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[RP] A belette, belette et demi

Erwelyn
Bordel, on m'a tapée, on m'a tapéééééée ! Non mais j'y crois paaaaas !
Moi, une noble Mainoise, une baronne, une... une présidente du collège nobiliaire ! Une poney rose porte bonheur à huit doigts !
Rhaaaa !


Et voilà une tornade rose qui déboula dans l'auberge parisienne qu'elle occupait pour la nuit, pour participer à moult et moult cérémonies qui n'en finissaient plus, et accessoirement pour corriger quelques articles en attente de parution à l'agence aceliléthi... cillétil... bref, l'AAP. A peine le pied posé dans la salle de l'auberge que ses cris réveillèrent tout le monde. Si on avait pas été en plein milieu de la capitale de royaume de France, l'on aurait carrément pu croire que c'était un cochon qu'on égorgeait icelieu. Mais non, c'était juste une poney rose outrée au plus haut point. A rajouter à l'outrage de s'être fait voler sa bourse comme la dernière des crétines, une belle bosse et un filet de sang qui perlait sur son front.
Cette sensation d'impuissance alors qu'elle avait valsée au sol, emmêlée dans sa houppelande qui empêchait pratiquement tout mouvement une fois affalée par terre, l'avait ramenée plusieurs années en arrière, alors que le vicomte qu'elle accompagnait et elle s'étaient fait attaquer sur un chemin en Poitou. Là encore, ils n'avaient rien pu faire, et elle s'était jurée qu'on ne l'y reprendrait plus. Mais il ne faut jamais dire fontaine je ne boirai jamais avec ta cruche, la preuve.

Assise sur une chaise après avoir convoqué le ban et l'arrière ban de la taverne avec ses cris, elle marinait dans son jus alors que sa chambrière lui tapotait le front avec un tissu humide.


Franchement, un homme à cheveux longs ça ne s'oublie pas !
Arrêtez de bouger, j'arrive pas à voir si la blessure est profonde dame Erwelyn.
Mon foie de Corleone je vais retourner tout Paris mais je lui mettrai le gratin dessus ! Il va souffrir dans d'atroces souffrances.
Heureusement la blessure n'est pas trop profonde, je ne crois pas que ça nécessite qu'on recouse.


Et alors là, la baronne se leva d'un bond.

Me recoudre ? Hors de question ! Je ne perdrai pas à nouveau mes cheveux pour un malandrin qui m'a sauvagement et honteusement attaquée.

Déjà qu'on avait du lui raser toute sa tignasse lorsqu'elle s'était ramassée du haut des remparts mancelles, c'était pas pour recommencer aujourd'hui.
Se frottant la tête, la baronne bouillonnait de rage. Le pire c'est que ce n'était pas spécialement pour le contenu de la bourse qu'elle râlait, car il y avait à peine quelques écus, mais c'était surtout que la dite bourse – rose, fallait-il le préciser - venait tout droit des ateliers de chez Airmaisse et qu'elle lui avait couté une fortune. Alors déjà que cette foutue guerre contre les ponantais lui avait plombé sa trésorerie, si les voleurs de Paris s'y mettaient, elle était pas sortie de l'auberge. Et puis aussi elle était tout de même vexée de s'appeler Corleone et de s'être fait avoir aussi lamentablement, dans une rue, alors qu'elle zieutait les étals de tissus.

Et une Corleone vexée – ou en tous cas elle – ben ça réagissait de manière forcément disproportionnée. Ou débile, au choix. Et avec Lynette, ben c'était la deuxième solution. Elle grimpa donc dans sa chambre, ouvrit la porte à la volée, et plongea dans sa malle à la recherche de sa paire de braies et de sa cape. S'il fallait qu'elle écume toutes les rues de la capitale pour le retrouver, elle le ferait. Enfin, une fois habillée de manière à pouvoir se relever en cas de chute, et donc ne pas ressembler à une tortue sur le dos qui ne peut pas se redresser seule, elle saisit son épée dont elle ne savait toujours pas se servir et déboula à nouveau dans la salle de l’auberge. Juste à temps pour y voir entrer Mahaut. Oui hein, c’est fou le hasard.

Ah Mahaut, tu tombes bien. Non t’es pas tombée, rajouta-t-elle lorsque la brune regarda au sol, c’était une expression. Comme « naître du dernier orage » tu vois ?
Figures-toi qu’un criminel m’a volé ma bourse de chez Airmaisse ! Je pense qu’il mérite la peine de mort non ? Ce crime ne restera pas impuni, j’ai dit ! Qui m’aime me suive.


C’est ainsi que Lynette déboula dans la rue, Mahaut à sa suite qui s’était munie d’une étrange arme mais qui pourrait sans doute être efficace.

C’est simple Mahaut, il fait à peu près cette taille – et elle porta une main gantée à une hauteur d’homme – et a les cheveux longs. Et il était habillé en bleu… à moins que c’était du noir… ou ptet même du vert… Enfin bon, chuis sûre qu’il va être facile à trouver, tu vas voir.

Première chose à faire, retourner dans les quartiers où s’était déroulée la scène. Et chose incroyable, après seulement trois rues parcourues en long en large et en travers, elle le vit. Oui bon, c'était facile mais on vous passe les innombrables détails de deux ponettes en vadrouille dans Paris.
De dos, un homme se tenait nonchalamment au chambranle d’une porte, et il avait les cheveux longs ! Ça ne pouvait être que lui, elle en aurait mis sa main à couper. De toute manière elle avait déjà perdu deux doigts alors...
En tous cas, elle avait vraiment une chance de... de chanceuse. Et lui, il était vraiment idiot au plus au point pour se retrouver si près de son délit à peine quelques heures plus tard.
Prenant son courage à deux mains, elle s’accroupit pour saisir une poignée de cailloux, tenant toujours fermement son épée dans l’autre main. Et, aussi fort qu’elle put, elle jeta ses projectiles en direction du fou qui avait osé voler une poney rose.


Vous ! Oui vous le chevelu ! Vous croyez que j'vous ai pas reconnu avec votre air de pas y toucher ? Vous êtes un chien galeux, un goujeon ! Je sais même pas pourquoi je vous vouvoie d'ailleurs, truandaille !

Et la baronne de se rapprocher doucement, le cœur battant. Bordel, c'est qu'il était costaud le bougre... Mais pas un seul instant, la baronne n’aurait pu imaginer qu’elle se trompait de personne, ce qui était pourtant le cas...
On est poney rose ou on l’est pas !

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Judas.
Et Judas en rit, même. Silencieusement, comme on rit sous cape d'un pauvre malheureux qui va se prendre une bonne branlée. Par une femme de surcroit, quel spectacle. Dos à la furie qui se rapproche dangereusement, il laisse s'échapper une pensée pour le pauvre malheureux qui est entrain de se faire humilier publiquement. La donzelle n'y va pas de main morte, le verbe est fleuri et ses pas nerveux résonnent sur le pavé de la rue, dans le dos de Judas. Le seigneur, occupé à parlementer avec Nyam laisse venir la tempête et ne se retourne pas, bonnes manières obligent... Il fait les gros yeux à son esclave, comme pour dire ... " Ben dis donc... Celui-ci va prendre cher... Mouhahahahhaha..."

L'affaire aurait put être sympathique si une pluie de cailloux ne s'était pas abattue soudainement dans le dos du seigneur, qui instinctivement se recroquevilla sous chaque impact, criant des " HUMPF!" et des "HA!" surpris et outrés. Il fit volte face en portant sa main gantée à son épée - qui avouons le était encore toute neuve et voyait plus souvent le fond de son fourreau que les tripes de la canaille - , le regard emplit de colère, prêt à pourfendre le malandrin qui s'amusait à l'humilier en public.


Moooorbleuuuuu!

Un cri qui sort du coeur, parfois mieux vaut ne pas se poser plus de questions. Le faciès ne riait plus, les yeux gris avaient viré au noir et de ce regard fou il buta sur la femme qui se tenait elle aussi en garde, ridiculement en garde d'ailleurs. Il fit immédiatement le lien avec les "chevelu" et autres " truandaille" et resta coi de surprise, surprise agacée, mais surprise tout de même. Finalement il aboya férocement.

En voilà des manières de gourgandine! Je vais vous couper la langue!

Et sur ces mots, il fit un pas en sa direction, fixant les lèvres de son adversaire qu'il avait devinée noble au premier coup d'oeil. C'est qu'entre la tenue de l'épée hasardeuse et la clampine qui la suivait, cela ne faisait pas grand mystère...

Caillasser un Von Frayner, ils sont fous ces Corleone!

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Envie de jouer?
.mahaut.
Paris, c'est joli. Paris, c'est magique, même, si on en croit des supporters plus ou moins bien lunés et au quotient intellectuel remuant à défaut d'être stable. Paris, quoiqu'il en soit, c'est joli, c'est rempli et c'est.... LES SOLDES.
Mahaut n'était pas comme toutes ses accrocs complètement hystériques qui se jetaient sur les portes des boutiques à peine l'heure d'ouverture sonnée. Oh non. Elle, elle se débrouillait pour avoir des invitations spéciales pour des ventes privées spéciaaaaales, avec des réductions spéciaaaaaales. Car les vicomtesses, toutes douairières qu'elle pouvaient être, étaient spéciaaaales. Ne serait-ce que parce qu'elles savaient agresser les créateurs quand ils faisaient semblant de ne pas la reconnaître dans les défilés.
Elle rentrait donc d'une après-midi spéciaaaale, avec petits-fours spéciauuuux et une note euh... spéciale. Mais à quoi bon avoir de l'argent si on ne pouvait même pas le dépenser, hein ?
Elle entra dans la salle de l'auberge choisie par Lynette et désigna les escaliers à Anatole.


- Hop, vous me déballez tout ça et vous le mettez dans le dresse ingue.
- Le quoi ? Pourquoi vous inventez des mots, toujours ?
- L'endroit qu'on loue pour poser les affaires !
- Ah oui, les chambres à gauche du couloir !
- Voilà. Vous rangez comme d'habitude, par couleur et par marque. Oh, Lyneeeette chériiiiie ! J'ai encore fait des folies ! Si tu avais vu ! De la matièèère, de l'exubérannnce, de... AAAH. Mais qu'est-ce qui t’arrive ? Tu as essayé de forcer la boutique Jean-Paul Gotte Hier ?
- Ah Mahaut, tu tombes bien. Non t’es pas tombée, c’était une expression. Comme « naître du dernier orage » tu vois ?
- Ah. Non parce que c'est traître, je tombe souvent quand même.
- Figures-toi qu’un criminel m’a volé ma bourse de chez Airmaisse ! Je pense qu’il mérite la peine de mort non ? Ce crime ne restera pas impuni, j’ai dit ! Qui m’aime me suive.
- Hiiiiiiii !


Paris et sa criminalité ! Mais que faisait la maréchaussée ? Comment pouvait-on laisser une noble se faire attaquer en pleine ville ? Comment pouvait-on laisser d'honnêtes poneys se faire dérober de bourses Airmaisse ? UN SCANDALE ! C'était ça d'élire des limousins, ça menait à tout et n'importe quoi.
Voyant son amie aborder son air le plus offusqué, elle comprit que la guerre était lancée. Enfin une guerre de plus quoi. Se raidissant, elle écouta le plan de bataille.
Un homme. Ah ! Toujours eux ! Quand donc se déciderait-on à les supprimer de la terre, hein ? A part les vieux nobles très titrés et célibataires, évidemment. Donc un homme, aux cheveux longs, en bleu, AH ! Du bleu ! Quand donc se déciderait-on à éradiquer cette couleur de la terre, hein ? Ou vert. Ou peu importe. Lynette savait à qui elle avait eu affaire après tout.
Première chose à faire, boire une petite chopine qui... Ah ben non, Lynette était déjà partie. Hiiiiii ! Vite, trouver quelque chose ! Elle empoigna la première chose qui lui tomba sous la main et suivit son amie en courant. Enfin en trottinant sur ses talons. En pestant. Mais noblement.

Elle l'aperçut qui s'enfonçait dans une ruelle. Elle fonça. Pile à temps pour apercevoir un homme, avec des cheveux longs et des vêtements, ce qui constituait donc une preuve en soi.


- Ah aaaaah !
- Moooorbleuuuuu !


Voilà, il avait dit bleu, c'était définitivement lui.


- En voilà des manières de gourgandine ! Je vais vous couper la langue !

Et en plus il récidivait et menaçait de nouveau sa victime ! Oh noooon, elle ne le laisserait pas faire. Elle empoigna l'objet qu'elle avait pris avant de partir et le leva de façon menaçante. Elle eut le temps de remarquer une seconde d'hésitation de l'agresseur devant sa nouvelle arme de destruction massive.

Une belette.

Empaillée.

Bon. Soit. Pourquoi pas. Elle avait peut-être eu la rage après tout. Ah ah. Voilà.

Ne se démontant pas, elle brandit de nouveau l'arme devant le nez de l'homme en hurlant :


- Je vous préviens, un mauvais geste et je vous la jette dessus !

Ah ah. Oui. Oui oui oui. Rester convaincante, surtout.

- Elle a les dents très pointues !

Voilà. Fastoche.
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Erwelyn
La tête de Lynette se tassa au cri du chevelu lorsque celui-ci se retourna, saisissant son épée. C'est que, même à deux ponettes, dont une munie d'une belette à dents pointues et l'autre d'une épée à moitié rouillée, très remontées contre le vol d'une bourse Airmaisse, il allait falloir une sacré dose de force pour en venir à bout. A voir si Mahaut allait utiliser la technique de l'épée qui tourne avec sa belette, ou Lynette la technique de l'assomage avec une branche en montant à l'arbre pour fuir un brigand. Quoique, y avait pas d'arbres dans le coin...

Me couper la langue ? Après m'avoir volé ma bourse ? Viens ici qu'on te pende haut et court, gougnafier !

Un hochement de tête entendu aux paroles de la désormais vicomtesse et baronne douairière, maitresse officielle des poules de Barbezieux, au sujet de la belette. Cet animal pouvait être très dangereux, oui, oui !

Et pis fais gaffe, mon amie est munie d'une belette, si tu bouges ne serait-ce que d'un cil, elle te crève un œil ! Elle a déjà tué une limousine hein ! Et moi un angevin.

Bon, elles n'avaient pas forcément fait exprès, certes. Ou disons que les techniques utilisées pour venir à bout de leurs ennemis respectifs n'étaient pas très protocolaire. Mais il n'avait pas besoin de le savoir, le vaurien ! En tous cas, il était sacrément bien habillé pour un voleur, il avait dû en dépouiller des bourses !
Remontant les épaules et sa garde, la main un peu plus tremblante mais l'esprit envahi de l'âme vengeur des Corleones, elle s'approcha de quelques pas, la longueur de son épée comblant le vide entre les deux corps qui se faisaient face. Elle osa faire ce qu'elle avait déjà vu lors de duel et qui en jetait grave, quitte à se manger une grosse mandale juste après. Son épée remonta et la pointe alla se poser doucement sur la gorge du malandrin.
Son regard se fixa dans celui de l'homme.


Rends moi ma bourse canaille, ou je ne réponds pas de ta vie.

Hein que ça en jette ? Sauf que s'il ripostait avec un coup d'épée, elle était mal. Avec un peu de chance, Mahaut arriverait à l'attaquer à coup de belette avant qu'il ne puisse réagir. Il faut toujours se méfier d'un poney rose enragé !
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Judas.
Mordiable, c'est que ça montre les dents ces bestes là! Et le Judas d'imiter son adversaire, estoc au cou - que la folle avait en plus... hum.. fort beau - , scandalisé qu'une femme lui tienne un tel langage.

Peste sois tu drôlesse! On ne s'adresse pas ainsi à un Von Frayner. Avance donc encore que je t'embroche coureuse de remparts!

La menace tenait la route, le Frayner n'usant pas souvent de la lame il était fort probable que dans une manoeuvre malheureuse la furie se fasse éventrer par inadvertance... C'est qu'il se plaisait à faire mourir les dames d'une autre façon, habituellement. Lorsque la femme à la belette gronda aussi, il jura si fort que le fil de son épée en trembla. Si les donzelles s'y mettaient en choeur, le Frayner allait commencer à s'énerver... Commencer. Il vociféra en la désignant d'un mouvement de menton dédaigneux, la lippe molle de mépris.

Et toi gouge! Crois tu que je sois pleutre devant ta beste vuiceuse? Elle a les mesme yeux que toi, devergoigneuse! Approches que je montre ce qu'il en coûte d'insulter un noble homme! Pouilleuse! Basse extrace! Femeeeeeellllllee !


Quoi que bien vêtues pour des gueuses, coté manières on repasserait. Un petit attroupement s'était formé autour du tumulte, lorgnant d'un oeil amusé le combat totalement déloyal des trois zigs. Judas lui voyait ses habituels cheveux lisses dressés sur sa tête de tant d'audace , en public de surcroît.

Allez la chercher au diable vostre bourse! Quémandez ailleurs! Je n'ai que les miennes, et j'y tiens!

ça... C'est dit.
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Envie de jouer?
.mahaut.
- Anatole ! Essayez de gronder comme une belette ça va l'impressionner... Anatole ? Anatole ! Raaaaah, bordeeeeleuh !

Point d'Anatole dans le coin. Point de nouvel homme de main, non plus. A se demander si ça valait la peine d'engager des gens pour qu'ils vous lâchent pile quand vous avez besoin d'eux. Le soir même, elle était sûre de trouver Anatole lever les bras au ciel en avançant un "vous m'aviez dit de ranger les paqueeets !" et un Foulopchone jouant à jongler avec des pommes jurant qu'il n'avait rien vu mais que s'il avait été là, alors là, LA ! là elle aurait vu de quel bois il se chauffait.
Pour l'instant, et comme toujours, elles étaient seules face à l'ennemi. Et l'ennemi ne devant pas être trop bête, elles devaient rapidement récupérer la bourse airmaisse avec des excuses et des courbettes. Après tout, elles étaient poneys roses, et définitivement immortelles.


- Et toi gouge !
- Hein ? On dit bouge, pas gouge, non ?
- Crois tu que je sois pleutre devant ta beste vuiceuse ? Elle a les mesme yeux que toi, devergoigneuse!
- Mais comment il parle ? Hé, faites gaffe, hein, si vous vous mettez à parler comme Flex ou un Teuton je ne réponds de rien, je vous préviens !
- Approches que je montre ce qu'il en coûte d'insulter un noble homme !
- Haaaan mais vous l'entendez ?? Attendez, noble ? Noble comment ?
- Pouilleuse !
- HAAAAAN !
- Basse extrace !
- HAAAAAAAAAAAAAN ! Je suis fille de pair de france, j'vous permets pas ! Faites excuse immédiatement, cornefianchtre !
- Femeeeeeellllllee !
- Aaaah noous y voilàààà ! Vous avez un problème avec les femmes, hein, c'est ça ? Vous vous sentez en infériorité face à elles, vous paniquez ? Ah ah ! Ou alors vous rêvez d'être une femme, et c'est pour ça que vous avez volé le sac de mon amie ! He bien ça ne se fait pas, messire, NON ! Il y a encore des lois dans ce pays, même avec des limousins !


Le petit discours asséné avec force gestes de belette, sous les petits rires de la foule et notamment des enfants, qui s'étaient pour la plupart installés comme au spectacle, pouce à la bouche.
Oh mais ça ne se passerait pas comme ça ! Et pas la peine de râler qu'il en avait déjà des bourses, elles aussi elles en avaient plein, une pour chaque tenue même, mais ça ne justifiait pas le fait d'en piquer aux autres. Même une airmaisse. Surtout saison 1460, quoi.
Elle jeta un coup d'oeil à Lynette. Normalement, la mainoise n'allait pas pouvoir tenir longtemps le bras tendu avec son épée rouillée au bout. Allez savoir pourquoi les forgerons refusaient de faire des épées plus légères.


- Lynette ! Vise l'entrejambe ! S'il veut devenir femme c'est le moment !

Et vlan, un coup de belette sur le bras de l'homme en même temps pour l'empêcher de se concentrer. Sous les rires des enfants.
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Erwelyn
Gloups. Lynette déglutit lorsque la pointe de l'épée vint frôler son cou. Mélange de sensation désagréable et de chatouillement dans les reins. Un long frisson monta le long de son échine. Ce fer froid contre sa peau chaude, c'était... ahem, voilà qu'elle avait des pensées bien lointaines de son énervement de départ. Chatouillement bien vite oublié à l'insulte suprême : coureuse de rempart. Ah non, ça ça s'fait pas. Sa voix monta d'un octave, frôlant les aigus prêts à vous péter les tympans, toisant de bas en haut le chapon maubec qui osait lui parler comme à une drôlesse.

Fichtrefoutre !
Comment OSes-tu t'adresser ainsi à une CORLEONE, duchesse
- et ouais ouais, parait-il qu'elle était mariée à un duc, même que - BAronne et dame de surcroit, CHIEN galeux ! Nous ne sommes pas de ces puterelles qui s'escambillent devant le premier pourceau venu !
La vicomtesse et moi-même allons BOTTER ton arrière-train de gueux et de pleutre !


Voilà, ça c'était dit. Après le faire, c'était une toute autre paire de manche. Et pour l'heure, son langage était le cadet de ses soucis. La baronne voulait récupérer sa bourse Airmaisse et filer une bonne correction à ce chevelu de malheur.
En plus, voilà qu'il aboyait comme un chien féroce sur son amie, la Sainte Boulasse. Non mais d'où il sortait celui-là ? Elles avaient vraiment déniché le bon numéro. Colère, donc, de la Corleone, devant les insultes si basses face à une fille de pair de France et poney rose.

Je vais t'en foutre moi des bourses auxquelles tu tiens, boursemolle !

Même sans être à l'aise avec cette chose qu'on appelait épée dans ses mains, Lynette avait tout de même appris quelques bases. Elle avait été connétable, avait défendu son comté et était partie en guerre contre le Ponant, il avait bien fallu qu'on lui montre deux ou trois petites choses. Et une d'elle était de repousser l'épée ennemie d'un coup de la sienne, tout en reculant le sien, de cou, au risque de se voir embrochée en deux secondes.
Et lorsque Mahaut lui cria de viser l'entre-jambe, elle ne réfléchit plus et fit ce qu'on lui conseilla. Elle leva la jambe de toutes ses forces, se remerciant mentalement d'avoir échangé sa houppelande pour des braies beaucoup plus pratiques pour ce genre d’exercice, et envoya son pied en direction de l'endroit même où tout homme voulut qu'on l'entretienne avec plus de douceur et de doigté.


Prends ça ribaud !

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Judas.
Elles avaient le diable au corps. ça ne pouvait être que ça.

Il se demanda quand même ce qu'avait Flex de particulier dans le verbe, il en déduit que rien, normal, le sien était bel et bien similaire. Le coup du teuton le vexa franchement, quand on pense qu'en Bretagne il avait passé son séjour à se faire traiter de teuton... Il grogna de colère, toujours en garde, se demandant quand même ce que foutait la maraichaussée. La situation était invraisemblable, entre la dingue à la belette et l'enragée de service, le Von Frayner n'était pas en veine.


Une Corleone hein... - haut le coeur - Une de ces chiennes qui ont occis ma cousine... Voilà qui explique tout. Duchesse? Vicomtesses? De Saint-pardessous-mes-fesses peut-être! Allez allez, retournez donc la fange! Vous avez la classe d'un goret et le verbe d'un charretier, - et ajoutant d'un air cynique - MA DAME!

Il trembla un peu sur le cou gracile que la pointe blanchit un peu, éprouvé par le simple nom de la puterelle. Le fin fil qui le rattachait à la raison s'ébranla, et il se vit l'espace d'une seconde vraiment trancher la gorge de la donzelle. Mais toucher une femme... Même une ribaude du genre... Il ne put. Et à bien y regarder apres coup; il aurait mieux fait. Le temps de cette hésitation, elles l'attaquèrent à deux, aussi lâchement que deux entraineuses qui se partagent la tâche de faire craquer un mâle pour son écu.

Adieu gouge, tanche, et autres joyeusetés, Judas se replia sur lui même, sa lame tintant lamentablement sur le pavé, comme le glas de sa gloire et de sa prestance. La garce avait du prendre des cours d'autodéfense, elle sût immédiatement où projeter leur genou. Ha! On vous avait dit que c'était une spécialiste, une vraie maitresse des bourses. Chez l'homme, il existe peu de douleurs comparables à l'agonie engourdissante d'un coup direct entre les jambes... Le brun en fit la triste expérience, se crispant spasmodiquement au sol, les yeux emplis de larmes cuisantes.

Humpf!!...........Gnnnn..........Gnn.......hmmmmmmmmmmmmmmmmmmmrraaaaah... Garce!..
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Envie de jouer?
.mahaut.
La belette tressautait dans tous les sens.

Rebondissant du bras de l'homme pour taper dans une enseigne qui avançait un peu trop, elle repartit d'un coup vers le sol, retenue de justesse par sa queue, la faisant remonter façon yoyo sous l’œil hypnotisé des enfants.


- Ouaiiiiiis ! La beleeeette !
- Maman, je crois que je vais vom...


Raaah, foutues armes, même empaillées elles ne voulaient pas rester en place.
Reprenant prise sur la belette aux dents pointues, Mahaut tenta de prendre un air noble et outré, destiné à accompagner le formidable coup dans les robignoles de l'homme. De la classe en toute occasion.

Diantre. Être assimilées à des gorets, elles qui n'étaient que poneys... Ou poules, à la limite. Ou belettes, à l'occasion. Décidément, les hommes n'étaient que des goujons.
Quand le coup fatal fut porté, elle regarda avec plaisir l'homme se ratatiner vers le sol, accompagnant sa descente de mouvements belettiens (si, si, parfaitement).
Làààà. Chacun à sa place.

Quand elle fut assurée qu'il était incapable de se relever (folle mais pas téméraire), elle souleva sa houppelande et se baissa tout doucement près de lui, suivant pour une fois toutes les règles de bonne conduite inculquées par Elayne. Petit doigt relevé, belette pointant fièrement ses canines vers le haut, et petit pincement de nez.


- Humpf!!........ Gnnnn.......... Gnn....... hmmmmmmmmmmmmmmmmmmmrraaaaah... Garce!..
- Oooooh !


Un petit cri offusqué pour la peine.

- Fi donc ! Malotru ! Mufle ! M... euh... Mouton !

Un petit coup de dent de belette sur le crâne pour chaque remarque, y compris la moins pertinente.

- Vous aviez l'air de vous y connaître en goret, mais je vous accorde ceci : vous êtes manifestement de la partie.

Et toc, un dernier coup de belette avant de se relever et de saluer son public. Et Anatole qui n'était même pas là pour récolter des fonds, pfff...
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Erwelyn
Et la « chienne » en question blanchit, le sang ayant quitté totalement son visage. Voilà deux fois qu’on lui crachait à la figure la mort de la reine, comme si son propre nom en faisait une coupable. Mais ce coup-ci, nul malaise ne viendrait la prendre sans qu’elle puisse se défendre. Fierté Corleonienne, elle le vit s’écrouler après le coup de grâce assené avec vigueur. Jamais elle ne se serait cru capable d’une telle violence, elle si pacifique d’habitude. C’était à croire que le sang des Corleones venait lui chatouiller les entrailles, lui rappeler de quel bois était fait la famille, qu’elle ne pourrait finalement pas y couper. Ses lèvres tremblèrent quelques instants à cette sensation, lui foutant tout de même la trouille. S'agirait pas qu'elle finisse à zigouiller une reine elle aussi...

Mais bordel, c’était son sac Airmaisse quoi ! Voler un sac de poney rose, mais quelle idée ! Normal qu’il s’attire ses foudres hein.
Lynette eut un sursaut quand Mahaut l’acheva à coup de belette, ponctuant chaque salve par de petits cris :


Ouch !
Ouille !
Bien visé !


Le style poney rose, ça en jetait grave quand même, y avait pas à dire. Elles l’avaient achevé en deux coups de cuillère à tarte. Et paf. Et puis la brune maitrisait sacrément bien l’art de la belette, il fallait l’avouer.

Une fois sainte Boulasse relevée, elle se pencha alors, s’accroupit devant lui, scrutant son visage déformé par la douleur. La baronne n’y était pas allée de main morte, ou plutôt du genou mort, et honnêtement, elle ne regrettait en rien son geste, surtout après la volée de bois vert qu’elles s’étaient prise toutes deux. Son regard fut alors attiré par un éclat brillant au niveau de sa gorge. Sa main se tendit, frôlant son cou, repoussant le tissu de sa chemise. Et ses lèvres se soulevèrent en un sourire vengeur.

Voilà qui fera l’affaire pour me rembourser mon dû. Quant à ma bourse… je n’ai plus la mienne, vous avez perdu les vôtres, nous sommes donc quittes !

Et d’un geste sec, le collier de gemmes du Von Frayner qui ornait son cou vint rejoindre sa main gantée. Le laissant là, allongé, à méditer sur le fait qu’il ne fallait jamais voler une baronne, poney rose, et Corleone qui plus est, Lynette emboita le pas à Mahaut, lui offrant un sourire entendu. Vive les poneys roses.

Von Frayner et Corleone, des liaisons vachement dangereuses.

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