sortit tout seul de sa manche et semblait prendre forme et ses aises, parfaitement installé dans la paume tiède d’Héloise. La taverne, elle n’existait plus. Les gens autour, ils n’étaient que trop peu, ils n’existaient plus. Elle n’existait plus non plus. Seul le couteau existait, et cet espèce de gros lard vicieux et pervers qui ne cessait de l’appeler Rosa, de la traiter de catin. Elle ; la fille du Roy, la Comtesse de Champagnole, POUAH !

L’homme s’avançait encore vers elle, elle s’avança vers lui. Des ombres grandissaient derrière eux, quelqu’un qui s’avance ? Quelqu’un qui vient, enfin, la défendre ? Ou quelqu’un qui vient pour la frapper elle, la laisser à la merci de l’homme ? Peu lui importait, elle frappa de toute ses forces, les deux mains sur le manche du poignard, elle frappa en hurlant, le visage décomposé par le triste destin de la vengeance. Une fois. Et puis… L’homme se retourna… Elle… était… perplexe, comme une scène au ralenti, c’était troublant…


Héloise, je t’offre ce couteau, mais tu ne dois t’en servir qu’en cas de force majeur, guerre, brigands, ou alors si tu es dans une position indélicate. La voix de son oncle.

Pardon ? Il t’a offert un couteau ? Il va entendre parler de moi, il veut que tu te coupes un doigt ? Quel inconscient, c'est intolérable La voix de son père.

Waaaaaaouw, magnifique, tu vas en faire quoi ? Tu pourras facilement faire peur aux domestiques maintenant. Sa sœur, Aurore.

Vous ? En armure ? Ahahaha, Oki…

Définitement, elle était une pauvre fille sans défense…

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Popsas
Une vie vaut bien une bourse

Mais oui , il y avait quelque chose qui n'allait pas dans cette histoire , sa bourse , il l'avait à son entrée dans ce trou à rat , ça il en était certain. Une bourse bien pleine ne pouvait se volatiliser sans qu'on s'en rendre compte , à moins que l'on soit un voleur très habile -grognement- . Ce pignouf pouilleux qui avait exhibé quelques instants plutôt sa magnifique bourse était le voleur , il avait bien joué le jeu du dormeur le manant ! On pouvait voir les poings de la victime se serrer , de rage . Comment avait il oser le voler , lui ? Lui , pour qui le mot charité ne rime qu'avec obscénité .
Gardant le poing gauche serré , pendant que sa main droite se dirige vers l'intérieur gauche de son mantel , pour y sortir un poignard , qui commençait à rouiller -gare au tétanos- . Il ne savait pas encore ce qu'il allait faire avec , mais il parait qu'un homme armé a de bons arguments pour se faire entendre. Armé d'un poignard donc , il recula d'un pas , ferma la porte , se retourna et commença à se dirigeait vers la crapule qui se donnait en spectacle avec la catin richement vêtue. A mesure qu'il se rapprochait de lui , les insultes se faisaient plus nombreuses -il vaut mieux ne pas les entendre- , sa rage plus grande et sa détermination plus forte.

A deux pas de lui , il décida enfin de l'interpeller , le poignard en main :
Hey , toi !

Mais le larron ne semblait pas lui accorder la moindre attention , trop occupé à vouloir dépenser l'argent volé. Arnaut s'avança donc d'avantage jusqu'à pouvoir , en tendant le bras , dépliant le poing , laissant apparaître de longs doigts , lui tapoter l'épaule. Aucune réaction.
Voilà une chose qui avait le donner de l'énerver , on ne peut ignorer la Merveille. Cette action ou plutôt inaction était la dernière , celle qui signait sans arrêt de mort. Il resserra encore plus le poing afin d'avoir une meilleure prise sur le poignard , l'homme daigna enfin se retourner , mais c'était trop tard , Arnaut porta l'arme du crime au niveau de l'abdomen de celui ci , qui s'écroula sur le jeune homme , enfonçant encore plus le poignard dans le ventre de l'ivrogne. L'assassin avait plié ses genoux afin de supporter le poids du presque-défunt , passant sa tête de son épaule , sous le choc de ce qu'il venait de faire , il lâcha le poignard qui resta dans le corps , maintenant sans vie de l'ivrogne pour le retenir afin d'éviter qu'il lui tombe dessus.

"Seigneur, qu'ai-je fait ?" Pourquoi est ce l'on vient à regretter , à réfléchir après le passage à l'acte ? Quoi qu'il en soit , il était dans de beaux draps , il venait de se salir les mains , il faut penser à comment se sortir de là maintenant.
Puis , baissant légèrement les yeux , il vit le visage figé de la chevelure dorée , mais ne s'attarda pas dessus , un autre détail était plus important , le couteau plein de sang qu'elle tenait dans ses mains allait lui redonner le sourire..mais bon il ne fallait pas le lui montrer , c'est plutôt le moment de la regarder , avec un air..grave.

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Heloise_marie
C’est pas moi qui ai commencé !

L’homme se retourna… Elle… était… perplexe, comme une scène au ralenti, c’était troublant…Rimembeur…


Elle voit à peine qu’il est encore debout. Elle voit à peine qu’en face du gros, il y a un autre homme. Elle voit à peine ce quelque chose qui brille, ce quelque chose de pourtant si significatif, qui pouvait TOUT arranger. Finalement, c’est le bruit opaque, fondu, cassant, douloureusement sourd du corps qui s’effondre sur le sol qui la fait revenir à la réalité. L’homme en face d’elle n’est pas le gros ivrogne puant, non. L’homme en face d’elle la regarde avec un air neutre, un visage impassible, une lueur salvatrice dans son regard scrutateur. Héloise cligne des yeux, une fois. Deux fois. Son regard tombe sur l’homme, pas trop vieux, pas trop moche, pas moche du tout même. En d’autres temps d’autres lieux elle aurait surement déployé ses innombrables charmes de blondasse effilée pour lui plaire mais là, elle l’observait, le visage aussi figé que lui.

Enfin, son regard tomba sur le gueux. Azurs qui frissonnent qui faiblissent qui ressentent une pointe de jouissance incomparable face à cet acte morbide de tuer puis qui enfin comprennent l’incident. Cette chose qui brillait... Un couteau est planté dans le corps de cet homme. Sale et rouillé. Le sien est argent brillant et perlé de diamant. Le sien… Est dans sa main. Elle regarde une nouvelle fois l’homme pas mal en face d’elle. Puis encore le gros par terre. Le jeune, le gros, le beau, le moche, le victorieux, le macchabée…


L’air gave du jeune beau victorieux avec sa lueur de victoire dans les yeux la fit véritablement et définitivement revenir sur terre !


Heuu… Ce n’est pas moi…

Clignements intempestifs de ses yeux, ses mains qui tremblent, bref la fille déstabilisée au possible.

C’est votre couteau !


Intensification du votre, avec petit ajout du regard qui se pose sur le couteau enfoncé dans la poitrine du gros crade avec petit geste du menton sur le corps.


Je n’ai rien à voir avec cette histoire !

Petit R du rien qui tremblote puis ses yeux qui se font mascarade ; qui se font messager : pitié, pitié dites-moi que c’est vous, que vous allez vous dénoncer, que vous n’allez pas me foutre tout ça sur les épaules, que vous êtes gentil noble, courtois, que vous adhérez au fait que les femmes sont pas capable de tuer et qu’en plus vous respectez bien trop les femmes pour mettre quelque chose de si énorme sur des frêles épaules.

Hep, vous là, qu’est c’qu’y s’passe ? Pourquoi y a l’gros Styvy qu’est par terre hein ?

Le tavernier, un essuie dans… heu non, pas un essuie désolée faut rester cohérent, un vieux torchon ayant la couleur d’un derrière de babouin mal lavé, donc, ce vieux torchon dans la main, lavant un verre… non… salissant un verre avec ce vieux torchon, les interpellait de derrière son bar, pas trop inquiet, il devait avoir l’habitude des évanouissements de ce porc. Son cœur se mit à battre intempestivement, sortir de sa poitrine, hurler JE N’AI RIEN FAIT C’EST LUI !! OU PEUT-ÊTRE PAS QUI SAIT, ses mains tremblent tout d’un coup, elle serre son couteau un peu mieux se rendant compte du sang qui coulait dessus et enfin, jette un regard désespéré à l’homme face à elle puis lui chuchote les lèvres serrées.

Sir, que ce soit avouez moi, jeunesse, mais ours tavergné on nait tous les deux coupé sylvien couard, a l’heure ou vous mettez à sortir ce rot lard our le planquer, ou je hurle que vous avez d’attaquer, que le ptit m’a défendu et que vous l’avez hué…

Chuchoter les lèvres serrées n’était pas chose facile, donc voici un petit compte rendu de ce que le jeune homme aurait du entendre et comprendre... :

Messire, que ce soit vous ou moi, je ne le sais, mais pour ce tavernier on est tous les deux coupables s’il vient voir alors ou vous m’aidez à sortir ce gros lard d’ici pour le planquer, ou je hurle que vous avez essayé de m’attaquer, que le styvy m’a défendue et que vous l’avez tué.

Puis, elle lui lance son regard de reproche, mais en même temps de soutiens, exprimant ainsi son désir d'en finir avec ça, foutre le gros dehors, se mettre d'accord pour passer ça sous silence et s'en aller. Son couteau ensanglanté se glisse dans la ceinture de sa robe, tachant celle-ci du sang du pourceau. Tant pis... Il y avait chose plus urgente dans l'immédiat.
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