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[RP]Quand les surprisent s'annoncent

Alandrisse
[Paris]

La brune tentait de se concentrer, elle se devait rester logique dans ses démarches et surtout de comprendre la chose. Ce n’était jamais bien évident de savoir qui devait quoi, mais l’important était de savoir ce que le quoi faisait. Il fallait suivre le cheminement de pensées Montbazonesque, ce n’était pas évident pour un néophyte. Elle sortit deux parchemins et commença à écrire sur chacun.

Citation:
De moi, ton épouse bon gré, malgré, Alandrisse,
A toi, mon époux râleur comme pas possible, Bbred,

Adieussiatz,

Serait-il possible que ta gracieuse personne rejoigne mon minois Languedocien au sein de notre demeure à Paris. J’aimerais te faire découvrir deux choses qui te feront certainement plaisir…ou pas. Je t’attends au plus vite avec MON écuyère je te prie.

Que le Très Haut te protège,



Citation:
A vous, Ysa De Lucas d'Airain, Duchesse de Jouarre, Dame de Brainville,
De nous, Alandrisse de Montbazon-Navailles, Comtesse de Pézénas, Vicomtesse de Cessenon, Baronne de Pouget et Dame de Beuil,

Mes salutations,

Je vous envoie cette missive, bien loin de notre contexte actuel. En effet, par un heureux évènement, j’ai pu croiser votre fils Anthonin. Il m’a fait part de son désir d’apprendre et de connaitre au mieux le Royaume de notre belle France. Ainsi, je lui ai indiqué que je pouvais le prendre sous ma garde pour l’aider dans cette quête. Mon écuyère se fera une joie de lui enseigner ce qu’il doit savoir.

Si vous le voulez bien, j’aimerais vous rencontrer votre mari et vous sans oublier votre fils. Afin de voir si cela vous intéresse ou non. Je me trouverais au sein de ma demeure parisienne.

Que le Très Haut protège le Royaume,

Faict à Paris,

Le 22 décembre mil quatre cent cinquante neuf,

La jeune femme donna les missives au valet et se tourna vers la damoiselle qui était dans le coin, sourire aux lèvres.

Je sens que d’ici peu, on va entendre des cris.
_________________
Amory.
[Paris, capitale du Royaume de France]

Paris... Absorbé par la neige qui tombait sur la ville, le languedocien tentait de remettre un peu d'ordre dans ses pensées.

Qu'il était loin le jour où il avait quitté l'Artois, cet Artois qui l'avait vu naître et grandir. Fuir cette vie de mensonges, partir sur les chemins du Royaume en quête de son destin, un autre destin, c'était en quelques sortes le résumé de sa vie. Les routes l'avaient conduis en Languedoc pour lui offrir un peu de bonheur. Hélas, le bonheur ne restait pas longtemps et il était bien vite repartis, ailleurs, loin de lui. Le blond avait alors choisi d'en faire autant reprenant sa course vers un futur qui sans cesse lui échappait. Une idée aussi géniale qu'absurde lui était venue, il lui fallait rejoindre le nord du Royaume, rejoindre la guerre, une guerre qui peut-être était terminée... peut-être pas. Une étude "approfondie" de sa carte avait désigné la Touraine comme une destination idéale, mais qui sait si il le fallait il pousserait vers le Maine ou l'Alençon.

Sa première impression avait été la bonne. La Touraine devait être une étape de sa vie, courte sans doute, mais non moins décisive. C'est effectivement en la capitale tourangelle qu'il avait par le plus grand des hasards rencontrer la Comtesse de Pézénas. Il se trouvait que par chance sa Grandeur Alandrisse était à la recherche d'une surprise pour son époux et que lui, Amory, correspondait comme deux gouttes d'eau à l'idée que se faisait la Comtesse de la dite surprise.

C'est à cet instant précis qu'un page vint sortir le Faon de sa rêverie.


Mestre Amory, enfin je vous trouve. Il serait bon que vous songiez à vous rendre présentable. Regard presque répugné vers le blond.

La réponse ne se fit guère attendre.
Est bien il se trouve que je porte déjà mes plus beaux... atours. Rapide coup d’œil sur sa tenue. Les récents voyages du lodèvois avaient eu raison de ces dernières économies. De toutes évidences il lui faudrait attendre un peu avant de pouvoir envisager le renfort de sa garde de robe. Cette idée ne le dérangeant pas plus que ça il se tourna vers le page. Dites moi messire, me serait-il possible de m'entretenir avec Sa Grandeur Alandrisse?

Les mots qui venait de lui être adressés hérissèrent le poil du domestique. Comment pouvait-il oser poser une telle question! L'envie de lui répondre par la négative traversa l'esprit du serviteur l'espace d'un instant. La décision ne lui appartenant pas il ravala la colère naissante avant de répondre avec nonchalance.
Restez là je vais voir si Sa Grandeur daigne vous accorder un peu de son temps. L'homme disparu presque immédiatement après ces paroles abandonnant à nouveau le blond à ses pensées... enfin pouvait-il vraiment penser?
Morphee
[Au plus près de l'Atre, Paris]

Son premier séjour à la Capitale avait été enchanteur. Jamais elle n'avait traversé si vaste ville, elle qui était habituée à sa vie en province. Alandrisse l'avait fait mener dans les meilleures échoppes, ou elle avait pu s'approvisionner en tissus, laine, ouvrages et autre nécessaire à coudre et à broder pour l'artisan du fil qu'elle était.
S'en était suivi des mets épicés, des délices sucrés, de la brioche et du pain croustillant à souhait... Tout ce dont elle avait manqué depuis des mois.
Le point culminant de leurs promenades était la visite chez un caviste réputé, ou elle avait pu s'approvisionner en liqueur de mirabelle... Quelques caisses étaient jalousement gardées par la cuisinière de la Comtessa, car Morphée aurait fait une jaunisse si l'une de ses dives bouteilles avait disparu.

Les jours passaient, avec leurs lots de découvertes et d'apprentissage, l'on discernait à peine désormais le fait qu'elle ait pu parler gueux. Ses gestes étaient emprunts de délicatesse, et ses manières devenues celles d'une bourgeoise.
Sauf, bien sûr, quand la colère la prenait... Ou des noms d'oiseaux fusaient parfois sans qu'elle ne puisse les contenir. L'on aurait à s'habituer aux petites crises de la rouquinette. Et toc!

La neige tombait depuis des lunes; les ruelles devenaient de plus en plus glissantes à mesure que la glace prenait le pas sur les flocons. La journée était donc à profiter de la chaleur des hôtels particuliers et de s’adonner à quelque activité. L'Alouette jouait de la plume tandis qu'elle embellissait un manchon d'une fleur au point de tige. Par Gaïa comme elle détestait le froid!
Ou se trouvait donc ce soleil qui ambrait leur peau au gré de leurs promenades languedociennes? La voix d'Alandrisse la sortit de ses pensées estivales...

Je sens que d'ici peu, on va entendre des cris.

Son regard vint se poser sur la Comtessa. Parlait-elle de son organe vocal, qui avait valu à un garçon d'écurie de se faire enguirlander tel un sapin de noël? Mordieu!! On lui avait subtilisé une bouteille de liqueur!

Je vous connais prompte parfois à attiser les passions... Quelle est la personne qui va venir nous percer les tympans cette fois-ci?

La Diplomatie... Un grand art que parfois l'on se devait d'abandonner pour une discussion vive et directe... Intriguée, la rouquinette sourit en retour, la curiosité passant outre sa liquoreuse inquiétude. L'affaire ne devait pas être aussi grave que ce crime de lèse majesté.

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Un peu d'elle, et des autres
Alandrisse
Je vous connais prompte parfois à attiser les passions... Quelle est la personne qui va venir nous percer les tympans cette fois-ci?

La brunette afficha un sourire plus franc cette fois-ci. S’enfonçant davantage dans son siège, elle se mit à jouer avec la plume posée non loin d’elle. Son regard se posa sur son bureau cherchant un portrait dissimulé sous un monticule de parchemins. L’idée de ranger lui était déjà venue, mais elle craignait de ne pas s’y retrouver par la suite. Son buste se pencha pour mieux observer et d’un geste vif elle écarta une missive. Le portrait se révéla enfin à ses mirettes émeraude.

Je crains que la personne qui va user de sa charmante voix soit mon époux. Il n’apprécie guère les nouvelles que je lui apporte. Je ne sais vraiment pas pourquoi. Lui qui se plaignait que je ne communiquais pas assez, je crois que cette fois-ci il va être servi. Cela nous rappellera le Languedoc, lui et ses complaintes. Inconsciemment, cette province me manque, je ferais tout pour m’en souvenir.

On pouvait dire que le couple languedocien était particulier. L’un comme l’autre cherchant un moyen de piquer au vif sa « moitié ». C’était un jeu, un moyen de briser la routine qui pouvait nuire à un couple. Ce n’était pas conventionnel, mais cela convenait parfaitement aux deux jeunes gens. Et puis cela faisait rire la plus part du temps, les personnes proches. Autant que les boutades comtales amusent la galerie. Un valet entra dans la pièce, le visage neutre, on l’avait apparemment contrarié.

Vostre Grandeur, un impertinent désirerait vous rencontrer. Dois-je lui dire de s’en retourner chez lui ?

Léger pincement de lèvre pour éviter de rire, généralement c’était elle qui faisait tourner en bourrique le brave homme. Pour une fois, elle était la « sauveuse » de ses tourments. La jeune femme se leva et se dirigea vers la fenêtre, pointant du doigt le drap blanc qui recouvrait la ville.

Avec le froid qui règne dehors, vous n’y pensez pas voyons. Nous nous appuyons sur des valeurs aristotéliciennes, je ne peux laisser une âme errer seule dans cette tourmente. Faites le entrer et apporter de quoi nous restaurer, je vous prie.

La Montbazon retourna près du feu crépitant, les paumes vers les flammes qui réchauffaient peu à peu son être. Elle n’avait plus vraiment l’habitude des températures nordiques.

Morphée, tu vas pouvoir rencontrer l’une des surprises qui va supplicier mon cher et tendre. Ne suis-je pas une épouse adorable.
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Morphee
Le sourire qui se peignit sur le visage de l'Alouette n'était pas de bon présage.., du moins pour qui allait recevoir missive. La rouquinette posa son ouvrage sur ses cuisses lorsqu'elle apprit que son époux les rejoignait à Paris.
Ce couple était d'une singularité rare pour la jeune femme, car ils avaient une manière bien à eux de se manifester les sentiments qu'ils éprouvaient l'un envers l'autre... En clair, c'était à celui qui ferait le plus enrager l'autre. Sans nul doute y avait-il quelques moments d'accalmie et d'apaisement, mais il faut avouer que ces deux fortes personnalités ne pouvaient se retenir de jouter ensemble.

Sa vie de femme mariée serait sans doute bien plus calme que la leur, étant d'un naturel bien plus effacé que la Comtessa; enfin cela dépendrait également de l'homme avec qui elle lierait sa vie. Cela lui rappela subitement qu'elle se devait de faire quelques recherches typographiques afin de mieux connaître le Comtat de Pézénas.

Le Coms arrive à Paris! Et bien cela devrait le changer de ses virées au sein de navires marchands. Quel objet de torture conjugale avez vous fait l'acquisition dans les échoppes que nous avons visitées?

Un valet fit son entrée interrompant la conversation. En lui semblait résonner une sourde colère, tant ses joues étaient empourprées mais il garda un grand calme devant sa maitresse, ne laissant trahir son courroux que par un simple mot.

Vostre Grandeur, un impertinent désirerait vous rencontrer. Dois-je lui dire de s’en retourner chez lui ?

Avec le froid qui règne dehors, vous n’y pensez pas voyons. Nous nous appuyons sur des valeurs aristotéliciennes, je ne peux laisser une âme errer seule dans cette tourmente. Faites le entrer et apporter de quoi nous restaurer, je vous prie.

La chaleur de l'âtre attirait les deux jeunes femmes comme un aimant. Quels étaient les projets de la brunette? Rester ici encore des semaines, voire des mois ou bien entamer le voyage retour vers leur terre d'adoption? Le Languedoc lui manquait... Et elle espérait bien que la montagne de vélins qui ornait le bureau de la Comtessa n'était que les échanges sur diverses affaires qui seraient bientôt réglées.

Morphée, tu vas pouvoir rencontrer l’une des surprises qui va supplicier mon cher et tendre. Ne suis-je pas une épouse adorable.

La surprise semblait de sexe masculin, ce qui ne manquerait pas d'éveiller une certaine jalousie de la part de Bbred. Ou bien serait-il d'une famille avec laquelle le Coms ne serait pas en bon terme? La surprise éveilla une curiosité qu'elle n'avait pas cherché à cacher, si bien que les finitions de ce manchon qu'elle avait tricoté à grande vitesse pour protéger ses mimines du froid était totalement passées aux oubliettes. Manchon qui semblait lentement glisser vers le sol sans qu'elle n'y prête la moindre attention. Toujours pendue aux lèvres de sa bienfaitrice, la jeune femme s'enquérit de l'avenir de la surprise, qui semblait lié au sien car il lui semblait bien que la surprise les suivrait ou qu'elles aillent. Sinon à quoi bon vouloir vouloir faire subir supplice à son époux?

Dites moi Alandrisse, l'impertinente surprise est-elle aussi agréable à regarder qu'un Adonis?
Qu'allez vous donc faire de cette surprise? La ramener avec nous en Lengadoc. Non pas je ne n'aime pas la capitale, mais j'ai l'intime conviction que je ne pourrai jamais y vivre définitivement. Le Lengadoc me manque énormément, sans que je ne puisse vraiment expliquer le pourquoi du comment. Quelles sont vos intentions pour les semaines à venir? A part faire enrager votre époux? Hum?


Sourire malicieux aux lèvres la belle fit un clin d'oeil à Alandrisse.
La suivre ou qu'elle aille ne la dérangeait pas vraiment. Depuis leur mission ravitaillement elle n'avait pas cherché à connaître le but de leurs déplacements ou de leurs séjours. Mais ce retour dans le sud la taraudait régulièrement... sans qu'elle ne s'avoue les raisons cette envie. Sans doute pour ne pas fonder de faux espoirs sur un avenir qu'elle aimerait bien voir s'y profiler.
En y pensant, quelles étaient donc les autres surprises que l'Alouette réservait à son époux? Il lui faudrait être patiente... du moins le temps de la visite de leur invité.

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Un peu d'elle, et des autres
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