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[RP] Bonjour ! Tu es mon père !

Myla.luna.
[À Luxeuil en Franche-Comté]

Pas toujours facile d’être un enfant…Surtout quand on se retrouve catapulté chez un père qu’on ne connaît pas et que l’on a jamais vu…
Il y a de quoi avoir peur n’est-ce pas ? Et bien c’est justement ce qui m’arrive !
Mais pourquoi ? Parce qu’après un accident qui m’a « enlevé » l’usage de mes jolis yeux vert, ma mère, à bout de nerfs, s’est empressé d’écrire à mon père pour que j’aille vivre chez lui.


Citation:
À : Beren de la Fiole Ebréchée
De : Anonyme

Bonjour, j’suis désolé d’le dire aussi brusquement, mais j’n’ai pas le choix, et j’dois t’apprendre que t’es l’père d’une fille de 3 ans. Oui t’as bien lu !
Après qu’un accident l’ait rendu presqu’aveugle, l’est plus vraiment utile pour nous la fille alors j’te la rends parce que moi j’ai ni les moyens de la garder et ni la volonté non plus.
L’plus tôt possible sera l’mieux !

Bonne chance avec la fille,
Une Ancienne servante.


En effet, pour ma mère l’important, avant l’accident, c’est que je puisse rapporter des écus quand je serai plus grande et assez mature pour apprendre à travailler, mais finalement pour ma mère ce ne sera pas possible…Alors puisque je ne sers plus à rien, et qu’à la base elle ne voulait pas d’enfant, je n’allais pas pouvoir rester avec eux !

Je me demandais aussi comment était mon père alors ?
Gentil ou méchant ?
Pourquoi il n’avait pas voulu me garder ?
Est-ce qu’il le savait au moins que j’existais ?
Peut-être et que c’est pour ça que ma mère lui écrit avant de m’envoyer chez lui. Elle lui demandait peut-être la permission…
Et est-ce que je vais me plaire là-bas ? J’espère…
Tant de questions dans ma petite tête brune...
Prise d’une peur soudaine, je m’écrie :


- Veux pas aller !

Mais c’était peine perdue parce que maman ne changerait pas d’avis c’est certain et je n’avais pas mon mot à dire…Je ne suis qu’une enfant après tout…
Ma mère roula le message et envoya un jeune messager à la recherche de mon père pour lui remettre la fameuse lettre qui allait décidément changer sa vie !
Celui-ci le trouva finalement à l’autre bout de la Franche-Comté.

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Peste de 3 ans qui ne voit bien qu'avec le coeur...
Larouchka
[Dole, Franche-Comté.
Quand la feuille des bois tombe dans la prairie,
Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ;
Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie :
Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !*]



Il avait fallu juste trois petits mots, minuscules, mais lourds de sens.


Je suis père.

Je n'avais pas compris et, hébétée, j'avais levé mes yeux sur ceux de cet homme. Cet homme qui était encore un enfant. J'avais le double de son âge, mais depuis quelques temps, je m'étais embrasée d'une passion sans nom pour lui.

Ma première...

Il l'avait dit, je l'avais cru et là... là, je me demandais s'il m'avait menti. Peu importait que je sois sa première ou sa millième dans le fond, même si le fait d'être la première revêtait un caractère délicieux. Ce qui importait, c'était qu'il m'avait menti. Il était père, il s'était déjà perdu dans les bras d'une femme, contre le corps d'une femme et je me sentais sotte, si sotte, de m'être amourachée pour ce gamin alors que j'étais femme, que j'avais un mari qui m'aimait, tendrement. Mille questions m'assaillaient. Il m'avait menti, mais jusqu'où? L'avait-il aimé cette femme? Je pris conscience que les mots qu'il m'avait dit n'étaient pas montés jusqu'à mon cerveau.

J'étais en colère, je lui en voulais d'avoir joué au candide, de s'être moqué de moi. Mais... En l'écoutant un peu plus attentivement, je devins dubitative. Il s'emberlifiquotait dans ses explications, mon jeune amant, mais je le trouvais touchant, si touchant et puis il semblait si sincère!

Encore une fois, je fondais... et alors que quelques secondes auparavant je me jurais de maudire cette enfant qui allait me voler l'être aimé, son temps, son coeur, je retournais ma veste, parce que je ne pouvais pas repousser celui qui me rendait folle.

Je pris sa main, l'embrassant avec dévotion de mille baisers.


Tu ne seras pas seul... Je t'aiderai, je l'aimerai comme ma fille, pour l'amour de toi.

J'étais prête à tout, la passion n'est-elle pas le meilleur combustible qui soit, pour le meilleur et pour le pire?


*Alphonse de Lamartine, L'Isolement.
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Beren
S’il n’est pas facile d’être un enfant, il n’en est pas moins difficile d’être dans être âge charnière entre l’enfance et l’âge adulte, entre bienheureuse innocence et maturité sérieuse. Beren, s’il était savant, scientifique, parfumeur et procureur de son état n’en était pas moins un très jeune adulte, même si sa jeune barbe soigneusement entretenue semblait dire le contraire. Bésicles sur le nez, les joues parées de cet aveu du temps qui passe irrémédiablement, plume ou fiole dans la main, méticuleux de concentration, d’aucuns lui auraient sans doute donné bien plus que son âge… dix huit ans, bientôt ; pas assez pour être vraiment homme, mais la lettre dépliée sur son bureau, elle, lui signifiait que c’était bien assez pour être père.

Comment définir les sentiments qui avaient assailli le jeune Fiole à la lecture de cette missive ? C’était un mélange de doute, d’incrédulité, d’incompréhension, face à la nouvelle qu’elle apportait, mais également, et en bonne part, la panique. La crainte de devoir assumer cette enfant de trois ans qu’il ne connaissait pas, l’inquiétude de ne savoir comment s’y prendre, et surtout, la terreur d’entendre déjà Idril crier « BEREN HARTASN DE LA FIOLE EBRECHEE ! », l’usage du nom entier n’augurant généralement rien de bon ; bien au contraire, ces mots-là dans la bouche de sa jumelle, son double, son étincelle, c’était… l’annonce d’une déferlante imminente. Et celle-là ne dérogerait évidemment pas à la règle, ce serait sans doute même la pire. Mais… Idril était, en sus d’être sa jumelle, la chef de famille des Fiole, et, quoiqu’il en coûte à Beren, ce dernier devait l’avertir, au plus tôt, mais avant… Passage obligé chez le juriste de la famille.

Deux heures plus tard, il se retrouvait à sa place initiale, les yeux rivés sur le pli dans ses mains, à le parcourir, encore et encore. A l’annonce du fait qu’il n’ait été déniaisé que quelques jours plus tôt, le représentant des Fiole avait fini par émettre l’hypothèse que peut-être, éventuellement, l’eau d’un bain partagée… Beren avait dû se rendre à l’évidence : il était probablement le père de cette petite fille dont il ne connaissait pas même le nom. Autre possibilité – et la plus plausible -, il n’était pas le père. S’il fut tenté de répondre qu’il n’était pas responsable, et qu’aussi, il fallait mieux l’oublier, merci bien… Chemin faisant, l’idée lui vint d’accueillir la petite dans ce grand Manoir, et de l’élever, comme si elle était la sienne.

Après tout, son père lui-même avait adopté, et son père lui-même avait eu un enfant, avant que d’être marié à la mère de ses enfants légitimes, Pauline de Sparte, dicte Pégasine. Assurément, la mère de la petite ne l’aimait pas, et considérait, avant la condition de santé de sa fille, son propre confort, et l’utilité qu’elle pourrait faire de sa progéniture. Bien vite, c’est la certitude qui s’imposa à l’esprit du rêveur : elle sera sa fille.

Et lui, assumerait l’idée du bain, pour une simple et bonne raison ; si celle-là était vérifiée, elle engageait sa responsabilité. Et il ne se dédouanerait pas d’office, en penchant vers le mensonge de cette ancienne servante de sa famille.

C’est fort de cette décision qu’il envoya missive à sa sœur aînée pour l’avertir de ce qu’il retournait ; oh, bien sûr, la main trembla ça et là… Bien sûr, bien sûr, mais enfin… le pli fut expédié. Et aussitôt la plume posée, il se leva d’un bond, et partit enquérir Lara de la situation. Plus qu’une amante, elle était la meilleure amie qu’il avait, sa confidente, cette qui le comprenait, l’écoutait, et ne le jugeait jamais. Ces deux là pouvaient s’épancher l’un auprès de l’autre, se confier leurs doutes et leurs inquiétudes, et trouver chez l’autre tout ou partie de leurs interrogations respectives. Et elle avait compris, et elle avait posé ces baisers rassurants au creux de sa paume, et elle avait tranché ; elle l’aiderait. Et cela avait de rassurant qu’il ne serait plus seul, et qu’elle, déjà mère, lui porterait assistance. Le visage posé sur son épaule, suspendu aux paroles réconfortantes de sa maîtresse, il ferma les yeux, et un unique murmure s’échappa d’entre ses lèvres :


- J’ai peur, Lara.
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Larouchka
[Les mêmes souffrances unissent mille fois plus que les mêmes joies.*]

Il était là mon bel amant, tout désemparé, et je ne pensais plus au sentiment de trahison que j'avais ressenti en l'apprenant. Il n'y avait plus que lui qui comptait. Lui et cette panique qui semblait l'envahir. Savait-il comme je l'aimais?

J'ôtais les bésicles du jeune homme, passant sa main sur sa joue, avec tendresse et lui sourit.

Il semblait si jeune en cet instant, si vulnérable. Je me fis douce, maternelle, toujours rassurante.


N'aie pas peur, amour... C'est une enfant, toi aussi tu as été enfant, et elle n'a qu'un besoin, elle ne réclame qu'une seule chose de toi...

Doucement, je déposais un baiser sur ses lèvres, pensant à mon propre fils avec qui j'étais dure, bien souvent.

Ton amour...

Je gardais sa main dans la mienne, la pressant tendrement. J'espérais au fond de mon coeur pouvoir connaître cette petite et que, même si tout semblait vouloir être contre notre amour, nous serions plus fort et saurions partager ce don qu'était cette petite.

Les enfants, c'est la vie, c'est l'avenir et il n'y a pas de parents parfaits, crois-moi. Tu écouteras ton instinct, tu suivras ton coeur, et puis tu continueras, malgré tes erreurs.

C'était sans doute le meilleur conseil qu'elle puisse lui donner, il n'y avait pas vraiment de mode d'emploi ni de manuel pour l'utilisation des enfants. Beren, comme tous les parents du monde, se formerait sur le tas.


*Alphonse de Lamartine, Histoire des Girondins, 1847.
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Myla.luna.
[Le début d’une nouvelle vie...à 3 ans]
[L’arrivée à Dôle]


Certes, finalement c’est plus facile d’être un enfant, à bien y penser…Puisque l’on n’a pas vraiment conscience de ce qui se passe dans notre vie.
Et moi, justement, je ne sais pas vraiment pourquoi je pars de chez moi, comme ça, avec quelqu’un que je connais à peine, pour me rendre à Dôle chez un père dont je ne connaissais même pas l’existence, il y a à peine quelques jours. Pour moi le père était celui qui vivait avec maman. Mais finalement, non. Je me suis trompé !
Je ne savais pas vraiment si j’allais rester à Dôle et si mon père allait bien vouloir de moi. Et est-ce que je vais retourner à Luxeuil où j’habitais ? Y’a quelqu’un qui le sait ? Mais je ne pense pas…
Ma mère m’avait laissé avec un « au revoir» tout froid avant mon départ. Ça je m’en souviens.
Donc, équipée de ma poupée Anabelle que j’aimais plus que tout, de mes quelques vêtements favoris et vêtue de mon éternelle robe violette accompagné d’un foulard, parce que dehors l’été n’était pas encore là, je m’étais mise en route avec un ami de ma mère et de mon faux papa. Je n’étais pas très à l’aise avec lui mais je n’avais pas le choix. Et lui non plus n’avait pas le choix…
Alors, le voyage fût vraiment long et silencieux...
Pourquoi parler quand on n’a rien à se dire ? Alors je reste muette comme une carpe et lui aussi.

Après un dur voyage qui m’avait paru une éternité, disons qu’à trois ans je n’ai pas vraiment la notion du temps, nous arrivons à Dôle. Enfin devrais-je dire !
Et pourvu que l’on trouve mon père au plus vite ! Et je sens que l’Ami vagabond partage mon avis aussi, mais pas pour la même raison. Enfin...peut être que c’est la même raison après tout…Moi je ne voulais plus être avec lui et lui c’était tout pareil.
Papa t’es où !?
Je ne savais pas où il se cachait et l’Ami vagabond non plus ne savait pas…
Notre recherche n’allait pas être si facile que ça mais on priait Aristote ! Et comme si celui-ci avait entendu nos prières, on trouve enfin quelqu’un pour nous aider. Alléluia !
Ce n’était pas mon père, mais c’était mieux que rien. C’était plutôt une presque jeune femme encore jeune, mais plus vieille que moi de quelques années. L’Ami vagabond posa alors LA question :


-S’cusez moi, savez où j’peux trouver un certain Beren de je-ne-sais-plus-quoi ? J’veux rendre la p’tite à son père…
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Peste de 3 ans qui ne voit bien qu'avec le coeur...
Amboisie
*La jeune femme en question était en effet jeune, mais plutôt une jeune fille. Jeune fille, qui avait peu l'habitude qu'on la hèle en pleine rue, elle qui n'avait pas encore pu s'acheter des vêtements décents et qui traînait encore avec ses haillons et chiffons de vagabonde.
Le moment de surprise passé, elle n'oublia pas ses "bonnes manières" : elle salua et accueillit les "étrangers" dans la ville en s'inclinant légèrement.
Beren... p'tite... son père... Ainsi, sa fille, dont il s'était presque vanté en taverne quelques jours plus tôt, était arrivée à Dôle... Elle avait l'air apeurée... ou alors, fatiguée ? N'ayant pas encore vu son handicap, elle sourit à l'enfant pour la rassurer. Puis, elle sortit de sa vieille besace, un morceau de charbon et un bout d'écorce dont elle se servait pour ses exercices d'écriture, sur lequel elle écrivit son prénom,
Amboisie. Elle mit ensuite l'écorce dans les mains de la fillette et commença des gestes pour lui signifier que c'était son prénom et qu'elle voulait bien savoir le sien.
C'est à ce moment que l'Ami Vagabond, la prenant sûrement pour une attardée, répéta la question, avec moins de patience que précédemment.
Elle hocha alors vigoureusement la tête : bien sûr que oui, elle savait où était Beren, à la taverne de l'Auberge sûrement !
En appuyant sur son bras, elle força l'Ami Vagabond à poser la gamine, attrapa la petite main et leur fit signe de la suivre...*

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Muette, mais pas sourde.
[Mon avatar est un détail du vitrail de la légende de Marie l'Égyptienne, XIIIe siècle, déambulatoire de la cathédrale de Bourges]
Myla.luna.
On pouvait dire que la chance était avec moi aujourd'hui puisque la jeune femme, ou plutôt la jeune fille, semblait vouloir nous aider avec plaisir.
Une chance, parce qu'honnêtement j'avais bien hâte de quitter "l'Ami" vagabond !
Mais la rencontre tourna bien vite au bizzaroïde lorsque j'hérite d'un morceau d'écorce que la jeune fille m'avait mis entre les mains...
Un cadeau ? Merci mais ce n'était pas nécessaire...Décidément, je n'y comprenais rien, mais j'étais tout de même intriguée par l'attitude de la jeune fille qui en plus n'avait pas dit un mot depuis qu'elle était devant nous.
Après quelques instants, l'Ami vagabond me posa, parce qu'il faut dire que malgré tout ses défauts, il avait au moins eu la gentillesse de me porter quand j'étais fatiguée. Puis, la jeune fille prit ma main pour nous guider jusqu'à l'endroit où pourrait se trouver mon père, et je tentais de marcher à la même vitesse qu'elle mais ce n'était pas si simple....
En même temps, je ne pouvais pas résister à l'idée de parler un peu avec celle qui m'accompagnait, ne sachant pas si j'allais avoir une réponse ou non.


- Où qu'on va ? Moi m'appelle Myla...

Oui, je savais les principes de base du "savoir être poli en public" et se présenter était au premier rang, que maman m'avait dit.
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Peste de 3 ans qui ne voit bien qu'avec le coeur...
Amboisie
*Sentant, aux secousses dans son bras, la gamine trébucher de temps en temps, elle se rappella la différence de taille et ralentit fortement son pas.
Puis, une petite voix, une jolie petite voix... Amboisie s'arrêta et lâcha sa main : elle avait besoin de ses deux mains pour "parler" ! Elle se plaça face à elle, à sa hauteur, et lui souriant, recommença sa gestuelle, lui montrant alternativement le morceau d'écorce puis elle-même, ça s'était le prénom, puis elle désigna la demoiselle et aussitôt après, se tournant à demi, une bâtisse qui était tout au bout de la rue...
Elle retourna la tête vers Myla et s'arrêta net. La fillette n'avait pas les yeux fixés sur elle ou sur la direction qu'elle venait d'indiquer. L'avait-elle même suivie du regard ?
La muette s'approcha alors plus près et vit alors de beaux yeux verts, mais fixes, et une cicatrice près de son oeil droit. Elle comprit aussitôt : Ses gesticulations seraient totalement inutiles pour communiquer avec l'enfant...
Elle se releva, tapa du pied de colère et jeta un regard furieux à l'Ami Vagabond : pourquoi ne l'avait-elle pas prévenue que la môme était aveugle ?! Et Beren, il ne s'en était pas vanté, lui non plus... !
Énervée, elle "engueula" l'Ami Vagabond en le noyant de gestes rapides et amples qui signifiaient dans son langage à elle :
"Imbécile ! Vous auriez pu me prévenir ! Et moi, je suis muette. Vous l'aviez pas compris peut-être ?! Ben maintenant, vous le savez ! Ca serait bien que vous lui disiez ! Parce qu'elle doit s'interroger que je ne lui réponde pas ! Ah ! ça vous a amusé, n'est-ce-pas, de me voir gesticuler comme ça dans le vide ! Vous êtes un idiot !..." et caetera, et caetera... Je ne vais pas tout vous transcrire, de toute manière si l'Ami Vagabond ne comprend ne serait-ce qu'un quart des "paroles", ce serait déjà un miracle...*
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Muette, mais pas sourde.
[Mon avatar est un détail du vitrail de la légende de Marie l'Égyptienne, XIIIe siècle, déambulatoire de la cathédrale de Bourges]
Myla.luna.
Même si je faisais des efforts énormes pour suivre la vitesse de marche de la jeune fille, je ne pouvais éviter de trébucher sur certains "pièges" du sol sous mes pied...Réalisant qu'elle avait de grandes jambes et que les miennes étaient beaucoup plus courtes, la vagabonde avait ralenti le pas.
Ouf ! Je suis fatiguée de marcher là...On arrive bientôt ?
Et pour répondre à ma question sur notre destination, ma compagne de marche s'était arrêtée pour s'accroupir devant moi. Incrédule devant son attitude, je ne comprenais toujours pas pourquoi elle ne me répondais pas...
Mais la jeune fille, elle, elle avait compris que je ne pouvais pas la voir et avait aussitôt commencé à rager contre l'Ami vagabond qui la regardait avec des yeux ronds, se disant qu'il avait eu le malheur de tomber sur une folle qui semblait avoir perdu l'usage de sa langue...
Malgré que celui-ci n'avait rien compris de la gestuelle de la jeune fille, il avait au moins compris qu'elle s'appelait Amboisie et m'expliqua qu'elle ne semblait pas pouvoir parler et que même lui ne comprenait pas ce qu'elle voulait dire...Ça ne m'étonnait même pas...
Sur le coup, j'étais un peu déçue de ma rencontre mais avec Amboisie, je me sentais moins différente.
Futée comme j'étais, et tenant absolument à parler avec ma presque nouvelle amie, j'allais réfléchir pour trouver une solution...


- T'sais où l'est mon papa Beren, hein ? C'est loin ? Hum...serre la main à moi pour le oui et rien pour le non.

C'était une bonne idée pour les réponses par oui ou non, mais pas pour les réponses plus compliquées mais pour l'instant ça allait. Avouez qu'elle est quand même bonne mon idée !
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Peste de 3 ans qui ne voit bien qu'avec le coeur...
Amboisie
*Ce n’est non la voix de l’Ami Vagabond expliquant la situation à la fillette, mais la petite et jolie voix, qui interrompit son accès de colère. Un rire, silencieux bien entendu, fit briller ses prunelles : Par Aristote ! Qu’elle est ingénieuse, cette petite ! Mais… Ben oui, dans toutes les histoires, il y a toujours un mais ! Donc : Mais… il y avait deux questions… aux réponses contradictoires… Oui et non. Oui, c’était simple. Mais non… rien ? Comment Myla allait-elle faire la différence entre le rien-pas à côté d’elle et le rien-non ? Si elles voulaient continuer à communiquer, il allait falloir qu’elles améliorent le système… Elle choisit d’étudier le problème plus tard, l’urgence était de répondre à la demoiselle, qui allait finir par croire que la réponse était le rien-non. Elle se dépêcha donc de prendre la petite main et de la serrer légèrement, sans l’écraser : Oui, je pense savoir où est ton papa, pensa-t-elle très fort. Puis, elle la lâcha soudainement : Non, nous ne sommes pas loin, toujours en pensée et toujours aussi fort.
C’était idiot de lui répondre par pensées ! Elle ne peut pas lire dans les pensées ! Il n’y a que les sorcières qui lisent dans les pensées et cette enfant est si mignonne qu’elle ne peut pas être une sorcière… Elle ne comprend que son code… A-t-elle d’ailleurs compris ce que j’ai fait ?!... Elle doit d’ailleurs là se demander ce que je fais…
L’auberge n’était désormais vraiment pas loin, à une vingtaine de pas tout au plus. Amboisie décida d’attraper, doucement -pour ne pas l’effrayer-, dans ses bras la brunette et de la porter sur la courte distance qui restait. Quelques minutes plus tard, elles, enfin ils –il ne faut pas oublier l’ami Vagabond !- poussaient la porte de l’Auberge des Milles Bulles, dernier endroit où elle avait aperçu Beren…*
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Muette, mais pas sourde.
[Mon avatar est un détail du vitrail de la légende de Marie l'Égyptienne, XIIIe siècle, déambulatoire de la cathédrale de Bourges]
Myla.luna.
Le sourire aux lèvres, j'étais plutôt fière de mon idée qui semblait plutôt bien fonctionner. Et Amboisie devait être d'accord avec moi puisqu'elle me répondit en me serrant la main pour la première question et rien ensuite.
Mais en même temps, d'accord ou pas je ne l'aurais pas su de toute façon, n'est-ce pas ?
Alors voilà, j'étais toute réjouie de savoir que la jeune fille savait où était Papa Beren et que nous n'étions pas loin.
Quelle joie ! Mais en même temps, j'avais un peu une boule dans l'estomac...Une boule de timidité...
J'avais alors suivi ma nouvelle amie sur le chemin qu'il nous restait à parcourir avant d'arriver à une certaine auberge.
Une fois après qu'Amboisie ait ouvert la porte et que nous soyons à l'intérieur, l'Ami vagabond, qui était toujours avec nous malheureusement, se dirigea tout droit vers l'aubergiste pour relancer la fameuse question.


- B'jour ! Y'a un certain Beren qu'est bien ici ? Parce qu'on aimerait bien l'voir pour...régler quelque chose !

Et l'aubergiste de répondre :

- Ouais, j'vais l'chercher, bougez pô !

Celui-ci alors disparût en direction des chambres à l'étage et se dirigea devant la porte de celle de Beren et frappa à la porte.
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Peste de 3 ans qui ne voit bien qu'avec le coeur...
Beren
Ah, le travail, le travail, le travail. Notre Beren, qui était déjà Procureur, mais pas encore CaC, enfin, qui avait donc une somme de dossiers considérablement haute à gérer, était donc attablé tranquillement en taverne, à Dôle.

Il avait délaissé sa maison de Vesoul pour venir siéger au Conseil, et aider à la sécurité de la ville - rien de bien extraordinaire, son devoir, somme toute. Penché sur un parchemin, plume en main, bésicles au bout du nez et sourcils légèrement froncés de concentration, il ne pouvait pourtant s'atteler tout-à-fait à sa tâche. Cette missive qu'il avait reçue quelques jours plus tôt l'avait plongé dans la perplexité la plus complète et, à dire vrai, il lui tardait de rencontrer cette petite fille que l'on disait être la sienne.

Finalement, du bruit se fit entendre suite à l'entrée d'un homme en salle commune, et Beren de tendre l'oreille, malgré lui ; ce qu'il entendit le fit se lever, comme absent, comme ailleurs, et, après un temps infiniment long, hocher la tête au ralenti, et s'approcher de l'Ami Vagabond. Que lui voulait-il ? Un ami d'un condamné, peut-être, qui viendrait chercher vengeance ? Ne soyons pas dupes : face à lui, Beren, grand et sec, n'aurait pas fait le poids.


- C'est moi. Je me nomme Beren Hartasn de la Fiole Ebrêchée. Que me voulez-vous ?
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Myla.luna.
Au bout d’à peine quelques instants, mon père avait fini par descendre en salle commune pour venir directement nous rencontrer…
Papa n’avait pas l’air de se douter que c’était parce que j’étais arrivée…
Et ne semblait pas non plus m’avoir remarqué…
Ou bien il faisait semblant de ne pas m’avoir vu…
Ou bien…j’ai trop d’imagination.


Prise d’une peur soudaine, j’aurais voulu me cacher sous le plancher de l’auberge si j’avais pu le faire !
En plus, mon père avait l’air sévère quand il parlait. Ou bien c’était mon imagination qui me jouait encore des tours.


-Rien, mais on m’a chargé d’ramener cette gamine là à son père, répondit le Vagabond en me désignant du regard. Alors j’vous la laisse !

Lui il avait sûrement hâte de se débarrasser de moi, et moi j’étais toujours aussi mal à l’aise et j’avais toujours cette boule dans l’estomac. Tentant en vain de cacher ma peur, j’avais enfoui mon visage dans les cheveux de ma poupée de chiffon, reniflant un peu l’odeur de lavande.
Si cela pouvait me réconforter, tant mieux ! Mais j’en doute…

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Peste de 3 ans qui ne voit bien qu'avec le coeur...
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