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[RP] De la Lune à sa terre... De Kermorial à Saozon

Mai

      Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine,
      Et plus que l'air marin la douceur angevine.
      Mais quand reverrai-je, de mon petit village,
      fumer la cheminée et en quelle saison...?
      [Heureux qui comme Ulysse - Joachim du Bellay]




      En attendant de revoir le clos de son pauvre château, la Marquise écrivait...
      Des lettres, des plis, des épitres, des missives, des bafouilles, des mots d'amour.
      A la noblesse, à ses suzerains, aux clercs, aux amis et surtout à son régent.
      Ascelin, ce héros. Si, Si, je vous jure, c'est homme là, c'est l'Ulysse de l'Odyssée de Marie.
      Mais en attendant de lui faire hérigé une statut à sa gloire aux porte de Cucé,
      ce dernier venait écopée de quelques taches ingrates. Etre un objet de culte ça se mérite !





Citation:




    A Ascelin, Régent du Marquisat de Cesson.


    Mon cher ami,

    J’espère que votre route s’est déroulée sans embuches, ni mauvaises rencontres depuis notre entrevue. A l’instant où je couche ses mots sur le vélin, vous devriez déjà être installé à Rennes. Ce n’est point une ville très animée, mais les gens y sont courtois et bienveillant vous verrez. Quant à moi je me trouve toujours en campagne du Val de Loire. Les premiers rayons de soleil du printemps ont lancé les prémices d’une renaissance. C’est un enchantement pour l’âme et le cœur. J’y oublie donc peu à peu les peines et les regrets qui m’animent. Cependant vous racontez ma vie n’est pas l’objet de mes écrits. J’aimerai par la présente vous confier vos premières tâches.

    Concernant le château de Cucé. Vous devriez trouver mon ancien intendant, Sire Gauvin, dans mon appartement de Rennes, rue Nathan. Il y loge depuis mon départ. Ce dernier vous fera visiter les fiefs de Cesson et le domaine. Vous pourrez y résider si cela vous sied. Ce n’est pas la place qui y manque. Mais la bâtisse est froide et offerte aux vents... Je ne crains que les menues réserve de bois ne suffisent à vous apporter le confort minimum.

    Votre premier office sera de régler les quelques soucis d’ordre administratif. Il me faudrait mon blason à jour, sans les armes de mon futur-ex-époux, ni le blason Montfort. Je n’ai que trop vu cette vilaine poule pour le moment, elle me rappelle trop Cassius. J’aimerai aussi des sceaux mis à jour. Avec la Lune des Kermorial à la place du blason, si ceci est possible. Cela me ravirait! Mes courriers palissent de l’absence de parure et moi avec. Vous connaissez mon goût pour les jolies choses. Concernant Saozon, une vieille carte a été dans les murs de Cucé, sans doute réalisé par l’ancien marquis. Il faudrait la faire authentifier par le collège d’armes et demander la réalisation des blasons des fiefs quand vous aurez une minute. Mais ceci n’est point urgent, je ne compte pas prendre vassal tout de suite!

    Sinon. J’ai écrit au Marquis de Pontallec, afin de vous faire ouvrir l’assemblée de la Noblesse et le conseil grand-ducal afin que vous me rendiez compte des affaires qui y sont traité. Dans son dernier pli, le régent me promettait que son oreille resterait toujours ouverte à mes mots, j’espère donc qu’il m’entendra et acceptera ma requête. Sinon, nous ferons sans, ma foi.

    Une fois tout ceci réalisé, j’aurai une dernière requête pour vous. L’une des maîtresse de mon cher Pôpa a dit un jour en parlant de moi et ma sœur «qu’un rosier sans tuteur, ça pousse tout de travers». Il me semble qu’il en va de même pour les terres qui me sont offerte d’administrer. Ainsi je vous charge de mettre au point la charte social du Marquisat afin de définir un cadre clair pour la gestion de celui-ci. J’ai entière confiance en vous et vos valeurs pour la rédiger. Vous pourrez la publier en mon nom, dès que nos sceaux auront été réalisés.

    Je vous embrasse bien fort, du fin fond de ma retraite angevine. N’hésitez pas à m’écrire si vous rencontrez des difficultés ou si une interrogation quelconque vous tord l’esprit. Je me ferais un devoir de vous aider.

    Que le Très Haut vous garde, mon cher Ascelin.



    Faict à Saumur,
    Le 4eme jour du mois d’avril 1460.


    Maï eus Kermorial.
    Marquizon Saozon,
    Intron Buzay ha Enez-Groe





    PS: Si vous croisez au détour d'un couloir, Môssieur le Comte de Kervegon, dites lui que ses enfants vont bien, malgré qu'il ne s'en inquiète guère.


_________________
--Ascelin.


    Il pleut, il pleut, il pleut
    Les bureaux sont déserts
    Comme un gardien de phare
    Il donne la lumière
    [Le Phare de la Défense - Georges Chelon]



    Ascelin n'avait pas encore procéder à la récolte de son champ,
    Qu'il lui fallait déjà s'occuper des affaires de la noblesse,
    Mais toujours de bonne volonté et heureux d'aider,
    C'est avec un plaisir non dissimulé qu'il accepta de travailler.



Citation:


    A Sa Superbissime mais non sans moins Magnificence Marie de Kermorial,
    Marquise de Cesson entre autre chose,


      Ma chère,

      J’ai reçu votre missive passée. Je dois vous dire qu’elle a eu la vertu d’ensoleiller une journée marquée par les contrariétés personnelles que je vous raconterai un autre jour.

      Aussi, commencerais-je cet écrit par vous rassurer. Je suis arrivé en territoire rennais sans le moindre problème ni la moindre petite ampoule à l’extrémité de mes orteils. Un vrai bonheur. J’y ai fait la rencontre de ses charmants habitants, tous plus aimables et accueillant les uns que les autres, notamment la Bourgmestre, Anne Solenn Wolback. Grâce à mes passages réguliers en place publiques et en tavernes… Saviez-vous d’ailleurs que des voyageurs rohannais essayent sans cesse de trouver une nouvelle position pour se bécoter non pas sur les bancs publics comme le fredonne une chanson populaire, mais sur les chaises rugueuses et pleines d’échardes de la taverne municipale ? Epatant, n’est-ce pas ? Je m’égare un chouïa. Je disais donc que grâce à ces passages réguliers, j’ai pu intégrer le Conseil municipal et œuvrer à mon humble niveau, pour la localité.

      En ce qui concerne le Marquisat. J’ai eu le loisir de visiter non pas l’intégralité du Marquisat, mais les rues de Cucé, grâce à ce brave Gauvin. A n’en point douter, c’est une charmante ville. Si j’osais, je dirais qu’elle est à l’image de sa suzeraine. Aller ! Soyons fous ! J’ose !

      Trêve de plaisanterie, je suis certain que vous trépignez d’impatience de connaitre l’avancement de mes offices. J’ai cependant bien peur d’avoir de mauvaises nouvelles, Votre Magnificence.

      J’ai pris contact avec le Collège d’Armes de Bretagne en tant que votre régent. Je me suis présenté à la grande salle et ai attendu vainement que quelqu’un ne vienne ne serait-ce que me demander le but de ma visite. Or, rien. Nada. Que dalle. Le néant absolu, tout comme lors de votre première missive au Collège en date du 28 mars 1460. Ainsi, je n’ai pu, pour le moment, faire valoir vos demandes.

      Sachez toute fois, et j’espère que cela vous fera davantage plaisir, que j’ai rédigé dans son entièreté la charte sociale de Cesson. Malheureusement, comme vous l’aurait certainement deviné, je ne puis la publier sans les sceaux arborant les armes du Marquisat. Ainsi, la charte est tout ce qu’il y a de plus prête, mais tant que le Collège ne daigne m’accueillir, je ne puis lui donner le moindre aspect effectif.

      Enfin, pour continuer et terminer sur les déceptions, sachez que j’ai contacté Sa Magnificence de Pontallec, Régent au trône Grand-Ducal afin de faire valoir votre volonté de me voir vous représenter au sein du Conseil Grand-Ducal et de l’Assemblée des Nobles, mais qu’il n’y a pas eu pour le moment de suite.

      Malgré ces éléments peu concluant, je ne perds pas le moindre espoir de remplir les tâches que vous m’avez confié et ne cesserai pas de faire le nécessaire pour que les choses au pire avancent, au mieux aboutissent.

      J’entoure votre voyage dans la campagne angevine de mes pensées,
      Que le Très Haut veille sur votre noble personne,
      Avec toute mon amitié,

      Ascelin.


    Rédigé à Rennes,
    Le cinquième jour de l'an de grâce 1460.


      PS : Je suis heureux de constater que cette histoire de tuteur et de pousse de plante ne m’amène pas à entretenir le parc de votre demeure, je n’ai pas plus la main verte que le bonobo connait l’abstinence.




________________
Mai
Citation:




    Très cher Ascelin,


    Vous me voyez ravie de vous savoir à Rennes, sain et sauf de corps et d’orteils. La Bourgmestre est une personne de grande valeurs tout comme vous. J’ai eu la chance de l’avoir à mes côtés sur ma liste ducale et je garde un merveilleux souvenir de notre collaboration. D’ailleurs, cela ne m’étonne guère que vous vous entendiez l’un et l’autre. Le conseil municipal ne retirera que de bonnes choses de vos travaux communs. J’en suis ravie et recevez toutes mes félicitations pour votre promotion. Cependant, je suis désolée d’apprendre que des contrariétés ternissent vos journées en Bretagne. N’hésitez surtout pas à m’en faire part, je me ferai un plaisir de vous aider à la hauteur de mes maigres moyens et de mon éloignement.

    Concernant Saozon, vous me voyez bien attristé de voir que les institutions bretonnes conservent jalousement cette mollesse qui fait toute leur réputation. Je crois cependant que nous n’y pouvons rien. Je suis ravie, de savoir que vos travaux sur la Charte ont abouti, je suis empressée de la découvrir. Je vous en prie, faites-moi parvenir un exemplaire dans votre prochaine missive que je puisse m’en délecter.

    En ce qui concerne mes blasons et mes sceaux, faite le nécessaire auprès des institutions compétentes. J’userai d’un scel non reconnu pour mes courriers, en attendant, vu qu’on ne me permet pas d’en obtenir un officiel. Ce n’est pas bien grave. Ce cher duc de Brocéliande m’a dit connaitre un jeune homme aux talents inégalables pour la chose héraldique. Je le contacterai pour qu’il me dépanne le temps nécessaire.

    Pour votre entrée au conseil de la noblesse et au Conseil Grand-Ducal pour me représenter sachez que le Marquis de Pontallec m’a écrit à ce sujet agrémentant son refus de faux arguments juridique. Je cite : «la pratique en la matière, veut que les personnes chargées de la gestion d'un domaine ne reçoivent pas les droits et honneurs politiques intrinsèques à la noblesse.» Or, le seul régent en Bretagne avant vous fut Riwan sur les terres de Blain et il usait des droits de noblesse de mon cher père. Il semblerait que les doutes que j’ai émis sur la véracité de ses propos aient fait mouche car je n’ai à ce jour toujours pas reçu de réponse de Myrlin. J’avoue être assez fière d’avoir cloué le bec à la référence juridique de Bretagne sur son propre terrain même si cela n’avances pas nos affaires.

    Sachez que bien que vos efforts soient pour le moment infructueux, je vous remercie de faire tout cela pour moi. Je ne regrette absolument pas de vous avoir engagez comme régent, vous êtes un homme de mérite. Et malgré que j’abuse beaucoup de vos talents, j’aurai une autre faveur à vous demander. Je dois me rendre sur les terres de Cholet, pour voir ma lointaine cousine Chimera de Dénéré-Malines. J’aimerai que vous m’y rejoigniez, afin de vous la présenter.

    Que le Très Haut continue de veiller sur vous.


    Affectueusement.
    Marie.



_________________
--Ascelin.
Citation:


    A sa blondeur marquisale de Kermorial,
    Quelque part dans la campagne angevine
    (bonne chance coursier pour trouver le lieu)



      Votre Magnificence,

      Je comprends aujourd’hui les raisons pour lesquelles vous avez une carrière publique si brillante et pleine de longévité ! Vous êtes douée pour sentir les choses. Comme l’aviez annoncé, il s’avère que je m’entends à merveille avec la Bourgmestre de Rennes et que notre collaboration amène à un travail agréable et efficace.

      Néanmoins, rassurez-vous, cette belle collaboration ne m’a pas tenu éloigné, loin de là, du Marquisat de Cesson. Avec ce cher Gauvin, nous avons allié nos forces pour faire avancer au possible les différents projets. Aussi, voilà où nous en sommes à l’heure actuelle.

      Commençons par les bonnes nouvelles, cela nous changera. J’ai, dès ce matin, fait publier en votre nom la Charte Sociale du Marquisat. Ainsi, pour votre plus grand bonheur, ce travail est maintenant achevé et vous aurez le plaisir de trouver à votre retour un cadre social clair mais précis qui régit la vie en communauté. Puisque telle est votre demande, et que vos désirs son des ordres, sauf lorsqu’il s’agit de plonger dans une eau glacée du haut de falaise escarpée, je vous ai fourni en annexe à cette lettre un peu de lecture. C’est toujours bien d’avoir de la lecture lorsqu’on va aux latrines ou lorsque les tavernes sont vides. J’espère que cet exemplaire de la charte vous donnera toute satisfaction.

      Vous noterez que la charte n’est pas conclue par l’apposition de votre sceau. Votre intelligence supérieure et votre sens de la déduction infiniment développé vous permettront, je n’en doute pas, de comprendre que je n’ai toujours pas obtenu les sceaux de la part du Collège D’armes. Malgré tout, les nouvelles sont plutôt bonnes. En effet, j’ai obtenu réponse et le Collège semble, d’après les dires de la jeune femme qui m’a accueilli, prêt à répondre à vos demandes. Je pense qu’il ne vous sera donc pas utile de faire confectionner vos armes et sceaux à l’étranger. Malgré tout, cette avancée est nuancée. En effet, l’absence de Roy d’Arme semble ralentir considérablement les réalisations du Collège et les choses, si elles semblent bien parties, n’avançant que très peu.

      Je conclurai par la véritable mauvaise nouvelle de cette missive, à savoir que le Marquis de Pontallec n’a visiblement donné aucune suite à nos demandes. Néanmoins, sachez que les préparatifs pour l’élection Grand Ducale ont débuté. Ainsi, je pense que d’ici quelques semaines nous verrons sur le trône de Bretagne un nouveau Grand-Duc qui aura pour sa part peut-être plus de légitimité et de volonté à trancher la question. Il serait d’ailleurs certainement bon pour tout le monde, à ce moment-là, de faire reconnaitre une coutume sur la régence des fiefs puisqu’assurément, les arguments que vous avez développés, sont tout à fait justes.

      Ma chère Marquise, il est temps pour moi de vous laisser à votre voyage dans les terres angevines pour retourner aux affaires de Cesson et de Rennes. J’espère que vous aurez à travers ces quelques lignes autant de plaisir que j’en ai eu à lire votre dernier courrier. Je continue bien entendu mes efforts pour faire valoir vos volontés et faire resplendir aussi fortement que votre blonde chevelure l’image du Marquisat.

      Il me tarde de vous retrouver sur les terres de Cholet de votre lointaine cousine, car comme vous l’aurai certainement deviné, je ne puis qu’accepter votre proposition de vous y retrouver.

      Que les Saints veillent sur vous ma Chère Marquise.

      Avec toute mon amitié,
      Ascelin.


    Rédigé à Rennes,
    Le dix-huitième jour du moi d'avril 1460.





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Mai
Citation:




    Mon très cher ami,

    Remerciez chaleureusement votre talentueux coursier. Sans doute aidé par les indications des ivrognes saumurois - les tavernes sont toujours pleines en Anjou - votre estafette a su me retrouver en pleine campagne mainoise ou j’apprends la survie en milieu hostile. Rassurez-vous, le stage est encadré par un formateur d’expérience et je ne risque rien. Du moins c’est ce qu’il parait…

    J’ai été ravie de vous retrouver en terre choletaise dernièrement. Il me semble que malgré votre bévue protocolaire envers sa Grâce Chimera, votre présence et vos interventions ont été apprécié de tous. Des lettres me sont parvenues. On me dit grand bien de vous, au point que j’en viens à me demander si d’autres dames de la noblesse bretonne ne vous convoiteraient pas secrètement pour administrer leurs fiefs… Il est vrai que votre présence en Cesson est un grand bénéfice pour toutes les personnes qui y vivent. Mais gagez que je me battrai pour vous garder à mes côtés, mon cher Ascelin.

    Tant que nous en sommes à parler de votre régence. Votre charte est remarquable! J’ai pu la lire et la relire de nombreuses fois, étant donné que ma formation me laisse énormément de temps en journée. C’est en tout point ce que je m’étais imaginé. Merci infiniment. Je saurai vous remercier à la hauteur de vos engagements. Concernant, l’affaire qui nous préoccupe au collège d’arme, laissons le temps faire, à partir du moment où ils s’occupent du dossier peu m’importe. Mais je ne vois pas bien en quoi l’absence d’un Roy d’armes ralenti la réalisation de sceaux et de blason... Encore un mystère héraldique sans doute ! Ils adorent ça… Votre idée sur la coutume concernant la régence des fiefs me parait être une excellente idée qu’il faudra garder précieusement pour en parler à un moment plus adéquat. Cela dépendra beaucoup des volontés du prochain grand-duc en matière de noblesse. L’actuel régent ne veut pas se mouillé c’est tout à fait compréhensible vu sa position.

    Mais oublions Cesson et parlons d’un sujet bien plus grave. Son altesse Marzina m’a fait parvenir un exemplaire du testament de son cher père. Sa récente parution me fait malheureusement craindre le pire, et les nouvelles que je reçois ne me rassurent guère. Je rentrerai donc en Bretagne d’ici peu afin d’adresser un dernier adieu à mon suzerain… La chose me peine énormément, j’espère pouvoir compter sur votre présence à mes côtés dans ces instants difficiles.

    En attendant donnez-moi donc de vos nouvelles ? Qu’en est-il de votre postulat à la chancellerie et de vos travaux de conseillers municipaux ? La vie se passe-t-elle comme vous le désirez ?

    Recevez toutes mon amitié et prenez soin de vous surtout.


    Faict nullepart, en terres mainoise,
    Le 23e jour du quatrième mois de l’an MCCCCLX


    Marie de Kermorial,
    Marquizon Saozon,
    Intron Buzay ha Enez-Groe.




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