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[RP ouvert] Avant que les fleurs ne se fanent.

Nailla
Nailla se demandait s'il y avait quelqu'un d'autre dans cette grande maison. Elle n'osait pas s'avancer plus loin que le hall d'entrée. Mais elle se tourna vers la jeune fille qui lui avait parlé tout à l'heure.

Excuse moi de te déranger Makiro mais sais-tu s'il y a quelqu'un à qui je pourrais parler?

Est ce que tu sais où je pourrais trouver l'okasan de cette maison s'il te plait?


Elle accompagne sa demande d'un joli sourire et attendit qu'elle lui réponde.
--Aika


La vieille Aika revenait des courses pour la maisonnée. Dans le hall d'entrée, attendait deux enfants.
Pour Aika, toute personne ayant vingt ans de moins qu'elle est un enfant.
Elle fut jadis aimée et courtisée, elle fut jadis la plus belle. La voilà désormais fanée, désuète, une fleur séchée qui n'a plus à ouvrir ses pétales au soleil pour montrer au monde qu'elle est une véritable œuvre d'art.
Mais elle n'avait pu se résoudre à abandonner cette vie, à trouver mari.

Sa blessure à l’œil restait un mystère pour beaucoup de maiko de l'okiya. Pour la plupart, d'ailleurs, Aika était un mystère. La cuisinière s'épanchait peu.

Mais ce n'est pas pour autant qu'elle en était devenue aigrie. Triste, mais pas aigrie. Là où Amaterasu faisait office de mère, Aika remplissait le rôle de la vieille nourrice.

Elle s'adressa, un brin sèche, à la personne à l'air égaré.

Vous êtes perdues, les petites ?
Nailla
Nailla sursauta une nouvelle fois quand une dame lui parla. Elle se retourna et vit une dame assez vieille, pas laide mais pas très belle non plus. Cependant ses traits laissaient devinés qu'autrefois elle devait être d'une grande beauté.
Elle s'inclina respectueusement et parla d'une voix douce.


Konnichi wa. Je suis Nailla-san, je suis à la recherche de l'okasan de la maison. Et voici Makiro mais vous devez sans doute la connaitre, elle m'a dit qu'elle vivait ici.

Elle s'inclina de nouveau et regarde Makiro en coin aussi discrètement que possible.
--Makiro
La petite Makiro n'avait rien à faire là à ce moment là, non elle aurait du être sagement avec les autres petites maikos à apprendre le chant ou la danse.

Ses pommettes rosirent à la vue d'Aika, elle descendit rapidement du portail, souleva son petit kimono et se mit à courir.


"Mata ne Nailla san !"

Les petits pieds chaussés de zoris claquèrent quelques secondes avant que le calme se réinstalle, la petite Makiro disparu dans la courette trouvant une autre occupation à sa journée.
--Aika


Songeuse, la vieille cuisinière suivit Makiro du regard, qui n'avait pas manqué de se rappeler son emploi du temps initial.
Après un bref silence, elle fixa la jeune Nailla. Longtemps. Le temps, à vrai dire, de détailler la nouvelle venue. La mode est au rose, ces temps-ci. Pas étonnant que Makiro-chan ait été attirée.


Vous vous êtes faites belle pour elle, à ce que je vois. C'est plutôt réussi.

Le ton était approbateur, malgré la voix rocailleuse qui prêtait plus à de la rigueur qu'à de la douceur.

Sans ajouter un mot de plus, elle invita la jeune fille à l'intérieur de la maison, d'un signe de tête.
Nailla
Nailla essaya de réprimer un sourire en voyant s'enfuir la petite Makiro. Puis elle sentit le regard de la vieille dame sur elle. Elle baissa la yeux pendant son inspection. Elle sourit doucement à son compliment.

Arigato. C'est ma grand mère qui m'a appris.

Puis d'un signe de tête la dame lui dit de la suivre, ce qu'elle fit en silence.
--Aika


Elle promena un peu la jeune fille, lui faisant visiter la maison. Après tout, il fallait bien que la vieille femme puisse déposer ses commissions avant d'aller quérir l'okasan.
Cela permettrait à la nouvelle venue de découvrir les lieux et éviter qu'elle se perde par la suite. Quoique... on finissait toujours par retrouver son chemin.

En arrivant près du jardin, elle souffle à Naillia.

N'oublie jamais. Fais des petits pas. Ne dévisage pas l'okasan. Souris.

Des conseils peut-être inutiles. Mais mieux valait plus que pas assez.
Je vois que vous êtes en bonne compagnie, Amaterasu-sama.

Il y a aussi une nouvelle invitée par ici.


D'une poussée de la main dans le dos, elle mit la petite en avant.
Allez, bon courage.

L'heure du repas s'approchait. Il était temps pour elle de quitter temporairement la scène.
Avec un fin sourire, elle laissa la future maiko aux mains des personnes déjà présentes.
Nailla
Nailla suivait silencieusement la dame en admirant les différentes pièces par lesquelles elles passaient. Après avoir poser ses courses, la nipone l'emmena dans un magnifique jardin. Elle ne pu s'empêche d'ouvrir grand les yeux et d'admirer ouvertement les magnifiques fleurs.
Elle vit près d'une fontaine trois magnifiques jeunes femmes. Elle reconnu d'intinct l'okasan.

Lorsque la dame s'adressa aux autres et la poussa en avant elle lui souffla au passage :


Arigato pour tout. J'espère vous revoir très vite.

Puis elle s'inclina humblement devant les femmes. En se relevant elle garda bien les yeux baissés et souria d'un petit sourire doux et amicale.

Konnichi wa, je suis Nailla. J'ai été élevée par ma grand mère, ancienne geisha. Elle m'a donné son gout pour les arts que pratiquent les geisha. A sa mort, il y a deux mois, je lui ai promis que je lui ferais honneur. Je suis donc venue vous voir dans l'espoir que vous puissiez m'apprendre à devenir une bonne geisha.

Elle avait parlé d'une voix douce et mélodieuse. Elle essaya de cacher son angoisse d'être rejetté.
Amaterasu.
L'Okasan était occupée à recevoir le bonjour de Chisako tout en lui présentant Sayurii, lorsqu'elle vit arriver la vieille cuisinière. Elle l'avait toujours connu en ce lieu, et la respectait pour ce qu'elle était aujourd'hui et avait été en son temps.

Elle salua donc Aika et la laissa partir vaquer à ses occupation.
Puis elle écouta la jeune fille tout en la dévisageant de la tête aux pieds.


Alors ainsi, Nailla, tu es venu ici pour devenir Geisha, parce que tu penses vraiment que tu en as les capacités ?

Le ton était volontairement sec, le mère savait qu'avant d'investir dans une nouvelle maiko, elle devait être certaine que son investissement serait rentable. Sa rentabilité tenait essentiellement à la volonté de l'enfant pour travailler dur.

La vie dans l'Okiya n'était pas si douce qu'elle n'y paraissait. Si tout était beau et propre c'est bien parce que la mère dirigeait les filles d'une main de fer.


Nailla, comment se nommait ta grand mère ? Est ce que je la connaissais ?

Amaterasu se devait d'honorer les ancètres surtout si ils n'étaient plus, et jamais elle n'aurait manqué un tel devoir.
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Nailla
L'okasan l'observait attentivement. Nailla ne scilla pas. Elle pensait très fort à sa grand mère pour que son esprit l'aide dans cette épreuve.
Le ton de l'okasan était sec, il impressiona un peu la jeune fille mais elle essaya de le cacher.


Je ne sais pas si j'arriverais à devenir geisha mais j'ai la force et la volonté de tout faire pour le devenir.
Ma grand mère s'appelait Nailla Shimato. Mes parents m'ont donné son prénom avant de me laisser à ses soins. Elle m'a appris les bases en danse et dans l'art de l'éventaille.
Je suis d'un naturel curieuse de tout et j'aime apprendre, j'aime l'art et les belles choses.
Amaterasu.
L'okasan accueilli la jeune fille comme il se doit.

Elle lui fit donc visiter l'Okiya.


Tu vois ici c'est l'école d'Art. Tu devra t'y rendre chaque matin après être passé me voir pour me saluer.
La vie ici n'est pas faite de luxe tu sais.

Tu devra en échange de ton éducation accomplir tes taches domestiques.
Tu trouves ce lieu joli et agréable n'est ce pas ?
C'est tout simplement parce que les filles y travaillent chaque jour.

Le lieu est propre, entretenu.

Tous les éléments qui t'entourent ainsi que toi même doivent être propre et entretenu afin de leur rendre hommage et de leur montrer leur plus belle apparat.

Elle sourit à la jeune fille.
L'art et la beauté était toute sa vie et la transmission de cet art était à présent son devenir.

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Tokugawa_shota
Un okiya... Il en avait entendu parler, de loin... La matronne n'était autre que Amaterasu san. Femme au passé houleux, aux appartenances plus ou moins brigandes, bref, une grosse interrogation sur sa personne. Assagie ? Lui n'y croyait pas vraiment, mais comment une femme pouvait être à la fois guerrière et posséder toutes les clés des arts à enseigner aux futures geishas ? A moins d'être parfait en tout point ce n'était en rien possible, la rudesse des combats, impliquant force et précision, s'opposait à la grâce des geisha ainsi que leur visage souriant et avenant pour tout client.

Etait ce donc une maisonnée où cette femme formait des futures geishas ? Ou tout simplement un bordel ? Ou encore un lieu où cette femme se faisaient de nouvelles connaissances prêtes à la suivre n'importe où et lui offrir sa vie sur un plateau ? Il n'était pas vraiment positif sur cet endroit, vu ce qu'il avait entendu sur celle qui le tenait... Il se trouvait devant l'entrée, de l'autre coté de la ruelle, intrigué par ce bâtiment et surtout par l'histoire qui s'y était liée de part la présence de la matronne. Il ne s'avança pas, préférant rester au loin et observer les allées et venues dans le jardin ouvert qui se dévoilait un peu derrière l'entrée.

Il y avait là quelques femmes qui discutaient entre elles. Vu ou non, ce n'était pas des plus importants, Shota avait du temps devant lui, et il comptait bien s'offrir à son passe temps favori qu'était la curiosité et l'observation. Ce lieu était interdit aux hommes, pour ça qu'il ne s'approcha pas, ne désirant en aucun cas troubler qui que ce soit à l'intérieur ou s'attirer les foudres de la matronne. Homme dans le décor extérieur, il passera sans doute inaperçu.

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--Aika


Après avoir épluché les légumes et préparé les poissons, il lui fallait à présent puiser de l'eau claire pour pouvoir cuisiner correctement, et faire quelques emplettes supplémentaires.

La maisonnée semblait en passe de s'agrandir un brin, ce qui n'était pas pour déplaire à la vieille femme.
Même si sa beauté était oubliée, elle aurait aimé transmettre quelques secrets à la nouvelle génération.
En effet, et l'on pouvait le deviner à son port plutôt droit malgré l'âge, Aika avait été une odoriko (danseuse) talentueuse. Peut-être, si Amaterasu-sama, lui permettait ?

Mais il ne faudrait pas qu'elle en oublie ses tâches actuelles.

Portant un seau vide, elle sortit, et remarqua un homme fort bien bâti, un peu plus loin, qui cependant semblait regarder du côté de l'okiya.

Posément, elle s'approcha.


Êtes-vous égaré, jeune homme ?
Tokugawa_shota
Jeune homme, voilà bien longtemps qu'il avait entendu cela lorsqu'on s'adressait à lui... Il esquissa un sourire en se rappelant une partie de son enfance, puis tourna son attention sur la vieille femme, qui malgré un âge avancé conservait une certaine grâce, certes un peu rouillée, mais qui montrait un passé de bonne éducation. Il s'inclina poliment, il était important de respecter ses aïeux ou ses ainés, puis la regarda un instant avant lui répondre d'un ton calme et posé.

Konnishi wa san.. Égaré je ne dirais pas cela, j'observe simplement. Les okiya ont toujours été un lieu intrigant iie ? Mais je ne tiens à offenser personne, je peux continuer chemin s'il le faut.

Il esquissa un sourire et salua de nouveau la vieille femme, et resta un instant, bras croisé sur son poitrail en attendant une dite réponse, flattant sa monture par moment de quelques caresses sur l'encolure.
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--Aika


Aika apprécia le comportement du jeune homme. A ses yeux, tous étaient jeunes. Elle-même se percevait encore comme une dame.


Iie, iie, restez donc. Peut-être croiserez-vous Amaterasu-sama, qui sait..

Elle hocha la tête, et continua ses courses, sereine.
Lorsqu'elle revint avec le seau d'eau rempli, elle tourna la tête pour voir s'il était resté sur place.

Puis, la vieille Aika alla raconter l'incident à la maîtresse de maison.
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