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[RP] Saint Julien : En route pour une nouvelle vie

Mahelya
Ce RP se déroule avant le RP Des gens qui cherchent la Lumière en pleine nuit.
Rp ouvert, à condition de rester cohérent et d'envoyer un petit MP avant de poster.


[Rue de la Justice : Le jour n'était même pas levé]

Voilà on y était, le jour du grand déménagement, le jour de changement de vie, le jour J. La nuit, paresseusement, lentement se retirait des rues de Limoges, bien que quelques étoiles et la lune brillaient encore dans le ciel sombre. Le coq n'avait pas encore chanté et tout semblait encore endormi sauf à la presque sortie de la ville, au 16 rue de la Justice. Une charrette et un carrosses tout deux tirés par deux chevaux - dont deux d'entre eux étaient Ezildur et Armoria - patientaient devant la petite porte de la maison. La cire se consumait et les flammes dansaient dans cette maison de pierre à un étage. Toutes les fenêtres étaient éclairées, et les ombres de plusieurs personnes passaient devant les fenêtres. Il y avait du mouvement ici.
Des petits pas pressés se firent entendre dans les escaliers à l'intérieur, suivit de près par des pas beaucoup plus lourds. La porte d'entrée fut ouverte.
Mahelya sortit de la maison devant son valet Harchi, les bras chargés.


- Harchi, nous n'avons rien oublié ?

- Non Filia je ne pense pas.
- Dis tu as vérifié que Guilhem n'avait rien oublié dans ses affaires ?
- Je vous assure Filia que dès qu'il a fermé l'oeil hier soir, je me suis assuré qu'il avait bien tout pris.
- Bon ... bon ... Très bien. Il a réussi à se lever ce matin ? A-t-il mangé quelque chose ? je n'aime savoir qu'il voyage le ventre vide.
- Et bien je dirai qu'il s'est gavé de pain et de confiture de myrtilles. Vous savez celle que Bertille avait fait.
- Oh tiens d'ailleurs en parlant de Bertille. Est-elle prête ?
- Oui Filia, elle est prête, elle essait de faire prendre un bain à Guilhem, m'est d'avis qu'elle va tenter une fois de plus de lui couper les cheveux... Enfin... Bon voilà c'est la dernière malle, nous pouvons prendre la route, dès que tout le monde sera prêt.
- Parfait, Merci Harchi, peux-tu aller chercher nos retardataires ? Je ne voudrais pas payer trop la location de la charrette et du carrosse.

Le vieux valet posa un regard bienveillant sur la petite Étincelle avant de tourner les talons, une dernière fois en direction de la maison. Il savait la jeune fille économe, elle n'était pas pauvre, loin de là, mais il lui déplaisait de dépenser ses écus dans des choses futiles et sans intérêt. Une bouffée de fierté s'insinua dans l'esprit du vieux soldat. Définitivement il l'avait bien élevée. C'est ainsi, ragaillardi et quelque peu fier de lui, qu'il quitta le champs de vison de la Rouquine.

Seule, là, la jeune fille resserra le col fourré de sa cape, la morsure du froid matinal était violente sur sa fine peau pâle. Les prunelles émeraudes détaillèrent une dernière fois la façade d’apparence solide de ce qui avait été "Sa Maison". Tant de souvenirs, tant de détails lui revenaient maintenant en tête alors qu'elle s'apprêtait à la quitter. Arrivée en Limousin, ruinée à cause d'un imbécile envoyé par son Père pour veiller sur elle, elle avait trimé, travailler d’arrache pied pour pouvoir s’offrir cette maison. Plus tard elle y avait accueilli Guilhem quand sa Mère indigne l'avait abandonné. Plus tard encore, ces quatre murs solides avaient été témoins du sommeil d'une Princesse, sa future Mère, celle qu'elle s'apprêtait à rejoindre maintenant.

Et là ... Voilà ... tout était fini... Du moins dans cette maison. La Petite Rousse ne s'était pas résignée pour autant à la mettre en vente. Elle en restait la propriétaire, et qui sait peut-être qu'un jour, elle, Guilhem, Harchi ou Bertille en auraient besoin... M'enfin c'était surtout parce qu'elle n'arrivait pas à concevoir l'idée de se séparer de la première chose qu'elle avait acquis elle-même et comme étant sienne. Un petit soupire s'échappa de sa gorge, laissant un nuage de buée flotter quelques instants dans l'air. L'aube s'annonçait à l'horizon et bientôt le soleil pâle de l’hiver étirerait ses rayons pour éclairer d'une lumière blanche cette journée si particulière. Bon il était temps d'y aller là.


- Guilhem ! Harchi ! Bertille ! Peut-on y aller ? Les voitures me coutent une fortune dois-je vous le rappeler ?

Oui ! paraître pingre plutôt que d'avouer que rester quelques minutes de plus devant sa maison, et elle allait se mettre à pleurer.

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filia = fille en latin
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Guilhem_horvy
NOOOOOOOOOOOOOOOOOOON !! On touche pas mes cheveux !

Et plouf le gamin de plonger la tête sous l'eau pour échapper à Bertille qui encore une fois tentait de lui couper les cheveux, la cuisine dont le centre était occupé par un grand baque d'eau venait d'être inondée par les colère du petit brun, la cuisine et la femme par la même occasion, s'il avait fini par accepter de se laver il était hors de question qu'on puisse toucher à ses cheveux.

He là ! Petit garnement tu va arrêter de crier et t'laisser faire dont !

Les sourcils froncé, la mine renfrognée Guilhem fixait Bertille d'un œil noir.

Non non et re-non ! Écoutez Bertille je vous aime beaucoup mais arrêtez de vouloir toujours me couper les cheveux !


La nuit n'avait pas été bien longue pour l'enfant, bien qu'on lui avait ordonné de se coucher tôt pour être en forme pour le voyage le jeune Champlecy n'avait pas réussi à fermer l’œil tant l’excitation du déménagement était présente. A Saint Julien il devait apprendre les armes et le latin, il y avait même deux autres garçons avec qui il pourrait jouer.

Il avait fini par gagner et garder ses cheveux intact, occupé à se sécher et s'habiller proprement l'enfant entendit la voix de sa sœur qui le pressait à sortir prendre la route, comme si lui non plus n'était pas pressé d'arriver à Saint Julien ? Sans prendre le temps d'attacher ses brais et de rentrer correctement sa chemise le petit brun sortit en courant épée à la main, ses cheveux n'étaient pas correctement séchés et le fourreau de son épée pas attaché à sa ceinture. Il fit un grand sourire à Mahelya et s’apprêta à grimper dans le carrosse quand Bertille l'attrapa par la taille pour finir de l'habiller.


Mais je suis très du bien comme ça ! Laisser moi donc partir narf de narf !

Une fois correctement vêtue et coiffé l'enfant fut libéré et put grimper dans le carrosse en prenant soin de replacer ses cheveux de la façon dont il aimait qu'ils soient.


Alors alors ! On y va ?
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Mahelya
Le fin pied de la jouvencelle battait le pavé en rythme, jouant les notes de son impatience. Tudieu ! le temps que la petite troupe lui faisait perdre valait au moins une étole de soie. Et dieu seul savait si elle avait besoin de se refaire une garde-robe convenable maintenant qu'elle allait vivre dans un château, fille adoptive d'une Princesse et d'un Prince. D'ailleurs il faudrait également rhabillé Guilhem. Et ce n'était pas en louant un carrosse et une charrette hors de prix à l'heure que cela allait satisfaire sa bourse, surtout quand finalement tout le monde s'évertuait à prendre son temps, Harchi, Bertille et Guilhem. En parlant du petit Brun il venait de passer comme une flèche devant l’Étincelle. Le sourcil roux se haussa devant la tenue négligée du gamin. Savait-il qu'il allait mettre les pieds chez une Princesse.

- Tsss Guilhem ... comment es-tu...

Mais pas le temps de finir la phrase que la cuisinière courait déjà derrière le petit garnement afin de le reculotter. Un fin soupire s'échappa de la gorge juvénile.

- Merci Bertille. Hum ... Il n'a pas pris sa cape ?
- Non mais, moi j'y ai pensé Filia. Harchi comme un sauveur venait de sortir de la maison.
- Ouf ... Merci. Donnes là moi je vais lui donner. Je te laisse tout fermer ? ... mais tu n'as pas éteint les chandelles ?...
- En effet, je viendrai tout éteindre et tout fermer quand je viendrais tout à l'heure rendre les voitures... Je ... J'ai pensé que vous préféreriez que j'agisse ainsi.
- Merci.

Ce fut le seul mot qu'elle put lui adresser pour lui témoigner sa gratitude. Mais une fois de plus, leur langage muet, celui qu'ils usaient de par leur regard, voulait dire tellement plus que la parole était superflu. Comment le vieux soldat avait-il pu penser que sa Flammèche l'oublierait à Saint Julien ? Elle était son univers aussi surement qu'il était le sien. Un sourire timide éclaira leur deux visages simultanément, au moins le message était-il passé.
Mahelya monta donc à la suite de Guilhem dans le carrosse exigu, tandis qu'Harchi donnait ses dernières recommandations à Bertille. L'homme conduirait la charrette en tête du cortège, tandis que la femme conduirait les enfants à la suite.


- Tiens Guigui Chéri, Mets donc ta cape sinon tu risques d’attraper la mort.
J'espère pour toi que tu n'as rien oublié !

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Guilhem_horvy
Boarf, si j'avais oublié quelques choses il me suffirait de monter Armoria pour revenir le chercher, mais je n'ai rien laissé ce me semble.

Et le petit bout de finir d'attacher sa cape rabattant la capuche sur son petit crane.

[...]

Le ciel était d'un gris uniforme ne laissant filtré que peu de lumière solaire sur les chemins glacé du Limousin, le carrosse qui transportait Guilhem et Mahelya avançait doucement, traversant les bois. Voilà maintenant une heure qu'ils étaient parti de la capital et déjà le petit brun dormait d'un sommeil profond laissant couler un long filet de bave sur ses vêtements propre.

Il avait déjà parlé de ses problèmes qui lui arrivaient lorsqu'il dormait à sa marraine, enfin entre parlé, Mahelya, Harchi et Bertille devaient tout trois être au courant à force de devoir changer les draps... Aussi il essayait de ne pas trop s'endormir lorsqu'il n'était pas seul, afin de ne pas dévoiler son secret. Seulement bercé par les secousses du carrosse et épuisé par la petite nuit qu'il venait de faire le jeune Champlecy n'avait su lutter suffisamment pour ne pas s'endormir. Aussi après un long moment à baver sur sa chemise il se réveilla en sursaut en hurlant.


PIPIIIIIIIIIIII !

Une bonne partie du lait qu'il avait avalé le matin était rependu sur ses brais mais il n'avait pas dit son dernier mot, aussi sans attendre que le carrosse ne s'arrête, le jeune garçon ouvrit la porte et sauta au sol, la vitesse à la quelle progressait le carrosse le fit tomber en arrivant au sol, mais il en fallait plus au petit brun pour se laisser déstabiliser, il se releva et courut derrière un arbre pour finir se qu'il avait commencé en dormant.

Entre temps le carrosse c'était arrêté et la rousse devait surement être en train de l’assassiner en regard ou en parole. Techniquement il en avait cure il avait eu le mérite de se réveiller et de ne pas tout faire sur lui, c'était pour l'enfant une grande avancé dans sa quête de devenir un homme. Fièrement mais pas trop car il était quand même mouillé un remonta dans le carrosse avant de frotter ses bras et son visage égratignés par la chute et ses vêtements plein de poussière.


Dit Marie-Amelya ? Pense tu que je pourrais me changer avant d'arriver ? Par ce que je suis tout mouillé et les fils de marraine vont se moquer de moi...

Et de baisser les yeux vers la tache sombre sur ses brais.
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Mahelya
- Tssssssss ... Guigui ... M'est d'avis que Mère ne voudra pas que tu sortes seul si loin... Enfin nous verrons bien en tout cas j'ai hâte d'y être.

Mais déjà le Valet - qui conduit la charrette à l'avant du convois - criait le départ. Et les deux bambins n'eurent pas loisir de parler plus longtemps, l'ondulation du carrosse et les irrégularités du chemin les berçaient et bientôt deux enfants emmitouflés dans leurs capes dormaient à poing fermé. La Rousselotte en songe se remémora la soirée du milieu de semaine où Elle et sa Mère avaient annoncé le déménagement à Guilhem. Mais comme nous étions dans un Rêve, Aldraien n'était pas brûlée ni cicatrisée, elle portait une robe d'or et le petit brun avait les cheveux courts et était vêtus de Rose. Bref tout était parfait au pays des songes.

le Pays des Songes

*Guilhem, de rose et d'argent vêtu, venait d'entrer dans la taverne du Bouchon à la Cerise. Les deux rousses, semblables à des déesses sur leurs trônes, commencèrent la conversation jusqu'au moment fatidique.

- Tu aimerais qu'on aille vivre dans un grand château ? et que tu vois ta marraine la Princesse Aldraien tous les jours ? Avait prononcé la plus jeune.
- Voui pourquoi ? avait répondu celui-ci
- Et bien parce que nous allons vivre à Saint Julien.
- Saint Julien c'est ou ? Et pourquoi on irait là bas ?!
- Saint julien c'est .... Un regard de la jeune rousse vers sa Mère.
- C'est pas très loin de Limoges. Et vous allez venir parce que Marie-Amelya est ma fille maintenant, et toi mon filleul, je ne peux pas vous laisser vivre seuls. Avait alors répondu la Princesse.
- V.. Votre fille ? Mais... Et Guilhem de se tourner vers Mahelya - Je ne suis plus ton frère alors ?
- bien sur que si tu l'es encore ... Pourquoi ne le serais-tu plus ?
- Ben... Si marraine est ta mère et que je suis son fileul pour toi je ne suis plus que le filleul de ta mère mais plus ton frère... C'est qu'il avait l'air triste le petit brun
- M'enfin Guigui Chéri .... Ta mère, la Berrichonne, était bien ta mère et pourtant je n'étais rien pour elle ... et ne nous nous sommes pas dis que nous étions frère et sœur à la vie à la mort ? tu sais bien que les liens du sang et les noms ne changent rien entre nous. Ce qui fait de nous des frères et sœurs c'est l'amour que nous nous portons. Je t'ai promis pour toujours.
- Pour toujours toujours alors ?
- Pour toujours toujours ! Parole d'honneur !

S'en était suivi alors embrassades et autres accolades, même le regard du petit brun devint plus joyeux, et il ne tarda pas, d'ailleurs à revenir à l'essentiel.

- Chouette ! Et ? C'est comment chez vous marraine ?
- C'est très grand Guilhem. Et vous aurez chacun votre chambre. Tu pourras apprendre plein de choses.
- Chacun notre chambre ? Vrai ?
- Oui, une très grande chambre.
- Mais nous ne serons pas très loin l'un de l'autre hein ?
- Mais non.
- Et pour Armoria et Ezildur ?
- Oh je crois qu'il y a des Écuries, N'est-ce pas Mère ?
- Oui, Marcel s'occupe à merveille de mes montures, et je suis certaine qu'il sera ravi d'avoir deux nouvelles bêtes à chouchouter.
- Chouette !
- Ezildur et Armoria vont être ravie.
- Armoria...? Comme la Princesse ?
- Oui, c'est maman qui m'as dit de l'appeler comme ça par ce qu'elle se ferait souvent monter mais j'ai pas tout compris..

La Princesse, pour une raison inconnue des deux jeunes gens avait alors faillit s'étouffer.

- ça veut dire quoi ?

- Et bien hmmm...Ce n'est pas très gentil en tout cas. Et ce n'est pas quelque chose qu'on dit d'une Princesse.
- on doit changer le nom du cheval ?
- ah... Oh non ! Je l'aime bien avec ce nom moi !
- Non non, on ne va pas lui changer son nom...Par contre on va évité de la nommer en public.

Les deux mioches avaient alors acquiescer sans broncher et avaient convenu que c'est le samedi suivant qu'aurait lieu le déménagement. N'empêche que Guigui dans ce rêve avait sacrément la Classe, le Rose lui allait si bien au teint.*


PIPIIIIIIIIIIII !

Ahaaahhhhhhhhaaaaaaaaahaahhhhh !

Oui fallait pas la réveiller comme ça la gamine sinon elle hurlait. C'est donc, dans un sursaut les yeux écarquillés et le cœur cognant à tout rompre contre sa poitrine qu'elle sortit de son Rêve. Comment le savait-elle ? Et bien d'une, elle n'était pas en taverne mais dans un carrosse ; deux, Guilhem n'était pas habillé en rose et trois, il était en train de se soulager derrière un arbre. Bienvenue dans la Réalité.

Guilhem_Hrovy ! Ramènes tes fesses ici tout de suite ! Tu vois que tu avais oublié quelque chose avant de partir ! Non mais Non ! Regarde le retard que l'on prend ! Tssssss....

Le Petit brun était loin, il ne devait certainement pas l'entendre. Frustrée, elle reprit donc place en marmonnant des paroles inaudibles qui lui permettaient d'évacuer sa colère. Au bout de ce qui lui sembla être une éternité mais qui plus vraisemblablement devait être quelques minutes, le jeune garçon était de retour et tout crotté. Elle leva les yeux au ciel à sa remarque et regarda sous le fauteuil où elle était assise.

- Tssss ... Vraiment Guilhem va falloir faire attention au Château ... Comme d'habitude je demanderai à Bertille de te réveiller avant que tout le monde ne le soit afin qu'elle puisse nettoyer sans que personne ne le sache.
Tiens ... j'avais demandé à Harchi de nous prévoir d'autre tenues ... au cas où ... Ne me regarde pas comme ça ... C'est pas rose ... Promis ! ... Peut-être grenat tout au plus ...

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Aldraien
- Loïc ! Viens me voir s'il te plait.
- Altesse ? Le précepteur des deux fils Carsenac était arrivé aussitôt sans se faire prier, et pour cause, il savait que la Malemort détestait qu'on la fasse attendre lorsqu'elle avait des choses à faire.
- Deux enfants vont venir vivre avec nous à Saint-Julien, ils devraient arriver aujourd'hui. Je souhaite que tu t'occupes de leur apprendre ce qu'ils doivent savoir...Il s'agit de Marie-Amelya, tu n'es pas sans savoir que je l'ai adopté, et de Guilhem, mon jeune filleul. Tu peux leur apprendre le latin, et tout ce que tu jugeras nécessaire. Marie-Amelya sait déjà lire et écrire, mais ce n'est pas le cas de Guilhem, il faudra que tu lui apprennes. Je veux que tu les traites comme s'ils étaient de mon sang, aucune différence entre eux et mes fils, c'est clair ?
- Oui, Altesse, il sera fait selon votre souhait.

Ce qui était bien avec Loïc, c'est qu'il n'était pas difficile. Il disait oui à toutes les exigences de la Malemort sans poser de questions, autant dire qu'il était plutôt arrangeant. La trentenaire se fend d'un sourire, satisfaite, et prend la route des écuries ; avec un passage rapide par les cuisines pour prévenir le personnel qu'une nouvelle cuisinière viendrait les rejoindre sous peu, puisqu'elle avait convenu avec sa fille que Bertille et Harchi pourraient venir avec elle vivre à Saint-Julien. Le travail ne manquait pas de toute façon.
Aux écuries, elle retrouva Marcel occupé à nettoyer celles-ci, et s'approcha de son Palefrenier. Comme à son habitude, il ne cessa pas ses tâches lorsqu'elle s'arrêta près de lui, Princesse ou pas il s'en moquait, c'était lui le Maître dans ses écuries et la rousse ne lui contestait pas ce fait, bien au contraire, elle était heureuse de rencontrer parfois certaines personnes au comportement naturel ; sa franchise et sa conversation toujours réduite à l'essentiel plaisait à la Dame des lieux. Il s'entendrait bien avec Harchi, lui aussi semblait travailleur et bavard uniquement quand c'était nécessaire. Ils feraient un bon duo.


- Marcel ?
- B'jour Aldraien, c't'un plaisir de vous voir ici, comme toujours ! J'puis faire que'que chose pour vous ? Seller Destinée, peut être ?
- Ne te donne pas ce mal, je ne compte pas sortir aujourd'hui. Par contre, nous avons des visiteurs. Ma fille et mon filleul viennent vivre avec nous. Tu t'occuperas de leurs chevaux ? L'homme de main de ma fille, Harchi, pourra t'aider dans tes travaux manuels.
- Pour sûr m'dame. Si l'bonhomme est vaillant, il s'ra le bienvenue.
- Il l'est.

Marcel acquiesça, tout occupé qu'il était à son nettoyage. La Malemort posa une main sur son épaule et d'une pression le remercia, sans qu'il n'y ait besoin de parler. C'était souvent superflus, la parole, et elle le savait. Ce n'était pas utile bien souvent.
Tout le monde était prévenu à présent, ne lui restait plus qu'à trouver ses garnements d'enfants dans la demeure pour pouvoir accueillir les nouveaux habitants. Mais elle savait s'y prendre, et en moins de dix minutes les mômes étaient chacun dans une de ses mains. Kylian et Arthan, respectivement huit et cinq ans. Presque des jumeaux tant leur ressemblance était frappante. Leurs traits étaient ceux de leur mère, les grands yeux émeraudes en témoignaient. Néanmoins, loin d'être roux, c'est le brun qui dominait dans leurs cheveux courts. Ils avaient encore couru partout et s'étaient tâchés, ce qui avait le don de faire râler la Malemort. Il était impossible de les tenir propres plus de deux heures d'affilée.

Bon...Elle verrait plus tard pour les changer. Pour le moment elle devait se rendre avec eux à l'entrée de Saint Julien, Mahelya et Guilhem ne tarderait sans doute pas. Ainsi, ils feraient connaissance.


- Mère, ils sont gentils hein ? L'ainé venait de parler.
- Mais oui...Ils vont arriver, surveillez tous les deux le chemin.
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Guilhem_horvy
Des tenues de rechange ! En voilà une idée qu'elle est bonne ! Et le petit de déballer les vêtements désignés par la rousse. Pourquoi avait-elle précisé que ce n'était pas du rose du coup voilà il avait un doute, il est vrai que le rouge de cette tenue paraissait un peu pale mais c'était bien du rouge. Sur la cadence des secousses du carrosse le petit brun se déshabilla.

Ferme les yeux Mahelya .

Il passa les vêtements propres en prenant soin de vérifier chaque recoins afin d'être certain qu'il n'y ai pas de rose.


Tu es sur que ce n'est pas rose hein ?! Non par ce que si les enfants que marraine se moquent de moi je vais t'en vouloir !


Une secousse plus forte que les autres le fit tomber, mécontent il se releva et épousseta ses vêtements.

Les minutes défilaient et le paysage limousin avec elles. Bientôt on entendit Bertille dire aux chevaux de ralentir, curieux Guilhem passa la tête par la fenêtre du carrosse et put voir sa marraine attendre devant de grandes grilles accompagnée de deux enfants dont la ressemblance était plus que frappante malgré les cheveux brun dominant.


Mahelya ! Mahelya on arrive ! Ils sont là ! Regarde ! Regarde !


Sans attendre encore une fois, le jeune Champlecy ouvrit la porte et sauta du carrosse encore en marche pour faire un rouler bouler au sol et de finir couvert de poussière et de boue au pied de sa marraine.


Bonjour Marraine, c'est un plaisir de vous voir aujourd'hui et chez vous !
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--Harchi


Le voyage s'était passé sans encombre ou presque. Elle avait eu un éclair de génie sa Filia quand elle avait demandé de préparer une tenue supplémentaire pour Guilhem. Apparemment la Rouquine connaissait mieux son frère que le vieux soldat. Harchi avait débuté doucement l'enseignement de Guilhem. Très doucement. On en était à l'apprentissage des bonnes manières, et le petit brun progressait rapidement. Confiant, donc, le valet avait d'abord répondu par la négative à la demande de sa Petite Maîtresse. Mais vous savez comme une Rousselotte peut se montrer intraitable, Il n'avait donc pas eu le choix. Délicatement plié et soigneusement emballé, le change avait trouvé sa place sous le siège du Carrosse.
L'arrêt sanitaire imprévu du petit ex-Berrichon avait été la cause de son changement de vestures. Intrépide Guilhem, fougueux comme sa mauvaise Mère pouvait l'être. Il s'était littéralement jeté en dehors du coche. Il avait rit, le soldat, en entendant Mahelya râler. Mais au moins le petit serait propre pour son entrée à Saint Julien... Ou pas...

Impatient qu'il était, la charrette et le carrosse pas encore mis à l'arrêt que le petit s'était déjà élancé à la rencontre de sa Marraine. Cette fois se serait l'incident diplomatique. Mahelya ne manquerait pas de faire la morale au gamin, et même si elle n'hurlait pas encore - ce qui était très inhabituel pour la jeune fille -, la tempête qui s'annonçait quand frère et sœur seraient à l'abri des regards des De Cassel-Malemort-Carsenac, serait plus terrifiante encore que celle qui aurait été exprimée sur l'instant. Aie Aie Aie ... Les oreilles du vieux soldat allaient encore subir l'assaut de son d'un autre monde, bien trop aigüe. Il secoua doucement la tête alors qu'il arrêtait son véhicule à hauteur de la Princesse. Comme le voulait l'usage, le vieux soldat descendit, s'inclina bien bas.


- Bonjour Votre Altesse ! Ravi de vous revoir !..."debout et en bonne santé " sont des mots qui auraient certainement pu finir sa phrase. Mais le vieil homme était discret et du haut de ses quarante cinq printemps, s'il avait appris une chose dans la vie, c'est qu'il ne fallait pas parler pour ne rien dire ou pour souligner une évidence qui se lisait dans les yeux. Un sourire discret mais néanmoins chaleureux se dessina alors sur le visage marqué par le temps, avant que ses opales ne glissent sur les trois enfants en sa présence, - Bonjour Jeunes gens, je me nomme Harchi, pour vous servir. Et ne s'attardent sur Guilhem étendu sur le sol. Un soupire s'échappa de la gorge, mais le spectateur de cet acte ne saurait dire si c'était un soupire d'amusement ou d'exaspération.
La première solution à n'en pas douter. Le vieil homme adorait le ptit brun...
L'attrapant d'une main, il aida l'enfant à se mettre sur ses deux pieds.


- Votre Altesse, je vous prie de pardonner ce petit impatient. La joie de venir vous retrouver, de ne pas être abandonné, lui ont quelque peu fait oublier les bonnes manières... Si vous permettez... Je pense que pour qu'il comprenne qu'il n'est point bon d'être si empressé, il faudrait qu'il lave lui-même ses deux tenues souillées ce matin. Et qu'il frotte les tissus jusqu'à ce qu'ils soient immaculés.

Le ton n'était pas sec, mais empruntait une certaine fermeté. Il espérait que la Princesse abonde dans son sens. L'enfant abandonné avait besoin d'être cadré, d'avoir des repères et c'était toujours ainsi qu'il procédaient avec sa Filia. Cette dernière ayant subit, elle-même, ces quelques leçons de vie lorsqu'elle était plus jeune.
Harchi tapota l'épaule de Guilhem.


- Votre Altesse, je ne vais pas vous déranger d'avantage, si vous pouviez m'indiquer où se trouvent vos Écuries afin que Bertille et moi-même nous nous occupions des chevaux. J'apporterai les affaires des jeunes gens dans leurs chambres respectives après.

Remarquez qu'il n'avait pas demandé où lui et la cuisinière logeraient...

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Filia = fille en latin.
Mahelya
Pas le temps de réfléchir à la bêtise que préparait Guilhem - parce qu'assurément il en préparait bien une - que celle-ci était déjà réalisée. Le môme avait littéralement plongé en dehors du Coche. * Petit Monstre, attends un peu que je t'attrape et tu vas voir de quel bois je me chauffe. Pffff tu étais tout propre... Pffff que va dire Mère, que va-t-elle penser ? que je suis une incapable ! Guilhem_Horvy attends toi à subir mon courroux. *
Oui elle était agitée la Flammèche, mais elle n'en laissa rien paraître sur son visage au teint de perle. Doucement, la descente du carrosse fut réalisée, l’Étincelle prenait moult précaution pour ne point se salir et abimer la jolie robe qu'elle portait. Jolie mais simple dans des tons ocres recouverte d'une cape couleur brun profond, harmonie des couleurs savamment pensée, élégante mais pas voyante. Ce qui était un exploit avec sa chevelure de flammes. Le jeune fille alla rejoindre le petit groupe formé autour d'un Guilhem allongé dans la poussière. Retenant une réplique cinglante tandis qu'Harchi conseillait déjà une punition pour le plat de l'ex-Berrichon, la Rouquine arbora un magnifique sourire alors qu'elle voyait pour la première fois ceux qui deviendraient ses frères. Elle s'approcha un peu plus, assez pour qu'ils puissent la regarder sans sembler discourtois mais point trop pour ne pas les effrayer.


- Bonjour à vous Messieurs, je me nomme Marie-Amélya mais vous pouvez m'appeler Mahelya si vous le préférez ou encore Mahe.

Les prunelles émeraudes détaillaient les deux jeunes garçons et même si au fin fond de son esprit elle espérait qu'ils ne soient pas aussi turbulents que son presque frère, elle n'en laissa rien paraître, gardant sur son fin visage un sourire on ne peut plus sincère. Puis elle se tourna vers la Princesse. De voir son Altesse ainsi chez elle, entourée des siens et de savoir qu'elle en ferait désormais partie "des siens", lui arracha une bouffée d'émotion, nouant sa gorge et humidifiant ses grands yeux verts. C'est donc la voix un peu plus rauque qu'à l'accoutumé qu'elle s'exprima.

- Bonjour ... Mère ... Nous voilà enfin arrivés. Je suis ravie d'être ici, et je suis ravie de vous voir.
_________________
Aldraien
- Là bas ! Cria Kylian, pointant du doigt le convoi qui arrivait sur le chemin.

Un sourire étira les lèvres de la Malemort. Son filleul et sa fille n’étaient plus très loin maintenant, et ils se rapprochaient, de plus en plus. Bien entendu, une arrivée classique n’aurait pas été digne de Guilhem, il fallait qu’il la surprenne, encore. C’était un enfant plein de surprises, impossible de tomber dans la routine avec un gamin pareil chez elle, et ce n’était pas plus mal.
Mais c’était elle l’adulte, et elle ne pouvait pas se permettre de rire aux bêtises de son jeune filleul, parce qu’évidemment ça n’aurait pas fait très sérieux. C’est donc un plissement de sourcils qui accueillit le jeune garçon à ses pieds, tandis que les deux jeunes Carsenac riaient bien, eux. Oui, ils étaient enfants et on ne pouvait pas leur enlever cela, elle n’en avait de toute façon aucune envie.
Pas le temps de saluer Guilhem ou dire quoi que ce soit que déjà Harchi est là, elle lui fait signe de se relever et sourit, gardant sa main posée sur son ventre arrondi. Elle lui devait beaucoup à cet homme, c’est lui qui l’a ramassé dans la forêt alors qu’elle était mourante et qui l’avait ramené au chaud.


- C’est un plaisir pour moi aussi de te revoir Harchi.

Elle sourit à nouveau, ébouriffant les cheveux de Guilhem une fois que celui-ci fut à nouveau sur ses deux jambes, pour combien de temps, telle est la question. Oui, il nettoierait ses tenues, après tout c’était ainsi uniquement qu’il découvrirait la valeur des choses. Les deux mains se posèrent ensuite sur les épaules de ses deux enfants et les attira un peu plus contre elle, sous les marmonnements de ceux-ci évidemment, qui faisaient tout pour qu’on les considère comme des grandes personnes. Mais enfin la petite dernière se montra. Marie-Amelya…Sa petite fille, qui avait pris une place tellement importante dans sa vie au cours de ces dernières semaines. Sa venue ici signifiait qu’ils étaient enfin officiellement une famille et qu’ils ne se quitteraient plus.
Le sourire qu’elle lui adressa fut un peu différent de ceux qu’elle accordait aux personnes de son entourage, plein de tendresse. Celui d’une mère pour son enfant.


- Guilhem, effectivement il faudra que tu nettoies ces tenues. Ce n’est pas parce qu’ici il y a des personnes pour faire le ménage, qu’elles doivent s’occuper de tes bêtises. Il faudra que tu fasses plus attention à l’avenir petit filleul.

Son regard se pose sur Guilhem, comme une question silencieuse du genre « suis-je clair ? ». Elle pouvait paraître sévère avec cet enfant, mais elle tenait à ce qu’il puisse recevoir une éducation digne de ce nom, et pour cela elle était toute désignée. Ses enfants ne manquaient de rien, ils étaient habillés, instruits, et aimés. Guilhem, puisqu’elle en avait la charge en tant que marraine, et mère de sa sœur, serait traité de la même façon. Oh il râlerait plus d’une fois, elle le savait, mais il se rendrait compte qu’elle faisait tout cela uniquement pour son bien à lui, du moins fallait il l’espérer. La punition était un passage nécessaire dans l’éducation d’un enfant, même si ici il ne s’agissait pas réellement d’une punition, mais plutôt d’une réparation des bêtises qu’il avait pu faire.

- Continues sur le chemin Harchi. Les écuries sont juste à côté du bâtiment principal. Marcel, le Palefrenier, est au courant de votre arrivée, de même que le personnel des lieux. Soyez les bienvenues chez vous, des chambres ont été préparées également pour Bertille et toi.
Se tournant vers sa fille et Guilhem. Voici Kylian et Arthan Deschenaux-Carsenac, mes fils. J’espère qu’ils deviendront tes compagnons de jeu, Guilhem. Puis vers ses enfants. Mes garçons, je vous présente Marie-Amelya, et Guilhem.
Nous allons rentrer et nous mettre au chaud maintenant. Vous pourrez vous installer tranquillement. Venez vous ?

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Guilhem_horvy
Harchi venait de parler, il souhaitait qu'il lave lui même les vêtements qu'il avait sali, le faire n'était pas dérangeant mais la délation l'était un peu plus. Un regard noire sur le vieillard avant de se retourner bouché bée vers sa marraine qui venait de confirmer la proposition de l'homme. Injustice ! Mais il n'était pas temps à faire un caprice ou une colère il y avait là deux jeunes garçons qu'il ne voulait pas se mettre à dos et encore moins passer pour un bébé devant eux.

Prenant un air fier il regarda l’assemblée;


Oui marraine je les laverais.

Puis il inclina légèrement la tête devant les deux garçons.

Je suis heureux de faire votre connaissance et j'espère que nous pourrons nous amuser ensemble !


Il sourit aux enfants et suivit le petit cortège à l’intérieure des terres. Malgré le froid hivernal qui rendait la plupart du temps à la nature un coté triste et mort, il s’agissait surement du domaine le plus beau qu'il n'est jamais vu. Un long chemin traversait les terres de l'entrée jusqu'à la demeure qui n'avait rien à jalouser au reste du territoire tant elle était imposante et majestueuse. Des commerces et des maisons se trouvaient plus bas et la demeure surplombait le reste, pressé de voir l’intérieure il eut envie de courir mais voyant les autres avancer au pas il se retint. Puis de se pencher vers Arthan et Kylian;


Pssssst hé ! Ça vous dirait de faire la course avec moi jusqu'à la petite maison là bas ? Je suis sur que je gagne ! Le dernier arrivé aura un gage que les deux autres choisiront !

Un petit regard vers sa sœur et sa marraine afin de s'assurer qu'elles n'aient rien entendu.
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--Harchi


Harchi garda avec difficulté un regard sévère lorsque Guilhem se retourna vers lui. Une envie irrépressible de sourire s'emparait de lui. C'est que le petit brun était un petit effronté, mais il amusait grandement le vieux soldat qui s'attachait de plus en plus à cet enfant que la vie n'avait pas gâté. La main lourde se posa sur l'épaule frêle du jeune garçon, en signe de fierté. L'enfant avait accepté la punition et cela déjà était un grand pas dans son éducation.
Doucement le vieil homme se pencha alors à l'oreille de l'ex-berrichon.


- Je suis fier de toi Fiston !
Avant de se redresser et de contempler la Princesse. C'est que cette Rousse, lui rappelait étrangement une femme qu'il avait connu dans le passé, et qui le hantait à présent, surtout dans ses cauchemars. L'éclat froid de la tristesse teinta son regard d'opale une fraction de seconde. Ces souvenirs étaient douloureux, mais s'imposaient de plus en plus à son esprit vieillissant, surtout depuis qu'il avait découvert la Princesse inconsciente sur le bord d'un chemin. Une grand inspiration plus tard, il avait recouvré son calme, du moins en apparence et sa voix ne chancela pas.

- Votre Altesse, je vous remercie pour cet accueil, Bertille et moi-même nous occupons de tout décharger sans pour autant troubler la quiétude de votre demeure.

Le vieux soldat se recula d'un pas, puis d'un second. Avant de tourner les talons, il observa du coin de l’œil sa petite Étincelle qui grandissait à vue d’œil. Maintenant qu'elle avait une famille, elle n'aurait plus besoin de lui, elle ne se soucierait plus de lui, et bientôt, il ferait sans doute parti des meubles. Et il mourait seul, comme il l'avait su ce jour d'hivers, il y avait onze ans. Malgré la douleur qui enserrait sa poitrine à cet instant, le vieillard ne pouvait que se féliciter de l'évolution de sa Filia (*), elle si douce, elle si pure. Regardez donc la Belle jeune fille qu'elle était devenue. Silencieusement, il remercia le ciel d'avoir mis cette enfant sur sa route. L'enfant du Soleil. Cette enfant, son soleil. Avait-elle seulement conscience qu'elle l'avait maintenu en vie ?... La gorge serrée, il la regarda une fois encore. Jamais il ne s'en lasserait. Et puisque maintenant la petite Flamme dans son cœur n'aurait plus besoin de lui, il resterait alors cet observateur discret et silencieux. Il deviendrait son Ombre, ainsi quand il disparaitrait, son éclat à elle n'en serait pas affecté, puisqu'elle l'aura sans doute oublié.
Cette arrivée à Saint Julien marquerait sans doute la fin de sa vie, mais le début de la Sienne.


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(*) Fille en latin.
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