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[Rp Ouvert] L'innocence n'est pas le Persil.

Emeline.
- Saumur, Duché d'Anjou. -

La liberté à un prix et celui-ci varie selon le prix des chambres que vous choisissez. Un aubergiste charmé vous en demandera quelques écus, un autre un peu bourru n'oubliera pas de corser la note et de vous prendre tout ce que vous possédez. Qui dors dîne, la jeunette commençait à comprendre pourquoi tant de pécores trainaient dans les rues, ce royaume était un gouffre à écus.

Emeline avait quittée Paris depuis quelques jours, elle ce dirigeait vers le sud-ouest ne comprenant pas comment ce diriger sur sa carte, autant dire que les recherches pouvaient prendre un bon moment. Un soir, comment tout les autres soirs elle arriva dans une ville nommée : Saumur. Un coup d'œil sur la carte accompagnée d'un soupir, elle avait encore déviée du trajet et commençait à perdre beaucoup, beaucoup de jour de voyage, arrivera-t-elle un jour à Limoges ? Rien n'était moins sûre à ce rythme ci.

Première choses : Trouver une auberge, deuxième ? Écrire à Gabrielle et lui mentir sur sa situation, tout va bien ne vous inquiétez pas je suis près d'amis et profite de la vie, nous nous reverrons à mon baptême. Oui enfin cela paraitra peu plausible, vu qu'Emeline n'avait pas franchement d'amis, mais passons. Commençons par l'auberge la nuit tombait et elle risquait de finir à dormir dans un endroit pas franchement recommandée.

'' L'auberge du Tonneau rond comme la vache. '' Galmour ! Emeline regarda l'état de la baptise et y entra timidement. Regard braquée sur elle, tout ces gens qui vous fixent et ne termine pas leurs conversations. Mal à l'aise, elle alla rejoindre le comptoir la tête plus ou moins haute et déclara :


Combien pour une chambre ?
_________________
--Guillaume_aubergiste

Il aurait pu dire "Moi j'essuie les verres, au fond de mon bar, j'ai bien trop à faire pour jouer les flémards" . Oui il aurait pu, mais c'eut été mentir. Il n'avait rien à faire d'autre que reluquer la clientèle. Pis la clientèle, l'en avait pas tant que ça en ce moment. Zétaient tous à penser à la guerre, aux élections, et à la guerre qui pourrait découler des élections. C'était franchement pas bon pour le commerce tout ça.

Un instant il avait pensé à changer de métier. L'avait le fond de commerce, les piaules mais l'avait pas les filles. Pis des filles, ici, à part la Jeannette qu'était encore pas trop mal conservée, ben ça courait pas rues.
Triste mine pour l'aubergiste. Ressassé, c'était pas bon pour son teint, à moins que ce ne soit le vin. Un instant de réflexion, autant dire pause cosmique à peine perceptible au regard de l'humanité... non pas le vin, surtout le vin d'Anjou. Oui, ça devait être les soucis qui marquaient de plus en plus son visage.

Il fit du regard le tour de la salle. Les clients habituels, avec leurs boissons habituelles et leurs discussions habituelles. Yavait aussi la bonne femme du bout, en noir, qui devait être malade ou folle parce que, quand il avait tenté la causette, manière, elle l'avait tout bonnement envoyé promener. Encore une qui ne devait pas se prendre pour une fiente de pigeon...

C'est sur ces pensées moroses qu'entra une demoiselle. Ben vache, pas mal roulée la poupée. Bon un peu osseuse, ça lui ferait pas de mal de prendre des fesses mais en tout cas, pas désagréable à regarder, ben au contraire.


C'est ainsi que l'ami guillaume, aubergiste de son état, vit rentrer Emeline.

Combien pour une chambre ?

Rire gras, très gras, franchement très très très gras qu'il devrait penser à consulter le médicastre !

Ben ça dépend laquelle ! Si tu partages ma couche c'est beaucoup moins.

Il devait vraiment être si fier de sa graveleuse plaisanterie qu'il rit à gorge déployée.
Emeline.
Au rire, Emeline compris que l'endroit n'était pas franchement celui qu'elle pensait au départ. Un de ces rires à vous glacer le sang, à vous donner froid dans le dos et l'envie de fuir en courant, alors la réponse ne la choqua pas outre mesure. Bien sûr intérieurement elle était dégoutée, avait envie de vomir rien qu'as l'idée de mettre un doigt de pied dans la couche de tel individu. Mais extérieurement elle resta de marbre, fixant l'homme immobile, cherchant la manière la moins risquée de lui signifier un refus, clair et net pour les dix prochaines années au moins. Alors, elle ferma les yeux un instant et les ouvrit pour répondre aussi calmement et fermement que possible :

Je crains que vous m'avez mal comprise. Combien pour une chambre sans vous ?

Elle avait quinze ans la gamine, le regard fuyant, le cœur battant et l'air franchement mal à l'aise. Oh elle savait que ces formes même à peine naissante attirait les regards des hommes. Jeune ou vieux, noble ou gueux, elle savait que son corset redressait trop ses pommes, que sa robe moulait son corps de fillette et que ses cheveux était un appel au pire supplice. Mais elle n'avait guère le choix, peu de tailleur vous vendait un vêtement horrible et des chapeaux à vous cacher la tête. Ou alors vous n'aviez plus l'air d'une noble, mais d'une souillon.

Ses mains ce posèrent sur le comptoir attendant la réponse de l'aubergiste qui déjà assurément ne deviendra jamais son ami.

_________________
--Guillaume_aubergiste


Tout sourire aux lèvres il guettait la réponse, ne doutant cependant pas que la donzelle n'allait pas accepter l'invitation si facilement. Ça a quand même de la prétention les greluches, parce que lui, le Guillaume, l'aurait tout pu offrir à la bonne femme qu'aurait voulu. Le gîte, le couvert pis même le boulot ! Et il demandait quoi en échange ? Pas grand chose. Juste un peu de tendresse le soir au fond du lit. Fallait pas croire, l'était romantique aussi... Pis l'en avait des rêves... Des rêves d'expansion, de velours et de dentelles. Gérant d'un bordel, c'était quand même la classe ça. Il aurait vu défiler toute la bonne société chez lui. Oui, il ne voulait d'une bauge, il avait de l'ambition !
Plus ses pensées traversaient plus ses yeux s'arrondissaient et plus il fixait la péronnelle devant lui.

Je crains que vous m'avez mal comprise. Combien pour une chambre sans vous ?

Sourire baveux. Non il avait très bien compris. Il regarda autour d'elle, mais elle semblait seule.

Mal comprise ? J'ai l'air si bête ? Voulez savoir le prix d'une nuit et je vous réponds...
Mais faut pas faire la mijorée comme ça. Zêtes dans un établissement classieux. J'sais pas si vous vous rendez bien compte de où vous êtes. Regardez autour de vous, que des gens respectables !


Il la regardait mieux. Elle ne semblait pas vieille mais pas trop jeune non plus. Il y avait un peu de monde au balcon. C'était pas même plutôt prometteur. Non fallait trouver la bonne stratégie.

Pour le prix, on peut toujours s'arranger.

Regard salace.

Mais pour une nuit, faut compter au moins 15 écus (oui c'était poussé, et alors, qui ne tente rien n'a rien ! Il voulait tout !)
Et ça, c'est sans les repas...
Mais, tout est négociable.


Un coup de rouge pour détendre le gosier...

Il faudrait qu'une seule chambre ? Zêtes à combien ?
Gaeldenouet
Cela faisait 3 jours et 3 nuits que Gaël sillonnait les routes du royaume, à la recherche de denrées rares et raffinées afin de les revendre avec une juteuse plus-value. Enfin c'était l'objectif, qui n'était pas tout à fait atteint jusqu'à ce jour, sa fortune était loin d'être faîte. On pouvait dire que son humeur était plus que morose, il n'allait pas pouvoir acheter son palace dans les prochains jours. En attendant, son principal soucis à ce moment la était de ne pas passer une 4ème nuit sur la route. Il rêvait d'un bon repas chaud, d'une bonne bière brassée et d'un lit moelleux, avec une femme dedans serait le mieux, mais bon, cela risquait d'être compliqué. Il se dirigeait droit vers Saumur, la ville la plus proche, la au moins il était sûr de trouver quelque chose à son goût pour un prix modique. Les portes de la ville étaient fermées, avec quelques gardes qui faisaient le guet. Ils allaient sûrement demander un pot de vin. Gaël s'approcha des hommes d'armes et descendit de son cheval.

Messieurs, bien le bonsoir. Est-ce possible de pénétrer dans la cité ?

Les gardes se regardèrent et se mirent à rire de concert, l'un d'eux s'approcha de Gaël afin de s'adresser à lui.

Et bien tout dépend de la générosité de celui qui veut y entrer.

Gaël sortit une bourse de ses affaires, résigné. Il ne tenait pas à passer la nuit en prison.

Mouais, soit.

Il versa quelques pièces dans la main du garde.

Merci bien mon bon seigneur les portes de Saumur vous sont grandes ouvertes.

Trop aimable.

Gaël soupira et entra dans la ville avec son cheval, blasé par cette banale corruption. Au moins, ils n'étaient pas trop gourmands. Il se dirigea droit vers la première taverne dans sa ligne de mire.

L'auberge du Tonneau rond comme la vache, ma fois, elle fera parfaitement l'affaire

Gaël descendit de son cheval et pénétra à l'intérieur. Il n'y avait pas grand monde, l'aubergiste et une jeune femme, avec de magnifiques hanches. Finalement, il avait peut être une chance d'avoir de la compagnie dans sa couche. Il s'approcha du comptoir afin de faire part de ses exigences.

Salut la compagnie. Tavernier, une chope de bière, un bon repas et une chambre. Ah euh, il faudra aussi panser mon cheval.
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Emeline.
C'est elle ou cet homme avait vraiment l'accès d'un pervers en manque de tendresse. La jeune ne connaissait pas les hommes, elle n'en avait jamais fréquentée les apercevant uniquement sur le marché pas très loin du couvent. Elle voyait les femmes du village les agriches et ceux-ci suivaient sans trop de résistance dans la première cachette qu'ils trouvaient. Assez pathétique pour celle qui croyait aux belles paroles du Dogme, normal pour ceux qui y croyait sans trop y croire. Un jour au couvent il eu un soldat blessé par une guerre parait-il atroce entre la couronne de France et le ...Po...quelque chose. Emeline l'avait vu torse nu et en était ressortie plutôt rougissante. Elle n'était pas de marbre la gamine et curieuse en plus ! Son corps voulaient, mais elle avait dans l'idée que sa famille n'aurait pas franchement appréciée tel outrage.

Revenons à cet aubergiste qui n'avait pas vraiment d'éducation en soit. La Donzelle savait que quinze écus pour une nuit c'était beaucoup trop cher payer. Elle avait appris un peu au côté d'Enzo lors de leurs visites à Paris et savait qu'une chambre pouvait ce négocier quelques écus de moins avec tact. Cependant, elle n'avait vraiment pas beaucoup de tact la gamine et jamais négocier de sa vie. L'exercice allait être complexe :


Plait-il quinze écus ? Je vous en donne trois pour votre coupe-gorge et encore je suis aimable. Soyons clair, elle n'avait aucune assurance, pas le moindre mot plus haut que l'autre, pas de tact et encore moins le courage. C'était une petite fille qui avait prononcée ces mots déjà entendue ailleurs, sans les effets désirée, ni même le talent pour amadouer l'aubergiste. Comme-ci un gamin de huit ans vous parlait de la vente de son champ de blé. A hurler de rire et elle en avait vaguement conscience.

Donnez-moi une clé à présent s'il vous ... p...plait !Petite, elle fixa l'adulte et sursauta à l'homme qui arriva à ces côtés pour dormir lui aussi. Allait-elle mourir ? Rien n'était moins sûr.
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--Faustine
16 ans. Aujourd'hui, la jeune fille avait 16 ans. Elle avait abandonné ses parents atteints de la lèpre, Lanceline et était montée à Paris. Là, on lui avait volé da candeur de petite fille. Elle avait très vite grandi au contact de Finn, son Maître, qui lui avait appris le maniement des dagues et la meilleure manière pour voler les gens. Sauf que Finn était parti sans prévenir. Du coup elle lui courait après.
Elle commençait à fatiguer, et décida de s'arrêter dans la taverne, là-bas.
Elle poussa la porte après avoir rabattu sa capuche et s'avança.
Elle se sentait en paix, avec ses dagues autour de sa taille.


Une chambre. Et vite.

Elle ignore ostensiblement les deux autres personnes. Tout ce qu'elle veut, c'est dormir. Elle lance un regard peu avenant au tavernier.

Je ne veux pas être dérangée, je repars tôt demain; j'ai de la route à faire jusqu'à Limoges.

Elle maudit son Maître qui est sûrement allé rejoindre un client important, il en avait parlé...
--Berni
Berni est dans ce trou perdu depuis cinq longues journées. Pourquoi, parce qu'un idiot du nom de Charles s'est trompé de chemin et s'est fait prendre à brigander. Parti de loin, en voyage depuis au moins six mois, il se demande combien de temps sera-t-il encore seul. Pas d'amis, pas de connaissances ni de femmes, juste une bonne gourde remplie de bière la plupart du temps. L'auberge du tonneau rond comme la vache.... J'aurais probablement dit L'auberge de l'aubergiste aussi rond qu'un porc avec son accueil glacial et son haleine peu appétissante. Cinq jours à ne pas bouger, ne pas voir de gens, j'ai envie d'étriper tout le monde et y mettre le feu tellement qu'on s'ennuie ici.

Il est assis dans son coin, à l'entrée sur une chaise peu réconfortante qui lui donne un mal de chien au dos. Comme chaque jour, il regarde les passants arriver, comme chaque fois, l'aubergiste exagère les prix voyant une femme pour l'attirer dans son lit, jusqu'à présent les femmes ont toutes gagné. Gourde à la main, buvant ainsi quelques gorgés, il voit entrer une blondasse, jeune, pas très rassurée. Elle regarde ces gens qui avaient tous remarqués cette jolie pucelle, c'était plus qu'évident. Elle prend le temps de regarder timidement et d'un pas rapide s'avance au comptoir, l'observe, se demande à quoi peut-elle penser, mais surtout, qu'est-ce qu'elle peut bien faire dans un trou pareil, seule.

Combien pour une chambre ?

Une voix pas très rassurante, mais directe se dit-il. Il regarde l'aubergiste, il voit bien qu'il se lèche déjà les babines juste à y penser. Il ouvre tellement son jeu grand que tout devient évident, encore une fois, la réponse sera non, il attend avec impatience son petit jeu.

Ben ça dépend laquelle ! Si tu partages ma couche c'est beaucoup moins.


Cinq jours que je suis ici, cinq jours le même discours, le pervers ne sait pas s'y prendre on dirait bien. Il observe toujours la blonde, assis dans cette maudite chaise, il échangerait bien contre un coussin, mais la lâcheté le fait garder en place. Après un moment elle se montre rassurante et lui dit un non assez ferme.

Je crains que vous m'avez mal comprise. Combien pour une chambre sans vous ?

Il va lui offrir une chambre à 15 écus sans les repas... Évidemment.

Mais pour une nuit, faut compter au moins 15 écus
Et ça, c'est sans les repas...
Mais, tout est négociable.


Entre temps un homme, jovial entre et demande une chambre, une bière et des soins pour le cheval... Ça va lui coûter une fortune ici....

Bien oui, quel imbécile cet aubergiste qui a bien le monopole ici. Une jeune blonde, a peine 18 ou 19 ans pas plus. Seule, apparemment, sans défense et peu d'écus, du moins c'est ce que je crois.


Plait-il quinze écus ? Je vous en donne trois pour votre coupe-gorge et encore je suis aimable.

Donnez-moi une clé à présent s'il vous ... p...plait !


Bon ça suffit, aussi bien attirer un peu l'attention et faire sa bonne action, avec tout ce que j'ai volé je peux bien aider une pauvre jeune demoiselle en détresse, on se croirait dans un conte de fées...

Se dirige vers le comptoir et regarde la blonde dans les yeux puis détourne le regard vers l'aubergiste.

Bon voilà 20 écus, trois repas, un bain, une chambre et tu t'assures de sa sécurité je te donne cinq écus de plus à la fin si tu respectes les conditions.

Lui donne les 20 écus, en le regardant d'un air sérieux.

Et tient prend donc cinq autres écus et donne-moi une bière et pour la demoiselle aussi qui en a besoin d'une.
--Guillaume_aubergiste


D'un seul coup, son établissement était le plus prisé de la région. A croire qu'il s'agissait du dernier endroit à la mode. V'lati pas qu'il n'était pas peu fier le gars. Il se rengorga.

Salut la compagnie. Tavernier, une chope de bière, un bon repas et une chambre. Ah euh, il faudra aussi panser mon cheval.

Guillaume le regarda bien. Enfin je regarda bien, c'est vite dit, il regarda surtout où sa bourse pouvait se tenir...

Bonsoir m'sieur, je suis à vous de suite, je termine avec la d'moizelle.

Et c'est l'instant que choisit une autre charmante beauté pour venir. Il s'essuya la bouche, salivant déjà plus que de normal !

Une chambre. Et vite.
Je ne veux pas être dérangée, je repars tôt demain; j'ai de la route à faire jusqu'à Limoges.


C'était trop de bonheur, fortune en vue et peut être...
Il allait articulé sa réponse qu'on vint l'interrompre. Celui la, il ne l'avait pas venu venir !

Bon voilà 20 écus, trois repas, un bain, une chambre et tu t'assures de sa sécurité je te donne cinq écus de plus à la fin si tu respectes les conditions.
Et tient prend donc cinq autres écus et donne-moi une bière et pour la demoiselle aussi qui en a besoin d'une.


La colère vint lui titiller les narines. Pour qui qu'il se prenait celui là. Morte couille, l'avait du bol qu'ait du monde devant lui parce qu'il lui aurait appris les bonnes manières. Il venait tout bonnement de lui ruiner son investissement. Parce qu'il la voyait déjà dans son plumard la petiote. Il l'aurait formée à la vie, appris l'écartement parfait des cuisses, l'aisance fasse à la clientèle et, moyennant 30 écus possible ses rêves s'envolaient !

Il prit l'argent, 2 brocs et lui jeta plus qu'il ne lui donna les verres.

Allez vous mettre la bas. Ici vous êtes dans mes pattes.

Il prenait sur lui pour pas lui rabattre son caquet à cet empêcheur de rêver en rond !

Heureusement, pour lui yavait un autre beau petit lot. Certes, celle la faisait moins naïve. Mais yavait pas de raison que ça ne marche pas. Il allait la faire attendre, surtout attendre que les hommes dégagent et il s'occuperait d'elle comme il se doit.

Attendez mamzelle, j'sers le m'sieur pis j'suis à vous.

Un clin d'oeil pour l'amadouer...

Il posa un chope de bière au gars.

Pour le repas, faut vous coller la bas, on va vous servir. Pour le cheval, on va vous faire ça.


Un ordre éructé vers une cuisine, des bruits de pas et le cheval fut pris en charge.

Il se retourna vers sa cliente, sourire ravageurs sur ses chicots, voix enjoleuse.

Alors comme ça vous voulez une chambre, vous êtes au bon endroit, je vais pouvoir satisfaire à votre bonheur.

N'empêche qu'elle n'avait pas l'air commode. Il allait falloir qu'elle se détende parce qu'on n'aime pas les filles qui font la gueule !

Il tendit la clé sans toute fois qu'elle ne puisse l'atteindre.

Ça vous fera 23 écus.

Il espéra que le prix serait trop élevé.
--Berni
Allez vous mettre là-bas. Ici vous êtes dans mes pattes.

Il prend les deux brocs ainsi que la clef de la chambre de la jeune blondasse, la regarde dans les yeux sans sourire.


Viens, suis moi.

Prend une table mettant le tout sur elle et retourne donc à sa foutu chaise, il s'est peut-être attachée à cette chaise.

Prend-toi une chaise jeune demoiselle et bois. Tu parais crispée, tu devrais prendre plus d'assurance, seule tu risques de te faire mangée crue en le temps de le dire. Qu'es-tu donc venue faire ici, seule?


La regarde directement dans les yeux, sur un air assez froid, imposant même.
Emeline.
Parfois vous êtes tellement dans vos pensées, que le temps s'écoule sans que vous ne le remarquiez réellement. Elle avait vaguement entendu une voix d'hommes prendre sa défense, chose qui lui donna des frissons dans le dos, décidément les hommes ce pensaient tout autorisés. Tournant son regard azure sur celui qui était intervenu, elle chercha à obtenir des informations sur cet inconnu une cicatrise laissant penser à un soldat, un œil borne laissant croire à un dangereux évadé de prison, ou un sourire charmant pouvant faire penser au prince charmant ? L'innocente redressa le buste, penchant la tête tout de même comme l'enfant quelle était. Qui était-il ? Pourquoi ce montrait-il si généreux avec la gamine à peine arrivée. Lui aussi allait lui demander d'ouvrir les cuisses ? Sans lui dire un mot, il paya et elle eut le réflexe le plus dangereux de sa nouvelle vie loin du Couvent. Elle se sentie en sécurité et son corps frêle d'enfant ce rapprocha de celui qui pour ce soir la protège de son mieux.

Étonnant,pour vingts écus ils eurent droit à plus de chose quelle avec ces petits quinze écus. Emeline fixa les deux hommes et sursauta lorsque la chopine de bière frappa le comptoir. Son regard fixa à nouveau l'inconnue entre peur d'être mangée et désire d'en savoir plus encore. Elle obéit et comme un petit chien le suivit entre les tablées, certains autre clients la regardait elle le sentis, ils dévoraient son corps sans modération et elle ce colla plus encore à cet inconnu. Si elle devait être violée, ce sera par lui ! Au moins elle aurait entendu le son de sa voix. Une fois qu'il fut assit sur une chaise, elle l'imita timidement fixant les traits de son visage dans un silence quasi parfait, seul le souffle court de sa respiration brisait le silence, suivit d'un hoquet inquiet. Attrapant la chopine, elle renifla le breuvage et retroussa le nez perplexe. Plongeant ses lèvres, elle grimaça et ce força à avaler la maigre gorgée sa langue nettoyant ses lèvres quelques secondes après dans une deuxième grimace. La bière n'était pas pour elle, c'était assuré.

Les questions arrivèrent et elle pris un instant pour réfléchir devait-elle mentir ou dire la vérité ? Sans savoir pourquoi elle estima que mentir était sans intérêt si elle souhaitait avoir sa protection pour la soirée. Alors Emeline avala une nouvelle gorgée ce retint de vomir et effrayée récita :


Merci de votre aide, je...cherche la liberté. Après Quinze ans passée au couvent je pensais que découvrir le Royaume de France serait choses facile. Je crains m'être trompée, j'aurais dû écouter mon protecteur et attendre mon escorte. Mais l'envie de découvrir était trop grande et maintenant je suis ici. Elle en aurait pleurée, pourquoi donc n'avait-elle pas écoutée les adultes ! Idiote !Il m'aurait...c'est dégoutant ! Frison qui caresse sa peau blanchâtre et elle détourna son regard azure l'air bien plus que dégoutée. Qui êtes vous ?
_________________
--Faustine
Il lui fait un clin d'oeil. La jeune fille a un sourire ironique.

Attendez mamzelle, j'sers le m'sieur pis j'suis à vous.

Elle hoche doucement la tête. Qu'il se dépêche. Enfin il se tourne vers elle avec un grand sourire aux lèvres.

Alors comme ça vous voulez une chambre, vous êtes au bon endroit, je vais pouvoir satisfaire à votre bonheur.

La clé est là. Elle fait quoi, elle suit son instinct et la vole ? Non. Il y a du monde et ça pourrait lui porter préjudice.

Ça vous fera 23 écus.

Lui il n'hésite pas à la voler par contre. Elle manque s'étouffer, mais se reprend bien vite et le regarde d'un oeil narquois.

Vingt-trois écus ? Pour cet endroit ? Crois-moi, j'ai déjà vu mieux et moins cher. Tu vas me dire de décarrer et d'aller voir ailleurs. Oui mais voilà, moi je suis fatiguée. Alors je vais rester ici et tu vas me faire le plaisir de baisser tes prix.

Ostensiblement, elle pose une main sur une de ses dagues.
Et encore, il n'a pas vu celles accrochées à ses bottines...
--Guillaume_aubergiste


Vingt-trois écus ? Pour cet endroit ? Crois-moi, j'ai déjà vu mieux et moins cher. Tu vas me dire de décarrer et d'aller voir ailleurs. Oui mais voilà, moi je suis fatiguée. Alors je vais rester ici et tu vas me faire le plaisir de baisser tes prix.

Du caractère la péronelle. Hummmm il aimait ça qu'on lui résiste, ça attisait ses instincts de prédateur. En même temps, on ne lui cédait jamais alors difficile de dire s'il aurait préféré, pis la chasse, il n'avait ni le temps ni le talent. Mais il était certain que pour peut qu'il tente il aurait dépeuplé les forêts angevines de tout le gibier !
La garce posa sa main sur une arme ? Il rêvait ?

Et tout doux, c'est pas des manières ça. C'est le prix. Mais je ne serai pas vachard. Si vous n'avez pas les moyen, on peut toujours d'arranger.

Il s'approcha d'elle mais pas trop, ça c'est l'instinct de survis bien plus vivace que celui du chasseur.

Et je peux me montrer particulièrement compréhensif pour les petites choses comme toi !

Son regard biaiseux se dirigeait ostensiblement entre la taille et la poitrine. Pas à dire, il aurait du boulot avec elle pour la former. Mais une petite voix lui murmurait qu'il aurait encore plus de mal pour la convaincre que travailler pour lui. Fallait qu'il se montre subtile, et la subtilité, ça le connaissait !
--Faustine
Et tout doux, c'est pas des manières ça. C'est le prix. Mais je ne serai pas vachard. Si vous n'avez pas les moyen, on peut toujours d'arranger.

Tu parles d'un arrangement... Au désavantage de la jeune fille évidemment.

Et je peux me montrer particulièrement compréhensif pour les petites choses comme toi !

Il passe du "vous" au "tu". Est-il à ce point destabilisé ?
Il n'a pas le temps de reculer qu'elle bondit et lui colle une dague sous le cou.


Ecoute-moi bien parce que j'ai pas envie de répéter. Tu vas me donner une chambre, tu vas baisser ton prix et je la prends. Je veux pas d'incident sinon demain t'auras plus de doigts pour tripoter les pauvres filles qui se laissent avoir à ton jeu. J'suis claire ?

Aussi rapidement, elle le relâche. Range son arme. Et le regarde négligemment.

Alors cette chambre, elle vient ?
--Guillaume_aubergiste



Il est des moments qui marquent la vie d'un homme, des moments où le point de rupture semble palpable et dont on sait qu'il y aura un avant et un après.
Ben ça devait être une sorte de moment comme ça que vivait le Guillaume parce brutalement il se sentait beaucoup moins bien. Les murs avaient rétréci autour de lui, l'enserrant comme un étau.
Quelle petite ingrate, quelle vipère, non pire, quelle morue de gourgandine. Il avait pourtant mis les formes et ne voulait que son bien et cette crevure de misère voulait lui oter ce qu'il avait de plus précieux.
Il fonctionnait en action simple : ne pas bouger, ne pas déglutir, ne pas respirer, rester en vie.

Elle rangea enfin sa dague.
Il n'en revenait toujours pas. La poisseuse avait osé le menacer. Il avait l'oeil rond, le teint blafard et de grosses gouttes se mettait à perler sur son front.

Alors cette chambre, elle vient ?

Il la considéra d'un oeil nouveau. Non elle n'avait aucun charme. Jamais rien de bon ne pourrait sortir d'un corps pareil... Elle était d'ailleurs certainement diabolique, possédée par le Malin, et lui, le Guillaume, ben il savait se protéger de ces démones dont seule la foi aristotélicienne sauve. Ce qu'il avait la foi d'un seul coup !

15 écus, pas un moins. Pis à ce prix là on bouffe pas. A prendre ou à laisser.

Non mais fallait pas exagérer ! Qui commandait ici, elle ou lui ! Par le sang bleu, on n'allait pas lui dicter sa conduite ! C'était lui l'Homme.
Faut pas croire, la pensée positive soigne bien des maux, et là, il lui fallait le cataplasme parce qu'il se sentait se liquéfier !

Il s'était mis à l'abri, loin de la demoiselle, contre le mur et baissait le nez, espérant se donner l'air de ne pas être là, de ne pas avoir peur, de maîtriser. Mais pour la maîtrise, il repasserait. Rarement ses propres sphincters n'avaient été aussi difficiles à contrôler. Il zieuta ses doigts, les compta et se dit que 10 c'était le nombre parfait et que ça valait largement le prix d'une chambre bradée. Il ne faudrait pas qu'elle insiste trop pour qu'il baisse encore...
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