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[RP] Joutes en Savoie - Tour 1

Fenthick


La seconde joute n'en était pas moins importante qu'elle fut elle aussi houleuse, et emmena dans la mémoire populaire son lot de surprises et de commentaires.

Ce que l'on retint de tout ceci fut confus. D'aucuns affirment que la Baronne momentanément Duchesse avait sans doute lesté sa lance, baliverne que l'Héraut aurait constaté. D'autres crièrent que le Montjoie était drogué, baliverne un peu moins certaine à coup sûr ..

Mais ce qui demeura comme l'unique vérité, c'est que l'un comme l'autre, Jehanne et Raoul furent dignes de leurs rangs et de leurs terres, en se montrant d'une sportivité remarquable.

Plus connaisseur que le reste de la foule d'ors et déjà béate d'admiration devant la taille des montures des différents participants, le Chambellan avait remarqué la petite coulée de sang sur le flanc de la bête de Montjoie, qui expliquait sans doute son départ en ruée, discrète mais bien existante, qui avait du le déstabiliser.

Il connaissait aussi fort bien l'incroyable adresse de l'épouse du Régnant à cet ardu exercice, et son affection toute particulière pour ce sport dangereux, ou elle remplaçait lourdeur et puissance par détermination et précision implacable et imparable.

Et c'est donc en applaudissant, toujours souriant, que Fenthick annonça, après un regard et quelques mots échangés avec Constance, la suite des joutes.

Ne rangeons donc pas si vite l'écusson au lion d'or et d'azur, car voici venu l'heure pour la Vicomtesse Aélis de Montjoie d'entrer en lice! Elle sera au poser à la fière Bresse, représentée par le vassal du Duc de Bresse et de Suse, Bastien de Louhans, Seigneur de Tossiat!

Citation:
Joute tierce

Pour la Seigneurie de Tossiat,
Bastiende Louhans, Seigneur de Tossiat,



CONTRE

Pour la Vicomté de Montjoie,
Aélisde Montjoie, Vicomtesse de Montjoie.



Les jouteurs sont attendus en lice.


Bastien_de_louhans


Bastien entendit les paroles de Fenthick et ne put les ignorer. Il avala sa salive, c'était l'heure de vérité. Pour ces joutes il avait préféré porter un harnois de guerre, et non la lourde armure de tournoi que certains seigneurs préféraient exhiber. Il monta donc seul en selle et alla se positionner à un bout de la lice, la visière de son heaume relevée.

Jouter contre une femme... Son père, grosse brute comme on n'en fait plus, pourtant, lui avait toujours dit qu'on ne frappait pas les femmes, quand on est bien élevé. Et sa mère avait ajouté que s'il le faisait malgré tout, le Très-Haut l'enverrait en enfer, comme un vil scélérat de blasphémateur qu'il était. Du coup il n'en menait pas large, à son extrémité de la lice. Aller en enfer, cela prenait-il la forme d'un éclair qui vous cloue sur place ? Vivrait-il jusqu'à voir l'année prochaine ? Faudrait-il qu'il change de nom en cas de victoire, pour que l'ange exterminateur ne le retrouve pas ? Mais s'il visait le ciel ? Techniquement il ne pourrait atteindre personne ainsi, donc le fantôme de son père et tous les anges du Très-Haut le laisseraient en paix. Et il perdrait la joute, sans le moindre doute. Il devait y avoir une autre solution. Droguer Aelis ? Non, Raoul l'aurait étranglé s'il l'avait su, après lui avoir scié tous les doigts avec une cuiller ébréchée. En plus ça aurait été déloyal. Lui demander d'abandonner ? Mais c'était la vicomtesse Aelis de Montjoie, il n'y avait pas l'ombre d'une chance qu'elle accepte. Fermer les yeux en attendant que ça passe ? Mais s'il la blessait, sans faire attention ? Ah là là, que faire ?!

Le Bressan faisait donc nerveusement tourner sa monture, la lance calée sur la cuisse et le bouclier au poing, attendant... un miracle. Oui, c'était le mot. Peut-être que la fille de Montjoie serait malade, à cet âge-là on est fragile. Ou un bon gros dossier bien volumineux, au tribunal. Seigneur, entends ma prière ! Quoi qu'il en soit, il n'y avait plus que le Très-Haut pour le sortir d'affaire, désormais.
Jehanne_du_genevois



En attendant la prochaine joute ....

Le vicomte allait bien .
Tout au plus il estait vexé qu'une femme puisse le mesttre à terre .Mais je m’entraînais tous les jours à cela ainsi qu'au maniement des armes .

Il estait temps de quitter la lice ,Gosth me suivant docilement quand Sieur Cesare m'aborda .



Bien le bonjour Baronne. C'est un plaisir que de vous voir ici. Beau duel, vous m'impressionnez vraiment. Je ne m'attendais pas devoir jouter contre vous lorsque je vous ai vu pour la première fois en votre château. Ce sera pour moi un honneur que de vous affronter en cette arène.

Je tendis ma main tandis que je lui répondais en souriant

Sieur Cesare ,merci du compliment .
Vous savez faut pas se fier aux apparences,je n'ai pas l'air si frêle que cela .
J'ai toujours jouter et manier les armes depuis mon tout jeune age et on ne me surnomme pas la tornade pour rien .


Je conversais tout en me rendant vers mon campement pour faire boire Gosth .


_________________
Octave



Octave, attiré par tout ce qui était beau. Par lui donc ? Bah, oui parfois. Gare à ne pas tomber dans la rivière, jolie fleur ! Il avança d'un pas léger et svelte vers le terrain du château ducal. Là où on s'entraînait, là où on joutait. Ah les joutes ! Toujours un grand moment. Il revoyait son père combattre dans les plus grandes Cour de l'Empire. Quel dommage que l'âge entâche la robustesse ! Damnée sois-tu vieillesse infâme ! Car c'est là tout l'affreuse et majestueuse vérité des vieux et superbes rois : le monarque est pareil à ces oiseaux idiots, dont leurs ailes de géant les empêche de marcher. Tristesse infinie ! Octave pensait souvent à la mort. L'un de ses objectifs prochains étaient d'ailleurs de passer ad patres. Pourquoi ? Pour ne pas vieillir ! Pour rester jeune à jamais, sous les étoiles qui brillent rendre son dernier souffle. Laisser au monde l'image d'un jeune garçon, dans l'âge fort, avec dans les yeux, la peur la plus profonde et la plus inspirée : la mort ! Les maux qui parfois étaient les siens, aussi bien physiques que moraux, le convaincait d'un trépas prochain. Mais bien trop prude pour s'occuper de sa santé. Ah ! Cruelle pudeur, je t'emporte avec moi ! Il lui arrivait aussi de pleurer. Oui, c'était injuste. Quoi de plus beau que la vie ? Rien. Mais ce cadeau avait un prix terrible. Deux ou trois rides sur les mains, et c'est la fin.

Donnant un coup de botte à petit tas de neige, il put enfin discerner la lice et les gradins. Ses pensées s'effacèrent. Le divertissement ! Se détourner de Dieu, se détourner de la mort. Ne plus penser à la fatalité mais détourner son esprit de cette réalité. Là était tout le sens du mot. Pourquoi le Peuple était si nombreux à ces évènements ? Pour oublier sa misère quotidienne ! Pour rêver, pour encourager leur champion. Et quoi ? Le soir, on retournait mourir. Méchant vie !

Octave monta dans les gradins. Il s'installa au sommet, entre un gros soldats aux couleurs qu'il méconnaissait, et une vieille femme aux joues creusées et aux dents tombées. Pitié, que je t'aime ! Pourquoi ressentir de la bonté envers ceux qu'il ne voulait pas devenir ? Justement parce qu'ils avaient eu cette force, ce courage de vivre jusqu'à cet âge ! Faisant fi de leur peur et des ténèbres, profitant de l'existence. Entêtement qui ne menait à rien, puisque tous se rejoindraient un jour ou l'autre dans les abymes.

Le duc Nerval arriva. La foule se leva, par respect. Dès qu'il s'assit sur son trône, tous l'imitèrent. Très peu pour Octave. La souveraineté, il la repoussait d'un revers de la main, comme on repousse la feuille au vent d'automne.

Et les combats s'enchaînèrent. Il ne fut pas surpris par Sa Grâce de Raoul. Il revenait de France, et personne ne savait ce qu'ils avaient enduré tous ! Octave et les autres, Bastien qu'il appréciait et ses autres compagnons. Secrètement, le jeune Romain espérait qu'il ne leur arriverait rien. Montjoie allait plutôt bien. Comment faisait-il à surmonter le poids de telles armures. Lui ne faisait que quelques livres tout trempé. Si on lui mettait toute cette ferraille sur le dos, il croulerait, indubitablement ! Pourtant, c'était très beau. C'était cela qui charmait les demoiselles. Qui voudrait d'un gringalet comme Octave. Parfois, il se posait la question de l'amour. La plus grande des forces, il en était convaincu. Car s'il aimait, il trouverait le courage de poursuivre sa vie grâce à celle qui enchanterait ses jours et ses nuits. L'amour était si fugace, si rapide, si indiscernable !

Assis en haut des gradins, Octave jeta un coup d'oeil à Fenthick, qu'il ne connaissait pas. Devant ce visage inconnu, il tourna les yeux. Dans la foule en joie, le jeune homme ne se voyait pas. Peut-être sentait-il moins que tous les spectateurs. Peut-être paraissait-il même plus noble. Mais au fond, qu'est-ce que cela apportait ? On fonçait tous vers la même fin.

A quoi bon.

Il soupira.
Bastien_de_louhans


Hélas ce n'était pas encore aujourd'hui que le Très-Haut répondrait aux prières de Bastien. Peut-être en fait qu'Il n'aimait pas être prié, sinon il répondrait de temps en temps. Les trompettes sonnèrent, il n'y avait plus d'autre choix que d'aller droit devant, même si ça voulait dire être foudroyé par une colonne de feu divin pour punir le blasphème.

Le seigneur de Tossiat rabaissa la visière de son heaume et lança son destrier à pleine allure. Pas plus rassuré que quelques instants plus tôt, il fermait les yeux, mais avant le choc la curiosité fut si grande qu'il en rouvrit un. Horreur ! Sa lance filait vers le heaume de la vicomtesse ! Que l'arme soit émoussée ou pas, c'était dangereux ! Il ramena en catastrophe la pointe de sa lance vers le bouclier de son adversaire, mais s'y prit mal et sa lance glissa simplement sur le métal, sans occasionner le moindre dégât. Au moins sa manœuvre originale avait probablement surpris Aelis, car elle ne toucha pas non plus. En tout cas il lui avait porté un coup et il était toujours en vie. Merci Seigneur ! Je jure que je ne voulais pas la blesser, mon Dieu !

Impitoyable, la joute se poursuivait. Puis qu'aucun des deux n'avait vaincu, il y avait une deuxième passe d'armes. Cette fois Bastien garda les yeux bien ouverts. Le Très-Haut était avec lui, au moins jusqu'à présent. Et cette fois il visa mieux le bouclier de la vicomtesse, et sa lance se brisa. Mais Montjoie restait en selle, rien n'était donc fait. Tout au plus avait-il un léger avantage. Il fallait y retourner. Et cette fois ce dut définitif. Bastien fit complètement exploser sa lance, et le choc fut si violent que la vicomtesse tomba de sa monture. Par la houppelande retournée de la reine Nebisa ! Cette fois il allait se faire foudroyer par l'ange exterminateur, il l'avait sûrement blessée ! Et si l'ange le loupait, Raoul ne le louperait pas, lui.

Bastien, inquiet, jeta le tronçon de sa lance sur le sable de la lice et sauta à terre pour courir vers son adversaire du jour. Arrivant à côté d'elle il vit qu'elle semblait ne rien avoir. D'ailleurs il n'y avait pas eu de colonne de feu, il s'en rendait compte maintenant. Si elle avait été blessée il aurait déjà été foudroyé. Quel idiot il faisait ! Il lui tendit donc la main pour l'aider à se relever.

Mille excuses madame. J'espère que vous ne me tiendrez pas rigueur de mon comportement violent et j'aimerais remercier le Très-Haut de la chance qu'il m'a donnée. Soeur Aelis, vous qui êtes plus proche de Lui que je ne saurais l'être, acceptez-vous de m'aider ?
Aelis
Vicomtesse harnachée dans son armure trop lourde pour elle, cheval caparaçonné aux couleurs de Montjoie... Ne restait plus à Aélis qu'à se hisser en selle, ils ne furent pas trop de trois valets pour l'aider à y grimper.

Mais comme nous l'avons déjà dit, elle était prête, prête à jouter. D'une main assurée, elle guida sa monture jusqu'à la bordure de la lice. Les chevaux, c'était son dada, elle montait quasiment chaque jour depuis que son père lui avait offert sa première monture, alors qu'elle n'était âgée que de 14 ans. Pour le reste... L'assurance était bien moindre. Madame n'avait que trop peu dormi cette nuit là, entre quelques réquisitoires à préparer et une Rose qu'elle voulait nourrir elle-même... Autant dire qu'elle n'avait pas les yeux en face des trous.

Mais elle devait jouter. A ce que je sache, elle était toujours page de l'Ordre de la Suprême Annonciade, et si elle comptait un jour monter en grade, elle n'avait guère intérêt à se défiler, au contraire. Aussi empoigne-t-elle courageusement sa lance, après tout... Même si elle était tuée, au moins était-elle assurée de la bonne santé de Raoul, les enfants étaient donc en sécurité. Enfin tout de même, une petite prière fut récitée in petto.

Coup de talon, claquement de bride, le destrier s'élance au travers de la lice. La lance est pointée mais rate sa cible, celle de Bastien ne fait qu'effleurer son écu sans se briser. Premier tour terminé, les jouteurs reviennent à leur place de départ.
Second tour, cette fois, Tossiat vient briser sa lance, tandis que la Vicomtesse manque encore sa cible. Néanmoins, elle eut la présence d'esprit de se rattraper au pommeau de sa selle. 1-0, donc.

Puis vint le dernier tour, qui sera fatal à la Vicomtesse. Chevaux lancés à toute allure, comme de coutume cette dernière vise à côté de l'écu de son adversaire, qui, lui, avait eu le temps d'ajuster sa visée, et explose sa lance en plusieurs bris. Surprise par la violence du choc, notre Aélis se retrouve déchaussée de ses étriers, et après un joli vol plané et un affreux fracas de tôle, se retrouve ventre à terre, tête dans le sable, un peu sonnée mais intacte. Fissa les valets accourent, certains pour récupérer son destriers, d'autres pour l'aider à se relever, mais c'est finalement Bastien qui est le premier arrivé sur les lieux de la chute, et la remet sur pied.

Après quelques clignements de paupières, le temps d'y voir un peu plus clair et que les petites étoiles daignent quitter ses yeux, la Montjoie ôte son heaume avant de lui répondre :


- Ne vous tourmentez point, cher ami, en m'inscrivant à ce tournoi j'étais parfaitement consciente des risques auxquels je m'exposais... Mais l'attrait de la chevalerie fut plus grand ! Néanmoins, si une action de grâce peut soulager votre conscience, alors oui nous pourrons aller prier ensemble.

Puis, bonne joueuse, dans un franc sourire, Aélis attrape le coude de Tossiat et lui fait lever le bras, signe de sa victoire sur elle, déclenchant les vivats de la foule, puis se recule et s'incline face à lui. Elle avait appris à accepter la défaite avec humilité.
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Constance_de_cleves
Le premier duel avait apposé deux femmes, le second avait été mixte avec une nouvelle victoire féminine mais que réservait le duel suivant? Il opposait à nouveau une femme à un homme. Constance se demandait s'il y avait plus de femmes que d'hommes inscrits à ces joutes car elle n'avait pas encore pris le temps de compter. Elle n'avait guère le temps de penser à tout cela.

Elle regarda le Seigneur et la Vicomtesse qui attendait son signal. Elle leva le bras droit avant de le redescendre rapidement pour lancer le duel. L'homme ne semblait pas trop dérangé par le fait qu'il combattait une femme et de rang plus élevé que le sien. Il réussit à la toucher mais sans briser sa lance. La femme ne fut pas blessée mais ne parvint pas à riposter (0-0).

Les deux jouteurs retournèrent alors prendre de nouvelles lances et Constance donna à nouveau le signal. Cette passe ressemblait à la précédente : Bastien attaque à nouveau mais cette fois il casse sa lance. Aélis ne parvint pas contre-attaquer mais reste bien en selle (1-0).

Toujours pas de chute donc une nouvelle passe s'imposait. Bastien ne se laissait toujours pas gagner par la galanterie à ce qu'on pouvait en voir. Il explosa littéralement sa lance sur la Vicomtesse. Cette dernière ne riposta pas et sous l'impact tomba de cheval(2-0).

Bastien aida la perdante à se relever, rassurant ainsi tout le monde : toujours aucun blessé à déplorer.

Constance désigna de la main le vainqueur.


Le Seigneur de Tossiat, Bastien de Louhans, gagne cette joute.

[Edit : il y avait une vilaine faute de français!]
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Poursuivante ès Joutes
Petrasis
Elle tenait dans la main un morceau de papier, sur lequel était tracé le trajet pour se rendre aux tournois savoyards amicaux.

Son frère Bastien de Louhans grand amateur de joutes avait eu la bonne idée de l’inviter pour venir l’encourager.

En cette fin d’hiver, l’élégante damoiselle avait pour l’occasion revêtue un mantel de velours mauve à la forme évasée, enveloppant ainsi toute la silhouette de la belle.

Sur le haut du vêtement , à mi-hauteur de son cou , une magnifique broche de pierreries refermait le long manteau, de larges manches bouffantes resserrée aux poignets, par d’ astucieuses couturières , lui permettaient d’ engouffrer ses petites mains dans un manchon en fourrure . Cet ensemble lui donnait une allure fort distinguée ce qui ne déplairait pas à son ainé .

La jeune femme ainsi mise se déplaçait avec aisance dans les allées sablées et caillouteuses aménagée pour l’évènement.

Tout en faisant le tour des tentes des invitées, elle zieutait de temps en temps vers les ouvertures de certains habitacles à la recherche de son frère, il arrivait parfois qu’elle du remonter sa robe de façon convenable pour enjamber un tronc mort lui barrant le chemin.

Et c’est ainsi que la gente damoiselle d’ Hannocourt visita la petite communauté avant d’arriver devant une estrade aux multiples couleurs surmontée de fanions flottants aux vents et où une foule de gens regardaient la fin d’une joute .




Petrasis d' Hannocourt
Liloudu33


Lilou attendait la prochaine annonce du Combat.
Mais, apparemment, les concurrents allaient continuer à trépigner d'impatience.

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Caesar


Cesare se saisit alors de la main de la baronne et s'inclina, simulant un baiser de respect, avant de se redresser et de la suivre.

Notre duel sera légèrement incongru, ne trouvez vous pas? Moi devoir me battre contre une femme, vous devoir jouter contre un roturier. Je crois bien être le seul non noble de ces joutes par ailleurs...

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Fenthick


En ce 28 Février de l'An de Grasce Mille Quatre Cent Soixante, la Vicomtesse de Montjoie avait chu sous les assauts du Sire Bastien de Louhans, tombée de cheval au troisième assaut.

Mais elle s'était dignement et fièrement relevée, aidée par un Sire de Tossiat avenant et embarrassé. Du moins, c'est ce que lui, Fenthick, de ses tribunes, voyait et interprétait du faciès des protagonistes.

Il applaudit chaleureusement avec le public la sortie des deux valeurs savoyards et jouteurs, souriant. La tension des tribunes s'était un peu atténuée. L'on aimait pas voir choir une Dame en Savoie, même si la chute était juste et normale. Une sorte de bienséance locale, et de galanterie innée d'un public que beaucoup auraient pourtant qualifié de rustres et de gueux.
Ah, si la fine fleur de la Diplomatie française avait pu voir la scène, elle se serait sentie bien idiote. Enfin.

Extrêmement satisfait de la tournure des évènements, de la présence du Duc, qu'il alla saluer d'une courbette et d'un sourire amical, et surtout, de sa bonne entente avec la Poursuivante Impériale, il annonça la joute suivante.

Et maintenant, la Dame de Pettinengo, Nashia, contre la Dame d'Albens, Mini Laskarina!

Citation:
Joute Quarte

Pour la Seigneurie de Pettinengo,
Nashia Tosti, Dame de Pettinengo,



CONTRE

Pour la Seigneurie d'Albens,
Mini Laskarina, Dame d'Albens.



Les jouteurs sont attendus en lice.
Adrien
Adrien se tenait non loin du Duc. A son arrivée, il le salua avec respect et se retourna pour essayer d'entendre les noms. Il resta perplexe sur les deux premiers candidats jusqu’à qu'il vit leurs deux visages. On commençait pas des femmes. Il espérait sincèrement que Lilou gagnerais, après tous c'était devenu une amie. Adrien se replongea un instant dans les souvenirs, l'époque où il arriva à la HS pour y retrouver un dépotoir et Lilou, abandonné fasse a cette amas de travail... c'était il y a un an.

Il applaudit quand on annonça Lilou gagnante. Maintenant il s'agissait de Jehanne et Raoul. Les deux personnages ne lui étaient pas inconnu. Les quelques mois de travail à la HS lui ont permit d'acquérir une grande expérience sur la noblesse savoyard. Il misa, dans ses pensées, pour Raoul. Il n'était pas du genre a ce laisser faire, que se soit une femme ou pas. Le futur est décidément bien hasardeux, et le vicomte perd.

Encore un groupe mixte avec un noble qui ne connaissait pas très bien, Julien. L'adjoint paria donc sur Aelis, pour la seul et unique raison que c'était une femme. Il se tins prés a sursauté pour applaudir la jeune dame, cependant elle perdit. Adrien ne put s’empêcher de lâcher un petit grognement... c''était le jeu.

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Silanie


La jeune femme était bien installer dans son siège. La première joute fut annoncé, Lilou et Lisyane. Deux grandes femmes que la jeune femme appréciait. Elle avait deja eu l'occasion de voir les qualités de guerrière des deux femme, et donc, regarda avec grande attention la joute. Ce fut Lilou qui remporta, et la demoiselle applaudit, non sans une inquiétude pour Lisyane. C'est que c'etait la première fois que la jeune femme assistait a des joutes. Enfin, des joutes de la noblesse. Elle avait formé de nombreux soldat à l'art de la cavalerie, mais entre les entrainement et ces joutes, il y avait une différence.

La seconde joute fut annoncé. Jehanne et Raoul. Là aussi, deux personnes ayant une bonne maitrise. Mais a cœur de femme, on ne peut reprocher que la blondine soutint la Baronne. Solidarité féminine a n'en point douter. Mais cela ne lui empêchait pas pour autant d'avoir une inquiétude. On pourra dire ce que l'on voudra, mais l’expérience faisait savoir a la jeune femme qu'un homme et une femme, ne joute pas forcement de la même force. Elle croisa les doigts alors que les deux concurrents s'entrechoquait, plissant des yeux, avant de les rouvrir une fois l'annonce fait de la victoire pour la Baronne. Elle les rouvrit, et applaudit, espérant que son inquiétude n’était remarqué de personne.

Troisième joute, Aelis et Bastien. Cette fois, l’inquiétude fut plus perceptible, mais qui aurait été indifférent alors que la Vicomtesse était a terre. Elle se releva, et ce fut le soulagement. Eh oui hein, la Castiglione était peut être une tète dur, elle n'en était pas moins une femme! Une femme solidaire, eh oui messieurs! Elle applaudit malgré tout, pour saluer les échanges qui furent, et attendit l'annonce des joutes suivantes.

Nash et Mini. Alors là, pour la blondine, ça valait le détour. Les deux, elle les connaissait bien, ou du moins assez pour savoir qu'elles étaient deux tête brulé amatrices de sensation forte. La jeune femme se tira un peu vers l'avant pour mieux voir. Elles n'en loupait jamais une, mais la blondine n'aurait pas penser les voir face a face. Et pour le coup, elle ne savait pas qui soutenir! Raaaalala, cruel dilemme pour la blondinette qui les adorait tout les deux. Limite, elle regrettait de ne pas jouter avec elles! Allez vite la suite, je trépigne!

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Mini.
Et maintenant, la Dame de Pettinengo, Nashia, contre la Dame d'Albens, Mini Laskarina!

Non de nom, l'annonce retentit dans les oreilles miniennes !
Elle avait dit pas un mastodonte, bon d'accord, ça c'était respecté ...
Mais une joute contre Nash, ça promettait !!
Deux harpies en lice, qui dit mieux ?!
Manquait plus que Sili pour compléter le tableau ...
La brunette jeta un regard aux gradins, et la vit trépigner ...
Punaise, elle avait même pô pris ses pompons pour la soutenir !
Elle allait l'entendre hein !!

Mini enfila son casque, ç'eut été dommage d'endommager le peu de neurones encore valides qui lui restaient ...
Engoncée qu'elle était dans son armure, elle eut déjà un mal de chien à grimper sur le dos de Foudre.
Celui-ci était plus excité qu'une puce, ce qui n'aida point la brunette à se mettre en selle, non plus ...
Une fois, sur le dos de son canasson, elle esquissa un sourire taquin à l'attention de la Pettinengo et lui lança ...

Prête à prendre ta râclée ?!

Bah quoi ?! Elle espérait bien gagner quand même !
Au moins un round ...
Dernier regard aux gradins, d'où Locke la soutenait ...
Elle lui sourit avant de rabattre la visière de son casque, ç'eut été dommage d'abîmer un si joli minois et c'est pas le Seigneur d'Albens qui vous dira le contraire ...
Puis elle talonna Foudre qui partit dans un galop effréné à l'assaut de la Pettinengo, lance pointée sur Nash ...
Que la meilleure gagne !

Alors qu'elles étaient proches l'une de l'autre, Mini toucha la cuirasse de sa brune adversaire et celle-ci ne bougea pas d'un poil, droite comme un "i" sur sa selle ...
La brunette en cassa sa lance d'ailleurs, pourtant c'était pas faute d'avoir mis du coeur à l'ouvrage !

Flûte de flûte ! maugréa-t-elle.

En fait, c'était beaucoup plus vulgaire que ça mais pour les oreilles chastes de nos lecteurs, nous limiterons les vulgarités ...
Deuxième assaut, à vos marques, prêtes ? Feu, partez !
Et les deux têtes brûlées de s'élancer encore ...
Nash fut la plus rapide mais ne fit pas tomber la brunette pour autant et en cassa sa lance d'ailleurs ...
Un partout, balle au centre !

Le troisième assaut serait décisif, Mini le savait fort bien ...
Elle pointa sa lance une ultime fois ...

Cette fois, c'est la bonne !

Les chevaux lancés au galop par leurs cavalières, arrivaient presque à hauteur ...
La Tornade était bien décidée à régler son compte à la Dame de Pettinengo, sa main gauche se cramponna à sa selle, ses cuisses se resserrèrent sur les flancs de son canasson jusqu'au choc final ...
Elle avait juste oublié de caler ses petons correctement dans les étriers ...
Si peu de choses quand on y songe !
Résultat des courses : Deuxième lance pétée, une Nash qui avait fait pirouette cacahuète, projetée par terre et une Mini encore en selle et très satisfaite d'avoir gagné !

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Fervente militante contre la bêtise humaine ...
Nashia
Albens Par dieu ! Vous vous moquez de mois vous tous ? Norf nde Norf !

Et la naine éclata d'un rire frais. Mini d'Albens, Outre le fait qu'elles s'adoraient elles étaient aussi surement les deux plus folles furieuse que Chambéry est pu voir patrouiller sur ses murailles... Elle se fit hisser sur sa monture le sourire aux lèvres. Attrapa son écus sa lance baissa son heaume et...

Et Toi ma vieille ? Tu as rembourré ton armure j'espère !

Yek yek yek ! Aucune raison qu'elle perde. Du moins pour elle... Ceci dit, c'était Mini. Et rien n'était moins sur que sa victoire. Mais qu'importe le gout du jeu était plus fort que les autres, et Mini en adversaire, le jeu serait sublime ! Saluant son adversaire d'un signe de tête elle talonna l'étalon dont elle ne connaissait pas le nom.
Elle était fine cavalière mais admettons le... Ne pas connaitre sa monture ca n'aide pas a bien visée et elle rata lamentablement sa cible qui elle ne se fit pas prier. Elle lui éclata sa lance... Nashia vacilla mais se maintient en selle.
Le deuxième round fut de même... Bien que l'on inversa les rôles. La Naine de Pettinengo avait prit un peu le rythme... Et étrangement ce fut elle qui brisa sa lance sur l'écu de la Chambérienne. Cependant celle ci ne tomba pas...
Le dernier assaut fut un peu flou pour la naine qui tomba ? Qui brisa sa lance ? Elle n'en savait rien pour sure qu'elle avait raté un passage la ! Une fois a terre, elle refila les rêne de l'animal a Arti lui lancant aussi son heaume au passage et elle s'empressa de rejoindre la Mini en galérant dans son armure...


Et bien ma Belle ? On tient plus à cheval ? Belle joute, merci.
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