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[RP] Saumur : Pays de la séquestration.

Chalva
Saumur à l'horizon.
Une tête brune dépasse d'une charrette. Charette qu'elle avait pris d'assaut entre la route d'Angers et de Saumur.
Ouais parce que c'est pas le tout, mais la marche ça épuise. Surtout après avoir écouté le père Minlawa et le Regort lors de son ordination. Disons que son cerveau était désormais en mode pause. Fallait donc pas trop lui en demander.

La soirée s'annonce par un ciel qui s'obscurcit, des marauds, nobles et gueux arpentant les ruelles à la recherche de tavernes.
La brune se hâte de descendre de l'engin, à son tour de se diriger vers l'antre de l'alcool.
Que de têtes étrangères, sauf peut être une, jeune fille qu'elle avait croisé il y a quelques semaines de cela. Pour autant, elles ne se connaissent pas.
L'alcool n'est pas. Soit disant technique de recrutement. Mettre les visiteurs dans le manque pour ensuite les achever lors de nombreuses tournées, pour ensuite créer à nouveau du manque, et ainsi jouer sur la relation de dépendance.

De quoi les rendre fou. Tellement fou qu'ils ne savent plus qui ils sont ni ou ils sont.
Apparition d'un duc, qui dit coin coin. Puis sortie de celui ci.
Première victime de la taverne "Scandale" pour sûr.
Deuxième victime, un homme se faisant passer pour Dieu.
Un Bretangevin, qui semble encore assez pompeux pour ne pas être victime.
Une noble d'une sacré allure, dame Tiss.
Puis bien sûr, la Calyce au regard malicieux.
Y a de la bonne humeur, ça rit, ça chante, ça joue. Ca fait les fous!
La question fatidique arrive, "vous emménagez ici?". Réponse : "non".
Et voilà que ça tente de la convaincre.
Faut l'avouer, elle les connait pas plus que ça, mais elle rigole bien chez les Saumurois. Sauf que au fond de sa conscience, y a La Flèche et pépé Regort.


La Calyce :
- On va vous kidnapper!
La Tiss :
- Ouais, ça obligera à Regort de venir nous voir.
La Chalva :
- Ouaaais! Pis comme ça on lui demande une rançon de 1500 écus!
Les deux se retournent, étonnées qu'elle marche dans la combine.
- Bon de façon, il voudra jamais mettre 1500 écus pour ma poire, mais tout de même! Je suis son assistante de vie, c'pas pour rien!
Le Bretangevin veut les balancer. Quelle pourriture ce prince! Tentative de corruption. Marche pas.

Voilà que ça blablate, puis d'un truc à l'autre, la Chalva se retrouve à proposer au faux Dieu de la kidnapper puisque le Gild' ne veut pas. Réponse positive de celui ci :
- Je vous kidnappe et je vous amène au bout du monde.

Chouette!
Le plan avance. Récapitulons : un kidnappeur, une victime, deux témoins et accessoirement officieusement complices, et enfin, une balance.

_________________
Tiss__
L’assistante de vie de pépé Regort était arrivée en ville, la nouvelle n’avait pas tardé à arriver aux esgourdes de la double V. Direction le scandale, obligée c’est là qu’elle croiserait Chalva, la méthode Calyesque pour attirer le client étant infaillible.
Présentation, discussions… le temps passe, l’on décide d’adopter la brunette et de faire venir le bailli à Saumur.


    On est d’accord ? On fait comme ça ? C’est la faute au vilain Prince…
    Et moi je vais raconter tout ça à Regort !


Rapidement elle enfile sa cape, salue les gens de la main et file en courant rejoindre Pépé Regort dans son bureau au Château.
Juste avant d’entrer, la v² se concentre, un air apeuré elle prend, mentalement elle pense à tout ce qu’elle doit conter au bailli… la porte est poussée.


    Regooooooooort, il est arrivé un truc horrible… si vous saviez.

Et de se tenir devant le bailli en tremblant, de baisser les yeux… surtout ne pas le regarder pour ne pas se trahir…

    C’est horrible mon bailli… C’est le prince… Le Gildy !
    On a tout essayé Regort, je vous promets… tout.


Concentration extrême, si elle arrive à faire couler une larme l’affaire sera gagnée, obligé le petit cœur du curé ne pourra être que touché.

    Il l’a enlevé… il a enlevé Chalva… Je… Je… Je suis sûre qu’il va la séquestrer, la maltraiter….
    Il l’a dit ! Il va lui couper le petit doigt si…

    Mon père… si VOUS
    et d’insister sur le vous, parce que le but de l’histoire est tout de même de faire venir le bailli, ne lui déposez pas 1 500 écus en pièces sonnante et trébuchante aux portes de l’église de Saumur dans trois jours…


Regard solennel qui se plonge dans celui du bailli.

    COUIC !


Et de mimer des ciseaux…

    Regort, avec Calyce on a tout essayé… tout ! Mais… c’est vous que le prince réclame pour la rançon. Puis la gosse et moi nous n’avons que 32 écus à nous deux.

    Pauvre Chalva… elle ne mérite pas ça ! Elle est si jeune encore. Regort venez vite à Saumur, il le faut… venez vite !

    J’ai peur Regort, il est prêt à tout pour des écus, sauf à travailler à la mine… il a dit qu’il ne se salirai les mains qu’avec du sang !



Le regard implorant, Tiss regarde le fléchois, là c’est sûr s’il tient à son assistante de vie il prendra la première charrette qui passe et viendra à Saumur fissa. Et si jamais il n'était pas convaincu ?


    Il a laissé ça pour vous...


La main se glisse dans la besace pour en sortir une lettre... quelques lignes griffonnées sur un vélin de mauvaise qualité... et une mèche de cheveux de Chalva.
_________________
Gildwen_thegen
Taverne « Scandale » de Saumur,
La balance.



Dans un coin de taverne, comme à son habitude, le jeune prince qui semblait parfois somnoler écoutait pourtant avec grande attention. Les idées pour se procurer des écus par milliers ne manquaient pas et les deux femmes avaient une imagination qui dépassait de loin toutes celles des autres saumurois réunis. En écoutant la damoiselle d'Ulysse couronné et de sa suzeraine, on pouvait ainsi se laisser rêver par les innombrables richesses promises, qu'elles viennent de voyage vers l'est, ou comme dans ce cas, d'arnaques honteuses.

La perfection princière ne pouvait tolérer cette dernière mascarade. Lorsqu'il entendit le plan, tout débordant d’honnêteté qu'il voulut paraître, il s'exclama de sa voix majestueuse de jeune gamin et dans un nounoiement qui n'avait plus rien de surprenant.
« Nous le dirons ! Nous dirons tout au vieux ! » Et croisant les bras pour bien marquer l'instant, il patienta jusqu'à une offre acceptable. Mais sûrement trop près de leurs futurs gains personne n'en prononça, pas le moindre petit écu pour le bretangevin n'avait été promis.

D’échange de mots, de phrase, toujours rien pour lui. Rien ne lui promettant une somme rondelette, sa part d'au moins 50%. Plus radines que lui, elles l’étaient toutes les trois. Alors, ne lui resta plus aucun choix, le prince du sortir le grand jeu, préparant plume et vélin en taverne pour les menacer. On le lui avait souvent appris, dans certaines circonstances, la plume est plus forte que la violence. Sublimant la scène, il fit don à son assistance de ses talents d'acteurs, annonçant de forte voix chacun des mots qu'il écrivait.
« Ô Vi...eux, virgule, le Bai...lli d'An...jou. » Mais pas le temps de continuer, la porte de la taverne fut claquée, verrouillé, et les trois femmes qui avaient trop rapidement compris, lui déroba son début de lettre.

Après une tentative de menace de pendaison, une autre idée germa dans l'idée du trio.
« À l'aide !! Samurois à l'aide ! » S'exclamait la première, l’initiatrice de cette arnaque, faisant semblant de se débattre dans le vide. « Je vous en prie, ne lui faites pas de mal ! » La deuxième joua rapidement le jeu et en était bien trop crédible pour inquiéter le blond. « Laissez-la Prince, prenez-moi à sa place. » Ainsi la troisième fut de la partie et sans le vouloir le prince passa de témoin à témoin gênant, puis l'auteur de la séquestration.
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Regort
180, 181, 182, 183...

Quand le commun des mortels comptait les moutons, le fraichement Père Regort comptait les taxes. Il ne fait aucun doute que l'occupation était sans commune mesure supérieure. Cependant elle portait en elle un véritable vice de forme : l'occupation en devenait bien plus grisante que soporifique, dénaturant la mission d'un tel décompte et le privant d'un doux sommeil tant convoité. Il se résigna donc à sortir le dossier ''bétail'' pour compter littéralement les moutons. Les effets ne se firent pas attendre et bien vite, il roupillait. C'est la tête affalée sur le bureau, les bras ballants, qu'il se tenait lorsque la di-vicomtesse fit irruption.
Réveil en sursaut, agitant les bras dans tous les sens et éparpillant un dossier brillamment trié dans l'après-midi. Sa joue droite était élégamment agrémentée de belles marques rondes formées par le boulier sur lequel il s'était assoupi. Un truc horrible était arrivé ? De deux choses l'une : une nouvelle lubie extravagante de sa folle Grâce, ou une véritable catastrophe. Vite, analyser la solution au plus vite. Le résultat des élections de Saumur ? Non, ce n'était pas aujourd'hui. Une agression ennemie ? Les distrayants prétendants à la couronne du royaume voisin avaient bien trop de bottes à faire reluire pour se permettre de les faire marcher au pas. Alors quoi ?


 C’est le prince… Le Gildy !

Le prince...C'était incroyable, la haute noblesse bretonne lasse de se taper dessus à domicile se sentait obligée de venir causer des troubles en Anjou. Gildwen. Il avait croisé cet homme à Angers et avait voulu le convaincre de rester dans la capitale. Si seulement il avait su être plus persuasif... Qu'avait-il pu causer comme remous ? Aurait-il ouvert un bordel ?

Il l’a enlevé… il a enlevé Chalva

Le sang du brave homme ne fit qu'un tour, soit deux de moins que les célèbres marionnettes. On ne touche pas à ses proches et encore moins à son aide de vie ! Si la brune l'avait abandonné sans vergogne pour aller à Saumur. Si elle n'aurait pas été d'une efficacité mirobolante pour assurer sa protection en cas de brigands de grands chemins sur les routes ; passant le plus clair de son temps à dormir dans la charrette qu'il trainait pour ne pas l'entendre raconter sa vie ; il y avait des limites ! C'est qu'il l'appréciait la jeunette en qui il voyait un riche avenir. Ah la jeunesse... Or la savoir entre de viles mains... C'était intolérable !

1500 écus. Prix de la rançon. Calyce lui aurait annoncé la nouvelle, il se serait de suite méfié, il aurait cherché l'entourloupe. Les plans foireux et coups tordus, tout angevin qui se respecte a ça en lui. Et quand on parlait écus ou vertus, l'esprit aux aguets du vieux bienveillant s'éveillait. S'il était amusant d'arnaquer Calyce qui lui devait toujours 100 écus pour un pari gagné d'avance, il fallait ne pas se faire avoir en retour.
Mais Tiss... comment ne pas faire confiance à Tiss ? Lui qui voyait en elle la noblesse dans le plus beau sens du terme. Une femme intègre et dévouée. Elle ne pouvait que dire la vérité. Trois jours, trois malheureux jours pour satisfaire le ravisseur. Soit 72 heures, 4320 minutes, 259 200 secondes. Enfin moins maintenant du fait de cette énumération de la plus haute inutilité. Le délai était intenable et la somme plutôt cossue. Dans l'immédiat, il fallait gagner du temps et garantir la sécurité de Chalva. Se charger du bretangevin viendrait par la suite.


Mais… c’est vous que le prince réclame pour la rançon. Puis la gosse et moi nous n’avons que 32 écus à nous deux. 

Les yeux du bailli passèrent de l'inquiétude à la perplexité, les sourcils se froncent. L'arithmétique reprend le dessus, on ne change pas un vieil homme. Il semblerait qu'il y ait de l'entourloupe dans l'air. A en faire un peu trop... Ne rien laisser transparaitre, prendre une mine apeurée, prendre sa tête entre les mains, une profonde respiration. Laisser mariner un peu, laisser penser à un temps de réflexion. L'art de la cuisine est dans la gestion des temps. La minuterie sonna dans son esprit. Répondre d'une voix déterminée.

Vous m'avez acheté deux tonneaux de vin à 150 écus et vous en avez revendu un. Vous achetez de la farine à 15 écus, nantie que vous êtes ! Et Calyce devait pouvoir prêter jusqu'à 6000 écus au duché et c'est 3100 qui ont finalement été empruntés, le reste n'étant pas nécessaire. Vous auriez de quoi payer la rançon. S'il le faut vendez vos multiples robes. Les biens matériels ne sont rien à côté d'une vie en danger.
Il est de votre devoir de le faire, vous ne pouvez laisser cette pauvre Chalva périr et je n'ai moi-même pas la somme. Je n'ai moi-même que 80 écus en réserve.
De grâce confiez-moi les 1500 écus, si le ravisseur tient à ce que je les apporte en personne. Il n'est plus temps de discuter, le temps joue contre nous. Je sais que je peux compter sur vous, chère Tiss.


Regard inquisiteur, début de déformation professionnelle.

D'abord on met Chalva en sécurité. Je m'en charge. Ensuite, allez chercher votre vassale Calyce. Le breton va goûter à la revanche des canards, non mais ! L'Anjou accueille toute personne bienveillante. Mais quiconque porte atteinte à la vie d'une angevine ne restera pas impuni !
Calyce..
A la base c'était une histoire sérieuse. Chalva plait à Saumur, Saumur garde Chalva quitte à devoir employer la force. Oui, Calyce était prête à lever l'oriflamme jaune-moche- de son armée, Coin-coin l'Invaincue-tu m'étonnes, elle s'est jamais mouillée encore. Entrer en guerre contre qui ? Personne. Juste un moyen d'impressionner et prolonger la visite de la Brunette. Sauf que ladite Brunette ne semble pas contre l'idée et elle serait peut-être restée si une ombre ne planait pas au dessus d'elle. Une ombre en soutane, grisonnante, adepte de calculs en tous genres... Qui ? Regort, le Bailli-prêtre d'Anjou ! Faut le faire venir aussi. Même pas besoin de se griller quelques neurones en imaginant un de ces stratagèmes tordus pour le faire venir, c'est Chalva qui le fait ! Un coup qui lui ferait gagner et la présence du vieux fléchois ET des écus.

Trois femmes liées par un secret.
Tiss, Chalva et Calyce.
Une Vicomtesse au carré, une conseillère sans poste fixe, une commissaire à la contrebande.
Deux victimes.
Regort aka Papa-Bailli et le blond Gildwen aka l'Altesse Bretonne en voie de naturalisation angevine.

Faire passer le blond pour le ravisseur de la brune devant le curé-bailli ? Facile !
Un vélin, quelques mots griffonnés, une fausse signature et c'est parti.


[Bureau du bailli]

La porte s'ouvre sur une Calyce au bord des larmes (Suffisait de penser au pauvre lapin qu'elle avait vu se faire zigouiller par un boucher plus tôt dans la journée.) Vélin déposé sur le bureau par une menotte tremblante. Le petit courrier fera tout, elle resterait muette parce que mentir de vive-voix à un homme d'église bah ça fait peur !
Bref, voilà ce que pouvait lire le vieux sage :


Citation:
Au vieux machin d'Anjou,

Nous sommes outré de ne pas être pris au sérieux. Sachez que lorsque nous menaçons, nous passons à l'action. Voilà pourquoi nous vous écrivons pour vous annoncer que votre protégée a déjà perdu un doigt, le petit, nous sommes bon. Elle n'a pas souffert, nous avons pris grand soin de la faire boire avant et qu'il faudra d'ailleurs songer à nous rembourser les frais de boisson en plus de la rançon que nous attendons. C'est qu'elle consomme la petite.

Prenez votre temps encore pour la rançon, Chalva perdra juste un doigt chaque jour jusqu'à réception de mon dû. Les doigts, orteils puis nous passerons à autre chose... Nous aimons son nez.
Il va de soi que vous devez garder le silence ou alors c'est sa jolie petite tête que nous décapiterons-proprement, nous ne sommes pas sauvage- et que vous devez nous livrer vous même.

A vite. Nous nous languissons de nos sous.

G-T, Prince de la Forêt.

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