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[RP fermé] Une vieille forge aux murs mangés par le lierre.

--Phylibert



Hrp : suite du "serpent gris appelé la Seine"

Inutile de nier l'évidence ! Inutile de se triturer le cervelet ! Ce fourmillement qui s'éveille au creux de son ventre, pas la peine d'y regarder de plus près, c'est pas des bestioles. Ça vient de tout au fond de ses entrailles. Ça porte un nom, difficile à prononcer. Et cette petite main blanche qu'il ne peut se résoudre à abandonner, et cette ravissante frimousse auréolée d'une cascade de bouclettes rousses qu'il ne peut cesser de contempler, c'est la même maladie. Le même virus. Dont il est diablement malaisé de se défaire. Bref, notre grand séducteur est sous le charme. Cette puce, il l'a dans la peau. Te voilà pris à ton propre piège, vile fripouille.

Ces courbes discrètes mais charmantes, qui attirent les doigts comme un aimant, ce ciboulot constamment en ébullition, au fond duquel il voudrait farfouiller pour en découvrir tous les secrets, cette complicité naissante avec ce vaillant p'tit bout prêt à prendre des risques, cet échange de réparties malicieuses qui menace de les faire se rouler par terre, c'est elle. C'est eux. Par les roubignoles d'Aristote, y'a rien à jeter dans cette petite nénette venue de l'autre côté des mers. C'est comme dans le cochon, en elle tout est bon !

Il l'écoute en la mangeant des yeux. Il en oublierait presque de lui répondre. Et de plus, elle va habiter avec lui ! Merci seigneur, un jour, quand j'aurai mieux le temps, je vous baiserai les pieds pour ce cadeau incommensurable. Et puis coquin un jour, coquin toujours, peut-être que cette proximité lui permettra de porter l'estocade un peu plus tôt, non ?


Juste une chose, ma gazelle. Bien-sûr que je partage volontiers ma piaule avec toi, c'est une excellente idée, une de plus, mais si j'ai bien suivi, tu viens d'insinuer que j'ai un gros derrière et que je suis le seul responsable pour le banc ? T'as vraiment un culot monstrueux ! Attends je zieute ! Il sourit largement, lui lâche la main en sachant déjà qu'il la reprendra sous peu, et il se tord le cou pour arriver à distinguer son fessard. Il se plie en dix-huit, fait mille grimaces et contorsions étonnantes, puis hausse les épaules. Il est parfait, mon troufignon ! J'suis aussi gracieux qu'un héron ! Tu dis vraiment n'importe quoi pour me briser le cœur ... ajoute t-il en riant.

Menotte blanche dans paluche noueuse, ils marchent encore un moment, puis ... Bon ! On est arrivés, ma tourterelle. C'est là ! ... dit-il en montrant du doigt une ancienne masure, rongée par une végétation sauvage, et à la toiture voûtée par les ans et les hivers. Il fouille dans sa poche et en sort la clef. Le sésame pour le paradis, ma libellule. Go ! ... énonce t-il en Anglais, qu'il parle couramment. Si, si, j'vous jure, il connaît au moins quatre mots ! Love, beer, pudding, et euh ... love ! Ça fait bien quatre mots, non ?

Notre Phylibert pousse la porte, qui couine comme un cabot qui se fait marcher sur la queue. Le sol du rez-de-chaussée est en terre battue, la pièce est poussiéreuse, encombrée des anciens outils du forgeron et de ses dernières réalisations. Une enclume rouillée trône au centre du bric-à-brac, sur un socle en bois, et un vieux soufflet et des tenailles pendouillent au mur, entre les toiles d'araignées, au-dessus du foyer qui est éteint depuis des mois. Les cendres se sont éparpillées et souillent généreusement l'ensemble. T'inquiète pas ma poulette, l'étage est plus confortable. On s'ra bien tous les deux ! Suis-moi !

Le zigoto décroche une échelle de meunier, et la place exactement sous une trappe percée dans le plafond, entre deux poutres massives. J'passe le premier ... dit-il en commençant l'escalade. Parvenu tout en haut, il soulève deux planches et se glisse dans la mansarde. Son visage joyeux réapparaît aussitôt dans l'ouverture, notre homme se penche et tend les bras vers la puce. Hé ben quoi, ma grenouille, tu viens, ou bien tu as le vertige ? Grimpe, je vais t'aider. J'pense que tu passeras dans l'orifice, malgré ton bon popotin ... ajoute t-il en lui adressant un clin d’œil complice, souriant à cette douce revanche, qui succède aux commentaires de la mignonne concernant son propre fessier.

Fais le tour du propriétaire pendant que je mets la table, mon puceron ! Ce sera vite fait, y'a juste trois chaises, une table, un canapé, une fenêtre, et quelques armoires ! Quand je serai riche, je t'achèterai un palace, mais pour le moment je n'ai rien de mieux à t'offrir ! J'y pense, si tu as des vêtements à aller rechercher, ou autre chose, on ira demain, si tu veux ! Allez zou ! ... dit-il en s'écartant pour laisser le passage à la brindille, car le bougre n'envisage nullement qu'elle puisse refuser de partager son minuscule grenier.

Isleen
Menotte dans paluche, ils avancent le long de ce fleuve gris, ils discutent, se titillent, se cherchent, c’est ainsi entre eux depuis leur rencontre quelques heures, minutes, secondes plus tôt, elle ne sait plus combien de temps c’est déroulé depuis. Ce renard, ce filou si attachant, lui fait perdre toute notion du temps. Il a le verbe, il a l’allure, il a le style, il l’a fait rire.

Comme si j’allais vraiment te briser le cœur…

Elle n’est pas dupe, avant qu’elle lui brise réellement le cœur au gai pinson, il faudrait déjà que cet organe lui appartienne, qu’il bâte pour elle, chose impossible en si peu de temps. L’eau coulera donc encore sous les ponts, la Seine gèlera mainte fois avant que ça n’arrive.

Menotte dans paluche, ils arrivent à la vieille forge, elle ne réagit pas au délabrement de la masure. Aux miracles tout semble tomber en ruine, pourtant cela tient ainsi depuis des lustres, si bien qu’on ne sait plus vraiment bien depuis combien de temps les bâtiments sont là. Les miracles sont intemporels, la masure est intemporelle, elle tiendra encore bien après leur passage, malgré son apparence.

Menotte dans paluche, la rouquine ne réagit pas, elle vient de réaliser une chose, elle vient de trouver un trésor, un trésor inestimable dans le bouge que sont les Miracles, si on lui avait dit qu’elle trouverait cela ici, elle ne l’aurait jamais cru. Le trésor lui tient la menotte, il la réchauffe, la lâche un instant pour mieux la reprendre, naturellement, simplement, comme si leurs mains n’étaient faites que pour être l’une dans l’autre, l’une avec l’autre. Un feu follet, qui va vient, parle, s’agite, plaisante, vous sourit, et vous mange du regard, un feu follet plein de vie qui semble la prendre comme elle vient, un feu folet du nom de Phylibert.

Menotte sans la paluche, la perle des îles n’aime pas ça. Ce manque soudain qui nait de la perte de sa patoche la perturbe, la dérange, l’intrigue aussi, c’est une première, ça lui clou le bec, tout juste parvient-elle à sourire un peu alors qu’il lui montre son chez lui.
Elle entre à sa suite, quelques pas dans les lieux, un éternuement qui se retient, l’endroit est bordélique, poussiéreux, ça ne donne aucune envie de s’y installer, pas qu’elle soit une fée du logis – elle est plutôt sans domicile fixe - mais y a des limites, même le plus malade des mendiants ne s’y allongerait pas. D’un coup elle se demande si elle n’aurait pas mieux fait de rester là ou elle était, plus risqué mais moins cracra. A peine un instant plus tard, il la rassure bien vite sans même le savoir en tirant une échelle.


Passe passe, t’es l’maître des lieux…dès fois que tu restes bloquer, j’voudrais point rester coincer là haut !

Sourire malicieux, un popotin qui se lève, grimpe à l’échelle sous ses yeux, bien ferme le fessare, musclé, rebondi comme il faut, rien en moins, rien de trop, juste parfait. Joli vision, l’irlandaise n’en perd pas une miette, on peut se rincer l’œil sans toucher, ni dérober, apprécier les belles choses juste pour ce qu’elles sont. Et le postérieur de Phyl en est une.
Ce n’est que lorsque le loustic repasse la tête par l’ouverture qu’elle réalise ne pas l’avoir suivi.


Hé ben quoi, ma grenouille, tu viens, ou bien tu as le vertige ? Grimpe, je vais t'aider. J'pense que tu passeras dans l'orifice, malgré ton bon popotin ...

Tu vas voir c’q’uil te dit mon popotin, ach ní *!
C’est en souriant que la rouquine grimpe à l’échelle, non sans faussement gronder le loustic. Quelques secondes plus tard, l’écureuil tout en entier passait la trappe, il va de soit que les fesses passèrent largement. Premier coup d’œil circulaire du propriétaire et première réflexion « Trop petit, y a pas la place pour deux », dans son esprit, elle ne partage pas le canapé avec Phyl, pareille chose impliquerait un rapprochement avec lui qu’elle n’est pas prête à faire, du moins maintenant. Le tour du propriétaire fut vite fait, à peine un coup d’œil sur les chaises, la table et le fameux divan, ce qui attira particulièrement son attention, fut les armoires. On en cache des choses derrière des portes ! Sourire à la pensée qui se fait …avec un peu de chance, derrière ces portes, elle trouvera son bonheur, c’est qu’elle n’a pas envie au final de faire le chemin inverse jusqu’à sa crèche. Tout de go, elle ouvre les armoires à la suite, à la recherche de sa pensée. Non qu’elle cherche un trésor, dans ces armoires comme dans tant d’autres, elle trouve linge, vaisselle, quelques vêtements, couvertures, beaucoup de truc diverses, et dans le bas de l’une d’elle, son bonheur…..rien, une place nette.

Foirfe **

Un sourire malicieux au brun et l’invitée en ces lieux s’installe sur l’une des chaises, coudes sur la table, menottes soutenant la tête.

C’est p’tiot chez toi Mo Phléasc***, mais tu vas voir j’vais pas prendre beaucoup d’place

Il ne se doute pas à quel point, sur que ça il n’aura pas prévu lorsque tout à l’heure elle ira se coucher dans le bas de l’armoire. C’est ça l’avantage quand on est petit comme une fourmi on se glisse presque partout.

*non mais !
**parfait
***mon feu follet
--Phylibert


Home sweet home ... disent les angliches, ce qui, en français des miracles, signifie : c'est là que je crèche, c'est ma turne, c'est pas bien grand mais je m'y plais bien, et j'suis content de la partager avec la crevette.

En clair, notre Phylibert est ravi que la puce fasse comme chez elle, qu'elle furète partout, comme un p'tit écureuil curieux et malin, qu'elle ouvre les armoires, d'autant plus que c'est sans doute pour y dénicher une place pour ses propres fringues. Y'en a d'ailleurs, de la place, et puis s'il n'y en a pas assez, pas de malaise, on lui en fera !
Oui, c'est p'tit ... concède t-il volontiers à la mignonne ... Mais comme ça t'auras moins de ménage à faire ... ajoute t-il malicieusement, humour et tendresse se mêlant au fond de ses prunelles.

Mais entre-temps, le maestro entre en scène. Prenez place et admirez ! Notre estomac sur pattes prépare une pile de tartines, un peu bancale, mais presque aussi haute que la jolie tourterelle qui l'accompagne, une pile qui suffirait à rassasier la totalité des gueux et des mécréants qui rôdent aux miracles. Diantre ! C'est que ce bon Phylibert ne veut pas passer pour un grippe-sous aux yeux de sa britiche ! Il met les petits plats dans les grands ! Il veut l'épater par tous les moyens imaginables ! Quelqu'un lui a dit un jour : pour garder un compagnon, faut veiller à ce qu'il ne manque de rien, ni au lit, ni sur la table ! Bien entendu, la puce ne correspond pas vraiment à l'idée que le bonhomme se fait d'un compagnon, mais comme compagne, sapristi, on peut difficilement envisager mieux. Pour le lit, bon, n'anticipons pas, ce ne sera peut-être pas pour tout de suite, mais pour la boustifaille, le frichti, Phylibert peut s'en occuper dès à présent et marquer quelques points de plus auprès de la grenouille. Car notre homme, c'est le roi du jambon-beurre ! Le champion du cornichon coupé en rondelles ! Le phénix de l'andouille, et ce titre lui va d'ailleurs comme un gant.

La mignonne est venue le rejoindre à la sainte table, celle où l'on s'empiffre, celle où le bougre ne tient plus en place.
Goûte moi ça, mon poussinou ... dit-il en passant sous le nez de la brindille un ravier dégoulinant de fromage de chèvre, aussi onctueux que la mousse au chocolat de nos grands-mères. Tu sens ? Ça embaume le safran, l'olive, la montagne, les pâturages, les enclos remplis de moutons ... Ne soyez pas surpris, le bougre devient poète lorsqu'il s'agit de parler de nourriture.

Et goûte moi aussi ce sauciflard ! ... poursuit-il en enfournant, entre les lèvres de vermeil de la rouquinette, une rondelle de viande d'âne aussi épaisse que la semelle de ses bottes ! Bon ! S'il réussit à l'embrasser ce soir, ce sera un ramonage à l'ail et aux fines herbes, mais notre Phylibert fera volontiers un tel sacrifice, et même plutôt deux fois qu'une.

Vas-y, pioche dans les miches ... ajoute t-il en souriant, car cette formule l'amuse beaucoup ! Oui, il est bon public, le zigoto, il est parfois le seul à rigoler de ses âneries, mais le joli canaillou irlandais devrait apprécier ! Et pour faire descendre tout ça, ma divine biquette, rien de tel qu'un bon verre de pinard ! décide t-il en posant une boutanche rubiconde au milieu des tartines. Tu verras, c'est du velours, du miel, de l'ambroisie ! Comment t'expliquer ? C'est le pipi des anges récupéré dans une bouteille !

Eh voilà, le bougre devient éloquent, enthousiaste, persuasif, tellement il désire amuser et charmer la brindille. Et puis, faut bien l'avouer, cette bibine ne lui a pas coûté la peau des fesses, vu qu'il l'a barbotée sur l'étal d'un commerçant parisien. Mais chuuttt, motus ...

Les mots suivants de Phylibert se perdent alors du côté de ses amygdales, car il engloutit à la fois un gros morceau de frometon qui schlingue, un bout de pain trempé dans son pinard, et la moitié d'un pâté de campagne. Il reste deux secondes au bord de l'asphyxie, puis ...
Mmmm, ch'est bon cha, ch'est délichieux ! parvient-il à dégoiser laborieusement. Vas-y, mange, mon agnelet, te fais pas prier ! Faut se caler l'estomac pour bien dormir ! Mais bon, on a le temps, on n'a pas d'enfant à bercer ! Pas encore ... rajoute t-il en offrant son sourire le plus malicieux à sa petite merveille. Subtil, notre Phylibert, non ?

Après tu me raconteras comment tu as échoué aux miracles, ma princesse, d'accord ? J'veux tout savoir de toi ! Notre bonhomme remplit deux verres à ras bord, et les dépose près du canapé. Il y emporte également une partie de la tortore, et s'assied au fond des coussins. Il tapote ensuite sur le divan, juste à côté de lui, et ... Viens t'installer près de moi, on sera bien mieux que sur ces chaises bancales ! Ne t'inquiète pas, j'vais pas te manger, j'n'ai plus très faim, et puis t'as que la peau sur les os ! Le bougre sourit à nouveau, et ses yeux démentent ce qu'il vient d'affirmer. Son regard papillonne lentement sur les courbes de la belle, sur ce point de beauté sur la joue où il voudrait poser les lèvres, sur ces petits seins ronds qu'il voudrait harceler de ses baisers. Il la trouve merveilleuse, et il ne pourra se borner à plaisanter beaucoup plus longtemps. Va falloir qu'il ouvre son cœur, l'animal ...

Donne moi ta main, elle me manque ... dit-il en tendant la sienne à son lutin roux, d'un ton soudain beaucoup plus grave, infiniment tendre.

Isleen
Ben tiens le ménage, puis après la popote, et sans qu’elle s’en rende compte, elle se retrouvera avec trois moufflets sur les bras…ahthuff ça va pas ça, y a pas marqué "bobonne" sur son front, namého. Petite lueur dans le regard, sourire malicieux, le coquin la taquine encore, elle a failli marcher, bon intérieurement elle a couru, mais chutttt faut pas le dire. La libellule lui rend son sourire admirant le ballet qu’il lui joue, les gestes habiles, fluides et précis, tout ce qu’il faut dans leur "métier", tout ce qui fait la beauté du geste, le plaisir des yeux. Un bonhomme raide comme un piquet, à regarder bouger, c’est un outrage au regard, dites pas le contraire.

Ca pour sur il sent….


A peine le temps d’en dire plus, elle évite le télescopage avec le chèvre AOC, en provenance directe des belles montagnes recouvertes de biquettes se gavant d’olives. AOC assurément, au vu de l’odeur, ça sent la chaussettes fermentées depuis 6 mois ça, c’est comme le bout de saucisson qu'il lui colle d’office dans la bouche, et qu'elle mache ave force et application, pire qu’un chien mouillé question odeur... Ce soir, c’est l’envolé des papilles, elles vont être mises à rudes épreuves, finis, les gouts médiocres, les aliments légèrement passés, fades, sans gout, vive la gastronomie du gout et…de l’odeur.

J’suis pas contre un verre…`

...C'est le pipi des anges récupéré dans une bouteille !


Un sourire gourmand, elle attrape la bouteille, se serre un godet avant d’éclater de rire, non de partir dans un nouveau fou rire tout aussi incontrôlable que le premier, et lui tire à nouveau les larmes. Par tous les Dieux, que c’est bon de rire. Il faut avouer qu'elle est bon publique l’irlandaise, mais Phyl , Phyl...c’est un kaleidoscope aux milles couleurs, multi équipé, toutes options, l’image 3D, le son dolby surround, c’est du grand art à lui tout seul, avec lui tout semble prendre vie, tout se voit d’un nouveau regard. comment voulez vous ne pas rire à ses sorties ? Impossible. Comment ne voulez vous pas vous attacher ? Impossible sauf à ne pas avoir de cœur ...et la rouquine en a un.

T’as de ces expressions toi…j’me demande vraiment comment tu fais pour en trouver d’pareilles !

Verre de vin qui se boit, elle acquiesce, oui oui elle va se servir, l’appétit s’ouvre, un bout de paté sur un bout d’tartine …agrh, il cause de mioches, de loupios à eux...elle était pas bien loin tout à l’heure en se voyant avec !

Va pas trop vite en besogne don juan, j’suis ben trop jeune pour avoir des enfants ! Bout de pain avalé …et qui te dit que j’en veuille hein !

Et pan dans le manque total de doigté, la rouquine quand elle a des choses à dire, elle prend pas de détour, autant être claire dès le début. Il l’attire, il lui plait, elle le trouve à son gout, mais il a beau lui avoir décoché son sourire étincelant de fraicheur - enfin là la fraicheur avec le fromage on repassera- ... les enfants….non, vision d’horreur, elle est bien trop jeune pour ça ! Pourla suite, par contre, ça lui pose pas d’soucis, elle veut bien lui faire un rapide résumé de sa vie si ça lui plait, quant à tout lui dire, ça on verra.

Et puis d’un coup, plus de verre, elle a envie de lui dire « hey attend j’ai pas fini » mais il emporte aussi le sien, ils les remplis, les dépose près du récamier et fait de même avec un bout des victuailles. Haussement de sourcil de la rouquine, qu’est ce qu’il fabrique ? C’est bien la table, les chaises, c’est pratique, pas confortable mais c’est fait pour ça. Elle est un brin innocente parfois Isleen, elle ne comprend que lorsqu’il tapote le siège à ses cotés.


Viens t'installer près de moi, on sera bien mieux que sur ces chaises bancales ! Ne t'inquiète pas, j'vais pas te manger, j'n'ai plus très faim, et puis t'as que la peau sur les os .

Gloups. C’est une autre faim qui le dévore le charmeur, ses yeux le disent sans le cacher, elle a apprit à reconnaître ce regard chez les hommes, à force des les observer s’intéresser à d’autres. Ca lui plait de sentir se regard sur elle, ça ne lui est pas arrivé si souvent que cela d’avoir de tels regards, les derniers étaient en provenance d’ivrognes, y a mieux, nettement mieux, y a Phyl. Oui c'est une faim toute aussi primaire que de manger qui le dévore.

Elle est bien ou elle se trouve la rouquine, assise en sécurité sur sa chaise. Elle a beau aimé ce regard, elle sait parfaitement ou cela peut les mener, elle et lui. Elle n’y ait pas prête, et rien ne lui dit qu’il ne l’y contraindra pas, si elle lui demande d’arrêter. Alors elle répond d’un petit air mutin, sur ce ton léger et insouciant qu’ils emploient depuis le début.


J’vais rester là, j’y suis bien sur cette chaise bancale moi…

Et viens la phrase, le timbre dans la voix, le regard qui vous fait basculer, et là ben la libellule reste une femme, elle craque et se laisse envouter par la tendresse qu’il dégage, elle se lève et prend sa main avant de s’asseoir à ses cotés. C’est une drogue la tendresse, ça vous fait littéralement fondre, et lorsqu’elle émane d’un homme particulièrement bien fait de sa personne, qui ne rêve pas devous mettre sur un bucher pour vous cramer parce que vous avez eu la mauvaise idée de naître rousse, c'est pire.

La voilà, faudra me la rendre…j’en ai besoin….t’en ai v’nu comment à faire le vide gousset ?

Ou comment détourner les idées qu’un homme peut avoir en tête, et cacher les émotions naissantes.
--Phylibert



C'est fou parfois comme un simple geste semble pouvoir influencer le cours de toute une vie. Le ciel s'éclaire s'il est effectué, et patatras, tout se brouille s'il ne vient pas. Voilà ! Il en est là, notre bonhomme. Suspens insoutenable, le palpitant qui fait toc toc toc de façon désordonnée, la pomme d'Adam qui s'obstine à lui coincer la glotte. Voilà les symptômes ! C'est grave docteur ? Bien-sûr, notre zigoto tente de garder tout ça pour lui, vu qu'il n'est pas totalement sûr de la réciprocité des sentiments qu'il éprouve pour la gazelle. Mais bon ! La puce viendra t-elle sur le divan, oui ou non ? Viendra, viendra pas ? Bon sang que c'est compliqué ! Y a t-il un moyen de manipuler le destin, de le faire fléchir en sa faveur ? Notre homme cogite comme un péquenot affamé à qui on sert une douzaine d'huîtres sans lui apporter le couteau nécessaire pour leur ouvrir le ventre. Va t-il être contraint d'amadouer la mignonnette en lui offrant les yeux malheureux d'un cocker allongé devant une gamelle vide ?

Non ! En définitive, sa grosse paluche tendue vers elle, et la sincérité de sa requête et de ses prunelles bleu d'azur, ont suffi à persuader le joli colibri à le rejoindre sur le canapé. Alléluia ! Si notre Phylibert connaissait par cœur les prières qu'on adresse à celui qui gère tout, là-haut, assis sur son cumulus immaculé et penché sur le monde en agitant les ficelles de ses marionnettes, sûr que le bougre s'empresserait de lui réciter trois Pater et deux Avé ! Et même davantage !

La crevette vient donc poser son menu popotin près du sien, et il lui tient la main, en souriant aux anges. Il l'écoute en lui tripotant doucement les doigts. Il commence à les connaître par cœur, ses dix coquinous fuselés, si fluets mais si habiles à se glisser au fond des poches. Sans les regarder, il reconnaît déjà le grain tendre de la peau diaphane, le galbe ténu des phalangettes fragiles qu'il emprisonne entre les siennes, gigantesques, par comparaison. Les lui rendre, lui demande t-elle ! Même pas en rêve !
Tut tut tut, tu veux rire ? Je les garde, tes p'tits boudins, ils sont à moi maintenant ! ... affirme t-il alors qu'il patauge dans le doute le plus absolu.

Il l'écoute donc, mais la sylphide aux yeux d'océan ne révèle pas grand chose. Au contraire, elle interroge. Cette manœuvre, ça s'appelle refiler le bébé, et c'est vachement efficace ! Phylibert ne l'a pas vu venir, celle-là, et dès lors pas moyen d'y échapper. Va falloir qu'il se déboutonne ! Pas le pantalon, hein, les méninges !


Ça risque d'être long, ma mirabelle. Mon parcours a été plutôt ... euh ... cahotique. Viens, installons-nous confortablement, appuie-toi contre moi ! Notre rusé compère attire la joue de la brindille dans le creux de son cou, doucement, sans insister, et il passe un bras sur ses frêles épaules. Possible qu'elle déguerpisse, possible qu'elle râle un peu, vu que c'est une donzelle et que toutes les donzelles râlent, mais bon, il ne l'immobilise pas comme si elle était sa captive, même s'il en a envie. Il se contente simplement de faire courir ses doigts dans les cascades rousses, de rouler et dérouler les boucles de feu de sa chevelure, de caresser sa nuque de poupée de porcelaine, là où elle est plus tendre, plus pâle, plus douce, là où d'imperceptibles frisettes strient son cou transparent. Il la bercerait volontiers comme on berce une enfant, mais chaque chose en son temps, faut pas effaroucher la poulette. Il poursuit :

Voilà, ma rose des sables. J'suis né dans le nord, il y a vingt-quatre ans de ça ! Ma mère était une brave femme, mais elle avait la mauvaise habitude de ramener tous les mâles à la maison, si bien que j'ai eu un bataillon de frères, de sœurs et de pères nourriciers. Des braves et des crapules. Certains la battaient ! Et ils battaient aussi les gosses ! J'étais pas le plus futé de la bande, et souvent je m'interposais au lieu de fermer ma grande bouche, si bien que j'ai pris des branlées plus souvent que les autres. ... Il sourit, porte son verre à la bouche, puis le tend à la reine des elfes roux.

Cela explique sans doute pourquoi je suis un peu bêta quelquefois. Les coups sur la cafetière, ça laisse des traces ! Un jour j'en ai eu marre des châtaignes et des marrons sur le pif, et j'suis parti sans rien dire à personne. J'pensais m'en sortir à Paris, me dénicher une riche douairière avec beaucoup d'oseille, mais j'ai vite compris que les places étaient chères et qu'il y a plus de manants que de Crésus ! Mais la capitale a agi sur moi comme un miroir aux alouettes, elle m'a piégé, et je suis resté. Je me dépatouille comme je peux, plutôt en solitaire jusqu'à maintenant. Mais à présent je t'ai, et on ne se lâche plus, d'accord ? ... demande t-il en se penchant sur le ravissant minois, dont les lèvres sont soudain à un souffle des siennes. Le voici qui hésite, notre bon Phylibert. Il observe sans rien dire la bouche vermeille de la puce. Elle l'étourdit, elle l'hypnotise. Lance-toi donc, bougre d'âne, lui ordonne un vilain gnome au ton impératif qui se trémousse rageusement au fond de son oreille et trépigne d'impatience. Il est un peu affolé, notre bonhomme. Il ne sait pas, il ne sait plus ! Il a besoin d'un mouvement ou d'un regard plus appuyé de son mignon farfadet pour se décider ou pour battre en retraite !

Lâchement, il murmure : Euhh ... On fait quoi maintenant ?

Isleen
Elle lui donne sa main et il ne veut plus la lui rendre, il se l’approprie, vil coquin, infâme profiteur…adorable Phyl. La rouquine sourit, il fallait qu’elle s’y attende, aussi lui répond-t-elle simplement d’un petit air coquin.

Garde les donc pour le moment…je saurais ou les reprendre quand j’en aurais besoin…comme mon mouchoir…et tu n’y verras que du feu.

Défit malicieux qui se perd dans un étonnement alors qu’il l’attrape par les épaules, la fait glisser vers lui. Elle ne lui donne que sa main, et c’est toute sa personne qu’il attire à lui, vil coquin, infâme profiteur… adorable Phyl. Elle ne dit rien, un trouble, un émoi de son corps d’homme contre le sien, de son corps chaud. Toujours muette alors qu’il passe sa main dans ses cheveux, joue littéralement avec… c’est troublant, étrange…c’est une première et pourtant elle ne s’écarte pas, elle n’en a pas envie. C’est une première d’être aussi proche, de se sentir aussi bien avec lui et aussi rapidement, d’être là simplement contre lui, intimement et se rendre compte qu’on ne veut être ailleurs. C’est cela qu’elles ressentaient les filles lorsque les hommes leur tournaient autour, leur comptaient fleurette, et que moi je restais là à me demander pourquoi donc ils passaient leur temps coller ensemble…est ce cela qu’elles ressentaient ? C’est déroutant.

Il parle encore, lui raconte sa vie, sa voix chaude la berce presque, ses joues se colorent de rouge, il la trouble vraiment, elle prend machinalement le verre de vin, en bois une gorgée.


Mais à présent je t'ai, et on ne se lâche plus, d'accord ?

Près, a un souffle d’elle, il s’est rapproché, plus près, ceux sont ses lèvres sur les siennes. Quel effet cela fait-il ? Est ce aussi enivrant que de dérober ? Mieux ? Moins bien ? Et ce regard posé sur elle, elle se sent toute chose, ramollie sous ce regard intense. Comment arrive-t-il à la rendre comme cela à mille lieux du caractère trempé qu’elle a du se forger ? C’est capable de ça un homme ? Mince, elle qui se moquait de ses amies, là voilà bien attrapée. Elle avale sa salive, se mord légèrement la lèvre.

Techniquement…c’est toi qui ne me tient…c’est toi qui ne me lâchera plus.

Elle a esquissé une tentative maladroite d’humour, mais gloups, dans le regard de Phyl, c’est pas de l’humour qu’elle voit, s’est de l’envie, une envie de dérober, de dérober sa bouche et de ne pas la lui rendre, comme sa main, une envie de la dérober toute entière. Elle s’attendrait presque aussi près qu’il est à ce qu’il le fasse sur le champ sans lui demander son avis, et pourtant il lui pose une question à laquelle elle ne s’attend pas.

On fait quoi maintenant ?

Aussi troublée qu’elle est, cela ne l’empêche pas d’esquisser un sourire. Elle en aurait des choses à répondre à cette question : on termine de boire, de manger, on continue de discuter, on va dormir, toi ici, moi dans l’armoire – d’ailleurs en y pensant, il va faire une drôle de tête lorsqu’elle ira s’y endormir. Il y en a des choses à répondre, aucune chance que l’une ou l’autre plaise à Phyl, il semble hésiter, même si ce qu’il a en tête parait très clair, comme s’il lui laissait le choix…il lui laisse le choix ! Ca l’étonne, mais là, ça la grise d’être le maître de la suite, à moins que ce ne soit tout simplement le vin, peut importe, elle veut savoir, elle n’en a jamais eu l’occasion avant et Phyl lui plait vraiment, vraiment bien. « Voilà ce que l’on fait Phyl » mais aucun mot ne sort, elle se contente juste de franchir le souffle qui sépare ses lèvres des siennes, les y collent douces et hésitantes, sur les siennes chaudes, un instant suspendu aux sensations agréables que le baiser procure, l’instant d’après elle les enlève, il ne faudrait pas pousser trop loin la tentative. Téméraire mais pas trop.

Elle se recule, ses onyx dans les turquoises du charmeur, elle porte le verre de vin à sa bouche, en boit une gorgée, récupère doucement sa main qui vient replacer une mèche derrière l’oreille.

Tu veux toujours savoir comment j’suis arrivée là ?

Elle recommencerait bien l’expérience, mais à coup sur comme un enfant si elle lui redonne ses lèvres, il prendra tout le corps, et là ce soir ce n’est pas à son programme, elle ne dormira pas dans son lit, enfin dans son divan.
--Phylibert



Le bougre hésite donc, il s'est figé comme une statue de sel, le nez à moins d'un pouce du ravissant minois de la coccinelle. La puce sourit, alors que notre bonhomme est tendu comme la corde d'un violoncelle que grattouille un archet. Cependant, il n'y a aucune moquerie sur l'adorable frimousse, peut-être un soupçon de surprise, de doute, de réflexion, juste un brin, que la belle surmonte soudain en posant furtivement les lèvres sur celle de son compagnon.

Que dire de cette manière de décoincer la situation ? Tout simplement que notre Phylibert en reprendrait volontiers deux cuillers, d'autant plus que le bonhomme ressent aussitôt un goût de manque, aussi intense que cruel, tellement ce baiser fut fugace. Et cette sensation est d'autant plus frustrante que la brindille récupère aussi sa menotte. Diantre ! C'est un coup de poignard en plein cœur ça ! C'est une douche écossaise venue d'Irlande ! C'est qu'il tenait beaucoup à la gracieuse patounette de la crevette enfouie au creux de la sienne, le brave Phylibert. Elle faisait presque partie de lui-même, elle était comme une excroissance fragile et vivante. Désormais, c'est un sentiment étrange, cette main lâchement abandonnée, qui ne compte plus soudain que cinq doigts au lieu de dix ! C'est tragique, c'est comme une amputation.

Et notre bonhomme encaisse. C'est un sensible, un grand sentimental, il a le cœur aussi tendre qu'un filet mignon, et les plus infimes déceptions prennent chez lui des proportions gigantesques. A la première déconvenue, il a le moral dans les chaussettes. Et il en veut à la puce pour ce kidnapping de phalanges ! C'est un crime d'agir comme ça.

Il cherche à le dissimuler, mais son visage s'assombrit. Il reprend son énorme paluche qui folâtrait encore sous les boucles rousses et se met à tripoter un verre vide en cogitant. Bien-sûr qu'il veut connaître les péripéties qui ont amené la poulette aux miracles, mais pour la première fois il s'interroge : Supportera t-il longtemps les dérobades de ce joli farfadet ? Ont-ils réellement un avenir ensemble ? Irrité, il se lève, et lui jette sans la regarder :
Oui, vas-y, raconte nous ça, Isleen!

Il l'appelle par son prénom, pour la première fois également. Volontairement. Fini les tourterelles et les poussinettes ! Adieu les lutins et les princesses. Je t'écoute ! ... poursuit-il en s'approchant d'une armoire boîteuse qui fait office de garde-robes. Je me mets à l'aise pour la nuit, tu peux faire pareil si tu veux, Isleen. Tu n'as qu'à prendre des fringues dans cette armoire ! Rebelote ! Une nouvelle fois ce prénom. Bien Joué Phylibert ! Ne t'inquiète pas, tu peux disposer du canapé pour toi toute seule, moi je dormirai par terre ou sur une chaise. Ou en bas, contre l'enclume.

Notre bonhomme se campe devant la fenêtre, les bras chargés de vêtements. C'est devant une lune aussi rousse que sa britiche qu'il se déshabille intégralement, dissimulant à peine aux yeux de la donzelle ses fesses rebondies, ses cuisses nerveuses et son dos mince mais vigoureux. Bah il ne va pas se gêner, il est chez lui, non ? Si miss la prude ne désire pas regarder, elle n'a qu'à reluquer au fond de son verre ! Il enlève ses bottes en sautillant sur un pied, et sa croupe danse à chaque mouvement. Voilà. Chemise et futal gisent sur le plancher vermoulu, et il se choisit un gilet de laine confortable et épais, ainsi qu'un pantalon corsaire, cadeau de fin d'année d'une boutique des galeries Lafayotte, car les nuits sont fraîches dans cette vieille bâtisse secouée par tous les vents, qui s'y infiltrent par chaque interstice. Les yeux levés vers les étoiles qui déversent sur lui leur lumière parcimonieuse, il sourit mystérieusement ...

Je t'écoute ! ... répète t-il.

Isleen
Douche froide, glacée, une congélation sur place qu’elle vit la rouquine, a-t-il a se point là pas supporter qu’elle l’embrasse qu’il retire sa main de ses cheveux, qu’il s’éloigne d’elle, qu’il l’appelle froidement par son prénom, elle qui s’était fait aux petits noms qu’il lui donnait, qui les recevait comme de jolis cadeaux se demandant que serait le prochain. Un baiser de sa part est ce si dégoutant que cela ? Il ne lui tournerait pas le dos, qu’il verrait ses yeux s’agrandir de surprise, de tristesse du rejet. Car oui l’irlandaise le vit comme un rejet, un bon vieux râteau et ça fait rudement mal à encaisser. Un rejet, un de plus, elle aurait du s’en douter elle est bien trop petite, pas assez généreuse de forme, elle n’a rien pour plaire, c’était déjà ça en Irlande pourquoi ça aurait changé en débarquant dans ce Royaume, elle pensait qu’elle l’intéressait…elle a eu tort.

Colère, alors qu’il lui octroi le droit de prendre des affaires dans l’armoire, qu’il lui octroi le divan d’un geste généreux…Monsieur est grand prince, faudrait peut être qu’elle le remercie. Il ne supporte plus tout simplement sa présence, qu’il la laisserait seule ici pour dormir en bas, voilà ce qu’elle comprend la rouquine. Mais pour qui il se prend ? La colère enfle, il déclenche une tornade Phylibert, il lui tourne le dos et il ne se rend pas compte du danger.
Elle se lève du canapé, se dirige vers lui, vers la fenêtre, s’apprête à lui asséner ses quatre vérités, à laisser sortir la tempête, lorsque une paire de fesses s’offrent à sa vue la laissant bouche bée. Surprise l’irlandaise qu’il se déshabille devant elle. Qu’est ce qu’il lui fait ? Il ne supporte pas un simple baiser et il se déshabille devant elle, il lui montre ce qu’elle ne pourra jamais avoir, il la nargue. Ha ça il est bien fait, ça oui elle le voit, et mieux que bien, il se dandine même du popotin en enlevant sa botte, en temps ordinaire elle aurait même rougit de le voir ainsi quasi nu, mais voilà, elle boue littéralement de colère la rouquine, alors d’une elle en oublie de rougir, deux elle ne profite pas du spectacle à sa pleine mesure. S’il croit qu’elle va lui sauter dessus à la vue de son corps d’albâtre, il se met l’doigt dans l’œil !


Je t’écoute.

Monsieur a terminé sa danse des fesses, il s’est déshabillé et il daigne, grand seigneur, l’écouter, il ne sait pas à quoi il s’expose, mais alors pas du tout. Une bonne scene de ménage pour un couple qui n’en est pas un, c'est un brin surnaturel, si couple un jour il y a, à coup sur aucun des deux ne s'ennuira.

HA CA OUI TU VAS M’ECOUTER PHYLIBERT tiens elle aussi elle peut lui donner de son prénom, ce n'est pas réservé qu'à Monsieur. - et pas qu’un peu…non mais pour qui tu te prends ? Un coup tu souffles le chaud, un coup tu souffles le froid, c’est quoi qui va pas chez toi ? Si tu ne voulais pas que je t’embrasse, si tu trouves ça tellement dégoutant fallait pas…agir comme ça !

Il lui tourne le dos, elle n’aime pas parler à un dos, elle s’approche tente de le retourner, de lui faire face, peu de chance qu’elle arrive à faire bouger le zig s’il ne veut pas, mais la rouquine hors d’elle, ça fait mal un rejet, ça vous fait partir la voix parfois dans les aigus, t'ention aux oreilles.

J’me suis pas tirée à l’va vite d’mon pays sur un rafio qui prend l’eau, pour subir ça sans rien dire ! J’me suis pas accroché d’toutes mes for’ces à une planche lorsque le na’vire a été broyée dans une tempête, pour qu’on me refasse ce coup là ! J’suis pas repartis de rien pour que tu me fasses ça, NON ET NON ! Fait pas ton seigneur, j’va te laisser ton divan, j’vais même pas toucher à tes frusques…le bas de l’armoire ferra très bien l’affaire. Demain j’serais plus là, tu s’ras débarrasser d’moi, puisque c’est c’que tu sembles vouloir.

Une bonne ire irlandaise, ça ne lui fait pas pour autant de bien, elle est peinée, c’est dur de s’encaisser une veste comme cela, elle se recule, y a pas de larmes au coin des yeux, non l’irlandaise est devenue dure à les faires couler, mais ils n’en restent pas moins expressifs. Dire qu’entre eux tout avait si bien commencé, un soleil dans un ciel de printemps, là on en était aux orages violents d’été.

édit pour cohérence : il s'est déshabillé et non il s'est habillé
--Phylibert



A son plus vif étonnement, sa dernière phrase, au demeurant bien banale, déclenche un feu nourri de questions et d'invectives de la part de la rouquine. Quand elle se lâche, la brindille, elle ne fait pas dans la dentelle. Elle touche où ça fait mal. De toute évidence, elle n'a pas apprécié son ton glacé et sans doute un brin condescendant, ce qu'il peut comprendre et admettre, mais notre bonhomme tombe des nues lorsqu'il entend les raisons de cette grosse colère. Le « Phylibert » qu'elle lui éructe au visage claque comme un coup de fouet, mais elle n'a rien compris, la poulette ! Elle est à côté de ses pompes ! Elle a tout faux ! Il s'agit d'un énorme quiproquo, dans toute sa splendeur. La puce se méprend totalement sur les intentions du zigoto.

Elle s'est rapprochée de lui, et tente de le tourner vers elle, à l'aide de ses petites mains blanches. Notre coco est entièrement nu, mais il fait face à la tornade rousse, dissimulant comme il le peut flageolet et paire de noisettes derrière le gilet posé sur son bras. Pas qu'il soit pudique, non, mais c'est sans doute pas le moment d'exposer ainsi ses bijoux de famille. Il l'écoute en silence, et lui laisse terminer son laïus. Pas la peine qu'il se mette à gueuler aussi, d'ailleurs ça n'arrangera rien, ça ne fera qu'envenimer les choses, et notre bon Phylibert ne le désire nullement. S'il avait pris la peine de mieux s'expliquer, ils n'en seraient pas là ! Lorsque la puce aura vidé tout son sac, elle se calmera d'elle-même, et il pourra rectifier le tir. Le bougre enregistre alors les détails de son arrivée mouvementée sur les côtes de France, la mignonne est passée par le chas de l'aiguille, elle a failli y laisser sa peau, et notre bonhomme est encore plus désolé de sa froideur et de cette incompréhension qui lui est totalement imputable. C'est idiot de se chamailler comme ça ! Bon sang, il se botterait volontiers lui-même les fesses s'il avait des cuissots démontables.

Voilà ! La bourrasque se calme enfin. Il n'y a pas de pluie dans les yeux de la puce, mais notre homme est conscient qu'elle a du chagrin. Faut pas être futé pour s'en rendre compte, au profond trouble qu'elle a dans le regard. Plus que jamais, Phylibert est ému et attiré par la jolie tourterelle. Il veut redevenir Phyl, il veut qu'elle redevienne sa somptueuse fleur d'Erin, ou son mignon lutin. Qu'importe les mots qu'il lui donne, ils ont tous la même signification. Ils portent en eux la même tendresse. Et, cette fois, espèce d'abruti, ne tourne plus autour du pot ! Exprime toi clairement !

Prunelles turquoise se logent au fond des mirettes d'agate. Elles s'y installent. Le grand olibrius enveloppe son farfadet entre ses bras qui l'emprisonnent avec une infinie douceur. C'est délicieux de la respirer, de l'étreindre. Bon ! Si tu parlais maintenant, mon pépère ! Voilà, il parle. Tendrement. Même s'il s'emporte un peu au fil des phrases.


Calme toi, ma princesse. Tu n'as rien compris, et c'est entièrement ma faute. Je pensais que tu me rejetais en t'écartant de moi et en reprenant ta main. Je ne veux pas que tu t'en ailles. Tes baisers, j'en veux cent, j'en veux mille. J'en veux le matin, le midi et le soir. Et c'est pas tout ! J'veux te regarder tout le temps ! J'veux te serrer dans mes bras comme maintenant ! J'veux t'étouffer, te mordre et te butiner. J'veux te perdre et te retrouver ! J'veux t'endormir et te réveiller, te border et te bercer, t'habiller et te déshabiller ! J'veux me battre avec toi et puis faire la paix ! J'veux te chatouiller jusqu'à ce que tu en pleures de rire ! J'veux mettre mes mains partout ! J'veux t'offrir des mouchoirs et puis te les voler ! J'veux râler en te regardant dormir parce que je n'oserai pas t'embrasser ! Et j'veux t'aimer, surtout t'aimer, et encore t'aimer ...

Essoufflé par cet aveux plein de fougue, dont il est le premier surpris, il sourit gentiment, la prend par la taille, et hisse le visage de sa rouquemoute à hauteur du sien : Et le fond de l'armoire, tu peux l'oublier, il n'en est pas question !

Isleen
Tu serais bien le premier…

Furent les premiers mots de la rouquine, lancés dans un souffle de manière parfaitement spontanée, elle aurait réfléchi qu’elle ne les aurait pas dit vu la révélation qu’ils tiennent en leur sein. Spontanés, ils marquent l’incrédulité qui se peint, elle qui se faisait une raison de ne pas être suffisamment bien en chair pour plaire à un homme, non que ce soit son désir premier, mais un fort caractère n’empêche pas un coté fleur bleu.
Spontanés ils traduisent aussi le plaisir d’entendre une telle envolée de mots, une telle envolée amoureuse, ça fait un bien fou à entendre ça, ça la réconcilie avec la vie qu’on veuille l’aimer, qu’il veuille l’aimer, qu’il l’aime.

Mélange de sentiments plus complexes les uns que les autres, l’irlandaise à bien du mal à les dépatouiller totalement, elle ne sait qu’une seule chose c’est que l’homme nu qui la tient dans ses bras, lui plait énormément. L’aime-t-elle ? Oui forcément un peu, beaucoup, à force de petits mots doux, de tendresse au fonds des yeux, de gestes tactiles, comment ne pas l’aimer ce Phyl ? Faudrait être un homme ! Leurs mains ont fait le premier pas, elles s’aiment déjà !

Est-ce de l’amour ? Elle n’en sait rien, il lui parait impossible de ressentir un sentiment tel que celui-ci en aussi peu de temps, le seul qui ai régit sa vie jusqu’à présent, suffisamment fort pour lui faire faire des folies au delà du raisonnable, c’est cette pulsion de dérober, l’amour est-il un sentiment aussi fort ? Au diable tout celà, nul besoin de certitude après tout… ce laisser aller et voir ou cela les mène, elle a envie d’essayer, d’essayer avec lui.

Agates dans turquoises, elle lui sourit à nouveau, fini les éclairs, la tristesse dans le regard, une rougeur aux joues naissante l’accompagne. Si sur le coup de la colère, elle n’avait fait attention à la nudité du filou, là bien au chaud dans ses bras, au contact de sa peau nue, elle en a pleinement conscience et c’est un léger trémolo dans la voix qu’elle lui répond.


Je vais oublier le bas de l’armoire alors…

Elle se sent maladroite la renarde, maladroite avec les mots, les sensations qu’elle ressent, les sentiments qu’elle vit. C’est déroutant la première fois. Il a ouvert son cœur, à elle dans faire autant, ou du moins essayer, un brin de sincérité ne fait jamais de mal et avec ce Françoys, Dieu qu’elle a envie d’être sincère, de se laisser aller, alors elle continue d’une voix tendre amusée.

T’es bête mo Phléasc*…si j’tai embrassé c’est qu’tu me plais bien…mieux que bien même….j’ai besoin d’espace parfois, alors faudra pas t’étonner…compris ? petite mise au point au milieu de douceurs, pour faire passer la pilule, ne pas de nouveau se retrouver avec un quiproquo, c’est qu’il faut ménager la susceptibilité de l’homme, nouveau sourire amusé, ses mains se posent doucement sur le torse de Phylibert. Elle continue d’un petit air taquin et bravache, qu’elle est loin de totalement ressentir – et pour ton programme, je suis pour….je serais même pour commencer par des baisers…mais va p’être falloir que tu t’habilles avant….tu vas attraper froid.

Elle-même frisonne, elle doit déjà commencé à attraper froid, à couver quelque chose, elle ne pense pas un seul instant que son corps réagit de lui-même à la proximité de Phyl….

_____
*feu follet
--Phylibert



Ainsi il est le premier à fondre pour elle ... C'est ce que la puce a murmuré, d'une voix presque inaudible, mélange de surprise, d'émotion et d'un soupçon de ravissement, en réponse à ce discours enflammé qu'il n'a pu contenir. Le premier ! Il n'en revient pas ! Est-ce possible qu'un si merveilleux petit bout de femme en soit à ses premiers frissons, à ses premiers tâtonnements ? A son premier amant ? Est-il possible qu'elle ne connaisse pas ce vertige abyssal, celui qui noue inexorablement les entrailles et affole le rythme des palpitations au fond de la poitrine ? Notre bonhomme en douterait presque, si cette petite phrase n'avait été prononcée avec une telle candeur, un tel naturel.

Et notre Phylibert, toujours aussi fleur bleue, en est ému. Bon sang qu'est-ce qu'il a été idiot ! Il comprend mieux à présent les appréhensions de la poulette. Sûr qu'il la rassurera de son mieux, si elle décide de se donner à lui. Il sera doux rayon de miel et patounettes de velours. Il sera caresse onctueuse du vent. On peut être brigand, sans être un rustre, non ? On peut barboter des escarcelles pour s'enrichir rapidement, mais donner du temps à une belle. S'il le faut, il patientera, pour de tels yeux.

En attendant, morte-couille, d'autres soucis s'annoncent. Rien de tragique, apparemment, si ce n'est que la brindille lui avoue qu'elle ressent parfois un besoin de liberté, d'indépendance. Notre tourterelle est fille de pigeon voyageur, dirait-on ! Et le bougre s'inquiète déjà. Il n'aime pas ça du tout. Il ne conçoit pas de la perdre même s'il ne la possède pas encore vraiment. Il craint plus que tout ces éloignements passagers qui parfois s'éternisent au contact d'autres vilains cocos de son espèce. Mais soit ! Il s'est suffisamment emmêlé les pinceaux pour cette nuit, l'heure est à la tendresse, et, comme le dit ce vieux proverbe, il est préférable de tourner sept fois la langue dans la bouche avant de protester et de lâcher une nouvelle connerie. Bon ! Ce proverbe ne précise pas de quelle bouche il s'agit, mais notre compère en a déjà une idée assez claire et il n'envisage pas que ce soit la sienne. Pourquoi attendre, d'ailleurs ?


Viens, ma princesse ... murmure t-il à la puce, qui est ravissante avec les joues légèrement empourprées. Prêt à toutes les concessions après leur quiproquo, notre zigoto enfile son futal corsaire d'une main maladroite, en tortillant des jambons, afin de ne pas traumatiser davantage la brindille en lui agitant ses bibelots sous le nez - et quitte à le retirer un peu plus tard -. La lippe gourmande, il la soulève un peu plus dans la prison de ses bras, et l'emporte vers le canapé, tout en passant les cuisses fuselées de son menu farfadet autour de ses hanches d'interminable échalas. Il s'assied au fond des coussins, gardant la puce sur ses genoux, face à lui.

Approche ... lui souffle t-il tendrement au creux de l'oreille, sans lui laisser le choix d'ailleurs, car il pourrait difficilement la serrer davantage sans briser en deux sa frêle ossature. Et les lèvres du filou se mettent à butiner délicatement la bouche incarnadine, posément, prenant tout son temps. Longtemps, très longtemps. Le voici papillon séjournant sur une rose. Puis, les yeux débordant d'espièglerie et de chaleur, il mordille doucement la bouche fraîche, puis les joues à la peau diaphane et le p'tit menton volontaire. Le voici renard dévorant un souriceau. Non, le voici simplement un homme désirant une femme. De peur d'avoir oublié un seul pore, notre bon Phylibert s'offre une seconde séance de bécotage, aussi minutieuse, aussi langoureuse et tranquille que la première. Rebelote pour notre paire d'asticots. Rien ne presse, le coquin apprécie l'instant, et le prolonge. Abandonne-toi, mon ange roux ... réussit t-il à murmurer entre deux assauts de sa langue, qui déclare une tendre guerre à celle de la puce et lance de douces escarmouches pour la capturer.

Ses mains se glissent sous la chemise de la brindille, dans son dos, elles décrivent de lentes arabesques sur la peau blanche, fine et transparente comme une pelure d'oignon, glissant de la naissance de son gracieux popotin jusqu'à ses épaules graciles, et revenant mille fois en arrière, lentement. Il aime la caresser ainsi, les yeux dans les yeux, et la température monte d'un cran dans le grenier. Ses paumes s'immobilisent alors au creux des hanches de sa britiche, il la presse doucettement contre son torse nu, se penche vers elle en l'embrassant toujours, la forçant délicatement à ployer son corps de menue poupée et à se cambrer davantage. Ses petits seins saillent un peu plus, ils se dessinent joliment sous l'étoffe, et notre coquin fait sauter les boutons de la liquette et en écarte les pans, qui retenaient prisonniers les mignons globes d'albâtre. Notre Phylibert s'en met plein les mirettes, ce qu'il voit lui plaît infiniment, et il ne le cache pas ! Son ton admiratif n'est pas feint. Bon sang ce que tu es jolie, ma coccinelle !

Isleen
Redevenue Princesse, la voilà emportée dans les bras de son voleur, ses pieds ne touchent plus terre, elle vole accrochée à lui, il l’emporte vers…son cheval blanc ? Non juste son divan et ça lui va parfaitement à la rouquine, elle ne se départ ni de son sourire, ni de la rougeur sur ses joues.

Ils ne sont plus l’un à coté, mais elle sur lui, assise à califourchon, ses fines gambettes de chaque coté de la puissance des siennes. Aussi grande que lui ou presque, ses turquoises à la hauteur de ses agates, elle n’a plus besoin de lever le regard pour se perdre dans ses yeux, pour le regarder. Elle aime la petite, elle aime être aussi grande que lui, elle aime être là sur lui, plus besoin de se dévisser la tête.

Il l’enserre dans la prison de ses bras, et la libellule empreinte de liberté en temps ordinaire, ne songe nullement à s’échapper, la prison est douce, la prison est chaude, la prison se ressert, elle se rapproche, se colle à lui, union des lèvres, union douce, tendre. Le geôlier a de quoi l’occuper pendant tout le temps que durera la captivité. Sa peine sera-t-elle longue ? Oui, elle l’espère. Encore cette douce torture de nos langues qui se cherchent, se trouvent, s’éloignent pour mieux se réunir à nouveau.

La libellule apprend à aimer la captivité.

Elle s’abandonne à lui en confiance. La rose des sables n’a qu’une envie se laisser porter par le vent français, se confier à lui et voir ou cela la mènera, peut être retombera-t-elle de haut, peut être atterrira-t-elle dans une magnifique prairie, telles les landes de son enfance, peut lui importe. Seul importe le moment présent. Un frisson d’abord puis un second et toute la famille qui suit, lui parcourent l’échine, étrangeté que ces frissons, elle n’a pas froid, elle boue littéralement de chaleur et pourtant elle frisonne sous ses caresses, sous ses mains qui parcourent son dos. Elle ne sait comment il fait avec de simples caresses, mais il le fait et elle aime. Elle le laisse faire, elle se laisse à ses gestes, elle veut plus, son corps se tend, s’arque sous sa pression, sa peau se fait sensible comme jamais, elle désire plus sans vraiment savoir ce qu’est ce plus.

La libellule apprend à aimer la captivité.

Et sans trop savoir comment ses seins se retrouvent en contact direct avec l’air extérieur, tendus, directement pointés vers le torse de son voleur, qui s’exclame de leur beauté. Sourire qui s’élargit de la rouquine.


C’est qu’t’es pas mal non plus mo Phléasc* t’es même plutôt bien.

La Voix légèrement rauque, elle lui répond, elle est bien placée pour lui retourner le compliment, il y a encore peu, il se déshabillait devant elle, il y a encore peu, il était nu devant elle. Onyx dans les turquoises un instant avant de se poser sur le torse de son voleur, la rouquine fait glisser doucement une main qui enserrait le coup, la fait glisser doucement vers l’épaule droite pour venir sur son torse. Abandonne toi.... Sourire mutin de la rouquine. On ne se départ pas de son caractère indépendant et volontaire comme cela simplement parce que l'on découvre le verbe aimer. Elle réitère la même caresse avec la senestre, elle continue avec les deux. Elle aime la texture de sa peau sous ses mains, la chaleur qui se dégage de lui, cette façon qu’il a de réagir à ses caresses. Elle s’enhardit doucement, à elle de se faire abeille, de butiner le miel des lèvres de son bleuet, à elle de venir taquiner, explorer, à elle de devenir geôlière. Elle aime.

La libellule apprend à devenir bourreau

Et puis non, emprisonnons nous, devenons tour à tour geolier, prisonnier. Elle ne sait trop bien ce qu’elle veut mais elle désire plus que ces simples caresses, ces baisers, encore… davantage…. Elle presse sa poitrine tendue contre son torse, frisson d’excitation que ce contact, délice que d’être ainsi peau à peau, mais insuffisant, elle le sent, le sait elle souhaite plus de son homme Oui Phyl ce soir est son homme, que personne ne s’interpose, que personne n'ose, sinon elle lui fait tâter de son caractère, ce soir elle veut ce qu’implicitement il lui promet, ce soir elle le veut lui, elle veut ce que les autres ont eu avant elle, elle veut mourir et renaitre. Elle souhaite tout cela comme elle ne l’a jamais voulu avant, il lui plait, elle le desire comme encore jamais cela ne lui était arrivé. Un désir puissant, violant, un peu comme celui qui la pousse à prendre, dérober, voler, mais si différent. Pour cela il aura suffit d’un mouchoir, une taverne et l’arrivée inopiné d’un charmeur de cœur. Cette journée sera à marquer dans les annales de la rouquine et elle est loin d’être terminée.



*toujours pareil que le post au dessus : mon feu follet^^
--Phylibert



Les blanches menottes du joli farfadet roux se sont posées sur le torse de Phylibert, et elles papillonnent, gracieuses, aériennes et douces, comme de minuscules oiseaux trop longtemps prisonniers d'une cage et qui volettent enfin en liberté dans les buissons. Magiciennes, ensorceleuses, ces mains si douces éveillent une symphonie de frissons exquis sur la peau du grand brun, des frissons qui courent sur chaque parcelle de son corps, par vagues légères et insaisissables, comme si d'invisibles lutins s'amusaient à lui gambader sur la couenne.

Encore ! Encore ! J'en veux encore ... chacun de ses pores le réclame en une prière muette, au contact des petits doigts qui les frôlent et batifolent de façon si délicieuse le long de sa carcasse interminable. Diantre, s'il était chat de gouttière, nul doute que le coquin ronronnerait à n'en plus finir pour démontrer sa satisfaction à sa rouquine.

La puce s'enhardit, le bougre s'enflamme, leurs baisers se prolongent et deviennent plus brûlants qu'un torrent de lave. Ils se nichent partout, comme les eaux folles d'un raz-de-marée. Leurs corps s'entremêlent, ils se tendent, ils s'épousent davantage, de façon naturelle, comme si la frêle fille d'Erin et le grand asticot du Nord s'aimaient depuis la nuit des temps, alors qu'ils se découvrent à peine. Captive des bras de Phylibert, qui la serre comme on serre un fabuleux trésor, la brindille se cambre à l'extrême, ses boucles rousses dégringolant en un désordre vaporeux et charmant vers le sol de leur tanière, et elle s'offre toute entière à la tendresse de son amant. Son buste menu, à la peau nacrée, se dresse fièrement vers lui, sans réserve, et cet abandon est pour lui le plus somptueux cadeau du monde. L'adorable rouquine est à lui, elle est superbe, elle est touchante dans son inexpérience, et notre bonhomme la mange des yeux, cherchant où poser les babines.

Notre zigoto se décide rapidos, bien que les courbes de sa princesse soient toutes aussi alléchantes ! Tendrement, il se penche à nouveau sur elle, soutenant de ses bras étroitement réunis la cambrure de ses reins, et il embrasse délicatement, du bout des lèvres, un sein rond et délicieusement galbé, savourant longuement le velouté de sa peau d'albâtre. Le bougre adore ça, sa bouche gourmande en redemande, elle s'attarde sur cette blanche colline, elle y improvise d'interminables routes qu'elle parsème de baisers, elle dessine mille arabesques coquines sur la gorge frémissante de la mignonne, avant de décider d'une halte friponne en s'emparant soudain d'un téton aussi rose et fragile qu'un jeune bouton d'églantine. Longtemps, il le titille, le harcèle, il se l'approprie, avant de laisser voltiger ses lèvres vers la rondeur jumelle, qu'il câline de la même manière, notre bon Phylibert ne désirant pas faire de jaloux.

Longtemps, il la dévore ainsi, relevant parfois les yeux pour scruter chaque expression de la jolie frimousse, s'émerveiller à sa vue, jouir de chaque crispation de ses traits. Qu'est-ce qu'il l'aime, sa crevette ! Leurs tendres échanges se prolongent, des frissons identiques à ceux qui constellent sa longue carcasse habillent aussi le corps fluet du mignon lutin, dont les mains fines ne cessent de le caresser, ce qui aiguise furieusement l'appétit de notre homme, qui est depuis un bon moment très à l'étroit dans ce maudit pantalon corsaire, qui se tend à un endroit très précis de son anatomie.


Je te veux ! ... murmure t-il à l'oreille de la rouquine, mais ces mots ne sonnent pas comme une exigence, loin de là, plutôt comme le désir de terminer cette nuit en apothéose, en osmose totale entre sylphide et échalas. Phylibert n'en peut plus, il a atteint le point de non-retour. Ses mains impatientes rejettent au loin la chemise de la tourterelle, son futal corsaire décrit une même courbe gracieuse et s'en va chevaucher le dossier d'une chaise, tandis que les bottes de miss Irlande, que notre bonhomme lui a enlevées avec fougue, vont rejoindre les siennes, s'y appuient, et semblent prêtes à partager mille confidences. Bon ! Il est vrai qu'on a connu des effeuillages plus romantiques, mais c'est l'état d'urgence à présent, car le bougre est au garde-à-vous bien qu'il ne soit pas militaire !

Soulève ton popotin, ma luciole, que je te retire ton falzar !

C'est qu'il est expert en mots d'amour, notre bon Phylibert ! Amis de la poésie, bonsoir ...

Isleen
Oh !

Léger souffle inaudible

Oh.

Surprise des sens.

Oh...


Encore…

Oh...

Frissons incontrôlés, rythme qui s’accélère, souffle qui se fait court, de plus en plus court, de plus en plus haletant alors qu’une langue amie, une langue amante trace sillons, routes, s’attarde, déguste sans fin sa poitrine offerte. Comment arrive-t-il à lui faire ressentir cela, comment s’y prend t-t-il pour savoir ou son corps réagira le plus, ce qui déclenchera ses frissons incontrôlés de plaisir ? L’irlandaise est bien en peine de réfléchir, son cerveau est parti aux abonnés absents, revenez plus tard pour les réponses, son corps est sous le contrôle des hormones, dopé au plaisir et il ne veut que cela, il sait la dose maximale n’a pas été atteinte, son corps, son coeur ont prit les rennes, ils décident…ne veulent qu’il.

Oh , encore , plus et d’avantage, ne t’arrête pas, crient les onyx aux turquoises amantes qui se relèvent vers elle. Ses mains disent ce qu’elle est incapable de prononcer, de dire, le souffle lui manque de ressentir ce qui monte en elle, ce qui s’enflamme, sans fin elles caressent, parcourent, retraces les routes, les chemins de son corps. Ha ce corps, quelle chaleur, quel étrange magnétisme exerce t-t-il sur elle. Sourire gourmand, sourire innoçant.


Oh...

Incompréhensible, sa peau entière se fait sensible, sa peau entière ne demande que lui, son corps entier ne veut que lui, déjà prêt à l’accueillir. Ca palpite, se gonfle, bouillonne tout contre elle, en elle.

Oh.

Rougeur aux joues… « je te veux »…sourire mutin et satisfait…elle sait, le sent depuis un bon moment déjà, son corps lui a déjà révélé ce qu’il vient de lui dire, c’est sa première fois, mais cela ne l’empêche pas de s’en rendre compte… dans les yeux de son amant, qui techniquement ne l’est pas encore vraiment, la même exigeante, le même désir, le même point de non retour, la même fougue. Chemise, bottes qui s’envolent disparaissent dieu seul sait comment, la luciole ne sait pas, elle ne se rend compte que du corsaire qui s’ôte en une remarquable torsion libérant ce qui battait déjà contre elle, qui se dresse maintenant libéré à sa vue, fier et exigeant. Salive qui s’avale.

Soulève ton popotin, ma luciole, que je te retire ton falzar !

Et là, c’est le drame ou presque, dire que tout se passait bien, pourtant une peur toute aussi incontrôlée et incontrôlable que les frissons qui la parcourraient l’espace d’avant, la prend d’un coup, violente, lui bloque littéralement la respiration, c’est à peine si dans un souffle elle reprend ses mots.

….mon popotin…retirer mon falzar…

Peur panique que du moment fatidique qui arrive, elle le veut, oh ça oui, mais mortecouilles, elle ne lui a pas dit…elle n’y connaît rien…et s’il lui faisait mal, si elle si prenait mal, s’il n’aimait pas, si…si …elle ne sait pas, ne reste plus que son falzar comme il dit. Son corps veut, son corps exige, son cerveau revenu en quatrième vitesse ressent de manière accrue la peur irraisonnée, ou non, de l’irlandaise pour le plongeon vers l’inconnu qui s’annonce.

Oh.

Dialogue irréel qui se joue entre corps et tête…
Reste comme cela, ne bouche pas !
Cause toujours.
C’est moi la tete, c’est moi qui donne les ordres , d’abord !
rendors toi et laisse moi faire.
Non, tu bougeras pas !
Mais oui compte dessus...
Et sa peur t’en fait quoi ?
J’vais te la transformer en plaisir, qu’elle en redemandera tu verras !
Non ! Tu bougeras pas !
fait pas ton rabat joie, une fois qu'elle aura passé sa peur, elle me remerciera...
NON !
Trop tard…

Ses agates cherchent son regard, sa bouche s’ouvre, tente une explication, se referme sans prononcer aucun son. C’est presque l’asphyxie. La pression des mains chaudes sur ses fesses l’incite à se redresser, son corps ne réclame que cela et obéit à l'injonction, il devine l’apothéose de l'union des corps qui s'en suivra et que la tête ignore.
Un son inarticulé sort des lèvres de la rouquine…


...
--Phylibert



Cerné par dix longs doigts fiévreux qui en épousent le délicat arrondi, le mignon fessard farfadesque se contorsionne, se tortille et se trémousse joliment pour se libérer de l'encombrant falzar, haïssable falzar, détestable falzar, qui les empêche de s'aimer comme ils le veulent. Diantre, c'est qu'il lui colle à la peau, ce vilain bénard, et quatre paluches empressées se mettent à le tirer, l'écarter, le pousser et le repousser. Les prunelles rieuses de notre Phylibert savourent l'exquis déhanché de la poulette, même si le bougre est pressé d'assister à la fin de ce charmant spectacle et de reprendre où ils en étaient. Bref, c'est une scène incomparable que de voir nos deux coquins qui collaborent vaillamment pour avoir le dernier mot dans cette guerre sans merci qu'ils livrent à cette horreur de pantalon ! Cette scène pourrait même paraître un brin risible, mais lutin roux et brun loustic n'ont pas envie de rigoler ! Il y a le feu au lac !

L'indésirable futal glisse enfin le long des cuisses un peu chétives de la brindille, et zou, il s'en va rejoindre celui du zigoto, sur la chaise, après une pirouette cacahuète dans les airs. Bon débarras ! Victoire laborieuse de nos tourtereaux, certes, mais victoire essentielle, qu'ils célèbrent en se serrant encore davantage l'un contre l'autre, avec pour seul vêtement les bras de leur partenaire, en guise de cocon à deux places.

Les préliminaires inattendus – même si notre filou les espérait secrètement – mais ô combien délicieux, ont renversé toutes les barrières. La puce est prête à goûter au fruit défendu. Notre bonhomme l'a lu au fond des agates qui scintillent comme deux lacs où le soleil viendrait se baigner. Il y a lu le même désir que celui qui l'assaille. Il y a lu la même hâte que celle qui le consume de haut en bas. Désormais, mortes sont les incertitudes ! Ils s'aiment et ils vont s'aimer.

Les amants – ce qu'ils sont déjà, tellement ils en ont envie – ne peuvent patienter plus longtemps. Attentif au moindre trouble que l'angoisse pourrait éveiller sur le ravissant minois de sa princesse, guettant la moindre crispation de sa bouche, la moindre inquiétude au fond de ses agates, Phylibert s'insinue en elle avec ravissement, mais surtout avec une délicatesse infinie. Ses yeux la couvent, elle compte plus que tout, elle compte plus que lui, et ses yeux d'azur lui disent « N'aie nulle crainte, tu sais que je t'aime et que je ne te ferai jamais de mal ». Ses longues mains lui prennent la taille, elles en font presque le tour complet, et il guide doucement chacun de ses gestes, creusant les reins pour aller et venir délicatement en elle, l'embrassant lorsque son corps menu se presse contre le sien.
Je t'aime, n'aie pas peur ... lui répète t-il lorsque bientôt leurs sens dictent le rythme, accélèrent la cadence. Moderato ? Fichtre non ! Ce n'est plus possible ! Fortissimo ! Allegretto ! C'est une tornade gigantesque qui les emporte à présent au cœur de son tourbillon irrésistible, vers ces landes lointaines d'où nul ne revient jamais identique, et ils s'aiment passionnément, accrochés l'un à l'autre comme corail et rocher, pour l'éternité.

P'tit lutin et grand escogriffe roulent au fond des coussins, dans un même élan, et leurs corps ondulent furieusement, se tordent avec délice, reprenant vigueur dans chacun de leurs gestes, chacun de leurs baisers. Leur étreinte fait tanguer les seins ronds de la puce, que notre homme a couvert de son corps interminable, et les longues boucles rousses de la belle Irlandaise dansent sur ses épaules menues et s'éparpillent sur les coussins, comme un soleil rougeoyant, à chaque assaut de son amant. Complice de notre échalas, la lune s'est glissée en douce dans la chambre et illumine la ravissante frimousse de la brindille. Elle est merveilleuse, et elle est à lui. Une ineffable tendresse brille au fond des yeux de Phylibert lorsqu'il la regarde. La vie peut suspendre son vol autour d'eux, il s'en contrefiche, cette sublime parenthèse est la seule chose qui compte désormais. Cette nuit il est le roi du monde !

Un roi, certes, mais un roi qui perd cependant peu à peu tout contrôle, ses va-et-vient se précipitent encore, et ils le mènent tout droit vers cet instant qu'il repousse du plus profond de son être et qu'il attend pourtant, vers cet instant d'extase infinie. Cet instant, ils l'atteignent ensemble, dans un feulement d'exquise agonie, qui les laisse ensuite pantelants, toujours enlacés, cherchant à retrouver ce souffle qui les fuit. Lorsqu'ils reviennent enfin au monde, notre homme se rassoit le plus confortablement possible, et reprend la puce entre ses bras, sa joue aux fossettes délicieuses posée au creux de son cou. Il a repéré un joli grain de beauté sur la hanche de la brindille, et s'amuse à le taquiner du bout d'un doigt, tout en berçant doucettement sa rouquine.
Tu es ma femme maintenant, mon poussin. Entre nous c'est à la vie, à la mort. Il sourit en lui bécotant la commissure des lèvres. On m'a dit un jour que les rousses étaient plus brûlantes que les flammes, hé bien, je confirme, tu m'as mis sur les rotules, mon bel écureuil. Regarde par la fenêtre, le jour se lève déjà, on ne ferait pas un p'tit roupillon ? ... ajoute t-il en enveloppant la mignonne dans une couverture repêchée sous le canapé, et en emprisonnant le tout, contenu et contenant, entre ses immenses paluches.

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